De l’archaisme des supports de données… :)

Il y a un commentaire sur mon article concernant mes mésaventures informatiques qui m’a fait bondir puis réfléchir… Celui de considérer que les supports optiques et les périphériques de gestion (en lecture et en écriture) des dits supports sont archaïques.

Le graveur me semble superflue dans ta config, tu en as vraiment l’utilité ? C’est un support archaïque…

Merci à la personne qui a posté le commentaire et qui m’a donné l’envie d’écrire ce court billet à vocation humoristique.

Déjà, il faudrait connaître mon utilisation hors vidéo et blog de mon matériel informatique. Si j’ai mis le dit périphérique dans ma configuration idéale, c’est que j’en ai l’utilité, au moins une fois tous les quinze jours pour ne pas dire plus souvent en période chargée.

Il est vrai que les utilisateurs et des utilisatrices ayant vu le jour dans les années 2000 n’ont connu que les supports dématérialisés. Au mieux, ces personnes ont connu les DVD et les Bluray, mais avoir de la musique sur support physique, c’est anachronique.

C’est bien beau de tout numériser, mais en cas de panne d’électricité, on n’est pas dans la mouise… L’informatique que l’on présente comme moderne est franchement archaïque dans de nombreux domaines. En quoi avoir des périphériques qui reproduisent sur l’un des plus anciens support du monde le contenu d’un écran ? C’est vrai, ça sert à quoi une imprimante ?

Sans oublier une autre question cruciale : pourquoi utiliser encore des claviers pour entrer du texte au lieu d’utiliser la voix ? Pourquoi n’a-t-on pas uniquement des écrans tactiles au lieu d’avoir simplement des écrans qui ne font qu’afficher les informations entrées et traitées par un microprocesseur qui est bête comme ses pieds. Ce dernier ne connait que deux valeurs au plus profond de ses tripes : soit 0, soit 1.

Tout cela pour dire que l’archaïsme est une notion très relative. Oui, un petit billet humoristique, ça fait jamais de mal pour commencer la semaine, non ?

La Traversée du temps

Résumé du film

Makoto est une jeune lycéenne comme les autres, un peu garçon manqué, pas trop intéressée par l'école et absolument pas concernée par le temps qui passe ! Jusqu'au jour où elle reçoit un don particulier : celui de pouvoir traverser le temps. Améliorer ses notes, aider des idylles naissantes, manger à répétition ses plats préférés, tout devient alors possible pour Makoto. Mais influer sur le cours des choses est un don parfois bien dangereux, surtout lorsqu'il faut apprendre à vivre sans !

La critique de Genma

Je ferai une critique en deux parties, la seconde contenant alors du divulgachâge (spoiler), arrêtez vous avant, je le signalerai.

J'ai donc récemment vu La Traversée du temps, Toki wo kakeru shôjo pour son titre original, de Mamoru Hosoda (connu entre pour avoir réalisé Les Enfants loups, Ame et Yuki. Ce film est divertissant et on passe un très bon moment devant. Les remontées et le jeu avec le temps sont très facilement compréhensibles et donnent lieu à des situations et des quiproquos sympathiques. Le dynamisme de Makoto, son caractère et sa volonté de tout faire vite, de changer les choses, servent une histoire sympathique. De part son sujet du jeu sur le temps et une version du voyage dans le temps - remonter dans le passé pour pouvoir changer des éléments clefs et tenter d'améliorer les choses - ce film avait tout pour me plaire et il m'a plus. Mais...

Attention début du divulgachâge !!!

Je l'ai trouvé moins riche et complexe que Kimi no na wa - Your Name (sorti après mais que j'ai vu avant), et surtout j'ai été déçu par la fin du film. Je m'attendais à quelque chose de plus complexe qu'une simple métaphore du passage à l'âge adulte avec l'acceptation de certaines choses. Il aurait pu y avoir quelque chose de plus complexe, en abordant le futur de Makoto, quelques années plus tard, une fois adulte et établie dans sa vie. La montrer en restauratrice de tableau par exemple, montrant qu'elle a trouvée sa voie et l'influence que voyages dans le temps ont fini par avoir... La fin est un peu trop classique et pas assez développée à mon goût. Cela reste un dessin animé abordable par les enfants.

