En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Un peu rapide, désolé 🙁

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Installer Trinity Desktop Environment sur Archlinux ? Pas franchement une partie de plaisir…

Mais un bon stimulant intellectuel… et cela entretient le péristaltisme 🙂

Prévoyez une cafetière complète, une machine virtuelle et une bonne demi-douzaine d’heures 🙂

Les pré-requis sont une machine virtuelle Archlinux 32 ou 64 bits avec Xorg préinstallé. Si vous voulez faire recompiler le code, je vous déconseille d’activer le multi-processus à la compilation, ça peut provoquer des problèmes 🙁

Je suis parti de la page du wiki d’Archlinux sur le Trinity Desktop Environment. Je pensais partir d’un dépôt de paquets prêts à l’emploi, mais Murphy étant passé par là, j’ai été obligé de tout faire recompiler… Voici donc l’ordre d’installation et / ou de compilation des paquets.

Pour la compilation, j’ai cloné le dépôt git du mainteneur :

git clone --depth https://github.com/michael-manley/Trinity_ArchLinux_PKGBUILD.git

Commençons par la mise en place de la base, que ce soit en compilant ou en installant les paquets, quand le dépôt sera de nouveau fonctionnel :

  1. tde-tqt3
  2. tde-tqtinterface
  3. tde-arts
  4. tde-dbus-tqt
  5. tde-dbus-1-tqt
  6. tde-tqca-tls
  7. tde-libart-lgpl
  8. tde-avahi-tqt
  9. tde-tdelibs
  10. htdig depuis AUR via https://aur.archlinux.org/packages/htdig/
  11. tde-tdebase
  12. tde-tdebindings
  13. tde-tdeaccessibility
  14. tde-tdeutils

On continue avec les éléments complémentaires :

  1. tde-libcaldav
  2. tde-libcarddav
  3. tde-libkdcraw
  4. tde-libkexiv2
  5. tde-tdeadmin
  6. tde-tdeedu
  7. tde-tdenetwork
  8. tde-tdepim
  9. tde-tdemultimedia
  10. tde-tdegames
  11. tde-tdetoys
  12. tde-tdeaddons
  13. tde-tdegraphics
  14. tde-tdewebdev
  15. tde-tdevelop ; nécessite les dépendances apr et subversion, pour la compilation
  16. tde-artwork
  17. tde-tdesdk

Et enfin avec quelques accessoires proposés :

  1. gtk-qt-engine
  2. tde-kmplayer
  3. tde-krusader
  4. tde-ksplash-engine-moodin
  5. tde-style-qtcurve
  6. tde-tdenetworkmanager
  7. tde-tdepowersave
  8. tde-tdesudo
  9. tde-tdmtheme
  10. tde-twin-style-crystal

Impossible à faire recompiler :

  1. gtk3-tqt-engine
  2. tde-amarok avec une gueulante concernant ltagmp4-static 🙁
  3. tde-systemsettings : besoin de kde4-config

Le seul gros point noir, c’est qu’il n’y a pas de traduction. J’ai donc utilisé le modèle proposé, et j’ai récupérer le paquet tde-i18n pour ne conserver que la traduction française.

Oui, je sais que le PKGBUILD qui suit est franchement dégueulasse, mais au bout de 6 heures de travail sur le projet, je n’ai pas eu le courage de faire quelque chose de plus propre. Mea culpa !

# Maintainer: Michael Manley
# Contributor: David C. Rankin

pkgname=tde-i18n
pkgver=14.0.4
pkgrel=1
pkgdesc= »Trinity Desktop Enviroment $_cat$_mod »
arch=(‘i686’ ‘x86_64’)
url= »http://scm.trinitydesktop.org/scm/git/tde-i18n »
license=(‘GPL’)
provides=(« tde-i18n »)
groups=(‘tde-complete’)
depends=( »)
makedepends=(‘autoconf’ ‘cmake’ ‘pkgconfig’)
optdepends=()
options=(‘staticlibs’ ‘libtool’ ‘!strip’)
install=

source=(« http://mirror.ppa.trinitydesktop.org/trinity/releases/R$pkgver/tde-i18n-R$pkgver.tar.bz2 »)

build() {
cd « ${srcdir}/tde-i18n »

msg « Setting PATH, CMAKE and Trinity Environment variables »
# Source the QT and TDE profile
[ « $QTDIR » = «  » ] && . /usr/share/trinity/srcldr/tqt3.sh
[ « $TDEDIR » = «  » ] && . /usr/share/trinity/srcldr/trinity.sh

