Le projet de distribution GNU/Linux VeltOS bouge-t-il encore ?

VeltOS, c’est un projet que je suis d’un oeil discret depuis plusieurs années. Sa formule est simple : base Archlinux avec une couche d’outils Gnome et un environnement graphique maison, le Graphene Desktop.

Dans un premier billet assez moqueur, en date du 2 octobre 2015, je parlais de la première préversion du projet. Un an plus tard, je me demandais si la messe était dite pour le projet.

M’ennuyant ferme ce 16 août 2017, j’ai décidé de voir où en est ce projet hautement innovateur. Après avoir récupérer et analyser le script d’installation qu’on peut trouver sur le site, je suis tombé sur un fichier au nom étonnant dans un répertoire dédié : veltos-0.3.-1-x86_64.iso

Tiens donc… Une nouvelle préversion pour le projet serait-elle en cours de finition ? Même si le lien vers le github proposé n’est plus correct, on peut trouver le bon en moins d’une minute et demie.

Sur un des sous-projets sur github, on peut trouver un intitulé « vosiso » qui indique que la version 0.3 du projet date des alentours du 10 août 2017

J’ai donc récupéré l’image ISO en question. J’ai eu envie de voir où en était ce projet aussi innovant 🙂

L’interface live se lance. Cependant, quand je démarre l’installateur, celui se bloque sur la détection d’une partition prête à l’utilisation 🙁

Bug rapporté à l’adresse suivante : https://github.com/VeltOS/vos-installer/issues/1

Résultat des courses ? J’ai décidé de suivre la page d’installation et de partir d’une base minimale archlinux installée via Arch-Anywhere. Les seuls rajouts ? Pacaur et zsh 🙂

J’ai ensuite récupéré le script d’installation, et je l’ai lancé.

Quelques captures d’écran de l’installation :

Le tout début de l’installation…

Et une fois l’installation terminée, la question fatidique 🙂

Une fois le tout terminé, j’ai décidé de faire chauffer mon ami SimpleScreenRecorder pour vous montrer cette version de développement en action.

Pour conclure, on peut se dire que c’est un projet qui souffre des défauts classiques de nombreuses distributions GNU/Linux : trop peu de personnes pour s’occuper du code, et peut-être le plus dangereux ici, vouloir créer une interface graphique depuis la page blanche. N’est pas Ikey Doherty qui veut.

Évidemment, j’ai été obligé d’installer les traductions à la main. Ainsi que d’autres outils bien pratiques, mais c’est le lot de toute version de développement.

Cependant, vu le rythme de sortie des versions qui est impacté par le manque de main d’oeuvre derrière le projet, je ne parierai pas sur la survie de la distribution au delà d’un ou deux ans. C’est peut-être pessimiste, mais je préfère rester prudent.

C’est un brin dommage, car l’ergonomie de l’ensemble est intéressante, changeant des copies à foison de l’interface de MacOS. J’ai reproduit en vidéo ce qui est proposé par défaut avec l’image ISO du projet. Espérons que ma prévision soit foireuse…

Y a-t-il un problème de compréhension de l’anglais technique dans le monde francophone libre ?

Note préliminaire : il y a trois vidéos qui illustrent cet article. Désolé, mais c’était nécessaire pour la cohérence du billet.

Je n’ai jamais été un grand cador dans le domaine de la compréhension et l’écriture de la langue anglaise. il faut dire que mon anglais était des plus limités quand je suis sorti du circuit scolaire après un cursus d’anglais en tant que première langue vivante entre la sixième et la terminale.

Quand je suis arrivé sur internet en 1997, il a fallu que je me sorte les doigts du fondement pour trouver les informations dont j’avais parfois besoin. Il faut dire qu’en 1997, les pages en français étaient plutôt rares, surtout quand Altavista était le moteur de recherche qui régnait sur la toile naissante.

Heureusement, 20 ans plus tard, les sources d’informations francophones se sont multipliées. Cependant, il ne faut pas oublier que l’anglais reste la langue maternelle de l’informatique libre ou privatrice.