Une amie quand à elle m'a apporté un autre éclairage et une autre approche de ce film. Elle me disait Je l'ai trouvé plutôt optimiste. Le parallèle avec l'histoire de la tante est important : elle vit dans la nostalgie, la mélancolie, c'est elle qui attend celui qu'elle aime, il lui a promis de revenir (dans le passé). Elle est bloquée. Mais pour Makoto, l'avenir est devant elle, c'est lui qui va l'attendre dans le futur et pas l'inverse. La voie est ouverte, la vie continue et ne s'arrête pas comme pour sa tante. Je trouve ça très beau..

Et il est vrai que c'est peut-être là que réside la force de ce film. Dans ce parallèle et cette émancipation que Makoto finit par atteindre.

Chronique d’un achat informatique avorté.

Cela fait facilement deux bonnes années que j’envisage de renouveller mon équipement informatique. Mon équipement principal commence à faire son âge : il est vrai qu’un Athlon64 X2-215 – un dual-core – avec 4 Go de mémoire vive, un disque dur d’un To, une carte graphique GeForce G210 et un graveur de DVD à moitié mort, ça fait rêver non ?

Ayant un budget de 350 à 400€ pour la tour seule – je ne veux pas d’un portable comme ordinateur principal – avoir une machine équipée d’un quadri-core et de 8 Go de mémoire vive tient de la quadrature du cercle.

Du moins je le pensais, jusqu’à ce que je tombe sur cette configuration lors de mes recherches : il s’agit du HP 260-102nf au prix qui rentre juste dans mon budget : 399€.

Sur le papier l’ensemble à l’air assez intéressant. Même si ce n’est qu’un Pentium J3710, il a le mérite d’être un quadri-core avec la quantité de mémoire vive qui m’intéresse. Même si les 2 To de disque dur me paraissent un peu surdimensionné au premier abord, et que j’ai quelques doutes au niveau du circuit son, je me dis que cela colle au cahier des charges que je me suis fixé.

Je me déplace donc jusqu’au lieu de vente de la dite configuration, à savoir mon hypermarché à l’oiseau, et c’est la douche froide. En regardant le modèle d’exposition, non seulement le bouzin est plus petit que je ne l’imaginais, ce qui signifie : aucune possibilité d’étendre au niveau de la carte graphique pour récupérer quelques précieux dizaines voire centaines de Mo de mémoire centrale.

Dire que je suis déçu est un bas mot. Avant que l’on m’objecte « essaye le marché de l’occasion », je tiens à dire que je ne veux pas en entendre parler pour une simple et bonne raison : on ne sait pas ce que le matériel a subi dans sa vie précédente.

Bref, retour à la case départ. Il ne me reste plus qu’à espérer que ma configuration principale qui aura 8 ans en juillet 2018 tiendra suffisamment longtemps sans que je sois obligé d’acheter une nouvelle fois un dual-core avec 4 Go de mémoire vive… En clair ne rien vraiment gagner en puissance lors de la migration forcée.

Parfois, je hais l’informatique… Encore plus que les libristes incapables de voir plus loin que le bout de leur nez et qui psalmodient ad-nauseam les libertés fondamentales du libre comme si elles étaient indépassables…

Mastodon est devenu un grand réseau, on y trouve des usurpateurs d’identité.

Petit billet coup de gueule. En ce 15 février, j’ai eu droit à deux usurpations d’identité sur Mastodon, le clone de twitter libre. La première, sur l’instance mastdn.io, la deuxième sur mastodon.social.

Le plus marrant, c’est que sur le faux compte créé sur mastodon.social, on peut lire que je vais passer sous MS-Windows 10… Comment dire…

C’est le pire tissu de mensonges que j’ai pu lire. Mon seul compte sur mastodon se trouve sur l’instance de Framapiaf…

Pour finir, deux petites vidéos qui montre que mon énervement va croissant. Mais je ne ferai pas un coup de gueule. Je ferais juste sucrer les faux comptes à vue. L’histoire tournera très vite court.

Deuxième vidéo :

Maintenant, vous êtes prévenus !

The Toys that made us sur Netflix

The Toys that made us est une série de reportages originaux pour Netflix.

AU nombre de 4 pour l'instant, ces reportages abordent tour à tour les gammes de jouets Star Wars, Barbie, Les Maitres de l'Univers (Musclor) et GI Joe. Les reportages sont tournés aux Etats Unis avec de nombreuses interviews des personnes clefs des sociétés et des créateurs de ces jouets. IL est très intéressant de voir l'envers du décor, de voir à quel point le succès d'un jouet tient à peu de choses et doit beaucoup à un concours de circonstance.