msg « Creating out-of-source build directory: ${srcdir}/build »
mkdir -p « $srcdir/build »
cd « $srcdir/build »

msg « Starting cmake… »

cmake ${srcdir}/tde-i18n/tde-i18n-fr \
-DCMAKE_INSTALL_PREFIX=${TDEDIR} \
-DSYSCONF_INSTALL_DIR=${TDEDIR}/etc \
-DBUILD_ALL=ON \
-DWITH_GCC_VISIBILITY=ON

make $NUMJOBS
}

package() {
msg « Packaging – $pkgname-$pkgver »
cd « $srcdir/build »
make -j1 DESTDIR= »$pkgdir » install
}
md5sums=(‘bf4c716468ee6962a969328ee1a4a591’)

Néanmoins, on obtient enfin le fichier de traduction. J’ai donc décidé de montrer en vidéo la mise en place du bousin…

Oui, c’est assez chiant à mettre en œuvre, surtout à cause de l’absence du dépôt pré-compilé qui m’aurait fait gagné plusieurs heures pour la mise en place de l’ensemble. Néanmoins, on peut constater l’énorme gourmandise de cet environnement…

Dommage qu’Amarok pointe aux abonnés absents, ou que certains logiciels se plantent comme un MS-Windows Millenium sous amphétamines.

C’est déjà pas si mal que cela pour un port pas franchement officiel d’un environnement qui est vraiment pour les nostalgiques après tout 🙂

ArchMerge 6.0, une version pédagogique de la ArchLabs ?

En août 2017, je parlais de la ArchLabs 5.0, une distribution hommage à la BunsenLabs, qui proposait un duo Archlinux et OpenBox de haut vol.

Je concluais l’article ainsi :

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Entre temps, et comme je l’ai précisé dans un autre article, il y a eu de l’eau dans le gaz dans l’équipe, et Érik Dubois, créateur de la charte graphique de la distribution est parti pour fonder son propre projet, ArchMerge. N’étant pas dans le secret des dieux, je me garderai bien d’émettre la moindre hypothèse.

On peut lire sur la page d’accueil du site d’Érik Dubois ceci :

ArchMerge is a merger of 3 desktop environments.

Xfce4, Openbox and i3.

We think this order is the ideal roadmap to learn more about linux and Arch Linux. The complexity of the desktops increases gradually but your settings of your applications, icons, themes and your files move with you from desktop to desktop. Quite an advantage.

Une traduction rapide donne la vision du projet qui est intrigante :

ArchMerge est une fusion de 3 environnements de bureau.

Xfce4, Openbox et i3.

Nous pensons que cet ordre est la feuille de route idéale pour en savoir plus sur linux et Arch Linux. La complexité des ordinateurs de bureau augmente progressivement, mais vos paramètres de vos applications, icônes, thèmes et vos fichiers se déplacent avec vous, du bureau en bureau. Tout un avantage.

Ma première réaction a été la suivante : c’est quoi cette immonde usine à gaz ? Après y avoir réfléchi quelques minutes, je me suis dit que le concept pouvait être intéressant. Voyons donc la gueule du résultat…

Je suis allé sur le site de la ArchMerge puis dans la section « download » pour récupérer une image ISO.

Ensuite, mon ami VirtualBox a été lancé pour que je puisse voir ce que cette distribution a dans le ventre.

Dès le démarrage en mode graphique, Calamares nous accueille. On peut bien entendu le fermer et le relancer ensuite. Mais j’ai décidé de laisser l’outil faire son travail.

Après avoir pris les options par défaut, il n’a fallu qu’une dizaine de minutes pour avoir l’ensemble installé.

J’ai ensuite utilisé Pamac pour installer les mises à jour.

Il a fallu que j’active le support d’AUR dans Pamac pour avoir accès aux paquets AUR installés et mettre à jour ce qui avaient besoin de l’être.

Simple Screen Recorder a été lancé pour enregistrer la distribution en vidéo.

Le projet est en effet intéressant, mais selon moi, il pourrait se fracasser sur un écueil : l’utilisateur n’a pas forcément envie d’apprendre à utiliser l’informatique. Pour les quelques personnes suffisamment curieuses qui iront jusqu’à l’étape i3 de l’installation, ce sera intéressant. Mais la plupart des personnes choisiront soit Xfce soit Openbox et n’iront pas plus loin.

Un énorme point noir : il y a beaucoup de paquets tiers installés via AUR, et même un peu trop à mon goût. Mais on peut estimer que cela est lié à l’utilisation du trio d’environnements. Pourquoi avoir oublier LibreOffice ? C’est vraiment bête et contre productif !

Vouloir former les utilisateurs est une idée généreuse. Mais est-elle réaliste ? J’ai un léger doute. Je reste donc réservé sur le projet ArchMerge pour le moment.

On verra d’ici quelques mois comment la situation évoluera néanmoins.

Guide d’installation d’Archlinux, version d’octobre 2017.

Voici la quarante-huitième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de septembre 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er octobre vers 07 h 15 du matin, l’ISO d’octobre 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3. Merci à Nicolas pour un truc concernant les proxy, et énorme remerciement à Lagout pour me proposer une archive des tutoriels depuis le début sur son serveur 🙂

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Le petit monde des distributions GNU/Linux basées sur Archlinux devient-il frappadingue ?

J’écris cet article devant une tasse d’infusion pour calmer un mal de crâne naissant face aux évolutions et annonces récentes du petit monde « ArchLinuxien » auquel j’appartiens en tant que simple utilisateur depuis le début de l’année 2009.

Je m’aperçois d’une chose : il est franchement mauvais de vouloir profiter d’une nuit de sommeil un peu prolongée, surtout si on est atteint d’une forme de saturation par rapport aux concetés qui peuvent se propager dans le monde du libre au nom des saints canons qui le régisse.

J’ai parlé avec grand plaisir le 17 août 2017 de la ArchLabs, cinquième du nom.

J’avais adoré cet hommage à la BunsenLabs et hommage au deuxième degré à la feu CrunchBang Linux.

Ma conclusion était un peu trop enjouée même si je la conserverai en état si je devais l’écrire à nouveau :

Pour conclure : c’est vrai c’est une distribution pour geeks, mais elle a aussi compris quels sont les besoins de l’utilisateur lambda : aller sur la toile, retoucher des photos, ajouter son imprimante, taper des lettres ou encore graver des galettes plastifiées.

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Le 17 septembre 2017, le projet a présenté une image ISO minimale, alias ArchLabs Linux Minimo. Dans un long billet de blog, le projet explique qu’il a voulu revenir à ses racines avec une image ISO plus légère. Un billet du 1er septembre 2017 explique que l’ISO précédente avait été accueillie froidement.

Après tout, pourquoi pas. C’est un choix que l’on peut comprendre. Mais cela ne fut pas du goût d’Erik Dubois apparemment. Je ne suis pas dans le secret des dieux, et j’ignore si la séparation s’est passée à l’amiable ou si des assiettes ont volé dans tous les sens.

C’est en examinant mes courriers électroniques via mon téléphone portable, ce qui m’a donné envie de rédiger ce billet, que j’ai appris qu’Erik Dubois demandait la destruction d’une bonne partie de ses recettes sur AUR.

Et un message pour l’exemple :

J’ai donc été voir sur le site d’Erik Dubois, et je me suis aperçu qu’il avait forké le projet ArchLabs pour continuer sa vision de la ArchLabs Linux. Le nom du projet ? ArchMerge.

Il a justifié son projet avec les points suivants qu’il a rajouté aux buts de la ArchLabs Linux avec une traduction rapide en dessous :

Provide Windows users a comfortable transition to the (Arch) Linux world.

À savoir : proposer aux utilisateurs de Windows une transition confortable vers le monde (Arch) Linux.

Provide a continues stream of tutorials/knowledge on ArchMerge.

À savoir : proposer un flux continu de tutoriels et de connaissances sur ArchMerge.

Ma remarque sera simple : pourquoi pas ? Mais ce ne sera que le énième projet à proposer une migration douce du monde Windows vers le monde Linux. Je lui souhaite bonne chance.

Deuxième élement qui a motivé la rédaction de ce billet tardif, c’est l’annonce de la disparition d’Arch-Anywhere au profit d’une nouvelle distribution basée sur Archlinux, la Anarchy Linux.

Je me tairais sur le nom un peu malheureux choisi pour le projet. Désormais, on peut lire sur la page d’accueil du projet :

Anarchy Linux is a distribution aimed at bringing the Linux revolution to the world. We believe that Linux is the way of the future for desktop computing and provide you with a platform to install a custom Arch based operating system just the way you like. Anarchy Linux is intended for both novice and advanced users alike. Simply write the Anarchy Linux ISO to a CD or USB and boot from your computer or VirtualBox.
[…]
A lightweight semi-graphical version of the installer is also available. It can be used for a quick and easy install when a full live GUI is not necessary. Anarchy Linux is installed using a package base from the official Arch repository and also features a custom repository with additional packages.

Anarchy Linux is based on Arch Linux, but not supported.

Ce que l’on peut traduire par :

Anarchy Linux est une distribution visant à apporter la révolution Linux au monde. Nous croyons que Linux est la voie de l’avenir pour l’informatique de bureau et nous vous proposons une plate-forme pour installer un système d’exploitation basé sur une Arch personnalisée comme vous le souhaitez. Anarchy Linux est destiné aux utilisateurs débutants et avancés. Il suffit d’écrire l’ISO d’Anarchy Linux sur un CD ou une clé USB et démarrer avec votre ordinateur ou VirtualBox.
[…]
Une version semi-graphique légère de l’installateur est également disponible. Elle peut être utilisé pour une installation rapide et facile lorsqu’une interface utilisateur en live n’est pas nécessaire. Anarchy Linux est installée à l’aide d’une base de paquets à partir du dépôt officiel Arch et dispose également d’un dépôt personnalisé avec des packages supplémentaires.

Anarchy Linux est basée sur Arch Linux, mais n’est pas prise en charge.

Première remarque : l’installateur semble avoir pris la grosse tête. Au moment où je rédige ce billet, le 18 septembre 2017, le dépot git n’a pas bougé. Le dernier commit concerne des modifications au fichier du fichier .bashrc disponible à l’installation.

Doit-on en déduire que l’ISO proposera Calamares pour une installation en mode graphique ? Ou que ce sera une image ISO live classique avec un installateur en parallèle ?

Deuxième remarque : pourquoi se lancer dans ce marché encombré ? J’avoue que je me demande si les raisons évoquées dans l’annonce postée le 16 septembre 2017 et qui évoque une potentielle violation des droits d’auteurs d’ArchLinux n’est pas au final qu’un prétexte…

Tant que l’on peut installer une Archlinux avec l’installateur que j’ai pris du plaisir à aider via des traductions et des rapports de bugs, tant mieux.

Sinon, tant pis. Dommage de voir un autre projet « prendre la grosse tête » et s’écrouler sous le poids d’ambitions un peu trop importantes 🙁

J’espère que je me trompe sur ma dernière réflexion, mais ne faisant pas partie du noyau dur de l’équipe de la feu Arch-Anywhere, j’ai conservé ma liberté d’expression et le droit de dire que si l’équipe fait des choix que je considère comme mauvais stratégiquement de le dire.

En tout cas, en ce moment, je ne sais pas ce qui se passe dans le monde des distributions basées sur Archlinux, mais c’est vraiment une sacrée tempête 🙁

Guide d’installation d’Archlinux, version de septembre 2017.

Voici la quarante-septième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’août 2017.

Désolé pour la publication un brin tardive !

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

C’est officiel : désormais Archlinux devient une base pour faire des distributions inutiles :(

Ce rôle était depuis des années dévolu à Ubuntu, puis à sa fille Linux Mint. Étant abonné au Journal du Hacker, j’ai vu qu’Adrien alias LinuxTricks a fait le test d’une distribution qui applique les canons de la DGLFI à la règle ou presque.

C’est la Namib GNU/Linux. Selon l’article d’Adrien, on apprend que cette distribution hautement inventive propose les éléments suivants :

  1. Une base Archlinux
  2. Mate-Desktop
  3. Un thème à la mode, donc Arc avec des icones aussi développées que la poitrine de Jane Birkin
  4. Calamares
  5. Pamac-AUR

Donc à peu de chose près la même chose que la SwagArch GNU/Linux qui propose elle Xfce à la place de Mate-Desktop. Quelle inventivité 🙂

J’ai bien aimé l’article d’Adrien, mais il ne parle pas du point le plus critique, peut-être le fait-il dans sa vidéo, mais j’ai écouté « Mob Rules » de Black Sabbath alors que je surfais sur le net avant d’arriver sur l’article. Interrompre l’écoute de cet album aurait été un sacrilège, surtout quand Ronnie James Dio chante 🙂

En effet, je ne vois nulle par le fait que la base Archlinux n’est pas par définition adaptée pour des utilisateurs débutants. C’est une base qui peut nécessiter de mettre les mains dans le cambouis, et l’utilisateur lambda fuira ce genre de distributions comme la peste.

La Manjaro Linux qui est basée sur Archlinux rationalise la base en mettant en place un tampon avant de proposer les paquets. Ok, ça ne fonctionne pas tout le temps, mais cela permet de limiter la casse.

Je vais être un peu dur, mais c’est presque irresponsable de produire de telles distributions sans prévenir. Et ce n’est pas le cas sur le site de la distribution en question. On peut y lire ce genre de discours marketing qui est une hérésie technique :

It provides all the benefits of cutting edge software combined with a focus on user-friendliness and accessibility, making it suitable for newcomers as well as experienced Linux users.

Traduction rapide :

Elle offre tous les avantages d’un logiciel de pointe combiné à l’accent mis sur la convivialité et l’accessibilité, ce qui le rend adapté aux nouveaux arrivants ainsi qu’aux utilisateurs expérimentés de Linux.

À la première mis à jour un peu délicate, la distribution pourra partir en gonade mal épilée laissant les utilisateurs peu technophiles dans les ennuis jusqu’au cuir chevelu.

ArchLinux n’est pas et ne sera jamais pour un utilisateur débutant qui ne sait pas ce qu’est une rolling release et les dangers inhérents à ce modèle. Désolé pour le coup de gueule, mais en parler sans évoquer les dangers, c’est risquer de planter des utilisateurs à terme.

Ce qui est contre-productif si on veut démocratiser le logiciel libre… Enfin, ce n’est ici que l’avis d’une personne qui est dans le monde Archlinuxien depuis… début 2009…

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

ArchLabs 5.0 : une distribution pour geeks qui a compris les besoins de l’utilisateur lambda ?

Sur la chaine youtube qui héberge les vidéos de mes articles de blog, il y a eu une demande récurrente pour que je parle d’une distribution précise : la ArchLabs. C’est en gros une distribution qui rend hommage à la BunsenLabs Linux, elle même un hommage à la feu CrunchBang Linux.

La Crunchbang Linux ? Une base Debian GNU/Linux (jusqu’à la sortie de la Debian GNU/Linux Jessie) avec un environnement basé sur OpenBox. Il y a aussi le projet Viperr qui reprend cette idée, mais en se basant sur une base Fedora.

Dire que le projet ArchLabs s’inspire de Star Wars n’est pas un vain mot. Même si le projet est né début 2017, il a sorti plusieurs versions. La 4.1 avait pour nom de code Yoda… La 6.0 prévue pour le nouvel an 2018 ? Obi-Wan-Kenobi 🙂

J’ai donc récupéré l’image ISO qui date du mois de juillet 2017, et je l’ai lancé dans une machine virtuelle VirtualBox.

Dès le lancement, Calamares nous accueille et nous propose d’installer la distribution. On peut donc se dire que l’installation sera nasodigitale.

Étant dans une machine virtuelle, j’ai lancé l’installation, et durant celle-ci j’ai appris qu’environ 259 mises à jour étaient déjà disponibles.

Au bout d’une dizaine de minutes, j’ai pu relancer l’ensemble.

Au démarrage suivant, un ArchLabs Hello (inspiré de l’outil de Manjaro Linux ?) nous accueille. Et j’en profite pour apprendre qu’il n’y a plus que 231 mises à jour à faire…

Une fois celle-ci installée et le système redémarré, j’ai installé les traductions manquantes pour LibreOffice et Mozilla Firefox. Et oui, Pamac-aur est préinstallé par défaut pour aider l’utiliser à gérer les paquets et les mises à jour…

Il ne me restait plus qu’à faire chauffer SimpleScreenRecorder pour montrer la ArchLabs 5.0 alias R2D2 en action.

Pour conclure : c’est vrai c’est une distribution pour geeks, mais elle a aussi compris quels sont les besoins de l’utilisateur lambda : aller sur la toile, retoucher des photos, ajouter son imprimante, taper des lettres ou encore graver des galettes plastifiées.

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Le projet de distribution GNU/Linux VeltOS bouge-t-il encore ?

VeltOS, c’est un projet que je suis d’un oeil discret depuis plusieurs années. Sa formule est simple : base Archlinux avec une couche d’outils Gnome et un environnement graphique maison, le Graphene Desktop.

Dans un premier billet assez moqueur, en date du 2 octobre 2015, je parlais de la première préversion du projet. Un an plus tard, je me demandais si la messe était dite pour le projet.

M’ennuyant ferme ce 16 août 2017, j’ai décidé de voir où en est ce projet hautement innovateur. Après avoir récupérer et analyser le script d’installation qu’on peut trouver sur le site, je suis tombé sur un fichier au nom étonnant dans un répertoire dédié : veltos-0.3.-1-x86_64.iso

Tiens donc… Une nouvelle préversion pour le projet serait-elle en cours de finition ? Même si le lien vers le github proposé n’est plus correct, on peut trouver le bon en moins d’une minute et demie.

Sur un des sous-projets sur github, on peut trouver un intitulé « vosiso » qui indique que la version 0.3 du projet date des alentours du 10 août 2017

J’ai donc récupéré l’image ISO en question. J’ai eu envie de voir où en était ce projet aussi innovant 🙂

L’interface live se lance. Cependant, quand je démarre l’installateur, celui se bloque sur la détection d’une partition prête à l’utilisation 🙁

Bug rapporté à l’adresse suivante : https://github.com/VeltOS/vos-installer/issues/1

Résultat des courses ? J’ai décidé de suivre la page d’installation et de partir d’une base minimale archlinux installée via Arch-Anywhere. Les seuls rajouts ? Pacaur et zsh 🙂

J’ai ensuite récupéré le script d’installation, et je l’ai lancé.

Quelques captures d’écran de l’installation :

Le tout début de l’installation…

Et une fois l’installation terminée, la question fatidique 🙂

Une fois le tout terminé, j’ai décidé de faire chauffer mon ami SimpleScreenRecorder pour vous montrer cette version de développement en action.

Pour conclure, on peut se dire que c’est un projet qui souffre des défauts classiques de nombreuses distributions GNU/Linux : trop peu de personnes pour s’occuper du code, et peut-être le plus dangereux ici, vouloir créer une interface graphique depuis la page blanche. N’est pas Ikey Doherty qui veut.

Évidemment, j’ai été obligé d’installer les traductions à la main. Ainsi que d’autres outils bien pratiques, mais c’est le lot de toute version de développement.

Cependant, vu le rythme de sortie des versions qui est impacté par le manque de main d’oeuvre derrière le projet, je ne parierai pas sur la survie de la distribution au delà d’un ou deux ans. C’est peut-être pessimiste, mais je préfère rester prudent.

C’est un brin dommage, car l’ergonomie de l’ensemble est intéressante, changeant des copies à foison de l’interface de MacOS. J’ai reproduit en vidéo ce qui est proposé par défaut avec l’image ISO du projet. Espérons que ma prévision soit foireuse…

Y a-t-il un problème de compréhension de l’anglais technique dans le monde francophone libre ?

Note préliminaire : il y a trois vidéos qui illustrent cet article. Désolé, mais c’était nécessaire pour la cohérence du billet.

Je n’ai jamais été un grand cador dans le domaine de la compréhension et l’écriture de la langue anglaise. il faut dire que mon anglais était des plus limités quand je suis sorti du circuit scolaire après un cursus d’anglais en tant que première langue vivante entre la sixième et la terminale.

Quand je suis arrivé sur internet en 1997, il a fallu que je me sorte les doigts du fondement pour trouver les informations dont j’avais parfois besoin. Il faut dire qu’en 1997, les pages en français étaient plutôt rares, surtout quand Altavista était le moteur de recherche qui régnait sur la toile naissante.

Heureusement, 20 ans plus tard, les sources d’informations francophones se sont multipliées. Cependant, il ne faut pas oublier que l’anglais reste la langue maternelle de l’informatique libre ou privatrice.

En duo avec Baba Orhum, j’ai enregistré un vidéo parlant d’un point de vue général sur le monde du libre en tant que vieux libriste.

Un des points abordés était la guerre sainte des systèmes d’initialisation, vous savez le genre de guerre que se font les technophiles souvent avec une vie sociale réduite à sa portion congrue.

Le dernier avatar de cette guerre étant la naissance du projet Artix, consécutif de la mise à mort de la Manjaro OpenRC. Le titre de la page est important, j’y reviens en fin d’article : « Artix Linux is a fork of Archlinux to use different init systems ». Besoin de traduire ? 🙂

J’en avais parlé dans cette vidéo du 29 juillet 2017.

C’est ici qu’intervient le problème de lecture de l’anglais technique que j’évoque en début d’article. En effet, sur le fil annonçant la fin du projet Manjaro OpenRC, Phil Müller alias Philm qui n’est autre que le papa de la Manjaro déclare :

From Manjaro side we will support OpenRC till this fall and remove all packages with i686 architecture all together from our repos. People using OpenRC will have a migration plan to move to the new project. All using i686 architecture however have to move to another distro as we won’t continue i686.

Ce qu’on peut traduire ainsi, ce n’est pas non plus de l’anglais de la haute société :

Du côté de la Manjaro, nous supporterons OpenRC jusqu’à cet automne et nous enleverons tous les paquets ainsi que ceux de l’architecture i686. Les personnes utilisant OpenRC auront un plan de migration pour aller vers le nouveau projet. Toutes les personnes utilisant l’architecture i686 devront aller sur une autre distribution car nous n’allons pas continuer le i686.

Donc, installer en ce début août 2017 une Manjaro OpenRC, que ce soit en dur ou en virtuel, c’est se condamner à se retrouver avec un projet qui ne pourra plus être mis à jour à compter de la fin septembre ou de début octobre. Un sacré cul-de-sac, non ?

De son côté, Artoo a annoncé la publication de l’ultime image ISO du projet Manjaro OpenRC :

C’est le post-scriptum qui est le plus intéressant :

If intending to migrate to Artix, I found doing a clean install and adapting it as per taste to be simpler / easier than migrating an existing install.

Ce que l’on peut traduire ainsi :

Si vous avez l’intention de migrer vers Artix, j’ai trouvé que faire une installation propre et l’adapter à vos goûts est plus simple / plus facile que de migrer une installation existante.

Il suffit de jeter un oeil sur la page de migration de Manjaro OpenRC vers Artix, qui est encore une version de travail au moment où je rédige cet article le 8 août 2017, et c’est encore assez sensible.

On y arrive – ma curiosité ayant pris le dessus – mais il faut faire gaffe à chaque étape. J’ai enregistré la dite migration, et j’ignore si elle sera publiée un jour sur ma chaîne.

Si vous avez envie d’installer une Manjaro OpenRC en ce mois d’août 2017, n’oubliez pas une chose : c’est une condamnée à mort. Elle a la tête sur le billot et la hache du bourreau va tomber sur sa nuque.

Quant à la Artix, je ne la vois pas vivre longtemps. Pourquoi ? Pour les raisons suivantes :

  1. Si je veux un duo OpenRC et paquets précompilés, je me tournerai vers une Calculate linux.
  2. Si je veux un duo RunIt et paquets précompilés, je me tournerai vers une Void linux.
  3. Si je veux un duo S6 et paquets précompilés, je me tournerai vers une Obarun S6.

Donc, le projet Artix s’attaque à des distributions qui existent depuis plusieurs années et qui sont bien installées auprès de leurs publics respectifs. Je ne demande cependant qu’à être démenti.

Pour conclure, je me demande ce qu’il y avait de compliqué en anglais dans les messages postés sur le projet Artix. À croire que l’anglais est encore et toujours l’ennemi du Français cherchant à combattre la perfide Albion 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version d’août 2017.

Voici la quarante-sixième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de juillet 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er août vers 09 h 15 du matin, l’ISO d’août 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

En vrac’ rapide de milieu de semaine spécial informatique libre.

Oui, normalement, je publie un billet en vrac’ en fin de semaine, mais l’actualité du libre s’est récemment accéléré, donc voici quelques liens en ce milieu de semaine…

Je compléterai ce billet par un en vrac’ de fin de semaine qui sera uniquement culturel pour une fois !

Bonne journée !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Je sais, je publie ce billet un jeudi, mais comme c’est un week-end prolongé qui s’annonce en France où j’habite – cela me rappelle un titre des années 1970… – autant en profiter.

Côté logiciel libre, informatique et internet, en dehors de la sortie médiatisée de la Fedora Linux 26 ?

Côté culture ?

Bon week-end prolongé !

Guide d’installation d’Archlinux, version de juillet 2017.

Voici la quarante-cinquième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de juin 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er juillet vers 10 h 20 du matin, l’ISO de juillet 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.1, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3. J’ai légèrement modifié la ligne d’installation de Mate-Desktop pour améliorer ses fonctionnalités.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !