Émission Blockbuster sur France Inter

Du lundi au vendredi à 11h, sur France Inter, par Frederick Sigrist Une plongée dans ces hits du cinéma / de la littérature, ces albums de légende, ces séries inoubliables…

Un Blockbuster est une œuvre qui a eu un succès mondial. A chaque émission son thème et on retrouvera des sujets divers et variés de Dallas à Harry Potter, de Zelda à Star Wars en passant par La Fièvre du samedi soir et Grease ou encore Millénium. Ce qui en fait une émission aux sujets divers et hétéroclites, ayant pour point commun d'avoir été un Blockbuster.

L'émission s'articule toujours autour d'un même format :
- présentation et discussions autour de l'œuvre avec des invités et spécialistes en rapport (ayant généralement écrit un livre sur le sujet ou assez lié).
- Son impact dans la culture populaire
- Petit jeu de type questionnaire autour des chiffres
- Interview et portrait d'un ou une geek sur le domaine
- Blind-test musical
Le tout entrecoupé de musique régulièrement (tous les quart d'heure) et rythmée avec des extraits musicaux (ça reste très radiophonique).

Cela dure un peu moins d'une heure et ça passe très vite, c'est une émission de qualité, un très bon divertissement de l'été en cette période où beaucoup de podcast font une pause estivale. Je prends plaisir à redécouvrir des œuvres très connues à travers d'autres regard. A écouter, c'est disponible ici : https://www.franceinter.fr/emissions/blockbuster.

De la différence

D'où je viens

Pour rappel, j'ai 38 ans, je suis donc un enfant des années 80, qui a donc passé une bonne partie de mon enfance devant les émissions télévisées, les films, les chansons et autres musiques passées à la radio. J'ai donc eu une enfance en France, et même si chaque vécu et particulier, je dirai que j'ai avant tout une culture européenne mais avant tout française (vu que j'ai suivi mon éducation en France), sur fond de culture mondiale américanisée (vue toute la pop-culture et films que j'ai vu), mixée à la pop-culture japonaise (vu tous les animes et manga que j'ai vu, puis les livres et autres documentaires sur le Japon que j'ai pu voir, de part mes centres d'intérêt).

L'autre

J'ai plaisir à discuter avec quelqu'un qui est totalement différent de moi, pour découvrir la culture de l'autre, son vécu, sa personnalité, ses origines et chasser les a priori, les idées préconçues... Quand je rencontre une nouvelle personne, je commence par poser quelques questions, pour en apprendre plus sur la personne, ce qu'elle aime, qui elle est. Et c'est d'autant plus vraie quand la personne a des origines tout autre que moi. Ces discussions m'apporte beaucoup d'enrichissement personnel.

Et pourtant

Et pourtant, quand je fais un peu le bilan de ma vie sociale (voir à ce sujet mon billet , je constate que je ne suis pas dans la diversité. Je suis dans ma bulle. Que ce soit de part mes activités professionnelles, associatives, je côtoie des personnes assez semblables à ce que je suis. Un cadre supérieur, éduqué, français, blanc. Par chance, mon entreprise est dans la diversité et nous avons un certain nombres de personnes d'origines diverses donc racisées.

Des différences de générations

Je le constate tous les jours, j'ai un certain âge, j'ai plus de 10 ans de différence avec certains de mes collègues. Cette différence d'âge, je la ressens avant tout dans la maturité professionnelle. Non pas dans la connaissance mais dans l'affirmation de soi, le fait de prendre certaines décisions. Certains diront que cela s'appelle l'expérience.

Mais je la ressens aussi dans les blagues, les références à la pop-culture (citations de films, musique, livres ou autres). Il y a une sorte de décalage entre ce qui m'a forgé moi, en terme de culture et de centre d'intérêt, et ce que la personne en face de moi connait.

Et c'est encore plus flagrant avec mes usages d'Internet, qui n'ont rien à voir avec ceux de tout une génération plus jeune que la mienne. Ce sera le sujet d'un prochain billet que je suis en train de rédiger. A suivre.

Trop de différence

Parfois, la différence est trop grande, trop importante. Il y a beaucoup de différence, il n'y a aucun point commun, aucun centre d'intérêt commun. Il y a comme une sorte d'incompréhension de l'autre qui s'instaure. Et je trouve ça dommage... Je trouve ça dommage car j'aimerais découvrir l'autre, en apprendre plus sur, mais ce n'est pas possible. L'autre ne sait pas ou ne veut pas partager, n'a pas de sujet de conversations qui m'intéresse, ou alors je ne sais pas capter son attention et l'intéresser...

Prendre de l'âge

Les différences de cultures, de génération etc. me font sentir que d'une certaine façon, je vieillis. L'écart d'âge se fait sentir. Encore quelques années et j'aurai passé plus de temps en couple que seul..., un exemple parmi tant d'autres...

Assez souvent, j'ai besoin de me retrouver dans mon petit cocon. Je vis dans la nostalgie mais surtout dans le nostalgeek, je rejoue encore et encore aux mêmes jeux, je fais du retrogaming pour jouer des jeux auxquels je n'avais pas encore joué. Et je suis à contrario dans la nouveauté, je regarde des nouvelles séries, des nouveaux films. Mais je revois aussi les anciens films que j'ai déjà vu des dizaines de fois et que je connais par cœur, plutôt que de voir une nouveauté, mais assez insipide, pâle remake d'un film que je connais par cœur...

Je ne suis pas dans le c'était mieux avant car ce ne l'était pas, c'était différent, autre chose, tout comme le futur sera différent, autre chose. Je trouve juste dommage qu'en prenant de l'âge, je m'éloigne de plus en plus de toute une partie de la population qui n'était pas née quand j'avais leur âge.

Et cela me pose un soucis car dans ma volonté de partager mes connaissances, d'aller vers eux, il faut que je m'approprie leurs codes, leurs façons de faire et de voir le monde, leurs usages des nouvelles technologies...

Conclusion

A la relecture de ce billet je me dis que je devrais peut-être prendre le problème sous un autre angle : pourquoi ne pas aborder les nouvelles générations comme j'aborde quelqu'un qui est différent de moi de part ses origines. Ces personnes seraient alors des personnes qui ont à partager, à m'offrir leurs vécues, leurs expériences, leurs connaissances et visions de la vie. Et à mon tour, je pourrais faire de même. Il faudrait que j'approfondisse la question dans cette direction.

Je s’appelle root

Avec les semaines et les mois, je gagne en expérience et en maturité dans mon nouvel emploi et dans mes nouvelles responsabilités. Afin de progresser et de poursuivre dans ce sens, je participe à un projet de mise à jour de la cartographie du parc de serveurs afin de voir où des optimisations et améliorations pourraient être apporter pour poursuivre le travail d'industrialisation.

Et au cours d'un point de suivi, quand la direction dit de vous et devant vous « j'ai entièrement confiance en Genma », d'un seul coup, la voix de l'Oncle Ben susurre à vos oreilles « un grand pouvoir entraîne de grandes responsabilités ».

Le poids de la responsabilité est là. Mais cela fait partie de mon métier, de mon professionnalisme, maturité et expérience acquise avec les années. Je considère cela comme une nouvelle reconnaissance et contribution à mon épanouissement plutôt que comme une surcharge de travail (même si cela en sera probablement une, mais à moi de savoir m'organiser en conséquence, et la encore le lifehacking sera d'une grande aide).

Je s'appelle root

Je suis désormais root sur les machines de production. Au cours de ma carrière j'ai souvent eu à gérer des machines en production avec les problématiques associées (panne à résoudre en urgence par exemple, avec application d'un mode dégradé….), je sais donc comment je gère ces responsabilités, la pression et le stress dans des situations d'urgence.

Être root, c'est avant tout savoir exactement chaque commande que l'on peut faire ou au contraire ne pas faire, ne pas se précipiter dans l'urgence. Faire des sauvegardes / copie des fichiers de configuration que l'on va modifier avant de faire la modification... Ne pas faire les mises à jour juste comme ça mais les planifiées, étudier leur impact (compatibilité de l'existant, régression possible ou non). Bref un vrai travail de sysadmin dans les règles l'art m'attend et j'aime quand tout est bien carré, propre et organisé.

Transfert, autolargue... Mechapanda, Go !

Mon nouveau projet (ajouté aux projets en cours), c'est d'abord de connaître et maîtriser l'infrastructure existante pour ensuite l'améliorer. Et aussi qu'une personne de plus est la connaissance.

Je relis le wiki, j'enrichis et je complète. Je dois être à même de comprendre et de savoir faire de part mes bases d'administration système. Et j'anticipe ainsi et aussi l'arrivée de nouveaux venus dans l'équipe à qui je pourrais ainsi faire un transfert de connaissances et compétences. Bonjour à eux vu que ce sont des lecteurs de ce blog.

Cela me permet d'apprendre peu à peu des nouvelles technologies comme Xen, KVM, Ansible... Comme j'aurai un peu de temps avec les congés d'été, je pense que je prendrais le temps d'approfondir mes connaissances et de synthétiser tout ça dans des billets de blog technique qui seraient alors publiés au fil de l'eau dans les semaines de septembre et octobre. On verra si j'arrive à mener à bien ce projet. A suivre.

Le guide de survie Tails

Un petit billet pour parler d'une initiative que je trouve sympathique : un guide de survie Tails. Comme indiqué sur le site,

Ce guide de survie n'est pas réalisé par l 'équipe de TAILS, il doit donc être utilisé avec une prudence raisonnable par tous et toutes.

Il est issu d'un travail de formation mené par des militant-e-s au sein de leurs organisations. Il est mis à disposition comme outil pratique sans aucune garantie : seule la documentation officielle de TAILS fait foi et elle seule doit servir de référence en cas de doute.

Il est mis à jour une à deux fois par trimestre, n'hésitez pas à passer sur ce blog pour vérifier si une nouvelle version est sortie.

Si vous détectez des erreurs, des imprécisions ou des failles de sécurité dans le guide, n'hésitez pas à nous contacter pour nous en faire part.

Nous avons pour projet de créer un guide en ligne en plus de la version téléchargeable en pdf. Aucune date fiable ne peut être donnée pour le moment, mais nous espérons que ce projet sera complété à l'horizon 2017-2018.

Editer par Chouette couette et Grosses Moustaches, il y a donc deux documents
- Guide de survie
- Tails - Pas de panique
en couleurs, avec plein de captures d'écrans et d'explications (avec des flèches qui indiquent où cliquer...). Un exemple :

C'est du pas à pas, c'est pratique pour se familiariser avec le fonctionnement et l'usage de Tails. A recommander.
Enfin, penser ensuite à aller dans un-e Café vie privée / Cryptoparty / Chiffrofête pour valider votre usage.

De l’hygiène numérique à l’autodéfense numérique

Comme l'a dit @swiftonsecurity (un compte Twitter en anglais utilisant comme avatar Taylor Swift la chanteuse pop pour parler de sécurité informatique) "L'Infosec, c'est essayer d'éloigner les hackers de vos photos dénudées. L'OPSEC c'est de ne pas les prendre du tout".

Infosec ? Opsec ? Quèsaco ?

Commençons par une définition

Infosec : La sécurité de l'information est un processus visant à protéger des données. La sécurité de l'information n'est confinée ni aux systèmes informatiques, ni à l'information dans sa forme numérique ou électronique. Au contraire, elle s'applique à tous les aspects de la sûreté, la garantie, et la protection d'une donnée ou d'une information, quelle que soit sa forme. Sécurité de l'information

Opsec : OPSEC ou Sécurité opérationnelle est une méthode pour se prémunir des risques que peut courir une structure si des informations sensibles sont acquises par des adversaires à cette structure. Source - Wikipedia - OPSEC

Je trouve que du coup, l'image qu'utilise SwiftOnSecurity est plus simple à comprendre, non ?

De l'hygiène numérique à l'autodéfense numérique

Hygiène numérique

L'hygiène numérique, c'est ce que je présente dans ma conférence ou mon petit guide d'hygiène numérique. A savoir des règles simples, qui sembleront être de bon sens pour beaucoup d'informaticiens, mais qui ne sont que trop peu souvent appliquées par le grand public, voir ignorées ou non connues de la majorité des utilisateurs d'un outil informatique (que ce soit un PC, un smartphone...) Ce sont des règles comme faire les mises à jour, utiliser (et comprendre ce qu'est un bon mot de passe)...

De la même façon que l'on a appris des règles d'hygiène de base (comme se laver les mains), l'hygiène numérique, c'est comment éviter la gastro-informatique. C'est par cette phrase que je commence chacun de mes conférences.

Je vous renvoie vers tous les billets et ma conférence sur le sujet.

Mais il arrive parfois (même souvent) que l'on ait des informations personnelles, confidentielles. Voir VRAIMENT confidentielles. Mon conseil dans ce cas est de commencer par définir ce qu'est son modèle de menace.

De l'hygiène numérique à l'autodéfense numérique

C'est lors d'un Café vie privée qu'a été évoqué cette définition. Pour moi, la spécificité d'un Café vie privée, c'est de pouvoir aller de l'hygiène numérique à l'autodéfense numérique.

Si je reprends mon parcours personnel, j'ai commencé en bloquant les publicités intrusives avec Adblock dès la sortie de cette extension. Puis j'ai appris comment fonctionnaient les régies publicitaires et le tracking effectué de site en site. J'ai toujours été sensible à la gestion de mon identité numérique. Comme apprendre l'informatique m'intéressait, puis plus particulièrement la sécurité, j'ai appris l'importance des mises à jours, d'un mot de passe. Puis le chiffrement, l'anonymat en ligne... J'ai progressé dans beaucoup de ces domaines, montant en connaissances et compétences.

L'autodéfense numérique, c'est ce qui est à l'opposé de l'hygiène numérique. En fait, ce n'est pas vraiment en opposition, ce n'est pas non plus un complément. L'hygiène numérique, tout le monde doit se l'approprier. L'autodéfense numérique, c'est au cas par cas.. Dit autrement, l'hygiène numérique ce sont les règles que j'estime que tout le monde devrait connaître et appliquer. L'autodéfense, ce sont des règles spécifiques et complexes qu'il faut appliquer au cas par cas et selon les besoins, selon le modèle de menace (on y revient encore).

Quand on voit la technicité de certains points, le côté technique et la la nécessité de passer du temps pour s'approprier des outils comme Tor si on veut bien faire les choses (car il est facile d'installer le Tor Browser et de le lancer, mais il est tout aussi facile de faire n'importe quoi ensuite de perdre tout l'intérêt de passer par Tor), ce n'est pas donné à tout le monde et ce n'est pas fait pour tout le monde.

Ce n'est pas pour rien que le Guide d'autodéfense numérique porte ce nom. Et n'est pas aussi accessible et vulgarisé (la vulgarisation entraîne des simplifications nécessaires et des erreurs potentielles liées à interprétation que l'on fait alors en s'appropriant la connaissance) que peut l'être livre de Tristan Nitot, Surveillance (très bon ouvrage que je recommande dans mes sessions sur l'hygiène numérique).

Le lien avec Infosec et OPSEC

Pour en revenir au début et boucler la boucle dans la conclusion de ce billet, l'Infosec ce serait quelque part de l'hygiène numérique, car il y a la notion de protection. Et l'OPSEC c'est quelque part de l'autodéfense numérique car il y a la notion d'adversaire.

Je serai aux RPLL (RMLL)

Les RPLL (Rencontres Professionnelles du Logiciel Libre) se dérouleront les 4 et 5 Juillet 2017 à Saint-Étienne (42) de 9h à 18h à l'Usine des Forces Motrices. Les RPLL se dérouleront donc en même temps et sur le même lieu que les RMLL2017 (Rencontres Mondiales du Logiciel Libre). Ces Rencontres Mondiales démarrent le samedi 1 juillet jusqu'au vendredi 7 juillet et proposent un grand nombre de manifestations, concerts, échanges, agoras, ateliers, conférences ainsi qu'un village associatif (bâtiment à coté des RPLL).

Le salon s'adressent donc aux entreprises (TPE, PME, PMI, ETI, Grandes entreprises), collectivités, associations, universités et écoles qui trouveront des réponses à l'ensemble de leurs besoins numériques, techniques et fonctionnels.

https://www.rpll.fr/

Je serai présent aux RPLL et uniquement aux RPLL, sur le stand de l'entreprise qui m'emploie, à savoir Linagora. Je ne pourrais malheureusement pas, par contrainte professionnelle, assister à l'ensemble des RMLL. Mais ces deux jours seront peut être l'occasion de se revoir ou de se rencontrer pour les personnes qui seront sur place ?

Je serai également à la conférence Hébergements et maîtrise de ses données, c'est mieux de savoir ! (hyb/RPLL) 14h 5/07 (durée : 1h)Auditorium J022 - St Etienne Telecom pour représenter mon entreprise ! (Sous ma véritable identité, je remplacerai mon collègue initialement prévu)
Pitch : De plus en plus de données et fonctionnalités sont fournies par des prestataires de tous horizons. La problématique est déjà abordée pour la société civile avec les questionnements relatifs aux GAFA.Ces questions sont tout aussi importantes et stratégiques pour l'univers professionnel et les administrations, que ce soit en tant que "consommateur" ou "fournisseur".
En tant que consommateur, nous rencontrons de plus en plus de solutions hébergées (cloud, Sass, ....) qui couvrent un large éventails de services (stockage de données, CRM, téléphonie, ....) Comment savoir ce qui est fait de toutes nos données ? En tant que fournisseur, les ENL proposent des alternatives mais en pratique qu'est ce qui les différencient des autres prestataires ?

De plus, si vous souhaitez changer de poste - trouver un un nouvel emploi, ce pourrait être l'occasion de discuter des postes ouverts au sein de mon équipe, de me présenter votre CV et de faire un entretien technique...