Ces reportages sont avant tout destinés à des personnes qui ont connus ces jouets, qui approchent donc, comme moi de la quarantaine et qui ont donc grandis dans les années 80. Ces reportages sont également une forme de témoignage historique de cette époque sous un autre angle.On a donc de nombreuses interviews et discussions avec des créateurs, designers ainsi que des des collectionneurs. Le tout permettant d'en apprendre plus sur l'histoire du jouet, de la gamme, sa création, des débuts à nos jours, les différentes gammes...

Les épisodes suivent toujours le même format, sont rythmé et dynamique et on n'a pas le temps de s'ennuyer devant. Parsemé d'humour et anecdotes, ces reportages sont de qualité.

A revoir par toute personne disposant d'un accès à Netflix et qui est intéressé par le sujet, à savoir sur les jouets qui ont marqués les années 80.

Cela a également été l'occasion pour moi de tester Netflix sous Ubuntu depuis Firefox. Ca juste marche au sein du navigateur, sans rien avoir à installer. C'est fluide, rapide. J'ai alors compris le succès de Netflix : simple et efficace, ergonomique et des programmes originaux. Que demander de plus ?

Vieux Geek, épisode 111 : LameDuke, un cadeau d’anniversaire assez spécial…

Dans l’épisode 110 de la série « vieux geek », j’évoquais la version dite prerelease de Quake 1. Cela m’a fait me souvenir d’un cadeau d’anniversaire assez spécial… Il faut se plonger en janvier 1997 pour trouver une publication un peu bizarre.

Le 29 janvier 1997, il y a un peu plus de 21 ans, 3D Realms fit un cadeau un peu étrange pour les fans de Duke Nukem 3D qui avait été publié un an plus tôt. Une version bêta de décembre 1994, renommé pour l’occasion LameDuke.

On peut encore trouver la page de l’annonce sur le site de 3D Realms.

C’est une version qui montre à quel point le produit a été retravaillé sur sa dernière année de conception.

On peut facilement trouver l’archive, mais attention. Sans dos4gw.exe, la bêta refusera de se lancer dans DosBox… C’était quoi dos4gw ? Un outil qui prenait en charge toute la mémoire vive sans avoir besoin de se prendre la tête avec le découpage de la mémoire sous MS-DOS… D’ailleurs, de nombreux jeux des années 1990 utilisait ce logiciel pour pouvoir accéder à la mémoire vive disponible sans se prendre la tête : Doom et sa famille, le premier Quake, Descent 1 et 2, Duke Nukem 3D, les deux premiers Warcraft et la liste serait encore longue.

J’ai donc lancé DosBox et j’ai enregistré un aperçu de LameDuke.

Comme je l’ai précisé dans la vidéo, la musique n’est autre qu’une de celles employée par Rise Of The Triad… Il fallait bien tester le code pour gérer la musique, non ? 🙂

Vieux Geek, épisode 110 : Quake 1 prerelease, l’ultime préversion de Quake…

J’ai toujours eu un petit faible pour le premier FPS entièrement 3D jamais sorti, Quake. J’en avais longuement parlé dans l’épisode 21 de la série, sorti le 28 juin 2014, 18 ans après la publication du jeu, le 22 juin 1996.

S’il y a une préversion qui est ultra-célèbre pour Quake, c’est le Qtest. Sorti en février 1996, soit 4 mois avant la sortie de la version complète du jeu, il a servi de test grandeur nature pour le deathmatch.

Cependant, j’ai eu la possibilité d’apprendre l’existence il y a quelques années d’une béta assez avancée qui avait finie par fuiter sur la toile, la Prelease sortie le 11 juin 1996, une béta 3… 11 jours avant la sortie de la version finale… Autant dire que l’équipe d’id Software a du aligner les nuits blanches pour finir le jeu en quadruple vitesse…

On peut maintenant récupérer la version fuitée sur Moddb. Cependant, en dehors de Dosbox, ne comptez pas lancer cette version non finalisée…

Dans le fichier readme.txt, on peut lire quelque chose d’effrayant pour la plupart des joueurs de 1996 :

This BETA3 should run okay on an 8mb RAM Pentium-based system.
486 systems are flat-out not going to be supported.

Qu’on peut traduire par :

Cette BETA3 devrait fonctionner correctement sur un Pentium et 8 Mo de mémoire vive.
Les 486 sont à plat et ne seront pas supportés.

