Et dire que je me plaignais récemment de mordant de l’actualité linuxienne…

Il faut le dire, depuis plusieurs semaines, l’actualité linuxienne était d’une platitude et d’un manque d’intérêt proche de celui de l’intrigue du 10000e épisode du soap opera « Les Feux de l’Amour » (épisode diffusé le 27 septembre 2012, la série ayant été lancée le 26 mars 1973 et toujours en tournage au moment où j’écris cet article, soit 44 ans plus tard).

Bref, vous voyez un peu l’ambiance… 🙂

Vous connaissez le proverbe : « Il faut se méfier de l’eau qui dort » ? La semaine qui vient de s’écouler vient de le prouver. Depuis le lundi 22 mai 2017, il y a eu trois annonces qui m’ont fait comprendre que les affaires recommençaient.

Commençons par la descendante de la distribution du célèbre magicien de comics, j’ai nommé la Mageia. Après des péripéties sur lesquelles je ne reviendrai pas, l’équipe a fini par accoucher de la release candidate de sa version 6… Comme je l’avais précisé dans mon billet du jeudi de l’Ascension, il venait de geler en Enfer. Depuis, les notes de publication sont disponibles en français.

Tant mieux pour elle, mais je dois préciser ceci : vu qu’elle n’est à la base d’aucune dérivée, quand elle disparaitra – car aucune distribution n’est éternelle – l’impact sera limité. Il y aura bien entendu les personnes qui l’utilisent qui se retrouveront le bec dans l’eau.

Il faut savoir connaître les limites de son influence. Bien sûr, cela me ferait mal de voir disparaître une distribution historique dont les origines remontent à 1998… Mais comme disait Georges Clemenceau : « Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés. »

La disparition de la Debian GNU/Linux ou encore de la Red Hat sera quand même plus douloureuse quand elle arrivera, non ?

Nous arrivons donc à la sortie de la Devuan GNU+Linux 1.0. Oui, le fork technico-rageux de la Debian GNU/Linux est enfin disponible dans sa première version stable. Faire un fork pour un des éléments les moins visibles d’un système d’exploitation avec le noyau lui-même, pourquoi pas…

Donc, la Devuan GNU+Linux 1.0 est sortie. Developpée depuis novembre 2014 (soit 2 ans et demi), elle pointe enfin le bout de son nez.

Pour compenser la sortie plus que tardive du projet, le projet annonce que ce sera une version LTS. Pourquoi pas ? Mais je pense qu’annoncer la sortie d’une première version finale à quelques semaines ou quelques mois de la sortie de la version majeure suivante de sa source, c’est un brin tardif.

Je comprends que des personnes par idéologie conchient systemd jusqu’à la quinzième génération de sa descendance. Chacun ses plaisirs après tout. « Peu importe que le chat soit blanc ou noir. Tant qu’il attrappe les souris, c’est un bon chat. » (Deng Xiao Ping)

Une phrase m’a fait tiquer dans l’annonce du projet Devuan.

[…]Our team will participate in providing patches, security updates, and release upgrades beyond the planned lifespan of Debian Jessie.[…]

Traduction rapide ?

[…]Notre équipe participera à la fourniture de correctifs, aux mises à jour de sécurité et à la mise à jour des mises à jour au-delà de la durée prévue de Debian Jessie.[…]

Il est vrai que sortir un fork pour uniquement remplacer le système d’initialisation et mettre deux ans à le faire, ça laisse dubitatif sur la taille de l’équipe de développement et sa disponibilité. Je ne demande qu’à y croire, mais je suis comme l’apôtre Thomas, je ne crois que ce que je vois.

Ce qui m’amène au dernier point, en relation avec l’annonce de la Devuan Jessie. Debian GNU/Linux, l’honorable ancêtre née en 1993, vient d’annoncer qu’une date de sortie prévisionnelle pour la Debian GNU/Linux 9 (alias Stretch) est prévue pour… le 17 juin 2017 !

Pour résumer l’annonce de l’équipe Debian :

  1. 3 juin 2017, dernière limite : les bugs restants marqués comme bloquants seront ignorés ou enlevés de la liste.
  2. 9 juin 2017 : la branche testing de Debian est gelé, et les correctifs ne passeront qu’au compte goutte.

Je sais très bien que les utilisateurs de Debian GNU/Linux ne sont pas des morfales qui se jettent sur la nouvelle version majeure stable dès sa sortie, et qu’attendre la sortie de la version x.1 est une bonne idée.

Cependant, cette annonce donne un sacré coup de pied dans les roustons du projet Devuan… Donc, en gros, la Devuan aura été à jour sur le plan de la version dite « stable » durant… moins d’un mois !

