Etre autodidacte

Dans le cadre des entretiens professionnels de recrutement que je suis amené à faire, il m'arrive de recevoir des personnes qui se disent autodidacte ou passionnée par les nouvelles technologies. Manque de bol pour elles, j'entre dans ces deux catégories et je suis donc d'autant plus exigeant quand à leur candidature...

En effet, je veux être sûr que le terme d'autodidacte n'est pas usurpé et mis là pour justifier un absence d'étude. Je veux être sûr que la personne est ce qu'elle prétend et a bien les compétences que je recherche, à savoir la capacité et surtout l'envie (la soif) d'apprendre, de progresser, de toujours aller plus loin, de ne jamais se reposer sur ses acquis. Le métier que j'exerce nécessite de sans cesse progresser, suivre les évolutions, faire de la veille... Etre autodidacte, c'est pour moi, une façon de vivre et de progresser, cherchant à atteindre un graal inatteignable.

Etre autodidacte, pour moi, c'est un travail du quotidien pour moi. Chaque jour je passe du temps à faire de la veille via mon agrégateur RSS Lifehacking - Mes astuces pour faire ma veille ciblée et je ne pourrais vivre sans une connexion à Internet à ce jour (Internet un formidable outil pour les autodidactes ?) Car chaque jour, je continue d'apprendre
Je ne me repose pas sur mes acquis, je cherche sans cesse à progresser...

Je parlais de l'exigence. J'ai vis à vis des autres une exigence et une discipline que je m'impose avant tout à moi-même. Par plaisir, mais aussi par envie, par nécessité, je passe des après-midi les week-ends. C'est au détriment d'autres choses, ce sont des sacrifices (voir à ce sujet mon billetPhilosophie de vie), mais heureusement le lifehacking est là pour l'optimisation de mon temps.

Je sais pertinemment la chance que j'ai de connaître (d'avoir pu déterminé) mes limites à mes capacités, d'avoir pu bien définir en quoi j'étais doué et bon (doué à force de travail, non pas par quelque chose d'inné). Je sais pare exemple que je ne suis pas quelqu'un de particulièrement intelligent. Je suis juste quelqu'un de travailleur et de rigoureux. Ryo-Oki est une personne très intelligente, plus que la normale et je sais donc ce qu'est une personne qui sort du lot, qui se démarque. Moi, j'ai juste été un bon élève durant toute ma scolarité jusqu'à l'université om j'ai atteins mes limites (et aussi découvert ma capacité d'autodidaxie pour le domaine de l'informatique, pour certaines branches de l'informatique plus exacteemnt. Je ne suis pas développeur par exemple). J'ai donc travaillé avec le soutien de mes parents qui m'ont donné le goût des études, eux n'en ayant pas fait. Et ce travail, chaque soir et chaque week-end passer à faire mes devoirs, à travailler encore et encore, sans que ce soit facile car je n'avais pas de facilité particulière ont fait que, jusqu'à l'université, j'ai été dans les premiers de la classe. Et ce parce que j'étais studieux, non pas parce que j'étais intelligent.

Ce travail, cet apprentissage continue et sont des qualités pour moi. Et je pense savoir reconnaître cette qualité chez les autres. Donc pas de bol si vous tombez sur moi en entretien en vous disant autodidacte, vous devrez faire face à mon exigence. Mais une fois le cap de l'entretien passé, si les capacités sont belles et bien là, quel plaisir j'ai alors de travailler avec vous. Je conclurai ce billet en le dédiant à Obi-wan et StanSmith qui se reconnaîtront : vous êtes de vrais autodidactes et c'est un plaisir que de travailler avec vous

Rq : le terme vrai n'a aucun jugement de valeur, bien entendu, vu que je me juge encore plus sévèrement que les autres.

Il y a un an, démission

Suite à l'envoi de ma lettre de motivation en septembre, il y a tout juste un, le jour de mes mes 37 ans (donc aujourd'hui, c'est mon 38 ème anniversaire), je posais pour la première fois ma démission pour quitter mon tout premier emploi en CDI. J'avais déjà travaillé via des jobs d'été ou des stages, mais cet emploi, débuté en novembre 2005, était mon premier vrai emploi, avec un salaire tous les mois... Celles et ceux qui me connaissent ou celles et ceux qui lisent ce blog depuis des années savent tout le temps qu'il a été nécessaire pour en arriver à ce changement de vie, savent toutes les réflexions, le recul et le travail sur moi-même que j'ai pu faire.

Un an après, alors que je me disais "de toute façon, ça ne peut pas être pire", je ne peux que constater que c'est bien mieux que ce soit à quoi je m'attendais. Mes différents billets de blog au cours des premiers mois de l'année jusqu'au début de l'été (Premières semaines dans ma nouvelle vie, Je suis chef d'équipe ; tu nous rejoins ? Vous voulez que vos employés s'épanouissent ?, et d'autres) sont là pour en témoigner.

Le travail au quotidien est dense, j'ai beaucoup à faire, des responsabilités, des projets et une équipe à gérer. Mais je m'épanouis. Je suis dans mon élément. Je fais ce que j'aime. Je travaille pour et avec du logiciel libre. Un an après, je me dis que ce changement de vie était un beau cadeau que je me suis fait à moi-même.

Bilan de mes vacances d’été

Le mois de juillet a été assez calme sur le blog avec peu de publications et en août, ça l'a été encore plus jusqu'au présent article. Pourquoi ? Durant le mois de Juillet j'ai été très pris professionnellement en semaine et le week-end, j'avais besoin de faire autre chose, j'avais d'autres occupations et je n'avais pas le temps – ni l'envie - de me mettre devant un ordinateur pour rédiger des billets de blog.

Il y un an vs Août 2017 Il y a un an, en août 2016, mes 3 semaines de vacances se concluaient par la rédaction d'un état des lieux et un bilan sur moi-même Redéfinir mes priorités. Cette année, c'est le présent billet qui sera cet état des lieux. Car un an après, je souhaite refaire le même bilan, pour moi-même avant tout, parce que j'ai envie de le rédiger et de garder une trace de tout ça. Mais parce que c'est également l'occasion de vous donner des nouvelles, à vous lecteurs, après ce long silence.

Vacances ?

Durant les trois premières semaines d'août, j'ai eu des jours de congés, mais je ne qualifierai pas cette période de vacances à proprement dite. Tout simplement parce que je ne suis pas parti. Non pas pour des raisons financières, ma situation de privilégié fait que je peux le permettre sans soucis, tout simplement parce que Ryo-Oki n'avait pas de congés durant cette période. Comme l'année dernière, j'ai donc passé les trois semaines chez moi, seul en journée ; des journées qui ont toutefois été bien occupées. Ryo-Oki travaillant, elle se levait en semaine, donc point de grasse matinée. Levé peut de temps après elle, pour commencer mes journées dès 8h et les finir à son retour vers 19h, m'octroyant une heure de pause le midi pour déjeuner tranquillement. Et le reste du temps ? J'ai appliqué la même méthode que l'année dernière et qui avait fait ses preuves, voir à ce sujet mon billet Lifehacking et vacances.

J'avais établi une todo-liste de choses à faire, je me suis débarrassé la 1ère semaine des choses les plus longues. Et par conséquence, la première semaine n'a pas été de tout repos. Comme j'aime bien débuter les vacances en ayant fait les tâches ménagères, vu que je vais passer du temps enfermé chez moi, autant que la maison soit propre. Grand ménage à fond, des petits travaux de bricolage par ci par là, entretien du jardin, différents travaux de peintures et de rafraichissements qui étaient prévus depuis un moment, la semaine est vite passée. Un week-end passé chez un ami, à Nantes, pour couper et souffler un peu. Et j'ai alors pu débuter une seconde et une troisième semaine un peu plus productive, toujours au même rythme.

Ce blog

J'ai donc profité de la seconde et troisième semaine de vacances pour écrire pas mal de billets d'avance, sur différents sujets, ce qui devrait me permettre d'assurer un rythme de publication régulier dès la rentrée durant les premières semaines, le temps d'en réécrire d'autres. Il y aura un certain nombre de billets techniques et de tutoriaux. J'ai encore beaucoup de choses que je veux apprendre (et donc partager par la suite) et il y en aura d'autres. J'ai profité des mes deux semaines de vacances fasse à un ordinateur prou faire quelques petits projets personnels que j'avais prévu, en peaufiner d'autres... #Teaser. Je commencerai à publier ça au fur et à mesure ces prochaines semaines et il y a des beaux tutoriaux dont je suis assez content.

Détox digitale

Chaque année, on a comme marronnier pour l'été le fait de profiter des congés d'été pour se déconnecter, pour se débrancher, s'éloigner de son smartphone... Parfois même on utilise le terme de détox. Personnellement, il est loin le temps où j'étais cyberdépendant, avec un besoin compulsif de regarder mes fils RSS dès le matin pour être sûr de ne rien rater car je voulais tout lire. J'avais pris le temps de comprendre que je ne pouvais pas tout suivre, pas tout lire, et qu'il fallait que je choisisse, que je ne pouvais pas suivre tous les projets. Là encore, je renvoie vers mon billet Redéfinir mes priorités.

J'avais constaté sur juillet une volonté et un besoin de me déconnecter le week-end, de faire autre chose. J'ai donc profité que ce soit plus calme sur l'agrégateur RSS et les réseaux sociaux (un certain nombre de personnes sont en vacances et publient donc moins) pour prendre un peu du recul. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai fait une première semaine où j'ai fait autre chose, j'avais besoin de souffler de me changer les idées. Et ça a continué les deux semaines suivantes.