Les différences sont quand même assez nombreuses. Une petite liste ?

  1. Le modèle de la combinaison de plongée n’est pas terminé
  2. Les tirs des Scrags (les espèces de torses volants) sont ceux d’un coup de feu
  3. Les vores (les espèces d’araignées tripodes) lancent des boules de feu.
  4. les écrans de fins se résument à un simple message rapide et non un discours complet
  5. On ne récupère plus des runes mais des sigils
  6. Le well of wishes est placé dans la carte de départ et non plus dans le niveau e2m3
  7. Le niveau de fin est complètement différent

Mais le plus simple est de vous montrer l’ensemble en vidéo 🙂

Comme vous avez pu le voir, il y a eu vraiment énormément de modifications au niveau du jeu en une dizaine de jours. Comme quoi, même si le jeu n’était pas terminé, il était déjà bien avancé…

Autant dire que la consommation de café a dû atteindre des sommets durant les quelques jours qui ont séparés cette béta de la version finale…

LibreOffice 6 est sortie

Une nouvelle version majeure de LibreOffice, la version 6, est sortie. Une dépêche Linuxfr aborde les différentes fonctionnalités, je vous renvoie vers elle : Sortie de LibreOffice 6.0 sur Linuxfr.

Comme toute première version majeure, avant de l'adopter définitivement, il peut être intéressant de la tester en parallèle de la version installée par défaut dans sa distribution. Le passage par un backport a pour conséquence de monter en version LibreOffice, ce que je ne veux pas. Heureusement, il est possibe d'installer la dernière version de LibreOffice en parallèle de la version actuelle.

Installer en parallèle de la version actuelle sous Ubuntu

Pour ce faire, je n'ai rien inventé, j'ai juste suivi le tutoriel que l'on trouve ici et que je remets ici https://wiki.documentfoundation.org/Installing_in_parallel/fr

Attention : cette procédure ne permet pas de maintenir LibreOffice à jour contrairement à une installation via le gestionnaire de paquets. A utiliser en connaissance de cause.

Récupération LibreOffice_6.0.0_Linux_x86-64_deb.tar.gz sur le lien https://www.libreoffice.org/donate/dl/deb-x86_64/6.0.0/fr/LibreOffice_6.0.0_Linux_x86-64_deb.tar.gz

On dezippe

$ tar -vxzf LibreOffice_6.0.0_Linux_x86-64_deb.tar.gz
$ cd ./LibreOffice_6.0.0_Linux_x86-64_deb
$ for i in ../*.deb; do dpkg-deb -x $i . ; done

On a alors un dossier ./LibreOffice_6.0.0.3_Linux_x86-64_deb/DEBS/ qui contient deux dossiers opt et ur donc on va copier le cotenu dans les dossiers équivalents du système

$ sudo cp -rv ./LibreOffice_6.0.0.3_Linux_x86-64_deb/DEBS/opt/libreoffice6.0/opt/ /opt/
$ sudo cp -rv ./LibreOffice_6.0.0.3_Linux_x86-64_deb/DEBS/usr/* /usr/

Et dans le lanceur de Unity on a :

Ce qui permet de lancer LibreOffice 6 (en anglais) :

Que devient la Devuan GNU/Linux en février 2018 ?

25 Mai 2017 : le projet Devuan GNU/Linux lancé fin 2014 pour promouvoir la liberté du choix au niveau du système d’initialisation sort enfin sa première version, nom de code Jessie, comme la Debian GNU/Linux de l’époque.

18 juin 2017 : le projet Debian GNU/Linux annonce la sortie de la Stretch, suite de la Jessie sortie deux ans plus tôt.

À peine sortie, la Devuan GNU/Linux 1.0 était presque obsolète, du moins, en tant que version stable. Un gros mois avant la sortie de la Devuan Jessie, j’avais rédigé un article sur la 1.0rc qui se concluait ainsi :

Une nouvelle fois, et modulo le fait que les couleurs soient enfin moins arrache-rétines, je finis avec un « tout ça pour ça ? » En dehors des personnes qui rejettent systemd pour des raisons idéologiques et/ou techniques tout en restant dans le monde Debian GNU/Linux, cela peut devenir la distribution de leurs rêves.

Pour les personnes voulant du Debian GNU/Linux sans se prendre la tête, autant rester avec la maison mère 🙂

Une dizaine de mois sont passés et j’ai voulu savoir où en était le projet, mais en me basant sur la future version stable, celle qui prend la Debian GNU/Linux Stretch comme base à « exorciser », nom de code Ascii.

Pour arriver à ce point, je suis parti d’une image d’installation complète sous forme de DVD d’installation de la Devuan GNU/Linux Jessie via le miroir allemand leaseweb, le tout dans une machine virtuelle VirtualBox.

Après avoir choisi la langue à utiliser, j’ai fait le choix de ne rien prendre en réseau pour la première étape.

À noter que si l’on fait ce choix, il n’y a qu’un environnement graphique proposé, même avec le DVD… Ouille !

Une fois tout terminé, outre l’absence de wicd (normal, je suis en filaire, donc pourquoi utiliser un gestionnaire de connexion réseau ?), j’ai été au regret de constater que je ne pouvais pas accéder à la navigation sur les disques en réseau…

Après l’installation du paquet gvfs-backends, tout s’est mis à mieux fonctionner 🙂

L’étape suivante a été d’activer les dépots en ligne pour faire les mises à jour et avoir une Devuan 1.0 aussi fraiche que possible à l’arrivée 🙂

Synaptic m’a annoncé l’arrivée de 163 mises à jour et l’ajout d’un paquet pour finir l’opération.

C’est en partant de cette Devuan GNU/Linux 1.0 à jour que j’ai décidé d’attaquer la suite, à savoir la migration vers la branche Ascii…

Comme vous avez pu le voir, la migration a été assez gourmande en paquets, et au final, on se retrouve peu ou prou avec ce que propose Debian Stretch avec un environnement Xfce.

Je pourrais reprendre la conclusion de mon article d’avril 2017 au mot près. J’espère juste pour Devuan qu’ils sortiront leur version Ascii d’ici la fin de l’année 2018, histoire de ne pas répéter ce qui s’est passé en mai-juin 2017.

P’tain, 44 années au compteur déjà ;)

Il est habituel à chaque anniversaire de faire le bilan de l’année passée. Je l’aurais bien fait comme pour le billet de mes 43 ans, mais il n’y a pas grand chose à dire. Je pense que l’article de mon collègue blogueur Alias résume mon état d’esprit en ce jour où j’augmente le nombre d’années.

Je ne me sens pas comme les adultes que j’ai croisé quand j’étais petit et que je prenais pour des vieillards alors qu’ils avaient dépassé la quarantaine. Quand j’avais 10 ans, je ne m’imaginais pas à quoi je ressemblerai à tel âge canonique !

Je ne suis toujours pas dans une relation sentimentale, sur ce plan, je ne me fais plus trop d’illusions… D’ailleurs, qui irait le courage de me supporter ? 🙂

Qui pourrait supporter un quadragénaire qui voudrait bien se taper le Hellfest mais qui n’en a malheureusement les moyens, même s’il se lançait à son compte quelques mois avant le dit événément musical ?

Ce qui me fait tirer la grimace, c’est de voir des personnes de ma génération en train de galérer pour avoir un emploi ou le conserver avec un ulcère à la clé… Cela ne me fait pas rêver. Je sais que je suis à une grosse quinzaine d’années pour ce que je considèrais en tant que gosse comme l’âge de la mort, la soixantaine.

Autant dire qu’avec le recul et la vitesse à laquelle les années passent, je relativise cette vision désormais. Ce qui me fait peur, c’est la génération de « mes enfants » (du moins si j’avais franchi le cap de devenir père) croire qu’elle pourra s’enrichir par des réseaux de vidéo comme Youtube. Pour un Squeezie, combien de centaines ou de milliers de personnes déçues ? En l’espace d’un an, je frôle les 3100 abonné(e)s sur ma chaîne youtube. Pas si mal que cela, au final 🙂

Je prends toujours autant de plaisir à faire partager mes connaissances, à étriller des distributions GNU/Linux qui le mérite. Même si j’ai passé des périodes de doutes durant l’année qui vient de s’écouler, j’ai compris que l’on devrait faire avec les trouducs, et je dois dire que la modération des commentaires est idéal pour limiter la casse.

D’ici mes 45 ans, j’espère que ma chaîne sera arrivé aux 4000 voire 5000 abonnés, soyons fous. Que mes projets scripturaux auront bien avancés, et que j’aurais eu le courage pour me mettre à mon compte et gagner quelques dizaines d’euros par trimestre (avec du vent dans le dos !)