En duo avec Baba Orhum, j’ai enregistré un vidéo parlant d’un point de vue général sur le monde du libre en tant que vieux libriste.

Un des points abordés était la guerre sainte des systèmes d’initialisation, vous savez le genre de guerre que se font les technophiles souvent avec une vie sociale réduite à sa portion congrue.

Le dernier avatar de cette guerre étant la naissance du projet Artix, consécutif de la mise à mort de la Manjaro OpenRC. Le titre de la page est important, j’y reviens en fin d’article : « Artix Linux is a fork of Archlinux to use different init systems ». Besoin de traduire ? 🙂

J’en avais parlé dans cette vidéo du 29 juillet 2017.

C’est ici qu’intervient le problème de lecture de l’anglais technique que j’évoque en début d’article. En effet, sur le fil annonçant la fin du projet Manjaro OpenRC, Phil Müller alias Philm qui n’est autre que le papa de la Manjaro déclare :

From Manjaro side we will support OpenRC till this fall and remove all packages with i686 architecture all together from our repos. People using OpenRC will have a migration plan to move to the new project. All using i686 architecture however have to move to another distro as we won’t continue i686.

Ce qu’on peut traduire ainsi, ce n’est pas non plus de l’anglais de la haute société :

Du côté de la Manjaro, nous supporterons OpenRC jusqu’à cet automne et nous enleverons tous les paquets ainsi que ceux de l’architecture i686. Les personnes utilisant OpenRC auront un plan de migration pour aller vers le nouveau projet. Toutes les personnes utilisant l’architecture i686 devront aller sur une autre distribution car nous n’allons pas continuer le i686.

Donc, installer en ce début août 2017 une Manjaro OpenRC, que ce soit en dur ou en virtuel, c’est se condamner à se retrouver avec un projet qui ne pourra plus être mis à jour à compter de la fin septembre ou de début octobre. Un sacré cul-de-sac, non ?

De son côté, Artoo a annoncé la publication de l’ultime image ISO du projet Manjaro OpenRC :

C’est le post-scriptum qui est le plus intéressant :

If intending to migrate to Artix, I found doing a clean install and adapting it as per taste to be simpler / easier than migrating an existing install.

Ce que l’on peut traduire ainsi :

Si vous avez l’intention de migrer vers Artix, j’ai trouvé que faire une installation propre et l’adapter à vos goûts est plus simple / plus facile que de migrer une installation existante.

Il suffit de jeter un oeil sur la page de migration de Manjaro OpenRC vers Artix, qui est encore une version de travail au moment où je rédige cet article le 8 août 2017, et c’est encore assez sensible.

On y arrive – ma curiosité ayant pris le dessus – mais il faut faire gaffe à chaque étape. J’ai enregistré la dite migration, et j’ignore si elle sera publiée un jour sur ma chaîne.

Si vous avez envie d’installer une Manjaro OpenRC en ce mois d’août 2017, n’oubliez pas une chose : c’est une condamnée à mort. Elle a la tête sur le billot et la hache du bourreau va tomber sur sa nuque.

Quant à la Artix, je ne la vois pas vivre longtemps. Pourquoi ? Pour les raisons suivantes :

  1. Si je veux un duo OpenRC et paquets précompilés, je me tournerai vers une Calculate linux.
  2. Si je veux un duo RunIt et paquets précompilés, je me tournerai vers une Void linux.
  3. Si je veux un duo S6 et paquets précompilés, je me tournerai vers une Obarun S6.

Donc, le projet Artix s’attaque à des distributions qui existent depuis plusieurs années et qui sont bien installées auprès de leurs publics respectifs. Je ne demande cependant qu’à être démenti.

Pour conclure, je me demande ce qu’il y avait de compliqué en anglais dans les messages postés sur le projet Artix. À croire que l’anglais est encore et toujours l’ennemi du Français cherchant à combattre la perfide Albion 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version d’août 2017.

Voici la quarante-sixième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de juillet 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er août vers 09 h 15 du matin, l’ISO d’août 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

En vrac’ rapide de milieu de semaine spécial informatique libre.

Oui, normalement, je publie un billet en vrac’ en fin de semaine, mais l’actualité du libre s’est récemment accéléré, donc voici quelques liens en ce milieu de semaine…

Je compléterai ce billet par un en vrac’ de fin de semaine qui sera uniquement culturel pour une fois !

Bonne journée !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Je sais, je publie ce billet un jeudi, mais comme c’est un week-end prolongé qui s’annonce en France où j’habite – cela me rappelle un titre des années 1970… – autant en profiter.

Côté logiciel libre, informatique et internet, en dehors de la sortie médiatisée de la Fedora Linux 26 ?

Côté culture ?

Bon week-end prolongé !

Guide d’installation d’Archlinux, version de juillet 2017.

Voici la quarante-cinquième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de juin 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er juillet vers 10 h 20 du matin, l’ISO de juillet 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.1, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3. J’ai légèrement modifié la ligne d’installation de Mate-Desktop pour améliorer ses fonctionnalités.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end !

La rolling release, nouvelle mode dans le monde des distributions GNU/Linux ?

Il y a deux modèles dans le monde des distributions GNU/Linux : les fixed releases (basées sur une date plus ou moins fixée à l’avance) et les rolling releases (qui publie une image ISO d’installation à intervalles irréguliers et qui proposent des mises à jour en continu par la suite).

Historiquement ce sont les fixed releases qui se sont imposées. Le modèle rolling release n’est en effet apparu qu’avec l’Enoch Linux en 1999, plus connue sous le nom de Gentoo Linux, dont la version 1.0 est sortie en 2002.

La première moitié des années 2000 a été très fécond en terme de distribution rolling release. Outre la première Gentoo Linux, on peut citer principalement :

Oui, il y a au moins deux distributions rolling qui soufflent cette année leurs 15 bougies. Ce qui en dit long sur la supposée instabilité chronique des distributions en publication continue 🙂

Il a fallu attendu la fin des années 2000 et le début des années 2010 pour voir apparaître quelques stars actuelles. J’ai nommé les :

  • Void Linux (née en 2008)
  • Manjaro Linux (juillet 2011, même si son envol réussi date d’un an plus tard avec la Manjaro 0.8.0 en août 2012)

J’aurai pu rajouter des projets comme l’installateur graphique pour Archlinux qu’est l’Antergos, le semi-graphique qu’est Arch-Anywhere, l’Archlinux libre à la sauce de la FSF alias Parabola GNU/Linux-Libre.

Ou encore la petite distribution qui monte, la Solus qui n’est officiellement qu’une rolling release depuis sa version 1.2 en juin 2016. Sans oublier la branche Tumbleweed d’OpenSuSE depuis 2014.

Autant dire que le modèle rolling semble être devenu le mot à la mode en ce moment. J’avoue que j’ai eu mal au ventre à force de rire en lisant l’annonce du projet FerenOS (une distribution basée sur la LinuxMint) de devenir une rolling release via un PPA…

Comment dire ? Autant vouloir greffer une tête de mouton sur un corps de gnou… Je ne sais pas si cela sera très fonctionnel.Mais ne soyons pas mauvaise langue. Attendons pour voir la gueule du résultat.

Après la mode des icones aplaties, des environnements plus ou moins légers basés sur QT5, la mode de la distribution en rolling release pour faire bien et moderne ? On verra combien de projets rolling release seront encore en vie l’année prochaine ou dans deux voire trois ans.

Peut-être sera-t-on passé à une nouvelle mode d’ici là ? On verra bien 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version de juin 2017.

Voici la quarante-quatrième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de mai 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er juin vers 09 h 45 du matin, l’ISO de juin 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.1, Plasma 5.9.5 – la version 5.10.0 aux alentours du 4 ou 5 juin ? – Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Mate Revenge : encore une fois, la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions ?

Je connaissais le projet OBRevenge, une base archlinux avec une session OpenBox prête à l’emploi. J’en ai parlé début novembre 2016. Ma conclusion à l’époque ?

Comment conclure ? Quand j’ai vu pour la première fois le site de cette distribution, je me suis dit : « Oh, non ! Par pitié ! Pas une nouvelle DGLFI qui sera morte d’ici six mois ! »

J’ai cependant dépassé ma première impression. Modulo le fait plus que casse-bonbon qu’il faut batailler avec la ligne de commandes pour finir la traduction du système installé, ici on a un projet qui est plus proche de l’utilisable que de la bête DGLFI.

L’outil de configuration maison est sympathique et surtout fonctionnel. Après, c’est comme tout, il ne faut pas en abuser. Et pour reprendre ce que disait feu la marque Compaq dans les années 1990 : « À suivre… »

Six mois sont passés depuis, et le projet continue son bonhomme de chemin. Dans le but d’élargir son audience, deux saveurs ont été rajoutées début mai 2017 : une avec Mate Desktop, l’autre avec KDE.

Je n’ai pas retrouvé l’annonce pour la saveur KDE cependant.

J’ai donc fait chauffer mon ami wget pour récupérer l’ISO de la saveur Mate Desktop.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://netcologne.dl.sourceforge.net/project/mate-revenge/materevenge-2017.05-x86_64.iso
–2017-05-20 10:11:51– https://netcologne.dl.sourceforge.net/project/mate-revenge/materevenge-2017.05-x86_64.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de netcologne.dl.sourceforge.net… 2001:4dd0:1234:6::5f, 78.35.24.46
Connexion à netcologne.dl.sourceforge.net|2001:4dd0:1234:6::5f|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1237876736 (1,2G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « materevenge-2017.05-x86_64.iso »

materevenge-2017.05 100%[===================>] 1,15G 3,16MB/s ds 6m 4s

2017-05-20 10:17:55 (3,25 MB/s) — « materevenge-2017.05-x86_64.iso » sauvegardé [1237876736/1237876736]

Puis, cela a été au tour de VirtualBox de faire de l’exercice.

Après un démarrage classique, on se retrouve pour la millionnième fois avec une présentation générale à la MacOS, en anglais, et surtout avec deux installateurs disponibles : le bon vieux Calamares dans sa version non-hybride, et l’installateur de la OBRevenge.

J’ai donc tenté le « Revenge Installer » pour lui laisser sa chance. Avant toute chose, j’ai configuré le clavier pour qu’il soit en français par la suite.

L’écran d’accueil de l’installateur nous indique que c’est une version 0.10 (que c’est rassurant !), que l’on peut utiliser le partitionnement automatique ou manuel. J’ai décidé de rester en mode automatisé pour tester l’outil dans les meilleures conditions 🙂

Après nous avoir demandé l’autorisation de trifouiller le disque et le partitionnement effectué, nous arrivons au choix de la locale à employer. C’est déjà gentil 🙂

Puis c’est au tour du clavier, et du fuseau horaire.

On continue avec le choix critique : on se base sur UTC (mono-démarrage) ou sur localtime (double démarrage avec MS-Windows) ?

On a droit aux classiques réglages par la suite : création du compte utilisateur, mot de passe utilisateur et root, ajout d’un gestionnaire de démarrage.

Le processus de copie des fichiers et de configuration du système ? Un peu plus de 7 minutes. Pas mal.

Au démarrage suivant, nous sommes accueillis par un premier bug : le lightdm est en anglais. Le script d’installation serait-il encore un peu vert ?

Une fois connecté, l’outil Welcome est affiché. Avant de lancer une quelconque opération, j’ai vérifié mon intuition : pas de fichier /etc/vconsole.conf, et un fichier /etc/locale.conf au contenu incorrect 🙁

Je me suis aussi aperçu que ma demande de prise en compte de la localisation fr_FR.UTF-8 n’avait pas été faite 🙁

Un petit locale-gen plus tard, tout allait mieux. Pourquoi n’ai-je pas utilisé Calamares pour l’installation ?

Pas grave, je modifie et créé les fichiers corrects, tout en conservant l’outil welcome lancé au démarrage pour l’utiliser à l’ouverture de la session suivante.

Cerise pourrie sur le gâteau ? La capture d’écran suivante est suffisamment parlante. Si vous n’avez pas compris, c’est simple : non prise en compte du fuseau horaire souhaité.

J’aurais bien aimé rapporter des bugs sur le github du projet, mais je n’ai trouvé aucun composant concernant l’installateur de l’ISO en saveur Mate Desktop 🙁

Au démarrage de la connexion suivante, 4 mises à jour me sont proposées, basée sur le dépot dédiée de la distribution. Et les autres dépôts, ils sont où ? Notons la présence de l’espiogiciel enrobé dans un navigateur internet, j’ai nommé Google Chrome.

Pour contourner le problème, j’ai fait effectuer un petit yaourt -Syyu. Et miracle, 115 mises à jour disponibles !

Lorsque je demande l’installation des mises à jour, j’ai droit à une annonce concernant Calamares ? Bref, le script d’installation est à fuir comme la peste.

Les mises à jour effectuées, j’ai relancé l’ensemble. Enfin, tout était en français. Et j’ai donc lancé l’enregistrement de la vidéo.

Comme vous avez pu le constater, c’est un projet qui me fait dire : « Bof, ouais, pourquoi pas. » Mais il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte : on peut faire aussi bien, sinon mieux avec une Archlinux installée à la main ou avec Arch-Anywhere, voire une Manjaro Mate.

Autre facteur, c’est la petitesse de l’équipe. Sans oublier qu’il y a au moins deux outils phares proposés en version obsolète : l’outil de gestion de programmes et le menu déroulant.

Bref, si avec la OBRevenge, on était encore dans le justifiable, ici, on est dans la DGLFI type, mais qui part d’une bonne intention. Dommage 🙁

Guide d’installation d’Archlinux, version de mai 2017.

Voici la quarante-troisième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’avril 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso, au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er mai vers 10 h 15 du matin, l’ISO de mai 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.1, Plasma 5.9.5, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3. Budgie Desktop et Cinnamon ont été enlevés pour des raisons de place.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Y a-t-il une tendance à nier les problèmes au niveau de la Manjaro Linux en ce moment ?

Une partie de l’équipe de Manjaro Linux reconnaient les problèmes remontés par les utilisateurs et les projets complémentaires, une autre qui est placée au plus haut de la hiérarchie semble minimiser tout. On est dans le typique « tout va très bien Madame La Marquise »… Comme l’entourage de Louis XVI le 13 juillet 1789 ?

Que ce soit le paquet de mise à jour du 2 avril 2017, ou encore des bugs largement plus ennuyeux comme l’impossibilité de démarrer une ISO image officielle Xfce 17.01 sur un eeePC pur 32 bigs ou en VirtualBox avec un modèle Archlinux 32 bits, cf les photos et la vidéo ci-après.

Et les photos :

NO SUITABLE KERNEL AVAILABLE = aucun noyau adapté n’est disponible !

N’étant pas utilisateur de Manjaro Linux, j’ai passé plus d’une heure de mon temps tout en restant bénévole pour faire une vidéo pour expliquer le contournement de la mise à jour qui a laissé nombre d’utilisateurs avec un écran noir de la mort.

C’est terrible de voir à quel point le projet semble partir à vau-l’eau. Les utilisateurs sont victimes d’un aveuglement technique.

Ce qui m’a conduit à enregistrer la vidéo suivante, chose que j’ai fait vraiment à contre-coeur :

J’ai rarement vu un projet aussi prometteur accumuler les erreurs techniques comme on enfile des perles.

Est-ce temporaire ? Est-ce le début de la fin ? Je l’ignore, et j’espère que cette période ne sera que passagère, ne serait-ce que pour respecter les personnes qui ont décidé d’installer la Manjaro Linux.

Il est dommage de voir un projet qui avait de l’or dans les mains se retrouver à la place avec du plomb. Je n’ai vraiment pas envie d’écrire un billet « Requiescat in pace Manjaro »… Pitié, que je ne sois pas obligé de l’écrire !

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Le billet a été publié un peu tard, la vraie vie ayant pris le dessus… Ça arrive !

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, désolé.

Bonne fin de dimanche !

Guide d’installation pour Archlinux, version d’avril 2017.

Voici la quarante-deuxième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de mars 2017. Et publier la 42e version du guide un premier avril, quelle victoire geekienne 😀

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso, au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er avril vers 09 h 00 du matin, l’ISO d’avril 2017 n’est pas encore disponible.

Le projet Archlinux32 semble commencer à proposer des images ISO. Si tout se passe bien, j’amenderai la version du mois de mai 2017 du tutoriel pour officialiser le changement.

Côté environnements : Gnome 3.22.2, Plasma 5.9.3, Xfce 4.12.0, Cinnamon 3.2.8 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3, et Budgie-Desktop 10.2.9.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Le projet Manjaro Linux est-il atteint du syndrôme shadock : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

En clair, est-ce que ce projet qui était à l’origine prévu pour proposer à l’utilisateur un peu motivé un système clé en main et installable sans prise de tête devient-il un joujou pour geeks ?

J’avoue que cet article me fait très mal au postérieur à écrire, mais j’ai comme l’impression que plus rien ne va dans les hautes sphères de ce projet qui a eu le vent en poupe depuis plusieurs années et qui a permis de montrer qu’on pouvait proposer des distributions GNU/Linux en publication constante à un public qui n’est pas forcément des plus plongés dans les arcanes insondables de l’informatique libre.

Calamares est l’exemple même de l’outil – projet multi-équipes faut-il le préciser – qui est l’installateur parfait : on clique sur suivant, on fait deux ou trois choix, suivant, on attend, et boum. L’installation se termine et on peut redémarrer sur un système fraichement installé qu’il suffit de mettre à jour par la suite.

Mais on peut se demander si en ce moment, le projet n’est pas en train de pourrir par les tentacules.

En effet, une critique régulière et justifiée que l’on fait à Manjaro Linux est de ne pas proposer régulièrement des images ISO intermédiaires à un rythme régulier, du genre une fois toutes les 6 semaines.

Un choix étrange a été fait : proposer une version avec une installation en réseau… Imaginez simplement qu’il vous propose un miroir pas à jour ou d’une vitesse digne d’une tortue rhumatisante à trois pattes…

Une installation qui prenait 15 minutes vous prendra largement plus de temps. Il suffit que votre connexion ait des vapeurs… Et imaginez la tronche du résultat… J’ai déjà eu l’occasion de tomber sur cet installateur, et j’en ai subi les conséquences avec l’image ISO LXQt…

J’ai pu constater la disparition – temporaire – de la version Mate en tant que version communautaire. En effet, j’ai pu constater la présence sur le site linuxtracker.org d’une entrée intitulée Manjaro Mate 17.0. J’ai donc été voir sur le dépôt sourceforge, et boum ! Une ISO disponible. Je l’ai donc récupéré, et je l’ai capturé en vidéo.

Vous avez pu voir que l’on est dans le « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » de nos amis les shadocks.

Est-ce qu’un utilisateur classique comprendra l’interêt d’installer un groupe nommé base-devel ? Quel intérêt de proposer une version de développement de VLC ? Quel intérêt de proposer directement l’installation du paquet libdvdcss alors que c’est une dépendance – optionnelle ? – de VLC ?

N’est-ce pas irresponsable de proposer un logiciel non terminé au grand public ?

On constate une complexification croissante et inutile de Calamares. Au lieu de proposer comme pour l’installateur Debian ou comme pour l’installateur graphique d’Antergos une option qui permet d’avoir une partition séparée pour les données de l’utiliseur, mettre en place un point de fragilité avec un installateur réseau ?

Est-ce que l’équipe de Manjaro Linux n’est pas en train de se couper des utilisateurs qui ont fait son succès ? Pourquoi vouloir complexifier inutilement l’installateur ? Calamares est un très bon installateur conçu pour du hors-ligne. Lui greffer des fonctionnalités réseaux est comme vouloir mettre une tête de chien sur un corps de gnou…

Si je veux faire une installation en ligne, je prends un outil comme Arch-Anywhere ou Antergos (quitte à la corriger par la suite), mais pas Calamares.