Prise de recul mais pas de coupure, car comme je l'ai une fois de plus constaté, Internet fait bel et bien partie de ma vie de tous les jours. Je ne regarde quasiment pas la télévision (qui est avant tout un écran pour diffuser des choses que je choisis de voir), je n'écoute pas la radio. Je m'informe et suit l'actualité – qui m'intéresse - essentiellement via Internet. J'ai passé pas mal de temps à rattraper et dépiler mes fils RSS, surtout pour faire ma veille, suivre et apprendre quelques tutoriaux, enrichir mon wiki personnel en y prenant des notes. Pour mes comptes de réseaux sociaux et mes mails, j'ai lu et consulté tous les jours, sans répondre, par volonté de rester déconnecté, de m'éloigner un peu et d'avoir des vacances. Et ce même si cela paraît contradictoire (le fait de vouloir s'éloigner tout en étant présent). J'ai eu des sollicitations, des demandes, mais je n'ai pas répondu et quasiment pas interagi. J'avais besoin de souffler.

Le premier semestre a été un temps d'adaptation et de prise de rythme avec le changement important qu'il y a eu dans ma vie (mon nouvel emploi et ma montée en responsabilité au sein de l'entreprise). La fatigue s'est accumulée, cachée par le stress positif tout au long des premiers mois. Et arriver aux vacances, j'ai eu besoin de faire des siestes et de réduire le rythme, de prendre un peu de temps pour moi, pour lire par exemple, ou aller me balader un peu. Le tout étant bien évidemment des tâches incluses dans Lifehacking quotidien.

Mes vacances peuvent donc se résumer à de la prise de temps pour moi, pour faire des choses que je voulais faire, pour avancer des projets que j'avais. Et ça c'est une bonne chose. En parlant de projets,

Mes projets pour cette fin d'année ?

Avec la rentrée, j'ai différents projets de conférences au cours des prochains mois :
Octobre - Le Festival Numok 2017 Comme lors de deux précédentes années et pour la 3ème année, je participerai à Numok, le festival numérique des bibliothèques et médiathèques de la ville de Paris. Je serai dans de nouveaux lieux, je ferai un billet dédié le moment venu avec toutes les informe nécessaires (lieu, sujet, horaire etc.). Ça se passe la 2ème moitié d'Octobre, à Paris, en fin de journée en semaine et le samedi après-midi. Mes différents billets des années précédentes montrent que j'attache une importance particulière à ce festival qui me permet d'aller à la rencontre du grand public, non informaticien, pour partager mes connaissances sur l'hygiène numérique, parler des projets Framasoft et de la Degooglisation… Cette année, moins de conférence que les années d'avant (il y a des semaines où j'en donnais 3 pour arriver à un total de 7). Un peu moins de temps pour préparer ça, j'ai un rythme de travail différent…

Octobre - Conférence sur les mangas Également prévu sur Massy dans une médiathèque début novembre (le 10) à 19h, dans le cadre d'une animation dédiée au Japon, je referai ma conférence d'initiation et de présentation des Mangas, pour partager une passion que j'ai mise un peu de côté (je ne lis plus de publication récente depuis une dizaine d'années, mais j'aime toujours les classiques dont je parle d'ailleurs dans ma conférence). Ça change de sujet, ça me plaît et c'est ce dont j'ai envie.

Novembre - Capitole du libre J'ai soumis un sujet de conférence pour le Capitole du libre qui se tiendra les 18 & 19 novembre à ENSEEIHT de Toulouse. Le titre : "Du pseudonymat au pseudonyme..." Pendant près de 15 ans, depuis mes débuts sur Internet, j'ai toujours fait de la gestion de mon identité numérique, séparant mon identité civile, Jérôme, de mon identité numérique, Genma, sous laquelle je tiens un blog. Ce pseudonymat a été maintenu malgré une activité publique plus importante au travers de différentes participations à des événements et des conférences, même si l'étanchéité entre ces deux identités était assez poreuse... Avec mon nouvel emploi, le choix d'outer ce pseudonymat et de passer au pseudonyme a été fait ? Pourquoi ? Dans quel but ? Quelles conséquences sur ma vie professionnelle, le fait que mon employeur sache que je suis Genma ? Le tout sur fond de retour d'expérience avec des réponses à des questions tells que quels sont les pièges rencontrés et à éviter dans le cadre du pseudonymat ? Ou encore en quoi le pseudonymat est-il différent de l'anonymat et du pseudonyme ? Il faudra que je prépare ça, j'ai déjà pas mal d'idées et de notes (il faudrait presque que je fasse du mindmapping pour organiser tout ça). Je suis assez enthousiaste à l'idée de faire ces conférences.

Tipee

Mon blog a un Tipee https://www.tipeee.com/genma, le plafond qui me permet de manger mon plat japonais préféré rue St Anne à Paris a été atteint. J'aimerai aller un peu plus loin, il faudrait / faudra donc que je m'investisse un peu plus en débutant une communication régulière sur Tipee, en prévoyant des projets ou autre. Il va falloir que je prépare tout ça.

Conclusion

Ce blog et moi avons donc connue une longue période d'absence, mais c'est pour mieux revenir et être plus régulier ces prochaines semaines et prochains mois. L'air de rien, on a fêté les 13 ans du blog en Juin dernier, et cette longévité est liée au fait que ce blog a toujours et est toujours un plaisir personnel, et non une contrainte. Si je veux faire une pause, si je n'ai pas l'envie d'écrire ou si je n'ai rien à dire, alors il ne se passe rien. Certain d'entre vous y verront peut être un signe de la quarantaine qui approche (je fêterai mes 38 ans d'ici quelques semaines)… #Teaser ? #Teaser !

Philosophie de vie

Dans ce billet, je voudrais expliquer une des philosophies qui dirige ma vie. Cette philosophie (je ne sais pas comment le dire autrement, je ne suis pas assez littéraire pour ça), c'est le principe suivant :

Savoir ce que tu veux, te donner les moyens de l'obtenir, ne rien regretter. Telle est ma philosophie de vie.

Savoir ce que tu veux. Il faut se définir ce que l'on souhaite, un objectif à atteindre. Un objectif peut être quelque chose de simple ou au contraire quelque chose de complexe.

Se donner les moyens de l'obtenir Pour atteindre l'objectif que l'on s'est fixé, il faudra faire des choix, des concessions, des sacrifices. Le temps que l'on consacrera à ce projet, à ces objectifs, c'est autant de temps qu'on ne passera à faire autre chose. Une façon de se donner les moyens de l'obtenir, c'est de pratiquer le lifehacking par exemple, pour gérer au mieux son temps, les tâches à faire etc.

Ne rien regretter. C'est là la partie la plus dure. Comme on aura fait des choix, des sacrifices, des concessions, on peut être tenter de regretter. De regretter ce que l'on n'a pas fait, ses choix, de se dire "et si..."

D'autant plus que si au final on a raté l'objectif que l'on s'était défini en ayant défini ce que l'on voulait. On pourra ne pas l'avoir atteint pour des raisons indépendantes de nous ou au contraire parce qu'au final, on n'aura pas fait tout ce qu'il fallait, parce que les choix ou sacrifices étaient trop importants. Nombreuses sont les causes qui peuvent mener à l'abandon ou l'échec du but que l'on s'était fixé. Il faudra alors prendre sur soi, et ne pas regretter. Il ne faudra pas ruminer son échec, considérer que l'on aura perdu du temps ou aurait dû faire autrement. Il ne faut pas regretter. Car le temps que l'on aura passé pour ce projet, c'est qu'on voulait le faire. C'est ce que l'on avait choisit.

Ce qu'il faut aussi voir et comprendre, c'est que l'on peut avoir plusieurs objectifs en paralèlle, de plus ou moins longue durée.

Des exemples concrets ?

Je veux procrastiner. Ce que je veux : procrastiner. Ce que je fais : rien. Ne rien regretter : oui c'est du temps où j'aurai pu faire avancer tous ces projets qui n'avance pas, mais j'ai fait le choix de ne rien faire. Je ne dois pas regretter. J'ai choisi de ne rien faire.

J'apprends une nouvelle langue. Je vais passer du temps, du temps que je ne consacrerai pas à autre chose. Les jours, semaines, mois, années passent. Et je n'ai pas pu avancer sur d'autres projets. Et au final, je me rends compte que savoir cette langue ne me sert à rien, ou que, comme j'ai fini par abandonner, j'aurai peut-être dû faire autre chose. Non. Si j'ai passé du temps à apprendre cette langue, c'est que c'était un choix, j'ai fait ce que je voulais.

Conclusions

La vie est un peu plus complexe et ne peut pas de résumer / se cantonner à une phrase, cette philosophie n'intègre pas la notion de plaisir (il est important que l'objectif que l'on se fixe soit quelque chose qui nous fasse plaisir et limite les contraintes par exemple). Mais c'est là une bonne base que j'utilise depuis plus d'une quinzaine d'années et cela marche relativement bien. Et du coup, je la soumets à votre vision et jugement, via ce billet de blog.

Quelques réflexions militantes et féministes

Ce billet s'inscrit dans la série de billets évoquant des choses qui me tiennent à coeur et dont je n'avais jamais parlé avant. Il y a eu Ce dont je ne peux pas parler... mais ce sur quoi j'ai un avis, puis Le WAF - Wife Acceptance Factor

Dans celui-ci, je voudrais juste vous donner deux liens vers des billets d'un même blog. Ces deux billets, je les ai lus et je pense important de les partager. S'en suit quelques éléments de réflexions, un peu fouillis, un peu brouillon, qui, je l'espère, vous ferons réfléchir également.

Les deux billets à lire

- La notion de victime dans un contexte d'oppression systémique
- Salut camarade sexiste ! Être un allié pour les femmes en 40 points sous titré Intégrer le féminisme dans son engagement, un guide pour les mecs en 40 points.

ATTENTION

Attention je mets de côté les problématiques de genre etc. car je ne suis pas assez familier avec ça. Quand je dis homme ou femme, j'utilise donc le mot comme dans le sens commun, classique. Et j'assume le fait que ce discours est celui d'un homme cis etc. avec toutes les maladresses qu'il peut comporter en conséquence. Les commentaires sont ouverts pour toutes critiques constructives.

Mes réflexions personnelles

Le vocabulaire utilisé dans les deux billets que je mentionne est un vocabulaire militant. Et quand on n'a pas l'habitude de lire ce type de phrases, cela peut sembler austère. De même, on pourrait être amener à critiquer ces textes, voir dire que c'est du n'importe quoi... Mais avant de remettre en questions les affirmations de ces textes, surtout si on est un Homme, essayez de comprendre. Réfléchissez. Comparez ce que vous vivez, prenez conscience du confort de votre vie d'homme. Quand on lit que selon un rapport (« avis relatif au harcèlement sexiste et aux violences sexuelles dans les transports en commun ») remis à la secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes Pascale Boistard, « 100% des utilisatrices de transports en commun ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle », il y a de quoi se poser des questions sur la société dans laquelle on vit... Personnellement, adolescent, je me sentais impuissant quand ma soeur rapportait le fait qu'elle s'était fait harcelée ou insultée dans la rue, parce qu'elle envoyait balader des hommes suite à un comportement agressif (ce que ces hommes eux considéraient comme de la drague). Je ne savais que faire. Et je ne sais toujours pas (même si elle ne subit plus - ou n'en parle pas, ce qui est plutôt le cas - ce type de comportement).

Sur le comportement des hommes, il y a le projet Crocodile. Si vous ne connaissez, je vous invite à aller jeter un coup d'oeil. Ce sont des Histoires de harcèlement et de sexisme ordinaire mises en bandes dessinées, dans lesquelles les hommes sont représentées par des Crocodiles Projetcrocodiles.tumblr.com.

Si vous pensez que les hommes et les femmes sont différents, vous avez raison d'une certaine façon : nous sommes tous différents les uns des autres. Il n'y a pas d'un côté les hommes et de l'autre les femmes, avec des choses que peuvent faire les hommes et d'autres les femmes (on mettra de côté tout l'aspect reproduction, gestation etc.) L'argument du physique ne tient pas : une femme peut très bien manier un marteau piqueur quand elle a la condition physique correspondante. Un homme peut faire le ménage, cuisiner ou faire toute autre tâche ménagère. Ah oui vos blagues de merde du type "le cerveau des femmes est programmé pour ça", vous pouvez les garder pour vous. NON CE N'EST PAS DRÔLE. Et je m'arrête là au risque d'être impoli.

Chaque être humain est différent, nous avons des capacités intellectuelles et physiques différentes. Certaines différences sont plus marquées, sont ancrées/liées à notre ADN. Nous sommes tous différent ; il n'y a de supériorité d'un sexe sur l'autre. Il y a juste une société qui fait que depuis des millénaires, l'homme est le chef, domine et décide et rabaisse la femme, et éduque chacun et chacune pour que l'on trouve ça normal, pour que ce soit ancré dans nos valeurs, notre façon de penser. Réfléchissez là-dessus, documentez vous, apprenez, comprenez les problématiques de patriarcat, machisme, sexisme, etc.

Enfin, quand vous jugez quelqu'un, jugez la personne sur ses propos, sur ses actes, sur ce qu'elle est et non sur ce qu'elle parait et les a priori que vous avez en conséquence. Dans mon cas, quand j'apprécie quelqu'un, c'est pour ce que la personne est, pour qui elle est. Le fait qu'elle soit un homme ou une femme ne change en rien l'attention que lui porte ; je considère l'être humain. Faites pareil, vous verrez, ce n'est pas si dur et c'est un premier pas pour changer et allez dans la bonne direction.

Différents sujets du moment

Ce billet est dédicacé à "Le bleu" ;)

Ce billet de blog mixera différentes thématiques que je souhaite aborder actuellement, des réflexions personnelles qui, je l'espère susciteront sûrement diverses réactions.

Comme je le disais dernièrement dans mon billet Ce blog a 13 ans, j'ai et je travaille beaucoup pour réussir professionnellement. Surtout depuis que je suis dans un cadre qui correspond à mes attentes et me valorise pour mes compétences. Pour ça, je m'astreins à une rigueur que beaucoup peuvent trouver psychorigide, mais qui est devenu quelque chose de naturel pour moi ; Les billets sur le lifehacking en témoigne. Et en particulier, je commence mes journées avant 9h, 9h00 étant l'heure légale de début de nos journées officiellement.

De la difficulté pour beaucoup d'arriver tôt

Dans les lignes suivantes, je prends en exemple de collaborateurs qui n'ont pas de situation familiale nécessitant une adaptation du temps de travail (comprendre : ils n'ont pas d'enfant). Des personnes assez jeunes, en début de carrière, et qui ont donc tout à gagner si elles progressent personnellement et professionnellement de façon assez rapide. En tout cas, tel est mon avis.

Lorsque j'ai demandé à un des mes collaborateurs d'arriver pour que l'on puisse réellement la journée à 9h, j'ai eu le droit à la réponse "CA fait tôt". De même, quand j'en parle à d'autres, j'ai des retours : "Oui mais ils peuvent arriver tard si ils restent plus tard et que le travail est fait..." Ce que j'ai du mal à faire comprendre c'est que certes, on ne pointe pas, nous avons des journées flexibles même si nous avons des horaires théoriques, mais quand le collaborateur arrive tranquillement, pose ses affaires, prend son petit café, moi c'est depuis 9h que j'ai commencé ma journée et je suis généralement en plein pomodoro... Je suis déjà dans ma lancée et la répartition des tâches pour la journée va nécessité de me couper dans mon élan... Je peux très bien m'arrêter et passer à une tâche de suivi et de délégation pour la journée lors d'un Pomodoro dédié à ça. Mais je ne le souhaite pas.

En une dizaine d'années de travail en région parisienne, j'ai pu vérifié la règle immuable suivante : c'est que plus on habite loin plus on se lève et arrive tôt, car on anticipe les problèmes de transport, en prenant de la marge et si cette marge n'est pas consommé, on arrive en avance. Par contre, plus la personne habite prêt de son lieu de travail et plus elle se lève tard. J'arrive souvent au bureau quand mon stagiaire, qui habite à deux stations de train des locaux de l'entreprise se lève…. Et ceci est un problème pour moi. Il y a au-delà de mon côté psychorigide le fait que nous sommes responsables si il arrive quelque chose à la personne durant ses heures de travail et si elle n'est pas sur son lieu de travail durant les heures indiquées sur son contrat de travail… Nous en avons parlé. Il va faire des efforts. Mais ce n'est pas gagné. Peut être suis je trop exigeant ?

A côté de cela, je sais qu'il y a un autre stagiaire qui est là à l'heure. Et à ma remarque "tu es là tôt", j'ai eu comme réponse "le début de journée c'est 9h donc je suis là à l'heure". Il a gagné des points... Espérons que cela reste comme ça dans la continuité.

Il faut savoir ce que l'on veut

Je suis peut être trop exigeant avec moi-même et donc je le suis également avec les autres. Mais, en plus de ce que j'ai pu évoqué dans mon billet Où sont les passionné.e.s ?, ce manque de volonté pour arriver à l'heure n'est il pas quelque part symptomatique d'un manque d'intérêt, de passion... L'emploi n'est qu'un emploi qui conduit à un salaire à la fin du mois...
Quand on rentre chez soi, on fait totalement autre chose, on se déconnecte. On peut avoir des tas de passions et centre d'intérêt mais si c'est pour regarder des émissions dont j'ai beaucoup de mal à cerner l'intérêt (et qui font régulièrement la polémique de part leurs propos et actions qui sont l'encontre total de mes convictions personnelles...)

Pourquoi en ferait-on plus pour l'entreprise ? "Je fais ce qu'on me demande". Oui, mais justement, on est payé pour faire ce que l'on nous demande. Je pense qu'on ne peut pas demander une reconnaissance si l'on fait "juste" ce que l'on nous demande. Dans le cas où l'on va plus loin, où l'on se dépasse et montre ce dépassement des attentes, je pense que l'on peut alors commencer à râler si la reconnaissance n'est pas là. Je le sais, pour l'avoir vécu.

L'exigence

Comme vous l'aurez compris, je suis exigeant avec moi-même et avec les autres, en particulier les personnes avec lesquelles je travaille. De part mes activités de lifehacking je m'applique des règles encore plus strictes que celles que je préconise aux autres.

Et il y a le fait que je veux que ces personnes avec qui je travaille fasse du mieux qu'elles peuvent et au delà en se surpassant. Et pour cela, je pense que les bases sont d'arriver à l'heure, d'être précis et rigoureux. J'ai et je prends du temps pour transmettre mes méthodologies pour que la personne se les approprie. Fichier de suivi, de todo etc. Le but n'est nullement de surveiller (je n'ai et ne demande aucun droit de regard sur le fichier) mais d'aider la personne à se surpasser. Car je pense que ces personnes sont douées, ont du potentiel mais ne l'exploitent pas. Ou peut être que je me suis trompé et que ces personnes ont justes autres choses à faire, d'autres centres d'intérêt et une vie… Il est difficile de ne pas porter de jugement. Voir à ce sujet mon billet Où sont les passionné.e.s ?, dans lequel je critiquais les ingénieurs en les confrontant aux autodidactes.

Être différent

Je pense que je prends les choses trop à cœur, de façon trop passionnée et cela me rappelle quelqu'un.e de très proche (celleux qui savent savent). Parfois j'arrive à couper les interrupteurs ou à refermer les portes dans mon palais mental et du coup j'occulte certaines préoccupations. J'ai cette chance.

À coté, il y a des choses pour lesquelles je suis tout le contraire d'exigeants. Ma façon de m'habiller, plus une nécessité qu'autre chose (quoique ça change un peu vu que je peux désormais mettre des t-shirt geek pour aller au travail) ; mon physique et mon léger sur poids. Pas le temps ni l'envie ou la motivation de faire du sport et des efforts. Seul mon esprit compte. Voir à ce sujet le billet sut le Meatspace.

Vieillir

Je me rends compte de mon âge. C'est la période des stages et je côtoie beaucoup de stagiaires du coup, en plus du mien. Beaucoup de stagiaires, cela pourrait sembler être "de la main d'œuvre pas chère et corvéable", alors que c'est plus "donner de l'expérience à des étudiants en vue de les préparer à la vie active, faire une passation de connaissance, via des projets intéressants et détecter les profils qui sortent de la norme". Ces stagiaires sont donc des personnes qui ont une vingtaine d'années, sont étudiant.e.s dans différents domaines, sont de différentes origines ethniques (Maroc, Algérie, Vietnam, Russie, France…). Une très bonne chose pour les échanges culturelles et l'ouverture aux autres.

Étant, je pense, une personne assez bien ancrée dans l'entreprise, je prends le temps de parler avec chacune de ces personnes le midi pour faciliter leurs intégrations dans l'entreprise et j'ai donc pu sympathiser rapidement avec certaines d'entre elles (ces personnes).

Et c'est la que je me rend compte de mon âge et de la différence d'âge. Les bébés a qui j'ai donné le biberon pour aider ma maman quand elle était assistante maternelle sont bien plus âgé.e.s que ces "jeunes" la. J'ai un écart d'âge avec eux (plus de 15 ans) comparable au nombre d'années que j'ai passé avec Ryooki... Toutes mes références musicales issues de mon adolescence sont d'une époque où illes n'étaient pas encore né.e.s. Il y a 20 ans je passais le baccalauréat... Eux n'étaient pas encore en maternelle... Bref. Ça donne un coup de vieux ;) Mon côté geek, très jeune et adolescent facilite toutefois la communication et je passe de bons moments avec eux.

Revers de la médaille, mon expérience, ma maturité, je la constate pleinement dans le cadre de l'encadrement. Je suis rapide, efficace, je vais à l'essentiel. Je sais ce que je veux et parfois je passe plus de temps à expliquer mes attentes et mes exigences que si je faisais la tâche moi même. Mais la personne est la pour apprendre… On rejoint les réflexions du début du billet.
Il y a un certain nombres de choses que j'ai évoqué dans mon billet je suis chef d'équipe tu nous rejoins, je vous renvoie vers celui-ci pour ma propre analyse. La seule chose que j'ajouterai c'est que le côté paternaliste se confirme. Paternaliste mais avec bienveillance. Celleux qui me connaissent le savent bien, j'espère.

Conclusion

Un billet un peu long et un peu fourre-tout, mais c'est aussi ce que certain.e.s d'entre vous viennent chercher ici, non ? ;)

Les interactions sociales

Dans ce billet, je voudrais partager des réflexions sur moi-même et sur les interactions sociales que je peux avoir.

Les amis de longue date

Un ami, pour moi, c'est une personne avec laquelle je suis proche. Non pas proche au sens où je la vois tous les jours, mais au sens où si j'ai un souci personnel, s'il y a quelque chose de grave ou d'important dans ma vie ou dans la vie de cette personne, nous serons là l'un pour l'autre et réciproquement. Un ami est une personne pour laquelle je peux avoir un attachement très fort, parfois même plus fort qu'un membre de ma famille. Car comme le dit l'adage, on choisit ses amis, on ne choisit pas sa famille.

J'ai donc quelques amis très proches, que je connais depuis des années. Des personnes connues du temps où j'étais étudiant et avec qui je suis resté très proche, car nous avons fait l'effort de continuer nous voir, malgré nos évolutions personnelles respectives. Ces évolutions qui font que ce qui nous reliait au départ a bien changé. Parfois on retrouve une personne que l'on n'a pas vue depuis des années, on se raconte ce que l'on est devenu, on parle des bons moments que l'on a pu passer, de souvenirs communs. Et à partir du moment où un silence s'instaure, l'on se rend compte que la personne en face de soi a changée, évoluée, vieillie, et que l'on ne partage plus rien avec cette personne que des souvenirs. On s'aperçoit qu'au final, on est tellement différent que la seule chose qui nous relie et cette nostalgie et ce passé commun.

Comme la vie est courte, que mon temps est compté et que je n'ai que peu de moments de loisirs, que j'ai autre chose à faire que de passer de mauvais moments, il y a eu des personnes avec qui j'ai rompu les liens, volontairement ou de fait, car nous étions trop différents...

Dans le petit groupe d'ami qu'il me reste de ma vie étudiante, il y a mon meilleur ami, qui a été là pour moi (et j'espère avoir été là pour lui) dans une période difficile de ma vie, il y a des années. Ces amis et en particulier ce meilleur ami, savent que je suis Genma, mais ne partagent pas mes passions. Nous sommes lié par autre chose d'une certaine façon. Et cela a son importance.

Ce petit groupe d'ami constitue donc une partie de mes interactions sociales. Ces interactions sont peu nombreuses, peu fréquentes. Nous n'échangeons pas de message régulièrement. Nous nous voyons une soirée tous les 2-3 mois. Mais nous nous voyons. De temps à autre, un petit mail pour aller aux nouvelles, en demander et en donner.

Les copains copines

Les copains copines, ce sont toutes ces personnes que je ne peux pas considérer comme des amis car je n'ai pas encore pu leurs apporter du soutien. Il y a différents degrés dans les copains copines, des connaissances aux personnes avec lesquelles je suis assez proche, certaines savent même des choses que mes propres amis ne connaissent pas. Ces copains copines connaissent avant tout mon personnage public, Genma, qui est à la fois mois mais aussi un costume, un rôle que j'endosse… De part ma présence en ligne sur les réseaux sociaux et mes activités associatives liées à mon pseudonyme, je discute et interagis avec beaucoup de personnes. J'ai tissé des liens assez forts avec certain-e-s d'entre eux-elles, que j'ai rencontré une fois ou que j'essaie de voir dès que possible. Je ne peux pas dire qu'on se connaît, je ne peux pas les appeler des amis car je n'ai pas (encore) été là pour eux dans des moments difficiles. Et pourtant, quand un coup de blues s'exprime, un message de soutien, en public ou en privé, un mail parfois montre que même si on ne se connait pas, comme nous avons des affinités, qu'on a appris à connaître la personne publique, il y a une forme d'amitié qui s'est mise en place. Et de ce fait, certain-e-s de ces personnes savent même des choses sur moi que ma famille, mes ami-e-s, ignorent sur moi.

Ces personnes, je les ai choisies d'une certaine façon et elles correspondent à celui que je suis en ce moment. Elles évoluent avec moi, en fonction de mes affinités, de mes passions, de mes activités associatives. Je passe du temps avec elles, plus qu'avec mes amies et nous évoluons donc conjointement.

Ces personnes, il y a quelques années je ne le connaissais pas, il est probable que dans quelques années, si j'ai changé de passion, de centre d'intérêt ou autres, je passe à autre chose. C'est la vie et c'est ainsi.

Les collègues

Les collègues, ce sont les personnes avec qui je passe plus de 8 heures par jour dans un même lieu. Là encore, il y a des affinités qui se crée, et il m'est même arrivé de voir certaines personnes en dehors du cadre professionnel, ces personnes passant alors dans la catégorie copain-copines. Là encore, ces collègues représentent une bonne partie de ma vie sociale.

Les podcasteurs

Dans un autre groupe, je voudrais classer les podcasteurs. Etrange de classer ici des personnes que j'écoute pour parler d'interaction sociale, car l'écoute d'un podcast, c'est avant tout une communication unidirectionnelle. Mais il faut savoir que je passe à minima deux heures par jour à écouter des podcast, que j'en écoute un certain nombre depuis des années. Et de ce fait, j'ai une relation un peu particulière au podcast. Quand je lance un podcast, je me retrouve alors avec un groupe d'amis, que j'ai appris à connaître, à apprécier, à détester. Eux ne me connaîtront jamais (même si j'interagis parfois avec certains d'entre eux pour leur dire à quel point j'aime ce qu'ils font, je parle d'eux dans des billets de critique / hommage, je les rencontre) mais avec eux, je me sens bien. Je me sens comme avec des amis.

