Tuto : Du bon usage du courrier électronique

Envoyer un courrier électronique / email paraît si simple que l'on en oublie la méthode, la sécurité et tant d'autres petits détails. Genma a écrit un excellent article pour cela et dont je vais reprendre quelques notions importantes dans ce qui suit. Il faut déjà rappeler que le mail n'est qu'un équivalent dématérialisé de la bonne vieille lettre. Il constitue donc "un bon moyen de traçabilité : Il permet d’avoir une date et une preuve d’une demande par exemple", même si des juristes pourront apporter des précisions dans ce domaine. Mais dans un cadre professionnel mais aussi privé, on en reçoit énormément, ce qui impose de suivre quelques règles.

Piratage : Le jour où l’on découvrit notre dépendance…

... A l'informatique et aux réseaux est arrivé Vendredi. Enfin, presque, car je ne suis pas sûr que tout le monde réalise les dangers, tant qu'il n'y a pas été confronté. Pour savoir de quoi je parle, un petit détour vers un article peut aider... en voici un. On y voit que de l'opérateur réseau, au système de santé, en passant par un constructeur automobile ou un transporteur de colis, tout y est passé. Mais au lieu d'une classique attaque par déni de service (comme il y a eu cette semaine sur un noeud du réseau de la presse française, suffisamment stupide pour avoir un fournisseur de service unique), c'est passé par un ransomware qui s'est propagé d'une manière pas encore totalement identifiée. Un ransomware, pour faire simple, c'est un virus qui va vous empêcher d'accéder à vos fichiers et vous demander une rançon en échange. Celui ci, baptisé WCry, serait apparu un peu avant début février, sans doute, et exploite une faille windows qui a été rapidement corrigée

Tuto : Naviguer mobile (et libre) avec moins de publicités

Si tout le monde connaît les bloqueurs de publicité sur son PC/Mac avec des produits comme ABP ou µBlock Origin, ce n’est pas si simple sur son smartphone ou sa tablette. Mais heureusement, il y a des solutions…

Sur Android, Google n’a aucun intérêt à mettre une possibilité de bloquer la publicité, puisque c’est son gagne-pain. Alors oubliez tout de suite Chrome. Pour naviguer librement, avec le moteur de recherche de son choix et un filtre antipub, il n’y a qu’un choix viable aujourd’hui : Firefox ! D’autant que contrairement à son homologue PC, il n’est pas plus lent à démarrer ou plus lourd en mémoire que ses concurrents. Donc l’étape 1, c’est de Télécharger Firefox Mobile : Android / iOS

L’étape 2, c’est d’ouvrir le navigateur et d’aller dans le menu.

Dans ce menu, on va appuyer sur <Outils>.

puis dans le sous menu, on appuie sur <Modules Complémentaires>

On arrive à la liste des modules installés. 

On appuie alors sur <Parcourir tous les modules complémentaires de firefox>. Une fenêtre du navigateur s’ouvre avec une recherche possible.

Etape 3 : Trouver µBlock Origin

Dans la zone de recherche, on tape par exemple block origin et on appuie sur la petite loupe. On tombe alors sur une liste et on va choisir le <µBlock Origin> de Raymon Hill pour arriver ensuite sur la page suivante.

Là, un sombre idiot a inventé un bouton à droite pour activer le truc au lieu d’écrire clairement à quoi ça sert. Donc il suffit d’appuyer sur ce bouton blanc et gris pour voir la progression du téléchargement et que ça devienne vert.

Un message vous confirme l’installation et vous pouvez revenir voir la liste des modules installés.

vous pouvez aussi accéder à cette liste en tapant « about:addons » dans la barre d’adresse. Un appui sur l’item permet de le désactiver ou le désinstaller. Mais vous avez maintenant un item <ublock origin> tout en bas du menu de firefox qui vous donne la même possibilité que sur votre pc, c’est à dire de le désactiver sur une page, de connaître combien d’espions il a bloqué, etc…

Vous voilà équipé pour le monde sauvage de la toile…et en plus, en logiciels libres !

 


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Tuto : Les pièges du cloud sur l’archivage des photos et vidéos

Ce n’est pas vraiment un tutoriel que je vais proposer dans ce qui suit mais plus une série de conseils, de bon sens mais qui semblent échapper à beaucoup d’utilisateurs de smartphones.

L’idée m’est venue en lisant un article sur Zataz sur les petits problèmes d’Apple avec un groupe de pirates nommé Turkish Crime Family. Ceux-ci menacent apple de supprimer des millions de comptes icloud. Accessoirement, de nouvelles stars se sont encore fait piratées des photos très privées sur leur compte icloud. Je me suis demandé alors, comment on peut être assez con pour laisser trainer des photos très privées sur des comptes de cloud, après tout ce qui est arrivé à d’autres stars. Mais c’est connu, « ça n’arrive qu’aux autres ».

En fait, le problème vient de la méconnaissance de ce que fait un smartphone. Prenons l’exemple de l’Iphone : A la première photo prise par l’appareil, iOS propose de sauvegarder toutes les photos automatiquement sur icloud. Et par confort et fainéantise, l’utilisateur va répondre OUI dans ce qui lui est proposé. A ce moment là, tout va se retrouver sur icloud, même la photo qu’on a pris pour s’amuser dans un délire avec les potes… Attention Danger : c’est là qu’on va oublier pas mal de choses et cela intéressera des personnes mal intentionnées qui peuvent ensuite passer au chantage. C’est valable évidemment pour les photos comme pour les vidéos et tous les documents. On oublie que rien n’est infaillible en terme de sécurité, surtout pas les empreintes digitales ou même la rétine de l’oeil.

Mais l’iphone n’est pas le seul touché. Tous les clouds proposent des applications qui vont aussi faire le même genre de proposition d’archivage automatique. Je l’ai vu sur Flickr, sur Google Photo, sur les applications propres au constructeur du smartphone, sur Mega, sur Box, etc…. et même sur Owncloud ou Cozy Cloud . Oui, on déresponsabilise l’utilisateur qui ne se pose même plus la question de ce qu’il doit faire de ses photos. La bonne réponse est donc de dire NON à toute sauvegarde automatique.

 

On peut se fixer des petites règles simples pour sauvegarder correctement ses photos.

  • La périodicité sera à fixer selon chacun et on peut même se faire des rappels via l’agenda du smartphone par exemple.
  • Ensuite, il s’agit de faire le tri dans les dernières photos, entre ce que l’on veut garder ou pas. On supprime donc ce qui n’est pas à conserver.
  • Dans ce qui est à conserver, il faut faire le tri entre ce qui présente un « risque » ou pas. Par exemple, des photos à caractère confidentiel pour son entreprise, pour sa vie personnelle…
  • Ce qui présente un risque devra être sauvegardé dans un environnement non partagé sur l’extérieur, c’est à dire tout sauf un cloud. Cela peut-être un serveur personnel (NAS) qui reste partagé uniquement localement, mais attention aux mots de passe Wifi (WPA plutôt que WEP). Ne pas oublier la sauvegarde de la sauvegarde partagée localement.
  • Ce qui ne présente pas de risque pourra être mis sur un cloud, mais aussi sauvegardé ailleurs, si on juge que la perte est importante.

Avec un peu d’habitude, on s’apperçoit que ce n’est pas très contraignant. Je le fais par exemple tous les mois et ça suffit largement.

Donc maintenant, allez voir vos partages en cours sur votre smartphone et regardez aussi ce qui est déjà présent sur votre « nuage », car sinon d’autres profiteront de ce que vous faisiez quand vous étiez dans les nuages.