Sur ce que j'attends des candidat.e.s ? Voir à ce sujet mes billets :
- Je suis chef d'équipe ; tu nous rejoins ?
- Où sont les passionné.e.s ?

SSD Crucial MX300

Un communiqué de presse reçu...

Il y a quelques jours, j'ai reçu le communiqué de presse suivant, à propos d'une application que lance Crucial, la marque qui fabrique, entre autre des SSD.

En quelques mots, l'application lancée par Crucial permet de faciliter l'installation d'un SSD et supprime tous les termes techniques pouvant effrayer les non-initiés. Désormais, il est possible d'installer un nouveau SSD en moins de 15 minutes, en suivant simplement les instructions de l'application web.

Charger ses fichiers et ses applications sur un SSD se fait d'une traite, aussi simplement qu'allumer ou éteindre une lumière. Pour toutes les tâches quotidiennes, les SSD sont en moyenne six fois plus rapides que les disques durs classiques. La nouvelle application rend tous ces avantages plus accessibles pour les personnes craignant de démonter eux-mêmes leur ordinateur. Fini le jargon, place à un processus d'installation très simple illustré par des textes et des vidéos.

N'hésitez pas à faire vous-même le test ! Il suffit de nous contacter en nous donnant les caractéristiques de votre machine, et nous vous ferons parvenir un SSD pour l'installer ensuite grâce à l'application web compatible mobile de Crucial http://www.crucial.fr/fra/fr/installation-ssd

Un billet sponsorisé ?

Avec une proposition de tester le dernier modèle de SSD de la marque. J'ai donc répondu de façon favorable à cette demande de billet sponsorisé et quelques jours plus tard, je recevais un SSD "Crucial 525GB MX300". En échange du présent billet que je me suis engagé à rédiger avec un lien vers le site ee Crucial, j'ai donc reçu et pu garder un SSD. Si je précise tout cela, c'est par soucis de transparence.

N'ayant que des machines sous Linux (Ubuntu pour la plupart) et cela a son importance, mon test devrait quelque peu changer des éventuels autres billets de blogueurs qui auraient reçu ce même cadeau. ;)

Avant d'avoir une réponse favorable, j'ai été invité à tester via un site en ligne qui propose l'"Outil Scanner Système Crucial". Un programme pour Windows... Que je n'ai pas pu lancer. Mais comme je suis geek, une recherche rapide m'a confirmé que ce modèle était un modèle standard, du SATA, au format 2"5 pouces.

J'ai également regardé le site pour lequel je dois faire un lien. Je trouve l'idée originale, mais pour quelqu'un comme moi qui sait ouvrir un PC portable et y mettre un SSD, ce type de tutoriel n'est pas très utile. Surtout toute la partie qui invite à installer un logiciel pour cloner ses données... Un logiciel non libre, soumis à licence (vu qu'il faut rentrer un code fourni avec le SSD lors de l'achat). Bref, je ne suis pas la cible de ce type d'outils.

Par contre, pour le SSD en tant que matériel, c'est autre chose.

Mon test

Dans le PC portable que j'ai, un HP probook G3, il y a un emplacement pour un SSD M-SATA. Et il y avait un emplacement SATA 2"5 pouces de libre. Ca tombe bien. Au démarrage du PC, SSD reconnu sans soucis. Non partitionné, non formaté, j'ai utilisé GParted pour créer une seule et unique partition GPT et la formater en ext4. Le SSD offert se voulant comme étant un SSD haute performance, j'ai lancé différentes séries des mêmes tests sur un SSD puis l'autre et voici les résultats les plus probants. Il est ainsi possible de comparer, via les outils fournis en natifs par Ubuntu dans l'utilitaire de disque, les performances entre le SSD fournit par défaut avec la machine et celui que Crucial m'a offert.

Sandisk M-Sata

Crucial MX300

Sandisk M-Sata

Crucial MX300

Attention vitesse sur courant et sur batterie

Le SSD Crucial MX300 n'a pas les mêmes performances que l'on soit sur batterie ou sur courant, comme indiqué dans le forum (en anglais) ici : Askubuntu.com - SSD Fast is now extremely slow

Cela est lié à la gestion de la consommation électrique.
It appears that Linux or laptops in general (verified on both Lenovo and Dells) default to APM level 80h (128) when booted on battery and FEh (254) when booted on AC power.

For most SSDs, you won't notice much difference. Lite-on SSDs seem to not support power management at all and always run at max speed. Intel SSDs seem to run at about 75% full speed at APM level 128, and 100% speed at APM level 254/255. Crucial SSDs however seem to run at about 6% full speed at APM level 128 (booted on battery) when compared to APM level 254 (booted on AC power).

Sur batterie

genma@laptop:~$ sudo hdparm -t /dev/sda1
/dev/sda1:
Timing buffered disk reads: 94 MB in 3.03 seconds = 30.98 MB/sec

Sur secteur

genma@laptop:~$ sudo hdparm -t /dev/sda1
/dev/sda1:
Timing buffered disk reads: 1452 MB in 3.00 seconds = 483.74 MB/sec

Dans le cas du SSD Crucial MX300, on passe de 30 Mb/Sec sur batterie à 480 Mb/Sec sur secteur soit un facteur 12. A prendre en compte pour les tests et usages au quotidien...

A l'usage au quotidien

La machine n'a pas perdu en temps de disponibilité sur batterie, du moins ce n'est pas suffisamment sensible pour que je vois la différence. Les SSD ne sont pas connus pour être des disques ayant une forme consommation de courant, c'est quelque peu normal.

L'espace de stockage, un peu de plus de 500 go, est appréciable et me permet de pouvoir créer et conserver quelques machines virtuelles dont j'ai besoin pour différentes choses. Il faudra que je vois sur plusieurs jours et semaines si je vois une différence sensible sur des utilisations d'un SSD ou de l'autre.

Pour finir, voici quelques photos de l'unboxing du SSD :

D'autres informations ?

Si vous souhaitez avoir d'autres avis sur ce type de SSD,
Cédric du podcast vidéo GeekInc avait fait une vidéo de 2"30 mise en ligne sur le site de l'ami Korben

Quelques réflexions militantes et féministes

Ce billet s'inscrit dans la série de billets évoquant des choses qui me tiennent à coeur et dont je n'avais jamais parlé avant. Il y a eu Ce dont je ne peux pas parler... mais ce sur quoi j'ai un avis, puis Le WAF - Wife Acceptance Factor

Dans celui-ci, je voudrais juste vous donner deux liens vers des billets d'un même blog. Ces deux billets, je les ai lus et je pense important de les partager. S'en suit quelques éléments de réflexions, un peu fouillis, un peu brouillon, qui, je l'espère, vous ferons réfléchir également.

Les deux billets à lire

- La notion de victime dans un contexte d'oppression systémique
- Salut camarade sexiste ! Être un allié pour les femmes en 40 points sous titré Intégrer le féminisme dans son engagement, un guide pour les mecs en 40 points.

ATTENTION

Attention je mets de côté les problématiques de genre etc. car je ne suis pas assez familier avec ça. Quand je dis homme ou femme, j'utilise donc le mot comme dans le sens commun, classique. Et j'assume le fait que ce discours est celui d'un homme cis etc. avec toutes les maladresses qu'il peut comporter en conséquence. Les commentaires sont ouverts pour toutes critiques constructives.

Mes réflexions personnelles

Le vocabulaire utilisé dans les deux billets que je mentionne est un vocabulaire militant. Et quand on n'a pas l'habitude de lire ce type de phrases, cela peut sembler austère. De même, on pourrait être amener à critiquer ces textes, voir dire que c'est du n'importe quoi... Mais avant de remettre en questions les affirmations de ces textes, surtout si on est un Homme, essayez de comprendre. Réfléchissez. Comparez ce que vous vivez, prenez conscience du confort de votre vie d'homme. Quand on lit que selon un rapport (« avis relatif au harcèlement sexiste et aux violences sexuelles dans les transports en commun ») remis à la secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes Pascale Boistard, « 100% des utilisatrices de transports en commun ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle », il y a de quoi se poser des questions sur la société dans laquelle on vit... Personnellement, adolescent, je me sentais impuissant quand ma soeur rapportait le fait qu'elle s'était fait harcelée ou insultée dans la rue, parce qu'elle envoyait balader des hommes suite à un comportement agressif (ce que ces hommes eux considéraient comme de la drague). Je ne savais que faire. Et je ne sais toujours pas (même si elle ne subit plus - ou n'en parle pas, ce qui est plutôt le cas - ce type de comportement).

Sur le comportement des hommes, il y a le projet Crocodile. Si vous ne connaissez, je vous invite à aller jeter un coup d'oeil. Ce sont des Histoires de harcèlement et de sexisme ordinaire mises en bandes dessinées, dans lesquelles les hommes sont représentées par des Crocodiles Projetcrocodiles.tumblr.com.

Si vous pensez que les hommes et les femmes sont différents, vous avez raison d'une certaine façon : nous sommes tous différents les uns des autres. Il n'y a pas d'un côté les hommes et de l'autre les femmes, avec des choses que peuvent faire les hommes et d'autres les femmes (on mettra de côté tout l'aspect reproduction, gestation etc.) L'argument du physique ne tient pas : une femme peut très bien manier un marteau piqueur quand elle a la condition physique correspondante. Un homme peut faire le ménage, cuisiner ou faire toute autre tâche ménagère. Ah oui vos blagues de merde du type "le cerveau des femmes est programmé pour ça", vous pouvez les garder pour vous. NON CE N'EST PAS DRÔLE. Et je m'arrête là au risque d'être impoli.

Chaque être humain est différent, nous avons des capacités intellectuelles et physiques différentes. Certaines différences sont plus marquées, sont ancrées/liées à notre ADN. Nous sommes tous différent ; il n'y a de supériorité d'un sexe sur l'autre. Il y a juste une société qui fait que depuis des millénaires, l'homme est le chef, domine et décide et rabaisse la femme, et éduque chacun et chacune pour que l'on trouve ça normal, pour que ce soit ancré dans nos valeurs, notre façon de penser. Réfléchissez là-dessus, documentez vous, apprenez, comprenez les problématiques de patriarcat, machisme, sexisme, etc.

Enfin, quand vous jugez quelqu'un, jugez la personne sur ses propos, sur ses actes, sur ce qu'elle est et non sur ce qu'elle parait et les a priori que vous avez en conséquence. Dans mon cas, quand j'apprécie quelqu'un, c'est pour ce que la personne est, pour qui elle est. Le fait qu'elle soit un homme ou une femme ne change en rien l'attention que lui porte ; je considère l'être humain. Faites pareil, vous verrez, ce n'est pas si dur et c'est un premier pas pour changer et allez dans la bonne direction.

Mais je suis une femme

Cette fois, c'est à Norore, une amie, que je laisserai la parole pour un long billet qui, je l'espère, sensibilisera mon lectorat à des problématiques qui me sont chères.

Je suis : scientifique, geek, gamer, bricolo, habile, touche-à-tout

Mais je suis une femme... De ce fait, je subis quotidiennement des attaques sur mon genre. Quel que soit le milieu que je fréquente ou l'activité que j'effectue. Souvent de façon inconsciente, du moins je l'espère.

Le milieu professionnel

Le milieu professionnel, quel qu'il soit, peut vite devenir anxiogène pour une femme. Dans mon milieu, les sciences, c'est souvent plus évasif qu'explicite. Les hommes sont plus souvent mis en avant, la plupart des personnes dirigeant des recherches sont des hommes, les postes à haute responsabilité sont également plus facilement assignés à des hommes. Les tâches plus « ingrâtes » sont donc le plus souvent effectuées par des femmes : administration, technique de laboratoire. Bien que l'Institut dans lequel je travaille soit plus varié, il n'en demeure pas moins que certains comportements, certaines réactions, font ressentir cette pression patriarcale.

Les femmes entre elles ne sont pas forcément solidaires non plus. Par expérience, pour l'avoir vu, pour en avoir eu des échos variés, pour l'avoir vécu, et pour l'avoir lu au cours de mes différentes lectures sur les internets, certaines femmes n'hésiteront pas à vous lâcher une fois qu'elles vous auront bien aidé à vous mettre dans l'embarras. Tout simplement pour en ressortir plus grandes, pour se valoriser auprès de leurs pairs. Tout bonnement pour pouvoir un jour briguer un poste « d'homme ».

Mais ceci ne s'arrête pas aux sciences, il est observé dans tous les domaines. Dans les arts, chez les professeurs des écoles, dans les hôpitaux, dans les restaurants...

Regardez dans les formations qui sont proposées : on parle toujours d'écoles d'infirmières ou de sage-femme. Or il y a des hommes infirmiers et des hommes sage-femme. Alors certes, le métier de « sage-femme » a longtemps été exercé par des femmes, mais ce n'est plus le cas depuis 1982, où la profession s'est ouverte aux hommes. Si vous êtes une femme et que vous êtes enceinte, vous pourriez donc très bien être suivie par un homme.

Lorsque vous allez au restaurant, si vous pouvez les voir, regardez les cuisines. Essayez de vous rappeler la dernière fois que vous avez vu une femme avec une toque de chef. Très peu de femmes ont la chance de devenir cheffe, pour la raison fallacieuse qu'elles n'ont pas les épaules pour gérer une brigade.

Difficile donc, lorsque l'on est une femme, de considérer sereinement un avenir professionnel sans faire attention à chacun de ses pas, encore plus que pour les hommes j'imagine.

Quelques références :
- De graves inégalité hommes-femmes dans la recherche mondiale - Passeur de Sciences, 22 Décembre 2013, par Pierre Barthélémy
- Sage-femme, un métier qui attire peu les hommes- CIDJ, Avril 2016, par Valérie François
- title="Gastronomie : la revanche des femmes chefs">Gastronomie : la revanche des femmes chefs - Le Parisien, 6 Novembre 2012, par Rachelle Lemoine

Le milieu geek

Comme indiqué dans le titre, je suis une geek, et j'aime les jeux vidéos même si je n'ai pas tout le temps libre que je souhaite ni les moyens pour en profiter autant que je le voudrai. Je me réjouis de voir de plus en plus de femmes se tourner vers l'informatique et les activités vidéo-ludiques mais, là aussi, les choses ne sont pas si simples.

Côté informatique

« Les femmes n'y connaissent rien à l'informatique ! » Moui, et les hommes ne savent pas changer une couche. Moi non plus d'ailleurs, n'ayant jamais eu à le faire.

Juste pour un petit rappel historique, le premier programmeur informatique était... Lady Ada Lovelace. Une femme donc. Désolée messieurs, mais non, vous n'avez pas la primeure sur ce coup là ! Jusqu'à récemment également, les femmes occupaient les postes de programmeurs informatiques, tout simplement parce que les hommes considéraient que cela s'apparentait à du travail de secrétariat. Une tâche ingrate, en somme. Jusqu'au jour où ils se sont rendus compte que programmer, ben c'est super cool en fait. Donc, au revoir mesdames, merci et à la revoyure, vous pouvez retourner à la cuisine (dont elles ne seront que rarement cheffe, rappelez-vous !).

Vous comprendrez donc que cela m'énerve et me gonfle légèrement lorsque je me rend à une install-party et que l'on me sort « vous vous y connaissez beaucoup en informatique, c'est rare pour une femme ! » ou d'autres clichés du même genre. Alors, oui, je suis une femme, oui, je m'y connais en informatique, mais non, ce n'est ni rare ni exceptionnel. Merci de ne pas nous prendre pour des enfants, incapables de faire deux pas sans tomber si vous nous lâchez la main.

Malheureusement, nous sommes dans une telle culture patriarcale que, même là, une part importante de femmes contribuant au développement de l'informatique sont passées sous silence. Vous voulez un exemple important d'une femme informaticienne qui a permis à l'humanité de faire de grandes avancées ? Margaret Hamilton, ancienne directrice du département génie logiciel du MIT. Elle a « juste » développé le système embarqué d'Apollo 11. Oui, une femme. Une « faible femme » a permis aux ingénieurs de la NASA de faire décoller une fusée de plusieurs tonnes. Si ce nom vous évoque quelque chose, c'est tout simplement parce que les journaux ont parlé d'elle en 2016, lors de sa remise de la Médaille présidentielle de la Liberté, une distinction états-unienne.

Quelques références :
- Ada Lovelace, mathématicienne (1815-1852) - Femmes savantes, femmes de sciences
- Les femmes dans l'informatique, section *La transmutation des maths en info...* - LinuxFr.org, 8 Mars 2014, par paralax
- Margaret Hamilton - Wikipédia

Côté jeux vidéos

Autant j'aime jouer aux jeux-vidéos, me laisser transporter dans l'histoire et détrousser mes proies après les avoir affronté avec plus ou moins de difficulté, me demander comment les différentes équipes s'y sont prises tout le long du processus de création, autant je connais peu ce milieu. Pourtant force m'a été de constater que les femmes y sont peu présentent, bien que cela soit de moins en moins vrai, elles commencent même à être connues pour certaines. Malheureusement, bien souvent, nous n'apprenons leur existence que lorsqu'elles sont menacées par des « fans » mécontents. Je veux bien sûr parler d'une « histoire de trolls » qui a eu lieu il y a quelques mois suite à une mise à jour du jeu Mass Effect Andromeda. Sous prétexte que les joueurs n'étaient pas satisfaits d'une mise à jour graphique, et qu'une femme de l'équipe a été citée, à tort, comme directrice artistique dans un journal spécialisé, il s'en est suivi une avalanche d'insultes et de menaces physiques. On parle tout de même de menaces de viol et de mort ! Trouvez-vous normal d'insulter une personne, inconnue, voire de menacer son intégrité physique, sous prétexte que vous remettez en question ses choix et ses décisions ? Moi non.