Je voudrais d'ailleurs profiter de ce billet pour dire que je ne remercierai jamais assez tous ces geeks qui partagent leurs passions via des podcasts. J'en ai passé des centaines d'heures à votre écoute dans les transports en commun, à sourire, à rire, à être en désaccord ou au contraire à vouloir vous applaudir...

Cette interaction sociale unidirectionnelle en est pourtant une pour moi. Je passe du temps avec des personnes que j'apprécie, je suis dans ma bulle, avec des copains copines et je suis bien.

Conclusion

Voilà, la nouvelle séance d'auto-psychanalyse est finie et je quitte le divan de psy qu'est ce blog en ce moment. Jusqu'au prochain billet de ce type ?

Des discussions structurées

Les discussions dans la vie non numérique sont un souci pour moi... et les relations sociales que j'ai parfois dans le monde non-numérique me frustrent et parfois même s'avèrent être un souci pour moi.

J'ai l'habitude de faire des monologues par écrit (ce blog) ou à l'oral (via mes conférences). Si j'interagis via des réseaux sociaux, via un forum ou autre, dans le monde numérique, c'est de l'écrit, j'ai le temps de réfléchir, de relire, de choisir mes mots. Il y a une notion de temporalité qui est différente, je peux prendre le temps d'analyser, de réagir, de commenter. C'est quelque chose d'asynchrone, que je peux gérer comme je veux. Je mets de côté les interactions en direct de type chat, car je dois alors me concentrer sur la discussion pour suivre et interagir.

Dans le monde non numérique, lors d'une discussion entre amis ou en famille, ce n'est pas la place pour un long monologue ou développer des idées personnes. La preuve est simple : lors d'un repas, la moindre pause dans un sujet laissera place à un autre sujet... Les discussions se mélangent, chacun parle de son sujet. Le pire pour moi, c'est lorsque que je m'arrête au milieu d'une phrase et que personne ne relève, ne demande de continuer, ne pose une question. Cela m'est déjà arrivé plusieurs fois et c'est généralement signe que personne n'écoutais.

Ces discussions sont alors pleines de sujets différents et au final, ce ne sont pas des discussions mais des bribes de discussions. Et j'en ressens alors une certaine frustration.

Ce que j'aime dans une discussion, et il m'arrive d'en avoir avec des personnes comme moi, des amis proches, ce sont les discussions structurées, qui suivent presque un plan. On laisse le temps à l'autre de s'exprimer. On a une vraie discussion sur un sujet donné, pendant un long moment (plusieurs heures parfois).
Chose impossible avec des membres de ma famille lors d'un repas : vous avez déjà essayé de parler sur un même sujet, de débattre ? Moi oui. Et ce n'est pas possible.

Avec les podcasts, dont je parlais comme type d'interaction sociale dans mon billet sur le sujet, même si je ne peux pas participer à la conversation, je retrouve ce côté discussion thématique et structuré qui me plaît.

C'est peut être en cela que les réunions me plaisent. Une réunion, généralement, suit un plan, est structurée. Il vaut mieux pour la bonne tenue de la réunion que chacun parle à son tour et s'exprime sur le sujet. Il y a un fil rouge, un certain ordre, un temps de parole. Et ça a un but. On n'est pas là pour dire des banalités, des futilités. Il faut être efficace. Alors qu'à un repas de famille, il faut parfois parler de tout et de rien, car il y a des sujets qui fâchent, des sujets à polémique...

La vie est trop courte pour que l'on perde du temps à parler de tout et de rien et je préfère les discussions pertinentes et intéressantes à des discussions futiles et sans intérêt... Et la subjectivité aidant, ce que je trouve pertinent et intéressant ne l'est pas toujours pour les autres...

Alors heureusement que j'ai ce blog pour coucher par écrit mes réflexions, discuter avant tout avec moi-même et de façon indirecte avec les lecteurs.

Où sont les passionné.e.s ?

L'entreprise dans laquelle je travaille est en pleine phase d'expansion. Nous recrutons, nous cherchons des profils et des spécialistes de tout type, le point commun étant le logiciel libre.

Dans les missions que j'ai au quotidien, j'ai entre autre celle de faire passer des entretiens techniques et d'évaluer les connaissances des candidats. Une équipe travaille au recrutement et on m'affecte donc des rendez-vous, on me transmet des CV de candidats que j'étudie avant de les recevoir.

Les profils que je reçois sont intéressants. Mais aucun ne se démarque vraiment. Les personnes répondent à mes questions, me disent qu'ils font de la veille - et heureusement pour quelqu'un qui travaille dans l'informatique. Mais il manque ce petit plus. Cette petite différence, cet élément différenciant. Ils utilisent des logiciels opensource par effet de mode, parce que c'est la technologie en vague ou celle que leurs missions leurs ont imposées. Je suis face à des profils qui font de l'opensource, moi je voudrais des adeptes du logiciel libre, et la nuance est importante à mes yeux. Tous ont des diplômes d'écoles d'ingénieurs. Ont des diplômes que je n'ai pas, ont très probablement de nombreuses compétences que je n'ai pas. Mais il manque ce petit plus….

À côté de ça, je côtoie des personnes issues de parcours chaotique, des personnes autodidactes qui ont appris à apprendre l'informatique grâce aux possibilités et opportunités qu'offre le logiciel libre et ses quatre libertés. Grâce au partage de connaissances des uns et des autres via les wiki, billets de blog, forum, activités associatives et autres conférences... Des milieux que je connais bien et dans lesquels après avoir longtemps été passif, je suis devenu acteur à mon modeste niveau pour à mon tout partager mes connaissances et mon expérience acquise avec les années. Sébastien, pour ne citer que lui, est un bien bel exemple de cette réussite. Il fait des billets de qualité avec lesquels j'apprends beaucoup de choses. Ce que je cherche, c'est cette personne qui partage, qui contribue, qui diffuse, qui a une présence et une expertise dans le logiciel libre.

Alors, je profite d'avoir un réseau de personnes que je connais pour recruter et coopter. Deux nouveaux collaborateurs vont arriver dans quelques semaines, dont un qui sera dans mon équipe et pour lequel j'attends beaucoup, mais je sais qu'il sera à la hauteur et se dépassera (Et je l'aiderai pour ça). J'ai aussi de bon espoir pour Will, qui doit encore finir ses études et son alternance. Et pour toi Olivier. Quatre personnes d'ici la fin de l'année. Quatre personnes avec qui j'aurai plaisir à travailler car je sais ce qu'elles valent. Et toutes sont plus ou moins impliquées dans le logiciel libre, à leur niveau, et surtout sont des personnes qui ont ce petit plus, car passionnées.

Dans mon équipe, il y a déjà quelques beaux profils, dont un que que je voudrais prendre sous mon aile et l'aider à exploiter son potentiel. Oui Alex je pense à toi. Cela peut sembler prétentieux, mais je sais que j'ai enfin la maturité pour aider et encadrer d'autres personnes plus jeunes et moins expérimentées. Et c'est mon entreprise actuelle qui a vu ça en moi et su me mettre à la place qui me convenait.
Pour en revenir au recrutement et au titre de ce billet, tous ces profils compétents auxquels il manque le petit plus me font me poser les questions suivantes : où sont les passionné.e.s ? Où sont les autodidactes ? Où sont les personnes qui bidouillent et aiment ça ?

"Quand on a une famille on a moins de temps pour bidouiller et geek". Tel est le propose que me tienne quelques-uns de mes collaborateurs, presque désabusés. Alors je veux changer les choses, le secouer, apporter mon expérience, qui je suis, pour faire bouger les choses. Et la direction m'en donne les moyens et les opportunités.

Autre sujet, celui de la présence des femmes dans l'entreprise. Il y en a quelques unes, compétentes et talentueuses. On sait également que la parité est très difficile et encore plus dans le monde de l'informatique. Pour l'instant, je n'ai eu aucune candidate. Je n'aime pas trop et ne suis pas à l'aise avec les discriminations positives. Moi je vois l'être humain en face de moi. Qu'importe l'origine, le genre ou autre. J'ai un humain. Et pourtant, j'aimerais tant que des femmes soient recrutées et se sentent enfin valorisées pour leurs qualités techniques et personnelles, gagnent confiance en elles grâce à leur nouvel emploi. J'aimerais pouvoir dire à ma petite nièce quand elle sera plus grande que j'ai, à ma modeste échelle, contribuer à redonner aux Femmes la place qu'elles méritent dans la Société, en ayant dans mon équipe des femmes fortes et épanouies, compétentes qui font que des hommes auront remis en question leurs préjugés sexistes et misogyne en ayant travailler avec elles, sous leur direction… Oui c'est très probablement « le syndrome du protecteur » ou autre que verront certain.e.s d'entre vous vu que je suis un homme blanc éduqué cis etc. Mais celles et ceux qui me connaissent savent, je l'espère, que ce n'est pas le cas mais une vraie volonté de ma part d'aider, d'épauler et de soutenir l'autre.

Alors, si tu te reconnais, si tu es doué.e et que tu le sais. Et même si tu doutes, car ne te penses pas à la hauteur, tentes quand même. Travailles et envoies ton CV et ta lettre de motivation. Et qui sait, peut être seras tu l.e.a passioné.e que je recherche.
Pour finir, vous renvoie vers mes différents billets :
- Premières semaines dans ma nouvelle vie
- Je suis chef d'équipe ; tu nous rejoins ?
- Vous voulez que vos employés s'épanouissent ?
- Pour travailler avec moi au sein de mon équipe...

Réflexions sur le passage de génération

Un nouveau billet intimiste comme j'en fais parfois (comme Je suis tonton ou encore Réflexions autour de la parentalité et du choix de non-parentalité, sur lequel nombreux avaient été les commentaires et réflexions) et pour lesquels plusieurs personnes m'ont fait des retours positifs. Donc j'écris et je publie celui-ci, issue à nouveau de réflexions personnelles. Cela viendra contrebalancer le billet Pourquoi tant de billets impersonnels ?,

Chaque dimanche ou presque a lieu le repas de famille et je me rends chez mes parents. Ma sœur vient avec sa petite famille, c'est l'occasion pour nous de nous voir. Et parfois, elle a d'autres occupations (comme aller aux repas de famille du côté de son compagnon), et je suis seul avec mes parents. Les discussions sont souvent sur des thèmes comme, comment c'est passé la semaine et comment vont les petits. Quand mes parents parlent de leurs petits-enfants (mes neveux-nièces) et qu'ensuite ils parlent de ma sœur, il ne l'appellent plus par son prénom mais en disant "Leur mère". Étant donné le contexte, c'est presque normal de mettre en avant le côté "maman" avant l'aspect "c'est leur fille", mais c'est aussi le signe que le changement est bel est bien là tout jamais. Mes parents ne sont plus les parents mais les grands-parents. Et ma sœur, avant d'être leur fille, est la maman de leurs petits enfants...

Pour ce qui suit, un conseil, dessiner un arbre généalogique. Parfois ma mère reçoit des photos de la petite cousine envoyée par sa nièce (Sa nièce, c'est ma cousine issue de germain et non germaine n'est pas son prénom). Ma mère parle de la photo sur laquelle on voit la petite avec "sa grand-mère" (sa grand-mère étant donc ma tante, la sœur de ma mère et la mère de ma cousine) ; mon père pense encore que "la grand-mère" désigne sa belle-mère / ma grand-mère maternelle. Alors que la grand-mère, c'est la grand-mère de la petite (donc ma tante / la sœur de ma mère) et non l'arrière grand-mère (ma grand-mère maternelle).

Tout ça pour dire qu'avec la naissance de mes neveux & nièces, ma grand-mère maternelle a passé une génération et est devenue arrière grand-mère, mes parents sont devenus grands-parents, ma sœur est de la génération "parents" et donc moi je suis donc la génération "adulte". J'approche de la quarantaine, je n'ai pas (encore) d'enfants, et ma sœur a un donc un rôle un peu particulier. Car en effet, elle est à la fois ma sœur (quand je parle d'elle, je l'appelle par son prénom et non en disant "la mère des petits" à la différence de mes parents), mais elle est aussi la maman de mes neveux - nièces que j'adore (je me demande d'ailleurs si ces écrits, ils les liront un jour - mais il est fort probable qu'ils aient autre chose à faire).

Jusqu'à ce que j'atteigne le cap de la trentaine et que je m'émancipe en partant (enfin ?) de chez mes parents pour vivre dans mon propre logement, ce blog avait déjà commencé et les billets de réflexions (supprimés depuis lors d'un grand ménage de printemps, mais conservé quelque part par moi) étaient autour de ce que l'on appelait les adulescents, ces adultes qui ne veulent pas grandir. J'étais une parfaite représentation de ce stéréotype, avec des passions et centre d'intérêts devenus désormais ancrés dans la culture populaire, mais à l'époque être geek était tout sauf être à la mode... Ayant joué aux jeux de rôles, aimant les jeux-vidéos, la science-fiction, les comics, les mangas et tout ce qui fait qu'on est Geek, habitant chez mes parents et qui plus est, travaillant dans le domaine de l'informatique et fan de logiciel libre, au bingo du Geek je faisais (et je fais encore) le grand chelem sans aucun soucis... Testez moi dans un quiz, coucou à Philippe, Will et Sébastien qui pourraient en témoigner si besoin :)

L'âge aidant, la quarantaine approchant, mes centres d'intérêts restant les mêmes, le côté préoccupation d'être un adulescent, de ne pas être entré dans le moule ou dans la norme m'ont passés. Voir à ce sujet Que dirait l'enfant (l'adulte) au vous du futur (du passé) ? Je sais qui je suis, ce que j'aime et qu'importe si je ne suis pas comme tout le monde. Cela fait quelques années que je n'ai pas mis les pieds dans un Japan Expo (alors que j'étais un précurseur en allant aux premières éditions et mêmes aux conventions à la fin des années 90), et lorsque j'y suis, je me sens un peu seul avec un public qui a mon âge divisé par deux (et encore je ne suis pas allé à un salon des Youtubeurs), je n'en garde pas moins un plaisir et de bons souvenirs. Et j'ai le secret espoir d'y aller avec mes neveux nièces quand ils seront en âge.

Dans le dernier Cozy Corner (le podcast), Medhoc parle du fait qu'il a amené ses deux enfants Tic & Tac, au Palais de la découverte (c'est à Paris, dans le Jardin des Plantes et pas loin de Jussieu, un musée connu pour ses squelettes de dinosaures). Il parle alors du fait que son père l'y avait emmené enfant (comme l'a d'ailleurs fait le mien) et que là, c'était à son tour de perpétuer la tradition en y amenant ses propres enfants. N'ayant pas d'enfant, à l'écoute de cette anecdote, j'ai compris son ressenti à travers ses paroles car moi-même j'attends patiemment le jour où les deux petits seront assez grands pour que Tonton les emmène faire des trucs supers cools, aller voir des musées, des expositions et autres. Oui ils le feront avec leurs parents, mais ce n'est pas pareil. J'ai des très bons souvenirs des moments passés avec mes tontons enfants (tout comme des moments passés avec mon grand-père), ces petites choses qu'ils m'ont apprises, ou fait découvrir, des choses simples, cette cabane qu'on m'a aidé à construire... Et je voudrais à mon tour leur laisser des souvenirs comme ça.

Je suis chef d’équipe ; tu nous rejoins ?

En plus de mon travail d'architecte dans le logiciel libre, ce pour quoi j'ai été recruté, je suis depuis peu chef de l'équipe intégration.

C'est un peu par hasard et très rapidement qu'il a été décidé que je deviendrai le chef d'équipe. Mes méthodologies et mon organisation issue du Lifehacking, ma volonté de transmettre mon savoir (j'ai déjà pour projet de faire des mini-conférences le midi pour partager avec mes collègues mes connaissances et leur apprendre plein de choses que beaucoup ne connaissent pas) ont convaincu et je suis donc chef d'équipe. On me fait confiance, on me délègue des tâches, je prends des initiatives et c'est apprécié.

Actuellement, je suis donc en train de reprendre la gestion des équipes, faire le suivi des projets en cours, préparer les projets à venir en participant à la rédaction de réponses à des appels d'offres pour la partie technique. Je fais des points réguliers avec les membres de l'équipe pour m'approprier leurs projets, comprendre ce qu'ils font et ont à faire. Mon expérience de plus de 12 ans dans une SSII, toute la maturité acquise au fur et à mesure d'expériences parfois difficile, je peux enfin en tirer partie et profit, pour moi mais aussi pour d'autres personnes... En effet, j'encadre des personnes de l'équipe qui sont assez jeunes et peu expérimentées. Je leur apprend donc des bonnes pratiques, je leur donne des conseils, je leur montre comment je m'organise pour gérer en parallèle plusieurs tâches et projets. Je les aide à sortir la tête de l'eau pour reprendre leur souffle, se poser, voir où ils en sont et obtenir de leur part un peu de visibilité sur leur suivi des tâches au quotidien.

Je partage, j'aide, j'essaie de reprendre ce que j'aimais dans leurs façons de gérer les équipes chez des chefs de projets que j'ai et que je considère comme mes mentors. J'applique le contraire des mauvaises méthodes que certains chefs de projets ont pu avoir. J'essaie d'être quelqu'un de conciliant, à l'écoute, tout en montrant que je suis exigeant et des attentes. Je fais confiance, je délègue, je responsabilise mais aide aussi à gagner en responsabilité, à pouvoir répondre à mes attentes... Et ça marche.

J'en profite pour faire le point avec moi-même, voir où j'en suis et le chemin parcouru. Et je repense à toutes ces personnes qui m'ont portées, aidées à grandir durant ma première vie professionnel et en début de carrière. Je repense à toutes ces expériences personnelles et associatives qui m'ont aidée à acquérir de l'expérience dans le monde du logiciel libre et à être à l'aise professionnellement actuellement. Je sais la chance que j'ai eu de rencontrer une équipe dirigeante qui a su comprendre ma bonne volonté, mes envies, mes attentes et mon potentiel. Et je me sens valorisé, compris. Épanoui.

Enfin, je profite de ce billet de blog pour rappeler, comme j'ai déjà pu le dire sur les réseaux sociaux, que mon entreprise recrute. Le site de l'ami Carl Chenet, qui fait des projets super cool qui m'ont permis d'apprendre des choses en Python (merci encore Carl), LinuxJobs, a un certain nombre d'annonces. Et il y a des es postes ouverts pour travailler avec moi ! Jetez un coup d'œil ci sur le site linuxjobs.fr, postulez et si vous êtes une personne motivée, enthousiaste, qui a des projets personnels et qui sait faire la différence, avec un peu de chance (et surtout grâce à vos qualités personnelles et professionnelles), vous serez amener à travailler avec moi. Et c'est là tout le mal que je vous souhaite :)

Pourquoi tant de billets impersonnels ?

Ce billet fait suite à celui sur l'autocensure et est écrit suite à une remarque d'Alterlibriste (allez lire son blogdans les commentaires. Je cite :
Je trouvais que tu faisais moins de billets personnels et ne comprenait pas pourquoi, maintenant je comprends mieux.

Cela méritait un billet et non une simple réponse en commentaire, car cette remarque a entraîné une réflexion personnelle. Sur le blog j'ai écris des billets personnels voir intimistes comme celui sur la parentalité ou le fait d'être tonton, et d'autres tous tagués Les réflexions du Genma. le fait de mettre ces liens ici de façon explicite est une forme de début de réponse à la question de l'autocensure.

Je ne m'autocensure pas (pas tant que ça). En ce moment je suis dans une phase où je suis bien occupé en journée par un travail et une mission intéressante et enrichissante, qui fait appel à toutes mes compétences et mon expérience technique. Je suis occupé les week-ends par mes activités personnelles et associatives. Le temps passe vite et je n'ai pas trop le temps de réfléchir.

Ce sont ces réflexions qui conduisent à l'écriture de billets personnels, une sorte de séance de psy en public, un besoin de se livrer, de témoigner, de partager... Et de me comprendre moi-même. En ce moment, je suis dans la technique et les billets que j'ai à finir et envie d'écrire sont techniques, longs... J'ai des projets comme m'investir un peu plus dans Yunohost et le temps n'étant pas extensible le temps passé et consacré ne l'est pas pour d'autres choses comme réfléchir et écrire des billets en rapport. Est ce une mauvaise chose ? Je ne pense pas.

Dans la liste des choses que j'aimerais faire, il y a par exemple un compte-rendu du road trip et des deux jours passés au FOSDEM à Bruxelles le week-end dernier, mais je n'ai pas encore commencé l'ébauche d'un compte-rendu et je pense que j'aurai le temps, ce sera un peu trop tard. Ce week-end m'a permis de conforter mes choix dans mes projets personnels (Yunohost, Degooglisons avec Framasoft) et ces projets m'apportant, en plus des idéologies associées (redécentraliser Internet), des activités dans lesquelles je suis à l'aise et qui me plaisent, tant au niveau technique (sysadmin), que communications (donner des conférences sur le sujet, faire la promotion, du support dans le forums) etc., je ne peux que m'épanouir. Et comme s'épanouir c'est aussi, dans mon cas, moins se torturer l'esprit, ceci explique cela.

Réflexions sur l’autocensure

Pour celles et ceux qui me suivent depuis longtemps, ces personnes savent que j'ai pendant des années gérer mon identité numérique publique sous la forme d'un pseudonymat, séparant de façon très distincte mon identité civile de mon identité publique, rendant assez difficile le lien entre les deux. Des années pendant lesquelles la réflexion sur cette stricte séparation est mainte fois revenue, a évoluée pour finir il y a quelques mois par devenir une volonté de changer, d'évoluer, de passer à autre chose. Cette évolution de la réflexion à conduit il y a quelques mois au billet de réflexion Du pseudonymat au pseudonyme, et aux conséquences que j'ai évoqué dans mes billets 2017 - Mes projets pour cette année ? et Première semaine dans ma nouvelle vie.

En résumé, le fait d'indiquer de façon très claire mon pseudonyme sur mon CV m'a permis de trouver un nouvel emploi dans une entreprise qui me correspond, dans laquelle je m'épanouis.

Mais cet outing (car c'est vraiment comme ça que je le vis et le ressens, et l'usage de ce mot n'est pas anodin et reviendra dans la suite de ce billet de réflexions) n'est pas sans conséquence.

De la levée de mon pseudonymat

Quand je suis lors d'un événement public, en tant que Genma, j'apprécie que l'on vienne me féliciter, me remercier, m'encourager pour ce blog. Cela me fait plaisir et comme c'est dans le contexte, comme c'est dans le cadre où je suis en personnage public et où, si l'on m'appelle par mon prénom civil, il y a des chances que je ne réagisse pas.

Par contre, quand c'est à la machine à café qu'on m'appelle par mon pseudonyme, je ne suis pas encore habitué et cela me fait encore plus bizarre que l'on me dise "j'ai beaucoup aimé ton dernier billet de blog". Tout simplement parce que je ne suis pas dans la peau de mon personnage public. Mes collègues et surtout ma hiérarchie connaît mon pseudonyme, lit par conséquence mon blog et liront donc très probablement ces mots. Est-ce que cela change quelque chose ?

L'autocensure

L'autocensure c'est le fait de ne pas tout dire et je me suis toujours autocensuré d'une certaine façon. Il y a des choses que je ne veux tout simplement pas aborder sur le blog car je considère que ce sont des informations, des pensées, et des choses très personnelles. Et je pars du principe que tout ce que je mets sur ce blog tombe dans le domaine du public et le sera à jamais car Internet n'oublie pas. Un bon exemple des conséquences de cette mise à disposition de réflexions personnelles et celui que j'évoquais dans mon billet écrit il y a un peu plus de deux ans Ménage sur ce blog vers lequel je vous renvoie, qui montre à quel point le cumul d'informations sur quelqu'un peut être facile, rien qu'en lisant des billets de blog…

J'évoquais le passage du Du pseudonymat au pseudonyme et du ressenti que cela était comme une sorte de outing. Comme le dit l'adage, les paroles s'envolent et les écrits restent. En tant que personne publique, dans certaines conditions et dans certains milieux, auprès de certaines personnes de confiance, j'ai une parole plus libérée que je ne l'aurai jamais sur le blog. J'ai créé une sorte de personnage, avec son propre passé, sa mode de vie, noyant des informations personnelles au milieu d'informations fictives créés pour mon personnage. Mon personnage public est comme une sorte de personnage de jeu de rôle, un rôle que j'endosserai quand je suis en public. Selon les discours et les circonstances, selon la prise de position plus ou moins engagée, mon personnage peut être un homme cis hétéro en couple, avec des enfants, un célibataire, un homme gay... Je noie le poisson. Une façon de noyer une information, au lieu de ne pas la donner (et donc de la censurer), est de la donner publiquement et de la noyer au milieu d'autres informations contradictoires, de la faire passer comme un élément du personnage…

Pour en revenir à l'autocensure, au-delà du blog, il y a mon usage des réseaux sociaux, sur lesquels les réactions sont plus spontanées, moins réfléchies et moins relues (contrairement à mes billets de blogs que je retravaille, remanie…) Par principe, je ne fais pas de diffamation, je n'insulte pas, je ne cherche pas à blesser les gens. Ce n'est pas de l'autocensure, je reste moi-même et j'espère être une personne tolérante.

Mais je me pose des questions désormais sur la diffusion de prise de position politique ou militante, ce qui est très facile, surtout sur Twitter. Car être un personnage public c'est parfois être dans l'excès, on veut faire de l'audience, attirer à soi, flatter son égo. On recherche donc le bon mot. D'autant plus avec Twitter où le nombre limité de caractères conduit à choisir ses mots, à en prendre un plutôt qu'un autre, parce qu'il est plus court mais changeant du coup le sens de la phrase. On peut retwitter un twitt sarcastique, parler avec du second ou troisième degré et les personnes habituées de ma communauté, me suivant depuis longtemps, saisiront l'ironie.

Mais quelqu'un de nouvellement arrivé à me suivre comme ce peut être le cas pour mes collègues, auront peut-être des a-prioris et se feront des fausses idées. D'où mon appréhension. Ce n'est pas par peur du jugement. Je saurai défendre mon point de vue, me justifier… Je serai capable d'assumer. Mais je n'ai pas forcément l'envie de me justifier, de m'expliquer. Je pense que la solution la plus simple est déjà mise en place et de montrer mon professionnalisme et mes qualités au quotidien, de faire comprendre qui je suis durant mes heures de travail. Et que même si ma personnalité et mon personnage public ont une influence sur celui que je suis au quotidien et inversement, ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Car il y a beaucoup de compétences et d'expériences que j'ai pu acquérir du fait de ma vie publique, associative…

Bref, je pense que je continuerai à faire comme je faisais avant et ce sera très bien comme ça. Si ce n'est que mon autocensure principale vient peut être plus en ce moment du fait que désormais, pour pouvoir entrer aux USA, dans la demande du formulaire ESTA, il faut donner les pseudonymes que l'on utilise en ligne et plus particulièrement ceux utilisés sur les réseaux sociaux. J'hésite donc avant de retwitter ou diffuser tout message un peu moqueur (on y revient), sur le Président actuel des Etats-Unis. Et quand on commence à se poser des telles questions, c'est peut-être là qu'est le vrai problème. Se savoir surveiller conduit à modifier son comportement, et j'en fais peu à peu l'expérience.

2017 – Mes projets pour cette année ?

En 2010 je publiais De l'hypocrisie des vœux de nouvelle année, un billet que je remettais depuis en avant chaque année. Cette année, je le mentionne, mais j'écris un billet.

Certain-e-s y verront un changement et je pense qu'ils-elles auront raisons, comme le montrera la première partie...

Changement dans ma vie professionnelle

2017 commence et avec le début d'année je débute une nouvelle carrière. En effet, le dernier jour de 2016 s'est conclut par ma journée circuit de départ. J'ai - enfin - quitté l'entreprise au sein de laquelle j'ai fait mon début de carrière, il y a 11 ans. Ces onze années se sont terminées par une dernière mission éprouvante qui aura durée 3 ans et demi et qui m'aura usée. Les billets de blogs qui traçaient tout ça ont été supprimés, ainsi que les différents messages sur les réseaux sociaux. Je suis passé à autre chose. Je ne souhaite pas faire un bilan de ces années, je préfère regarder vers l'avenir.

En ce début de janvier je commence donc un nouvel emploi. Je deviens architecte logiciel libre, ce qui me permet une progression au niveau de ma carrière et enfin une reconnaissance de ma maturité et mes compétences acquises au fil des années via mon autodidaxie. Je vais enfin travailler avec des technologies qui m'intéresse, dans lesquelles je crois. Je vais faire du logiciel libre.

Mon nouvel emploi me prendra du temps et sera fatiguant, j'attendrai quelques semaines avant de dresser un premier bilan de cette nouvelle expérience. Puis je referai probablement un autre bilan à la fin de ma période d'essai dans quelques mois. Mais je sais dès à présent que, quoi qu'il arrive, j'ai fait le bon choix.

Dans ce changement de vie professionnelle, en dehors du changement de thématique (même si ça reste de l'informatique, passer d'un environnement SSII avec des technologies propriétaires au domaine de l'open-source), il y a aussi le fait que mon employeur connaît mon pseudonyme. Lors de ma candidature et de mes entretiens, j'ai fait le choix, pour pouvoir faire reconnaître mes compétences et connaissances acquises avec les années via mon activité personnelle publique, sous pseudonyme, de l'indiquer explicitement. Voir à ce sujet Du pseudonymat au pseudonyme, où je m'explique en détail sur ce choix, les conséquences...

Le fait que j'ai eu un nouveau poste montre que cela a été le bon choix. A confirmer avec les semaines et mois à venir.

Mes projets associatifs et personnels

En été 2016, comme je le disais dans un billet, j'ai redéfini mes priorités. Six mois plus tard, mes projets associatifs et personnels sont les mêmes et vont continuer, je maintiens le cap et le rythme de croisière (je l'espère) que je m'étais fixé.

Le blog Le blog existe depuis 12 ans, a beaucoup évolué avec moi ces dernières années. Le changement majeur de 2016 aura été le changement d'hébergement et l'acquisition d'un nom de domaine. C'est donc là le signe que je ne vais donc pas m'arrêter. Je verrai si je peux maintenir le rythme d'une publication régulière chaque semaine (je pense que oui), j'ai prévu quelques billets d'avance pour pouvoir avoir cette publication régulière les premières semaines en attendant de trouver un nouveau rythme de vie.

Je rappelle qu'il existe une page Tipeee si vous voulez me faire un don régulier pour me soutenir comme des personnes le fond déjà : https://www.tipeee.com/genma. Rien d'obligatoire, c'est plus pour flatter mon ego, voir une reconnaissance. Il y a tant d'associations et de causes qui ne vivent que du don et qui en ont, honnêtement, plus besoin que moi, que c'est plus pour le symbole qu'autre chose.

L'autohébergement & Yunohost Très content de mon auto-hébergement sur Yunohost depuis un an maintenant, je continuerai de soutenir le projet, de publier régulièrement des billets sur le sujet, de quoi enrichir le contenu de ce blog régulièrement.

Framasoft Pour la 2ème je serai membre de Framasoft avec ce que cela implique (participer activement en interne aux échanges, projets etc). Je vois tout ce qui se fait en coulisse dans le cadre de Degooglisons, mais aussi de tous les autres projets historiques comme les Framabook, le Framablog, le Framalibre (l'annuaire de logiciel qui a été rebooté), il y a temps d'heures de bénévolats qu'il est possible de faire sur son temps libre.
Ce n'est pas pour rien qu'on a besoin des colibris (le choix du colibri venant du conte / de la fable avec cet oiseau qui apporte sa goutte d'eau pour contribuer à éteindre l'incendie).

Premier Samedi Dès que je serai disponible, j'irai au premier samedi (Chaque premier samedi de chaque mois, de 14h00 à 18h00, des bénévoles passionnés de logiciels libres se retrouvent au Carrefour Numérique de la Cité des Sciences, pour une install-party de distributions GNU/Linux, ainsi que des ateliers et des conférence), pour aider soit pour l'install party, soit pour la partie autohébergement ou autre, selon les besoins et pour y revoir les copain-copines.

Conférences & Evenements du libre En grande date et événements, il y aura les Ubuntu Party sur Paris, en mai et novembre. Je serai à Lyon le week-end du 1er avril, aux JDLL, Journée du Logiciel Libre de Lyon. Je serai à PSESHSF (Passage En seine) 2017, l'édition est en cours de préparation. Je serai très certainement à Toulouse en Novembre, pour l'édition du Capitole du libre 2017. Je ne sais pas encore pour les RMLL 2017...

Education populaire et hygiène numérique J'ai régulièrement des contacts avec des médiathèques. Le bouche à oreille fait son effet, on me contacte directement pour me demander d'intervenir. Des dates de mes prochaines interventions sont déjà planifiées. J'espère que cette année, en octobre, il y aura une nouvelle édition du Festival NUMOK, à laquelle je participerai volontiers. Aller parler à du grand public au sein de différentes médiathèques, c'est un vrai plaisir personnel. Et quand je vois la reconnaissance de toutes ces personnes suite aux partages de mes connaissances (connaissances que j'ai moi-même acquise via le partage des connaissances d'autres personnes auparavant), c'est juste <3.

Aspect plus personnel

2017 signifiera aussi une année de plus dans la trentaine, la 40aine approche... Je pense qu'il y aura donc des billets personnels et intimistes, comme j'en fais de temps en temps. On verra bien. Sur ce, je voudrais vous renvoyer vers un de ce fameux billets intimistes dont je suis assez content, Je suis tonton et surtout à sa conclusion. Une façon de vous souhaitez mes vœux pour cette année serait de vous demander de m'aider à construire le monde.

Appel à publier sur le thème du logiciel libre

Quelques mois après mon billets Pourquoi le Planet Libre est si vide ?, voici un nouveau billet de sensibilisation et un appel à publier autour du logiciel libre.

Peu de ressources francophones

Depuis des années le Planet libre se raréfie, la blogosphère francophone qui parle de logiciel libre se raréfie... Pourtant il me semble important qu'elle perdure et se renforce. Car à l'heure actuelle, pour s'informer sur les nouvelles versions, les logiciels, avoir des tutoriaux ou autres, les ressources ne sont pas nombreuses.

Dans l'univers du libre, je mets de côte le cas de LinuxFr. Personnellement je trouve que les journaux et les commentaires tournent souvent au débat avec un ton pas toujours très correct (les propos sexistes arrivent très vîtes et quand on les dénonce, on se fait rembarrer), avec des querelles de chapelles, des discussions sans fin ou chacun campe sur son point de vue. Je suis les fils RSS des dépêches et journaux de Linuxfr, ce qui me permet de faire ma veille, ensuite je parcours les commentaires en diagonale, commente parfois - mais c'est rare.

Du coup, ma veille, je la fais essentiellement via les blogs auxquels je suis abonné au sein de mon agrégateur RSS. Au passage, une bonne source pour trouver des nouveaux blogs pour moi c'est le Journal du Hacker.

Partagez, diffusez, écrivez

Si vous avez des connaissances généralistes ou techniques, Rédigez tout ça et publiez. Pour ne citer que lui, faites comme Seb0S666, qui fait régulièrement des billets qui permette de mieux comprendre l'administration système Linux... et dont je fais des gros copier-coller dans mon wiki personnel pour centraliser tout ça dans une base de connaissance.

Vous expérimentez, rencontrez des difficultés et arrivez à les résoudre ? Publiez. Partagez vos retours d'expériences. Ecrivez. Ensuite, utilisez les réseaux sociaux pour partager vos écrits, faire connaitre votre blog (Mais ne créer pas une page Facebook pour publier vos écrits, il ne faut pas exagérer non plus, hein ;))

Youtube ?

Peut-être qu'il existe foison de tutoriel en vidéo sur Youtube, pour parler de logiciel libre... J'utilise Youtube pour voir des conférences qui ont été filmées sur différents sujets, parfois des présentations ou tutoriels, mais je ne suis pas particulièrement "abonné" à une chaine (voir à ce sujet Comment suivre une chaîne YouTube sans abonnement / compte ?), mais comme je suis de la vieille école de l'écrit, je lis beaucoup et donc j'appel à publier par écrit. CQFD.

Conclusion

En ayant un blog qui parle de logiciel libre (mais pas que), vous pourrez même publier des articles en vous revendiquant comme blogueur influent, lançant des trolls sur la mort de Linux, sur ses gauchistes libristes qui dénoncent mais utilisent Twitter (Toute ressemblance avec une personne existant ne serait que purement fortuite, je sais je suis taquin) Plus sérieusement, l'important c'est le partage de la connaissance, de vos connaissances. Car c'est via les publications de toutes celles et ceux qui ont publiés depuis des années que j'ai pu monter en compétence technique, nourrissant mon cerveau d'autodidacte avide de connaissances...