Tuto : Bien envoyer une vidéo par son smartphone Android en se passant des GAFAM

Pour qui n’a pas un pc sous la main ou ne veut pas envoyer un pitoyable MMS, il n’y a pas d’autre solution : Il faut que la vidéo soit d’une taille raisonnable pour un envoi par email… surtout si on ne veut pas la partager sur des plateformes propriétaires comme Youtube, Dailymotion ou Facebook. Voici les solutions sur Android.

Car là semaine dernière les enfants d’un ami avaient fait une vidéo sur leur smartphone et étaient incapables de l’envoyer sans avoir leur pc pour la « convertir ». OBJECTION,  petit scarabée ! Tu aurais pu le faire… Même avec un réseau 3G tout pourri et un forfait limité.

La première hypothèse est de choisir le bon format d’enregistrement de la vidéo à la création. Ce n’est pas toujours possible. Mais par exemple sur mon vieux z1 compact on se met en mode photo et on va dans les paramètres du capteur en mode selfie (la résolution dans l’autre mode reste trop importante).

on sélectionne le deuxième onglet (mode vidéo) et on sélectionne la résolution en la réglant à 640×480 ce qui reste gérable en émail sans être dégueulasse.

L’inconvénient est que si on veut garder ce chef d’oeuvre pour soi, ça ne sera pas en Hd.

Donc on peut faire la vidéo en Hd et en faire une version basse résolution pour l’envoi, façon rush. J’aurais pu aussi vous conseiller des produits d’éditions, comme le Quick de Gopro. Mais vous n’avez pas besoin d’une usine à gaz qui vous imposera ensuite des logos, des comptes à créer. Je passe donc par ce bon vieux MediaConverter qui fait appel au classique ffmpeg que les linuxiens connaissent bien. Il faut donc installer MediaConverter ET son addon ffmpeg codec arm etc…qui vous sera proposé. C’est le v7 pour moi. A l’ouverture de MediaConverter, il faut sélectionner la vidéo.


Puis un menu est proposé. On va sélectionner advanced parce qu’on est des boss!

On va ensuite devoir définir quelques options, comme le format de sortie en avi.(ou mieux encore en mp4/aac)

on va laisser le reste comme ça jusqu’à…

Vidéo quality qu’on met au milieu…On peut essayer jusqu’au trois quart. Puis on va choisir la résolution. 640×480 paraît bien, une fois encore.

Ne reste plus qu’à donner le nom et le lieu de sauvegarde. Attention à ne pas sauvegarder en écrasant la vidéo d’origine. Un nom rappelant que c’est la version low définition paraît plus sûr. Une vidéo Hd de 10s prend 20Mo et devient en 640×480 un fichier de 0,7Mo….

Voilà, ce Tuto à été fait intégralement sur téléphone mobile, d’ailleurs. Facile non? Et on reparlera de solutions d’hébergement de vidéo sans GAFAM plus tard.

 

Tuto/Science : Comment les fabricants de matériels s’adaptent à la fin de l’hégémonie Windows?

Je vais m’essayer un peu plus à la vulgarisation scientifique, dans mon milieu (la mesure) et je commence par parler d’une tendance de fond depuis quelques années.  Avant, lorsqu’on avait un matériel de mesure, qu’il soit électrique (générateur, centrale d’acquisition, par exemple), d’analyse chimique ou autre, on avait souvent un joli CD avec le pilote […]

Tuto : Il y a sondage et satisfaction

Une fois n’est pas coutume, je vais parler un peu de mon petit métier…. Non pas que je sois sondeur mais pour parler méthodologie, utilité et manipulation de ces sondages/enquêtes de satisfaction dans la vie réelle. Cela fait plus de 10 ans que, dans le cadre de l’ISO 9000, je procède annuellement à une enquête...

Tuto : 3 outils simples pour s’informer librement 

Pour qui veut rester informé sur différents sujets, ou faire de la veille technologique, il y a bien des moyens de le faire. Mais si on veut faire sans les réseaux sociaux ou la lecture régulière d’un site, une solution sort rapidement du lot : Le bon vieux flux RSS.

N’importe quel blog wordpress en crée un par défaut. Les grands médias en possèdent au moins un, voir des thématiques. Même les sites de piratage en ont… Je ne vais pas vous saouler avec les détails du rich site summary ou comment créer le sien (j’avais utilisé Shaarli, par exemple par le passé). Disons en résumé que c’est un format qui permet d’avoir les liens des articles avec un extrait plus ou moins long de l’article. Le but ,ici, est de donner deux solutions accessibles à n’importe qui sur n’importe quoi (mobile ou fixe), sans auto-hébergement. Il s’agit donc de trouver des agrégateurs de flux (c’est comme ça que ça s’appelle). (Seul le journal d’un râleur n’apparaît pas dans mon flux RSS, donc le dernier épisode tout frais est ici )

Si vous avez un blog wordpress, autohébergé ou non, vous utilisez peut-être l’application WordPress sur votre mobile. A l’intérieur, il y a ce qu’on appelle le WordPress reader, qui reprend les blogs wordpress auxquels vous êtes abonnés sur un compte wordpress, le même que vous utilisez peut-être pour commenter ici même. Et bien dans cette interface de reader, sur un pc fixe, on peut intégrer n’importe quel flux RSS. Il suffit de taper l’adresse du flux et de faire ajouter. Mieux encore, on peut intégrer ce qu’on appelle le fichier OPML, pour Outline Processor Markup Language. On comprend pourquoi c’est abrégé, hein. Ce n’est en fait qu’un fichier XML, un langage à balise qui permet l’import et l’export de ses flux RSS entre les plateformes. Cela permet par exemple de passer chez des plateformes propriétaires, sur des agrégateurs mobiles, etc….

Au passage, je vous conseille de garder régulièrement une sauvegarde de vos fichiers OMPL bien au chaud chez vous. Ca permet d’éviter des mauvaises surprises, genre fermeture de service, piratage de compte, etc… Sous le wordpress reader, il suffit d’aller dans Gérer ses abonnements (le menu de gauche) et de faire Exporter. Par contre, à l’export, WordPress modifie l’opml à sa sauce (ce qu’on peut corriger en éditant le fichier) ! Revers de la médaille de ce reader, il considère que nos abonnements sont partageables, par exemple à travers un widget du blog. WordPress affiche donc des stats sur le nombre d’abonnés à un flux. Cela me dérange quelque peu. D’autre part, le flux ne se réactualise pas périodiquement et c’est lorsque l’on ouvre le reader que wordpress va interroger les flux et les mettre à jour. Lorsqu’on en a beaucoup, ça prend quelques minutes. Evidemment, ça évite de surcharger les serveurs par des requêtes régulières. Mais on risque aussi de rater des informations.

framenws wordpressreader

Alors, il existe une autre solution labelisée Framasoft : Framanews. Il s’agit d’une instance d’un produit libre baptisé Tiny Tiny RSS (TTRSS). Evidemment, si vous maîtrisez l’autohébergement, vous pouvez avoir aussi votre propre instance ou un autre produit similaire. Car framanews n’est là que pour dépanner, limité à 100 flux et à une bonne poignée d’utilisateurs, ce qui est largement suffisant. Si vous ne l’utilisez pas pendant 3 mois, Framasoft vous demandera gentiment de laisser la place aux autres (j’ai laissé ma place). Vous allez alors me demander pourquoi Framanews plutôt que  Feedly ou encore Feedreader online? Tout simplement parce que les possibilités d’export et le partage des données n’est pas toujours clair . Certains intègrent la possibilité de s’enregistrer avec son identifiant facebook ou google, ce qui est une très mauvaise idée. Ce qui est intéressant avec Framanews, malgré une interface un peu toufue, c’est que cela initie à un produit qu’on peut autohéberger plutôt simplement. Les tutoriels sur le sujet sont légion et framasoft + la communauté d’utilisateurs sont là.

framenws

Comme un agrégateur classique, le serveur va récupérer périodiquement les flux, ce qui permet d’être au courant de tout, sur tout, partout. Car TTRSS est aussi compatible mobile/tablette. Et ne me dites pas que vous avez besoin de notifications pour apprendre qu’Angelina Jolie est avec Johnny Depp (quoi, vous ne saviez pas ???). Le push est totalement inutile car ce que vous apprendrez n’est qu’une dépèche rédigée sans aucun recul sur les faits.

Enfin, il existe The OldReader, un site qui dispose d’une solution propriétaire avec une API le rendant compatible avec pas mal de clients mobiles. Il est aussi tout à fait compatible avec une utilisation mobile. Problème, si TheOldReader ne pompe pas forcément nos données, il crée un profil comme pour WordPress où nous partageons nos flux avec les autres. Mais il n’est pas possible pour un utilisateur de regarder les flux que suit un utilisateur qui n’est pas un « ami ». Le produit est donc simple, un peu l’intermédiaire entre les deux produits vus au dessus et surtout il permet d’exporter son fichier OPML de manière fiable pour passer ultérieurement à une solution autohébergée. C’est sans doute le plus accessible au débutant, selon moi, sans semer trop de données, même si dans sa version gratuite, il ne met pas à jour tous les flux assez souvent.

Pour ajouter les flux, c’est très simple. Si suffit souvent de guetter l’icône suivante :

Sinon, l’url principale peut parfois suffire. Avec quelques adresses bien choisies, en évitant les redondances, on arrive rapidement à avoir suffisamment d’information pour son temps de cerveau disponible. Vous oublierez rapidement Google News, Flipboard ou New Republic, ces sites et applications qui orientent et filtrent les informations avec plus ou moins de pertinence. Vous pourrez tout à fait mêler L’Humanité avec le Figaro et son alter égo parodique. Je vous ai même dit comment intégrer des comptes instagram

Alors maintenant c’est à vous de jouer avec ces trois produits simple d’accès et qui vont vous permettre de mieux choisir votre information, de la maîtriser, avant peut être d’héberger votre propre solution.

Pour suivre ce blog, un seul outil : Le flux RSS !

Blog/Tuto : Noël ou Nouvel an en mieux?

Ca fait quelques temps que je parle moins d’informatique, de logiciel libre ou de mobile. Peut-être la période qui veut ça et donne moins envie de tester des trucs. Mais ça n’empêche pas de causer de petites astuces…

Non, je ne vais pas parler de soucis de joints de machine à laver, même si je compatis avec mon collègue en galère. Les joints sont effectivement la galère habituelle sur les machines et sèche- linges, ceux-ci séchant, se défaisant de leur logement jusqu’à casser ou se percer. Le nettoyage systématique avec un produit neutre ne suffit pas toujours. Et je suis déjà assez emmerdé avec les joints toriques assurant l’étanchéité de débitmètres dans mon boulot. Je pourrais vous faire un article rien que sur ça. Non, je vais parler des équipements pour faire un noël un peu plus respectueux, des animaux, de la nature, bien que …. le meilleur moyen est encore de ne pas surconsommer.

Pas de noël sans Guirlande. Et aujourd’hui, on trouve de plus en plus de guirlandes solaires pour l’extérieur. Une aubaine, mais ça vient la plupart du temps de Chine (le pays des capteurs et des accus). En examinant ces engins, j’ai constaté trois points faibles :

  1. La protection du capteur et sa durée de vie : Pas de solution à part la récupération ou bien garder le film de protection collant.
  2. L’accu bien pourri : C’est du format AA et souvent du voltage tout ce qu’il y a de plus standard alors il suffit de le changer pour un plus puissant ou plus fiable en démontant le boitier. Après la saison d’utilisation, un bon démontage ne me paraît pas superflu. Un changement par un allure trois fois plus durable (>1800mah) est faisable facilement.
  3. L’isolation IP44 bien pourrie qui crée des infiltrations d’eau et de la corrosion prématurée. N’hésitez pas à rajouter un bon entourage d’adhésif sur les interstices et à ouvrir le truc après utilisation pour bien sécher. Surtout pas de colle si on veut démonter.

De toute façon, avec une nuit tombant à 17h, il faut essayer de faire tourner ça 6 à 7h maximum. On ne peut pas dire que les circuits et les leds soient bien optimisées. Je sens que je vais finir par me remettre à l’électronique.

Coté bouffe, mon noël / jour de l’an sera forcément vegan mais il faut essayer de contenter le carnivore de votre famille avec des « imitations ». Oubliez le seitan brut, ça ne marche pas. Voici quelques petites astuces que l’on trouve soit par correspondance, soit dans une grande chaîne de magasin :

  1. De quoi remplacer le Saumon fumé : VBites en fait un plutôt pas mal. On le trouve dans les boutiques veganes françaises, belges, suisses, et en plus il se congèle sans problème. Après, ça reste juste proche en goût mais rajoutez y un bon pain « polaire »/suédois, une noix de margarine vegane et vous aurez un truc sympa et sans cruauté. Problème : on voit que ce n’est pas du saumon.
  2. De quoi remplacer le foie gras : Je ne vais pas vous faire le couplet habituel sur le sort des canards gavés de force dans de minuscules cages, et l’importation de plus en plus courante avec des mélanges. Mais on peut habilement remplacer ça par un petit paté baptisé Faux Gras. On le trouve aussi en boutique végane et il est fabriqué par une société belge. Cette même société dispose de la gamme Tartex qu’on retrouve aussi sous l’étiquette Bjorg en grande surface pour d’autres goûts, comme le Truffe Champagne, tout à fait proche de certains pâté de foie. Mettez ça avec des toasts, quelques airelles, groseilles, poivre, et ça vous fera une jolie entrée ludique.
  3. Enfin, il y a les oeufs de lump ou faux caviars qu’on retrouve souvent. Cette fois, il va falloir utiliser des algues et c’est une célèbre chaine d’ameublement suédoise qui va s’en charger dans sa boutique d’alimentation en sortie de magasin. Ca s’appelle Tangkorn et c’est vraiment intéressant à mettre sur des petits toasts avec une pointe de citron.
  4. Pour le reste du repas, je conseille de voir du coté des tourtes, des potimarons, farcis ou pas, des marrons, soient des produits de saison et qu’on cultive de par chez nous. Il y a des multiples recettes sur les sites mais attention à regarder les ingrédients. Certaines sont des adaptations de recettes américaines avec des trucs qu’on ne trouve pas chez nous. Mieux vaut faire simple, comme prendre des pâtes feuilletés/brisées, quelques champignons, marrons, tofu, …. Le tofu soyeux Soy ou celui des magasins asiatiques se manie très bien pour faire le liant dans une quiche/tourte. C’est plutôt simple à faire et rapide à cuire (20 minutes après avoir préchauffé le four).

Je vous passe aussi tous les plateaux de fruits secs qu’on peut fourrer pour rendre tout ça plus glamour. Le « Do it Yourself » (DIY ou Fait ça toi même) est bien ce qui fait souvent le plus plaisir, surtout quand on offre à un adulte. Parce qu’il faut bien dire qu’on est un peu couillon, quand on est enfant, à vouloir tout ce que les autres achètent. Mais avec le temps, on se souvient plus des cadeaux que les parents ont fait eux mêmes. Je ne remercierai jamais assez mes parents de ne pas m’avoir trop gâté avec des trucs à la mode et éphémères.

On peut également aider plutôt que donner. Je pense aux refuges animaliers, en ce moment qui ont besoin de bonne volonté. Je pense aux associations qui cherchent des familles d’accueil, ce qui peut permettre aussi à des enfants et parents de savoir s’ils sont faits pour adopter un animal. Rien que de taper les mots « Association de protection animale » avec le nom de la grande ville proche de chez vous, dans un moteur de recherche,  vous orientera vers des personnes qui vous attendent. D’ailleurs, il n’y a pas que les chats et chiens, mais aussi les NAC, les chevaux, les ânes (je pense à l’ADADA, par exemple). Noël, ce n’est pas ce truc commercial pour vendre tout et n’importe quoi, mais plutôt un moment de partage et de générosité. ça peut être aussi aller voir dans des associations qui ont besoin de compétences pour diffuser le logiciel libre, former bénévolement des personnes à l’informatique, au français…. On a tant à faire et c’est toujours un enrichissement pour les deux côtés. En plus, la période se prête bien aux bonnes résolutions, non ? Bientôt le nouvel an alors pensez y.

Comme d’habitude, toutes les marques citées ne m’ont rien versé et j’ai tout testé moi même avec mon argent. Et ça ne risque pas de changer.

Tuto/Critique : Les outils de prise de notes

La prise de note, surtout sur mobile, est devenu le nouveau terrain de jeu des GAFAM. Google a sorti son Keep, après Microsoft et son OneNote, lesquels concurencent Evernote dont le portage est presque global….sauf sur GNULinux. 

L’engouement est tel pour ce type de produit que Framasoft a réagi récemment avec Framanotes, dont je parlerai plus loin. L’intérêt est d’avoir accès à des documents courts, voir éphémères, des notes, voir des mots de passe (attention danger!), etc… et de pouvoir les partager sur tous ses terminaux, du PC, à la tablette en passant par le smartphone, de Dunkerque à Tamanrasset en passant par Papeete. Qui dit partage dit donc mot de passe pour accéder à son compte, mais aussi des clauses sur l’accès aux données personnelles de la part de l’hébergeur. Cela signifie vulnérabilité des données, ce qui a été avéré en 2013 pour Evernote.

Il y a différents niveaux de prise de note, entre celui qui ne fonctionne qu’en mode texte (je m’en contente bien, personnellement), ou celui qui permet aussi les notes sonores, l’intégration de photos, l’annotation sur des images, etc….Evernote a pris le leadership avec ces vastes possibilités mais on voit un produit concurrent émergé dans le logiciel libre : Turtl ! C’est ce choix qu’a fait Framasoft avec son service Framanotes, tout prêt pour qui le veut. Il suffit alors de suivre l’aide pour accéder à ses notes via Android. Enfin ça, c’est la théorie. J’avais testé turtl a à ses débuts et c’était bien trop lent. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas et l’application est rapide à se lancer, fluide et suffisamment complète par rapport à Evernote. Evernote est d’ailleurs devenu excessivement lourd et ne bénéficie pas des même fonctions sur mobile et en version web, ce qui est inadmissible aujourd’hui. Je ne parle même pas de l’usine à gaz OneNote, qu’on essaye vainement de m’imposer au travail. Le problème de Turtl, aujourd’hui, vient de bugs de connexion sur mon mobile en KitKat, qui oblige à remettre son mot de passe toutes les 30 s…. A tester donc avec le votre. Sinon, vous avez, avec le tutoriel de Framasoft, la possibilité de l’installer sur votre propre serveur, mais là, attention : Il vous faudra maîtriser la sécurité de votre serveur ou bien réfléchir à ce que vous y mettez.

Et puis il y a des outils de prise de note très simples, en format texte ASCII, avec même des possibilités de chiffrer ses notes pour qu’elles ne tombent pas en de mauvaises main. J’ai fait le choix de la simplicité ultime avec OI Notepad, un fork d’un vieux produit intégré dans Android à ses débuts, dont les code source est disponible. L’avantage est que l’on peut créer une note et la sauvegarder n’importe où dans l’arborescence de fichiers de son smartphone. Le format est lisible par n’importe quoi, mais revers de la médaille, il n’est pas possible de chiffrer tout cela aujourd’hui, ou de synchroniser cela avec son PC(sinon à travers un autre outil installé). Je n’y garde donc que des petites choses peu personnelles, pas importantes si ce n’est que je dois les avoir sur moi. Une liste de course, par exemple, peut être gardée comme cela. Autre possibilité un peu plus perfectionnée : OwnNote, le client de note sous Android pour les serveurs dotés de Owncloud. Là encore, on est sur du produit libre, simple d’usage, mais qui évidemment nécessite un serveur dûment protégé. J’avais testé cela avec la mère Zaclys et ça fonctionne toujours très bien. On peut éventuellement reprocher le manque de fonction de tri automatique par divers critères, le coté austère, l’absence de gestion des tags. Ca ne me manque pas….Mais ici, on est synchronisable entre tous ses terminaux.

Après, j’ai aussi testé deux autres produits privateurs : Gnotes et ColorNote sous Android. Ils fonctionnent tous les deux très bien avec la synchronisation de différents terminaux. Pour le second, seuls les téléphones/tablettes sont pris en compte alors que le premier dispose d’une application web. Mais par contre, Colornote se distingue par quelque chose d’essentiel pour moi : L’export sur carte SD et la possibilité aussi de ne garder que le mode offline. Colornote dispose aussi d’une protection des données par mot de passe local. Mais les conditions d’utilisation précisent bien que nos données peuvent être lues et exploitées par l’hébergeur.

Si je devais faire une cahier des charges de l’application idéale, il y en aurait 2, selon l’utilisation. Pour la plus complète, ça serait :

  • Saisie texte avec style (bras, italique, souligné, barré + taille, au minimum)
  • Mode saisie de liste à cocher
  • Champ titre séparé du reste
  • Application web, Android, iOS…
  • Sauvegarde périodique et automatique sur SD externe (et pas SD interne) et/ou sur serveur personnel
  • Possibilité de chiffrement avec GPG
  • Export possible des notes en format ascii
  • Utilisation de l’arborescence fichier de l’OS sur terminal mobile
  • Partage des notes via mail ou autre
  • Gestion des étiquettes
  • Gestion des couleurs
  • Synchronisation entre terminaux via serveur autohébergé
  • Insertion d’images avec découpe
  • Insertion de commentaires libres, vectoriels ou texte
  • Mode « enregistreur audio »

 

Pour la plus simple :

  • Saisie en mode texte sans style
  • Champ titre séparé du reste
  • Sauvegarde périodique et automatique sur SD externe (et pas SD interne)
  • Possibilité de chiffrement avec GPG ou à minima avec mot de passe
  • Export possible des notes en format ascii
  • Partage des notes via mail ou autre

 

Bref, dans tous ces cas, les applications du marché ne remplissent pas le cahier des charges, soit par manque de liberté ou fermeture, soit par manque de fonction. Alors qui s’y colle?

Tuto : Instagram sans instagram

Aujourd’hui, beaucoup de photographes professionnels se servent d’Instagram comme « carte de visite », ou point d’entrée. Mais Instagram, c’est une application mobile intrusive appartenant à Facebook et beaucoup d’utilisateurs égocentriques. Alors comment concilier tout cela ?

Et bien il suffit tout simplement de passer par notre bon vieux flux RSS. Si ce n’est pas fait, il est temps d’installer un lecteur de flux sur votre mobile, ou pourquoi pas passer par Framanews, le service de Framasoft basé sur Tiny Tiny RSS. Personnellement, je ne conseillerai pas Feedly qui manque d’ouverture.

Ensuite, il va falloir trouver les comptes à suivre. Et là, pas de chance, on ne peut pas parcourir les profils à partir d’un PC sur sa page d’accueil. Il faut soit connaître le profil, soit faire un peu au pifomètre par des tags. Par exemple, ça sera une adresse de la forme :

https://www.instagram.com/explore/tags/nomdutag/

avec ce que vous cherchez à la place de « nomdutag ». Cela vous permet de trouver quelques photos qui vous captent, de remonter, à l’auteur, etc…

Mais pour lire cela régulièrement sans s’inscrire, il faut l’intégrer au flux RSS. Pour cela, il vous faut noter le nom de l’auteur, ce qui est en en-tête de page juste à gauche du bouton follow/suivre. Ensuite, vous mettez ça dans une url du type :

http://widget.stagram.com/rss/n/nomdelauteur

avec « nomdelauteur » remplacé par le pseudo que vous voulez suivre. Avec ça, votre flux est rempli de photos comme si vous étiez un follower d’instagram. Par contre, il subsiste un problème pour partager ces photos sur votre réseau social préféré. Il faudra revenir sur la page instagram de celui que vous suivez et trouver l’url réelle de la photo. Un moindre mal qui vous évite pas mal de trackers, tout de même.

Mon Libre sous … Android

Après l’épisode Windows, voilà l’épisode Android. Car là aussi, il est possible d’utiliser des logiciels « libres ».

Evidemment, tout le monde ne va pas désinstaller toutes les application de Google sur son Smartphone Android. Et pourtant, je n’utilise pas l’appli Gmail, ni même tous les Google musique, kiosque, …. Je conserve encore le Play Jeux pour gérer les sauvegardes, et le playstore mais il est possible de passer uniquement par un marché comme F-Droid, ou bien encore, d’installer des APK préalablement vérifiés et/ou sauvegardés. Je n’utilise ni Facebook, ni Twitter et j’ai gardé quelques produits « Sony » ou fournis par la ROM, comme par exemple File Commander pour la gestion de fichier que l’on peut remplacer par Total Commander , Office Suite que l’on peut remplacer par Smart office, Album de Sony pour le tri des photos que l’on peut remplacer par Quickpic, Email de Sony, etc…ainsi que Google Maps (parce que parfois le Streetview c’est bien pour vérifier une adresse). Mais des alternatives existent à chaque produit estampillé par la marque du téléphone.

Bureautique et outils

J’utilise un outil de prise de note simple, ColorNote (pas libre), sans sa fonction de synchronisation en ligne, mais parce qu’on peut sauvegarder ses notes sur la carte SD, mais aussi un outil très basique : OI Notepad qui est opensource.  Auparavant, j’utilisai un outil de note plus simple mais sans possibilité de sauvegarde. Sinon, jutilise Ownnote, que l’on peut trouver sur F-Droid, et qui se synchronise avec Owncloud. J’ai également l’application ProtonMail, qui est opensource, pour mon compte correspondant. J’ai l’application WordPress, pour gérer mes mon blogs, là encore opensource. Mon lecteur d’Ebook est FB-Reader, opensource lui aussi. Pour mes besoins en calculs scientifique, j’ai pris une calculatrice simple, Calculatrice sur Fdroid, open source aussi. Le choix est large dans ce domaine.

J’ai aussi mon Wallabag préféré pour remplacer Pocket et connecté sur Framabag. Pour me connecter à mon NAS Synology, j’ai conservé quand même DSFile, même si total commander ou file commander suffiraient. Et bien sur, la navigation se fait sur Firefox doté de son µBlock. Je ne parlerai pas de l’appli Cozy plus que ça, ni même de Link2SD, SuperSU, SDMaid qui sont spécifiques à un smartphone rooté. Par contre, Zarchiver me convient bien pour les fichiers compressés, pour son confort, mais ce n’est pas libre et je l’utilise rarement. Pour m’informer, je reste fidèle à gReader qui n’héberge rien et permet de sauvegarder son fichier de flux RSS, OPML, pour le réimporter ensuite, par exemple dans framanews. Il en existe des plus simples (et libres) mais la gestion du Offline est particulièrement confortable sur celui là. Sinon, on peut aussi utiliser Wallabag, libre équivalent de Pocket , s’interfaçant par exemple avec le service framabag.

La Vidéo, la TV, le Ciné

Dans ce domaine, il faut convertir des fichiers parfois et j’utilise MediaConverter, qui utilise ffmpeg. C’est simple, sobre mais pas totalemen libre. Pour lire les vidéos, en plus du lecteur stock, il y a l’incontournable VLC, opensource. J’ai conservé UPNplay pour me connecter à mon NAS aussi, mais là c’est plus par fainéantise et je me demande si je vais le conserver. Un petit BOX’n TV pour se connecter à sa Freebox et regarder la télé, mais là aussi, c’est plus un gadget. CinéTime pour voir les séances ciné près de chez soi est d’une grande aide, et en plus c’est Opensource. Il n’en est pas de même pour mon IMDB préféré qui me permet d’avoir une encyclopédie cinéma à bout de doigt. Freebox Recorder reste incontournable pour les utilisateurs de Free, pour son guide TV et son enregistrement programmé. A défaut d’être libre, le programmeur est sympa et réactif.

La Photo et la BD

On fait presque tout avec Album et son outil de retouche. Pour une retouche plus poussée, il faudrait un écran plus grand donc on va oublier. J’utilisais Quickpic avant mais il est devenu lourd et inutile avec ce qui est fourni. J’ai encore l’appli Flickr jusqu’à temps que je vire ce service. On peut bien sur se passer de Instagram aussi et j’utilise encore le backup de Mega et Box pour quelques données sans risque.  Mais en dehors de la Photo, on peut aimer lire ses BD. Challenger Viewer est parmi les plus réussis pour transporter l’équivalent de sa bibliothèque papier en version numérique (PDF, CBR ou JPEG). En plus c’est français, sans pub, à défaut d’être libre.

La Musique

Le lecteur Sony me suffit mais il faut aussi Bandcamp pour se connecter sur ce formidable service. Shazam est un gadget pas du tout libre mais parfois bien pratique pour ma mémoire défaillante, et toujours le plus performant du lot. En dehors de ça, plus vraiment besoin de TuneIn radio.

Et le reste…

La météo est celle de Macropinch ou Accuweather mais on peut passer par un site. La Navigation se fait par Navigator qui utilise les cartes d’OpenStreetMaps. Dans les cas extrèmes (bref, aller à Paris), j’ai Waze, pour être sur de bien estimer les bouchons…mais on paye le prix de l’envoi de Data (pas comme ces couillons d’utilisateurs de Coyote/TomTom qui ont la double peine data et abonnement). Pour envoyer facilement des articles sur Diaspora*, j’ai l’appli Diaspora Native. et puis c’est tout…

Conclusion

Ce n’est pas parce qu’Android est open source  en théorie, qu’il l’est réellement. On voit qu’avec la main mise de Google, il est déjà difficile de libérer son smartphone. Mais comme on aime son confort, il y a pas mal de petits outils non libres mais pratiques. Comme ailleurs, je préférerais voir des programmeurs s’unir sur un produit pour faire quelque chose de vraiment bien plutôt que chacun reste dans son coin et fasse un truc trop basique. Je peste notamment sur les possibilités de sauvegarde et de backup des données d’applis sur la SD car quand on change de téléphone ou si on a un problème, c’est un truc essentiel à avoir. Je ne suis pas forcément fan du fonctionnement de F-Droid et son téléchargement de dépot ou de son interface trop austère mais c’est aussi une bonne source en alternative. Le problème est qu’il faut savoir ce que l’on cherche. En même temps, c’est aussi le cas sur le Playstore où en plus on est orienté sur des trucs sponsorisés.  Et puis, j’ai cité des logiciels qui sont open source, mais ça ne veut pas dire qu’il soient libres, la distinction étant d’ordre juridique et philosophique. Bref, il y a encore beaucoup à faire pour libérer son smartphone mais quand je vois ce qu’il en était il y a 5 ans, il y a du progrès…. mais aussi des inquiétudes, à bien observer les versions 6 et 7.

Comprendre son… Ordinateur – Vol.2

Après un premier article présentant l’architecture et le fonctionnement global de l’ordinateur, allons un peu plus loin. Parlons de pannes courantes.

Mon logiciel « plante »

Le symptôme est classique. Alors que tout semble se passer correctement, le logiciel que l’on utilise disparait soudainement de l’écran sans prévenir…ou bien après un message d’insulte incompréhensible. Avouons le, c’est le cas le plus complexe à solutionner car il y a une infinité de possibilités. Si cela arrive alors que le Système d’Exploitation (ou OS pour Operating System, voir épisode précédent) vient d’être démarré, et que cela fonctionnait correctement il y a quelques jours, c’est probablement qu’un élément, auquel fait appel le logiciel pour fonctionner, a été détérioré. Éventuellement, la désinstallation puis la réinstallation (soit lui redonner les bases de son métier et du langage) du logiciel peut régler le problème. Mais si cela arrive après d’autres utilisations logicielles, cela peut aussi être du à ce que l’on appel « un conflit mémoire » : La mémoire vive ou RAM de l’ordinateur est utilisée en créant des « petites cases » ou adresses. Un peu comme si pour classer les dossiers en cours sur notre bureau, nous nous étions fait une étagère avec plein de numéros pour se souvenir où se trouve quoi. Mais parfois, on se trompe et on veut mettre un dossier dans une case déjà remplie. Et là, ça bloque. Le problème est qu’à cause de cela, on ne peut traiter le dossier en cours et qu’en plus on ne sait pas qui a mis l’autre dans cette case. La seule possibilité est d’essayer de reproduire l’incident en lançant successivement un des autres logiciels puis celui qui a planté. Et si cela se reproduit, il faudra probablement choisir de se passer d’un des deux ou là encore de les réinstaller, voir de les mettre à jour dans une autre version. Mais il n’y a pas toujours de solution.

L’ordinateur met du temps à réagir

Et soudain l’écran se fige ou les actions de l’utilisateur n’ont plus de conséquence. La tentation est évidemment de tout arrêter à l’aide du bouton marche-arrêt. Car derrière ce figeage ou gel, il peut y avoir différents problèmes. Là encore, c’est vraisemblablement un problème de mémoire mais qui peut aussi bien venir de l’OS que d’un logiciel. Pour comprendre ce qui se passe, le réflexe est encore d’essayer de reproduire la situation en enchainant les dernières actions réalisées avant ce gel. Mais parfois le gel est temporaire et du uniquement à un « trop plein » d’information à gérer. Son autre manifestation est le fameux …

L’Ecran bleu Windows

Il s’agit d’une manifestation d’un arrêt du bon fonctionnement du systéme d’exploitation. J’ai choisi de parler de l’écran bleu de Windows car c’est d’une part le système d’exploitation le plus courant, mais c’est aussi devenu un symbole, depuis Win95/98. Les messages s’inscrivant sur cet écran sont rarement déchiffrables par un débutant et pourtant il y a souvent l’indication d’une erreur (error) sur un fichier, voir d’un conflit mémoire (memory). L’anglais est votre ami. J’avoue ne pas avoir rencontré de telles erreurs sur un système d’exploitation autre, que ce soit OSX ou Debian, donc je ne ferais aucun parallèle. La solution est de noter sur un bout de papier le message (forcément, pas de copie d’écran possible), de tenter de redémarrer, de chercher ensuite ce que vous avez noté dans un moteur de recherche et là, peut être comprendrez vous. Mais il faut aussi se souvenir de l’action que vous faisiez juste avant. Il se peut justement que ce soit suite au fonctionnement d’un ou deux programmes successivement ou conjointement.

Reste aussi une autre hypothèse à ces ralentissements : Les virus et autres Malwares. Solution: mettre à jour votre antivirus, passer un programme d’antimalware comme celui malwarebytes, par exemple…

L’Ecran noir au démarrage

Il peut apparaître à plusieurs moment. Si vous ne voyez même pas l’écran de démarrage de l’OS ou même pire le BIOS, alors le symptome est probablement Hardware (écran, carte graphique, barette mémoire, voir pire). S’il s’accompagne de bips, alors c’est même sur. Si c’est après la mire du système d’exploitation, il est possible qu’un composant soit déterioré. Dans ce cas, le premier réflexe (sous windows en tout cas) est de savoir si ça se reproduit en mode sans échec. Un appui sur la touche F8 pendant le démarrage permet d’y accéder.  Si la machine démarre, youpi, vous aurez peut être la possibilité de la réstaurer. Sinon, il restera la possibilité de booter sur un CD de réinstallation, ou de tout réinstaller. Cela peut être aussi du à un problème de disque dur car si un composant est déterioré, c’es parfois à cause du disque dur qui a perdu la donnée. Dans ce cas, après le redémarrage (mode sans échec ou pas), pensez à sauvegarder vos données importantes sur un support externe.

le Bip qui fait peur

C’est le bip long qui vient au démarrage ou pendant le fonctionnement, la série de bip avant les symptomes vus avant. Et si c’est ça, c’est un défaut hardware donc du matériel. Ca peut être une surchauffe (vérifiez si le portable ne chauffe pas, si les ventilateurs ne sont pas obstrués, s’ils tournent encore….). Pour un PC fixe, on peut démonter et changer des pièces pour tester (si on en a). Pour un portable, c’est beaucoup plus compliqué. Pour savoir si c’est une surchauffe, faites un redémarage immédiat et regardez si le bip apparaît rapidement. Arrêtez le PC 1/4h et redémarrez aussi et regardez le temps qui passe. Eventuellement, faites tourner la même application que vous utilisiez au moment du premier bip. Le type d’application peut orienter vers le problème. Mais la case « spécialiste » risque d’être indispensable à moins d’avoir une collection de pièces détachées.

Malheureusement, on voit qu’il y a beaucoup d’hypothèses à balayer à chaque fois dans ces cas, autant au niveau du matériel que du logiciel. Un point de sauvegarde régulier et des sauvegardes de vos fichiers permettent de palier au plus urgent et de ne pas être trop géné dans votre travail. Pensez, surtout sous Windows, à mettre à jour antivirus et produits de sécurité.

A suivre…

Tuto : La Compression pour les nuls

La compression de fichier paraît souvent complexe pour bien des utilisateurs, alors que parfois ils manipulent des fichiers déjà compressés, sans le savoir. Voilà l’occasion de faire un point sur les bons usages.

Les origines et les formats

Il fut un temps où les utilisateurs d’ordinateurs n’avaient pas Internet pour s’échanger des fichiers et passaient par des disquettes. Et comme ces données sont en réalité une succession de 0 ou de 1, des petits malins se sont dit qu’il y avait sans doute de la place à récupérer dans tous ces fichiers et qu’il fallait trouver un moyen de compresser, tronçonner et recoller les fichiers pour les placer sur des disquettes. Je ne vais parler dans un premier temps que des formats de compression SANS pertes, c’est à dire qu’on veut à l’arrivée un fichier de la même qualité que celui de départ.

msdoszip

Je vous passe les détails des algorithmes de codage de Huffman, qui date de 1952, et qui reste à la base de beaucoup de formats de compression, ou encore des LZ77, LZ78, …. Tous ces algorithmes ont donné naissance à une pléthore de combinaisons très proches les unes des autres, mais aussi incompatibles, chacun se disputant la palme de la plus forte compression. Les utilisateurs d’Unix et GNU Linux connaissent les formats TAR, GZIP, GZ,  tandis que ceux de Windows ont connu le ZIP, ainsi que ses principaux concurrents RAR, ARC ARJ et LZH (un peu moins à la mode), le plus récents 7Z, le ACE, et les utilisateurs de Mac connaissent aussi le SIT, et les fans de Microsoft connaissent le CAB. Tous ces formats regroupent dans ce qu’on appelle une Archive, un ou plusieurs fichiers de formats variés et avec un « taux de compression » variable (le rapport entre la taille du fichier compressé par rapport à la taille du fichier de départ).  Ce dossier n’est lisible que si on utilise le logiciel d’archivage approprié et qui affichera un dossier très comparable à ce qu’on retrouve dans une fenêtre de Windows/Debian/MacOS…. Enfin ça, c’est maintenant car autrefois, il fallait passer par de la ligne de commande en DOS/UNIX et de longs temps de compression avant d’obtenir le résultat souhaité.

Choisir ses armes

Je parlais du fait de mettre le fichier sur des disquettes. En effet, les programmes ont bien vite ajouté l’option de couper les fichiers en morceaux de la taille d’une disquette standard. le ZIP et son pendant WinZIP a fait longtemps fortune sur cette fonctionnalité bien pratique. Aujourd’hui, on fixerait plutôt la taille d’un CD ou du maximum qu’un site de partage puisse héberger, soit 650Mo ou 1Go, à la place de 640ko ou 1,4Mo. Mais ça c’est la création…. Le problème est de choisir un format qui sera compréhensible du destinataire et donc il faut connaître souvent son système d’exploitation (Windows, OSX, GNU Linux…) ou bien les outils dont ils disposent. Le premier réflexe est donc bien de s’entendre sur le format de partage ou bien alors d’indiquer comment l’utiliser. Aujourd’hui, sous Windows, le Zip est pris en charge directement par le système mais entretient un flou dans l’utilisation. On a l’impression que les fichiers contenus sont des fichiers d’un dossier. Sous Android, il faut avoir recours à une application, tandis que Gmail crée parfois une archive en ZIP lors de l’envoi de plusieurs fichiers. Bref, le ZIP est assez courant, tandis que chez les pirates, le RAR a souvent eu les préférences dans les échanges.

winzip

Ces deux formats savent gérer les archives à fichiers multiples, qu’il faut laisser souvent numérotés avec la même racine du nom (par exemple nomfichier.r01 nomfichier.r02, etc…). Il suffit alors d’ouvrir un des fichiers pour que le programme ouvre aussi les autres et décompresse avec le bouton « Extraire »/ »Extract ».

En avant la Musique

La musique a été révolutionnée par le numérique et un format : Le MP3 ou Mpeg audio layer 3, créé par un institut allemand en 1992. Alors qu’avant un fichier de musique faisait 45Mo, il a permis de le réduire par 10 et donc de faciliter les échanges au temps où nous n’avions que des modems 56k. Napster le fera passer à la posterité. Mais contrairement aux autres formats vus auparavant, il s’agit d’un format destructif, détruisant ce que l’oreille humaine n’est pas sensée entendre. Il convient, selon moi, d’avoir au moins un bitrate de 192kbits/s pour maintenir un son correct, et plus surement 320kbits/s, ce qui crée des fichiers environ 5 à 6 fois moins gros qu’un format CD. D’autres formats permettent de maintenir une bonne qualité tout en étant compressés : Le OGG Vorbis, format proche du monde du libre, et le AAC bien connu des fans d’Apple et d’iTunes. Je ne parlerai pas ici du problème des DRM (digital right management ou gestion des droits), ni du WMA de Microsoft, qui tend à disparaître. En format quasi non destructif, on a aussi le format FLAC, très prisé des audiophiles mais qui nécessite vraiment de bonnes oreilles et un bon casque pour faire la différence avec du OGG de bonne qualité. On retrouve aussi des archives ZIP/RAR contenant des fichiers MP3 ou FLAC, ce qui du point de vue compression n’a pas de sens. Mais il est plus facile de télécharger un seul fichier que 10, donc dans ce cas la compression ne sert qu’à réunir des fichiers.

Et pour les yeux ?

Tout possesseur d’appareil photo numérique utilise la compression sans même sans apercevoir. En dehors des pros qui utilisent les formats dits RAW, le commun des mortels utilise le JPEG qui est un format destructif. Les fabricants d’appareil photos tentent de trouver le meilleur compromis taille/qualité mais il y a quelques pertes qui se voient souvent dans le lissage excessif de l’image, ou bien dans des pixelisations. L’utilisateur a parfois la possibilité de régler le « taux de compression » mais il vaut mieux garder plus de 80% de qualité. En dehors de la photo numérique, on peut aussi trouver d’autres formats qui permettent de gagner de la place par rapport au BitMap (BMP) de base. On peut ainsi utiliser le PNG, remplaçant du GIF (limité à 256 couleurs et sous brevet), ou le TIFF qui ne précise pas le type de compression qui se trouve derrière car il s’agit d’un Conteneur.

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Un JPEG trop compressé (source Harvard)

Le problème du Conteneur

Un outil de création de MKV
Un outil de création de MKV

Le conteneur est un format de fichier qui ne précise pas quel est le type de compression incluse. l’AVI en est un bon exemple puisqu’on peut avoir une vidéo AVI non compressée, une autre en compression DivX, une autre en XVID, en AAC vidéo, en H264…. Selon la présence d’un CODEC sur la machine, on pourra ou non le lire. Dans le monde de la vidéo internet, on connait aussi le fameux MKV, possédant l’avantage de garder plusieurs pistes de sous-titres. Plus rare est le WebM de Google, prévu pour la diffusion de vidéo sur internet. Et sur smartphone, on connait le 3GP. Il faut aller voir dans les informations du fichier pour voir le nom du compresseur utilisé et donc pouvoir le lire. Un programme comme VLC (présent sur toutes les plateformes) permet de lire la plupart de ces fichiers conteneurs. Quant à la création de ces fichiers, il faudrait un tutoriel complet pour en parler au niveau vidéo, tant il y a d’options.

Les documents bureautiques et leurs pièges.

L’erreur du débutant dans la création de documents bureautiques (autant Word que Write), est d’insérer des photos issues directement de fichiers JPEG haute définition. Sauf que lors de cette insertion, le traitement de texte reconvertit l’image dans un format non compressé (Bitmap) et la taille du fichier texte résultant est énorme. A ce moment là, l’utilisateur va probablement compresser son fichier en Zip pour le transférer au destinataire (ou bien d’abord créer un PDF….qui sera aussi trop gros) alors qu’il faudrait utiliser une fonction bien pratique du traitement de texte : La compression d’image. Par exemple, sous Word, ça donne ça :

wordcomp

  • Aller dans l’onglet Outils d’image, Format, Ajuster et cliquer sur l’icone « compresser ».
  • Vous aurez alors différentes options de « sortie cible » qui correspondent non pas à une simple compression, mais à un changement de résolution d’image (d’où les chiffres en ppp pour point par pouce)
  • Pensez alors à la destination du document, sachant qu’en passant en PDF, la transformation reprendra aussi les réglages du document texte d’origine.
  • Attention aussi aux copier-coller de tableaux issus d’un tableur (Excel, Calc…) qui prennent parfois tous les onglets du document et pas seulement la zone sélectionnée. Cela peut être très génant lorsqu’il y a des données confidentielles sur les autres onglets cachés. Il faut faire un « Collage Spécial » et utiliser « conserver la mise en forme source ».

Les échanges de fichiers et leurs dangers

Pour éviter de se faire repérer, les personnes qui échangent des fichiers mp3 ou xvid utilisent parfois des archives. Mais comme on ne voit pas tout ce qu’il y a dedans au premier abord, on peut aussi télécharger des virus, scripts malveillants. Alors avant de décompresser, vérifiez toujours avec un antivirus à jour et ne faites pas de décompression « à la volée » avec le bouton droit / extraire ici. Il vaut mieux ouvrir le fichier en lecture avec l’outil de décompression, sélectionner les fichiers voulus et cliquer sur extraire en ne prenant pas les fichiers superflus. D’autres utilisent parfois une fausse extension. Le fichier n’est pas un .bmp de 650Mo mais en réalité un . rar qu’il faudra renommer avant de l’extraire. Là aussi, attention aux faux amis. Mais de toute façon, vous savez que pirater, c’est mal😉

Blog: Repenser son organisation de travail… à la maison

Au départ, je pensais consacrer mon année à revoir petit à petit l’emplacement de mes données. Mais peu à peu, je revois aussi ma manière de travailler, faisant converger habitude professionnelle et personnelle. Mais non, je ne vais pas parler de télétravail… (encore que des accords sont de plus en plus fréquents dans ce sens dans les entreprises)

Mon activité professionnelle m’amène à me déplacer dans plusieurs bâtiments, autant dans des bureaux que dans des installations industrielles, des environnement sales, pas très compatible avec l’informatique, surtout que j’ai d’autres matériels (fragiles) à transporter. Contrairement à beaucoup de mes collègues, je privilégie ma mobilité et je laisse bien souvent le PC portable entre deux des zones bureaux. Donc il me faut avoir accès à mes documents en ligne sur les autres postes de l’entreprise. Car ma boite a un système de partage de documents qui a des défauts (t’as intérêt à savoir ce que tu cherche), mais aussi la qualité d’être accessible partout (via du VNC aussi ). Du cloud privé en quelque sorte.

A la maison, on a historiquement l’habitude d’avoir ses documents sur son ordinateur. Mais j’ai mis en place une réplication (sauvegarde) du répertoire perso sur le NAS qui lui même n’est pas accessible de l’extérieur (pas de besoin, et par sécurité). J’ai aussi fait une réplication de documents sur des services comme Box, Mega, ou un Owncloud de Zaclys, selon la criticité et le type de document, voir en croisant certains. Cela me permet alors de les consulter (rare), pas de les modifier (jamais eu le besoin). J’ai par ailleurs des notes que je classe en deux types : Ephémères sur une appli Android avec sauvegarde sur SD, et Durables sur le Owncloud ( bientôt Nextcloud). Enfin, ponctuellement, je fais des sauvegardes du NAS sur un disque externe, pour les documents critiques. Tout cela amène aussi à une certaine rigueur dans le classement des documents de chaque PC, pour qu’ils soient bien pris en compte.

Mais lorsqu’on regarde l‘évolution des terminaux, on s’oriente vers des disques plus réactifs  (SSD) mais plus petits pour les terminaux les moins chers, tandis que le haut de gamme garde un certain conservatisme technique. Comme je recherche l’économie dans la consommation d’énergie tout autant que la fiabilité, je regarde un peu plus ce qui se fait dans les terminaux pro, occasion récente comprise. Cela sous entend aussi de ne pas prendre des disques SSD en mode TLC et QLC, soient les moins chers du marché, mais de préférer des disques en SLC ou MLC au maximum. Alors là, c’est rare ! Cela peut paraître de la surqualité au vu des cycles d’écriture-lecture subits, mais j’aime à penser que l’obsolescence programmée en vogue partout va aussi se nicher dans les SSD. La garantie 10 ans ne remplacent pas les données ou le temps passé à réinstaller. Ma paranoïa me pousse à privilégier une sauvegarde des documents sur un serveur (soit en travaillant directement dessus, soit en fin de session de travail par un upload), mais par contre, un peu moins d’utiliser Office365 ou Google Drive, pour ne citer qu’eux. Le choix des prestataires de cloud nécessite un compromis entre la pérennité de la société et sa politique sur les données.

backup

Je m’oriente donc vers un travail client/serveur pour mes documents usuels non critiques. Mais je ne veux pas non plus d’une réplication aveugle façon icloud, boxsync qui prennent tout ce que l’on met dans un terminal et les classent à leur sauce, voire ne les classent pas. Comme dans ma profession, le travail d’archivage de document nécessite une réflexion en amont sur le classement le plus efficace. Mais on peut aussi avoir des systèmes avec des tags/etiquettes permettant une double entrée entre thème et répertoire/dossier. Par exemple, si je fais une lettre à ma banque, vais-je la classer dans courrier ou dans banque/finance, ou alors les deux ? La règle de sauvegarde prend aussi du sens quand on pense à la validité du document dans le temps. Professionnellement, les documents sont effacés entre 3 et 10 ans après, voir plus lorsqu’une norme l’impose. Mais chez soi, on ne pense pas à cela, sinon pour la conservation des feuilles de paye, pour les impôts, etc… Là encore, on numérise rarement nos documents, on laisse parfois ses comptes dans le « coffre fort numérique » de sa banque et on n’a pas besoin d’y accéder tous les jours. Ce sont toutes ces réflexions qu’il faut finalement avoir quand on classe ses documents et on est impressionné de voir ce que l’on a produit en une année. (je ne suis pas comme certains qui créent leurs billets de blog sur du word..).

Aussi, ma structure va évoluer vers une sauvegarde renforcée des documents du NAS (qui d’ailleurs est vieillissant niveau disque dur), et c’est là qu’est le drame chez Synology. Pas d’outils de backup générique pouvant s’interfacer avec owncloud, Mega….mais pour Box, si, à partir de DSM5 si mes souvenirs sont bons (l’outil existe depuis DSM4 je pense mais sans être très développé). Le passage par WebDAV ne me paraît pas très fiable, d’après les retours que j’en ai eu. Par contre, je peux très bien contourner le problème en mettant des règles de synchronisations sur un outil de backup d’un poste du réseau qui sera le poste maître. Si je l’ai testé sous windows, il me reste maintenant à le faire sur debian. Je n’ai pas besoin, par contre, de synchroniser des données entre terminaux, en dehors du calendrier et des contacts. La réflexion est donc en cours sur ce changement d’outil de backup. Enfin, il y a l’habitude à prendre sur le travail d’un document….

Si dans ma boîte, on a un document qui conserve toutes ses versions d’historique sur un serveur, c’est plus compliqué chez soi sur un NAS. La méthode « travailler localement » puis « sauvegarder en fin de session » sur le serveur, est une des possibilités. Ensuite, le décalage des backups de niveau 1 et 2 (respectivement un cloud et un disque dur) peut permettre de rattraper une erreur. Cela reste évidemment du bricolage mais le risque n’est pas non plus élevé. Autre technique possible : s’envoyer à soi même un mail avec le document, sur une boite sécurisée et archivée. A chacun de voir, encore une fois, si c’est un document très critique (mémoire de stage, roman, comptes personnels, documents d’une association…) ou pas. Il faut garder à l’esprit qu’il ne faut pas garder ses oeufs dans le même panier, donc ne pas avoir tout son « backup » dans un même emplacement physique/virtuel. Après, chacun trouvera des solutions avec, par exemple, des espaces serveurs chez un ami qui vous veut du bien, etc… A suivre.