« Piano Works », le deuxième EP pour 2018 de Lucy Claire.

En mars 2018, Lucy Claire proposait son premier EP de l’année 2018, « String Works » et dont j’ai parlé dans cet article.

Dans ce deuxième EP, légèrement plus long que le précédent – on dépasse les 23 minutes au lieu de 19 – le piano est mis au centre de l’oeuvre.

Après un piano très mélancolique « avec « Nettle », on a droit à une petite piste intitulée « Thumb » dont l’ambiance est très étrange, presque enfantine, qui fait une transition en douceur avec « Sage » enregistré avec le violoncelliste Ren Ford et la violoniste Marie Schreer.

On y retrouve ici ce qui avait fait le succès du précédent EP, un dialogue entre le piano de Lucy Claire et les instruments à corde. Une piste tout en douceur, en tendresse. C’est aussi la plus longue piste de l’EP.

« Willow » qui suit reprend un peu les codes de « Thumb », du moins dans sa composition. « Dear Shadows » qui prend la relève est sûrement la piste la plus sombre et la plus lourde de tout l’EP. Après le minuscule « Pause », on arrive à la piste de fin « Outro ».

Une piste assez froide, qui conclue un EP qui a su manier aussi bien la légèreté que la lourdeur.

Pour finir, rendez-vous en septembre ou octobre pour la suite ? Je l’espère sincèrement !

« The Anachronist », le nouvel EP d’Emma Fee ? 20 minutes de bonheur !

Après son premier album solo sorti en 2015 et dont j’ai parlé en 2017, Emma Fee, chanteuse du groupe Happy Endings vient de sortir en ce mois de mai 2018 son nouvel EP, « The Anachronist ». J’ai appris la nouvelle via son compte twitter.

On retrouve une nouvelle fois l’ambiance pop-rock de son premier album solo et de celui de son groupe. Toujours aussi agréable.

Dès la première piste éponyme, on sait que l’on va retrouver un univers doux, rêveur, cotonneux que n’aurait pas renier les Beatles à l’époque de Revolver et de Rubber Soul.

La deuxième piste « Life goes on » est plus lourde, plus pesante, du moins au niveau de son introduction. C’est le genre de piste qui vous prend aux tripes et vous secoue…

« Note to self » commence avec une introduction à la guitare sèche, ce qui donne un côté folk au titre.

L’ultime piste est l’obligatoire titre sonorisé au piano.Avec « Are We All This Way? », Emma Fee clot l’EP en beauté. Avec un peu plus de 7 minutes au compteur, on ne pouvait pas s’attendre à moins !

Inutile de me le demander. Oui, j’ai acheté l’EP dès son annonce. Et oui, je n’attends qu’une chose, qu’il vienne rejoindre les autres oeuvres d’Emma Fee que ce soit en solo ou dans son groupe, les Happy Endings.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Un peu court, désolé !

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Emma Fee, la chanteuse des Happy Endings vient de sortir son nouvel EP, « The Anachronist ». Miam ! Un article à venir bientôt.
  • Dans le domaine de la musique électronique tendance Krautrock, le groupe Cosmic Ground vient de sortir sa nouvelle galette, sobrement intitulée « Cosmic Ground IV », officiellement disponible à partir du 21 mai 2018.
  • La cagnotte de Péhä pour l’aider à financer des travaux liés à la maladie de son fils, souffrant d’un syndrome cérébelleux se termine au 30 mai 2018. 37% de la somme espérée a été récoltée. Plus d’infos sur la page Leetchi.
  • Un tout petit peu de publicité pour mon dernier bébé scriptural, un court roman policier, « Le Tueur au manchot », disponible sans DRMs sur Atramenta et sur Amazon (en papier et numérique sans DRM).

Bon week-end 🙂

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Et non, je ne vais pas revenir sur la sortie d’Ubuntu 18.04 LTS qui doit pulluler un peu partout 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Le groupe polonais de post rock instrumental « Beyond The Event Horizon » a publié le 18 mars 2018 un EP intitulé « FAR ». Un article à venir sur le blog.
  • La cagnotte de Péhä pour l’aider à financer des travaux liés à la maladie de son fils, souffrant d’un syndrome cérébelleux continue. Et déjà près d’un tiers de la somme espérée a été récoltée. Plus d’infos sur la page Leetchi.

Bon week-end 🙂

« String Works » de Lucy Claire : un EP prometteur pour 2018.

J’ai évoqué rapidement dans l’article en vrac’ du 9 mars 2018 la sortie d’un nouvel EP par la pianiste Lucy Claire.

Si on en croit le site officiel de l’artiste, « String Works » sorti le 8 mars 2018 est le premier d’une série de publication pour l’année 2018, effectuée en collaboration avec le label suédois 1631 Recordings qui proposent les versions numériques des EP.

Dès que j’ai l’annonce de la publication, j’ai sauté sur l’occasion pour écouter ce court EP. La version physique sous forme de galette plastifiée – et oui, je suis un vieux collectionneur qui ne se refera pas ! – étant disponible sur la page bandcamp de Lucy Claire.

Comme à son habitude, nous avons droit à des compositions néo-classique d’une grande qualité et un peu moins de 19 minutes de voyage sonore.

Nous avons droit à quatre pistes où les instruments à cordes et le piano de Lucy Claire se marient à la perfection. Après une courte piste d’introduction, nous avons droit à « Mourners Matinée » qui offre une ambiance lourde, hivernale, froide.

Le néo-classicisme des création de Lucy Claire n’empêche pas la présence de quelques sonorités moderne, comme pour la fin de la deuxième piste.

Arrive alors « Silhouettes » qui est mon titre préféré de l’EP. C’est le plus long, mais aussi le plus mélancolique, celui qui parle directement à votre coeur tout en sautant votre cerveau.

Prenez un thé bien chaud, enfoncez-vous dans votre fauteuil et dégustez cette piste en fermant les yeux. Vous verrez, c’est magique !

Avec la dernière piste, on a l’envie de dire : « C’est déjà la fin de l’EP ? » En effet, la piste enregistrée en collaboration avec le Iskra String Quartet joue autant le rôle d’un amuse bouche que d’un dessert.

Une question me vient à l’esprit alors que je pose les derniers mots sur cet article : à quand la suite ?

« The Wait », le premier EP de Watchmaker : un concentré de bonheur auditif ?

Il m’arrive d’être contacté par des groupes ou des artistes pour me parler de leurs projets. Cela a été le cas récemment avec le compositeur et interprète Rémi Delahaye alias Watchmaker. Ses influences musicales sont le jazz, le downtempo, le trip-hop ou encore la musique minimaliste.

Il m’avait proposé de m’envoyer son EP autoproduit qui sort en cette fin d’année 2017. J’ai donc écouté le court EP (4 pistes pour une douzaine de minutes) qui est disponible au format numérique sur Bandcamp.

On sent les influences minimalistes et jazzy dès la première piste « The Wait », avec un rythme assez rapide, presque hypnotique.

La deuxième piste, « Freedom Riders » introduit des sonorités proche des steel drums, mais ce sont des hands drums, des instruments qui y ressemblent et qui donne une côté « sucré » et festif à la deuxième piste.

L’avant dernière piste a une introduction qui m’a fait penser à celle du titre « El condor pasa » de Simon et Garfunkel. La ressemblance s’arrête ici, et et on a droit à ce léger son qui tremblotte et qui emporte l’auditeur comme s’il était sur une vague. Un rythme qui me fait penser à une mélodie trip-hop.

L’ultime piste commence avec une introduction à la harpe (ou une émulation via un synthétiseur ?). C’est la piste la plus trip-hop de l’EP avec son rythme saccadé qui donne envie de taper du pied en rythme. Avec le piano qui s’invite vraiment au milieu de la piste, c’est une bonne conclusion à ce court EP qui est un pur bonheur auditif.

Bien que le compositeur m’ait envoyé gratuitement une version de son EP, l’ayant bien aimé, j’ai donc acheté un exemplaire numérique en attendant une future version physique, voire un LP dans les deux ans qui viennent.

« Coriallo » d’Heligoland : 4 ans après « Sainte-Anne », une attente récompensée.

Heligoland est un groupe d’origine australienne dont je suis les créations avec un grand intérêt. J’avais rapidement parlé de leur précédent EP « Sainte-Anne » sorti en janvier 2013. C’est avec « Bethmale », le troisième et dernier EP enregistré en France par le groupe et plus précisement au Sémaphore de Jaredeheu (si on en croit la notice de publication sur le site du groupe).

Comme pour les précédents opus, l’EP a été mixé par Robin Guthrie, un des membres fondateurs des Cocteau Twins.

Le groupe d’origine australienne, arrivé en France dans les années 2000, nous lance dans ses mélodies mélangeant indie pop, shoegaze et slowcore. De la douceur à l’état pur.

C’est assez simple. Si vous aimez les ambiances développées par le groupe Cocteau Twins, vous serez en terrain conquis ici. La voix de Karen Vogt, juste ce qu’il faut de fantomatique est portée magnifiquement par la guitare de Dave Olliffe et la basse de Steve Wheeler.

De la piste d’introduction « Elk » à celle de conclusion « Trust », c’est juste une longue promenade dans des mélodies cotonneuses, douces, planantes. Et c’est tellement bon…

Le groupe a déjà proposé le clip de son titre « Orion » en avant sur sa page youtube quelques jours avant la sortie officielle de l’EP.

C’est la piste la plus « rapide » de tout l’EP. Le genre de vitesse idéale pour déguster un petit café ou un petit thé avec des gâteaux tout en restant bien au chaud chez soi 🙂

La piste « Anavo » m’a pris par surprise et il m’a été difficile de retenir quelques larmes tant cette piste vous prend aux tripes. La piste « Three » qui est ironiquement la quatrième de l’EP remue un peu aussi l’auditeur, en emportant l’auditeur toujours plus loin dans les créations du groupe.

L’EP se termine avec la piste « Trust » qui nous emporte une ultime fois dans l’univers rêveur du groupe. Une excellente conclusion.

Le groupe a annoncé sur son site après la sortie de cet EP, qu’un nouvel album est en cours d’enregistrement… Je n’ai qu’une chose à dire : miam ! Plus de 7 ans après « All Your Ships Are White », je l’attendrai avec grande impatience.

« Plume » de Saâne : un premier EP prometteur ?

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le préciser, il m’arrive d’être contacté par des artistes ou des groupes pour me présenter leurs créations. Je réponds toujours avec le maximum de cordialité possible, promettant au minimum une écoute de leurs créations.

Cela a été le cas avec le duo d’indie-folk français Saâne, constitué par les soeurs Blandine et Marguerite Beaussant. Depuis pas mal d’années, elles composent des mélodies indie-folk aussi bien en anglais qu’en français et ont sorti récemment leur premier EP, « Plume ». Un deuxième EP serait en préparation.

N’ayant pas pu trouver d’espace Bandcamp, ce qui est dommage, j’ai pu trouver un lien vers leur espace soundclound. 5 pistes et un peu moins de 17 minutes au compteur. Autant dire que c’est un EP stricto sensu 🙂

Dès la piste d’introduction, on est plongé dans un monde de douceur, cotonneux, avec des effets de voix étouffées qui donne envie à la personne qui écoute de se pelotonner dans une couette, avec un thé et quelques gateaux.

L’ambiance intime entretenue par le mélange voix et guitare acoustique ne fait que se confirmer avec la deuxième piste « It’s Okay ». C’est une piste qui aurait pu s’intégrer sans trop de mal dans le premier LP du super groupe « This Mortal Coil ».

Avec la troisième piste, éponyme de l’EP, on a droit au seul texte en français. Je dois dire que j’ai du mal avec l’indie-folk qui s’exprime dans la langue de Molière.

La quatrième piste reprend les éléments de la deuxième piste. Le mélange de voix naturelles et volontairement en sourdine donne un mélange un peu fantomatique. La présence des percussions en fait un des titres les plus rythmés de l’EP.

L’ultime piste « Whim » commence avec des sons de xylophone (ou quelque chose qui y ressemble) et on se laisse transporter par la mélodie.

Ce que je peux dire de cet EP ? Gastronomiquement, ce serait un amuse-gueule pour un plat de résistance que l’on attend avec impatience.

Donc, c’est un très bon départ pour ce duo au niveau des publications. Reste à voir si ce que l’on peut entendre dans ce premier EP sera confirmé dans le deuxième. Il faut juste l’espérer et rester optimiste 🙂

SUN, le nouvel EP d’entertainment for the braindead : un rayon de soleil ? :)

Derrière ce jeu de mots plus que pourri – oui, je plaide coupable ici – se cache la dernière production en date de Julia Kotowski alias entertainment for the braindead.

Plus de 4 ans sont passés depuis son précédent EP, et « SUN » fait 8 pistes pour environ 43 minutes… Côté durée, on est plutôt dans le LP, mais ne chipotons pas pour si peu 🙂

Autant dire que j’attendais cet album avec impatience, ayant toujours aimé le travail de Julia Kotowski, et ce depuis que je l’ai découverte vers 2010 avec ses premiers albums « Hydrophobia » et « Seven+1 ».

On retrouve ici l’univers intime de l’artiste, avec son éternelle guitare sèche et sa voix si spéciale.

Des pistes douces, planantes. Il y a parfois des éléments un peu « rock et puissant », comme dans la première piste « The Sound ».

Julia Kotowski ne s’interdit pas des rythmiques parfois rapides comme pour « Your Knife », « Sugar », « Bicycle Bell ».

Dans les pistes aussi douces que du coton, je demande « Hands », « Gamble » ou encore le titre éponyme de l’album. L’ultime piste « Window Sills » s’inscrit aussi dans cette ambiance si typique de Julia Kotowski.

Inutile de préciser que j’ai sauté sur l’occasion d’avoir une version physique de l’album et que je l’ai commandé. Il faut juste espérer que je le reçoive assez rapidement !

« Another Clumsy Mile » des Dia del Mercado : un EP pour patienter jusqu’au prochain LP ?

Dia del Mercado, c’est un groupe d’origine néerlandaise fondé par Ruud Slingerland. J’avais rapidement parlé de leur premier album, « Seven Years of Dirt » en juin 2012.

Le groupe, très inspiré par la musique psychédélique de la fin des années 1960, l’est aussi par les influences western et country. Oui, cela est un mélange un peu étrange, mais loin d’être indigeste !

Au mois de juillet 2017, le groupe a sorti un EP, intitulé « Another Clumsy Mile ». J’ai été contacté par Ruud Slingerland qui m’a informé de la sortie.

Il m’avait proposé de m’envoyer gratuitement un exemplaire. Après avoir écouté l’EP sur la page bandcamp, j’ai accepté de recevoir l’exemplaire en question. Au moins, on ne pourra pas dire que vous n’étiez pas au courant.

L’EP est assez court, 5 pistes pour une grosse vingtaine de minutes. Même si j’apprécie les enregistrements un peu plus long, un EP qui sait allier qualité et quantité, ça fait plaisir 🙂

L’EP commence avec la piste éponyme, et on sent encore l’influence « western » qui inspire les créations du groupe.

Avec la deuxième piste, on se retrouve avec une composition qui n’aurait pas déplu à Pink Floyd du tout début, quand Syd Barrett était encore aux commandes du groupe 🙂

La troisième piste tire franchement vers la folk un brin psychédélique… L’avant-dernière piste est un peu plus pop-rock et apporte un petit côté éclectique appréciable, même si son titre n’est pas des plus joyeux.

L’ultime piste, « My Patchwork » est la piste la plus country de l’EP, avec une introduction au banjo… Une piste courte, mais qui conclue l’EP en beauté, avec une envie : connaître la suite. Un EP ou un LP ? En tout cas, même si l’attente a été longue entre les deux opus, elle en valait la peine.

Pour les nostalgiques de bandes magnétiques, l’EP est aussi disponible en cassette stéréo, en dehors du duo classique format numérique et galette plastifiée.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

« Thanks for the sun » de The Orchid : une suite réussie au premier EP.

En octobre 2015, je parlais du premier et très court EP de The Orchid, un groupe d’indie-folk de la région du Mans. En février 2017, le deuxième EP est sorti.

Le deuxième EP est presque deux fois plus long que le premier – près de 24 minutes pour le deuxième opus contre un peu plus de 12 pour le premier – et reprend un des titres phares du premier opus, « (all breathing should be) Praises ».

Contrairement au premier opus où les paroles étaient en anglais, cette fois, la tradition de l’indie-folk n’est plus trop respectée. 3 des 5 pistes ont des paroles dans la langue de Molière 🙂

Même si cela peut paraître comme étonnant, mais il y a toujours cette ambiance de douceur et de légèreté qui caractérisait déjà le premier opus.

Les pistes ne sont pas purement folk. La preuve ? Il suffit d’écouter la fin de « Lettre au monde » ou de « (all breathing should be) Praises ». On évite cependant les guitares ultra-saturées 😀

Il y a une piste qui m’a fait lever un sourcil d’étonnement, c’est « Hope we’ll see » avec sa guitare qui est par moment manipulée comme un banjo ou un ukulele 🙂

C’est un très bon EP, et il me tarde de recevoir l’exemplaire commandé il y a quelques jours. Il ira rejoindre « son grand frère » déjà présent dans ma collection.

Orotoro : une autre preuve que Bordeaux est une ville très intéressante, musicalement parlant.

Même si c’est une région connue pour les opportunités de s’éclater la panse dans la bonne humeur, il y a des groupes qui valent le détour. Pour les fans de folk metal, j’avais déjà parlé d’Aequinoctium Sanguinis dans un billet en vrac’ d’octobre 2015.

Pour du rock plus classique, il y a Here[in] dont j’ai parlé en juillet 2011.

Bref, que du beau linge. En septembre 2016, dans un billet « en vrac' », je parlais rapidement du premier EP du quartet bordelais Orotoro. Il mélange habilement le stoner, le metal et le progressif.

Fouillant dans mes archives, je suis retombé sur le billet parlant d’Orotoro, et j’ai appris avec grand bonheur qu’un deuxième EP était sorti en novembre 2016, et qu’en février 2017, un CD compilant les deux premiers EP était sorti. L’occasion était trop belle pour ne pas l’écouter… Et l’acheter 🙂

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le terme progressif n’est pas usurpé. La plus petit piste dépasse les 5 minutes 30, la plus longue frôle les 11 minutes… 8 pistes pour un total de 63 minutes. Bonne moyenne, non ? 😀

On commence la compilation par la piste éponyme du deuxième EP, « Elephante » qui est au passage le titre le plus long : 10 minutes et 40 secondes au compteur.

La compilation se compose du deuxième EP, suivi du premier. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? 🙂

Et ça attaque « bille en tête ». On a les guitares et les percussions digne du metal teinté de tendances progressives.

Contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre, c’est du chant clair qui nous arrive dans les oreilles. Malgré une introduction rentre dedans, la piste est du plus pur style progressif, même si par moment la mélodie se « durcit » et s’alourdit.

Avec des pistes comme « The Haven », « The Worm », « The Door » (dans la deuxième partie de la compilation), on est dans le stoner le plus classique. C’est « attention, on va vous décrasser les oreilles à grand coup de décibels ». Mais tout en restant mélodieux, ce qui est très bien !

J’ai bien aimé le long passage instrumental de « The Haven ». Celui contenu dans « The Worm » lui tient bien la dragée haute avec son mouvement où batterie et guitare se disputent… 😀

La piste « Jive » qui conclue la première moitié de la compilation est aussi la plus court avec seulement 5 minutes 37 au compteur. C’est aussi la piste la plus « douce » de cette première partie, respectant la « tradition » de la ballade dans un album typiquement metal. Du moins, pour les deux premiers tiers de sa durée 🙂

Avec « Killing The Kaiser », on attaque le premier EP. Cette piste est – à mes oreilles – un brin plus progressive que stoner. Un peu comme si on mélangeait du metal avec du Pink Floyd du milieu des années 1970 😀

« Mother Medulla » commence avec des sonorités qui font penser aux orgues hammond des années 1970. Avant de plonger tête la première dans du stoner de bon aloi, hypnotique à souhait 🙂

« The Door » reprend aussi cette ambiance 70’s avec des mélodies un peu lointaine, un peu vintage.

La compilation se termine avec « Dioscene ». Et toujours cette ambiance étouffée comme pour la piste précédente. Un peu comme si le groupe jouait enfermé dans un studio à moitié insonorisé. Avec une très longue introduction instrumentale qui mange les deux tiers de la piste.

Pour finir cet article, je ne vous dirais qu’une chose : si vous aimez le stoner et que vous voulez découvrir une production française de qualité, foncez sur cet album compilation d’Orotoro. Vous ne serez pas déçu.

« Seuls les moins humbles en hériteront », le nouvel EP de Hors Sujet.

Et oui, encore du post-rock français ! Florent Paris alias Hors Sujet dont j’avais parlé du premier (?) album en novembre 2015, m’avais prévenu il y a quelques temps de la
https://horssujet.bandcamp.com/album/seuls-les-moins-humbles-en-h-riteront. J’avais décidé de ne rien dire jusqu’à la sortie officielle en ce 24 avril 2017.

2 pistes, 21 minutes, un titre à rallonge, donc les saint canons du post rock sont respectés.

On retrouve ici les ambiances digne de Vangelis, La piste « La mécanique du néant » avec des sons de la vie de tous les jours dans une ville de taille moyenne : son d’un clocher, suivi par un bruit sourd qui fait penser à celui de Blade Runner et de ses voitures volantes. Typiquement l’ambiance d’un album que j’aime beaucoup de Vangelis, « The City ».

En fermant les yeux, on se surprend à fendre une foule dense, anonyme. La mélodie « grognante » en est presque hypnotique. Ça vous prend aux tripes, et avant qu’elle vous relache… peu avant la fin de la piste.

Avec la piste éponyme qui conclue ce court EP – quoiqu’une moyenne de 10 minutes par piste, ça calme – on a droit à une transition en douceur. En effet on change de piste sans presque s’en apercevoir.

On s’en aperçoit quand du chant clair en français accompagné d’une guitare électrique non saturée s’invite et qu’on se dit ? Qu’est-ce qu’il se passe ? 🙂

Sur cette piste, le post-rock revient à l’attaque avec les instruments classiques du genre : batterie, guitare et basse. Un retour au source qui contraste avec la première piste en tout point. Avec une montée en puissance qui n’a rien à envier au metal… Pour finir sur une période plus méditative et plus hypnotique.

Pour finir, il est précisé sur la page bandcamp de l’album qu’il y a 30 exemplaires en CD-R disponibles… Ou plutôt 29, l’un d’entre eux étant cordialement invité à venir me rejoindre 🙂