Que devient SwagArch GNU/Linux, la Manjaro Linux « canada dry » ?

En octobre 2016, je parlais de la SwagArch GNU/Linux qui reprenait les principes de la Manjaro Linux Xfce. Je concluais l’article ainsi :

Je ne condamne nullement le fork, mais il faut savoir l’utiliser à bon escient. Si c’est pour reproduire une Manjaro Linux avec une base Arch, quel est l’intérêt ? Je ne puis que confirmer ce que je disais dans la vidéo d’août 2016 : c’est une DGLFI dans toute sa splendeur. Mais au moins, c’est une DGLFI assez fonctionnelle.

Faut bien voir le verre à moitié plein, non ? 🙂

Un peu plus d’un an est passé et j’ai pu voir que le projet existe toujours. J’ai donc voulu faire un bilan de cette distribution mono-développeur qui semble continuer à tenir le choc.

En passant par Transmission, j’ai récupéré l’image ISO dénommé 18.01.

Mon ami VirtualBox a été mis à contribution…

Après un démarrage rapide, on est accueilli dans une session Xfce retouchée avec un thème sombre et un jeu d’icones maison, SwagArch. Dommage en cas d’indisponibilité temporaire ou définitive du dépôt tiers.

L’installateur est Calamares en version 3.1.11 (ou quelque chose de ce style). Autant dire qu’il fait son boulot et bien.

Au bout d’une dizaine de minutes on peut redémarrer sur la SwagArch fraîchement installée.

Au premier démarrage, après m’être connecté, j’ai forcé la recherche des mises à jour via Pamac. Environ 70 mises à jour ont été détectées.

Une poignée de minutes plus tard, le tout était à jour, et je lançais mon ami SimpleScreenRecorder pour capturer en vidéo cette énième dérivée d’Archlinux.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, la distribution est assez solide, la logithèque bien pensée, mais elle souffre de plusieurs défauts qui la condamne sur le long terme :

  1. Être mono-développeur… Un accident de la vie est si vite arrivé 🙁
  2. Proposer énormément de paquets sur son dépôt personnel sans avoir un doublon sur AUR…
  3. Avoir forké le Manjaro Settings Manager… En lui otant une des ses options parmi les plus importantes.

Donc en dehors de la curiosité, je ne vous conseille pas de l’installer en dur… Si vous le faîtes, ce sera à vos risques et périls. À vous de voir donc. Mais comme c’est une Archlinux à peine retouchée, n’oubliez pas une règle d’or : le dépannage en cas de pépin, c’est RTFM ou en version plus cultivée, « Aide-toi, le ciel t’aidera. »

Si vous cherchez une Archlinux avec Xfce et des outils simplicateurs, autant aller sur Manjaro Linux, au moins, il y aura moins d’aléas.

Vieux Geek, épisode 108 : AfterStep, l’une des premières interfaces « bling bling » pour X11 :)

Quand j’ai abordé le doucéreux monde du libre, en 1996, les interfaces graphiques étaient assez austères. Au mieux, c’était fvwm avec une apparence générale reprenant l’approche du – alors très évolué – produit phare de Microsoft à l’époque, MS-Windows 95.

En 1997, des développeurs ont eu envie de donner une plus belle apparence à l’interface graphique des distributions GNU/Linux de l’époque. Alors que KDE était encore dans ses langes et que GNOME allait naître, un projet s’inspirant de l’interface de NeXTStep/OpenStep a été développé. AfterStep venait de naître. Il faudra attendre début mai 1998 pour que la version 1.0 ne sorte.

Entre temps, le projet WindowMaker fut lancé, mais ce n’est pas le cadre de cet article. AfterStep est toujours en vie près de 20 ans après la sortie de sa version 1.0, même si sa dernière publication commence à sentir un peu la naphtaline. La version 2.2.12 est en effet sortie en juin 2013.

Le but étant de proposer quelque chose de léger et d’esthétique 🙂

Pour montrer AfterStep en action, je suis parti d’une Anarchy Linux (oui, j’avais la flemme de me taper une installation à la mimine) avec un Openbox minimaliste.

J’ai juste rajouté trizen via git et makepkg.

Pour la compilation d’Afterstep ?


trizen -G afterstep
cd afterstep
makepkg -si

Au bout de 4 minutes, j’avais un AfterStep 2.2.12 disponible à l’utilisation 😉

À la première connexion, j’ai tout de suite vu quelque chose de franchement agréable, qu’il ne me restait plus qu’à personnaliser.

J’ai dû rajouter xeyes, urxvt pour avoir une installation aussi proche que possible de l’originale d’AfterStep.

Comme vous avez pu le voir, l’ensemble est relativement peu gourmand et colle aux canons clinquants des années 1997-2003… J’avoue que j’ai été un peu perdu au départ pour gérer les fenêtres… Y a pas à dire, sur certains plans, AfterStep a très mal vieilli…

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

« Eigengrau » des Rise Of Avernus : toujours plus sombre ?

J’avais découvert les Australiens de Rise of Avernus avec leur premier LP, « L’Appel du Vide » sorti en 2014 et que j’avais chroniqué en février 2015.

Le groupe ayant connu un léger changement dans sa composition, un EP intitulé « Dramatis Personæ » était sorti fin avril 2015. On sentait que le groupe s’orientait vers quelque chose de plus sombre, de plus lourd, de plus puissant.

Après avoir précommandé le nouvel opus, j’ai eu le plaisir de le recevoir il y a quelques jours. Pour mémoire, j’écris cet article le 11 janvier 2018 et la date de sortie de l’album est fixée officiellement pour le vendredi 19 janvier 🙂

Commençons par les données purement techniques : 8 pistes pour un peu moins de 47 minutes. On frôle presque les 6 minutes par titre, ce qui est honorable. Et quelques photos pour montrer l’album avant toute chose.

La face avant :

L’intérieur :

Le dos :

Dès la première piste « Terminus », on sent que le groupe n’est pas présent pour faire de la figuration. On est dans du doom metal tout ce qu’il y a de plus canonique. Le growl masculin est lourd à souhait… Porté par des orchestrations metal symphonique du plus bel effet.

Autant dire que le groupe pose ses attributs bien en évidence… Et le premier qui rigole se prend un coup de hache à double tranchant dans la tronche 🙂

« Ad Infinitum » commence à peine plus légèrement. On sent que le groupe aiment à mélanger les influences doom et symphonique. La chanteuse du groupe nous fait un peu de growl… Et le growl féminin, c’est intéressant une fois qu’on s’y est habitué 🙂

Je dois dire que le deuxième album des Aephanemer m’y a initié

Avec des pistes comme « Gehenna », « Eigenlicht » ou encore « Tempest », on est dans du metal symphonique un peu plus classique. Guitares saturées, chant partiellement clair, duo de voix masculine et féminine. Suivi d’une montée en puissance qui explose les décibels pour le plus grand plaisir de faire un petit peu de headbang 🙂

Avec « Forged in Eidolon », premier extrait de l’album, on revient dans ce que le groupe propose de plus lourd. Autant dire que ça décalamine les cages à miel… Avec juste une lichette de douceur au passage 🙂

L’avant-dernière piste « Mimicry » est la plus courte et le groupe y a concentré tout son talent… Ne pas céder au headbang durant l’écoute du titre, c’est difficile…

La dernière piste est aussi la plus longue de l’album avec un peu plus de 8 minutes au compteur… Après une introduction assez longue de près de 2 minutes 30, on a droit à toute la puissance du groupe… Autant dire que l’on arrive dans le vif du sujet de manière abrupte… Est-ce un mal ? Pas vraiment ! Quant à la fin, elle surprend un peu, mais je vous laisse en prendre connaissance 🙂

C’est un album qui n’est pas si facile d’accès, et qui ne s’apprécie vraiment qu’à partir de la troisième voire la quatrième écoute. C’est ce que j’apprécie, car derrière le côté lourd et agressif, on trouve une deuxième couche tout en subtilité. Ce n’est pas cependant l’album que je conseillerai pour une personne voulant découvrir le groupe 🙂

Linspire 7 et Freespire 3 : de la nécrophilie libre comme fond de commerce ?

Oui, je suis d’accord, le titre n’est pas des plus agréables à lire, mais c’est la première impression qui m’est venue quand j’ai appris que l’équipe qui développe BlackLab Linux a relancé le duo Linspire et Freespire. J’avais parlé du Freespire d’origine, racheté par Xandros dans un billet vieux geek de fin novembre 2015.

