Vieux Geek, épisode 134 : Family History System, un logiciel de généalogie pour Amstrad CPC.

En 2018, on trouve de nombreux logiciels de généalogie dont la puissance et l’ergonomie sont des merveilles. Dans le monde du logiciel libre, il y a des mastodontes comme Gramps (MS-Windows, Linux et Mac), Ancestris ou encore Heredis dans le monde du logiciel non-libre.

Mais quand j’ai commencé à m’intéresser à la généalogie, je n’avais pour tout ordinateur que mon vieil Amstrad CPC, sans la moindre imprimante. Autant dire que je ne pouvais pas aller très loin.

Dans le n°47 du magazine CPC infos, sorti en 1992, il y avait bien eu un logiciel de généalogie, mais je n’avais pas eu le courage à l’époque de me farcir une dizaine de pages en Basic pour avoir le logiciel complet.

Les années sont passées, puis j’ai pu utiliser des logiciels plus puissants et mieux adaptés. Cependant, l’envie de voir le logiciel « Family History System » en action me titillait toujours. Fin juillet 2018, j’ai récupéré l’archive numérisée du magazine CPC Infos n°47 via le site Abandonware Magazines.

En utilisant une image de disquette contenant le logiciel anti-erreurs proposé par le site CPC-Power, je me suis attelé à cette saisie. Au bout de 4 soirées, j’avais tous les modules et j’ai pu lancer pour la première fois cet utilitaire. J’ai donc créé une base bidon pour faire mumuse avec.

Et finalement, je me suis lancé dans l’enregistrement d’une vidéo pour vous montrer ce bijou de 1992 en action.

Évidemment, c’était très austère à l’époque. Et le listing contenait des erreurs et autres coquilles que j’ai tout fait pour corriger. J’ai même envoyé l’image de disquette au mainteneur de CPC-Power pour que la fiche du logiciel soit complète.

Il n’y a pas à dire, il fallait avoir du courage à l’époque pour gérer sa généalogie 😀

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 20 : l’épopée de Mono, l’implémentation libre de .Net

Nous sommes en 2002. À l’époque, Microsoft propose l’ensemble des outils .Net pour mettre en place une technologie multi-plateforme et faire la nique à Java. Bien qu’à l’origine uniquement développé pour ses OS, des développeurs du libre décident de créer un équivalent pour les distributions GNU/Linux, et Mono pointe le bout de son nez à la mi-2004.

Le projet souffre alors de critiques par rapport aux brevets logiciels de Microsoft sur .Net, mais cela n’empèche pas Novell et Xamarin de pousser à l’adoption du langage. Des outils sont créés à destination du grand public avec plus ou moins de succès.

De mémoire, il y a eu un indexeur et outils de recherches de fichiers, Beagle qui sera remplacé par Tracker. Le projet écrit en C# a vu sa dernière publication en janvier 2009… Un message dans une liste de publication confirma l’abandon un an plus tard.

Autre logiciel abandonné ? F-Spot, un outil de gestion de photo dont la dernière version date de 2010. Sans oublier le lecteur de musique Banshee dont le développement est en suspend depuis mars 2014…

On peut continuer la liste avec Gnome Do dont la dernière version date de novembre 2014… Son dérivé Docky semble être au point mort depuis 2015.

Un seul outil grand public semble survivre, c’est Tomboy, un outil de prise de notes… Du moins en apparence, sa dernière version date de juillet 2017. Une version dite Tomboy-NG est en cours de développement.

Il ne faudrait pas oublier Pinta, un outil de retouche photo à la Photofiltre, même si sa dernière version officielle date de mars 2015.

J’ai donc fait une vidéo pour montrer les quelques outils grand public développés en Mono et voir l’état des lieux en 2018.

Avec le rachat de Xamarin par Microsoft en 2016, on peut se dire que Mono a été tout sauf un succès, et on se demande bien pourquoi au final ! Mis à part Pinta, avec quel logiciel peut-on encore justifier l’existence de Mono ? Si vous avez des idées, je suis preneur !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Il n’y aura pas grand chose, mois d’août oblige…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Que sont-elles devenues les distributions GNU/Linux de 2013 ? Quatrième partie.

Après le billet du mois de juillet 2013, lui aussi assez positif dans l’ensemble comme pour le bilan de juin 2013, voyons le bilan du mois d’août 2013 au bout de 5 ans…

Il faut dire qu’avec l’épisode caniculaire qu’on vient de passer, écrire pour le blog était une priorité assez basse 🙁

6 billets, 6 distributions citées. Deux sont mortes : la Parsix début janvier 2018 et la trollesque PearOS. Donc on reste dans le tiers de distributions qui nous a quitté… Une constante ?

On verra bien ce que la rentrée nous réservera.

Vieux Geek, épisode 133 : Gwibber, un client de micro-blogging multi-protocoles.

Si les clients de messagerie multi-protocoles sont assez répandus comme avec Pidgin dans le monde du libre, en ce qui concerne l’équivalent pour les micro-blogging avec des réseaux comme Twitter ou identi.ca, c’est plutôt le désert.

Il y a bien Choqok (qui dépend de bibliothèques liées à KDE), mais entre 2009 et 2012, un client GTK a existé. C’était Gwibber. L’annonce de la mort programmée de Corebird, un client twitter libre codé en gtk qui m’a fait me souvenir de Gwibber. Merci au Gnome Libre pour son billet de mai 2018.

Mais revenons à Gwibber. L’outil plus ou moins bien intégré à Gnome a été proposé par les versions 10.04 à 12.04 comprise. En allant faire un tour sur old-releases.ubuntu.com/ j’ai pu mettre la souris sur l’image ISO de la Ubuntu 10.04.4 alias Lucid Lynx et sur celle de la 12.04.4 alias Precise Pangolin.

J’ai donc installé les deux versions d’Ubuntu LTS pour montrer Gwibber en action.

Comme vous avez pu le voir, l’outil a été rapidement castré en terme de protocoles supportés. Comme je l’ai précisé dans la vidéo, il y a bien eu une forme de successeur sous le nom de Friends mais qui ne semble plus être développé depuis… 2013… Autant dire que les clients de micro-blogging, c’est pas un marché porteur…

Guide d’installation d’Archlinux, version d’août 2018.

Voici la cinquante-septième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de juillet 2018.

Note : des versions plus dynamiques sont disponibles sur mes espaces github et framagit.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er août vers 9 h 15 du matin, l’ISO d’août 2018 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.28.2, Plasma 5.13.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.20.3 en gtk3. À noter le retour de Cinnamon et de Deepin Desktop, sans oublier une section consacré à Trizen, remplaçant de yaourt.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Vieux Geek, épisode 132 : Powerslave / Exhumed, un ancêtre oublié de Duke Nukem 3D ?

Pour les personnes ayant connus les premiers FPS, il y a une série de titres au-dessus des autres. En dehors du trio Doom, Doom II et Duke Nukem 3D, le reste ne valait pas tripette.

Il y avait bien eu l’exception Rise of The Triad – évoqué dans l’épisode 120 de cette série de billets – mais rien de vraiment mieux durant cette période qui court de début 1994 à début 1996.

Si Duke Nukem 3D a été révolutionnaire à cause du Build engine développé par Ken Silverman, papa de Ken’s Labyrinth – comme évoqué en janvier 2016 – Duke Nukem 3D n’a pas été le premier à l’utiliser.

Du moins, un jeu connu sous le double nom de Powerslave (États-Unis) ou Exhumed (Europe) et sorti en 1995 par Lobotomy Software a été l’utilisateur d’une préversion du Build Engine… Préversion franchement castrée sur tout au niveau de limitation de l’affichage. Peu ou pas de forme « arrondi », mur uniquement à 90°, bref, pas la joie.

L’histoire du jeu ? On se retrouve à Karnak à la fin du 20e siècle. On doit libérer le site d’envahisseurs, les Kilmaats. Non seulement le jeu est très dur, mais il est d’une laideur effroyable. Sans oublier des niveaux d’une longueur effroyable et l’obligation de passer par des points de sauvegardes 🙁

Que du bonheur comme vous avez pu le constater. Il est normal que ce titre se soit perdu dans la liste presque sans fin des nanars des FPS. Pour tout dire, l’enregistrement de la vidéo m’avait prodigieusement gonflé… On se demande pourquoi, hein ? 😀

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Il sera franchement court, vu l’actualité frénétique en ce moment 😉

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Neptune 5.4, une Debian GNU/Linux stable « déguisée » en testing ?

Neptune est un projet de distribution basé sur Debian GNU/Linux stable, qui descend du projet ZevenOS. Il suffit de comparer les logos de feu ZevenOS (une base Ubuntu avec un Xfce revampé à la BeOS) et celui de Neptune pour s’apercevoir de la parentée.

Ce qui frappe, c’est l’annonce de publication de la version 5.4 du projet Neptune. Même si c’est officiellement une base Debian GNU/Linux stable, on trouve des nouveautés digne de la branche testing de la distribution à la spirale : Plasma 5.12, un noyau linux 4.16 par exemple.

J’ai donc lancé la récupération avec mon ami wget de l’image ISO. Et oui, le serveur en face a franchement ramé du popotin…

fred@fredo-arch-mate ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://download.neptuneos.com/download/Neptune5-Plasma5-20180721.iso
–2018-07-23 09:35:37– https://download.neptuneos.com/download/Neptune5-Plasma5-20180721.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de download.neptuneos.com (download.neptuneos.com)… 198.50.151.17
Connexion à download.neptuneos.com (download.neptuneos.com)|198.50.151.17|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 2222981120 (2,1G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « Neptune5-Plasma5-20180721.iso »

Neptune5-Plasma5-20 100%[===================>] 2,07G 96,1KB/s ds 5h 17m

2018-07-23 14:53:11 (114 KB/s) — « Neptune5-Plasma5-20180721.iso » sauvegardé [2222981120/2222981120]

J’en ai profité pour créé une machine virtuelle pour lancer cette distribution qui reprend le nom romanisé de l’irrascible dieu de la Mer pour les grecs de l’Antiquité, Poséidon.

Après avoir démarré la distribution en mode live, j’ai demandé l’installation… C’est Calamares qui m’a accueilli. Tiens donc. Donc, inutile de présenter une nouvelle fois cet installateur qui fait son travail et le fait bien 🙂

Une fois l’installation terminée et l’ensemble redémarré, j’ai demandé la recherche et l’installation des mises à jour. Il n’y en a eu que deux, avec un bpo à l’intérieur du nom. BPO ? Ça ressemble aux dépots backports (ou rétroportage). Ceux-ci sont activés dès la sortie d’une version stable et que les paquets arrivent sur testing.

Est-ce que la Neptune serait un hybride des dépôts stables et de rétroportage ? Quoiqu’il en soit, j’ai fait chauffé SimpleScreenRecorder pour montrer la distribution en action.

Vous avez pu le voir, le bilan est franchement mauvais, avec entre autres :

  • Du franglais partout et des traductions dures à installer
  • Des dépôts mélangés avec une liste indigeste

Si on compare le projet avec une Debian GNU/Linux testing, le résultat est clair : le projet Neptune ne tient pas le choc et s’effondre de toute part. Comme je l’ai précisé en conclusion de la vidéo : si vous voulez une base Debian et un KDE récent, il n’y a pas d’autre choix que de migrer sur Debian testing voire unstable. C’est triste, mais c’est ainsi !

Sabayon Linux, que devient cette Gentoo Linux précompilée ?

Ah, la Sabayon Linux… Si elle évoque un dessert sucré, c’est aussi une distribution qui part d’un principe intéressant et étrange à la fois : proposer une base Gentoo Linux précompilée. Alors que le principe même de la Gentoo est de recompiler un maximum de logiciels pour l’adapter à la machine hôte.

Je n’avais plus parlé de la Sabayon Linux depuis près de 3 ans et demi. Déjà à l’époque, je n’étais pas super optimiste sur le projet.

Je concluais le billet de mars 2015 ainsi :

Il n’est pas impossible que la Sabayon Linux ne voit pas la fin de l’année, et je peux comprendre que le créateur de la distribution peut en avoir sa claque de ne pas être soutenu par sa communauté. À moins qu’une personne reprenne le flambeau ? Mais j’avoue en douter fortement. Seul l’avenir nous le dira !

La distribution semble avoir survécu, mais si on va sur le site officiel, le dernier billet annonce la sortie d’une version 18.05.

D’ailleurs, il n’y a pas eu – au moment où je rédige ce billet, le 23 juillet 2018 – de nouvelles ISO mensuelles.

Après avoir récupéré l’image ISO, je l’ai lancé dans une machine VirtualBox.

On est accueilli par un Mate-Desktop 1.18.0 (qui doit provenir d’un ajustement au niveau des outils, étant donné que seul Mate-Desktop 1.12.0 est considéré comme stable par Gentoo, du moins au 23 juillet 2018, date de rédaction du billet.

L’installation se fait via Anaconda et dure une dizaine de minutes.

Ensuite, j’ai fait redémarrer l’ensemble, et j’ai demandé l’installation des mises à jour.

J’ai dû recommencer l’installation, étant donné qu’il y a une saloperie de bug qui empêche le déverrouillage de la session… L’installation des mises à jour avait déjà duré une petite quinzaine de minutes… Ça sent la distribution insuffisamment testée 🙁

Autre point noir : on ne sait pas le nombre de paquets qu’il y a à mettre à jour. Ennuyeux 🙁

La seule chose que j’ai pu apprendre c’est l’installation du noyau linux 4.14.53. Déjà mieux que rien, non ?

Bref, après avoir poirauté une petite demi-heure pour que les mises à jour se terminent sans heurts, j’ai pu lancer mon enregistreur de vidéo.

Je vais être simple et rapide : fuyez la Sabayon si vous voulez une base Gentoo précompilée. Ce projet n’est plus que l’ombre de sa grande époque. Entre l’utilisation d’une version non stabilisée de Mate-Desktop – on sent le conservatisme de Gentoo – l’absence de support des disques en réseau via samba ou encore l’absence de traduction préinstallée pour les logiciels, on se dit que c’est fait de bric et de broc 🙁

Vous voulez une base Gentoo Linux ou Funtoo Linux précompilée ? Allez donc voir du côté de Redcore Linux ou de Calculate Linux. Vous serez certains d’avoir un minimum de qualité au final.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 131 : Star Writer 1 pour Amstrad, l’ancêtre lointain de StarOffice.

Allemagne, 1985. Une entreprise du nom de Star-Division est fondée. Son but ? Proposer des logiciels bureautiques pour des ordinateurs 8 bits. 14 ans plus tard, elle est rachetée par Sun Microsystems peu après la sortie de StarOffice 5.1.

En juin 2016, je consacrais un billet vieux geek à StarOffice. Pour résumer rapidement, durant une dizaine d’années, Sun continuera de faire vivre la suite via un duo OpenOffice.org et StarOffice. Quand Sun sera racheté par Oracle, le produit pourrira sur pied jusqu’au lancement du projet LibreOffice, dont la première version remonte à début 2011.

Mais si on sait fouiller, on peut tomber sur un ancêtre lointain de LibreOffice Writer, du nom de Star-Writer dont la première version est sorti pour CP/M, un OS porté sur Amstrad CPC.

Via CPC-Power – que je tiens à remercier – j’ai pu mettre la main sur le logiciel entièrement en allemand. Je tiens aussi à remercier CPC-Wiki pour les informations concernant Star-Division.

J’ai donc fait chauffé mon ami JavaCPC pour vous montrer l’ensemble en action.

Comme vous avez pu le voir, le logiciel souffrait de pas mal de limitations et son ergonomie n’était pas extraordinaire… Mais il avait le mérite d’exister. Des outils comme les premiers Microsoft Word n’étaient pas mieux loti au final.

Mais au moins, on voit l’énorme marge de progression en l’espace d’un tiers de siècle, et ça laisse réveur !

Slackware Linux : 25 ans déjà ? Comme le temps passe vite !

Bon, d’accord, au moment où je rédige ce billet, cela fait 25 ans et un jour. On ne va pas chipoter pour 24 heures, non plus ?

Même si la Slackware Linux 15.0 n’est toujours pas sortie – même si on reste dans les clous des 2 à 3 ans par version majeure – j’ai eu envie de voir ce que donnait la Slackware Current en ce 18 juillet 2018.

Pour mémoire, la Slackware 14.1 est sortie le 4 novembre 2013, la Slackware 14.2 est sortie le 1er juillet 2016.

Pour éviter de devoir passer plus d’une heure et demie à installer les mises à jour en partant d’une Slackware Linux 14.2, je suis parti du dernier jeu d’images ISO proposées par AlienBob, sortie le 23 juin 2018.

Étant donné que je ne suis pas trop fan de KDE ou de Plasma, j’ai pris l’image ISO de la version Mate.

Après avoir choisi le clavier et la langue qui vont bien, j’ai laissé démarrer la distribution.

On est accueilli par un Mate-Desktop avec une bonne partie de la logithèque de Xfce, mais au moins, cela reste utilisable 🙂

J’ai donc pu partitionner le disque avec gParted. Je suis ensuite passé en tty2 pour lancer en tant que root le script setup2hd qui reprend les grands principes de l’installateur de la Slackware Linux. Ce qui m’a fait toussé, c’est l’espace demandé…

Environ 8,9 Go… Ça pique ? Non, ça empale 🙁

D’ailleurs, l’installation a été très longue… Environ une heure… Je suppose que la machine virtuelle a été responsable de cette lenteur.

La fin de la configuration est classique pour toute personne qui connaît déjà la Slackware Linux.

On s’aperçoit rapidement que du nettoyage sera à faire avant d’effectuer les mises à jour…

Après m’être connecté en root au premier démarrage – le temps de faire le nettoyage – j’ai lancé l’outil pkgtool et j’ai viré toutes les références à Xfce, WindowMaker et les autres environnements et gestionnaires de fenêtres inutiles.

Le nettoyage effectué, j’ai lancé l’installation des mises à jour avec les commandes suivantes :


slackpkg update gpg
slackpkg update
slackpkg install-new
slackpkg upgrade-all

Comme le noyau a été mis à jour, j’ai fini avec un petit lilo -v

Au démarrage suivant, j’ai modifié le fichier /etc/profile.d/lang.sh.

J’ai créé un compte utilisateur avec adduser, et une fois dans la session Mate-Desktop en tant qu’utilisateur normal, j’ai utilisé la commande slackpkg install libreoffice pour installer la suite bureautique. L’utilisation du greffon slackpkg+ activant l’accès au dépôt logiciel d’AlienBob.

Une fois tout cela terminé, j’ai fait chauffer mon enregistreur d’écran.

Comme vous avez pu le voir, il reste encore des angles à arrondir, du moins avec la version Mate-Desktop. Pour une distribution qui vient de fêter ses 25 ans, et même s’il n’y a pas encore de nouvelle version majeure sortie, c’est agréable.

Vivement que la Slackware Linux 15.0 sorte… Je l’attends de souris ferme !

Que devient la SolydXK, ancien fork de la LinuxMint Debian Edition ?

En lisant cet article d’Olivyeahh concernant la LinuxMint Debian Edition et sa migration vers la future version 3, j’ai eu envie de voir ce que devenait le projet SolydXK qui a commencé sa vie comme une variante de la LinuxMint Debian Edition. N’étant pas trop fan de KDE, j’ai donc pris l’image ISO Xfce du projet SolydXK.

En effet, début juillet 2018, une nouvelle série d’images ISO est sortie. C’était donc l’occasion de voire ce que cela donnait. De plus, près de 3 ans et demi après le dernier billet que je lui avais consacré, c’était une raison supplémentaire d’en parler.

Je concluais le billet de mars 2015 ainsi :

Pourrais-je conseiller la Solydxk a une personne qui chercherait une distribution avec Xfce basée sur Debian GNU/Linux ? Oui, surtout si la personne est un peu effrayé par l’installation d’une Debian GNU/Linux pure et dure.

Cette conclusion s’applique-t-elle encore en 2018 ? Voyons cela.

J’ai donc récupéré l’image ISO en saveur Xfce de la SolydXK 9… Quelque chose me dit que sa base est celle de la Debian GNU/Linux Stretch dont la cinquième révision est sortie le 14 juillet 2018.

Après le démarrage, on constate que la SolydXK a cédé à la mode du flat… Joie. L’installateur est celui de la LinuxMint Debian Edition, donc du tout bon.

À noter que l’installateur propose directement de partitionner le disque si celui-ci ne l’est pas.

L’installation est pliée en une dizaine de minutes. J’ai ensuite fait chauffé mon enregistreur de vidéo pour capturer la machine virtuelle dès le début de la post-installation.

Cette distribution tient la route, même si sa base commence à faire sentir son âge. L’assistant de bienvenue est super bien pensé. C’est sûrement l’un des meilleurs que j’ai vu. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec les logiciels proposés à chaque fois, c’est déjà bien d’y avoir pensé.

Autre énorme bon point : une traduction quasi-parfaite dès le premier démarrage. Ce qui donne une aura de sérieux à l’ensemble du projet. Les seuls points noirs ? Un habillage graphique qui arrache légèrement la rétine et l’utilisation d’un thème flat.

Est-ce que je pourrais reprendre au mot près la conclusion de l’article de 2015 ? Oui, sans aucun doute. Une excellente surprise donc.

Un peu plus de 5 mois après Mate-Desktop 1.20, où en est la future version 1.22 ?

En février 2018, Mate-Desktop 1.20 sortait. Comme j’ai l’habitude de passer à la version de développement de l’environnement quand il est suffisamment complet, quand on en est à la deuxième version intermédiaire, j’ai désiré avoir un premier aperçu.

Au moment où je rédige ce billet, le 13 juillet 2018, il manque encore des composants et un autre qui ne peut pas être recompilé… J’ai par ailleurs ouvert un bug sur le github de Mate-Desktop pour rapporter le problème rencontré. Je suis parti d’un clone d’une machine virtuelle créée pour le tutoriel du mois de juillet 2018.

La première étape a été de récupérer l’ensemble des codes sources de Mate Desktop 1.21 :

wget -r -nH -nd -np -R "index.html" http://pub.mate-desktop.org/releases/1.21/

Pour les paquets à faire recompiler, j’ai appliqué les lignes de commandes suivantes :

asp export nom-du-paquet
cd nom-du-paquet
upgpkgsums ; makepkg -si

Et voici la liste des composants

Mate :

  • mate-common -> précompilé
  • mate-desktop
  • mate-user-guide
  • libmatekbd
  • libmatemixer
  • libmateweather
  • mate-icon-theme
  • caja
  • mate-polkit -> précompilé
  • marco
  • mate-settings-daemon
  • mate-session-manager
  • mate-menus
  • mate-panel
  • mate-backgrounds -> précompilé
  • mate-themes -> précompilé
  • mate-notification-daemon
  • mate-control-center
  • mate-screensaver
  • mate-media -> précompilé
  • mate-power-manager
  • mate-system-monitor

Mate-extra

  • atril
  • caja-extensions (via caja-open-terminal) -> précompilé
  • engrampa
  • eom
  • mate-calc
  • mate-applets
  • mate-icon-theme-faenza -> précompilé
  • mate-sensors-applet
  • mate-terminal
  • mate-user-share -> précompilé
  • mate-utils
  • mozo -> précompilé à cause du bug rapporté https://github.com/mate-desktop/mozo/issues/44
  • pluma
  • python2-caja -> précompilé

Une petite vidéo de l’ensemble en action.

Comme vous avez pu le voir, aucune grande révolution au passage. On est encore une fois dans le peaufinage. Si cela permet d’avoir un environnement plus stable, pourquoi pas ? J’attends avec impatience la mise à mort de libmateweather au profit de gnomeweather pour une météo plus fine.

Mais ne faisons pas la fine gueule. La version de développement est franchement stable. Mais comme je l’ai précisé un peu plus haut, elle est encore trop incomplète pour que je l’installe en dur sur ma machine… Mais cela va être très dur d’attendre 😀