De la constipation mentale actuelle…

Je dois dire que depuis pas mal de temps, je constate une forme de constipation mentale. Comme si les idées ne pouvaient plus être débattues sereinement.

Comme si la moindre remarque était prise comme une agression. Comme si la moindre critique devenait automatiquement un casus belli et une obligation de traiter plus bas que terre la personne qui ose ouvrir sa grande bouche.

Comme j’ai tendance à ouvrir mon clapet et dire ce que je pense sans trop de pincettes, je suis souvent attaqué par des personnes qui – quand je leur réponds de manière posée mais franche et directe – me qualifie d’agressif, d’acariâtre voire me compare à un déchet. Drôle de conception de la discussion.

Des personnes pour qui j’ai un seul défaut : être qui je suis et oser dire ce que je dis de manière un peu trop franche. Ce qui est un mal absolu de nos jours, il faut l’avouer.

On ne peut plus faire d’ironie. Sur des commentaires sur une vidéo youtube, j’ai osé poser la question suivante à un commentaire.

L’éthique compte-t-elle plus que l’attractivité ou l’ergonomie ? Vous avez quatre heures et deux copies double pour répondre :D

Autant dire que la réponse de la personne en face fût de me dire que j’étais acariâtre et méprisant… L’éthique, c’est bien. Avoir des outils ergonomiques, c’est quand même mieux. Enfin, je dis cela, mais je dis rien.

Après une longue et inutile pseudo-discussion sur le twitter du libre, j’ai fini par poster ce message complètement bourrée d’ironie avec une superbe faute de grammaire…

Et oui, l’autre expression de cette constipation mentale, c’est la politisation de tout et n’importe quoi. Manger ? Un acte politique. Baiser ? Un acte politique.

Des exemples ? Il suffit de voir les casseurs qui se prétendent vegan et qui ont cassaillé des vitrines et répandu du faux sang devant des boucheries. On n’est jamais mieux trahi que par les « siens » après tout.

Pour la partie sexuelle, est-il besoin de préciser ? Sinon, à quand la politisation de l’éructation ? Du dégazage ? De la manière dont on urine ou on défèque ?

Je finirai avec un point culture, en reprenant une phrase du personnage de Futurama Hubert Fornsworth : « Je ne veux plus vivre sur cette planète »

Il faudrait rajouter : de constipés mentaux chroniques !

Mastodon est devenu un grand réseau, on y trouve des usurpateurs d’identité.

Petit billet coup de gueule. En ce 15 février, j’ai eu droit à deux usurpations d’identité sur Mastodon, le clone de twitter libre. La première, sur l’instance mastdn.io, la deuxième sur mastodon.social.

Le plus marrant, c’est que sur le faux compte créé sur mastodon.social, on peut lire que je vais passer sous MS-Windows 10… Comment dire…

C’est le pire tissu de mensonges que j’ai pu lire. Mon seul compte sur mastodon se trouve sur l’instance de Framapiaf…

Pour finir, deux petites vidéos qui montre que mon énervement va croissant. Mais je ne ferai pas un coup de gueule. Je ferais juste sucrer les faux comptes à vue. L’histoire tournera très vite court.

Deuxième vidéo :

Maintenant, vous êtes prévenus !

Trois ans sur la framasphere*, quel bilan ?

Il y a un peu plus de trois ans, j’écrivais un billet un peu acide sur la relation que j’ai entretenu avec diaspora*, le réseau social décentralisé.

Je concluais l’article ainsi :

Diaspora* est pour moi un réseau complémentaire, et moins généraliste que Google+ et qui me permet d’avoir un contrôle plus fin des échanges. J’ignore combien de temps j’aurais ce compte sur le pod de framasoft. Peut-être que l’aventure s’arrêtera dans une semaine ou dans trois ans. Pour tout dire, je m’en contrefous complètement.

Ce qui compte, c’est d’essayer, loin de projet feu de paille comme ello. Son idée de ne pas dépendre de la publicité est purement hypocrite, car ils devront bien un jour où l’autre monétiser leurs données, seul trésor de guerre des réseaux sociaux classiques.

Je préfère échouer quelque part que de ne pas avoir essayer. Un échec est plus facile à supporter que des remords. Cela me rappelle une scène culte d’un des meilleurs épisodes de l’hexalogie de la Guerre des Etoiles (en anglais, c’est mieux)

J’ignorais qu’en 2017, je serai encore un utilisateur actif de la framasphere*. Sur mon profil, j’ai quelque chose comme 783 contacts (faudrait que je fasse le tri). D’ailleurs, j’ai remarqué que le réseau décentralisé a fini par remplacer mon vieux compte google plus que je maintiens en vie pour des raisons sentimentales 🙂

Le 30 octobre 2017, Framasoft annonçait en fanfare les 3 ans de son pod diaspora*, qui cumule quelques 40 000 comptes. Seul les mainteneurs du pod doivent savoir quelle est la proportion réellement active.

Nombre de blogueurs influents, comme un certain Manuel Dorne y avait ouvert un compte – à moins que ce fut sur un autre pod du réseau diaspora* – pour le laisser moisir comme une vieille chaussette sale. Ce qui n’empêche pas le réseau diaspora* d’exister après tout !

J’ai réussi à me faire ma petite toile de relations sur diaspora* et c’est le principal. Le réseau est sûrement plus petit que le surpuissant Facebook et ses 2 milliards de comptes créés. Mais il ne souffre pas de la pollution des djeunez en pleine période pubère se perdant dans la haine de l’autre à cause de son orientation sexuelle, de sa couleur de peau, ou encore de sa confession. Oui, c’est un peu caricatural, mais c’est souvent le portrait de la génération des « digital natives ».

Il y a un an, j’écrivais un billet sur ma dé-GAFAM-isation, et sur certains plans, cela en est resté au même point. Je n’ai pas vraiment accroché à l’initiative Framagenda. Mon moteur de recherche reste Google, même si je fais des efforts pour m’en passer.

J’ai ouvert récemment un compte sur Mastodon, via framapiaf. Même si les débuts ont été un peu ardus, cela m’évite de tomber sur les mêmes dérives que celle qui contamine Facebook. Même si je n’ai sur Framapiaf en ce 8 novembre 2017 qu’un peu moins d’une centaine d’abonnés et d’abonnements, c’est toujours mieux sur le plan qualitatif par rapport à l’oiseau bleu.

Bref, pour tout dire, si Mastodon et Diaspora* continue à bien se porter ainsi, je pense qu’au moins mon compte twitter pourrait passer l’arme à gauche dans un délai de 18 mois. Pour Google Plus, je verrai à hauteur de deux ans.

Pour finir ce billet, je tiens à tirer mon chapeau à Framasoft qui montre que ni Facebook, ni Twitter ne sont incontournables. Que la Framasphere* ait soufflé sa troisième bougie est la meilleure claque aux personnes médisantes, dont j’ai fait parti en octobre 2014. Donc, mea culpa !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !