Spip, un exemple pour le logiciel libre ?

Petit rappel sur Spip

Comme indiqué sur le site du logiciel, SPIP est un système de publication pour l'Internet qui s'attache particulièrement au fonctionnement collectif, au multilinguisme et à la facilité d'emploi. C'est un logiciel libre, distribué sous la licence GNU/GPL. Avec les années, SPIP a grandement évolué mais à toujours garder deux de ses spécificités : sa modularité et extensibilité via tout un écosystème de plugins et son systèmes de templates (les fameux squelettes).

Pourquoi Spip ?

Les premières version de SPIP sont sortie en 2001. Pour information, Dotclear qui était le moteur de référence avec l'avènement des blogs est sorti en 2002, Wodpress, est sorti en 2003. Lorsque j'ai commencé l'informatique, il y a 14 ans, je devais faire un Intranet pour une PME, c'était mon sujet de stage de fin d'année. Ma professeur de TD, libriste convaincue, m'avait conseillé d'utiliser SPIP. Et j'ai donc découvert SPIP à ce moment là ; je l'ai utilisé pour ce qui allait devenir ce blog, et pour différents sites que j'ai fait par la suite. Et je suis resté fidèle à ce logiciel.

Pourquoi est-ce un exemple pour le logiciel libre ?

Je suis donc sous Spip depuis 2004 et depuis le début, je fais le suivi des montées en version. Par montée de version, je parle de la mise à jour vers des versions correctives et de mises à jour (corrections de bugs) et vers des versions majeures (avec ajout de fonctionnalités, modifications de la base de données). Au cours de toutes ces migrations, Je n'ai jamais eu de soucis. J'ai toujours testé sur un site de test, copie / miroir de mon blog pour anticiper les problèmes qu'il pourrait y avoir (plugin non compatible...).

Toutes ces montées en version, qu'elles soient mineures ou majeures se sont déroulées sans soucis.

Chaque nouvelle version mineure apporte son lot de corrections de bugs et de faille de sécurité, chaque version majeur est plus riche en fonctionnalité, mais n'a pas forcément plus de complexité. La logique et les interfaces restent les mêmes, évoluent, se modernisent un peu, mais sans grand bouleversement, on reste dans la continuité.

Spip possède tout un écosystème de plugin. Je n'utilise pas énormément de plugins et tout ceux que j'utilise sont rapidement rendus compatibles par la communauté. La communauté est petite, ne fait pas de bruit, mais est belle et bien là.

Spip est documenter, bien documenter et en français https://programmer.spip.net/ tant pour le système SPIP en lui-même que pour les plugins...

Autant de critères qui en font un logiciel de qualité et de référence pour moi.

Une communauté bien présente ?

En un temps où les réseaux sociaux se sont depuis bien longtemps accaparé le temps de disponibilité des gens, le forum est encore actif avec des messages publiés les jours précédents et même quelques minutes avant au moment de la rédaction du présent billet de blog.

On a un message toutes les quelques semaines sur le blog officiel de SPIP Blog.spip.net

Et le code source (logiciel libre oblige), évolue lentement mais sûrement avec des commits réguliers comme en atteste le dépôt https://core.spip.net/projects/spip/repository

Conclusion

Spip, c'est une petite communauté, le logiciel ne fait pas grand bruit, mais reste efficace. Et par le présent billet, je voulais remercier toutes ces personnes qui ont participé ponctuellement ou qui œuvrent pour SPIP au quotidien.

Sauvegarder simplement avec Ubuntu ?

Dans le cadre des sauvegardes, il y a la théorie et les bonnes pratiques... A ce sujet Sauvegarde la règle des 3-2-1 et Qu'est ce que je dois sauvegarder ? Mais généralement les sauvegardes, on sait qu'il faut les faire, on remet toujours ça à plus tard...

Il y a des solutions techniques, efficaces, mais complexes, du script utilisant Grsync à des solutions comme Borg en passant par des BackupPC... Pour le code, il y a les serveurs Git...

Dans le présent article, je voudrais parler d'une solution simple de sauvegarde de document bureautique. Je travaille assez régulièrement à la rédaction de document bureautique (de type documentation à livrer à un client). Et pour faire mes sauvegardes (je travaille sous Ubuntu d'où le titre), j'ai deux façons de faire.

Nextcloud, uns solution simple

J'ai un dossier "De travail" synchronisé avec un Nextcloud. Et je m'efforce de faire tout le travail de rédaction (les documents en cours d'écriture et de modification) dans ce dossier. Ce système de synchronisation n'est pas vraiment une sauvegarde, mais c'est mieux que rien car cela permet d'avoir un double du document et si l'option est bien activée sur le serveur, d'avoir différentes versions du document archivées (on a un historique des versions antérieures). Toutefois cette solution a pour inconvénient de solliciter le réseau à chaque enregistrement du (des) fichiers et on se repose alors sur la confiance que l'on a dans le serveur Nextcloud et les sauvegardes qui en sont faites.

L'outil de sauvegarde intégré dans Ubuntu

Ubuntu est fournie par défaut avec un outil de sauvegarde. Il suffit de chercher "Sauvegarde" tout simplement pour lancer le logiciel. Je dispose d'un disque dur externe que je branche régulièrement et c'est sur ce dernier que sont alors faites les sauvegardes.

Ce logiciel, appelé Deja Dup, a l'avantage d'être assez paramétrable, mais de façon simple :
- dossier à sauvegarder, dossier à ignorer
- sauvegarde tous les jours ou toutes les semaines,
- durée de conservation : 6 mois, un an, indéfiniment...

L'espace disque disponible est pris en compte, on peut protéger les données par un mot de passe (à utiliser pour la restauration des données. Et attention à ne pas oublier ce mot de passe sinon on ne peut plus récupérer ses sauvegardes).

Restauration ?

Sauvegarder, c'est bien. Mais il faut toujours tester les restorations des sauvegardes. Car une bonne sauvegarde est une sauvegarde que l'on peut restaurer. Restaurer ? C'est une autre façon de dire "récupérer des données sauvegardées". Voir à ce sujet Sauvegarde et restauration

Ayant supprimé par mégarde un fichier, j'ai donc eu avoir recours à ma sauvegarde et valider que cet outil faisait bien les restauration de façon correcte.

On appuie sur le bouton, on définie la date, le dossier où rétablir la sauvegarde (le dossier d'origine ou un autre dossier), le mot de passe. On restaure tout le contenu de la dernière sauvegarde. Il faut donc le faire dans un dossier dédié si on ne veut récupérer qu'un fichier et non l'état du dossier sauvegardé à un instant donnée (celui de la sauvegarde). Et c'est là une des limites de cette solution : on ne peut pas restaurer un seul fichier ; on doit restaurer tout une sauvegarde. Pas très pratique. Mais c'est déjà mieux que pas de sauvegarde du tout.

Yunohost – Usage depuis le réseau local

Configuration du réseau : mon PC portable et mon serveur Yunohost sont branchés tout deux derrière la Freebox, qui crée un réseau locale entre ces deux machines. La Freebox est configuré en routeur, son IP publique est associée au nom de domaine du serveur Yunohost et la configuration NAT fait que toute entrée depuis l'extérieur (via l'IP publique), sur le bon port, est redirigée vers le serveur Yunohost.

Dans son message sur le forum Yunohost, Koantig a une configuration similaire et s'inquiète de l'usage du nom de domaine quand on est en local

Le hic, c'est que tout ça passe par internet, alors que tout est local. J'aimerais faire en sorte que si je suis sur le réseau local, les requêtes ne passent pas par internet.

Et arrive à la conclusion qu'il faut associer l'IP locale de la machine au nom de domaine dans le fichier /etc/hosts.

Sa solution marche, mais dans le cas où on déplace la machine (cas d'un PC portable par exemple), il faut penser à enlever cette ligne.

Est-ce que ça sort vraiment sur Internet ?

Pour le vérifier, si je fais depuis mon réseau local un "traceroute mondomaine.fr", on voit qu'on s'arrête au premier routeur, qui a pour IP l'IP publique de la Freebox. On ne sort donc pas de la Freebox et d'Internet. Certe la Freebox va refaire du transfert NAT et changer les paquets pour les retransferer à la machine Yunohost, ce qui est une étape de plus contrairement à l'usage directement de l'IP locale (dans ce cas les fonctions de routeur et de NAT de la Freebox ne sont pas sollicités)

Sur le réseau local, derrière ma Freebox, ma Freebox sait que si une machine local demande l'IP publique correspondant à Yunohost, elle doit rediriger le trafic vers mon Yunohost. La Freebox fait une redirection NAT en interne, mais ça "ne sort" pas sur Internet.

Est-ce qu'on perd du temps ?
Si je fais
ping IP locale, j'ai :

64 bytes from IP Locale: icmp_seq=1 ttl=64 time=0.303 ms
64 bytes from IP Locale: icmp_seq=2 ttl=64 time=0.314 ms
64 bytes from IP Locale: icmp_seq=3 ttl=64 time=0.306 ms
64 bytes from IP Locale: icmp_seq=4 ttl=64 time=0.273 ms
64 bytes from IP Locale: icmp_seq=5 ttl=64 time=0.269 ms

Soit 289 ms de moyenne.

Si je fais ping IP publique, j'ai :

64 bytes from IP Publique: icmp_seq=1 ttl=64 time=0.253 ms
64 bytes from IP Publique: icmp_seq=2 ttl=64 time=0.488 ms
64 bytes from IP Publique: icmp_seq=3 ttl=64 time=0.488 ms
64 bytes from IP Publique: icmp_seq=4 ttl=64 time=0.253 ms

Soit 370 ms de moyenne.

C'est effectivement "un peu plus lent" (vu qu'on fait le routage et la redirection NAT avec l'IP publique), mais ce n'est pas suffisament sensible.

Meet-Up Yunohost – Présentation du projet et comment contribuer

Meetup le mercredi 17 janvier 2018

Suite à mon appel pour un lieu pour un Meet-up Yunohost, Un Meetup Yunohost ? Appel pour aider ce projet, nous avons un local et une date ! L'entreprise Nbs-system nous accueillera donc le mercredi 17 janvier à 19h00 pour un meet-up de présentation de Yunohost et de comment on peut contribuer au projet.

Je remercie Emmanuel Seyman (Fedora-fr, Parinux...) Au programme : un "meet-up" (pour le buzz word) de présentation de Yunohost et de comment on peut contribuer au projet et l'occasion de se rencontrer autour de ce projet :).

Le lieu : Nbs-system, au 8 Rue Bernard Buffet, Paris 17 ème, Métro Brochant (ligne 13)

Pour s'inscrire, merci de saisir un pseudo sur le Framadate suivant : https://framadate.org/meetupyunohost

Présentation du Meetup

YunoHost est une distribution basée sur Debian GNU/Linux composée, essentiellement, de logiciels libres, ayant pour objectif de faciliter l'auto-hébergement. YunoHost facilite l'installation et l'utilisation d'un serveur personnel. Autrement dit, YunoHost permet d'héberger sur sa machine et chez soi son courrier électronique, son site web, sa messagerie instantanée, son agrégateur de nouvelles (flux RSS), son partage de fichiers, sa seedbox et bien d'autres… Le nom YunoHost vient de l'anglais Y-U-No-Host ("Why you no host ?"), signifiant « Pourquoi ne pas t'héberger ? ». Il s'agit d'un jeu de mot issu du mème internet "Y U NO".

Yunohost c'est le système qui fait tourner la Brique Internet, mais pas que... Framasoft dédie une journée de temps de l'un de ses salariés durant laquelle, chaque semaine, du travail est fait pour packager les applications des différentes applications Degooglisons Internet pour les rendre disponibles au sein de YunoHost.

L'objectif de cette soirée est de faire une présentation du projet Yunohost, de ses objectifs et de pourquoi et comment contribuer au projet.

Yunohost, deux ans après

Un petit billet rapide, en attendant le retour des billets techniques les prochaines semaines (et prochains mois).

Début décembre 2015, suite à une discussion avec l'ami Solarus lors du Capitole du libre de Toulouse, je me décidais enfin à franchir le pas de l'autohébergement. Je débutais donc l'année 2016 en publiant 2016 année de l'autohébergement ? au sein duquel j'expliquais le début de mon aventure sur le sujet. Depuis nombreux sont les billets que j'ai publié tagué et Yunohost, écrit au fur et à mesure des mois et de mon apprentissage et appropriation du système.

De la plupart de mes services hébergés sur les serveurs de Framasoft dans le cadre du projet Degooglisons, je suis passé à du tout auto-hébergé pour tout ce qui concerne mon propre besoin en terme de cloud. D'un Raspberry et carte SD, je suis passé à une machine de type mini-pc de récupération, avec 2 Go de mémoire et un processeur Intel Atom, une machine de faible consommation électrique, qui a presque 10 ans mais qui tourne toujours et convient parfaitement à mes besoins.

J'ai suivi et je suis les évolutions des différents projets autres, comme CozyCloud, mais je suis et je reste fidèle à Yunohost qui correspond vraiment à ce dont j'avais besoin. Ca marche, c'est stable (ça reste une base Debian stable et donc par définition, c'est stable). Je n'ai jamais réinstallé ma machine qui tourne depuis plus d'un an et demi et ma machine tourne H24. Je l'ai déjà redémarré (mise à jour du kernel), éteinte volontairement (ou involontairement comme dans le cas d'une coupure de courant prolongée).

Mais... Je fais les mises à jour. Je teste les packages dans une machine virtuelle avant (Voir Yunohost, Clonezilla et Virtualbox & Yunohost, Virtualbox, Interfaces réseaux). Je sais revenir en arrière. Je fais et j'ai testé la restauration de mes sauvegardes... Je ne bidouille pas ma machine de production.

J'ai déjà eu des coupures de courant, je n'ai pas de corruption majeure mais ce n'est pas une carte SD dedans. Mon mini PC tient la route est solide, le matériel est éprouvé et supporté depuis longtemps par Linux. Il n'a rien d'exotique et a été conçu pour tourner en continue (c'est le genre de mini-PC qu'on branchait derrière un écran, il a d'ailleurs le format VESA).

J'avais écris différents billets dont celui sur l'élitisme de l'auto-hébergement je vous y renvoie pour plus de détails, mais je continue de penser que l'auto-hébergement reste quelque chose destiné à des personnes s'y connaissant et ayant le temps d'apprendre (La preuve est le fait que j'ai une VM de recette, que je ne fais pas modifications directement sur ma machine finale, je fais des sauvegardes etc.).

Mais l'initiative de CHATONS, le Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires continue son petit bonhomme de chemin. Je pense que cela reste la solution viable pour le grand public, pour celles et ceux qui n'ont pas, comme moi, la possibilité d'avoir du temps, l'envie d'apprendre etc. car ils ou elles ont plein d'autres choses à faire (et à juste titre). Car le plus important, que ce soit via soi-même ou via un CHATONS, c'est d'avoir un cloud respectueux de ses données personnelles.

City Hunter – L’OST de l’anime

City Hunter, c'est sous l'appellation Nicky Larson que je l'ai découvert au Club Dorothée. Plus tard, c'est sous la version manga papier avec la collection J'ai Lu que j'ai redécouvert la série et que je suis devenu fan.

Pour moi, manga et anime sont complémentaires. Les dessins de Hôĵô du manga se sont bonifiés volume après volume (et le trait toujours plus beau avec les séries qui ont suivies) et les magnifiques artwork que l'on peut trouver sont là pour en témoigner. L'anime a bien vieilli, même si le style d'animation est ancré dans son époque. Une chose qui n'a pas vieilli et qui ne vieillira jamais par contre, c'est la bande son.

Je suis un fan inconditionnel des chansons de City Hunter. Les chansons de City Hunter sont pour moi des chansons parfaites et pour lesquelles je n'ai rien à redire. Il y a beaucoup d'OST que j'aime par dessus tout dans le monde de l'animation japonaise et qui sortent du lot, et que j'écoute régulièrement. Mais sortant du lot, il y a très clairement celles de City Hunter.

Les musiques et les chansons que l'on peut entendre tout au long de la série m'ont marqués à jamais dès la première diffusion dans les années 90 au Club Dorothée. J'ai revue quelques épisodes en français via la chaîne Mangas et on retrouve bien les chansons en version originale dans la version française.

De Full Steps à en passant par Earth ou encore Get Wild et Want your love... que de chansons que je pourrais citer... J'ai été marqué à jamais par certaines. Certaines sont associées à des moments de ma vie, où je les ai écouté pour me réfugier dans ma bulle, dans un moment de coup de blues ou autre.

Pour vous faire une idée de cet OST, je ne peux que vous inviter à écouter les deux excellents du podcats Anime No Melody
- Anime no melody - Omake 8 City-hunter collection - partie 1
- Anime no melody - Omake 8 City-hunter collection - partie 2
qui passe en revue quelques-unes des meilleurs chansons des différents albums qui existent pour la série animé. Emission spéciale donc d'une durée exceptionnelle de 3h30, en deux parties. La première partie se consacre au manga et à l'animé suivis d'extraits des soundtracks. La 2e partie se consacre aux films, OAV et TV FILMS. Le tout avec des extraits des soundtracks - bandes sons.

Nombreux sont les cds (un par saison plus les best-of), pour débuter, je ne peux que vous conseiller les CD. City Hunter Dramatic Master 1 (1 cd) et 2 (2 cd) ainsi que le cd City Hunter - Best Collection qui contient les meilleurs chansons de la série.
Mais comme il y a aussi quelques bonnes chansons dans les films et OAV, si vous pouvez, je vous conseille d'avoir la collection complète des CD.

A noter que le CD Dramatic Master volume 2 contient aussi des BGM (Back Ground Music) mythique comme " the ballad of silver bullet" "Midnight Lightning" ou encore le thème "The Shining of cat's eye", des musiques incontournables que l'on entend régulièrement au cours des différents épisodes.

Logiciel de gestion des tâches – Task Coach

Via le billet La thèse chez moi (ou : mes premières méthodes de travail), j'ai découvert le logiciel Task Coach.

Task Coach c'est quoi ?

Task Coach est un logiciel libre et est un gestionnaire de tâches permettant d'organiser facilement son travail en le découpant en tâches et sous-tâches. Les tâches peuvent être classées par catégorie et un outil permet de comptabiliser le temps passé sur chaque tâche.

Il présente tout une liste de fonctionnalités qui sont listées ici, sur la page de la Framakey par Framasoft. C'est assez complet.

Le site officiel de Task Coach http://taskcoach.org/

Je l'ai installé pour le tester rapidement, c'est assez complet et donc complexe pour mon besoin simple d'avoir une sorte de Todo-liste. Je verrai si je prends le temps de me pencher sur l'usage du logiciel de façon plus approfondie, car….

Tasks pour Nextcloud, une alternative

Actuellement, l'application que j'utilise au quotidien, c'est l'application Tasks pour Nextcloud. L'avantage qu'à celle-ci est qu'elle s'intègre dans Nextcloud, permet donc un accès à sa liste de tâches depuis n'importe quel machine disposant d'un navigateur et surtout une synchronisation avec l'application "Tâches" via DavDroid sur un smartphone Android ou LineagesOS. Du coup, je peux saisir différentes tâches depuis mon smartphone que j'ai tout le temps à porter de main, et quand je suis devant mon PC, je peux dépiler ma todo-liste et faire les différentes choses auxquelles j'avais pensé (comme rédiger différents billets de blog sur différents sujets).

Conclusion

Donc pour l'instant, je n'utilise par Task Coach. Mais si c'était le cas et je commençai à l'utiliser de façon régulière, je rédigerai alors très probablement un billet sur le sujet.

Ubuntu – Unity – Afficher les heures de plusieurs zones géographiques

Je travaille sous Ubuntu comme OS professionnel et j'ai besoin d'interagir avec différents collaborateurs qui se trouvent sous différents fuseaux horaires. J'utilise Unity comme environnement de bureau par défaut. J'ai donc l'heure et la date afficher en haut droit de chaque écran (je travaille avec plusieurs écrans). Comme je suis amené à cliquer régulièrement pour afficher le calendrier associé, pour voir des numéros de semaine ou repérer quel jour tombe quelle date (sans avoir à passer sur la fenêtre de Thunderbird dans lequel j'ai mon agenda avec Lightning), dans ce calendrier, j'ai donc ajouté différentes localisations liées à différents fuseaux horaires. Exemple en image :

Ainsi à tout moment je sais si je peux contacter mon collaborateur, savoir s'il est susceptible de me répondre (si on est ou non dans sa plage horaire de travail). Et ce, sans avoir à faire appel à ma mémoire pour le nombre d'heure de décalage et à faire un peu de calcul mental pour la différence horaire. C'est là l'inconvénient ;)

Pour faire comme moi, il faut aller dans le paramétrage et de cliquer sur le bouton "Choisir des emplacements" pour ajouter les heures de différents lieux.

Mes études

En janvier 2015, je postais le billet Ménage sur ce blog dans lequel j'évoquais le pourquoi de l'effacement de certains billets sur le blog. J'ai gardé les archives effacées, remis certains billets en ligne. Le contenu ci-dessous avait été publié fin novembre 2013. 4 ans après, je fais donc le choix de le remettre en ligne. En effet, pour répondre à un appel d'offre international, dans le cadre de la réponse et des profils qui pourraient travailler pour la mission, il est demandé à ce que chaque entreprise fournisse une copie certifiée des diplômes des membres de l'entreprise préssentis.

Mon entreprise avait déjà un scan, mais pour pouvoir faire une copie certifiée conforme, j'ai du ressortir mes derniers diplômes. Et de ce fait, je me suis replongé dans mes souvenirs et dans mon parcours et ce qui m'avait amené les obtenir. Voici donc mon histoire. Puisse ce partage de parcours aider d'autres personnes...

Les années lycées

Après le collège où j'étais parmi les bons élèves, je suis allé au lycée et en seconde, j'ai choisi l'option Sciences Economiques et Sociales. Ça me plaisait beaucoup, j'étais le deuxième de la matière puis premier. A la fin de l'année scolaire, j'avais le choix entre faire une première S et une première ES. J'ai choisi la filière S pour avoir plus de choix par la suite, car je ne savais pas ce que je voulais faire... J'ai donc fait une première scientifique, avec option Sciences Expérimentales. Je n'étais pas bon en math et en physiques, j'avais la moyenne, sans plus. J'ai donc choisi la spécialisation en biologie pour l'année de terminale. J'ai eu mon Bac avec Mention Assez bien car j'ai eu une bonne note en physiques (le prof nous ayant fait faire des exercices niveaux prépa toute l'année, j'avais trouvé le sujet facile) et en philo (j'avais adoré cette matière et eu de très bon résultat toute l'année). Le reste, j'avais un peu plus que la moyenne, sans plus.

Les années biologie à l'Université

Comme je ne savais pas ce que je voulais faire, je suis allé à la fac. J'ai donc commencé un DEUG de Biologie. Que j'ai fait en trois ans (au lieu de deux) car j'ai redoublé deux semestres. Je n'étais pas à l'aise à la fac, l'absence d'encadrement, le fait d'être laissé à moi-même... à fait que je ne travaillais pas mes tds, je révisais mes partiels au dernier moment. Moi qui avait été un élève sérieux durant toute ma scolarité, faisant consciencieusement mes devoirs, ayant des bonnes notes, je découvrais la liberté. Et j'en ai payé le prix par un redoublement.

La Biologie ne me plaisait pas vraiment, je n'aimais pas faire des expériences et autres manipulations. Mais je ne savais pas ce que je voulais faire. Enfin si, j'avais trouvé. J'ai voulu m'inscrire en licence de communication scientifique (accessible après le DEUG). Car j'aimais les sciences et j'aimais écrire... (mais je n'avais pas encore mon blog, cela viendra plus tard). Pendant que d'autres faisaient des stages en laboratoires à trier des mouches ou cultiver des levures, moi, j'ai fait différents stages dans le domaine de la communication scientifique (musée scientifiques, association de vulgarisation dans les écoles) et j'ai rencontré des gens qui avaient suivi ce diplôme. Cette licence permettait ensuite de faire une maîtrise et un DESS, pour avoir un Bac+5. Cela me disait bien.

J'ai présenté mon dossier, tenté le concours écrit. Que je n'ai pas eu. Je me suis dit que je retenterai l'année d'après, alors j'ai fait une licence de Biologie, histoire de passer le temps. A la fin de l'année scolaire, je n'ai pas été pris. Je n'avais pas eu ma licence, j'ai donc refait ma licence de Biologie, me disant que je rejoindrais la branche communication scientifique l'année suivante. J'ai donc eu ma licence de Biologie en deux ans, au rattrapage. Comme j'avais seulement un Bac +3 après 5 ans d'études, j'ai continué sur une maîtrise de biologie (Bac +4). Comme je voulais toujours faire de la vulgarisation scientifique (journalisme, entre autre), qu'il fallait avoir un bagage scientifique conséquent pour pouvoir intégrer un DESS (devenu depuis un Master 2ème année) et rattraper la branche communication scientifique, j'ai eu ma maîtrise.

L'entrée à ce DESS se faisait sur concours écrit. 40 sélectionné pour l'écrit, 20 pris. Je l'ai tenté un première fois et comme je n'ai pas été pris, en attendant de retenter le concours, j'ai fait, un peu par dépit, un Diplôme Universitaire d'Informatique appliquée. Un D.U., c'était un diplôme après le Bac +4 mais qui ne donnait pas lieu à un Bac +5... Une sorte de Bac+4,5.

J'étais donc avec un Bac +4 en Biologie, après 6 ans d'études...

Le D.U. d'Informatique appliqué

Le DU a été une révélation. J'y ai découvert l'informatique et le logiciel libre, ait appris la programmation, le réseau, l'architecture, l'algorithmie. J'ai surtout appris à apprendre l'informatique. J'avais trouvé ma voie. Moi qui n'avais jamais programmé une calculatrice, qui détestait la ligne de commande DOS, je comprenais enfin le principe d'Unix. Et surtout j'avais accroché à la philosophie du logiciel libre.

A la fin de l'année, en juin, lors de mon stage de fin d'année, je profitais d'avoir une connexion Internet en ADSL (j'étais en 56k chez mes parents) pour lancer mon blog...

J'ai eu mon diplôme avec mention Bien, je suis sorti majeur de ma promotion. Après 8 ans d'études, j'avais un diplôme qui me correspondait, mais qui était insuffisant. Car je ne pouvais prétendre devenir un informaticien après à peine un an de ce que je qualifierai de mise à niveau en informatique, que je voulais mon BAC +5, j'ai continué avec un DESS de Bio-Informatique. J'avais abandonné l'idée de la communication/vulgarisation scientifique.

Mon DESS de Bioinformatique

Les cours étaient pour moitié de la Biologie (Génétique, Biologie Moléculaire, le tout très axé Génomique...) et l'autre de l'Informatique pure et dure (Programmation, réseau). En cours d'informatique, j'étais le seul à comprendre les profs d'infos, ses blagues. Tous mes collègues venaient de Biologie et avaient choisi ce diplôme pour apprendre à utiliser les logiciels de bioinformatique, pas à les coder et encore moins comprendre l'informatique....

J'étais bien durant les cours d'informatique. J'avais soif de toujours plus apprendre. Je lisais des tas de livres empruntés à la bibliothèque universitaire, je posais des tas de questions. Je voulais toujours en savoir plus. Je suis devenu autodidacte en informatique... Et grâce à mes notes en informatique, j'ai eu mon diplôme avec mention Bien, je suis sorti majeur de ma promotion.

Conclusion de l'époque

J'ai été et je continue à être autodidacte, je me forme et m'intéresse à des sujets qui ne font pas partie de ce sur quoi je pourrais travailler en SSII. Mes préoccupations actuelles (chiffrement, vie privée), mes prises de contact avec la communauté hacker, sont éloignés de ce que je fais au quotidien. Je ne sais toujours pas ce que je veux faire dans la vie, je ne suis plus dans la Biologie.
Mes études de Biologie me servent-elles à quelque chose ? Elles m'ont permis de rencontrer Mme Genma, elles m'ont permis de grandir, de mûrir de devenir adulte, en prenant le temps. Elles m'ont permis d'avoir un esprit scientifique et d'aller jusqu'à un diplôme Bac +5, pour savoir où me mettre dans les grilles de salaires. C'est déjà beaucoup.

Des précédents articles et de futurs articles montreront que mon travail en SSII ne me convient pas forcément. Mais comme j'ai mon blog à côté, où j'aime ce que je fais, j'ai ma bulle d'air quotidienne.

Ma conclusion de maintenant

Les témoignages que j'ai fait ces derniers mois montrent à quel point kes choses ont changées entre 2013, au moment où je faisais cette conclusion et aujourd'hui, où je republie cet article... Je pense qu'il était important de remettre en ligne mon parcours, pour explique d'où je viens, cela aide mieux à comprendre où je suis arrivé.

Faire passer des entretiens – mes quelques questions subjectives

Je fais passer beaucoup d'entretien de recrutement et beaucoup sont les personnes passionnées et motivées... Je travaille dans une entreprise différente de beaucoup d'autres vu que nous travaillons avec et pour le logiciel libre. Et les personnes de mon réseau qui nous ont rejoint (Obiwan, Stan...) pourraient en témoigner. Je cherche donc des personnes passionnées et motivées, la majorité des candidats le sont, mais n'ont pas le petit plus.

Le test technique

Il y a un questionnaire technique : 80 questions de type QCM à faire en 30 minutes. Et il est impossible de le faire en 30 min. De part la longueur et de part la diversité des thèmes : il faut être développeur Web, sys admin, connaître la configuration d'un DNS ou de nginx, avoir de la culture générale en logiciel libre (des questions bonus) si l'on veut pouvoir répondre à tout. Et ce n'est pas le but. Pour les postes d'administrateur système, j'attends des réponses à des questions précises minimales, le reste est du bonus, il y a des questions de culture générale, un peu d'humour. Je n'enlève pas de points. Je compte les demi-points. Le candidat doit sauter les questions pour lesquelles il ne connaît pas la réponse / ne connaît pas le thème. Les thèmes répondus ou non permettent de jauger les spécificités, points forts et faibles du candidat.

Durant le test, je regarde l'attitude du candidat : gestion du temps (regarde sa montre ?), du stress, est-ce qu'il se relit ?

J'ai un barème et en dessous d'un certain niveau, le test éliminatoire.

Pour des raisons de confidentialité non le test ne sera pas mis en ligne. Et non je ne peux pas l'envoyer juste pour tester. Le quizz et son résultat figurent dans le dossier de candidature et il faut donc faut le faire sérieusement. Il contribue à l'appréciation / évaluation et à la prise de décision de donner suite ou non à l'entretien..

Toutes les personnes nouvellement embauchées ces derniers mois ont passées ce test et l'ont réussi. Ces personnes s'avèrent douées et efficaces, ayant le bagage nécessaire au travail au quotidien (qui est loin d'être facile), la preuve que le test marche.

Le test subjectif

Si le test n'est pas bon, il faut tout de même pouvoir détecter un candidat avec du potentiel, intéressant. Un candidat peut être jeune, ne pas avoir beaucoup de connaissances ou d'expériences mais être quelqu'un qui montera vite en compétence... Je cherchais donc un autre test rapide plus subjectif pour compenser et jauger la personne et son appétence / passion pour le logiciel libre. Et j'ai trouvé.

5 questions simples permettant la libre expression. Ces questions je les mets en ligne ci-dessous. Donc les personnes qui me connaissent pourront si elles le souhaitent préparer cette partie de l'entretien. Mais selon les réponses seront compléter avec des questions complémentaires lors de l'entretien (vous dites lire.... Vous dites utiliser tel navigateur... Quelles sont les spécificités ?)

Je lance ça ce soir avec les prochains entretiens. Je ne vous donne pas les réponses que j'attends. Quand aux réponses que j'aurai je ferai sûrement une compilation des meilleures reposes, ça peut être intéressant...

Les questions

Faites vous de la veille ? Si oui comment ? Quels sites consultez vous régulièrement ?

Quelle est votre navigateur Web et pourquoi ?

Quelles distributions GNU/Linux utilisez vous et pourquoi ?

Citez trois personnalités (créateur, développeur, Blogger) du logiciel libre et justifiez votre choix.

Question bonus : quelle(s) différerence(s) entre le logiciel libre (free software) et l'opensource ? Expliquez.

Your name – Explication de la scène du crépuscule

Ju, @FortyJu sur Twitter a fait un excellent thread d'explication de la scène du crépuscule du film d'animation Your Name - Kimi no na wa
Lire ma critique de Kimi no na wa - Your Name

Comme cette personne n'a pas de blog et que nous sommes plusieurs à avoir demandé à regroupé ses messages en un seul et même texte, j'ai demandé et ai eu son accord. Voici donc le thread ayant pour
source https://twitter.com/FortyJu/status/934761917536702465 regroupé en un seul message :)

DEBUT DE CITATION

Une amie japonaise sur Twitter m'a expliqué un peu plus en détail la scène du crépuscule dans Your name, et j'ai trouvé ça très intéressant donc j'ai voulu traduire (pour m'entraîner) et partager (avec son accord). Peut être que beaucoup le savaient déjà cependant il y a peut être certaines erreurs de traduction et de compréhension de ma part.

Donc, dans la scène de la salle de classe au début du film, la professeure explique l'origine de 黄昏時 (tasogaredoki) signifiant le crépuscule. A côté, sur le tableau, figure 万葉集 (manyôshû) qui est un recueil de poèmes datant des siècles IV à VIII. Donc, comme expliqué dans le film, 黄昏 (tasogare), le crépuscule, s'écrivait auparavant 誰そ彼 (tasogare) le premier caractère veut dire "qui ?" (dare), et le deuxième est le pronom utilisé pour "il" (kare) Dans ce recueil manyôshû, figure ce poème 誰そ彼 (tasogare)

誰(た)そ彼と
われをな問ひそ 九月(ながつき)の
露に濡れつつ
君待つわれそ

traduit (très) simplement par

Ne me demande pas qui suis-je
En ce crépuscule du mois de septembre
J'attends mon bien aimé

ce 誰そ彼, a donc la signification de "qui es-tu", et du crépuscule, car dans l'ancien temps, le crépuscule était considéré comme l'heure où le vivant et non vivant se rencontraient, mais ne pouvaient pas se distinguer l'un de l'autre. Cette période était donc propice à demander "qui es tu ?"

La personne qui a écrit ce poème était une femme. Aujourd'hui en japonais, on utilise le prénom de l'autre plutôt qu'un pronom (comme en français), qui est considéré plutôt irrespectueux si on connaît le nom de l'autre. Mais à l'époque utiliser le nom d'une autre personne, était plutôt perçu comme une demande en mariage, une déclaration d'amour. Répondre à cet appel signifiait accepter la demande. Cette femme, qui attendait quelqu'un, répondait donc "ne m'appelez pas par mon nom".

Quand on sait tout ça, la scène du crépuscule dans le film prend tout son sens, le 誰そ彼 étant devenu 君の名は kimi no na wa, quel es ton nom ?, Mitsuha étant morte a ce moment et Taki vivant, ils se retrouvent et se dévoilent leurs sentiments en criant les prénoms de l'autre 誰そ彼 tasogare a comme expliqué dans le film une variante, 彼は誰 kawatare, signifiant également "qui es-tu".

Et dans le film, kawatare est dialectisé en kataware. Il est également amusant de remarquer que, 万葉集, manyôshû, qui veut dire le recueil de 1000 feuilles, peut être corrélé à Mitsuha, qui dans sa famille reprennent le kanji 葉 qui signifie la feuille (Mitsuha, Yotsuha, etc).

Il me semble également avoir vu un 二葉 ou 一葉 quand Taki consulte la liste des victimes quand il est à la recherche de Mitsuha, MAIS je ne suis pas sûr Egalement, on peut supposer que la femme qui a écrit le poème n'était autre que... Mitsuha, dans une ancienne ancienne ancienne vie (zenzenzense, 前前前世)

De plus, au début du film, quand Mitsuha prend la place de Taki et qu'elle dit qu'elle ne se souvient plus trop de ce qu'il s'est passé, Tessie lui fait la blague "Je sais ! Tu as rêvé de ton ancienne vie"

VOILA, il y a peut être des erreurs dûes à ma compréhension, rien d'exhaustif, peut être des choses qui vous semblaient évidentes, mais moi j'ai trouvé ça intéressant alors j'ai voulu le partager

Rectification, la grand mère s'appelle Hitoha 一葉 et on peut supposer que la mère de Mitsuha s'appelait 二葉

Correction : 万 man signifie bien sûr 10 000 et pas 1000 comme précédemment indiqué. De plus, le poème parle d'un crépuscule du mois de septembre. Après vérification, il se trouve que les dates des notes dans la téléphone de Taki, écrites par Mitsuha, correspondent bien au mois de septembre 2016. Sauf pour le 11, qui est écrite par Taki "petit boulot", qui doit correspondre à un mois différent.

FIN DE CITATION

Encore merci à JuJu, @FortyJu, pour avoir accepter cette publication !

Un Meetup Yunohost ? Appel pour aider ce projet

Présentation du Meetup

Qu'est ce que le projet #Yunohost ? En quoi est-il facile de se créer un #cloud personnel et de passer à l'autohébergement ? Quelles sont les contraintes ? Comment et pourquoi doit-on décentraliser Internet ? Quel est le rapport avec #Framasoft et #DégooglisonsInternet ? Et avec la #BriqueInternet ? Comment s'approprier ce projet et contribuer ? Comment packager une application ?

Durée : 1h30 de présentation suivie des questions

Objectif de date : courant janvier 2018.

Présentation de Yunohost

Je parle assez régulièrement de Yunohost sur ce blog, pour le reste je vous renvoie sur le site Internet http://yunohost.org/. Toutefois, en quelques mots et en résumé, Yunohost c'est le système qui fait tourner la Brique Internet, mais pas que. Yunohost est une surcouche à Debian mais reste du Debian (ce sont juste des scripts en plus). Framasoft dédié une journée de temps d'un de ses salariés durant laquelle, chaque semaine, du travail est fait pour packager les applications (ajouter des scripts shell simples qui permettent une installation et configuration des applications dans Yunohost).

Ce dont j'ai besoin ?

Je recherche actuellement lieu pour accueillir le meetup le temps d'une soirée. Il n'y a pas de budget pour cette soirée, le lieu doit donc être gratuit et je compte sur la bonne volonté des participant.e.s pour apporter un petit quelque chose à grignoter. Le lieu doit être facile d'accès (idéalement sur Paris) et mettre à disposition un vidéo-projeteur (ou un système de projection équivalent) et une connexion à Internet.

Remarque : le lieu d'accueil pourra faire sa promotion (principe du meetup).

Aider le projet ?

Si votre entreprise peut accueillir ce meetup, si vous voulez m'aider à trouver un lieu d'accueuil, si vous voulez m'aider à accueillir les personnes lors de cette soirée, vous êtes le.la bienvenu.e et je vous invite à me contacter.

Foire aux questions

Je compléterai cette série de questions en fonction des retours et demandes que je recevrai. Date de dernière mise à jour : le lundi 27 novembre 2017

Pourquoi ne pas le faire au sein de ton entreprise ?

Ce projet est un projet personnel et sera fait sur mon temps personnel et d'un commun accord avec mon employeur, je souhaite séparer mes activités professionnelles de mes activités personnelles.

Pourquoi un meetup et pas...

L'appellation meetup est le buzzword à la mode et l'objectif est d'organiser une soirée qui regroupera des personnes de la communauté Yunohost tout comme d'attirer des personnes ne connaissant pas le projet mais ayant l'habitude de participer aux événements regroupés sous l'appellation Meetup.

Est-ce que je peux parler lors de cette soirée ?

Pourquoi pas. Le support de présentation du meetup est quasiment réalisé et est prêt et je suis plus sur la demande d'aide sur l'organisation du projet en lui-même que sur le contenu.

Comment on s'inscrit ?

Faites signe et je mettrai en place une liste de diffusion par mail. Et pour l'inscription, je lancerai très probablement un framadate.

Kimi no na wa – Your Name

Résumé

Mitsuha est une lycéenne qui réside dans une petite ville située dans les montagnes. Elle vit aux côtés de sa petite s ?ur, sa grand-mère ainsi que son père, bien que ce dernier ne soit jamais à la maison à cause de son travail de maire. En réalité, sa vie ne lui convient pas et elle souhaiterait vivre à Tokyo. Taki est un lycéen qui habite à Tokyo et qui a un talent pour le dessin. Il vit une vie normale d'étudiant entouré d'amis et travaille même dans un petit restaurant italien. Mais un jour, il fait un rêve dans lequel il est dans la peau d'une jeune fille qui vit dans une ville en montagne. Mitsuha, quant à elle, fait également un rêve dans lequel elle est dans un corps d'un garçon tokyoïte.

La critique du Genma

Beaucoup de choses ont été dites et des critiques de qualité ont faites et sont disponibles en ligne, sur la qualité de l'animation etc. Je ne partagerai ici que mon ressenti.

J'ai eu plusieurs claques anime dans ma vie, un certain nombre avec les films d'animation des Studio Ghibli. Il y a eu des claques à la découverte des anime du Club Dorothée. Il y a Bd Expo en 1999, avec la découverte du clip de "On your mark". Et il y a eu cette soirée où j'ai lancé Kimi no na wa.

Au premier visionnage, je connaissais le résumé, disponible ci-dessus. Et ce résumé ne résume rien en fait. Il ne fait que donner les éléments de compréhension du début d'un scénario bien plus complexe qui va nous emporter pendant près de deux heures. Plusieurs fois, les larmes me sont venues aux yeux et j'ai pleuré, j'ai haï le scénariste et j'ai repleuré. Et j'en suis ressortis bouleversé. Ce film d'animation est entré directement dans mon top 5 des meilleurs animes ever. (Top non établi mais quand même). Sans spoiler, le scénario a un petit côté SF qui n'est pas sans me déplaire, qui est très bon, quoique par moment ça a été un peu compliqué à suivre.

