Yunohost – Pourquoi les ports 80 et 25 sont ils toujours utilisés ?

Telle est la question que l'on trouve, en anglais, sur le forum de YunoHost.

La question est légitime car ces deux ports, ne présentent pas, par défaut, de connexion sécurisé. Pour avoir une connexion avec du chiffrement, il faudra passer par une connexion en httpS (et le port 443), ou en ImapS (et le port 993).

Une explication est donnée en anglais, par ljf, Groupe Core Dev (développeur du projet). Je la cite et je la traduit ci-dessous, la diffusion de l'information en langue française pouvant être utile au non anglophone.

Port 25 is necessary to send email to other unsecured smtp (if we close this port, some mails couldn't be delivered.


Port 80 is needed by let's encrypt for the ACME challenge, by some YunoHost setup without internet connexion ( in Africa or Asia) which users need to be able to access page without warning, by some website which users are under the "TLS intermediate config" (not so old android device, XP...). In general application packagers make choice or not to redirect port 80 to HTTPS. Sometime just one part of the app (web administration) force https.

A new settings system has been introduce to be able to let more option to the yunohost administrator, but for now, there are no settings developped to let the admin to be able to configure it.

Traduction libre

Le port 25 est nécessaire pour envoyer un courriel à d'autres serveurs smtp qui eux ne sont pas sécurisés (si ce port est fermé, cela aura pour conséquence que certains mails ne puissent être livrés.

Le port 80 est nécessaire pour le challenge ACME de Let's Encrypt, et pour des cas d'installation YunoHost sans connexion internet (en Afrique ou en Asie) pour lesquelles les utilisateurs ont besoin d'accéder à la page de connexion sans avoir un avertissement, pour des mises à dispositions d'applications pour des utilisateurs qui n'ont pas accès au niveau de configuration nécessaire pour une connexion TLS (vieux appareil Android, XP ...). En général, les packageurs d'applications choisissent ou non de rediriger le port 80 vers HTTPS. Par défaut, une seule partie de l'application YunoHost (la partie administration Web) force une redirection vers https.

Un nouveau système de paramétrage a été introduit pour être en mesure de laisser plus de latitude à un administrateur yunohost, mais pour l'instant, il n'y a pas d'interface de développer permettant à l'administrateur d'être en mesure de le configurer.

Lifehacking – Trois écrans : réel confort, luxe ou superflu ?

Il y a quelques temps j'écrivais un billet Ubuntu et trois écrans ? Oui c'est possible dans lequel j'abordais le cas d'un ordinateur portable sur lequel il y avait une carte graphique Intel intégrée au processeur (de la gamme Intel Core i5), deux sorties (une VGA et une HDMI) et le fait que l'on pouvait avoir au final 3 écrans pour une seule et même machine.

Dans l'entreprise dans laquelle je suis, nous avons une place dédiée à un bureau, mais il nous arrive de travailler en mobilité (en réunion, mais pas que. Nous pouvons travailler debout, affalé dans un canapé...). A mon bureau, j'ai deux écrans de grande taille (23 pouces). Et avec le temps, je l'avoue, j'ai pris goût à ce confort d'avoir 3 écrans. Il y a le fait que les écrans sont sur-élevés et donc à hauteur d'yeux (ce qui est mieux quand, comme moi, on passe de nombreuses heures devant un écran).

Chez moi, j'ai aménagé mon environnement de travail / bureau personnel afin d'avoir la place et j'ai également deux écrans (de taille plus modeste, 21"), que je peux brancher à mon ordinateur professionnel pour les fois où j'ai besoin de travailler en dehors des heures de bureau. Je retrouve ainsi le confort que j'ai pour mon post de travail.

Avoir 3 écrans pourrait sembler à l'encontre du lifehacking vu qu'en multipliant les écrans on ajoute des sources de distraction potentielles. Dans mon cas, c'est au contraire une augmentation de ma productivité. Et qui dit productivité dit Lifehacking, d'où le titre et le classement de ce billet.

J'ai le confort d'avoir 3 écrans et donc de pouvoir disposer mon espace de travail numérique comme bon il me semble. Par conséquence Ces 3 écrans me permettent : d'avoir mon fichier de suivi / todo ouvert en permanence dans un coin, et de le remplir / de saisir mon suivi des pomodoros. (cf mes différents billets sur le sujet) Ou quand je dois travailler à une présentation, sur différents documents en parallèle, j'abuse des deux grand écrans avec la fonction de Unity qui permet de découper un écran en deux part égale... J'utilise Unity avec Ubuntu, je ne suis pas passé comme certains de mes collègues sous des Window Manager plus austère et plus complexe comme i3 par exemple.

Sur la fenêtre de l'écran du portable, la plus petite, j'ai un explorateur de fichiers (Nautilus) dans lequel j'utilise les onglets. En arrière plan, j'ai mon navigateur Firefox qui tourne en tâche de fond : accessible en basculant dessus via la combinaison de touches ALT+TAB, pour faire une recherche, caché pour ne pas me distraire. Quand j'ai besoin d'avoir une page (par exemple un tutoriel) affiché en permanence, Firefox bascule du petit écran sur un des grands écrans en face de moi.

D'avoir éventuellement Thunderbird ouvert et visible en permanence, ce qui me permet de voir les mails arrivés. Et je ne traite pas les mails de suite, mais je les dépile / regarde :
- soit il y a une urgence, et je repanifie donc la tâche du prochain pomodoro pour traiter cette urgence, répondre à ce mail (par exemple).
- soit il corresponde à une information fournie, à un projet ou autre et c'est dans une phase de "gestion / mise à jour de la todo et classement des mails", au cours d'un pomodoro dédié, que ce mail sera traité.
Sur le sujet de Thunderbird, voir Lifehacking et la gestion des mails

Bref, tout ça pour dire qu'une fois l'organisation de son environnement de bureau sur 3 écrans faites, avec ses petites habitudes, on gagne vite en réactivité et productivité. Et c'est un peu ça le lifehacking : s'organiser pour gagner du temps.

Etre autodidacte

Dans le cadre des entretiens professionnels de recrutement que je suis amené à faire, il m'arrive de recevoir des personnes qui se disent autodidacte ou passionnée par les nouvelles technologies. Manque de bol pour elles, j'entre dans ces deux catégories et je suis donc d'autant plus exigeant quand à leur candidature...