On verra donc pour le dimanche 10 février 2019, jour où j’aurais atteint la moitié de ma quatrième décennie…

Lifehacking – Veille et vidéos de conférences

Nombreux sont les événements pour lesquels les conférences sont filmées et ensuite mise à disposition en visionnage. Les outils permettant de récupérer ces vidéos pour un mode hors-ligne.

Remarque : le streaming est du téléchargement en direct au fur et à mesure, donc télécharger la vidéo pour la regarder en mode déconnecté ne coûte pas plus en bande-passante. Une solution pour faire économiser de la bande passante au serveur et de récupérer la vidéo en peer2peer via le protocole torrent par exemple et de laisser le partage actif par la suite.

Dans le cadre de ma veille, je récupère donc des vidéos de conférence et pour les visionner, j'ai plusieurs façons de faire.

Lecture en fond sonore

Quand je connais le sujet et que je peux faire quelque chose ne demandant par une concentration maximum, quand j'effectue une tâche routinière ou pour laquelle je suis très à l'aise, je peux mettre la vidéo dans un coin d'un écran (pratique quand on a 3 écrans). Et quand j'ai besoin, quand le contenu le nécessite (je souhaite approfondir, me concentrer sur une partie spécifique), je peux me focaliser dessus.

Il faut que le sujet n'attire pas toute l'attention et que la tâche en cours soit "facile". C'est le cas quand je fais du rédactionnel (billet de blog par exemple, consultation des réseaux sociaux...).

Vidéo sans le son

Pour certaines vidéos le contenu vidéo n'est pas une nécessité et la piste audio peut se suffire à elle-même. Par exemple pour le support de présentation, s'il est minimaliste et ne sert qu'à donner un fil rouge à l'orateur et voir le contenu n'apporte rien, la piste audio peut suffire. Pour ces vidéos, je les écoute depuis mon smartphone dans les transports en commun. J'ai le smartphone dans une poche, un casque sur les oreilles. Mes yeux ne sont pas sollicités par la vidéo et me permettent de veiller là où je me déplace, à ne pas rater ma station etc. Et mon temps de transport en commun est optimisé et n'est plus du temps de perdu, vu que c'est un temps où je fais de la veille.

Pour les formats audio uniquement, ce sont les podcasts. Mais ce sont là des émissions à parution régulière (d'hebdomadaire à mensuelle), avec un contenu souvent sous forme de rubrique et donc un contenu autre que les conférences.

Vidéo en accéléré

VLC permet une astuce qui est assez connue et que j'utilise parfois, celle de pouvoir lire des vidéos (et son) en accélérer, de 1,25 à 1,5 fois. Ce qui permet de gagner un tiers de temps pour le visionnage. C'est une habitude à acquérir car il faut se concentrer pour le coup, je sais que je ne pourrais pas regarder des vidéos comme ça pendant des heures. Mais une ou deux conférences, voir trois, cela va. Plus cela commence à m'être difficile.

En résumé :
- le plus : un gain de temps, 20% environ sur le temps d'une vidéo, cumulé ça fait un bon gain de temps.
- le moins : la concentration nécessaire du fait de la vitesse de parole (qui est accélérée) et la fatigue que ça engendre.

Autres astuces ?

Ne pas hésiter à zapper un peu dans les longueurs les conférences dont on connaît le sujet, en se basant pour le coup sur le support de la conférence pour voir où on en est dans le déroulement.

Ne pas hésiter à lire des transcriptions de conférences faites par des membres de l'APRIL dans le cadre de l'accessibilité. Le soucis est que c'est de la retranscription d'une conférence, donc de paroles dites à l'oral, avec les écueils que cela peut avoir (longueur de phrase, digression, parenthèse qui se rallonge...) Mais cela peut être une autre façon de faire sa veille via des conférences.

Déclaration d’indépendance du Cyberespace

John P.Barlow est décédé hier. Il est l’auteur de ce texte qui fait référence et dont je me permets de copier ci-dessous la traduction française réalisée par Hache. Difficile de mieux décrire ce que certains appellent notre utopie, et qui malgré les coups, 22 ans plus tard, reste bien vivante.

 

Seule l’erreur a besoin du soutien du gouvernement. La vérité peut se débrouiller toute seule.
—Thomas Jefferson, Notes on Virginia

Déclaration d’indépendance du Cyberespace

 

Gouvernements du monde industriel, vous géants fatigués de chair et d’acier, je viens du Cyberespace, le nouveau domicile de l’esprit. Au nom du futur, je vous demande à vous du passé de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez pas de souveraineté où nous nous rassemblons.

Nous n’avons pas de gouvernement élu, et il est improbable que nous en ayons un jour, aussi je ne m’adresse à vous avec aucune autre autorité que celle avec laquelle la liberté s’exprime. Je déclare l’espace social global que nous construisons naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez aucun droit moral de dicter chez nous votre loi et vous ne possédez aucun moyen de nous contraindre que nous ayons à redouter.

Les gouvernements tiennent leur juste pouvoir du consentement de ceux qu’ils gouvernent. Vous n’avez ni sollicité ni reçu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas notre monde. Le Cyberespace ne se situe pas dans vos frontières. Ne pensez pas que vous pouvez le construire, comme si c’était un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C’est un produit naturel, et il croît par notre action collective.

Vous n’avez pas participé à notre grande conversation, vous n’avez pas non plus créé la richesse de notre marché. Vous ne connaissez pas notre culture, notre éthique, ni les règles tacites qui suscitent plus d’ordre que ce qui pourrait être obtenu par aucune de vos ingérences.

Vous prétendez qu’il y a chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre enceinte. Beaucoup de ces problèmes n’existent pas. Où il y a des conflits réels, où des dommages sont injustement causés, nous les identifierons et les traiterons avec nos propres moyens. Nous sommes en train de former notre propre Contrat Social. Cette manière de gouverner émergera selon les conditions de notre monde, pas du vôtre. Notre monde est différent.

Le Cyberespace est fait de transactions, de relations, et de la pensée elle-même, formant comme une onde stationnaire dans la toile de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n’est pas où vivent les corps.

Nous sommes en train de créer un monde où tous peuvent entrer sans privilège et sans être victimes de préjugés découlant de la race, du pouvoir économique, de la force militaire ou de la naissance.

Nous sommes en train de créer un monde où n’importe qui, n’importe où, peut exprimer ses croyances, aussi singulières qu’elles soient, sans peur d’être réduit au silence ou à la conformité.

Vos concepts légaux de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement, de contexte, ne s’appliquent pas à nous. Ils sont basés sur la matière, et il n’y a pas ici de matière.

Nos identités n’ont pas de corps, c’est pourquoi, contrairement à ce qui se passe chez vous, il ne peut pas, chez nous, y avoir d’ordre accompagné de contrainte physique. Nous croyons que c’est de l’éthique, de la défense éclairée de l’intérêt propre et de l’intérêt commun, que notre ordre émergera. Nos identités peuvent être distribuées à travers beaucoup de vos juridictions. La seule loi que toute nos cultures constituantes pourraient reconnaître généralement est la règle d’or [« Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fassent », NdT]. Nous espérons pouvoir bâtir nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.

Aux Etats-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, le Telecommunications Reform Act, qui répudie votre propre Constitution et insulte les rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent maintenant renaître en nous.

Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont natifs dans un monde où vous serez toujours des immigrants. Parce que vous les craignez, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités de parents auxquelles vous êtes trop lâches pour faire face. Dans notre monde, tous les sentiments et expressions d’humanité, dégradants ou angéliques, font partie d’un monde unique, sans discontinuité, d’une conversation globale de bits. Nous ne pouvons pas séparer l’air qui étouffe de l’air où battent les ailes.

En Chine, en Allemagne, en France, à Singapour, en Italie et aux Etats-Unis, vous essayez de confiner le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du Cyberespace. Il se peut que ceux-ci contiennent la contagion quelque temps, mais ils ne fonctionneront pas dans un monde qui sera bientôt couvert de médias numériques.

Vos industries de plus en plus obsolètes se perpétueraient en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent décider de la parole elle-même dans le monde entier… Ces lois déclareraient que les idées sont un produit industriel comme un autre, pas plus noble que de la fonte brute… Dans notre monde, quoi que l’esprit humain crée peut être reproduit et distribué à l’infini pour un coût nul. L’acheminement global de la pensée n’a plus besoin de vos usines.

Ces mesures de plus en plus hostiles et coloniales nous placent dans la même situation que ces amoureux de la liberté et de l’autodétermination qui durent rejeter les autorités de pouvoirs éloignés et mal informés. Nous devons déclarer nos personnalités virtuelles exemptes de votre souveraineté, même lorsque nous continuons à accepter votre loi pour ce qui est de notre corps. Nous nous répandrons à travers la planète de façon à ce que personne puisse stopper nos pensées.

Nous créerons une civilisation de l’esprit dans le Cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde issu de vos gouvernements.

Davos, Suisse
8 février 1996

Ce texte trône dans mon bureau, un bien beau cadeau de Benjamin Bayart. #thanks

En vrac’ culturel et mercurien :)

Par mercurien, je pense au jour que l’on nomme mercredi est qui est celui du dieu Mercure che les romains et Hermès chez les grecs de l’Antiquité.

Je n’avais plus fait de billet de ce style depuis une éternité, mais comme tout ce qui est culture se bouscule au portillon en ce moment dans mes sources, autant en profiter, ça change un peu du logiciel libre 🙂

Pour terminer, un projet lancé sur Ulule concernant la précommande d’un livre de « photoésie ». Les précommmandes se termineront le 6 mai 2018. Bien que le projet soit en dehors de ce que je peux mettre pour un projet culturel, je voulais quand même en parler.

C’est tout pour cette fois. Bonne journée !

Allez, bon vent Journal du Hacker !

Un petit billet rapide que j’écris tout en écoutant / visionnant en tâche de fonds cette excellente vidéo de Pépito sur l’ingéniérie sociale.

J’avoue que depuis quelques temps, je me disais que le Journal du Hacker devenait de moins en moins intéressant. Que ce projet parti d’un bon sentiment devenait un Planet-Libre bis.

Mais il est vrai que ce commentaire sur le billet que j’ai rélayé concernant PureOS sur le journal du Hacker m’a fait prendre conscience qu’il était temps que je prenne mes cliques, mes claques et que je ne participe plus.

Ce n’est que le décléncheur d’un choix que je murissais depuis pas mal de temps.

J’espère que tu ne m’en voudras pas, Carl Chenet, mais je préfère prendre mes distances avec ton projet qui était parti d’une bonne intention… Et on connait tous le proverbe sur les bonnes intentions et la route de l’Enfer.

Bonne continuation à ton projet.

PureOS, une occasion ratée de réparer la réputation des distributions GNU/Linux 100% libres ?

À l’origine je devais écrire un article classique sur la dernière addition à la liste des distributions GNU/Linux 100% libre selon les Saints Canons de la Free Software Foundation.

Mais je dois dire qu’au fur et à mesure que j’avançais dans les captures d’écran et l’installation de la machine virtuelle, je me suis aperçu que je n’aurais pas eu grand chose à dire…

Purism, qui est derrière le projet PureOS, est surtout connu pour son projet de téléphone orienté liberté et sécurité – prévu pour début 2019 – et pour des portables aussi chers que ceux portant le nom d’un avion de chasse célèbre de la deuxième guerre mondiale.

Peut-on schématiser PureOS ? On le peut. Prenez une Debian GNU/Linux testing avec Gnome, un Mozilla Firefox ESR renommé PureBrowser (car il inclue des extensions comme TOR, le moteur de recherche Duck Duck Go, HTTPS Everywhere et Privacy Badger). Sans oublier de désactiver les dépôts contrib et non-free qui contiennent des méchants logiciels non libres !

Mais surtout, il ne faut pas dire le mot qui fâche. Du moins le terme qui fâche. Si on va sur le site officiel, on parle de « continuous delivery », terme cache-sexe pour parler de… rolling release !

Il est vrai que Debian GNU/Linux testing n’est pas vraiment une forme de rolling release, car il y a un gel de 6 mois au bout de 2 ans. Ce qui explique la non utilisation du terme rolling release qui serait un brin mensonger dans ce cas. J’ai cependant cédé à l’envie de faire une rapide vidéo pour montrer l’ensemble en action.

Mais même si je n’ai pas grand chose à dire, il faut quand même présenter rapidement cette distribution qui n’apporte pas grand chose par rapport aux distributions 100% libres existantes, si ce n’est offrir une logithèque plus récente en installation facile. Autant prendre une Debian GNU/Linux testing, lui rajouter Gnome et ne pas activer les dépôts contrib et non-free. Le résultat sera le même au final.

Pour conclure rapidement cet article, que dire ? Si vous cherchez du 100% libre n’empestant pas trop la naphtaline, à part des projets comme Parabola GNU/Linux, il ne reste plus grand chose. PureOS pourrait être une option, mais le fait qu’elle soit gelée durant 6 mois à intervalle de deux ans et non en vrai rolling release pourrait lui porter tort à terme.