Cette volonté de surfer sur un projet assez connu et qui a mal fini sa vie, c’est un grand classique dans le monde du libre. Qui a parlé des soeurs ennemies descendantes de la distribution au chapeau magique ? 🙂

Dans l’annonce de publication du projet, on s’aperçoit que les deux produits, dont la version commerciale est vendue 79,99$ la licence sont assez proches. La recette ?

Remplacez :

  • Mozilla Firefox par Google Chrome
  • Geary par Mozilla Thunderbird et les outils complets pour la gestion des agendas
  • le duo Abiword et Gnumeric par LibreOffice
  • Le lecteur multimedia Parole par VLC

Ajoutez (en dehors des deux dernières entrées de la liste) :

  • Wine
  • Rhythmbox
  • Mono (pour avoir le support des technologies .Net)
  • VirtualBox
  • Les outils de support du xfs, jfs, zfs et du btrfs…
  • BleachBit
  • ClamAV avec son interface ClamTk (?)

Difficile de justifier les 80$ demandés, non ? J’ai donc fait récupérer l’image ISO de la version dite gratuite. Pour résumer, c’est une Xubuntu 16.04.x LTS revampée et remastérisée avec l’outil PinguyOS builder ou un outil de ce style.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://distro.ibiblio.org/blacklab/freespire/freespire-3-x64.iso
–2018-01-08 15:14:16– http://distro.ibiblio.org/blacklab/freespire/freespire-3-x64.iso
Résolution de distro.ibiblio.org… 152.19.134.43
Connexion à distro.ibiblio.org|152.19.134.43|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1461714944 (1,4G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « freespire-3-x64.iso »

freespire-3-x64.iso 100%[===================>] 1,36G 522KB/s ds 48m 33s

2018-01-08 16:02:50 (490 KB/s) — « freespire-3-x64.iso » sauvegardé [1461714944/1461714944]

On se retrouve devant une copie de l’interface du projet racheté vers 2006-2007 par feu-Xandros. Et se prendre une claque graphique de 10 ans en pleine tronche, ça fait mal !

Pour éviter de se retrouver devant un plantage classique de l’installateur proposé par l’outil PinguyOS Builder, il faut installer l’ensemble en anglais et après le traduire. Il est vrai que tous les utilisateurs et toutes les utilisatrices des distributions GNU/Linux sont des parfaits anglophones… Ou pas !

Une fois la distribution installée, j’ai lancé mon ami SimpleScreen Recorder pour la franciser et la linspiriser au maximum.

Outre le fait que l’on est dans une distribution qui n’apporte pas grand chose à une Xubuntu classique, on sent une volonté de se faire de l’argent peu justifiée car 90% des bonus de la version payante s’installe en deux clics de souris (ou presque).

Est-ce une DGLFI ? On peut le penser. C’est surtout ce que l’on pourrait qualifier de nécro-distribution. Bref, à oublier de toute urgence.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Voici donc le premier billet de 2018 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Rien cette semaine. J’ai été en vadrouille durant quelques jours, et je n’ai pas eu le temps de me plonger dans les productions culturelles récemment 🙁

Bon week-end et n’abusez pas de galettes à la frangipane 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version de janvier 2018.

Voici la cinquante-et-unième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de décembre 2017.

Désolé pour le léger délai concernant la publication de cette version du guide !

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.26.2, Plasma 5.11.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Cédons à la tradition : le billet bilan de 2017 du blog :)

Il faut savoir respecter les traditions. Chaque ultime billet d’une année est celui où l’on se doit de faire un bilan.

En décembre 2016, en utilisant l’outil de statistiques de WordPress – qui ne fonctionne plus à cause de certaines limitations de mon hébergeur historique – je tournais dans le demi-million de pages vues avec une bonne moitié de robots de moteurs de recherches.

Un an plus tard, j’ai dû utiliser l’outil de statistique de l’hébergeur, donc les chiffres sont à prendre avec des pincettes, surtout que les données du mois de décembre ont été bloquées au… 6 décembre !