Au deuxième visionnage, en français, j'ai pu apprécié la finesse et la découpe du scénario, sachant où on voulait me porter et ça a été tout aussi bien, l'émotion en moins, vu que je connaissais les moments clefs.

Je l'ai donc vu en VO et en VF, et j'ai ainsi pu juger de tout le travail de localisation d'adaptation pour retranscrire des sortes de jeu sur le mésusage de la langue quand Mitsuha est dans le coprs de Taki, donc en garçon. Ainsi, elle dit au début, lors de première rencontre avec les amis de Taki :
"watashi..., watakushi..., boku..., ore ?"
- watashi 私 poli et plus utilisé par la femme quoique restant mixte
- watakushi 私 très poli (usité par les hommes d'affaires par exemple)
- boku 僕 masculin / courant
- ore 俺 familier
On passe donc d'une forme féminine qui surprend les camarades à des formes masculines mais trop polies ou soutenues (qui reflètent l'éducation de Mitsuha) pour pour finir par un mot familier utilisé par les jeunes Tokyoîtes.

Pour retranscrire ça, très belle astuce d'avoir choisi de transformer ça en "J'ai été distraite, étourdie, rêveuse..., étourdie ?", le dernier adjectif sonnant alors masculin à l'oral. On perd le côté éducation de Mitsuha pour ne garder que la problématique de genre, mais c'est déjà mieux que rien.

Ce film incarne tout ce que j'ai toujours aimé dans les anime Japonais, depuis que je suis enfant, avec les thématiques des amours non dit. Ou le romantisme à la japonaise. C'est en effet très japonais dans la relation entre les personnages. Et ce type de relation a un impact assez fort dans le scénario.

Du même auteur, j'ai vu également 5 Centimètres par seconde, film antérieur décomposé en trois parties avec lequel Your name a certaine similitude. Mais Your Name, sortie après, va donc plus loin dans la relation entre les personnages.

Bref si vous ne l'avez pas vu, je vous le recommande. Quand à moi, je continuerai de rattraper mon retard en regardant un à un les différents film de Makoto Shinkai.

Disponible à la vente en Blu-Ray/DVD en France chez All The Anime.

Conférence Du pseudonymat au pseudonyme

le samedi 18 novembre, j'ai donc donné une conférence au le Capitole du libre à ENSEEIHT de Toulouse.

Le titre : "Du pseudonymat au pseudonyme..." Pendant près de 15 ans, depuis mes débuts sur Internet, j'ai toujours fait de la gestion de mon identité numérique, séparant mon identité civile, Jérôme, de mon identité numérique, Genma, sous laquelle je tiens un blog. Ce pseudonymat a été maintenu malgré une activité publique plus importante au travers de différentes participations à des événements et des conférences, même si l'étanchéité entre ces deux identités était assez poreuse... Avec mon nouvel emploi, le choix d'outer ce pseudonymat et de passer au pseudonyme a été fait ? Pourquoi ? Dans quel but ? Quelles conséquences sur ma vie professionnelle, le fait que mon employeur sache que je suis Genma ? Le tout sur fond de retour d'expérience avec des réponses à des questions tells que quels sont les pièges rencontrés et à éviter dans le cadre du pseudonymat ? Ou encore en quoi le pseudonymat est-il différent de l'anonymat et du pseudonyme ?

J'avais fait un billet résumé précurseur de cette conférence (Voir à ce sujet Du pseudonymat au pseudonyme, où je m'explique en détail sur ce choix, les conséquences... )

Le support de la conférence est accessible en ligne :

Pour voir le support en plein écran, cliquez ici.

Yunohost – Pourquoi les ports 80 et 25 sont ils toujours utilisés ?

Telle est la question que l'on trouve, en anglais, sur le forum de YunoHost.

La question est légitime car ces deux ports, ne présentent pas, par défaut, de connexion sécurisé. Pour avoir une connexion avec du chiffrement, il faudra passer par une connexion en httpS (et le port 443), ou en ImapS (et le port 993).

Une explication est donnée en anglais, par ljf, Groupe Core Dev (développeur du projet). Je la cite et je la traduit ci-dessous, la diffusion de l'information en langue française pouvant être utile au non anglophone.

Port 25 is necessary to send email to other unsecured smtp (if we close this port, some mails couldn't be delivered.


Port 80 is needed by let's encrypt for the ACME challenge, by some YunoHost setup without internet connexion ( in Africa or Asia) which users need to be able to access page without warning, by some website which users are under the "TLS intermediate config" (not so old android device, XP...). In general application packagers make choice or not to redirect port 80 to HTTPS. Sometime just one part of the app (web administration) force https.

A new settings system has been introduce to be able to let more option to the yunohost administrator, but for now, there are no settings developped to let the admin to be able to configure it.

Traduction libre

Le port 25 est nécessaire pour envoyer un courriel à d'autres serveurs smtp qui eux ne sont pas sécurisés (si ce port est fermé, cela aura pour conséquence que certains mails ne puissent être livrés.

Le port 80 est nécessaire pour le challenge ACME de Let's Encrypt, et pour des cas d'installation YunoHost sans connexion internet (en Afrique ou en Asie) pour lesquelles les utilisateurs ont besoin d'accéder à la page de connexion sans avoir un avertissement, pour des mises à dispositions d'applications pour des utilisateurs qui n'ont pas accès au niveau de configuration nécessaire pour une connexion TLS (vieux appareil Android, XP ...). En général, les packageurs d'applications choisissent ou non de rediriger le port 80 vers HTTPS. Par défaut, une seule partie de l'application YunoHost (la partie administration Web) force une redirection vers https.

Un nouveau système de paramétrage a été introduit pour être en mesure de laisser plus de latitude à un administrateur yunohost, mais pour l'instant, il n'y a pas d'interface de développer permettant à l'administrateur d'être en mesure de le configurer.