Autant dire que l’annonce de la deuxième bêta de la DFLinux « 2 » par Arpinux et sa fine équipe interpelle de plus en plus ma curiosité 🙂

J’attends donc de voir ce que la semaine du 29 mai 2017 va nous envoyer dans la tronche 🙂

« The Machine and the Beast » d’Alwaid : un bon deuxième album… Ça fait plaisir.

J’avais connu le groupe lillois Alwaid – consommons national pour une fois 🙂 – avec leur premier album « Lacus Somnorium ». J’en avais parlé en avril 2015.

Après avoir sorti leur deuxième LP le 13 mai 2017, j’ai pu enfin télécharger la version numérique étant un des financeurs sur Ulule. J’espère que le groupe proposera bientôt l’écoute de leur deuxième album sur leur page bandcamp. Je modifierai l’article en conséquence.

L’album est constitué d’une dizaine de pistes, 11 si on sépare l’introduction et la première « Amphisbeana ». L’album dure un peu plus de 56 minutes. Donc, ce sont des pistes d’une bonne durée.

Dès la première courte piste, on sent que l’on va avoir du lourd à se mettre dans les esgourdes ou si vous préférez vos cages à miel… C’est confirmé avec les pistes « Amphisbeana », « When Giants Wake » ou encore « Monsters by Gaslight » On a du metal symphonique dans ses canons les plus classiques. Après le sommeil dans leur premier album, le deuxième s’attaque à la vue de la civilisation par le groupe.

Entre le chant clair féminin et le chant guttural qui s’invite de temps à autre, ça décoiffe. L’ambiance est lourde, comme sur la piste « The Whale » ou encore « The Lord of Cities ». Mais qui a dit que le metal était une musique légère ? 🙂

Comme le groupe l’avait annoncé dans le descriptif de la page de financement sur Ulule, le côté symphonique est poussé dans ses retranchements avec la présence de chants lyrique sur de nombreuses pistes. Ou encore en introduction comme pour « Sang Noir » qui est un de celles qui m’a accroché le plus l’oreille à la première écoute.

Vous voulez la ballade de l’album metal ? C’est « So the Song Went (Silent o’Moyle) » avec une introduction qui prévient que ce sera copieux par la suite… La piste qui suit « Idle Riddles and Rhymes » pourrait aussi être qualifier de ballade, même si du chant guttural s’invite aux deux tiers de la piste. On dit jamais deux sans trois ? La piste « Fractalized », avant-dernière de l’album continue à proposer un côté plus léger à l’album. Une respiration bienvenue après des pistes qui ont été pas franchement légères.

Ce n’est au final que reculer pour mieux sauter avec l’ultime piste « The call of the Wild » qui termine l’album dans un sacré feu d’artifice…

On sent que le groupe a voulu dépasser les limites égratignées dans leur premier opus… Et c’est réussi. Le deuxième album est toujours le plus dur à faire. Ça fait plaisir d’avoir un groupe qui réussit à passer cet écueil avec succès.

Les projets un peu fous du logiciel libre, épisode 11 : Stone Soup, le GNU/Emacs des rogue-like…

S’il y a un type de jeu que j’aime bien pour tuer une heure ou deux, ce sont les rogue-like. J’en avais déjà parlé dans l’épisode 14 de la série « Vieux Geek » en juin 2013.

Il y en a un que j’ai connu récemment et qui fait monter le niveau en flèche. C’est le projet Stone-Soup, la continuation libre du projet Dungeon Crawl jadis développé par Linley Henzell et son équipe entre 1997 et 2005. Le projet battant de l’aile, le code est repris et est publié sous licence GPL v2.

Comme tous les rogue-like classique, on joue le rôle d’un aventurier qui doit descendre dans des niveaux mal fréquentés. Ici, on doit descendre jusqu’au 15e sous-sol, retrouver 3 des 15 runes de Zot, ainis que l’orbe de Zot et s’en sortir vivant.

Cependant, ici, on est en face d’un jeu des plus fouillés. Même si la version 0.20.0 est sorti le 25 mai 2017, le jeu est des plus complets.

Il y a environ 26 races différentes, 24 professions différentes (toutes n’étant pas accessibles à toutes les races), plus de 23 dieux à vénérer, sans oublier des sorts et des potions à foison.

Outre l’interface classique en mode texte, il y a aussi une version graphique avec des pavés pour rendre l’ensemble plus lisible. Si vous êtes sur Archlinux ou Manjaro Linux, je m’occupe de maintenant la dite version graphique sur AUR et pour les curieux, j’ai aussi rajouté la version de développement du jeu. Toujours sur AUR.

Mais le jeu n’est pas uniquement disponible pour les unix comme linux, mais aussi pour MS-Windows et Mac. Pour les fans de jeu en ligne, ça existe aussi. Seul point ennuyeux, le jeu est entièrement dans la langue de Shakespeare 🙁

Pourquoi ai-je parlé de GNU/Emacs dans le titre ? Simplement, c’est un clin d’oeil à l’éditeur de texte du projet GNU qui est tellement complet qu’une boutade courante est de dire que c’est un très bon système d’exploitation auquel il ne manque qu’un éditeur de texte 🙂

En vrac’ du pont de l’Ascension…

Étant donné que le pont du jeudi de l’Ascension commence tout juste, autant au profiter pour faire un court article 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon pont de l’Ascension !

Vieux geek, épisode 83 : Microsoft OS/2 1.30, le dernier effort collaboratif entre le papillon et Big Blue…

Avant de dire que j’ai fumé quelques substances illicites, il faut se souvenir de l’histoire mouvementé d’OS/2, qui survit de nos jours avec le projet Arca Noae.

1987 : Microsoft et IBM voyant que les limites du QDOS revampé par Microsoft en MS-DOS atteint ses limites, les deux entités se mettent au travail pour produire le successeur qui sera OS/2. Décembre 1987,OS/2 1.0 sort et n’est au final qu’une simple interface texte, même si le multitâche tant recherché par IBM et Microsoft est disponible.

Novembre 1988 : c’est la sortie d’OS/2 1.1 qui propose une interface graphique, Presentation Manager (qui a quelques ressemblances à ce que sera MS-Windows 3.0x en 1990)

Novembre 1989 : au tour d’OS/2 1.2, qui propose un système de fichier moderne, le HPFS, et dépasse la limite des 8+3 caractères pour les noms de fichiers.

1990 : des dissensions se font sentir entre les deux acteurs. MS-Windows 3.0 est sorti et son interface graphique proche de celle d’OS/2 fait du mal à IBM.

1991 : c’est la sortie d’OS/2 1.30.x, et la rupture est consommé entre les deux acteurs. Microsoft garde le code prévu pour OS/2 3.0 (qui deviendra MS-Windows NT comme évoqué dans ce billet vieux geek de février 2016), et IBM se lance à corps perdu dans le développement de sa version d’OS/2 2.0, qui contrairement à la génération 1.x sera 32 bits.

J’avais toujours eu envie de mettre la main sur la version Microsoftienne d’OS/2. En fouillant un peu, j’ai pu trouver quelques pépites : MS-OS/2 1.30.1 et des versions de MS-Word et MS-Excel pour OS/2.

Outre le fait que l’installation est particulièrement longue et laborieuse, il faut jouer au grille pain avec les diverses images de disquettes en serrant les fesses pour que tout aille jusqu’au bout.

L’écran de démarrage :

Le formatage de la partition :

Après une séance de jonglage avec les disquettes 🙂

L’installation de MS-Word… Rustique, non ?

Et celle de MS-Excel un peu plus agréable 🙂

Dans mes recherches, j’ai été infoutu de trouver des versions françaises des logiciels pour OS/2 🙁

Pour montrer les parentés visuelles, j’ai installé aussi une machine virtuelle avec un MS-Windows 3.0x, et des versions de MS-Word et MS-Excel dévolue à MS-Windows 3.0x…

Y a pas à dire, il y avait quand même des liens de parentés… Et dire que cela remonte à un quart de siècle déjà… Souvenirs, souvenirs 😀

Vieux geek, épisode 82 : une interface à la MS-Windows 95 pour MS-Windows 3.1x…

J’ai pratiqué MS-Windows 3.1x durant près d’un an, entre 1995 et 1996, le temps d’avoir un ordinateur suffisamment équipé pour lancer la révolutionnaire version de l’OS pour grand public.

Outre le fait que Microsoft vendait le fait que c’était un OS 32 bits (partiellement au moins), il y avait cette interface qui faisait réver par sa simplicité.

Après être passé sous MS-Windows 95, j’ai suivi d’un oeil distrait l’actualité de son prédécesseur, et courant 1997, j’ai appris l’existence d’un projet qui permettait de recopier l’apparence de MS-Windows 95 sans avoir besoin de casser sa tirelire pour s’équiper suffisamment. C’était le projet Calmira. Développé entre 1997 et 2008, il a connu une deuxième vie à partir 1999, en devenant Calmira II. L’ultime version, utilisé pour la suite de l’article, c’est la 3.31 que que j’ai récupéré sur le site officiel.

Pour avoir quelque chose de consistant à me mettre sous la souris, j’ai pris une base MS-DOS 6.22, rajouté dessus MS-Windows 3.11, le support TCP/IP 32 bits pour MS-Windows 3.11, Win32s (pour avoir FreeCell) et Internet Explorer 5.0, dont j’ai déjà parlé dans un billet de début février 2016.

J’ai fait ensuite chauffé mon ami Simple Screen Recorder pour montrer l’installation et la configuration de Calmira II.

Même si le site est toujours en ligne, il serait étonnant que l’outil soit encore très utilisé. Mais, à part les fans de MS-Windows en 16 bits, je ne vois pas 🙂

Saluons néanmoins le tour de force technique derrière le projet qui a dû rendre pas mal de services à l’époque.

Mate Revenge : encore une fois, la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions ?

Je connaissais le projet OBRevenge, une base archlinux avec une session OpenBox prête à l’emploi. J’en ai parlé début novembre 2016. Ma conclusion à l’époque ?

Comment conclure ? Quand j’ai vu pour la première fois le site de cette distribution, je me suis dit : « Oh, non ! Par pitié ! Pas une nouvelle DGLFI qui sera morte d’ici six mois ! »

J’ai cependant dépassé ma première impression. Modulo le fait plus que casse-bonbon qu’il faut batailler avec la ligne de commandes pour finir la traduction du système installé, ici on a un projet qui est plus proche de l’utilisable que de la bête DGLFI.

L’outil de configuration maison est sympathique et surtout fonctionnel. Après, c’est comme tout, il ne faut pas en abuser. Et pour reprendre ce que disait feu la marque Compaq dans les années 1990 : « À suivre… »

Six mois sont passés depuis, et le projet continue son bonhomme de chemin. Dans le but d’élargir son audience, deux saveurs ont été rajoutées début mai 2017 : une avec Mate Desktop, l’autre avec KDE.

Je n’ai pas retrouvé l’annonce pour la saveur KDE cependant.

J’ai donc fait chauffer mon ami wget pour récupérer l’ISO de la saveur Mate Desktop.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://netcologne.dl.sourceforge.net/project/mate-revenge/materevenge-2017.05-x86_64.iso
–2017-05-20 10:11:51– https://netcologne.dl.sourceforge.net/project/mate-revenge/materevenge-2017.05-x86_64.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de netcologne.dl.sourceforge.net… 2001:4dd0:1234:6::5f, 78.35.24.46
Connexion à netcologne.dl.sourceforge.net|2001:4dd0:1234:6::5f|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1237876736 (1,2G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « materevenge-2017.05-x86_64.iso »

materevenge-2017.05 100%[===================>] 1,15G 3,16MB/s ds 6m 4s

2017-05-20 10:17:55 (3,25 MB/s) — « materevenge-2017.05-x86_64.iso » sauvegardé [1237876736/1237876736]

Puis, cela a été au tour de VirtualBox de faire de l’exercice.

Après un démarrage classique, on se retrouve pour la millionnième fois avec une présentation générale à la MacOS, en anglais, et surtout avec deux installateurs disponibles : le bon vieux Calamares dans sa version non-hybride, et l’installateur de la OBRevenge.

J’ai donc tenté le « Revenge Installer » pour lui laisser sa chance. Avant toute chose, j’ai configuré le clavier pour qu’il soit en français par la suite.

L’écran d’accueil de l’installateur nous indique que c’est une version 0.10 (que c’est rassurant !), que l’on peut utiliser le partitionnement automatique ou manuel. J’ai décidé de rester en mode automatisé pour tester l’outil dans les meilleures conditions 🙂

Après nous avoir demandé l’autorisation de trifouiller le disque et le partitionnement effectué, nous arrivons au choix de la locale à employer. C’est déjà gentil 🙂

Puis c’est au tour du clavier, et du fuseau horaire.

On continue avec le choix critique : on se base sur UTC (mono-démarrage) ou sur localtime (double démarrage avec MS-Windows) ?

On a droit aux classiques réglages par la suite : création du compte utilisateur, mot de passe utilisateur et root, ajout d’un gestionnaire de démarrage.

Le processus de copie des fichiers et de configuration du système ? Un peu plus de 7 minutes. Pas mal.

Au démarrage suivant, nous sommes accueillis par un premier bug : le lightdm est en anglais. Le script d’installation serait-il encore un peu vert ?

Une fois connecté, l’outil Welcome est affiché. Avant de lancer une quelconque opération, j’ai vérifié mon intuition : pas de fichier /etc/vconsole.conf, et un fichier /etc/locale.conf au contenu incorrect 🙁

Je me suis aussi aperçu que ma demande de prise en compte de la localisation fr_FR.UTF-8 n’avait pas été faite 🙁

Un petit locale-gen plus tard, tout allait mieux. Pourquoi n’ai-je pas utilisé Calamares pour l’installation ?

Pas grave, je modifie et créé les fichiers corrects, tout en conservant l’outil welcome lancé au démarrage pour l’utiliser à l’ouverture de la session suivante.

Cerise pourrie sur le gâteau ? La capture d’écran suivante est suffisamment parlante. Si vous n’avez pas compris, c’est simple : non prise en compte du fuseau horaire souhaité.

J’aurais bien aimé rapporter des bugs sur le github du projet, mais je n’ai trouvé aucun composant concernant l’installateur de l’ISO en saveur Mate Desktop 🙁

Au démarrage de la connexion suivante, 4 mises à jour me sont proposées, basée sur le dépot dédiée de la distribution. Et les autres dépôts, ils sont où ? Notons la présence de l’espiogiciel enrobé dans un navigateur internet, j’ai nommé Google Chrome.

Pour contourner le problème, j’ai fait effectuer un petit yaourt -Syyu. Et miracle, 115 mises à jour disponibles !

Lorsque je demande l’installation des mises à jour, j’ai droit à une annonce concernant Calamares ? Bref, le script d’installation est à fuir comme la peste.

Les mises à jour effectuées, j’ai relancé l’ensemble. Enfin, tout était en français. Et j’ai donc lancé l’enregistrement de la vidéo.

Comme vous avez pu le constater, c’est un projet qui me fait dire : « Bof, ouais, pourquoi pas. » Mais il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte : on peut faire aussi bien, sinon mieux avec une Archlinux installée à la main ou avec Arch-Anywhere, voire une Manjaro Mate.

Autre facteur, c’est la petitesse de l’équipe. Sans oublier qu’il y a au moins deux outils phares proposés en version obsolète : l’outil de gestion de programmes et le menu déroulant.

Bref, si avec la OBRevenge, on était encore dans le justifiable, ici, on est dans la DGLFI type, mais qui part d’une bonne intention. Dommage 🙁

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La DGLFI de la semaine : prenez la Manjaro Linux KDE, remplacez bash par zsh, réactivez le thème breeze, ajoutez un assistant de post-installation au premier démarrage, secouez-bien. Vous aurez la NuRunner Linux.
  • La réécriture de MS-Windows sous forme de logiciel libre, ReactOS vient de sortir une nouvelle version de stabilisation de sa branche 0.4. Au menu, la possibilité de lancer MS-Office 2010 ?! Plus d’informations sur les notes de publication.
  • Pour les amateurs d’interfaces castrées à la MacOS-X, je demande ElementaryOS 0.4.1.
  • Le projet OBRevenge propose désormais des saveurs avec Mate Desktop et KDE. Plus d’infos sur le site de la distribution en question.

Côté culture ?

Bonne week-end !

« Chascade » des bordelais d’Itzamna : que c’est bon le jazz fusion :)

D’accord. Je l’avoue. J’adore la musique – sauf les immondices commerciales qui emplissent les rayons comme les productions de… entrez votre artiste savonnette préféré ici – et donc, me plonger dans le jazz fusion comme je l’avais déjà fait dans l’article concernant les artistes de free jazz des Anti RubBer brAiN fAct0rY & HmAdchA était une évidence.

Fouillant dans les archives sans fond de bandcamp, je suis tombé sur le premier LP des bordelais d’Itzamna, « Chascade », sorti en octobre 2016.

Pour la faire simple : prenez une dose de jazz, une de math rock, une de progressif, une de metal, mettez le tout dans un shaker, et remuez bien avant de verser dans un verre à cocktail 🙂

Même si le côté progressif dans le sens piste ultra-longue ne se justifie que sur l’ultime piste, les autres pistes cochent les autres références.

Pour les pistes purement jazzy, je demande « Crippled Monk », « Shalam pt1 » principalement.

Le côté plus rock et rock progressif s’exprime dans des pistes comme « Chascade », « Duet » (avec une conclusion médiévale pour introduire « Je Vivoire Liement »), « Shalam pt2 », « Shalam pt3 ».

Il y a aussi les pistes plus intimes, comme « Goodbye Lili » qui fait penser à une composition des années 1970. Ou encore « Buakaw », avec son introduction à la guitare sèche, même si on sent une influence presque post-rock sur son milieu. Que dire de la sinistre piste « Nuées »…. Qu’elle fait passer des frissons dans le dos ?

Même si l’album est à 90% instrumental, il y a « Je Vivroie Liement » (basé sur un texte de Guillaume de Machaut, compositeur et poète du XIVe siècle) et des chants un peu contemporain sur « Red Dragon », avant-dernière piste de l’album.

C’est un album qui balaye tellement d’influence qu’il sera apprécié par les personnes aimant le jazz, comme par celles aimant le rock progressif ou pas. Quant à l’ultime piste, elle rajoutera une autre catégorie d’amateurs ou d’amatrices potentielles, mélangeant en presque 13 minutes toutes les influences développées auparavant 😀

Sacré tour de force de la part du quintet bordelais. Il me tarde d’avoir le digipack en main, vieux co…llectionneur de galettes que je suis 😀

Après avoir acheté l’album en version physique, j’ai apprécié les nombreuses notes sur chacune des pistes, via un fichier PDF qui reproduit le livret disponible. À vous d’écouter et de vous laisser emporter par l’album d’Itzamna. Du moins, je l’espère 🙂

Vieux geek, épisode 81 : MS Plus! pour MS-Windows 95…

Pour cet épisode de la série « Vieux Geek », j’ai eu envie de me replonger en 1995. C’est l’année où j’ai eu mon premier compatible PC, une grosse boite gris, avec un écran cathodique de 14 pouces (et de 14 kg aussi), avec un incroyable Cyrix 486DX2 à 66 Mhz royalement équipé de 400 Mo de disque, de 4 Mo de mémoire vive et c’était tout.

Le tout tournait tant bien que mal sous MS-Windows 3.1. Je le fis rapidement grimpé à 12 Mo de mémoire vive, lui rajoutant une carte son compatible Sound Blaster avec un CD-Rom 2x. Il était donc fin prêt mi-1996 pour accueillir le révolutionnaire MS-Windows 95.

Cependant, il faut le dire, pour révolutionnaire qu’il fût à l’époque, il n’était pas franchement esthétique, mais largement moins moche que les immondices icônes Numix. Faut pas pousser, non plus ! 😀

Pour améliorer l’ordinateur, Microsoft mit en vente une extension – un peu comme les DLC de nos jours – sous le nom de MS-Plus! pour MS-Windows 95.

Il y avait pas mal de bonnes choses : des thèmes pour se la jouer « pimp my ride », un jeu de flipper et surtout une énorme nouveauté : un des premiers navigateurs internet, l’ancestral MS-Internet Explorer 1.0… Internet Explorer 2.0 sortira en novembre 1995, et aussi avec la version dite OSR1 de MS-Windows 95. Ça ne rajeunit personne.

Quand on insérait le CD de MS-Plus! pour Windows 95, on avait un joli écran qui nous accueillait.

Un peu plus loin, si on demandait l’installation, on avait droit à l’internet jumpstart kit.

Il y avait aussi des outils qui seront inclus à MS-Windows 98, comme un outil pour automatiser des tâches, 12 thèmes complémentaires pour rester dans les principaux ajouts.

J’ai donc récupéré toutes les images ISO nécessaires à la réalisation d’une vidéo. Comme je l’ai précisé, pour avoir un affichage potable, j’ai du passer par Scitech Display Doctor 7, le pilote vbemp accumulant les écrans bleu de la mort 🙁

Malgré les aléas liés à un thème un brin capricieux, revoir le premier Internet Explorer en action, ça n’a pas de prix… J’avoue que le bonus de fin m’a arraché une larme ou deux… Et non, je ne précise pas ce que c’est. Mais il faut se souvenir qu’en 1995, MS-Windows 95 était le top du top côté système d’exploitation pour PC, et que le pack Plus! était la cerise sur le gâteau… 🙂

La distributio DF Linux « 2 » bêta 1 : ça donne quoi ?

C’est un article d’Olivyeahhh, et spécialement sa conclusion qui m’a inspiré en partie l’article qui suit.

J’vais quand même pas parler de la Devuan non?

Ayant décidé de me concentrer sur des projets utiles, je n’allais donc pas parler une nouvelle fois du fork technico-rageux de la Debian GNU/Linux. Non, il faut dire qu’une annonce récente d’Arpinux sur la framasphere* a été le deuxième facteur déclenchant.

J’ai donc été sur l’article sur l’annonce de cette avant-première d’une DFLinux « 2 » (je pense qu’Arpinux sera d’accord pour cette dénomination) car ma curiosité était piquée.

J’ai donc récupéré l’image ISO et je me suis dit : testons-la. Même si la version de la DF Linux basée sur la Debian GNU/Linux Jessie 8.8 est sortie récemment, et qu’on peut jouer avec les paquets rétroportés pour certains logiciels, la DFLinux « 1 » commence à faire sentir son âge.

J’ai donc fait chauffer mon ami VirtualBox pour avoir un premier aperçu de cette Debian GNU/Linux avec les outils simplificateurs développé par Arpinux et sa bande de joyeux drilles que constitue « 3hg ».

Au démarrage, on a le choix entre lancer l’image live ou l’installer.

Si on lance la version live, on a droit au choix du clavier et à une préversion encore rugueuse aux entournures du port des outils de la DF Linux. Il manque quelques liens, mais merde… On va se plaindre pour une première bêta basée sur une version presque finale de la Debian GNU/Linux Stretch ? 😉

J’ai donc décidé de relancer la machine virtuelle et d’installer la distribution « en dur » dans VirtualBox.

L’installateur est celui de la Debian en mode graphique… Autant dire du fonctionnel qui fait ce qu’on attend de lui. En 10 minutes, l’installation est pliée…

Au premier démarrage, après l’écran d’accueil, nous avons droit au message nous informant que depuis la sortie de l’image ISO, des mises à jour ont peut-être été rendues disponibles, et qu’il faut vérifier leurs présences.

Étonnamment, il n’y a rien eu à mettre à jour.

J’ai donc fait chauffer mon enregistreur de vidéo montrer cette première bêta de la DF Linux « 2 » en action 🙂

Oui, l’ensemble est encore rugueux par endroit, ne serait-ce que l’UEFI qui m’a fait une crasse monstrueuse. D’ailleurs, la liste des tâches à effectuer est assez copieuse. Mais je dois dire que pour une première étape de développement, c’est déjà plus que prometteur. Oui, la Debian GNU/Linux Stretch pointera / aura pointé le bout de ses tentacules – c’est la pieuvre de Toy Story 3 – en août ou septembre 2017.

Mais déjà voir une Debian GNU/Linux qui démarre en UEFI, c’est très plaisant 🙂

Je n’ai qu’une chose à dire : des versions de développement aussi abouties – ne serait-ce que sur le plan de la traduction – j’en demande tous les jours 🙂

La distribution Paldo GNU/Linux, elle devient quoi ?

Il y a des distributions GNU/Linux qui vivent leur bonhomme de chemin. Après l’annonce de la mort d’ApricityOS – qui m’a un brin surpris – le rideau étant tombé aux alentours du 7 mai 2017, laissant sur le carreau les personnes qui avaient mis leurs billes dans ce projet, j’ai eu envie de voir comment survivait une des distributions les plus atypiques sur laquelle j’ai pu mettre la souris, j’ai nommé la Paldo GNU/Linux.

La dernière fois que j’ai parlé de cette distribution dont le gestionnaire de paquets est écrit en mono, cela remonte à… mars 2014. Plus de 3 ans donc au moment où j’écris cet article.

Sur le site officiel, on apprend que la distribution existe toujours, qu’elle propose en date du 16 avril 2017 les logiciels suivants : Gnome 3.24.1, LibreOffice 5.3.1, Mozilla Firefox 52 et gcc 6.3… Rien que ça 🙂

J’ai donc récupéré l’ISO live pour faire mumuse avec dans une machine virtuelle.

La dernière image ISO stable date du 8 mai 2017 – j’écris l’article le 14 mai 2017 – donc autant que c’est du frais 🙂

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://www.paldo.org/paldo-live-cd-x86_64-stable.iso
–2017-05-14 19:14:54– http://www.paldo.org/paldo-live-cd-x86_64-stable.iso
Résolution de www.paldo.org… 138.201.121.252
Connexion à www.paldo.org|138.201.121.252|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 824180736 (786M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « paldo-live-cd-x86_64-stable.iso »

paldo-live-cd-x86_6 100%[===================>] 786,00M 355KB/s ds 24m 27s

2017-05-14 19:39:22 (549 KB/s) — « paldo-live-cd-x86_64-stable.iso » sauvegardé [824180736/824180736]

Après un démarrage assez rapide, on a un Gnome 3.24 qui nous accueille dans la langue de Shakespeare.

On peut lancer l’installateur assez facilement. Celui-ci reprend les étapes classiques, et fait notable, le clavier, le fuseau horaire et la langue sont les premiers réglages effectués.

Les écrans se succèdent et bien qu’en anglais, ils ne sont pas insurmontables. Seul regret ? L’absence de Gparted pour créer les partitions… Obligé de passer par cfdisk en ligne de commande…

L’attribution des partitions :

L’installation proprement dite prend dans les 3 à 4 minutes. C’est assez rapide.

C’est donc au moment du premier démarrage post-installation que j’ai fait chauffé mon enregistreur de vidéo pour montrer la Paldo GNU/Linux en action.

Comme vous avez pu le voir, le gestionnaire de paquets est d’une lenteur à s’arracher les cheveux par poignées. Est-ce lié à mono ? Au serveur de la distribution qui est en surcharge ? C’est une distribution intéressante pour les personnes cherchant des OS franchement intimistes. Même la NuTyX qui est pourtant atypique serait presque « grand public en comparaison ».

Ce que l’on ne peut pas ôter à la Paldo ? Une traduction très bonne dès le départ. Au moins, cela change des DGLFI qui ont fait le miel de mon blog à une époque 🙂

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet. Rien ! En ce moment, l’actualité du logiciel libre est aussi mouvementée qu’un électro-cardiogramme plat… Y a des périodes creuses :/

Côté culture ?

Bonne week-end !

« Thanks for the sun » de The Orchid : une suite réussie au premier EP.

En octobre 2015, je parlais du premier et très court EP de The Orchid, un groupe d’indie-folk de la région du Mans. En février 2017, le deuxième EP est sorti.

Le deuxième EP est presque deux fois plus long que le premier – près de 24 minutes pour le deuxième opus contre un peu plus de 12 pour le premier – et reprend un des titres phares du premier opus, « (all breathing should be) Praises ».

Contrairement au premier opus où les paroles étaient en anglais, cette fois, la tradition de l’indie-folk n’est plus trop respectée. 3 des 5 pistes ont des paroles dans la langue de Molière 🙂

Même si cela peut paraître comme étonnant, mais il y a toujours cette ambiance de douceur et de légèreté qui caractérisait déjà le premier opus.

Les pistes ne sont pas purement folk. La preuve ? Il suffit d’écouter la fin de « Lettre au monde » ou de « (all breathing should be) Praises ». On évite cependant les guitares ultra-saturées 😀

Il y a une piste qui m’a fait lever un sourcil d’étonnement, c’est « Hope we’ll see » avec sa guitare qui est par moment manipulée comme un banjo ou un ukulele 🙂

C’est un très bon EP, et il me tarde de recevoir l’exemplaire commandé il y a quelques jours. Il ira rejoindre « son grand frère » déjà présent dans ma collection.

Vieux geek, épisode 80 : Zaero, le « Mission Pack 3 » pour Quake 2.

Comme j’avais déjà pu l’aborder dans l’épisode 65 de la série « vieux geek », il existe un troisième mission pack non officiel pour Quake 2. Sorti en 1998 par l’équipe de développement Team Evolve, Zaero nous plonge dans une courte extension de 14 niveaux.

L’histoire se passe entre Quake 2 et Quake 4. Les Stroggs ayant perdu leur dirigeant, le Makron dans Quake 2, se sont repliés dans des bases fortifiées. Les humains, guidés par l’appat du gain sont allés sur la planète des Stroggs pour y récupérer un minerai, le Steedium.

Mais les Stroggs contre attaque et prennent en otage des humains. Pour libérer les prisonniers, les pilotes de l’unité d’élite Zaero doivent s’infiltrer et détruire le champ d’énergie mis en place par les Stroggs.

Évidemment, la contre attaque tourne mal, et vous vous retrouvez dans la mouise jusqu’au coup.

Comme pour les autres extensions de Quake 2, de nouvelles armes, des nouveaux ennemis, et un nouveau boss de fin vous attendent au tournant.

J’ai donc fait compiler Yamagi Quake 2 (pour avoir un port fonctionnel de Quake 2 pour linux).

Ensuite, je suis parti du dépot github du port de Zaero pour Linux. En adaptant le paquet AUR pour yamagi-quake2-xatrix-git pour me avoir un port un tant soit peu fonctionnel. Je ne sais pas au moment où je rédige l’article si je le proposerai sur AUR.

Ce qu’on peut dire de l’extension, c’est qu’elle est très courte. Une personne bien entrainée la finira en 4 à 5 heures. Qu’elle ne fut pas officialisée n’est pas étonnant outre mesure. Elle est aussi très moyenne en ce qui concerne les niveaux, et le boss de fin est une purge à éliminer.

Contrairement à « Abyss of Pandemonium » qui apportait vraiment quelque chose, Zaero est vraiment oubliable 🙂