En effet, je veux être sûr que le terme d'autodidacte n'est pas usurpé et mis là pour justifier un absence d'étude. Je veux être sûr que la personne est ce qu'elle prétend et a bien les compétences que je recherche, à savoir la capacité et surtout l'envie (la soif) d'apprendre, de progresser, de toujours aller plus loin, de ne jamais se reposer sur ses acquis. Le métier que j'exerce nécessite de sans cesse progresser, suivre les évolutions, faire de la veille... Etre autodidacte, c'est pour moi, une façon de vivre et de progresser, cherchant à atteindre un graal inatteignable.

Etre autodidacte, pour moi, c'est un travail du quotidien pour moi. Chaque jour je passe du temps à faire de la veille via mon agrégateur RSS Lifehacking - Mes astuces pour faire ma veille ciblée et je ne pourrais vivre sans une connexion à Internet à ce jour (Internet un formidable outil pour les autodidactes ?) Car chaque jour, je continue d'apprendre
Je ne me repose pas sur mes acquis, je cherche sans cesse à progresser...

Je parlais de l'exigence. J'ai vis à vis des autres une exigence et une discipline que je m'impose avant tout à moi-même. Par plaisir, mais aussi par envie, par nécessité, je passe des après-midi les week-ends. C'est au détriment d'autres choses, ce sont des sacrifices (voir à ce sujet mon billetPhilosophie de vie), mais heureusement le lifehacking est là pour l'optimisation de mon temps.

Je sais pertinemment la chance que j'ai de connaître (d'avoir pu déterminé) mes limites à mes capacités, d'avoir pu bien définir en quoi j'étais doué et bon (doué à force de travail, non pas par quelque chose d'inné). Je sais pare exemple que je ne suis pas quelqu'un de particulièrement intelligent. Je suis juste quelqu'un de travailleur et de rigoureux. Ryo-Oki est une personne très intelligente, plus que la normale et je sais donc ce qu'est une personne qui sort du lot, qui se démarque. Moi, j'ai juste été un bon élève durant toute ma scolarité jusqu'à l'université om j'ai atteins mes limites (et aussi découvert ma capacité d'autodidaxie pour le domaine de l'informatique, pour certaines branches de l'informatique plus exacteemnt. Je ne suis pas développeur par exemple). J'ai donc travaillé avec le soutien de mes parents qui m'ont donné le goût des études, eux n'en ayant pas fait. Et ce travail, chaque soir et chaque week-end passer à faire mes devoirs, à travailler encore et encore, sans que ce soit facile car je n'avais pas de facilité particulière ont fait que, jusqu'à l'université, j'ai été dans les premiers de la classe. Et ce parce que j'étais studieux, non pas parce que j'étais intelligent.

Ce travail, cet apprentissage continue et sont des qualités pour moi. Et je pense savoir reconnaître cette qualité chez les autres. Donc pas de bol si vous tombez sur moi en entretien en vous disant autodidacte, vous devrez faire face à mon exigence. Mais une fois le cap de l'entretien passé, si les capacités sont belles et bien là, quel plaisir j'ai alors de travailler avec vous. Je conclurai ce billet en le dédiant à Obi-wan et StanSmith qui se reconnaîtront : vous êtes de vrais autodidactes et c'est un plaisir que de travailler avec vous

Rq : le terme vrai n'a aucun jugement de valeur, bien entendu, vu que je me juge encore plus sévèrement que les autres.

Virtualbox comme outil dans le cadre de formations

Etant amenés à faire des formations à des client sur différents logiciels, je souhaiterai partager ici plusieurs astuces que nous avons mis en place au sein de mon équipe et que nous réutilisons dans le cadre de formation professionnelle que nous sommes amenés à préparer et donner à des clients. Je profiterai de ce retour d'expérience pour partager des astuces, des conseils, des pratiques qui ont été testées et validées en situation sur le terrain hostile des réseaux d'entreprises...

Nous utilisons également ces VM (VM = Virtual Machines ou Machines virtuelles, soit les machines virtualisées, les systèmes invités dans Virtualbox, le système hôte étant la machine physique qui fait tourner le le logiciel Virtualbox) pour nos différents projets dans le cadre de l'appropriation d'une nouvelle technologie (on ne peut pas tout savoir), de veille ou de la réalisation de P.O.C. (Proof of Concept) rapide.

Dans ce billet, quelques éléments / retour d'expérience. Je ne détaille pas, des connaissances sur le fonctionnement de Virtualbox (ou d'un environnement de virtualisation en général) sont un prérequis.

Pourquoi choisir Virtualbox ?

Nous utilisons Virtualbox et ce pour plusieurs raisons :
- Les machines virtuelles sont portables : nous travaillons sous des distributions Linux différentes selon les collaborateurs, les clients sont sous des OS Microsoft (Windows 7 ou 10). Et le transfert d'une VM d'un environnement à un autre se fait sans soucis (juste le temps de la copie). Les VM sont parfaitement compatibles (si les versions de Virtualbox sont bien les mêmes).
- facilité de transfert et de sauvegarde : les VM sont des gros fichiers qui viennent avec des fichiers de configurations XML. Facile à copier d'une machine à l'autre et donc à sauvegarder (on copie tout le fichier).
- parce que je maîtrise cet outil. Oui je connais KVM (et le fait qu'il y ait une interface graphique si besoin etc. mais je reste fidèle à la facilité de Virtualbox ;)

Prérequis à une formation

Avant d'intervenir en formation en présentielle chez un client, nous demandons comme pré-requis :
- que l'on nous mette à disposition des machines disposant d'un processeur Intel coreiX (X étant un nombre de 3 à 7, l'intérêt est d'avoir un processeur 64 bits, supportant les instructions de virtualisation et donc d'avoir une machine virtuelle performante). Intel ou équivalent chez AMD (que j'avoue ne pas connaître).
- qu'idéalement la machine est un SSD : des machines virtuelles de formation ont des petits jeux de données et ne font que quelques gigas (elles tiennent sur des clefs USB), ce n'est pas ça qui va prendre de la place sur le disque. Et comme un SSD c'est toujours plus rapide et plus de confort pour la virtualisation...
L'astuce de Genma : copier les machines virtuelles de formation sur plusieurs clefs USB. Pour qu'on puisse lancer plusieurs copies le jour J.
- à minima 8 go de RAM : j'ai déjà eu des PC de formation sous Windows 7 64 bits avec 4 giga de RAM, même avec une machine virtuelle à laquelle on affecte que 512 Go à 1 Go de RAM (pour un serveur nginx / php / MySQL), c'est lent. 8 giga de RAM permettent d'être confortable (et de faire tourner 2 VM auxquelles on affecte 2 Giga de RAM chacune), 16 Go c'est idéal.

Configuration réseau

Pour la configuration réseau sous Virtualbox, j'ai fait un billet dédié abordant ce sujet Yunohost, Virtualbox, Interfaces réseaux. Le fait que ce soit Yunohost ne change rien à la philosophie, les explications de mon billet restent et sont valables pour n'importe quel système en tant qu'invité.

L'astuce de Genma : attention à bien penser à faire des reset des adresses MAC à l'installation des VM sur chacun des postes de formation pour éviter des soucis d'IP. En effet, dans le cas d'une connexion réseau par pont sur un réseau fournissant une adresse en DHCP, si la carte réseau virtuelle garde la même adresse MAC (cas d'une copie d'une même machine virtuelle invitée sur plusieurs PC hôte), on se retrouve très vite avec des conflits réseaux...

Il faut anticiper le maximum de problème (on aura toujours des imprévus) d'où une seconde astuce :

L'astuce de Genma : penser à faire valider avant par le client la mise à disposition d'une connexion à Internet et la qualité du réseau (pas de proxy nécessitant une authentification, pas de filtrage par adresse MAC ou autre etc.) Et prendre en compte les informations pour adapter la connexion réseau de la machine virtuelle en conséquence.

Utiliser des points de restauration snapshot

Cela permet que si la personne n'a pas réussi l'exercice, qu'elle puisse repartir d'une machine ayant le résultat et de continuer. Si il y a une mauvaise manipulation, on peut repartir d'une version qui était fonctionnelle. De plus, ces points de restauration / snapshot s'exportent très bien à l'export de la VM (pour sa copie sur clef USB puis sur les PC de formation).

L'astuce de Genma : penser à nommer les points de restauration.

Le luxe étant d'avoir une machine virtuelle par grande phase / partie de la formation (qu'on lance et éteint à chaque fin de grande partie). Mais cela fait autant de machine à maintenir...

Les comptes utilisateurs

Avoir un compte utilisateur et un compte administrateur. Mettre des mots de passe simple (le même pour les deux). L'objectif n'est pas d'avoir de la sécurité mais d'avoir des comptes facile à utiliser

L'astuce de Genma : dans le cas de machine Linux, activer un serveur SSH. Si la machine virtuelle a une IP publique (ou sa machine hôte et qu'on a activé la redirection de port sur la configuration NAT de la machine virtuelle), on peut ainsi facilement accéder à n'importe quel VM via SSH (vu que les comptes sont connus) et aider / débloquer un des participants depuis son propre PC.

Avoir une VM template et maintenir sa VM à jour}

J'ai une VM coquille vide de référence : une installation de Debian minimale de laquelle je peux repartir en la clonant pour répondre à des besoins de formation pour lesquels je n'ai pas encore de VM. Je ne repars pas de zéro comme ça. Et je fais le maintiens / mise à jour de cette VM (tout comme celles plus avancées dans lesquelles il y a un ou plusieurs logiciels dédiés aux formations). Comme ça, je suis les évolutions et montées en version.

Aller plus loin ?

J'avais écrit un billet Jouons avec Ansible et Virtualbox dans lequel, comme le nom l'indique,

On peut imaginer d'automatiser certaines choses avec Ansible et un script. En effet, comme Virtualbox est également accessible en ligne de commandes, on peut imaginer un script qui :
- lance une VM via les commandes Virtualbox
- fait un snapshot /point de restauration de la machine virtuelle
- fait une mise à jour de la VM via Ansible (pour éviter la saisie de mot de passe)
- fait un snapshot /point de restauration de la machine virtuelle (pour conserver la version mise à jour)
- éteindre la machine et passe à la suivante

On lance ça un midi ou un soir et on a toutes ses VM maintenues à jour...

Sauvegardes

Bien évidemment, il faut penser à avoir des sauvegardes de toutes ces machines virtuelles vu tout le travail qu'on aura fait pour les mettre en place. Mais les sauvegardes c'est une évidence, non ?.

Conclusion

Que ce soit pour des VM pour des sessions de formation, pour des POC ou pour des projets, Virtualbox répond parfaitement à mes attentes. Le côté rigueur imposé (comptes connus, mises à jour etc.) permet l'interopérabilité et le transfert rapide à d'autres personnes (collaborateurs ou apprenants de la formation) et permet du gain de temps conséquent. Et vous, un avis, d'autres pratiques ou usages, ou des conseils ?

Yunohost, Virtualbox, Interfaces réseaux

J'avais publié rapidement un billet Yunohost, Clonezilla et Virtualbox expliquant que j'avais fait un clone via Clonezilla de ma machine Yunohost et cloner celle-ci au sein d'une machine virtuelle dans VirtualBox. Dans ce billet, je voudrais aller un peu plus loin et aborder l'aspect configuration et paramétrage réseau.

Remarque :
- Par YunohostProd, je désignerai la machine / serveur sur laquelle j'ai mon Yunohost que j'utilise tous les jours ;
- Par YunohostTest, je désignerai le clone / la machine virtuelle dans VirtualBox.

Mon besoin

Mon besoin est donc d'avoir une machine de test, aussi proche que possible de ma machie de production. L'avantage de la machine virtuelle est de pouvoir jouer avec et faire des tests, revenir en arrière très facilement via les snapshots.

VirtualBox - Quelles cartes réseaux ?

Cet environement de test est testé essentiellement sur deux types de réseaux : chez moi, derrière une Freebox. Et sur un réseau d'entreprise.

Sur chacun des machines virtuelles (que j'utilise dans VirtualBox, indépendamment du fait que ce soit une instance Yunohost), je crée à minima deux cartes réseaux :
- une carte eth0 en mode NAT : l'accès Internet de la machine hôte est alors partagé, je peux faire des mises à jour etc. La machine virtuelle voit Internet mais n'est pas vu du réseau local (elle est derrière un NAT qui est géré par VirtualBox).
- une carte eth1 en mode Réseau Privé hôte sur vbonet0 : la machine est visible et voit la machine hôte et réciproquement. Cette interface réseau me sert pour me connecter en SSH depuis ma machine hôte sur la machine virtuelle.

A ces deux interfaces réseaux, j'en ajoute une troisième :
- une carte eth2 en mode Accès par pont (Bridge). Cette interface est uniquement valable dans le cas où le réseau permet à la machine virtuelle d'avoir une IP dédiée (fixe ou via le DHCP). En entreprise (par exemple), là où les IP sont souvent associées aux adresses MAC, il n'est pas possible d'avoir une IP dédiée pour les machines virtuelles de test ; je désactive donc cette interface. De chez moi, quand je suis connecté sur le réseau de la Freebox, j'active cette carte eth2, ma machine virtuelle a donc une IP dédiée sur le réseau local.
Remarque : vu que via cette interface, la machine hôte voit également la machine virtuelle étant donné qu'elles sont sur le même réseau local, je pourrais désactiver l'interface eth1 quand je peux activer eth2.