Selon les statistiques fournies, mon blog connait dans les 8000 visites quotidiennes… Énorme ! Soit entre le 1er janvier et le 6 décembre quelque 2,78 millions de visites sur l’année… Une multiplication par 4 par rapport à l’année dernière ? C’est un brin excessif, donc je ne m’attarderai pas dessus. Tout ce que je peux dire, c’est que mon blog est visité. Malgré tout, je ne me considère pas un blogueur influent, loin de là !

Ce que je retiendrai de l’année 2017 ? Une année de tension intense. Au point d’avoir la volonté de mettre la clé sous la porte en février 2017… Une crise qui en dit long sur l’ambiance pourrie du monde du libre qui règne actuellement.

Inutile de revenir sur les événements en question. En tout cas, une chose est sûre, je pense que dans les mois qui viennent, entre les annonces catastrophiques sur le plan de la sécurité comme des extrapolations sur l’Intel ME (la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions) ou encore les intégrateurs qui poussent certaines fonctionnalités comme l’Intel SPI qui font que Canonical retire temporairement la dernière version de son Ubuntu, et je pense que l’on fera une overdose de popcorn devant la propagation de FUD dans le seul but de vendre des solutions de sécurité.

D’ailleurs, il faut être réaliste : la seule vraie sécurité en informatique est de couper l’alimentation électrique et réseau d’un ordinateur, le mettre dans un coffre-fort, coulé dans un cube de béton de cinq mètres d’arête, le tout balancé au fin fond de la fosse des Mariannes.

Oui, c’est une exagération volontaire. Protégez sa vie privée, c’est normal. Mais en dehors du chiffrement d’un portable qui doit voyager ou du chiffrement de votre messagerie, quel intérêt de pousser plus loin la recherche de la sécurité ?

La sécurité ultime n’existe pas. Toute technologie de chiffrement sera un jour ou l’autre cassée, même si dans le cas du protocole SHA1, il a fallu un équipement qui n’est pas donné à tout le monde : juste 6500 CPU et 110 GPU durant un an pour arriver à produire deux documents PDF différents avec la même somme de contrôle SHA1… Une paille, non ? 🙂

Il ne faut pas tomber dans le travers du « rien à cacher » : simplement rester raisonnable, et trouver le bon équilibre entre sécurité et utilisabilité. Mais n’étant pas expert en sécurité et ne prétendant pas l’être, ce n’est qu’une simple réflexion d’un internaute qui a connu les connexions en 33,6 Kbps/s et qui essaye de faire fonctionner ce qui lui sert de masse cérébrale 🙂

Pour finir cet article, j’ai eu du mal à choisir une vidéo. J’ai pris donc un titre du très bon deuxième album d’Alwaid « The Machine and The Beast », nommé « Amphisbaena ».

En vrac’ de fin de semaine… Dernière édition de 2017 !

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. L’année 2017 se terminant enfin, voici l’ultime billet en vrac la concernant.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, la fin d’année est particulièrement calme…

Deux opérations qui s’arrêtent le 31 décembre à 23h59 :

Bon week-end et en oubliant le blabla habituel hypocrite du 1er janvier 🙂

2017, une année où mon enfance et mon adolescence ont un peu moins souffert ?

Il y a un an à peu de chose près, j’écrivais un billet franchement amer sur l’année 2016 qui avait été une vraie hécatombe en ce qui concernait mon enfance et mon adolescence. À trois jours du nouvel an 2018, j’ai voulu faire un bilan pour voir quelles célébrités m’ayant touché sont parti sur les 12 derniers mois.

Je dois dire que l’année 2017 a été à peine plus douce… Du moins, en ce qui me concerne. J’ai exprimé dans un autre billet l’indifférence que j’éprouve envers la disparition de Jean-Philippe Smet.

Sur le plan cinématographique et télévisuels ? Chronologiquement :

Janvier 2017 : Mike Connors, éternel interpètre de Mannix. Je me souviens d’avoir vu la série lors de sa rediffusion en France. Même si déjà à l’époque la série était datée, elle était toujours agréable à voir. Et révolutionnaire, Gail Fisher étant une des premières actrices afro-américaines avec un rôle régulier dans la série.

Mai 2017 emporta trois acteurs que j’aimais beaucoup. Les Français Victor Lanoux (4 mai 2017) – que j’avais découvert dans le film « La Smala » au côté de Josiane Balasko – et Jean-Marc Thibault (28 mai 2017), éternel « George ! » de la série Maguy mais que je connaissais par ailleurs.

Sans oublier le deuxième interprète de 007, Roger Moore (23 mai 2017) que j’avais largement préféré dans son rôle d’alter-ego de Tony Curtis dans « Amicalement Vôtre ».

Juillet a emporté deux acteurs que j’appréciais beaucoup : Jean-Claude Bouillon, éternel commissaire Valentin des Brigades du Tigre (31 juillet 2017) et Martin Landau (15 juillet 2017) qui avait joué dans les premières saisons de Mission Impossible à la fin des années 1960 ou encore l’inoubliable Commandant Koenig de Cosmos 1999.

Août 2017 : c’est la mort de Mireille Darc qui m’a marqué. Je me souviens de son rôle de femme fatale dans la série des « Grand Blond »… Ou encore ses rôles dans les séries de l’été quand c’était la mode d’en faire.

Octobre 2017 : l’un des plus grands acteurs français restant nous quittait. Je parle de Jean Rochefort (9 octobre 2017) et son humour froid, sans oublier son éternelle moustache. Il serait impossible de résumer sa carrière, mais un des films où je l’adore, c’est « Un éléphant, ça trompe énormément » et les quiproquos sans fins…

L’année dans ce domaine s’est mal terminée… John Hillerman (9 novembre 2017), éternel Higgins de Magnum nous quittait à son tour… Était-il ou pas Robin Masters ? Le saura-t-on jamais ?

Dans d’autre domaines, il y a des morts qui m’ont touché, comme celle de Simone Veil (le 30 juin 2017) ou Jean d’Ormesson (en décembre 2017).

Si l’année 2016 a été pour moi une année de perte musicale, 2017 a été celle des pertes sur le plan cinéma et série… Vu le carnage de l’année 2016, il ne reste plus grand monde que j’apprécie et qui soit encore en vie, du moins, dans les personnes dont la carrière a débuté dans les années 1960-1970. Pourquoi j’ai comme l’impression que 2018 va nous enlever Tony Iommi ? Ou encore France Gall qui a été hospitalisée fin 2017 ?

Bref, je pense que l’article que je ferais en décembre 2018 – si le blog est encore actif, tournera autour des pertes musicales…

Les paquets universels, croque-mort des mainteneurs de logiciels ?

Dans mon billet humoristique – seuls les pisse-froids auront pris au pied de la lettre l’article sur les prédictions de 2018 – je parlais des paquets universels.

Je disais ceci en substance :

Sur le plan des paquets universels, je ne pense pas que leur adoption progresse énormément en 2018, surtout avec un duo/duel comme avec Flatpak (projet développé pour être multiplateforme) et Snap (projet centré sur Ubuntu au départ).

À moins qu’un troisième larron arrive et dise aux deux larrons de fermer leurs grandes gueules ?

Je dois dire que les formats universels, c’est un serpent de mer du monde linuxien. Et depuis 1996, année où j’ai commencé à m’intéresser au libre, il y a eu quelques tentatives plus célèbres que d’autres.  Je pourrais citer 0install ou encore les autopackages.

Pour 0install, on a un projet qui date de 2005 et qui est toujours développé en 2017. Mais qui en parle mis à part quelques blogs obscurs et quelques magazines purement technique ? Pas grand monde.

Pour les autopackages, le projet a fusionné en 2010 avec Linstaller. Qui en entend parler ? Pas grand monde.

Bien entendu, il y a le trio Appimage, Flatpak et Snap qui tient le haut de la scène actuellement. Si je devais parier sur un survivant à terme, je penche pour Flatpak. Pourquoi ? Car c’est un format proposé par le site FreeDesktop.org.

On y trouve aussi des technologies dont les sites officiels y sont hébergés : le pilote nouveau, gstreamer ou encore le diabolique conflictuel systemd.

Donc, dans un de ses derniers articles, Sebastien de Passions GNU/Linux n’a pas tort quand il dit :

IL FAUT que ça soit le standard Freedesktop qui s’impose et rien d’autre, il faut que ça soit une distribution communautaire à la Debian, si ce n’est Debian, qui s’en sorte le mieux avec.

Je pense que la Debian et son impératif historique de stabilité ne soit pas le meilleur choix ici, surtout avec un cycle de sortie relativement long pour le libre, deux ans entre chaque version majeure en moyenne.

Pour moi, et contrairement à l’article reprit par Seb, ce ne sont pas toutes les distributions qui risquent de disparaître à terme, mais seulement celles qui sont redondantes avec l’existant. Ou qui ne survivent que par leur format de paquets spécifique et les outils qui vont avec pour toute justification.

Car pour faire vivre une distribution, il faut des mainteneurs. Qui dit mainteneurs dit souvent empaquetage de logiciels. Si un dépot plus ou moins centralisé proposant des applications universelles finit par s’imposer comme standard, il ne devra plus rester que la base.

Les applications de plus haut niveau, spécialement celle à destinations des utilisateurs finaux s’installant en reproduisant le principe développé peu ou prou depuis le début par Apple et son MacOS.

Même si cela donne des paquets qui sont souvent proche de l’obésité morbide, cela permet d’avoir des logiciels qui ont autour d’eux tout ce qu’il faut pour les faire fonctionner.

On pourrait arriver ainsi à récupérer un paquet universel pour LibreOffice qui pèserait facilement un bon demi-Go, voire plus si on doit rajouter les bibliothèques qui vont bien pour faire fonctionner le logiciel.

Évidemment, cela serait une plaie pour les personnes ayant des connexions limitées, mais qu’est-ce qu’on en a à foutre ? Tout le monde à l’ADSL, non ? Et bientôt tout le monde aura une connexion style fibre, non ?

Euh, comment dire… Quid des pays en voie de développement ? Des zones rurales où tirer la fibre ne serait pas le moins du monde rentable ?

Pour moi, de part le nombre de standards qui s’entretuent pour obtenir cette solution miracle du paquet universel, et surtout de part la dispersion des distributions, les paquets universels auront du mal à s’imposer.

On peut être alarmiste et hurler au loup en disant que l’on va tous crever. C’est vrai, mais cela est un autre problème. Ce qui ressort, c’est souvent que les mainteneurs de paquets pourraient perdre une partie de leurs pouvoirs. Oui, le pouvoir de dire à l’utilisateur de base : tu vois, chose insignifiante, je sais empaqueter ton logiciel. Tu es sous ma coupe !

Désolé, je me suis laissé emporté dans le paragraphe qui précède, mais c’est l’impression que j’en ai.

Empaqueter un logiciel, surtout sur les distributions nées à partir de l’époque de la Gentoo 1.0 (soit à partir de 2002), c’est prendre une recette, la modifier, vérifier si ça compile et vogue la galère.

On est loin des horreurs de complexité que sont les paquets pour debian ou encore le rpm. Du moins, c’est ce que j’en ai retiré en lisant la documentation de génération des paquets.

Je sais que je vais précher pour ma propre paroisse ici, mais quand je vois la simplicité syntaxique d’un PKGBUILD, je me dis que le système de paquets a été pensé pour être facilement applicable.

Ce qui explique le nombre astronomique de recettes disponibles sur le dépôt utilisateur AUR, un peu plus de 43000 au moment où je rédige ce long billet en décembre 2017. Bien sûr, on y trouve tout et n’importe quoi, ce qui est explicable par la simplicité syntaxique des PKGBUILD.

Donc pour conclure cet article, ce qui disparaîtrait au final, en dehors de distributions n’ayant pas réussi à s’imposer sur le marché qu’elles visent, ce serait le pouvoir de certaines personnes qui empaquetent les logiciels. Car il n’y aurait plus besoin que de profils largement plus techniques pour s’occuper des bases comme le noyau, le serveur graphique X ou son successeur Wayland, ou encore l’intégration de l’outil de gestion des paquets universels. Vous imaginez un paquet universel pour le serveur graphique ? Moi, pas  🙂

Vu la dispersion et les guerres intestines constantes entre les communautés qui constituent le monde du libre, je ne pense pas que les paquets universels finissent par s’imposer.

Les utilisateurs classiques ne viendront pas dans le monde du libre tant qu’il y aura plusieurs dizaines de distributions bureautiques dont la seule différence au final n’est que le format de paquets employés pour les logiciels.

Tant qu’il n’y aura pas de ports d’applications non-libres comme des ogres à la Photoshop (pour prendre cet exemple), toutes les guerres intestines du libre ne compteront pas plus qu’une tempête dans un verre d’eau.

Que devient la Frugalware Linux en cette fin d’année 2017 ?

En septembre 2016, je parlais d’une distribution de qualité qui avait raté sa chance pour devenir un incontournable dans le monde des rolling release, la Frugalware Linux.

Après un retour en demi-teinte liée à la petitesse de son équipe, j’ai eu envie de voir où en était cette distribution pour laquelle l’expression « Je t’aime, moi non plus » prend son sens.

Je concluais l’article de septembre 2016 ainsi :

Ce sera peut-être pour la version 2.2 ? Maintenant, le plus dur reste à faire pour l’équipe de la Frugalware Linux : arriver à séduire une masse critique d’utilisateurs pour attirer mécaniquement des développeurs. Cela a toujours été le point faible de cette distribution, malheureusement pour elle 🙁

La version 2.2 prenant pas mal de temps pour être développée, j’avais appris via un commentaire de Seb95 sur un de mes articles en octobre 2017 que Crazy un des développeurs s’occupait de générer des images ISO d’installation utilisant Calamares.

Après cette version 2.2, de nombreux changements seraient à l’ordre du jour (changement d’init, fusion du code de pacman-g2 avec celui de pacman, passage à gcc 7.x), mais commençons déjà par voir où en est la future Frugalware Linux 2.2, une quinzaine de mois après la sortie de la version 2.1.

Étant allé sur l’adresse indiquée dans le commentaire, j’ai récupéré la dernière image de test, datée du 25 novembre 2017. Image uniquement basée sur Plasma et uniquement en 64 bits. Sa taille ? Environ 2,3 Go… Joli bébé…

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://ftp.frugalware.org/pub/other/people/crazy/ISO/frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso
–2017-12-25 17:39:53– http://ftp.frugalware.org/pub/other/people/crazy/ISO/frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso
Résolution de ftp.frugalware.org… 157.181.177.34
Connexion à ftp.frugalware.org|157.181.177.34|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 2475896832 (2,3G) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso »

frugalware-2.2-pre- 100%[===================>] 2,31G 3,09MB/s ds 12m 43s

2017-12-25 17:52:37 (3,09 MB/s) — « frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso » sauvegardé [2475896832/2475896832]

J’ai demandé la prise en compte du français dès le démarrage.

Une fois l’image ISO démarrée, on arrive directement dans l’écran d’accueil de Calamares.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que l’on tombe sur un le cadeau empoisonné… L’installation se fait en mode « réseau »… En clair, non content de vous taper 2,3 Go de téléchargement, si vous voulez installer l’ensemble, c’est via le réseau qu’il faudra le faire… Cool si les serveurs de Frugalware sont accidentellement indisponibles 🙁

Ayant téléchargé une image ISO proposant KDE, je suis resté avec cet environnement, en rajoutant Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, les applications KDE et LibreOffice.

Il faut noter que le nombre de traductions disponibles dans les options d’installation ne sont pas des plus nombreuses.

Dernier point, on note que Crazy a le sens de l’humour… Surtout avec l’écran qui doit faire patienter les utilisateurs.

Après 35 minutes d’attente, on peut enfin avoir accès à la Frugalware Linux 2.2 bêta…

Seul bon point ? Au moins, il n’y aura pas besoin de faire les mises à jour en post-installation…

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, j’ai été surpris de constater que malgré une installation en réseau, j’ai dû faire des mises à jour en post-installation. L’ensemble est sympathique, mais il souffre de la petitesse de son équipe.

J’ai aussi pu constater un sacré niveau de remplacement dans l’équipe de la distribution. Est-ce cela qui l’a ralenti au point de ne plus pouvoir sortir d’une version majeure tous les 18 mois en moyenne ?

En tout cas, cela m’a fait peur en voyant la liste des anciens membres… Dommage, car la distribution avait de sacrés atouts dans son jeu. Reste à espérer qu’en 2018, la Frugalware Linux 2.2 sortira et que le grand chamboulement annoncé puisse prendre place… En espérant que cela apporte des développeurs à l’équipe qui en a bien besoin au final.

Vieux Geek, épisode 107 : Lotus SmartSuite, autre concurrent malheureux de MS-Office.

J’ai évoqué dans l’épisode 103 de la série « Vieux Geek » une suite bureautique qui était un brin passée dans les oubliettes de l’histoire, IBM Lotus Symphony. Cependant, ce n’était pas la première incursion de Big Blue dans le domaine plus que concurrentiel des suites bureautiques.

Si LibreOffice s’est fait sa place dans le monde libre, MS-Office règne en tyran depuis le début des années 1990 avec les premières suites Office, dont la 4.2 dont j’ai parlé dans l’épisode 72 de la série « vieux geek ».

Développée entre 1994 et 2002, suite au rachat de Lotus par IBM, la suite bureautique contenait principalement :

  1. Lotus Word Pro, le traitement de texte
  2. Lotus 1-2-3, le tableur
  3. Lotus Approach, la base de données
  4. Lotus Freelance Graphics, pour les présentations

J’avais pu fréquenter la version de démo de Lotus SmartSuite à la fin des années 1990 via des CDs de magazines. Mais via le grand nain ternet, j’ai pu mettre la main sur la version dite Millenium (alias 9.5) sortie en 1999.

Pour pouvoir la montrer en action, je me suis replié sur une machine virtuelle avec un MS-Windows NT 4.0 et son service pack 6a.

L’écran d’installation nous propose de personnaliser l’installation… Et oui, à l’époque 145 Mo pour l’installation courante, c’était énorme pour un logiciel… Bon, d’accord, cela remonte à 1999, ce qui peut paraître un peu bizarre quelques 18 ou 19 ans après 🙂

Une fois l’installation terminée, on constate la présence d’un certain Netscape 4.0 dans les bonus…

J’ai décidé de faire chauffer SimpleScreenRecorder pour montrer la suite bureautique en action.

Comme je l’ai précisé dans la vidéo, après la mise à mort de la Lotus SmartSuite, IBM se lança dans le projet IBM Lotus Symphony sans grand succès non plus. À croire que la position dominante de Microsoft dans ce domaine à du mal à être combattue !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. En cette avant-veille du jour le plus gerbant côté joie obligatoire, quoi de neuf ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

    • Alors que l’on attend toujours la Trisquel GNU/Linux 8, la distribution PureOS – basée sur la Debian GNU/Linux – est adoubée comme 100% libre par la Free Software Foundation.
    • Vous aimez les distributions GNU/Linux qui offre un environnement directement prêt à l’emploi sans bidouilles dès l’installation ? Alors EndlessOS 3.3.5 sera pour vous !

Côté culture ?

Bon week-end !

« The Wait », le premier EP de Watchmaker : un concentré de bonheur auditif ?

Il m’arrive d’être contacté par des groupes ou des artistes pour me parler de leurs projets. Cela a été le cas récemment avec le compositeur et interprète Rémi Delahaye alias Watchmaker. Ses influences musicales sont le jazz, le downtempo, le trip-hop ou encore la musique minimaliste.

Il m’avait proposé de m’envoyer son EP autoproduit qui sort en cette fin d’année 2017. J’ai donc écouté le court EP (4 pistes pour une douzaine de minutes) qui est disponible au format numérique sur Bandcamp.

On sent les influences minimalistes et jazzy dès la première piste « The Wait », avec un rythme assez rapide, presque hypnotique.

La deuxième piste, « Freedom Riders » introduit des sonorités proche des steel drums, mais ce sont des hands drums, des instruments qui y ressemblent et qui donne une côté « sucré » et festif à la deuxième piste.

L’avant dernière piste a une introduction qui m’a fait penser à celle du titre « El condor pasa » de Simon et Garfunkel. La ressemblance s’arrête ici, et et on a droit à ce léger son qui tremblotte et qui emporte l’auditeur comme s’il était sur une vague. Un rythme qui me fait penser à une mélodie trip-hop.

L’ultime piste commence avec une introduction à la harpe (ou une émulation via un synthétiseur ?). C’est la piste la plus trip-hop de l’EP avec son rythme saccadé qui donne envie de taper du pied en rythme. Avec le piano qui s’invite vraiment au milieu de la piste, c’est une bonne conclusion à ce court EP qui est un pur bonheur auditif.

Bien que le compositeur m’ait envoyé gratuitement une version de son EP, l’ayant bien aimé, j’ai donc acheté un exemplaire numérique en attendant une future version physique, voire un LP dans les deux ans qui viennent.