Un autre aspect du monde du jeu vidéo qui me fait également avoir des étoiles dans les yeux, ce sont les conventions et les personnes qui font du cosplay. Je suis déjà allée à une convention de ce type, sur Bordeaux, avec un ami. L'ambiance était bon enfant, et j'ai été agréablement surprise de ne pas croiser trop de « boobs », à savoir des femmes en cosplay qui montrent bien leur poitrine, et aussi bien souvent le reste. J'ignore si c'est toujours le cas, mais pour avoir vu des photos de cosplay féminins, c'est malheureusement encore le cas. Je pense que les plus à même d'en témoigner sont les femmes du milieu professionnel et plus ou moins connues du grand public. Je ne citerai que deux noms, pour la France : Mar_Lard (bon, ok, elle travaille en Italie actuellement) et Kayané.

En conclusion, ceux que les journalistes qualifient régulièrement de trolls, dans certains milieux et certaines mesures, sont des harceleurs. Ni plus, ni moins.

Quelques références :
- Mass Effect Andromeda a l'air de plaire aux trolls - Fredzone, 20 Mars 2017, par FRED
- Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier - Ça fait genre, 16 Mars 2013, par Mar_Lard
- Sexisme chez les gamers : les gameuses en parlent - Melty, 30 Août 2013, reportage

Le cercle amical et/ou familial

Parce que l'on ne choisit pas sa famille mais ses amis, il m'arrive de me prendre des réflexions que je juge déplacées, oppressantes, voire dirigistes et paternalistes, plus souvent de la part de ma famille que de mes amis. Célibataire endurcie, j'ai régulièrement droit à des réflexions sur le fait que je suis célibataire et que je n'ai pas d'enfant. Étrangement, ça semble être plus choquant d'être une femme seule sans enfant que d'être un homme dans la même situation. Ce genre de réflexion, teintée de bienveillance (non), saupoudré de « c'est parce qu'on t'aime et qu'on tient à toi que l'on t'embête avec ça ! », je l'ai régulièrement de la part de ma famille, plus rarement de la part de mes amies. Oui, amies avec un « e », j'ai constaté que, autant du côté familial c'est assez paritaire (ce qui est un exploit dans notre société patriarcale !), autant du côté amical ce sont plus souvent des femmes, de préférence en couple, avec ou sans enfant. Comme si l'accomplissement d'une femme, aussi moderne et indépendante soit-elle, ne peut se connaître qu'avec le bonheur d'être en couple, avec un homme de préférence, et avec une tribu d'enfants à élever et à gérer. Merci, mais non merci. Au moins les amies je peux les envoyer promener, ce qui n'est pas le cas avec la famille.

Premièrement, c'est ma vie privée et intime qui s'en retrouve jugée, épiée et analysée, deuxièmement, j'ai encore le droit de vivre ma vie comme je l'entends et d'en assumer mes choix. Deuxièmement, partir du principe que je suis forcément hétéro et intéressée par le fait d'avoir des enfants, c'est puant de patriarcat ! Qu'est-ce qui vous dit que je ne suis pas tout simplement homosexuelle et que, avec ce genre de climat, je n'ai juste pas le courage de faire mon coming-out ? Et bien il se trouve que je ne suis pas moi-même fixée sur ma sexualité, je me reconnais fortement dans la définition de l'asexualité. Ce coming-out, je l'ai fait sans m'en cacher auprès de certaines personnes. Les réflexions du genre « tu ne peux pas savoir si tu aimes ou non tant que tu n'as pas essayé ! », je les connais par cœur depuis bien avant que je ne fasse mon coming-out. Alors vos réflexions à l'emporte-pièce, vous serez bien gentils de vous les mettre où je pense ! De même que parmi vous certaines personnes savent qu'elles ne sont pas attirées par les personnes du même genre qu'elles, je sais que je ne suis pas forcément attirée par les rapports sexuels. Et ma libido va très bien, merci de vous soucier, encore une fois, de ma vie privée et intime. Il m'arrive, comme vous, de regarder du porno, d'avoir des attirances, mais ça ne va pas très loin en général et je m'en lasse vite.

Donc, foutez-la paix à vos filles, sœurs, nièces, cousines et amies avec leur vie intime et privée, contentez-vous de les apprécier telles qu'elles sont, elles ne s'en sentiront que mieux.

Quelques références :
- Le couple, cette norme qui culpabilise les célibataires - Le Monde, 25 Novembre 2014, par Marléne Durez
- La société pardonne mal le célibat à 40 ans- Le Figaro Madame, 26 Novembre 2016, par Assma Maad
- L'asexualité, qu'est-ce que c'est ? - Madmoizelle, 10 Mai 2015, par Brigitte Lebuysson
- Je suis asexuelle, et j'aimerais bien qu'on me foute la paix - Madmoizelle, 29 Octobre 2016, témoignage, par Une madmoiZelle

La société en général

Même dans notre société actuelle, le patriarcat est toujours omni-présent. On ne peut pas faire un pas dehors sans qu'il nous vienne en pleine figure. C'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes ? Chic, faisons une promotion sur les aspirateurs et les fers à repasser ! C'est la fête des mères ? Ressortons les fers à repasser et les aspirateurs ! C'est la fin de l'année ? Vite, élisons une jeune femme tout juste sortie de l'adolescence pour en faire une miss, on en profitera pour se rincer l'œil en toute impunité ! C'est la fashion week ? Vite, il faut exposer nos créations sur des femmes dénutries et poussées à l'anorexie pour porter notre nouvelle collection !

Où que j'aille, mes yeux sont agressés par des photos de femmes anorexiques, au visage éteint, et de préférence les cuisses bien écartées. Il n'y a vraiment rien qui vous choque là-dedans ? Moi si, et ça me met profondément mal à l'aise, à chaque fois.

Bien sûr, les hommes aussi subissent cette double culture de plein fouet. Un homme doit être viril, musclé, plein d'assurance, et avoir de préférence eu des coïts avec le plus de femmes que possible ! Autant tout ça est fortement valorisant pour les hommes, car encouragé par la société, autant une femme qui se comporte de la même façon (belle, mince et avec une activité sexuelle du même acabit) est une trainée. On valorise l'homme d'un côté pour mieux enfoncer la femme de l'autre. Et on apprend aux hommes, dès leur plus jeune âge, à se montrer entreprenant avec les femmes, et que non veut dire oui. Tandis qu'aux femmes, dès leur plus jeune âge, on leur apprend à se montrer discrète, à ne pas se défendre quand un garçon l'embête, mais plutôt à se méfier des hommes, et à ne pas sortir dans certains quartiers ni à partir d'une certaine heure. Nous sommes dans une société qui cultive à la fois le patriarcat et la culture du viol. Et bonus, les hommes ne représentent « que » 48% de l'humanité, soit 52% de femmes dans le monde. Amusant, n'est-il pas ?

Quelques références :
- La France reste un pays patriarcal - Le Nouvel Obs Temps Réel, 8 Mars 2005, entretien, propos recueillis par Chiara Penzo
- Les femmes et les homosexuels, victimes d'une société misogyne et patriarcale - BlastingNews, 22 Juin 2015, par Interrogations Contemporaines
- Je veux comprendre… la culture du viol - Madmoizelle, 13 Septembre 2012, par Clemence Bodoc
- La prostitution est le reflet de la société patriarcale - France TV Info, 12 Juin 2015, entretien, propos recueillis par Violaine Jaussent

Se déconstruire est essentiel

Si vous avez lu jusque-là, bravo à vous ! On va maintenant aborder un point moins négatif.

Que vous soyez un homme ou une femme, si vous êtes choqué par tout ce que je viens d'écire, il ne vous reste plus qu'à faire un long chemin de déconstruction. En quoi consiste la déconstruction ? Le premier point essentiel pour commencer est de prendre conscience, réellement, de tous les points que j'ai évoqué. Peut-être qu'après avoir lu tout ce pavé vous serez plus à même de constater, consciemment, l'existence de cette double culture patriarcale et du viol. C'est long, c'est difficile, mais on peut y arriver, et c'est une déconstruction que je fais chaque jour depuis plusieurs années. Je n'ai pas pris conscience tout de suite de ce qui ne me va pas dans notre société, ayant été moi-même formatée. Oui, un homme à le droit de pleurer et d'avoir des sentiments, tout comme une femme a le droit de diriger une entreprise et de se montrer impassible au désarroi d'autrui. Nous sommes avant tout comme nous sommes : humains. Et c'est bien pour cela que nous devons casser ce qui nous a été fourré dans la tête depuis tout petit. On a le droit d'être fort ou vulnérable, ce n'est aucunement de la faiblesse. On a le droit de demander de l'aide lorsqu'on est un homme et de la refuser lorsqu'on est une femme. Le sexe faible, c'est dans votre tête. Le sexe fort, c'est dans votre tête aussi. Et tous ces clichés nous ont été inculqués par la société patriarcale et la culture du viol. Il est temps que cela cesse ! Il est plus que temps que nous nous acceptions tels que nous sommes : homme, femme, cis ou trans-genre, hétérosexuel, homosexuel, pansexuel, handicapé… Il est plus que temps que la tolérance laisse sa place à l'acceptation de son prochain, pour qui il est vraiment. Et il est plus que temps que vous nous lâchiez les gonades et que vous laissiez-nous vivre nos vies ! Mais cette déconstruction générale n'est réellement possible que si tout le monde y met du sien et que personne n'a peur de mettre ses priviléges de côté !

Quelques références :
- - Messieurs, votre problème ça n'est pas le féminisme, mais le patriarcat ! - Le Ciel, le féminisme et ta mère, 29 Octobre 2014, par Le ciel, le féminisme et ta mère
- Essai graphique de déconstruction du genre - Slate, 16 Mai 2014, par Nabila Abbas & Antoine Tricot
- Déconstruire sa sexualité, un jour à la fois - Ton petit look, 26 Septembre 2016, par Salomé Landry
- Il faut déconstruire l'hétérosexisme - Libération, 23 Juin 2011, tribune, par Louis-Georges Tin, Président du comité Idaho et Carine Favier, Présidente du Planning familial
- Vivre avec un handicap - Nations Unies
- Petit manuel de savoir-vivre entre valides et handicapés (2) : 10 trucs pour favoriser la relation) - Ithaque Coaching, par Sylvaine Pascual.

Mon soutien à Alexandre Zapolsky

Les propos tenus dans le présent billet n'engagent que moi, Genma, auteur de son blog.

Disclaimer : je ne suis pas neutre. Je suis un employé de l'entreprise dont Alexandre Zapolsky est le PDG ; Alexandre est mon supérieur hiérarchique. Mais sur ce blog, je suis moi-même, et bien que je sois un personnage publique, je m'y exprime en toute neutralité, selon mes envies et mes humeurs. Mon propre billet sur l'autocensure est un parfait exemple du fait que je ne me restreins pas, que je reste moi-même, et ce même après avoir fait le choix de dévoiler mon pseudonyme lors de mon entretien d'embauche, passant Du pseudonymat au pseudonyme.

Par le présent écrit, je souhaite exprimer mon soutien à Alexandre Zapolsky, l'homme. Car derrière tout personne qui est en campagne actuellement, il y a un homme ou une femme. Derrière la personne publique, derrière le candidat, il y a un être humain, avec ses qualités, ses défauts, ses réussites et ses échecs... Être un personnage publique implique de devoir faire face à des critiques, parfois justifiées mais très souvent infondées, car plus on a de visibilité, plus les critiques deviennent nombreuses et n'ont souvent que pour but que de blesser, de faire mal. Quand on devient un candidat politique, il faut apparemment se préparer au pire... Personnellement, je pense qu'il est acceptable de juger une personne politique sur son programme, sur ses propositions, sur ses actes, sur ses choix dans le cadre de son mandat. Mais quand on vient à publier des articles qui n'ont que pour but de blesser une personne, en mélangeant tout et son contraire, je trouve ça, personnellement déplorable.

Je choisis donc de prendre un peu de temps pour écrire quelques mots pour exprimer publiquement mon modeste soutien. Car au delà de l'homme, il y a une famille, des amis, des proches, qui souffrent de la bassesse dont peuvent faire preuve certains journalistes en publiant des articles qui n'ont, de ce que j'en estime et de mon point de vue, que pour but de déstabiliser, un homme, au-delà du candidat.

J'ai beaucoup de respect pour l'homme au delà du respect que j'ai naturellement envers celui qui est mon supérieur hiérarchique. Tout simplement parce qu'il a crée une entreprise à un âge où j'étais encore très jeune dans ma tête. (Il faut savoir qu'Alexandre est à peine plus âgé que moi, nous avons fêté ses 40 ans ensemble, avec ses proches ; mes 38 ans à moi sont dans quelques semaines). Et il a porté, avec d'autres, le fruit de son travail, il a fait grandir son projet ambitieux qui a perduré et qui est désormais bien établi, au travers des années...

J'ai suivi ça de loin, jusqu'au jour où le destin m'a permis de faire les bonnes rencontres, à un moment de ma vie où j'avais une envie de changement, d'accomplissement personnel... Si j'ai écris des billets comme Premières semaines dans ma nouvelle vie, Je suis chef d'équipe ; tu nous rejoins ? Vous voulez que vos employés s'épanouissent ?, et d'autres, c'était pour apporter mon témoignage sur ma vie dans ma nouvelle entreprise.

Et derrière cette entreprise, à la source, il y a Alexandre. Mon premier vrai contact avec lui, cela a été lors de cette soirée collaborateur où je me suis présenté à lui en disant "Je suis Jérôme, mais vous me connaissez peut-être mieux sous mon pseudonyme de Genma". L'homme en face de moi alors a eu un sourire, un regard de sincérité qui ne trompe pas, et m'a dit "En tant que collaborateur, on se dit tu. Mais surtout, je voudrais que tu saches à quel point je suis content que quelqu'un d'aussi passionné que toi rejoigne nos équipes". Il ne peut pas savoir à quel point ces mots m'ont touchés et marqués. Car ils ont été le début d'un témoignage régulier de reconnaissance envers le fruit de mon travail personnel, débuté depuis des années...
Alexandre, c'est la personne qui a toujours un petit mot pour ses collaborateurs, qui prend le temps de faire le tour du plateau projet pour saluer chacun et chacune, glisser un petit mot, demander des nouvelles, féliciter l'un ou l'autre pour la réussite de tel ou tel projet. Alexandre, c'est un homme de conviction, et des discussions que j'ai pu avoir avec lui, j'ai pu voir un homme impliqué, qui croit en la politique en laquelle je ne crois plus, déçu par toutes ces personnes carriéristes déconnectées des réalités. Tandis qu'Alexandre est un entrepreneur, un homme qui appartient, comme on le dit en ce moment, à la société civile, qui a fait le choix de se lancer en politique dans la région où il est né. Il démontre ainsi son attachement à son pays, à ses racines, à ses origines... Il en parle beaucoup mieux que moi au travers de témoignages que l'on retrouve sur son blog personnel. Si Alexandre s'est engagé en politique, c'est qu'il y croit. Il pense et il sait qu'à son niveau, il pourra contribuer à faire changer les choses. Si ce n'était pas le cas, au moins, il aura essayé. Et ça, le fait d'essayer, personne ne pourra lui reprocher. Personne.

Mon soutien à Alexandre Zapolsky

Les propos tenus dans le présent billet n'engagent que moi, Genma, auteur de son blog.

Disclaimer : je ne suis pas neutre. Je suis un employé de l'entreprise dont Alexandre Zapolsky est le PDG ; Alexandre est mon supérieur hiérarchique. Mais sur ce blog, je suis moi-même, et bien que je sois un personnage publique, je m'y exprime en toute neutralité, selon mes envies et mes humeurs. Mon propre billet sur l'autocensure est un parfait exemple du fait que je ne me restreins pas, que je reste moi-même, et ce même après avoir fait le choix de dévoiler mon pseudonyme lors de mon entretien d'embauche, passant Du pseudonymat au pseudonyme.

Par le présent écrit, je souhaite exprimer mon soutien à Alexandre Zapolsky, l'homme. Car derrière tout personne qui est en campagne actuellement, il y a un homme ou une femme. Derrière la personne publique, derrière le candidat, il y a un être humain, avec ses qualités, ses défauts, ses réussites et ses échecs... Être un personnage publique implique de devoir faire face à des critiques, parfois justifiées mais très souvent infondées, car plus on a de visibilité, plus les critiques deviennent nombreuses et n'ont souvent que pour but que de blesser, de faire mal. Quand on devient un candidat politique, il faut apparemment se préparer au pire... Personnellement, je pense qu'il est acceptable de juger une personne politique sur son programme, sur ses propositions, sur ses actes, sur ses choix dans le cadre de son mandat. Mais quand on vient à publier des articles qui n'ont que pour but de blesser une personne, en mélangeant tout et son contraire, je trouve ça, personnellement déplorable.

Je choisis donc de prendre un peu de temps pour écrire quelques mots pour exprimer publiquement mon modeste soutien. Car au delà de l'homme, il y a une famille, des amis, des proches, qui souffrent de la bassesse dont peuvent faire preuve certains journalistes en publiant des articles qui n'ont, de ce que j'en estime et de mon point de vue, que pour but de déstabiliser, un homme, au-delà du candidat.

J'ai beaucoup de respect pour l'homme au delà du respect que j'ai naturellement envers celui qui est mon supérieur hiérarchique. Tout simplement parce qu'il a crée une entreprise à un âge où j'étais encore très jeune dans ma tête. (Il faut savoir qu'Alexandre est à peine plus âgé que moi, nous avons fêté ses 40 ans ensemble, avec ses proches ; mes 38 ans à moi sont dans quelques semaines). Et il a porté, avec d'autres, le fruit de son travail, il a fait grandir son projet ambitieux qui a perduré et qui est désormais bien établi, au travers des années...

J'ai suivi ça de loin, jusqu'au jour où le destin m'a permis de faire les bonnes rencontres, à un moment de ma vie où j'avais une envie de changement, d'accomplissement personnel... Si j'ai écris des billets comme Premières semaines dans ma nouvelle vie, Je suis chef d'équipe ; tu nous rejoins ? Vous voulez que vos employés s'épanouissent ?, et d'autres, c'était pour apporter mon témoignage sur ma vie dans ma nouvelle entreprise.

Et derrière cette entreprise, à la source, il y a Alexandre. Mon premier vrai contact avec lui, cela a été lors de cette soirée collaborateur où je me suis présenté à lui en disant "Je suis Jérôme, mais vous me connaissez peut-être mieux sous mon pseudonyme de Genma". L'homme en face de moi alors a eu un sourire, un regard de sincérité qui ne trompe pas, et m'a dit "En tant que collaborateur, on se dit tu. Mais surtout, je voudrais que tu saches à quel point je suis content que quelqu'un d'aussi passionné que toi rejoigne nos équipes". Il ne peut pas savoir à quel point ces mots m'ont touchés et marqués. Car ils ont été le début d'un témoignage régulier de reconnaissance envers le fruit de mon travail personnel, débuté depuis des années...
Alexandre, c'est la personne qui a toujours un petit mot pour ses collaborateurs, qui prend le temps de faire le tour du plateau projet pour saluer chacun et chacune, glisser un petit mot, demander des nouvelles, féliciter l'un ou l'autre pour la réussite de tel ou tel projet. Alexandre, c'est un homme de conviction, et des discussions que j'ai pu avoir avec lui, j'ai pu voir un homme impliqué, qui croit en la politique en laquelle je ne crois plus, déçu par toutes ces personnes carriéristes déconnectées des réalités. Tandis qu'Alexandre est un entrepreneur, un homme qui appartient, comme on le dit en ce moment, à la société civile, qui a fait le choix de se lancer en politique dans la région où il est né. Il démontre ainsi son attachement à son pays, à ses racines, à ses origines... Il en parle beaucoup mieux que moi au travers de témoignages que l'on retrouve sur son blog personnel. Si Alexandre s'est engagé en politique, c'est qu'il y croit. Il pense et il sait qu'à son niveau, il pourra contribuer à faire changer les choses. Si ce n'était pas le cas, au moins, il aura essayé. Et ça, le fait d'essayer, personne ne pourra lui reprocher. Personne.

Ces petits plaisirs secrets que je ne partage qu’avec moi-même

Petit billet d'humeur rapide du matin. Les lecteur.trice.s de ce blog savent bien je l'espère qu'un tel titre n'est pas pour augmenter les visites ou autres. Il s'agit là d'un nouveau billet de réflexions sur moi-même, le énième de la série commencée il y a des années. Un peu plus court que d'habitude, certes, mais billet de réflexions quand même (en tout cas il y a un lien vers l'un d'eux).

Comme vous le savez sûrement, je vis dans ce que beaucoup considère comme une vie de couple depuis très longtemps. Nos soirées communes sont passées à regarder des séries télé geek. C'est notre truc. C'est notre petit plaisir personnel partagé.

A côté de ça, j'ai mes petits plaisir secrets que je ne partage qu'avec moi-même. D'où le titre. Quels sont-ils ces petits plaisirs simples... Ce sont tout simplement...

Les podcasts ! J'avais évoqué dans mon billet sur les interactions sociales ma relation aux podcast et aux amis virtuels que j'ai ainsi. Et quel plaisir d'écouter toutes ces émissions dans les transports en commun, à pouvoir m'évader, faire ma veille, apprendre des choses, rire tout simplement.

Pour les podcasts que je recommande, j'avais fait un billet remis à jour il y a peu, je vous renvoie vers celui-ci : Les podcasts que j'écoute et que je recommande.

Tout ça pour ça me direz-vous ? Eh oui... ;)

Différents sujets du moment

Ce billet est dédicacé à "Le bleu" ;)

Ce billet de blog mixera différentes thématiques que je souhaite aborder actuellement, des réflexions personnelles qui, je l'espère susciteront sûrement diverses réactions.

Comme je le disais dernièrement dans mon billet Ce blog a 13 ans, j'ai et je travaille beaucoup pour réussir professionnellement. Surtout depuis que je suis dans un cadre qui correspond à mes attentes et me valorise pour mes compétences. Pour ça, je m'astreins à une rigueur que beaucoup peuvent trouver psychorigide, mais qui est devenu quelque chose de naturel pour moi ; Les billets sur le lifehacking en témoigne. Et en particulier, je commence mes journées avant 9h, 9h00 étant l'heure légale de début de nos journées officiellement.

De la difficulté pour beaucoup d'arriver tôt

Dans les lignes suivantes, je prends en exemple de collaborateurs qui n'ont pas de situation familiale nécessitant une adaptation du temps de travail (comprendre : ils n'ont pas d'enfant). Des personnes assez jeunes, en début de carrière, et qui ont donc tout à gagner si elles progressent personnellement et professionnellement de façon assez rapide. En tout cas, tel est mon avis.

Lorsque j'ai demandé à un des mes collaborateurs d'arriver pour que l'on puisse réellement la journée à 9h, j'ai eu le droit à la réponse "CA fait tôt". De même, quand j'en parle à d'autres, j'ai des retours : "Oui mais ils peuvent arriver tard si ils restent plus tard et que le travail est fait..." Ce que j'ai du mal à faire comprendre c'est que certes, on ne pointe pas, nous avons des journées flexibles même si nous avons des horaires théoriques, mais quand le collaborateur arrive tranquillement, pose ses affaires, prend son petit café, moi c'est depuis 9h que j'ai commencé ma journée et je suis généralement en plein pomodoro... Je suis déjà dans ma lancée et la répartition des tâches pour la journée va nécessité de me couper dans mon élan... Je peux très bien m'arrêter et passer à une tâche de suivi et de délégation pour la journée lors d'un Pomodoro dédié à ça. Mais je ne le souhaite pas.

En une dizaine d'années de travail en région parisienne, j'ai pu vérifié la règle immuable suivante : c'est que plus on habite loin plus on se lève et arrive tôt, car on anticipe les problèmes de transport, en prenant de la marge et si cette marge n'est pas consommé, on arrive en avance. Par contre, plus la personne habite prêt de son lieu de travail et plus elle se lève tard. J'arrive souvent au bureau quand mon stagiaire, qui habite à deux stations de train des locaux de l'entreprise se lève…. Et ceci est un problème pour moi. Il y a au-delà de mon côté psychorigide le fait que nous sommes responsables si il arrive quelque chose à la personne durant ses heures de travail et si elle n'est pas sur son lieu de travail durant les heures indiquées sur son contrat de travail… Nous en avons parlé. Il va faire des efforts. Mais ce n'est pas gagné. Peut être suis je trop exigeant ?

A côté de cela, je sais qu'il y a un autre stagiaire qui est là à l'heure. Et à ma remarque "tu es là tôt", j'ai eu comme réponse "le début de journée c'est 9h donc je suis là à l'heure". Il a gagné des points... Espérons que cela reste comme ça dans la continuité.

Il faut savoir ce que l'on veut

Je suis peut être trop exigeant avec moi-même et donc je le suis également avec les autres. Mais, en plus de ce que j'ai pu évoqué dans mon billet Où sont les passionné.e.s ?, ce manque de volonté pour arriver à l'heure n'est il pas quelque part symptomatique d'un manque d'intérêt, de passion... L'emploi n'est qu'un emploi qui conduit à un salaire à la fin du mois...
Quand on rentre chez soi, on fait totalement autre chose, on se déconnecte. On peut avoir des tas de passions et centre d'intérêt mais si c'est pour regarder des émissions dont j'ai beaucoup de mal à cerner l'intérêt (et qui font régulièrement la polémique de part leurs propos et actions qui sont l'encontre total de mes convictions personnelles...)

Pourquoi en ferait-on plus pour l'entreprise ? "Je fais ce qu'on me demande". Oui, mais justement, on est payé pour faire ce que l'on nous demande. Je pense qu'on ne peut pas demander une reconnaissance si l'on fait "juste" ce que l'on nous demande. Dans le cas où l'on va plus loin, où l'on se dépasse et montre ce dépassement des attentes, je pense que l'on peut alors commencer à râler si la reconnaissance n'est pas là. Je le sais, pour l'avoir vécu.

L'exigence

Comme vous l'aurez compris, je suis exigeant avec moi-même et avec les autres, en particulier les personnes avec lesquelles je travaille. De part mes activités de lifehacking je m'applique des règles encore plus strictes que celles que je préconise aux autres.

Et il y a le fait que je veux que ces personnes avec qui je travaille fasse du mieux qu'elles peuvent et au delà en se surpassant. Et pour cela, je pense que les bases sont d'arriver à l'heure, d'être précis et rigoureux. J'ai et je prends du temps pour transmettre mes méthodologies pour que la personne se les approprie. Fichier de suivi, de todo etc. Le but n'est nullement de surveiller (je n'ai et ne demande aucun droit de regard sur le fichier) mais d'aider la personne à se surpasser. Car je pense que ces personnes sont douées, ont du potentiel mais ne l'exploitent pas. Ou peut être que je me suis trompé et que ces personnes ont justes autres choses à faire, d'autres centres d'intérêt et une vie… Il est difficile de ne pas porter de jugement. Voir à ce sujet mon billet Où sont les passionné.e.s ?, dans lequel je critiquais les ingénieurs en les confrontant aux autodidactes.

Être différent

Je pense que je prends les choses trop à cœur, de façon trop passionnée et cela me rappelle quelqu'un.e de très proche (celleux qui savent savent). Parfois j'arrive à couper les interrupteurs ou à refermer les portes dans mon palais mental et du coup j'occulte certaines préoccupations. J'ai cette chance.

À coté, il y a des choses pour lesquelles je suis tout le contraire d'exigeants. Ma façon de m'habiller, plus une nécessité qu'autre chose (quoique ça change un peu vu que je peux désormais mettre des t-shirt geek pour aller au travail) ; mon physique et mon léger sur poids. Pas le temps ni l'envie ou la motivation de faire du sport et des efforts. Seul mon esprit compte. Voir à ce sujet le billet sut le Meatspace.

Vieillir

Je me rends compte de mon âge. C'est la période des stages et je côtoie beaucoup de stagiaires du coup, en plus du mien. Beaucoup de stagiaires, cela pourrait sembler être "de la main d'œuvre pas chère et corvéable", alors que c'est plus "donner de l'expérience à des étudiants en vue de les préparer à la vie active, faire une passation de connaissance, via des projets intéressants et détecter les profils qui sortent de la norme". Ces stagiaires sont donc des personnes qui ont une vingtaine d'années, sont étudiant.e.s dans différents domaines, sont de différentes origines ethniques (Maroc, Algérie, Vietnam, Russie, France…). Une très bonne chose pour les échanges culturelles et l'ouverture aux autres.

Étant, je pense, une personne assez bien ancrée dans l'entreprise, je prends le temps de parler avec chacune de ces personnes le midi pour faciliter leurs intégrations dans l'entreprise et j'ai donc pu sympathiser rapidement avec certaines d'entre elles (ces personnes).

Et c'est la que je me rend compte de mon âge et de la différence d'âge. Les bébés a qui j'ai donné le biberon pour aider ma maman quand elle était assistante maternelle sont bien plus âgé.e.s que ces "jeunes" la. J'ai un écart d'âge avec eux (plus de 15 ans) comparable au nombre d'années que j'ai passé avec Ryooki... Toutes mes références musicales issues de mon adolescence sont d'une époque où illes n'étaient pas encore né.e.s. Il y a 20 ans je passais le baccalauréat... Eux n'étaient pas encore en maternelle... Bref. Ça donne un coup de vieux ;) Mon côté geek, très jeune et adolescent facilite toutefois la communication et je passe de bons moments avec eux.

Revers de la médaille, mon expérience, ma maturité, je la constate pleinement dans le cadre de l'encadrement. Je suis rapide, efficace, je vais à l'essentiel. Je sais ce que je veux et parfois je passe plus de temps à expliquer mes attentes et mes exigences que si je faisais la tâche moi même. Mais la personne est la pour apprendre… On rejoint les réflexions du début du billet.
Il y a un certain nombres de choses que j'ai évoqué dans mon billet je suis chef d'équipe tu nous rejoins, je vous renvoie vers celui-ci pour ma propre analyse. La seule chose que j'ajouterai c'est que le côté paternaliste se confirme. Paternaliste mais avec bienveillance. Celleux qui me connaissent le savent bien, j'espère.

Conclusion

Un billet un peu long et un peu fourre-tout, mais c'est aussi ce que certain.e.s d'entre vous viennent chercher ici, non ? ;)

Support Signal vs Silence

Signal et Silence sont deux applications pour Smartphone permettant de chiffrer les échanges que l'on peut faire par SMS (et en plus par la voix dans le cas de la première application).

Afin d'avoir un support pour des conférences, ateliers ou autres (Support pour aider lors des Cafés vie privée, Chiffrofête, Cryptoparty), j'ai commencé à mettre en place ce support.

Ca reprend au départle billet que Taziden a posté sur son bloghttps://www.libre-parcours.net, qu'il avait mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons BY-SA 4.0 International.

J'ai complété ensuite via la reprise de messages de précisions postés dans une discussion par @Sebsauvage sur l'instance Mastodon par Framasoft.

Le support est en LaTEX/Beamer, les sources sont librement disponibles en l'état ici
- Support Signal vs Silence sur Framagit
- Support Signal vs Silence sur Github

Les contributions sont les bienvenues et surtout n'hésitez pas à reprendre et diffusez.

Dans la todo/Raf, il y a entre autre, dans ce que je prévois :
- Ajouter "Comment l'utiliser" avec une présentation d'un premier échange chiffré...
- comment valider le correspondant via sa clef...
- Ajouter des images et illustrations...

Il y a de quoi faire.

Ma maman a voulu un smartphone…

Lors d'un repas du dimanche, ma maman me dit "J'aimerai bien pouvoir aller sur Internet depuis mon téléphone, je peux ?" Comme ma maman a un téléphone Nokia de base, solide mais de base depuis des années, et voit bien que ses enfants ont eux des téléphones avec un écran "un peu plus grand", ça question sous-entend qu'elle aimerait bien elle aussi, avoir un smartphone. Réaction de mon papa, un ours, qui vit dans son terrier et qui n'a jamais succombé au téléphone avec fil (il ne décroche quasiment jamais) "Pourquoi faire ?". Réponse de ma maman : "Pour aller sur Internet sans avoir à allumer l'ordinateur d'en haut (une tour que je leur ai donné, qui est de ce qui était mon ancienne chambre), pour aller regarder ou chercher des choses rapidement". Ma maman a un forfait Freemobile, sait faire des recherches sur le web et sait donc que son forfait lui permettra d'aller sur Internet sans surcoût. Elle a donc la maturité et surtout l'envie et la volonté d'apprendre et de s'approprier une nouvelle technologie, que je ne peux donc que l'encourager et l'accompagner...

Quel smartphone ?

De part mes activités geek avec feu Firefox OS, j'ai encore dans un coin des ZTE Open C. J'en ai un qui est resté sous la dernière version de Firefox OS. Et un autre que j'avais passé sous Cyanogen Mod version 12 ou 13 (équivalent de Android 6.0 Marshmallow). Conservés avec la batterie chargée, les deux téléphones s'allument et s'en suit alors un dilemme personnel : lequel des deux donner à ma maman ? Celui sous Firefox OS ou celui sous Cyanogen Mod ? Je mets fin rapidement au suspens...

Après réflexion, ce sera celui sous CynogenMod.

Il y a plusieurs raisons à cela. Sous Cyanogen, j'avais mis FDroid, il n'y a aucune couche ou référence quelconque ou application relative à Google. Elle aura donc un téléphone respectueux de ses données personnelles, dans la limite du hardware qui n'est pas libre (mais dans ce cas là, on n'a pas de téléphone). De plus mon idée est qu'elle ait des applications au plus près de celles que j'utilise au quotidien, afin que, si j'ai à faire du support à distance, je puisse lui dicter les manipulations à faire en me référant à mon propre téléphone. Firefox OS a une ergonomie peut être plus simple et intuitive, mais il faudrait alors que je fasse appel à mes lointains souvenirs...

Ma maman pourra s'habituer à l'ergonomie d'Android, du moins les bases et quand elle aura changer de téléphone (le ZTE Open C étant devenu dépassé pour ses besoins). De plus, Firefox sous Cyanogen est le même Firefox (dans sa dernière version) que celui sous Android. Alors que le Firefox de Firefox OS a quelque version de retard et est donc devenu un navigateur obsolète.

Pour les SMS, je lui ai mis Silence, l'application que j'utilise au quotidien. Et de ce fait ma maman pourra enfin échanger des SMS avec moi de façon sécurisé ! MamanGenma se radicalise sur les ZInternet du coup.

La suite

Je ne pense pas rédiger d'ici tôt un article expliquant que j'ai créé un compte pour ma maman sur mon instance personne de OwnCloud pour qu'elle puisse avoir un agenda et des contacts qu'elle synchronise, mais sait on jamais. Peut être qu'en lui donnant ce smartphone, je vais ouvrir une boîte de Pandore ? Seul l'avenir nous le dira. A suivre...