Qui voit quoi ?
- via la carte en NAT : la VM a accès à Internet pour les mises à jour derrière un NAT. Elle est invisible du réseau local et de la machine hôte, à moins de faire des redirections de port ;
- via la carte Réseau privé : accès à la machine hôte et réciproquement ; la VM est également visible des autres machines virtuelles situées dans le même réseau privé.
- via la carte Réseau Accès par Pont : comme la machine virtuelle a accès au réseau local et sa propre IP sur le réseau, elle est visible des machines du réseau local en accès direct.

Configuration réseau - DHCP par défaut Pour chacune des interfaces réseaux de ma machine virtuelle, je reste en DHCP par défaut. Je pourrais lui affecter des IP fixes, mais je peux savoir facilement (c'est indiqué au lancement de Yunohost) les différentes adresses IP associées aux différentes interfaces réseaux ; le bail DHCP étant assez long - la machine garde toujours les mêmes IP pour les différentes interfaces.

Connexions à la VM Yunohost

Les connexions Yunohost se font de deux façons :
- par un navigateur pour l'accès aux différentes applications dans Yunohost ;
- par SSH

Sur ma machine hôte (un Linux), pour me simplifier la tâche et Yunohost utilisant les noms de domaines qu'ont lui a associé plutôt que les IP, quand je lance ma machine virtuelle, je pense à modifier le fichier /etc/host

monyunohost.fr 192.168.0.100

avec :
- monyunohost.fr : mon domaine yunohost
- 192.168.0.100 : l'IP du réseau privé affecté par VirtualBox à la machine virtuelle (interface eth1).

Et ainsi, en allant sur https://monyunohost.fr, je peux faire ce que j'ai à faire.

Reste à faire

- Du routage avancé Tout le trafic passe par défaut - est routé via l'interface eth0, celle qui est donc Naté. Cela ne pose pas de soucis pour tout ce qui sort. Mais pour ce qui entre, il est nécessaire de passer par la carte eth1.
=> Il faut que je vois les possibilités de ce côté.

- Mise en place d'une synchronisation Prod vers Recette Je peux très facilement cloner la machine virtuelle YunohostTest pour avoir une machine pour les tests et une machine "Sauvegarde".
J'aurai donc une seconde machine virtuelle, YunoBackup, qui aura une interface eth2 avec une IP du réseau sur lequel se trouve la machine YunohostProd. Les deux machines se voient. Mon idée est de mettre en place un système (un script) qui au démarrage de la machine virtuelle de Sauvegarde (YunoBackup) va se connecter en SSH à ma machine de production, et se synchroniser (à base de Rsync) pour récupérer les principaux changements.
Autre possibilité : récupérer les sauvegardes et les restaurer au sein de cette machine YunoBackup (un bon moyen de valider la procédure de sauvegarde / restoration). Toujours via un script.
=> Je note ça dans ma todo liste de projets personnels. A suivre.

Lifehacking – TinyTask

Ayant à automatiser un certain nombres de tâches faite de façon graphique (des clics divers et variés au sein de différents logiciels en environement Windows), j'ai donc cherché un logiciel qui me permettrait de faire 500 fois la même chose. Et j'ai trouvé. Ce logiciel, c'est TinyTask. Disponible ici gratuitement ici (graticiel, logiciel non libre) https://www.vtaskstudio.com/tinytask.php

Remarque : la tâche nécessitait des actions en mode graphique au sein de différents logiciels, rien qui ne pouvait être automatisé par un script quelconque.

On l'installe, c'est léger. On le lance. On clique sur enregistrer. On exécute la séquence d'action que l'on souhaitera faire de manière répétitive. Cette séquence pouvant être au sein de différentes fenêtres. Et ça enregistre une macro qu'il est possible de rejouer un certain nombre de fois.

Quelques astuces :
- Ça marche bien dans une machine virtuelle (dans laquelle on a un Windows) ce qui permet de continuer à travailler à côté de ça sur la machine hôte. Sans cette astuce, on ne peut pas utiliser sa machine le temps que la tache se déroule. Une VM à lancer sur un second ou troisième écran pour garder un œil dessus. Car...
- Le logiciel plante parfois, donc on lance les répétitions par lot de 20 en gardant un œil dessus.
- Il faut penser à revenir sur la bonne fenêtre de départ à la fin de la séquence (en remettant le focus dessus). Car il semblerait que le logiciel enregistre les clics, la position de la souris et les saisies claviers, mais si on est sur la fenêtre d'un logiciel sans que l'on est le focus dessus, le clic se fait dans le vide et ça décale alors toute la séquence de la macro enregistrée.

Ce logiciel m'ayant bien dépannée (la tâche répétée 500 fois durait une minute à chaque fois une fois la séquence bien optimisée pour être sûre qu'elle marche comme je veux).

Je suis preneur d'un logiciel équivalent et aussi simple sous GNU/Linux Ubuntu. Par aussi simple, je ne veux pas d'un logiciel pour lequel il faut créer un script dans un langage dédié. Je voudrais un logiciel qui fasse la même chose que TinyTask.

Lifehacking – Mes astuces pour faire ma veille ciblée

Dans le présent billet, je voudrais présenter deux astuces pour faire ma veille ciblée. Un autre billet, en cours de rédaction, abordera plus en détail le cas des fils RSS et l'usage d'un agrégateur. Un précédent billet Le combo gagnant pour optimiser sa veille présentait mon cycle de veille quotidienne : lecture en direct (au sein de l'agrégateur) ou lecture plus tard (via Wallabag), conservation du lien (Shaarli). Cette veille recoupe un tous les domaines qui ont un intérêt pour moi.

Le présent billet se focalise sur une veille ciblée. Par veille ciblée j'entends le fait de faire une recherche sur une thématique donnée, pour avoir un état des lieux ou un état de l'art à un instant t. Cela m'est utile dans le cadre de la préparation de mes projets professionnels, pour me remettre à jour ou au contraire découvrir un nouveau domaine.

Rq : chacune de ces astuces est complémentaire des autres.
Rq2 : ces conseils marchent très bien pour faire une veille ciblée sur un sujet technologique ou un logiciel libre particulier, mais sont probablement efficace dans d'autres cas.

Moteurs de recherche

Je n'évoquerai que brièvement la recherche par mot clef judicieusement choisi au sein de différents moteurs de recherche, avec classement par date pour trouver les publications les plus récentes. Cela semble une évidence. C'est ainsi que font la plupart des personnes qui affirment faire de la veille (et auxquelles je pose la question suivante lors des entretiens de recrutement : "faites vous de la veille et si oui, comment ?".

Journal du Hacker

Je suis abonné via le fil RSS au Journal du Hacker (pas encore à la newsletter - Le Courrier du hacker : le point après (déjà) 5 numéros et les leçons retenues).

Là encore, je profite de la fonctionnalité de moteur de recherche incluse sur le site et je fais une recherche par mots clefs, que je trie par date. Cela me permet de retrouver des liens vers différents billets de blog au sein desquels le sujet d'intérêt a été abordé. Et je profite donc du présent billet pour remercier tous les membres de la communauté qui prennent le temps de saisir des articles d'intérêt et d'ajouter des tags pertinents.

Attention toutefois : le Journal du Hacker ne référencie (par choix éditorial, cf https://www.journalduhacker.net/about) que des articles en langue française, et exclue donc de facto toute la richesse du monde anglophone (dont on pourra profiter via les moteurs de recherche).

Rq : les articles les plus pertinents des gros blogs et sites comme Linuxfr.org sont généralement ajoutés dans le journal du Hacker, cela me fait gagner un temps certain en n'ayant pas à chercher sur ces sites (vu que si un article correspond à ma thématique d'intérêt, il ressortira dans le résultat de recherche du Journal du Hacker).

Slideshare

Slideshare est le site où l'on retrouve bon nombre de supports divers et variés de présentation, de conférences... Là encore, le site dispose d'un moteur de recherche interne, je fais une recherche par mots clefs. Et je peux ainsi retrouver des supports qui me permettent d'avoir des retour d'expériences, des états des lieux, des introductions sur différents sujets d'intérêts.

Là encore, la date est importante, ainsi que le numéro de version pour les logiciels présentés (il faut bien avoir en tête quelle est la dernière version d'un logiciel avant d'étudier 80 slides sur une API d'un logiciel qui est désormais dépréciée avec la dernière version en date...)

Youtube

Complémentaire de Slideshare, YouTube permet d'avoir les conférences et le discours autour du support mais aussi de trouver des tutoriels, des vidéos de démonstration et de fonctionnement des logiciels. YouTube étant le site incontournable pour la vidéo, la mode étant à ne plus faire de l'écrit mais des vidéos, YouTube peut être une bonne source pour avoir un aperçu d'un sujet (par chance les logiciels sont un sujet moins polémique et moins soumis à controverse que d'autres, mais il ne faut toutefois pas en oublier son esprit critique).

Les réseaux sociaux

Il m'arrive également de poser une question précise et ciblée, généralement en anglais pour faciliter la visibilité (les personnes susceptibles de répondre techniquement sachant l'anglais, même dans le cercle francophone). Là encore, je regarde qui me répond (est-ce une personne que je connais, de confiance ou un expert du sujet qui intervient suite à la diffusion au sein du réseau social de mon message).

Faire appel à sa mémoire

Je fais également appel à mémoire. J'essaie de me rappeler si je n'ai pas récemment lu ou passé tel ou tel sujet sur tel ou tel site que je suis (et je recherche dans mon Shaarli), si je ne connais pas une personne spécialiste de la dite technologie et avec laquelle je serai en relation via les réseaux sociaux (je lui demande alors quelques conseils et ressources pour bien démarrer sur le sujet).

Autres

Je pourrais également chercher sur des sites comme Medium ou autre, mais je pars du principe que si l'information se trouve sur ces derniers et est accessible librement, elle aura été référencée et donc trouvée via l'astuce du moteur de recherche.

Conclusion

N'hésitez pas vous aussi à partager en commentaire vos astuces pour faire votre veille sur le logiciel libre, je suis preneur d'autres astuces qui pourraient m'aider à être encore plus efficace sur le sujet, lifehacking oblige.

Le blog kanjian.fr

Dans ce billet je souhaiterai mettre en avant le blog https://www.kanjian.fr/

Alexandre J. Blog sur la sécurité informatique et la sensibilisation des TPE/PME

Sa propre présentation en dit un peu plus

Expert en sécurité web

Une casquette que j'ai toujours, car j'interviens en licence à l'université Jules Vernes qui se trouve à Saint-Quentin dans l'Aisne. J'oriente mon cours sur la sécurité des applications web, mais comme j'aime le dire sur ce qui entoure cette sécurité. "La sécurité est un tout" pour me citer. Grosse passion, mais aussi fonction indispensable au final dans nos métiers.

Découvert via le journal du Hacker, parle de différents sujets qui m'intérese et je suis donc abonné pour suivre les prochaines parutions, qui se font de façon régulière en dehors de la pause estivale de l'été. Comme tout bon site qui se respecte, celui-ci met à disposisition un fil RSS https://www.kanjian.fr/feed (Et pour les autres il y a RSS-Bridge.

A lire et pour se donner une idée du contenu du site, je vous recommande son billet Comment préparer son PC pour la Nuit du Hack.

Quelques trucs sympa avec SSH

Le fichier config

Pour éviter les attaques par défaut sur le port 22 pour SSH, il est courant de changer de port. Du coup, il faut lancer ssh avec l'option -p. Exemple

ssh -p 1234 moi@monserveur.org

De plus, l'utilisateur que l'on veut utiliser peut être un utilisateur différent de la session courante. On peut aussi vouloir renommer le nom du serveur pour simplifier

Pour simpifier tout ça, il y a le fichier config qui se trouve /.ssh/config

Extrait du fichie ~/.ssh/config

###################################
# PERSO #
###################################
host cloud
User moi
hostname cloud.monserveur.org
Port 1234
IdentityFile /home/genma/.ssh/SSHKey

Et du coup la commande ci-dessus

ssh -p 1234 moi@monserveur.org

deviendra

ssh moi@cloud

Avoir une bannière personnalisé à la connexion ssh

Quand je suis connecté, j'aime bien avoir une petite personnalisation du genre :

genma@PC~$ ssh genma@cloud.monserveur.org
.____________.
MM. .MM | |
"MM._______.MM" | Le cloud |
/ \ | de Genma |
/ dMMb dMMb \ | |
/ dM"""Mb dM"""Mb \ |____________|
| MMMMM"/O\"MMMMM | ||o
| "MMM"/ \"MMM" | .dMMM 8
| dMMMMMMMM
\ \ / dMMMMMMMP
AMMMMMMMMM\_____/MMMMMMMMMMMM"
Enter passphrase for key '/home/genma/.ssh/SSHKey':

Pour celà, j'ai créé (repris en l'adaptant un peu) un dessin en ASCII art. Il faut ensuite créer un fichier

/etc/banner

qui contient l'ASCII art dedans. Et aux connexions SSH suivantes, ce dessin apparaîtra.

Recevoir un SMS - Freemobile à la connexion SSH

J'avais rédigé un tutoriel SSH Notification par SMS Freemobile à la connexion expliquant d'être notifié par sms lors de toutes initialisation d'une connexion sftp ou ssh quand on est un utilisateur Freemobile. Je vous renvoie donc vers cette astuce.

Avoir un prompt coloré

Pour avoir un prompt (invite de commande) coloré et savoir de suite, visuellement, sans avoir à lire sur quel machine je suis (je met du vert, du bleu, du violet) ou si je suis en root (je met alors du rouge), j'utilise la technique du prompt coloré que j'avais décrite ici : Prompt coloré pour son shell

Billet d’humeur – Quoi, les Kindle ne lisent pas le format Epub ?

C'est au détour de l'écoute d'une émission que j'ai prise conscience d'une chose, qui a suscité mon étonnement, mené à une recherche et conduit à la rédaction du présent article : Les liseuses Kindle ne peuvent pas lire le format Epub.

Pour rappel, l'EPUB (acronyme de « electronic publication », « publication électronique » en français, parfois typographié « ePub », « EPub » ou « epub ») est un format ouvert standardisé pour les livres numériques, proposé par l'IDPF. Il est fondé sur le XML. Les fichiers ont l'extension .epub. Le format ePub est un format de publication souvent utilisé par les livres électroniques et supporté par la plupart des liseuses, à l'exception du Kindle d'Amazon.

Ce qui est confirmé par Le Kindle lit les documents électroniques au format propriétaire d'Amazon AZW (et KF8 pour les dernières), il prend en charge le format TXT, ainsi que le format audio MP3 et le format livre-audio de la société Audible.com mais pas le format EPUB supporté par de nombreuses autres liseuses. Source

La plupart des liseuses (Kobo par la Fnac, Sony Reader et bien évidemment celles de la gamme Bookeen sont compatibles avec ce format. La plupart car les modèles de liseuse produit par Amazon, à savoir la gamme Kindle, ne lisent pas ce format. Une conversion via le logiciel Calibre (le logiciel libre de référence pour la gestion de sa collection de livres électroniques, leurs transferts sur une liseuse...) est nécessaire. Du coup, tous les possesseurs de liseuse Amazon ne peuvent lire aucun livre libre, comme ceux qui sont mis à disposition sur le site de Framabook, ou encore tous les livres élevés (non pas tombés, élevés, voir à ce sujet l'article de Stéphane Bortzemeyer) dans le domaine public et disponibles sur le site Gutemberg.org.

Que toutes les liseuses ne lisent pas des livres numériques pour cause de système de protection comme des DRM, je comprends sans soucis. Mais qu'une liseuse ne puisse pas lire un format libre et ouvert... De là à penser qu'il s'agit d'une volonté d'Amazon pour que les possesseurs de Kindle ne s'alimentent en livre qu'en achetant sur sa plateforme, il n'y a qu'un pas que je franchie sans soucis. A chacun d'en penser ce qu'il voudra. Mais je conclurai ce billet à la non-objectivité assumé, l'anecdote de la suppression à distance des livres 1984 de George Orwell des liseuses Kindle Le site a fait disparaître des livres électroniques Kindle de ses clients deux ouvrages de George Orwell pour lesquels il ne bénéficiait pas des droits de reproduction. Source Le Monde.

Enfin, l'un des 2 de GAFAM, c'est Amazon. Et non pas parce qu'Amazon vend des livres, et tout ce que l'on peut imaginer en e-commerce... Mais parce qu'il est un des fournisseurs de service de cloud les plus avancés actuellement... Mais c'est là un tout autre sujet qui sort du contexte de ce billet d'humeur...

Appel à soutiens pour l’Openhackademy

Celles et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont vu passer l'information : LINAGORA ouvre son centre de formation Open Source dans le cadre de la Grande École du Numérique en novembre 2017. Toutes les informations sont sur le site mais en quelques mots, c'est 6 mois de formation à travers deux parcours Développeur web ou Administrateur système et réseaux, suivi de 2 mois de stage. Toutes les informations sont sur https://openhackademy.com/faq/, je ne détaillerai pas ici.

Ce sur quoi je souhaite attirer l'attention, ce sont les éléments suivant indiqués dans la FAQ, le recrutement se dirige au minimum :
- à 50% vers des jeunes de moins de 26 ans éloignés de l'emploi et de la formation
- à 30% vers les quartiers cibles prioritaires de la politique de la ville (QPV)
- à 30% vers les femmes, trop souvent très minoritaires dans les métiers du numérique

Et à pour objectif de :
- Favoriser l'insertion professionnelle de personnes éloignées de l'emploi
- Répondre aux besoins des entreprises locales
- Capitaliser sur des technologies numériques clés

Je soutiens VRAIMENT ce projet. Ce n'est parce que c'est une initiative issue de mon entreprise. Ce blog est mon espace d'expression personnel. Si je soutiens ce projet, c'est que de part mon parcours, je suis autodidacte, je suis biologiste de formation et l'informatique a été une reconversion pour moi, possible grâce au logiciel libre. J'ai appris pendant des années via le logiciel libre jusqu'à trouver le poste qui me corresponde, chez LINAGORA. A mon tour, je vais pouvoir transmettre, je serai un des profs de la formation Administrateur système et réseaux. Cela me prendra du temps (compté dans mon temps de travail), en plus de tout ce que j'ai déjà à faire et gérer au quotidien (je suis architecte et chef de l'équipe intégration...) mais c'est un choix personnel et volontaire. Je veux participer à cette aventure, je veux, à mon échelle et mon modeste niveau, soutenir cette initiative en laquelle je crois. Je participerai à transmettre, former des personnes aux logiciels libres pour les aider à avoir un débouché professionnel et ça, c'est important pour moi. Je pense que ces quelques lignes le montrent.

Je profite donc de la petite visibilité que j'ai pour lancer un appel : Si vous connaissez des entreprises qui pourraient être partenaires susceptibles de proposer des stages et des emplois pour les personnes qui suivront la formation, contactez directement l'Openhackademy. On a besoin de vous. MERCI.

- https://openhackademy.com/
- https://twitter.com/OpenHackademy

Documentation Centreon en epub, crash avec la liseuse Bookeen

Centreon est une solution de supervision des applications, systèmes et réseaux, basé sur les concepts de Nagios. Le cœur de Centreon est Open Source, distribué sous licence GPL v2 et gratuit. Des modules complémentaires à valeur ajoutée payants sont distribués par l'éditeur. Des modules complémentaires gratuits et open sources sont développés par des contributeurs sur GitHub.

Il n'existe pas, à ma connaissance, de livre aussi récent et complet que la documentation actuelle disponible ici https://documentation-fr.centreon.com (Saluons le très gros travail fait par les équipes de Centreon ) et pour moi le site Web est la référence. La documentation en français est très riche (tout est complètement traduit ou très probablement). Un service que je trouve intéressant est la mise à disposition de cette documentation au format epub et pdf.

J'ai donc récupéré ces fichiers et les ai mis sur ma liseuse Bookeen. Le soucis est que quelque soit l'epub, que ce soit la documentation complète ou la documentation chapitrée (une thématique par epub et des documents plus petits, la taille du fichier n'est donc pas le soucis), le document commence à s'ouvrir, j'ai un message "Ouverture en cours" et ensuite "Une erreur inattendue s'est produite lors de l'accès à Documentation Centreon.epub. Le document va maintenant être ignoré. Pour l'ouvrir à nouveau, parcourir la Bibliothèque en mode dossier". Quand l'appareil est mis en veille, la couverture utilisée est bien celle de l'epub Centreon. Mais l'epub n'est pas lisible.

J'ai tenté une transformation du epub en pdf via Calibre même effet. Alors que ces mêmes fichiers sont lisibles sans soucis dans Calibre et le logiciel de lecture intégré dans l'application.

La documentation source est très probablement mal formaté... En effet, des recherches montre qu'une version ultérieure du firmware d'un autre modèle de liseuse avait dans son changelog le fait de corriger un crash de la liseuse sur certains epubs mal-formatés. Il est très probable que ce soit la même chose dans mon cas.

J'ai envoyé un message Twitter en mentionnant Centreon et Bookeen (avec qui j'ai régulièrement des interactions via ce moyen), j'espère que les community managers gérant ces comptes sauront m'apporter une réponse.

De même si vous avez une solution ou des livres ou documentation sur Centreon à me conseiller (l'anglais ne me pose pas de soucis) je suis preneur. Merci à vous.

Scan2Epub.sh où comment lire des Scantrad en Epub

Scantrad

Un scanlation, parfois aussi nommé scanslation, scantrad ou mangascan, fait référence à un manga qui a été numérisé (scanné) et traduit par des fans depuis sa langue originale (habituellement le japonais ou le coréen) vers une autre. Définition.

Dit autrement, le scantrad est au manga ce que les fansub sont aux anime.

Mon besoin

Comme je l'évoquais dans mes articles Liseuse Booken et BD, Comics, Manga et Ma liseuse Bookeen et les mangas, il m'arrive de lire des versions scannées (les fameux scantrad) de manga que je possède en version papier ou non publié en France.

Jusqu'à présent, je copiais les dossiers contenant les images sur la liseuse Bookeen. Inconvénient, ce sont des images et donc, quand la liseuse se met en pause, on perd là où on est. Si on lit un epub, et qu'on retourne dans le dossier image, on recommence depuis la première image, c'est tout sauf pratique.

La solution que je voyais et que j'avais en projet depuis longtemps et de générer des epubs regroupant ces images dans un seul et même epub.

Framablog et l'interview de Nylnook

Sur le Framablog, il y a une l'interview de Nylnook, le gentil lutin écolo-dessinateur, dans laquelle Nylnook parle de tout son processus de création de bandes-dessinées, jusqu'à la généreration automatisée de bandes-dessinées au format électronique, en les exportant sous différents formats. Pour ça, il a fait un tutoriel long et complet : Faire une BD de A à Z avec des logiciels libres. Pour l'export en différent format, il a fait un script très complet et contient pas mal de choses. Et surtout ça m'a donné l'astuce sur comment faire des epub facilement ! Donc un grand merci à Nylnook pour ça.

La réponse à mon besoin - Scan2Epub.sh

Prérequis
- Connaitre le shell ;)
- Avoir Calibre d'installer (le logiciel qui permet de gérer sa bibliothèque d'epub mais aussi de faire des conversions)

J'ai donc extrait le bout de code (la méthode) du script et je l'ai rapidement adapté à ce voulais faire / à mes besoins et voilà ce que ça donne.

J'ai un dossier Ranma qui contient l'arborescence suivante

Ranma
├── Volume1
│ ├── Chapitre1
│ │ ├── Ranma_1-2_001-001-000-cover.jpg
│ │ ├── Ranma_1-2_001-001-001.png
│ │ ├── Ranma_1-2_001-001-002.png
│ │ ├── ...
│ ├── Chapitre2
│ ├── Chapitre3
│ └── ...
├── Volume2
│ ├── Chapitre1
│ └── ...
└── ...

C'est un dossier avec des sous-dossiers contenant donc les fameux scans du manga Ranma.

Remarque les fichiers ont une nomenclature particulière à savoir Ranma_1-2_NumeroDuVolume-NumeroDuChapitre-NumeroDePage.png Exemple Ranma_1-2_001-001-002.png

J'ai crée un script rapidement en m'inspirant de celui de Nylnook :

#!/bin/bash

# Scan2Epub.sh

creator="Rumiko Takahashi"
title="Ranma 1/2"
ebookIsbn="123456789"
pubDate=`date`
language="Japonais"
tags="Manga, Ranma, Takahashi"
description="Manga de Ranma 1/2"

function convertToeBooks {
for Volume in `ls $path`
do
nomManga=`echo Ranma_1_2_$Volume`
echo "nomManga :" $nomManga
# On met le numéro de volume en numéro de série, sinon on a des conflits dans Calibre à l'import
# des volumes dans la bilbliothèque
series=`echo $Volume |cut -c7-7`
seriesindex=`echo $Volume |cut -c7-7`
# On récupère le fichier de couverture dans le dossier Chapitre 1
# Exemple de nom de couverture : Ranma_1-2_001-001-000-cover.jpg
cover=`find -name *cover.jpg | grep \$Volume`
cd ./Ranma/$Volume
zip ../$nomManga.cbz `find -name *.png |sort`
cd ../..
# La fonction ebook-convert fait partie de Calibre
ebook-convert ./Ranma/$nomManga.cbz ./Ranma/$nomManga.epub \
--authors "$creator" \
--publisher "$creator" \
--title "$title" \
--isbn "$ebookIsbn" \
--pubdate "$pubDate" \
--language "$language" \
--series "$series" \
--series-index "$seriesindex" \
--tags "$tags" \
--comments "$description" \
--no-default-epub-cover --dont-grayscale --dont-normalize \
--keep-aspect-ratio --output-profile tablet --no-process \
--disable-trim --dont-add-comic-pages-to-toc --wide --extra-css "img{width:100%}" \
--cover $cover \
--no-svg-cover --remove-first-image
done
}
# Appel de la méthode
convertToeBooks

Ca mouline un peu, ça sollicite pas mal le processeur pendant une dizaine de secondes et on a alors dans le dossier Ranma

└── Ranma
├── Ranma_1_2_Volume1.cbz
├── Ranma_1_2_Volume1.epub
├── Ranma_1_2_Volume2.cbz
├── Ranma_1_2_Volume2.epub
├── ...

Les fichiers .cbz sont des zip contenant les images, un vieux format utilisé à l'époque pour lire des bandes dessinées électroniques. Mais surtout, je retrouve des fichiers .epub ! Chaque fichier comme Ranma_1_2_Volume1.epub est à transférer ensuite sur la liseuse et est lisible comme un Ebook, avec temps de lecture, reprise à la bonne page etc. J'ai donc réussi mon mini-projet :)

Amélioration et v2

Quand je lance le script, le processus utilise un seul coeur, mais à 100% pendant quelques minutes, ce qui amène le ventilateur à tourner et faire du bruuit. J'ai un SSD, l'écriture disque n'est pas un facteur limitant, le processeur est un corei5, j'ai de la RAM. Donc je pourrais optimiser tout ça.

Le plus simple est de lancer 4 processus en paralèlle. Ma première idée est de faire un truc du genre

début de la boucle
appelDeFonction(i) &
appelDeFonction(i+1) &
appelDeFonction(i+2) &
appelDeFonction(i+3) &
retour en haut de la boucle

Ca commence à faire compliquer pour un simple script Shell, je pense que je vais repartir de Zéro et probablement faire ça via du Python pour avoir un language plus évolué.

Sinon, en autre fonctionnalité, il faudra que je rajoute la ligne qui va bien qui permettra, une fois les epub générés, d'en faire une copie automatique sur ma liseuse au montage de celle-ci.

Le Cecil et son guide de survie des aventuriers d’Internet

Comme vous le savez, je donne assez régulièrement des conférences sur l'hygiène numérique en utilisant comme support mon Guide d'Hygiène numérique version 2016. J'ai également fait une conférence De l'importance de l'éducation populaire au numérique, (que j'ai donné à Lyon, l'Ubuntu party de mai 2016, PSES2016, Toulouse) sur comment parler au grand public, en complément de ce guide d'hygiène numérique (et sur comment l'exploiter).

Lors de PSES 2017, j'ai rencontré des membres du Cecil - Centre d'Études sur la Citoyenneté, l'Informatisation et les Libertés. Le Cecil a édité un guide que j'ai pu feuilleté sur place, initulé le Guide de survie des aventuriers d'Internet. J'ai trouvé ce guide fort bien fait, assez complet et assez proche des connaissances et messages que je souhaite faire passer via mon partage de connaissances sur l'hygiène numérique. Je ne peux donc que conseiller de se procurrer ce guide.

Le Centre d'Études sur la Citoyenneté, l'Informatisation et les Libertés (Le CECIL) vise à donner une assise solide et permanente à l'étude critique de l'informatisation de la société et aux interventions citoyennes dans ce domaine.

Il est régulièrement amené à évolué et mis à jour, comme le dit Sylvain Steer, chargé de mission du CECIL (Centre d'Étude sur la Citoyenneté, l'Informatisation et les Libertés) et principal contributeur du contenu du Guide dans sa réponse aux questions pour une interview de Framasoft - Un guide pour les libérer tous.

A noter que le Cecil a aussi mis en place un certain nombre de fiches pratiques sur différents sujets, disponible ici.

Réflexions sur le fait d’installer une application depuis Github

De plus en plus de logiciels sont mis à disposition sur Github et disponible à l'installation à partir d'un simple téléchargement ou git clone sur sa machine du code source depuis le dépôt Github. C'est une solution de facilité qui marche généralement bien (parfois il faut faire quelques commandes en plus, dans le cas d'une utilisation d'un système comme npm, node ou autre).

Les applications Yunohost

C'est le cas par exemple des applications packagées pour Yunohost. Le package se trouve sur Github, on indique le chemin du dépôt comme source d'installation et la moulinette (l'outil interne de Yunohost) fait son travail. Le package ne fait que rajouter des scripts shell et de configuration permettant l'installation et la mise à jour de l'application, l'application en elle-même étant récupérée depuis le site officiel de l'application. C'est donc bel et bien la même application qui est installé de la même façon que si on l'avait fait soi-même.

C'est quoi le soucis ?

Avant je trouvais déjà lourd le fait d'embarquer toutes les traductions d'un logiciel. Certe ce n'est pas bien lourd, surtout à l'heure actuelle où le tera-octet de disque est devenue monnaie-courante (et je ne parle pas de la quantité de RAM, il est loin le temps où l'on pouvait penser "640K ought to be enough for anybody.").

Mais désormais, avec les framework de développement, une simple application web peut faire des dizaines de méga octets. Et surtout, on a tous les fichiers de tests unitaires de l'application. Des tas de fichiers dont je n'aurai pas l'usage.

On a donc d'un côté l'application, assez lourde, et à côté, les test unitaires, la documentation et des tas d'autres fichiers qui ne servent pas et qui potentiellement peuvent contenir des failles de sécurité. Je ne suis pas assez pointu dans le domaine pour savoir si c'est quelque chose qui peut réellement poser problème (en théorie oui, plus il y a de fichiers et plus on multiplie les chances qu'il y ait une faille exploitable. Un peu comme ajouter des tas de plugin divers et variés dans un Wordpress par exemple... - On est vendredi quand je rédige ce billet).

Ce que j'aimerais ?

Il faudrait deux mode :
- un mode développeur pour lequel on a tout le code source, les jeux de tests, la documentation etc.
- un mode production permettant d'avoir les fichiers de configuration, les fichiers utiles à l'application et seulement eux.

Simple non ?

Conclusion

La prochaine fois, on parlera peut être des applications proposées uniquement sous la forme de conteneur Docker ou d'un autre sujet ;)