« The Machine and the Beast » d’Alwaid : un bon deuxième album… Ça fait plaisir.

J’avais connu le groupe lillois Alwaid – consommons national pour une fois 🙂 – avec leur premier album « Lacus Somnorium ». J’en avais parlé en avril 2015.

Après avoir sorti leur deuxième LP le 13 mai 2017, j’ai pu enfin télécharger la version numérique étant un des financeurs sur Ulule. J’espère que le groupe proposera bientôt l’écoute de leur deuxième album sur leur page bandcamp. Je modifierai l’article en conséquence.

L’album est constitué d’une dizaine de pistes, 11 si on sépare l’introduction et la première « Amphisbeana ». L’album dure un peu plus de 56 minutes. Donc, ce sont des pistes d’une bonne durée.

Dès la première courte piste, on sent que l’on va avoir du lourd à se mettre dans les esgourdes ou si vous préférez vos cages à miel… C’est confirmé avec les pistes « Amphisbeana », « When Giants Wake » ou encore « Monsters by Gaslight » On a du metal symphonique dans ses canons les plus classiques. Après le sommeil dans leur premier album, le deuxième s’attaque à la vue de la civilisation par le groupe.

Entre le chant clair féminin et le chant guttural qui s’invite de temps à autre, ça décoiffe. L’ambiance est lourde, comme sur la piste « The Whale » ou encore « The Lord of Cities ». Mais qui a dit que le metal était une musique légère ? 🙂

Comme le groupe l’avait annoncé dans le descriptif de la page de financement sur Ulule, le côté symphonique est poussé dans ses retranchements avec la présence de chants lyrique sur de nombreuses pistes. Ou encore en introduction comme pour « Sang Noir » qui est un de celles qui m’a accroché le plus l’oreille à la première écoute.

Vous voulez la ballade de l’album metal ? C’est « So the Song Went (Silent o’Moyle) » avec une introduction qui prévient que ce sera copieux par la suite… La piste qui suit « Idle Riddles and Rhymes » pourrait aussi être qualifier de ballade, même si du chant guttural s’invite aux deux tiers de la piste. On dit jamais deux sans trois ? La piste « Fractalized », avant-dernière de l’album continue à proposer un côté plus léger à l’album. Une respiration bienvenue après des pistes qui ont été pas franchement légères.

Ce n’est au final que reculer pour mieux sauter avec l’ultime piste « The call of the Wild » qui termine l’album dans un sacré feu d’artifice…

On sent que le groupe a voulu dépasser les limites égratignées dans leur premier opus… Et c’est réussi. Le deuxième album est toujours le plus dur à faire. Ça fait plaisir d’avoir un groupe qui réussit à passer cet écueil avec succès.

En vrac’ du pont de l’Ascension…

Étant donné que le pont du jeudi de l’Ascension commence tout juste, autant au profiter pour faire un court article 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon pont de l’Ascension !

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La DGLFI de la semaine : prenez la Manjaro Linux KDE, remplacez bash par zsh, réactivez le thème breeze, ajoutez un assistant de post-installation au premier démarrage, secouez-bien. Vous aurez la NuRunner Linux.
  • La réécriture de MS-Windows sous forme de logiciel libre, ReactOS vient de sortir une nouvelle version de stabilisation de sa branche 0.4. Au menu, la possibilité de lancer MS-Office 2010 ?! Plus d’informations sur les notes de publication.
  • Pour les amateurs d’interfaces castrées à la MacOS-X, je demande ElementaryOS 0.4.1.
  • Le projet OBRevenge propose désormais des saveurs avec Mate Desktop et KDE. Plus d’infos sur le site de la distribution en question.

Côté culture ?

Bonne week-end !

« Chascade » des bordelais d’Itzamna : que c’est bon le jazz fusion :)

D’accord. Je l’avoue. J’adore la musique – sauf les immondices commerciales qui emplissent les rayons comme les productions de… entrez votre artiste savonnette préféré ici – et donc, me plonger dans le jazz fusion comme je l’avais déjà fait dans l’article concernant les artistes de free jazz des Anti RubBer brAiN fAct0rY & HmAdchA était une évidence.

Fouillant dans les archives sans fond de bandcamp, je suis tombé sur le premier LP des bordelais d’Itzamna, « Chascade », sorti en octobre 2016.

Pour la faire simple : prenez une dose de jazz, une de math rock, une de progressif, une de metal, mettez le tout dans un shaker, et remuez bien avant de verser dans un verre à cocktail 🙂

Même si le côté progressif dans le sens piste ultra-longue ne se justifie que sur l’ultime piste, les autres pistes cochent les autres références.

Pour les pistes purement jazzy, je demande « Crippled Monk », « Shalam pt1 » principalement.

Le côté plus rock et rock progressif s’exprime dans des pistes comme « Chascade », « Duet » (avec une conclusion médiévale pour introduire « Je Vivoire Liement »), « Shalam pt2 », « Shalam pt3 ».

Il y a aussi les pistes plus intimes, comme « Goodbye Lili » qui fait penser à une composition des années 1970. Ou encore « Buakaw », avec son introduction à la guitare sèche, même si on sent une influence presque post-rock sur son milieu. Que dire de la sinistre piste « Nuées »…. Qu’elle fait passer des frissons dans le dos ?

Même si l’album est à 90% instrumental, il y a « Je Vivroie Liement » (basé sur un texte de Guillaume de Machaut, compositeur et poète du XIVe siècle) et des chants un peu contemporain sur « Red Dragon », avant-dernière piste de l’album.

C’est un album qui balaye tellement d’influence qu’il sera apprécié par les personnes aimant le jazz, comme par celles aimant le rock progressif ou pas. Quant à l’ultime piste, elle rajoutera une autre catégorie d’amateurs ou d’amatrices potentielles, mélangeant en presque 13 minutes toutes les influences développées auparavant 😀

Sacré tour de force de la part du quintet bordelais. Il me tarde d’avoir le digipack en main, vieux co…llectionneur de galettes que je suis 😀

Après avoir acheté l’album en version physique, j’ai apprécié les nombreuses notes sur chacune des pistes, via un fichier PDF qui reproduit le livret disponible. À vous d’écouter et de vous laisser emporter par l’album d’Itzamna. Du moins, je l’espère 🙂

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet. Rien ! En ce moment, l’actualité du logiciel libre est aussi mouvementée qu’un électro-cardiogramme plat… Y a des périodes creuses :/

Côté culture ?

Bonne week-end !

« Thanks for the sun » de The Orchid : une suite réussie au premier EP.

En octobre 2015, je parlais du premier et très court EP de The Orchid, un groupe d’indie-folk de la région du Mans. En février 2017, le deuxième EP est sorti.

Le deuxième EP est presque deux fois plus long que le premier – près de 24 minutes pour le deuxième opus contre un peu plus de 12 pour le premier – et reprend un des titres phares du premier opus, « (all breathing should be) Praises ».

Contrairement au premier opus où les paroles étaient en anglais, cette fois, la tradition de l’indie-folk n’est plus trop respectée. 3 des 5 pistes ont des paroles dans la langue de Molière 🙂

Même si cela peut paraître comme étonnant, mais il y a toujours cette ambiance de douceur et de légèreté qui caractérisait déjà le premier opus.

Les pistes ne sont pas purement folk. La preuve ? Il suffit d’écouter la fin de « Lettre au monde » ou de « (all breathing should be) Praises ». On évite cependant les guitares ultra-saturées 😀

Il y a une piste qui m’a fait lever un sourcil d’étonnement, c’est « Hope we’ll see » avec sa guitare qui est par moment manipulée comme un banjo ou un ukulele 🙂

C’est un très bon EP, et il me tarde de recevoir l’exemplaire commandé il y a quelques jours. Il ira rejoindre « son grand frère » déjà présent dans ma collection.

En vrac’ de fin de semaine.

Pour commencer ce week-end prolongé, voici donc le billet qui va bien 🙂
Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end prolongé !

« La preuve par neuf » de Jérome Dumont… On n’est jamais mieux trahi que par les siens ?

Cela faisait longtemps que je n’avais pas abordé un livre auto-édité, pour une simple et bonne raison : j’en lis de moins en moins par manque de temps et d’envie.

Cependant, il y a des auteur(e)s que j’apprécie et Jérome Dumont en fait partie.

Le neuvième épisode de la série des aventures de Gabriel Rossetti et de son épouse Amanda MacLane nous emmene dans une aventure qui fait penser que « l’on est souvent jamais mieux trahi que par les siens », c’est plutôt vrai…

L’histoire commence mi-décembre. Une journée banale jusqu’à ce que Jacqueline Miremont, une vieille dame de 77 printemps se présente dans le cabinet de notre avocat niçois.

Elle annonce tout de go à Gabriel Rossetti qu’elle veut divorcer après 56 ans de mariage !

Gabriel Rossetti apprend vite que ce divorce est motivé par la volonté d’échapper à la coupe prédatrice de ses enfants bien décidés à la mettre, elle et son époux, sous tutelle.

L’affaire prend une toute autre tournure peu après, et Gabriel Rossetti va devoir faire appel à sa meilleure ennemie dans le métier, Maître Olivia Coste.

Je ne vous en dirai pas plus. J’ai eu un peu de mal à me plonger dans l’histoire, que j’ai trouvé un peu touffue au départ, mais les rebondissements successifs me font rechercher mon sifflet et demander un contrôle anti-dopage pour Jérome Dumont.

L’histoire est bien ficelée, et mon seul regret, c’est l’absence de Martinez, mais comme il est trop occupé à pouponner… Bref 🙂

Un volume un peu moins « bon » que le précédent, mais qui se laisse lire avec plaisir.

En vrac’ de fin de semaine.

En ce milieu de week-end prolongé, bien qu’un peu tard le dimanche, voici donc le billet qui va bien 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, désolé.

Bonne fin de week-end prolongé !

Le mois en images – Avril 2017

Ma sélection du mois

1- Samuel Bollendorff / Oeil Public

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2- Christina Mittermeier / National Geographic

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3- Stephen Wilkes / National Geographic

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4- Alan Schaller

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5- Joel Sartore / National Geographic

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6- Kevin Lamarque

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7- Martien Van Asseldonk

8- Yoan Valat / EPA

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9- Phil Moore / AFP

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10- Yaman Ibrahim

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11- Mr 007

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12- Jeff Vaillancourt

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13- Ulet ifansasti

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14- Jonas Bendiksen

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Orotoro : une autre preuve que Bordeaux est une ville très intéressante, musicalement parlant.

Même si c’est une région connue pour les opportunités de s’éclater la panse dans la bonne humeur, il y a des groupes qui valent le détour. Pour les fans de folk metal, j’avais déjà parlé d’Aequinoctium Sanguinis dans un billet en vrac’ d’octobre 2015.

Pour du rock plus classique, il y a Here[in] dont j’ai parlé en juillet 2011.

Bref, que du beau linge. En septembre 2016, dans un billet « en vrac' », je parlais rapidement du premier EP du quartet bordelais Orotoro. Il mélange habilement le stoner, le metal et le progressif.

Fouillant dans mes archives, je suis retombé sur le billet parlant d’Orotoro, et j’ai appris avec grand bonheur qu’un deuxième EP était sorti en novembre 2016, et qu’en février 2017, un CD compilant les deux premiers EP était sorti. L’occasion était trop belle pour ne pas l’écouter… Et l’acheter 🙂

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le terme progressif n’est pas usurpé. La plus petit piste dépasse les 5 minutes 30, la plus longue frôle les 11 minutes… 8 pistes pour un total de 63 minutes. Bonne moyenne, non ? 😀

On commence la compilation par la piste éponyme du deuxième EP, « Elephante » qui est au passage le titre le plus long : 10 minutes et 40 secondes au compteur.

La compilation se compose du deuxième EP, suivi du premier. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? 🙂

Et ça attaque « bille en tête ». On a les guitares et les percussions digne du metal teinté de tendances progressives.

Contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre, c’est du chant clair qui nous arrive dans les oreilles. Malgré une introduction rentre dedans, la piste est du plus pur style progressif, même si par moment la mélodie se « durcit » et s’alourdit.

Avec des pistes comme « The Haven », « The Worm », « The Door » (dans la deuxième partie de la compilation), on est dans le stoner le plus classique. C’est « attention, on va vous décrasser les oreilles à grand coup de décibels ». Mais tout en restant mélodieux, ce qui est très bien !

J’ai bien aimé le long passage instrumental de « The Haven ». Celui contenu dans « The Worm » lui tient bien la dragée haute avec son mouvement où batterie et guitare se disputent… 😀

La piste « Jive » qui conclue la première moitié de la compilation est aussi la plus court avec seulement 5 minutes 37 au compteur. C’est aussi la piste la plus « douce » de cette première partie, respectant la « tradition » de la ballade dans un album typiquement metal. Du moins, pour les deux premiers tiers de sa durée 🙂

Avec « Killing The Kaiser », on attaque le premier EP. Cette piste est – à mes oreilles – un brin plus progressive que stoner. Un peu comme si on mélangeait du metal avec du Pink Floyd du milieu des années 1970 😀

« Mother Medulla » commence avec des sonorités qui font penser aux orgues hammond des années 1970. Avant de plonger tête la première dans du stoner de bon aloi, hypnotique à souhait 🙂

« The Door » reprend aussi cette ambiance 70’s avec des mélodies un peu lointaine, un peu vintage.

La compilation se termine avec « Dioscene ». Et toujours cette ambiance étouffée comme pour la piste précédente. Un peu comme si le groupe jouait enfermé dans un studio à moitié insonorisé. Avec une très longue introduction instrumentale qui mange les deux tiers de la piste.

Pour finir cet article, je ne vous dirais qu’une chose : si vous aimez le stoner et que vous voulez découvrir une production française de qualité, foncez sur cet album compilation d’Orotoro. Vous ne serez pas déçu.

« Serious Stuff & Lots of Lightness » de Anti RubBer brAiN fAct0rY & HmAdchA : quand le Free Jazz et les musiques traditionnelles marocaines se rencontrent.

Comme j’ai déjà pu l’écrire, je suis contacté par des artistes, des groupes, voire des petits labels pour me faire connaitre leurs dernières productions. Quand « Le Fondeur de son » m’a contacté pour me parler de l’enregistrement en concert à l’Institut du Monde Arabe de Anti RubBer brAiN fAct0rY, un orchestre dirigé par le contrebassiste Yoram Rosilio en collaboration avec la confrérie marocaine des Hmadcha, j’avoue que j’ai été intéressé.

Il est dommage que seul deux extraits soient disponibles. L’album complet contient 5 pistes et fait plus de 57 minutes… Autant dire que les pistes sont longues et travaillées. Évidemment, c’est le genre d’album qui sort des sentiers battus.

L’album est cependant écoutable dans sa totalité sur l’espace soundcloud dédié.

Dès la piste d’introduction – qui est aussi la plus courte avec seulement 8 minutes 15 au compteur – on sent que le mélange du free jazz et de la musique traditionnelle sera détonnant et déroutant.

Les instruments du jazz s’invite au bout d’environ deux minutes et se marie avec la mélodie précédente jusqu’à la fin de la piste.

La deuxième piste « Le Cri du Jnoun » commence par une série de percussions digne des instruments traditionnels, suivi par des instruments à vent du jazz qui joue une mélodie apparemment expérimentale. L’arrivée des autres instruments infirment cette idée et la mélodie s’invite.

Tout la piste est rythmé par le duo des percussions traditionnelles et de la mélodie jazzy.

La piste centrale, « EzöN pYh » commence de façon beaucoup plus jazz que les deux pistes qui l’ont précédés. Le Free Jazz de l’album est ici présent et est presque expérimental. J’avoue que c’est une bonne initiation à ce genre du jazz.

Les percussions et les instruments traditionnels s’invitent au bout de quelques minutes pour prendre le relai, et se mélanger à la mélodie précédente, avec un thème presque hypnotique.

La quatrième piste et la plus longue avec 15 minutes au compteur, « Arbluzzfff » commence par une chorale de chants traditionnels de la confrérie marocaine des Hmadcha, rapidement rejoint par le Free Jazz qui prend le relai.
Comme dans les autres pistes, les deux mouvements musicaux se mélangent et donne un résultat hypnotique et limite dansant 🙂

Avec l’ultime piste « Fantaziiya », nous avons droit à l’ambiance la plus entrainante, la plus dansante et la plus joyeuse de tout le concert. On dirait presque une musique que l’on pourrait entendre dans un bal d’un village. La piste donne presque envie de se trémousser dessus.

Au moins durant le premier tiers de la piste avec un final de toute beauté.

Pour conclure, je tiens à remercier « Le Fondeur de son » pour m’avoir contacté. Cela m’a fait découvrir des musiques dans lesquelles je ne me serai pas plongé autrement. Maintenant, je vais surveiller ce petit label et leur production. En espérant que ma carte bleue n’ait pas l’occasion de vouloir me mordre à cause d’un coup de coeur musical 🙂

« Seuls les moins humbles en hériteront », le nouvel EP de Hors Sujet.

Et oui, encore du post-rock français ! Florent Paris alias Hors Sujet dont j’avais parlé du premier (?) album en novembre 2015, m’avais prévenu il y a quelques temps de la
https://horssujet.bandcamp.com/album/seuls-les-moins-humbles-en-h-riteront. J’avais décidé de ne rien dire jusqu’à la sortie officielle en ce 24 avril 2017.

2 pistes, 21 minutes, un titre à rallonge, donc les saint canons du post rock sont respectés.

On retrouve ici les ambiances digne de Vangelis, La piste « La mécanique du néant » avec des sons de la vie de tous les jours dans une ville de taille moyenne : son d’un clocher, suivi par un bruit sourd qui fait penser à celui de Blade Runner et de ses voitures volantes. Typiquement l’ambiance d’un album que j’aime beaucoup de Vangelis, « The City ».

En fermant les yeux, on se surprend à fendre une foule dense, anonyme. La mélodie « grognante » en est presque hypnotique. Ça vous prend aux tripes, et avant qu’elle vous relache… peu avant la fin de la piste.

Avec la piste éponyme qui conclue ce court EP – quoiqu’une moyenne de 10 minutes par piste, ça calme – on a droit à une transition en douceur. En effet on change de piste sans presque s’en apercevoir.

On s’en aperçoit quand du chant clair en français accompagné d’une guitare électrique non saturée s’invite et qu’on se dit ? Qu’est-ce qu’il se passe ? 🙂

Sur cette piste, le post-rock revient à l’attaque avec les instruments classiques du genre : batterie, guitare et basse. Un retour au source qui contraste avec la première piste en tout point. Avec une montée en puissance qui n’a rien à envier au metal… Pour finir sur une période plus méditative et plus hypnotique.

Pour finir, il est précisé sur la page bandcamp de l’album qu’il y a 30 exemplaires en CD-R disponibles… Ou plutôt 29, l’un d’entre eux étant cordialement invité à venir me rejoindre 🙂

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Après avoir été accomplir mon droit civique (comme pour chaque élection depuis 1992), et même si cela ne sert pas à grand chose, voici donc le billet en vrac’ de fin de semaine.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, désolé.

Bonne journée !

Confession d’un amateur de musique, épisode 11 : ma découverte du trip-hop avec Portishead.

Il y a un genre musical que j’aime écouter de temps en temps, quand j’ai envie de me changer les idées, c’est le trip-hop. Je suis assez sélectif dans ce genre musical, et je dois avouer que mon « dépucelage » musical dans ce domaine a été fait par le groupe le moins stakhanoviste du domaine, Portishead.

Comme pour Dead Can Dance (qui a inauguré cette série de billets en juillet 2016), je dois la découverte de ce genre musical à une amie et future collègue en 2008.

Je connaissais vaguement le titre le plus célèbre du premier album du groupe de Bristol, « Glory Box » dont ma version préférée est celle du live à New York :

Dès que je suis plongé dans le premier album, je n’ai rien trouvé à jeter, que ce soit « Sour Times », « Roads », « Mysterons » ou encore « Wandering Star ».

Je me suis alors jeté sur le deuxième album que j’ai dévoré, même si je l’apprécie moins que le premier. Pour « Third », je l’ai acheté par respect du groupe. C’est à mes oreilles le plus faible des trois.

Par la suite, j’ai continué à suivre le trip-hop avec des groupe comme KesakoO et Screenatorium (dont j’ai parlé au moins pour KesakoO en octobre 2013) avec leur duo sur l’EP « Noctis » ou plus récemment le très bon Missine+Tripstoic & 2 Ghosts From The Orchestra et leur album éponyme.

Ce serait dommage d’oublier des pépites comme le premier album des « Jade Analogic », le second m’ayant franchement déçu. Peut-être est-ce lié au fait que je suis un peu trop fine gueule dans ce domaine ?

Pour finir cet article, un extrait du premier album des Missine+Tripstoic & 2 Ghosts From The Orchestra :