Et si on faisait un bilan au de bout de 5 ans des distributions GNU/Linux ? Dernière partie.

Le 12 novembre 2017, je m’attaquais à l’avant-dernier épisode de cette fouille archéologique de mes archives de blog de l’an 2012.

En ce froid début de décembre, autant s’attaquer à l’ultime billet de la série.

En l’honneur de l’apocalypse ratée de décembre 2012, reprenons le titre de Rainbow que j’avais utilisé pour le 30 décembre 2011 :

Maintenant que c’est fait, plongeons-nous dans les archives de décembre 2012.

Pour le dernier mois de l’année, en dehors de la moribonde Bridge Linux, le reste est encore vivant.

Si je fais un bilan des autres billets de la série, on constate qu’il y a eu :

On pourrait dire qu’en gros une bonne moitié des distributions que j’ai présenté il y a 5 ans sont arrivées à survivre dans un état de fraîcheur plus ou moins présentable.

Une grosse moitié de casse, et si j’avais rajouté les entrées de billet « en vrac' », je pense que le bilan aurait été largement pire.

Qu’en sera-t-il dans 5 ans ? On se dit rendez-vous en 2022 pour recommencer l’expérience ? 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version de décembre 2017.

Voici la cinquantième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de novembre 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er décembre vers 9 h 00 du matin, l’ISO de décembre 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.26.2, Plasma 5.11.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3. Merci à Charles Monzat et SuperMarioS pour une partie des corrections appliquées dans cette version.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

PS : la version de janvier 2018 ne sera pas disponible avant le 4 ou 5 janvier, vraie vie oblige 🙂

Puisque le duo Archlinux avec OpenRC semble condamné, si on voyait un autre init alternatif comme s6 par exemple ?

Depuis l’arrivée du diabolique systemd, certains utilisateurs de distributions à base d’Archlinux ou affiliées à elle cherchent à proposer l’emploi d’OpenRC comme init de remplacement.

Cela donna d’abord l’excellente et malheureusement décédée Manjaro OpenRC pour donner l’infâme bouse qu’est l’Artix Linux. Au moment où je rédige ce billet, le 23 novembre 2017, une capture d’écran du site officiel résume bien la situation actuelle : un cul-de-sac.

Pour info, la situation est connue depuis au moins quatre jours au moment où je rédige ce billet, à savoir depuis le 19 novembre 2017. Le forum, le wiki, bref les sources d’information principales sont dans les choux… Ça en dit long sur ce qui restait de crédibilité à l’Artix…

Un site dédié aux distributions ne proposant pas systemd ne mâche pas ses mots et ne cache pas sa déception, je cite :

@Artoo ‘s statements from day 1 about the smooth move from Manjaro to Artix have been false just to let Manjaro off the hook (as an unofficially declared systemd-ONLY distribution). This has nothing to do with Manjaro other than Artoo quitting Manjaro (OpenRC-xfce) to work on Artix.
[…]
Another half day lost in Artix “mysticism”.

Ce qui donne traduit rapidement :

Les déclarations de @Artoo du premier jour à propos du passage en douceur de Manjaro à Artix ont été fausses juste pour laisser Manjaro de côté (la déclarant officieusement comme une distribution systemd-uniquement). Cela n’a rien à voir avec Manjaro en dehors du fait qu’Artoo quittant Manjaro (OpenRC-xfce) pour travailler sur Artix.
[…]
Une autre demi-journée perdue dans le « mysticisme » d’Artix.

Un autre article dit simplement qu’avec Artix c’est : si vous êtes pas content, cassez-vous. Dans des termes plus diplomatiques, mais l’idée est présente.

Mais le but de cet article n’étant pas de saborder le projet Artix – il y arrive très bien tout seul – mais de parler d’une alternative pour les personnes voulant conserver une base Archlinux mais sans systemd. Il y a bien la Parabola GNU/Linux mais il faut se plier à du 100% libre avec les limites que cela impose. Reste donc l’option Obarun.

Pour le créateur du projet Éric Vidal, Obarun n’est pas une Archlinux, mais un projet basé sur Archlinux avec s6 comme système d’initialisation.

C’est écrit en noir sur blanc (merdre, serait-ce une expression raciste ?) sur la page d’accueil du projet :

On other note, Obarun is neither a distribution of its own, is nor is it pure Archlinux, it’s a Build Concept. Obarun is based on Archlinux, but incorporates several changes.

Ce qu’on peut traduire par :

D’un autre côté, Obarun n’est ni une distribution à part, ni une Archlinux pure, c’est un concept de construction. Obarun est basée sur Archlinux, mais incorpore plusieurs changements.

Pour simplifier l’utilisation de s6, Éric Vidal a développé des scripts d’automatisation, s6opts qui permet de gérer facilement les services.

J’ai donc récupéré l’image ISO du mois de novembre via wget.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://repo.obarun.org/iso/2017-11/Obarun_x86_64-2017-11.iso
–2017-11-23 09:15:42– https://repo.obarun.org/iso/2017-11/Obarun_x86_64-2017-11.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de repo.obarun.org… 31.22.4.58
Connexion à repo.obarun.org|31.22.4.58|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 878706688 (838M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « Obarun_x86_64-2017-11.iso »

Obarun_x86_64-2017- 100%[===================>] 838,00M 3,42MB/s ds 4m 9s

2017-11-23 09:19:51 (3,37 MB/s) — « Obarun_x86_64-2017-11.iso » sauvegardé [878706688/878706688]

J’ai ensuite fait chauffer mon ami VirtualBox pour montrer l’installateur en mode texte et les outils développés par Éric Vidal.

Il est vrai que ce projet ne s’adresse pas aux personnes qui débutent dans le monde linux.

D’ailleurs, mettre une Archlinux entre les mains de novices sous Linux, comment dire… Vous êtes complètement frappadingues ou quoi ?

Mais il peut intéresser des personnes qui ont atteint un certain niveau de geekitude et qui considèrent que systemd ne leur permet pas d’être suffisamment autonome ou indépendant.

Je ne connaissais pas s6, et j’avoue que les outils simplificateurs développé pour Obarun m’ont simplifié la tâche. Le wiki est correct, et surtout, tout s’installe du premier coup. Je n’aurais pas du prendre jwm par défaut, surtout avec mes galères pour gérer l’authentification et la montée temporaire en droits root.

J’avais parlé du projet Obarun en juin 2016 et j’avoue qu’il ait si bien évolué, même si à l’époque il était basé sur runit et s6 avant de s’orienter vers ce dernier.

Maintenant, à ce que j’ai compris, Éric Vidal veut éviter comme la peste le rapprochement avec Artix, surtout si on en croit un message plus que clair sur son forum.

Après tout, et c’est une constatation un brin vacharde mais réaliste, « À l’endroit où l’Artix passe, une distribution trépasse »…

Allez, bonne journée 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version de novembre 2017.

Voici la quarante-neuvième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’octobre 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er novembre vers 10 h 00 du matin, l’ISO de novembre 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.26.2, Plasma 5.11.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Archlinux, en passe de devenir la nouvelle base à « massacrer » ?

Dans un article du mois de septembre 2017, je parlais d’un début de folie furieuse du monde archlinux qui partait dans tous les sens.

Mais il y a une tendance que j’ai noté et qui date en gros du début de l’année 2017 de voir que de plus en plus de projets ont tendance à partir d’une base Archlinux pour proposer des distributions qui sont en réalité le plus souvent des respins qui se limitent à la personnalisation d’une environnement donné.

Je vous renvoie à cette vidéo de ma série Dis Tonton Fred où j’évoque la différence entre une distribution et une respin…

Il y a plusieurs exemples récents qui me viennent à l’esprit. Il y a bien des projets un peu anciens comme la SwagArch GNU/Linux, Arch-Anywhere devenu Anarchy Linux ou encore la célèbre Manjaro Linux (qui a fini par développer ses propres dépôts) ou la difficilement installable Artix Linux.

Il y a cependant deux autres projets plus récents dont je vais parler dans cet article : ArchMan et la Namib GNU/Linux.

Le premier projet est d’origine turque. On retrouve une Archlinux avec les environnements de bureaux classique : Xfce (pour la version 17.10), Budgie et Plasma (pour les 17.08), Mate et LXQt (pour les 17.06).

Si on va sur le github du projet Archman, on voit que le projet est né cette année.

Le deuxième projet est la Namib GNU/Linux dont j’ai appris l’existence via une vidéo d’Adrien Linuxtricks.

On est dans un projet très récent, qui semble dater de l’été 2017. Sur le site du projet, on constate que pour le moment le projet n’a sorti que deux images ISO.

Si on regarde sur le github du projet, on constate que ce dernier n’est pas très actif, mais cela doit être lié à la vie privée du créateur. Après tout, on ne peut pas être 100% du temps derrière son projet 🙂

Vous avez pu le voir, les deux projets – dont je me demande quelle sera leur durée de vie – proposent toutes deux un dépôt tiers, mais font l’erreur de ne pas se limiter à pré-empaqueter des recettes disponibles sur AUR.

Si le projet en question disparaît et qu’une personne l’a installée, elle pourra toujours continuer à utiliser la distribution, mais une partie seulement. Ce qui restera à terme une installation qui explosera en vol. Encore une fois, la force du logiciel libre qui est de pouvoir forker à l’envie des logiciels en fait une énorme faiblesse 🙁

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end malgré cette conceté de changement d’heure !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet, en dehors de la floppée des saveurs officielles d’Ubuntu 17.10 dont tout le monde a déjà parlé ?

Côté culture ?

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Un peu rapide, désolé 🙁

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Installer Trinity Desktop Environment sur Archlinux ? Pas franchement une partie de plaisir…

Mais un bon stimulant intellectuel… et cela entretient le péristaltisme 🙂

Prévoyez une cafetière complète, une machine virtuelle et une bonne demi-douzaine d’heures 🙂

Les pré-requis sont une machine virtuelle Archlinux 32 ou 64 bits avec Xorg préinstallé. Si vous voulez faire recompiler le code, je vous déconseille d’activer le multi-processus à la compilation, ça peut provoquer des problèmes 🙁

Je suis parti de la page du wiki d’Archlinux sur le Trinity Desktop Environment. Je pensais partir d’un dépôt de paquets prêts à l’emploi, mais Murphy étant passé par là, j’ai été obligé de tout faire recompiler… Voici donc l’ordre d’installation et / ou de compilation des paquets.

Pour la compilation, j’ai cloné le dépôt git du mainteneur :

git clone --depth https://github.com/michael-manley/Trinity_ArchLinux_PKGBUILD.git

Commençons par la mise en place de la base, que ce soit en compilant ou en installant les paquets, quand le dépôt sera de nouveau fonctionnel :

  1. tde-tqt3
  2. tde-tqtinterface
  3. tde-arts
  4. tde-dbus-tqt
  5. tde-dbus-1-tqt
  6. tde-tqca-tls
  7. tde-libart-lgpl
  8. tde-avahi-tqt
  9. tde-tdelibs
  10. htdig depuis AUR via https://aur.archlinux.org/packages/htdig/
  11. tde-tdebase
  12. tde-tdebindings
  13. tde-tdeaccessibility
  14. tde-tdeutils

On continue avec les éléments complémentaires :

  1. tde-libcaldav
  2. tde-libcarddav
  3. tde-libkdcraw
  4. tde-libkexiv2
  5. tde-tdeadmin
  6. tde-tdeedu
  7. tde-tdenetwork
  8. tde-tdepim
  9. tde-tdemultimedia
  10. tde-tdegames
  11. tde-tdetoys
  12. tde-tdeaddons
  13. tde-tdegraphics
  14. tde-tdewebdev
  15. tde-tdevelop ; nécessite les dépendances apr et subversion, pour la compilation
  16. tde-artwork
  17. tde-tdesdk

Et enfin avec quelques accessoires proposés :

  1. gtk-qt-engine
  2. tde-kmplayer
  3. tde-krusader
  4. tde-ksplash-engine-moodin
  5. tde-style-qtcurve
  6. tde-tdenetworkmanager
  7. tde-tdepowersave
  8. tde-tdesudo
  9. tde-tdmtheme
  10. tde-twin-style-crystal

Impossible à faire recompiler :

  1. gtk3-tqt-engine
  2. tde-amarok avec une gueulante concernant ltagmp4-static 🙁
  3. tde-systemsettings : besoin de kde4-config

Le seul gros point noir, c’est qu’il n’y a pas de traduction. J’ai donc utilisé le modèle proposé, et j’ai récupérer le paquet tde-i18n pour ne conserver que la traduction française.

Oui, je sais que le PKGBUILD qui suit est franchement dégueulasse, mais au bout de 6 heures de travail sur le projet, je n’ai pas eu le courage de faire quelque chose de plus propre. Mea culpa !

# Maintainer: Michael Manley
# Contributor: David C. Rankin

pkgname=tde-i18n
pkgver=14.0.4
pkgrel=1
pkgdesc= »Trinity Desktop Enviroment $_cat$_mod »
arch=(‘i686’ ‘x86_64’)
url= »http://scm.trinitydesktop.org/scm/git/tde-i18n »
license=(‘GPL’)
provides=(« tde-i18n »)
groups=(‘tde-complete’)
depends=( »)
makedepends=(‘autoconf’ ‘cmake’ ‘pkgconfig’)
optdepends=()
options=(‘staticlibs’ ‘libtool’ ‘!strip’)
install=

source=(« http://mirror.ppa.trinitydesktop.org/trinity/releases/R$pkgver/tde-i18n-R$pkgver.tar.bz2 »)

build() {
cd « ${srcdir}/tde-i18n »

msg « Setting PATH, CMAKE and Trinity Environment variables »
# Source the QT and TDE profile
[ « $QTDIR » = «  » ] && . /usr/share/trinity/srcldr/tqt3.sh
[ « $TDEDIR » = «  » ] && . /usr/share/trinity/srcldr/trinity.sh

msg « Creating out-of-source build directory: ${srcdir}/build »
mkdir -p « $srcdir/build »
cd « $srcdir/build »

msg « Starting cmake… »

cmake ${srcdir}/tde-i18n/tde-i18n-fr \
-DCMAKE_INSTALL_PREFIX=${TDEDIR} \
-DSYSCONF_INSTALL_DIR=${TDEDIR}/etc \
-DBUILD_ALL=ON \
-DWITH_GCC_VISIBILITY=ON

make $NUMJOBS
}

package() {
msg « Packaging – $pkgname-$pkgver »
cd « $srcdir/build »
make -j1 DESTDIR= »$pkgdir » install
}
md5sums=(‘bf4c716468ee6962a969328ee1a4a591’)

Néanmoins, on obtient enfin le fichier de traduction. J’ai donc décidé de montrer en vidéo la mise en place du bousin…

Oui, c’est assez chiant à mettre en œuvre, surtout à cause de l’absence du dépôt pré-compilé qui m’aurait fait gagné plusieurs heures pour la mise en place de l’ensemble. Néanmoins, on peut constater l’énorme gourmandise de cet environnement…

Dommage qu’Amarok pointe aux abonnés absents, ou que certains logiciels se plantent comme un MS-Windows Millenium sous amphétamines.

C’est déjà pas si mal que cela pour un port pas franchement officiel d’un environnement qui est vraiment pour les nostalgiques après tout 🙂

ArchMerge 6.0, une version pédagogique de la ArchLabs ?

En août 2017, je parlais de la ArchLabs 5.0, une distribution hommage à la BunsenLabs, qui proposait un duo Archlinux et OpenBox de haut vol.

Je concluais l’article ainsi :

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Entre temps, et comme je l’ai précisé dans un autre article, il y a eu de l’eau dans le gaz dans l’équipe, et Érik Dubois, créateur de la charte graphique de la distribution est parti pour fonder son propre projet, ArchMerge. N’étant pas dans le secret des dieux, je me garderai bien d’émettre la moindre hypothèse.

On peut lire sur la page d’accueil du site d’Érik Dubois ceci :

ArchMerge is a merger of 3 desktop environments.

Xfce4, Openbox and i3.

We think this order is the ideal roadmap to learn more about linux and Arch Linux. The complexity of the desktops increases gradually but your settings of your applications, icons, themes and your files move with you from desktop to desktop. Quite an advantage.

Une traduction rapide donne la vision du projet qui est intrigante :

ArchMerge est une fusion de 3 environnements de bureau.

Xfce4, Openbox et i3.

Nous pensons que cet ordre est la feuille de route idéale pour en savoir plus sur linux et Arch Linux. La complexité des ordinateurs de bureau augmente progressivement, mais vos paramètres de vos applications, icônes, thèmes et vos fichiers se déplacent avec vous, du bureau en bureau. Tout un avantage.

Ma première réaction a été la suivante : c’est quoi cette immonde usine à gaz ? Après y avoir réfléchi quelques minutes, je me suis dit que le concept pouvait être intéressant. Voyons donc la gueule du résultat…

Je suis allé sur le site de la ArchMerge puis dans la section « download » pour récupérer une image ISO.

Ensuite, mon ami VirtualBox a été lancé pour que je puisse voir ce que cette distribution a dans le ventre.

Dès le démarrage en mode graphique, Calamares nous accueille. On peut bien entendu le fermer et le relancer ensuite. Mais j’ai décidé de laisser l’outil faire son travail.

Après avoir pris les options par défaut, il n’a fallu qu’une dizaine de minutes pour avoir l’ensemble installé.

J’ai ensuite utilisé Pamac pour installer les mises à jour.

Il a fallu que j’active le support d’AUR dans Pamac pour avoir accès aux paquets AUR installés et mettre à jour ce qui avaient besoin de l’être.

Simple Screen Recorder a été lancé pour enregistrer la distribution en vidéo.

Le projet est en effet intéressant, mais selon moi, il pourrait se fracasser sur un écueil : l’utilisateur n’a pas forcément envie d’apprendre à utiliser l’informatique. Pour les quelques personnes suffisamment curieuses qui iront jusqu’à l’étape i3 de l’installation, ce sera intéressant. Mais la plupart des personnes choisiront soit Xfce soit Openbox et n’iront pas plus loin.

Un énorme point noir : il y a beaucoup de paquets tiers installés via AUR, et même un peu trop à mon goût. Mais on peut estimer que cela est lié à l’utilisation du trio d’environnements. Pourquoi avoir oublier LibreOffice ? C’est vraiment bête et contre productif !

Vouloir former les utilisateurs est une idée généreuse. Mais est-elle réaliste ? J’ai un léger doute. Je reste donc réservé sur le projet ArchMerge pour le moment.

On verra d’ici quelques mois comment la situation évoluera néanmoins.

Guide d’installation d’Archlinux, version d’octobre 2017.

Voici la quarante-huitième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de septembre 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er octobre vers 07 h 15 du matin, l’ISO d’octobre 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3. Merci à Nicolas pour un truc concernant les proxy, et énorme remerciement à Lagout pour me proposer une archive des tutoriels depuis le début sur son serveur 🙂

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Le petit monde des distributions GNU/Linux basées sur Archlinux devient-il frappadingue ?

J’écris cet article devant une tasse d’infusion pour calmer un mal de crâne naissant face aux évolutions et annonces récentes du petit monde « ArchLinuxien » auquel j’appartiens en tant que simple utilisateur depuis le début de l’année 2009.

Je m’aperçois d’une chose : il est franchement mauvais de vouloir profiter d’une nuit de sommeil un peu prolongée, surtout si on est atteint d’une forme de saturation par rapport aux concetés qui peuvent se propager dans le monde du libre au nom des saints canons qui le régisse.

J’ai parlé avec grand plaisir le 17 août 2017 de la ArchLabs, cinquième du nom.

J’avais adoré cet hommage à la BunsenLabs et hommage au deuxième degré à la feu CrunchBang Linux.

Ma conclusion était un peu trop enjouée même si je la conserverai en état si je devais l’écrire à nouveau :

Pour conclure : c’est vrai c’est une distribution pour geeks, mais elle a aussi compris quels sont les besoins de l’utilisateur lambda : aller sur la toile, retoucher des photos, ajouter son imprimante, taper des lettres ou encore graver des galettes plastifiées.

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Le 17 septembre 2017, le projet a présenté une image ISO minimale, alias ArchLabs Linux Minimo. Dans un long billet de blog, le projet explique qu’il a voulu revenir à ses racines avec une image ISO plus légère. Un billet du 1er septembre 2017 explique que l’ISO précédente avait été accueillie froidement.

Après tout, pourquoi pas. C’est un choix que l’on peut comprendre. Mais cela ne fut pas du goût d’Erik Dubois apparemment. Je ne suis pas dans le secret des dieux, et j’ignore si la séparation s’est passée à l’amiable ou si des assiettes ont volé dans tous les sens.

C’est en examinant mes courriers électroniques via mon téléphone portable, ce qui m’a donné envie de rédiger ce billet, que j’ai appris qu’Erik Dubois demandait la destruction d’une bonne partie de ses recettes sur AUR.

Et un message pour l’exemple :

J’ai donc été voir sur le site d’Erik Dubois, et je me suis aperçu qu’il avait forké le projet ArchLabs pour continuer sa vision de la ArchLabs Linux. Le nom du projet ? ArchMerge.

Il a justifié son projet avec les points suivants qu’il a rajouté aux buts de la ArchLabs Linux avec une traduction rapide en dessous :

Provide Windows users a comfortable transition to the (Arch) Linux world.

À savoir : proposer aux utilisateurs de Windows une transition confortable vers le monde (Arch) Linux.

Provide a continues stream of tutorials/knowledge on ArchMerge.

À savoir : proposer un flux continu de tutoriels et de connaissances sur ArchMerge.

Ma remarque sera simple : pourquoi pas ? Mais ce ne sera que le énième projet à proposer une migration douce du monde Windows vers le monde Linux. Je lui souhaite bonne chance.

Deuxième élement qui a motivé la rédaction de ce billet tardif, c’est l’annonce de la disparition d’Arch-Anywhere au profit d’une nouvelle distribution basée sur Archlinux, la Anarchy Linux.

Je me tairais sur le nom un peu malheureux choisi pour le projet. Désormais, on peut lire sur la page d’accueil du projet :

Anarchy Linux is a distribution aimed at bringing the Linux revolution to the world. We believe that Linux is the way of the future for desktop computing and provide you with a platform to install a custom Arch based operating system just the way you like. Anarchy Linux is intended for both novice and advanced users alike. Simply write the Anarchy Linux ISO to a CD or USB and boot from your computer or VirtualBox.
[…]
A lightweight semi-graphical version of the installer is also available. It can be used for a quick and easy install when a full live GUI is not necessary. Anarchy Linux is installed using a package base from the official Arch repository and also features a custom repository with additional packages.

Anarchy Linux is based on Arch Linux, but not supported.

Ce que l’on peut traduire par :

Anarchy Linux est une distribution visant à apporter la révolution Linux au monde. Nous croyons que Linux est la voie de l’avenir pour l’informatique de bureau et nous vous proposons une plate-forme pour installer un système d’exploitation basé sur une Arch personnalisée comme vous le souhaitez. Anarchy Linux est destiné aux utilisateurs débutants et avancés. Il suffit d’écrire l’ISO d’Anarchy Linux sur un CD ou une clé USB et démarrer avec votre ordinateur ou VirtualBox.
[…]
Une version semi-graphique légère de l’installateur est également disponible. Elle peut être utilisé pour une installation rapide et facile lorsqu’une interface utilisateur en live n’est pas nécessaire. Anarchy Linux est installée à l’aide d’une base de paquets à partir du dépôt officiel Arch et dispose également d’un dépôt personnalisé avec des packages supplémentaires.

Anarchy Linux est basée sur Arch Linux, mais n’est pas prise en charge.

Première remarque : l’installateur semble avoir pris la grosse tête. Au moment où je rédige ce billet, le 18 septembre 2017, le dépot git n’a pas bougé. Le dernier commit concerne des modifications au fichier du fichier .bashrc disponible à l’installation.

Doit-on en déduire que l’ISO proposera Calamares pour une installation en mode graphique ? Ou que ce sera une image ISO live classique avec un installateur en parallèle ?

Deuxième remarque : pourquoi se lancer dans ce marché encombré ? J’avoue que je me demande si les raisons évoquées dans l’annonce postée le 16 septembre 2017 et qui évoque une potentielle violation des droits d’auteurs d’ArchLinux n’est pas au final qu’un prétexte…

Tant que l’on peut installer une Archlinux avec l’installateur que j’ai pris du plaisir à aider via des traductions et des rapports de bugs, tant mieux.

Sinon, tant pis. Dommage de voir un autre projet « prendre la grosse tête » et s’écrouler sous le poids d’ambitions un peu trop importantes 🙁

J’espère que je me trompe sur ma dernière réflexion, mais ne faisant pas partie du noyau dur de l’équipe de la feu Arch-Anywhere, j’ai conservé ma liberté d’expression et le droit de dire que si l’équipe fait des choix que je considère comme mauvais stratégiquement de le dire.

En tout cas, en ce moment, je ne sais pas ce qui se passe dans le monde des distributions basées sur Archlinux, mais c’est vraiment une sacrée tempête 🙁

Guide d’installation d’Archlinux, version de septembre 2017.

Voici la quarante-septième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’août 2017.

Désolé pour la publication un brin tardive !

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

C’est officiel : désormais Archlinux devient une base pour faire des distributions inutiles :(

Ce rôle était depuis des années dévolu à Ubuntu, puis à sa fille Linux Mint. Étant abonné au Journal du Hacker, j’ai vu qu’Adrien alias LinuxTricks a fait le test d’une distribution qui applique les canons de la DGLFI à la règle ou presque.

C’est la Namib GNU/Linux. Selon l’article d’Adrien, on apprend que cette distribution hautement inventive propose les éléments suivants :

  1. Une base Archlinux
  2. Mate-Desktop
  3. Un thème à la mode, donc Arc avec des icones aussi développées que la poitrine de Jane Birkin
  4. Calamares
  5. Pamac-AUR

Donc à peu de chose près la même chose que la SwagArch GNU/Linux qui propose elle Xfce à la place de Mate-Desktop. Quelle inventivité 🙂

J’ai bien aimé l’article d’Adrien, mais il ne parle pas du point le plus critique, peut-être le fait-il dans sa vidéo, mais j’ai écouté « Mob Rules » de Black Sabbath alors que je surfais sur le net avant d’arriver sur l’article. Interrompre l’écoute de cet album aurait été un sacrilège, surtout quand Ronnie James Dio chante 🙂

En effet, je ne vois nulle par le fait que la base Archlinux n’est pas par définition adaptée pour des utilisateurs débutants. C’est une base qui peut nécessiter de mettre les mains dans le cambouis, et l’utilisateur lambda fuira ce genre de distributions comme la peste.

La Manjaro Linux qui est basée sur Archlinux rationalise la base en mettant en place un tampon avant de proposer les paquets. Ok, ça ne fonctionne pas tout le temps, mais cela permet de limiter la casse.

Je vais être un peu dur, mais c’est presque irresponsable de produire de telles distributions sans prévenir. Et ce n’est pas le cas sur le site de la distribution en question. On peut y lire ce genre de discours marketing qui est une hérésie technique :

It provides all the benefits of cutting edge software combined with a focus on user-friendliness and accessibility, making it suitable for newcomers as well as experienced Linux users.

Traduction rapide :

Elle offre tous les avantages d’un logiciel de pointe combiné à l’accent mis sur la convivialité et l’accessibilité, ce qui le rend adapté aux nouveaux arrivants ainsi qu’aux utilisateurs expérimentés de Linux.

À la première mis à jour un peu délicate, la distribution pourra partir en gonade mal épilée laissant les utilisateurs peu technophiles dans les ennuis jusqu’au cuir chevelu.

ArchLinux n’est pas et ne sera jamais pour un utilisateur débutant qui ne sait pas ce qu’est une rolling release et les dangers inhérents à ce modèle. Désolé pour le coup de gueule, mais en parler sans évoquer les dangers, c’est risquer de planter des utilisateurs à terme.

Ce qui est contre-productif si on veut démocratiser le logiciel libre… Enfin, ce n’est ici que l’avis d’une personne qui est dans le monde Archlinuxien depuis… début 2009…

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !