En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Oui, je le poste un vendredi matin, j’ai un week-end chargé en vue 🙁

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end !

Fedora 27, encore une révolution ? Non sire, juste une évolution :)

Le monde des distributions GNU/Linux, mise à part les infâmes DGLFI n’évolue plus que par petites touches depuis des années.

On est désormais dans un routine qui se résument à mettre en place les dernières versions des grands environnements, avec un noyau récent qu’il soit LTS ou pas, le dernier Xorg ou son successeur Wayland, le dernier LibreOffice, bref, pas de quoi casser trois pattes à un palmipède.

La dernière fois que j’ai consacré un article complet à une Fedora, c’était à l’époque de la bêta de la version 26, en octobre 2016.

D’ailleurs, si on regarde les notes de publications, on s’aperçoit que ce sont des montées en version, dont du tablettisant Gnome 3, LibreOffice 5.4, ou encore l’arrivée de saveurs pour les Raspberry Pi (2 et 3) et autres périphériques à base de processeur ARM.

Mais ce n’est pas une raison pour bouder son plaisir. J’ai donc utilisé mon client de tipiakage favori pour récupérer l’image ISO de la Fedora 27 Workstation.

Mon ami VirtualBox a ensuite pris le relai pour m’aider à voir ce que cette nouvelle mouture de la distribution au chapeau a dans le ventre.

Au démarrage, j’ai pu constaté que la session Wayland a été chargée par défaut.

Anaconda s’est présenté quand j’ai demandé l’installation et au bout d’une quinzaine de minutes, j’ai pu faire redémarrer la Fedora Linux fraîchement installée.

La première étape fut de rechercher des mises à jour. Même si la Fedora 27 est sortie depuis une poignée de jours au moment où j’écris cet article, on n’est jamais trop prudent. D’ailleurs, pas moins de 399 ou 400 paquets ont été touchés… Avec entre autres des mises à jour de LibreOffice ou encore de Mozilla Firefox…

Cette étape passée, j’ai rajouté les dépôts RPM Fusion pour accéder aux quelques paquets manquants pour avoir une expérience aussi bonne que possible : les additions invitées VirtualBox ou encore VLC. Mon ami Simple Screen Recorder a pris le relai pour capturer la Fedora 27 sur le vif.

Mis à part l’obligation de passer par deux fois par la ligne de commande (pour installer VLC et la traduction de LibreOffice) et l’entêtement du gestionnaire d’imprimante à ne pas vouloir me rajouter l’imprimante détectée, j’avoue que cette expérience avec la Fedora 27 a été des plus agréables. On est plus dans l’évolution que dans la révolution. Ça fait du bien, mais on s’ennuierait presque de nos jours, vu le degré de raffinement des grosses cylindrées comme les Debian, Fedora et autres Ubuntu.

Est-ce un mal ? Non. Mais on sent que l’on arrive à une certaine maturation du domaine, en dehors des DGLFI qui ne font qu’apporter leur dose de perte de temps et de ressources.

Vieux Geek, épisode 105 : Eudora OSE, ultime version d’un client courrier historique…

Cet épisode est la suite directe de l’épisode 104, consacré à Mozilla Sunbird. Tandis que je préparais la vidéo consacrée à l’Agenda autonome de la Fondation Mozilla, je me suis souvenu d’une version un peu oubliée d’un grand nom des courrielleurs, Eudora.

Est-il besoin de présenter un des clients de gestion des courriers électronique qui fut un des rois du domaine entre 1988 et 2006 ? Racheté à son développeur en 1991 par Qualcomm, il sera synonyme de client de courrier électronique pour nombre de personnes ayant connu internet dans les années 1990.

La montée en puissance de l’ignoble – désolé, je nettoyais mon clavier et le coup est parti tout seul – Outlook Express et d’autres logiciels de gestion de courrier, dont Mozilla Thunderbird, Qualcomm tente le tout pour le tout et s’associe en 2006 avec la Fondation Mozilla pour lancer le projet Penelope qui est une volonté de récréer Eudora avec une base plus jeune.

Le projet existera jusqu’en 2010 avec une ultime version 1.0. Eudora OSE sera supporté comme la corde soutient le pendu. En 2013, le projet fut abandonné avec le conseil de migrer vers Mozilla Thunderbird.

Comme vous avez pu le voir, Penelope n’était au final qu’une extension qui modifiait l’apparence générale de Mozilla Thunderbird pour aider les personnes habituées à Eudora de continuer à utiliser une interface familière.

Contrairement à ce qu’avait réussi à faire Netscape ou encore Sun Microsystem, le passage du code à l’open-source n’a pas franchement réussi à l’honorable ancêtre du courrier électronique.

Mozilla Firefox 57 : derrière des performances en hausse, le bal des pleureuses commence…

J’écris ce court billet rageur avant d’avoir eu ma dose de théine ou de caféine – j’hésite encore – matinale. MéchantFred va sortir et il va remettre des points sur des « i » au risque de déplaire.

Je m’en fous, mais je sentais très bien que ce bal de pleureuses allait certainement arriver comme à chaque évolution majeure d’un logiciel.

J’ai connu en tant qu’emmerdeur… utilisateur d’informatique personnelle de nombreuses migrations dans ma vie derrière un clavier. Depuis 1995, j’ai eu droit au passage de MS-Windows 3.1 vers 95, puis la migration vers MS-Windows 2000, ayant pu échapper au merdissime Millenium.

Sur le plan des logiciels applicatifs, j’ai connu Netscape 3 et 4, puis j’ai migré vers les outils Mozilla. Autant dire que certaines migrations ont été casse bonbon. Mais j’étais prévenu, et j’ai rarement vu des migrations technologiques faites du jour au lendemain pour le plaisir de tout casser.

C’est encore une fois le cas avec Mozilla Firefox 57 et l’arrivée du format WebExtensions pour gérer les extensions du navigateur internet. Sauf erreur de ma part, cela fait depuis le premier trimestre 2017, soit au minimum 6 à 8 mois au moment où je rédige cet article que Mozilla a prévenu, avec des piqûres de rappel : pour Mozille Firefox 57, on va changer de format d’extension, merci de travailler sur une version compatible.

Ajout à 7 h 41 : j’ai trouvé une première annonce dans un article du 23 novembre 2016 !

Il n’y a pas eu des outils et des pages d’informations mises en place non plus…

Je suis d’accord, il ne pouvait pas y avoir 100% de réussite au jour J, mais merde ! Les développeurs de Mozilla ne sont pas responsables de l’inertie des développeurs d’extensions.

Des extensions qui ne sont pas à jour ? Il y a plusieurs possibilités :

  1. L’extension est devenue obsolète par l’intégration de la fonctionnalité dans le code du navigateur.
  2. Le développeur a laissé tomber son extension comme une vieille chaussette moisie.
  3. L’extension ne peut pas être portée pour des raisons techniques.
  4. L’extension prend plus de temps que prévue à être portée.

Durant plusieurs semaines, on aura droit à des utilisateurs et des utilisatrices qui vont pleurer à chaudes larmes car leurs extensions préférées ne sont pas fonctionnelles. Il suffit par exemple de lire les commentaires de cet article de NextInpact… Merde, c’est vrai, j’oubliais la règle de base : ne pas lire les commentaires d’un article 🙂

Sans oublier de se balader sur les réseaux (a)sociaux comme Facebook, Google Plus, Diaspora*, Twitter ou encore Mastodon. On verra des personnes qui cracheront sur Mozilla à cause des indélicatesses des développeurs d’extensions. Les utilisateurs n’ont pas à payer les pots cassés après tout.

Il est vrai qu’un constructeur automobile est responsable des accidents de la route où un de ses véhicules est présent, après tout… Je sais, comparaison n’est pas raison, mais il faut savoir attribuer les responsabilités sur les bonnes personnes.

Je n’ai en tout et pour tout que deux extensions : µblock origin et Grammalecte. Si des personnes ont besoin de 15 extensions, tant mieux pour elles. Deux me suffisent largement 🙂

Je suis d’accord, c’est chiant de perdre une ou plusieurs extensions. Mais est-ce que cela vous empêchera complètement de naviguer sur la toile ?

Maitenant, je vous laisse, j’ai mon petit déjeuner qui vous attend. Allez, bonne journée !

Le noyau linux-libre, un cul-de-sac à terme ?

J’ai pu lire sur Phoronix qu’à peine sorti, le noyau linux 4.14 avait été disséqué pour enlever les micrologiciels et bouts de code précompilés nécessaire au fonctionnement de nombre de matériels.

Le projet Linux-libre veut proposer un noyau complètement débarrassé de ces bouts de code. C’est un choix qu’on peut comprendre sur le plan éthique, même si cela peut entraîner soit le non-support soit un support imparfait du matériel que l’on a parfois acheté à des prix qui font mal au fondement.

Cependant, on peut lire sur l’article de Phoronix la phrase suivante qui résume bien le noeud du problème concernant la production du noyau « libéré » :

There were also complications around upstream Linux 4.14 having dropped their in-tree firmware code.

Une traduction rapide :

Il y avait aussi des complications autour de Linux 4.14 en amont ayant abandonné leur branche du code pour les micrologiciels.

Mais il reste un problème de taille… Le noyau 100% libre ne saurait être vraiment utilisable sans problème sans du matériel qui est lui aussi 100% libre…

Cela veut dire proposer entre autre sous licences libres :

  • Un bios / uefi
  • Un microprocesseur
  • Un circuit son
  • Un circuit graphique
  • Un circuit réseau filaire
  • Un circuit réseau pour le wifi

Le tout se branchant sur une carte mère libre… Et si on regarde, cette liste est loin d’être remplie… Sauf erreur de ma part, il y a bien un bios libre, c’est CoreBoot et sa variante LibreBoot.

Pour les microprocesseurs, il y a le projet RiscV avec une création bien avancé, LowRisc. Il y a aussi d’autres projets basés sur l’architecture Sparc, comme OpenSparc par exemple, mais comme c’est sous la coupe d’Oracle…

Pour tout ce qui est audio, graphisme ou encore le réseau, c’est pas franchement la joie. Le projet Open-Source Graphics ayant disparu vers 2010-2012…

Même si un ensemble de composants 100% libre avec pour résultante un ordinateur 100% libre, il faudrait alors se pencher sur les périphériques les plus courants comme les imprimantes… Et quel serait le prix de production et donc de commercialisation de tels produits ?

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augures, il est à craindre que les noyaux 100% libre ne soient à terme un cul-de-sac, surtout sur du matériel récent qui contient des parties non libres pour éviter de produits contrefaisants, comme des Core i7 en 2010…

J’espère juste me tromper !

Vieux Geek, épisode 104 : Mozilla Sunbird, l’oiseau oublié…

L’histoire de la Fondation Mozilla a été marqué par de nombreux projets, dont les plus célèbres ont été la Suite Mozilla devenue SeaMonkey, Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird.

Mais il y a eu aussi des projets qui ont été oubliés et Mozilla Sunbird est l’un d’entre eux. Développé entre 2005 et mi-2010, c’était un projet développé par l’équipe en charge de l’agenda. L’équipe en question avait eu l’idée de proposer un logiciel complet basé sur Gecko pour gérer ses agendas.

Il y a eu quelques versions de cet agenda indépendant, l’ultime version publiée étant une version 1.0b1 que l’on peut encore trouver sur le serveur FTP de Mozilla. Disponible pour Linux, MacOS-X et MS-Windows, le logiciel était presque arrivé à sa première version finale quand il a été arrêté.

J’ai eu envie de lui rendre hommage dans cet article et pour des raisons pratiques, je suis parti d’un MS-Windows 7, version contemporaine de l’OS de Microsoft quand l’ultime version de Mozilla Sunbird a été publiée. Quoi de mieux que de le montrer en action même s’il n’est plus trop utilisable de nos jours ?

Bien que Mozilla Sunbird ait été abandonné, le projet d’agenda intégré à Mozilla Thunderbird est devenu une réalité. Au moment où je rédige cet article, la version stable est la 5.4.4. La version que j’utilise dans mon Mozilla Thunderbird, basé sur le code des versions de développement, compilé maison est la 6.0a1 comme le montre la capture d’écran ci-dessous…

Dommage pour Mozilla SunBird, mais il continue de vivre ainsi 🙂

Et si on faisait un bilan au de bout de 5 ans des distributions GNU/Linux ? Avant-dernière partie.

On arrive enfin au mois de novembre 2012. Après un article consacré au mois d’octobre 2012 et sorti le 13 octobre 2017, replongeons-nous dans le mois qui précéda la plus célèbre apocalypse ratée de ce début de 21ième siècle.

Voyons cela.

2 novembre : la Mozillux, une DGLFI avant l’heure…
3 novembre : la Paldo GNU/Linux et son gestionnaire de paquets écrit en mono !
4 novembre : la Crux 2.8, source d’inspiration d’une certaine… Archlinux
5 novembre : l’AtlasX, mélange de Debian et d’Enlightenment
6 novembre : la Slitaz GNU/Linux. Dans le domaine de l’ultra-léger, c’est une référence !

13 novembre : toujours dans le domaine de l’ultra-léger, pourquoi pas l’AntiX 12.5 en alpha ?
16 novembre : l’OS4 OpenDesktop devenu depuis la BlackLab Linux…
21 novembre : ah, la bêta de la Fedora Linux 18 🙂
27 novembre : la Salix 14.0, une slackware simplifiée 🙂

Au final, pour les disparitions :

  1. La Mozillux
  2. L’AtlasX

Autant dire presque rien au niveau de la liste précédente. Est-ce de la chance ou avais-je mis de coté les distributions suspectes que j’allais appeler DGLFI par la suite ? On verra pour le billet de décembre 2012 si la tendance se confirmait ou pas 🙂

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Quoi de neuf en ce jour du 99ième anniversaire de l’armistice de la première guerre mondiale ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Le groupe finlandais de metal atmosphérique et progressif Edge Of Haze annonce la sortie de son nouvel album « Deluge ».
  • https://edgeofhaze.bandcamp.com/album/deluge

  • Un petit de publicité pour mes créations. J’approche petit à petit de la fin de mon projet de petit roman policier, et j’aurai besoin de retours, ne serait-ce que pour m’aider à trouver des incohérences. À vos bons coeurs, merci !

Bon week-end !

Trois ans sur la framasphere*, quel bilan ?

Il y a un peu plus de trois ans, j’écrivais un billet un peu acide sur la relation que j’ai entretenu avec diaspora*, le réseau social décentralisé.

Je concluais l’article ainsi :

Diaspora* est pour moi un réseau complémentaire, et moins généraliste que Google+ et qui me permet d’avoir un contrôle plus fin des échanges. J’ignore combien de temps j’aurais ce compte sur le pod de framasoft. Peut-être que l’aventure s’arrêtera dans une semaine ou dans trois ans. Pour tout dire, je m’en contrefous complètement.

Ce qui compte, c’est d’essayer, loin de projet feu de paille comme ello. Son idée de ne pas dépendre de la publicité est purement hypocrite, car ils devront bien un jour où l’autre monétiser leurs données, seul trésor de guerre des réseaux sociaux classiques.

Je préfère échouer quelque part que de ne pas avoir essayer. Un échec est plus facile à supporter que des remords. Cela me rappelle une scène culte d’un des meilleurs épisodes de l’hexalogie de la Guerre des Etoiles (en anglais, c’est mieux)

J’ignorais qu’en 2017, je serai encore un utilisateur actif de la framasphere*. Sur mon profil, j’ai quelque chose comme 783 contacts (faudrait que je fasse le tri). D’ailleurs, j’ai remarqué que le réseau décentralisé a fini par remplacer mon vieux compte google plus que je maintiens en vie pour des raisons sentimentales 🙂

Le 30 octobre 2017, Framasoft annonçait en fanfare les 3 ans de son pod diaspora*, qui cumule quelques 40 000 comptes. Seul les mainteneurs du pod doivent savoir quelle est la proportion réellement active.

Nombre de blogueurs influents, comme un certain Manuel Dorne y avait ouvert un compte – à moins que ce fut sur un autre pod du réseau diaspora* – pour le laisser moisir comme une vieille chaussette sale. Ce qui n’empêche pas le réseau diaspora* d’exister après tout !

J’ai réussi à me faire ma petite toile de relations sur diaspora* et c’est le principal. Le réseau est sûrement plus petit que le surpuissant Facebook et ses 2 milliards de comptes créés. Mais il ne souffre pas de la pollution des djeunez en pleine période pubère se perdant dans la haine de l’autre à cause de son orientation sexuelle, de sa couleur de peau, ou encore de sa confession. Oui, c’est un peu caricatural, mais c’est souvent le portrait de la génération des « digital natives ».

Il y a un an, j’écrivais un billet sur ma dé-GAFAM-isation, et sur certains plans, cela en est resté au même point. Je n’ai pas vraiment accroché à l’initiative Framagenda. Mon moteur de recherche reste Google, même si je fais des efforts pour m’en passer.

J’ai ouvert récemment un compte sur Mastodon, via framapiaf. Même si les débuts ont été un peu ardus, cela m’évite de tomber sur les mêmes dérives que celle qui contamine Facebook. Même si je n’ai sur Framapiaf en ce 8 novembre 2017 qu’un peu moins d’une centaine d’abonnés et d’abonnements, c’est toujours mieux sur le plan qualitatif par rapport à l’oiseau bleu.

Bref, pour tout dire, si Mastodon et Diaspora* continue à bien se porter ainsi, je pense qu’au moins mon compte twitter pourrait passer l’arme à gauche dans un délai de 18 mois. Pour Google Plus, je verrai à hauteur de deux ans.

Pour finir ce billet, je tiens à tirer mon chapeau à Framasoft qui montre que ni Facebook, ni Twitter ne sont incontournables. Que la Framasphere* ait soufflé sa troisième bougie est la meilleure claque aux personnes médisantes, dont j’ai fait parti en octobre 2014. Donc, mea culpa !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end !

Guide d’installation d’Archlinux, version de novembre 2017.

Voici la quarante-neuvième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’octobre 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er novembre vers 10 h 00 du matin, l’ISO de novembre 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.26.2, Plasma 5.11.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Archlinux, en passe de devenir la nouvelle base à « massacrer » ?

Dans un article du mois de septembre 2017, je parlais d’un début de folie furieuse du monde archlinux qui partait dans tous les sens.

Mais il y a une tendance que j’ai noté et qui date en gros du début de l’année 2017 de voir que de plus en plus de projets ont tendance à partir d’une base Archlinux pour proposer des distributions qui sont en réalité le plus souvent des respins qui se limitent à la personnalisation d’une environnement donné.

Je vous renvoie à cette vidéo de ma série Dis Tonton Fred où j’évoque la différence entre une distribution et une respin…

Il y a plusieurs exemples récents qui me viennent à l’esprit. Il y a bien des projets un peu anciens comme la SwagArch GNU/Linux, Arch-Anywhere devenu Anarchy Linux ou encore la célèbre Manjaro Linux (qui a fini par développer ses propres dépôts) ou la difficilement installable Artix Linux.

Il y a cependant deux autres projets plus récents dont je vais parler dans cet article : ArchMan et la Namib GNU/Linux.

Le premier projet est d’origine turque. On retrouve une Archlinux avec les environnements de bureaux classique : Xfce (pour la version 17.10), Budgie et Plasma (pour les 17.08), Mate et LXQt (pour les 17.06).

Si on va sur le github du projet Archman, on voit que le projet est né cette année.

Le deuxième projet est la Namib GNU/Linux dont j’ai appris l’existence via une vidéo d’Adrien Linuxtricks.

On est dans un projet très récent, qui semble dater de l’été 2017. Sur le site du projet, on constate que pour le moment le projet n’a sorti que deux images ISO.

Si on regarde sur le github du projet, on constate que ce dernier n’est pas très actif, mais cela doit être lié à la vie privée du créateur. Après tout, on ne peut pas être 100% du temps derrière son projet 🙂

Vous avez pu le voir, les deux projets – dont je me demande quelle sera leur durée de vie – proposent toutes deux un dépôt tiers, mais font l’erreur de ne pas se limiter à pré-empaqueter des recettes disponibles sur AUR.

Si le projet en question disparaît et qu’une personne l’a installée, elle pourra toujours continuer à utiliser la distribution, mais une partie seulement. Ce qui restera à terme une installation qui explosera en vol. Encore une fois, la force du logiciel libre qui est de pouvoir forker à l’envie des logiciels en fait une énorme faiblesse 🙁

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end malgré cette conceté de changement d’heure !

Vieux Geek, épisode 103 : IBM Lotus Symphony, la dérivée oubliée d’OpenOffice.org.

Dans l’épisode 102 de la série Vieux Geek, je parlais de la première version d’OpenOffice.org. Au fil des années, OpenOffice.org sera la base de StarOffice selon le calendrier suivant :

  • StarOffice 6.0 basé sur OpenOffice.org 1.0 en mai 2002
  • StarOffice 7.0 basé sur OpenOffice.org 1.1 en novembre 2003
  • StarOffice 8.0 basé sur OpenOffice.org 2.0 en septembre 2005
  • StarOffice 9.0 basé sur OpenOffice.org 3.0 en novembre 2008

Il y eu des versions intermédiaires. Cependant, avec le rachat de Sun par Oracle en janvier 2010, le projet OpenOffice connaitra une ultime version dénommé Oracle OpenOffice en décembre de la même année, numérotée 3.3. Je reviendrai sur ce point précis en fin d’article.

Mais StarOffice ne fut pas le seul projet à profiter du code source d’OpenOffice.org. IBM fit de même et proposa entre 2007 et 2012 un projet du nom de Lotus Symphony.

La dernière génération fut la 3.0 sortie en octobre 2010 et qui survivra jusqu’à un ultime fixpack en novembre 2012. Le code fut ensuite donné au projet Apache OpenOffice. J’avais entendu parler de cette suite bureautique, et j’ai pu mettre la main dessus. J’ai donc pris un MS-Windows 7 – la norme en 2010 – et j’ai décidé de voir à quoi ressemble cette suite bureautique.

Comme promis au début de l’article, je reviens sur les événèments suite au rachat de Sun par Oracle. Des développeurs du projet OpenOffice.org qui sentaient qu’Oracle voulait laisser pourrir sur pied la suite bureautique avait pris une copie du code source et lancé en septembre 2010 le projet LibreOffice. Il faudra attendre janvier 2011 pour que le premier LibreOffice (une version 3.3 elle aussi) voit le jour.

En avril 2011, Oracle annonce officiellement qu’il débranche le projet OpenOffice.org et refile le bébé à la fondation Apache en juin 2011… Bien que le projet Apache OpenOffice existe toujours et qu’une version 4.1.4 soit sortie en octobre 2017, les 6 mois dont à profité LibreOffice lui a donné un avantage qui ne sera jamais rattrapé par le code historique.

Vieux Geek, épisode 102 : OpenOffice.org 1.0, l’honorable ancêtre bureautique libre…

Lisant le Journal du Hacker, je suis tombé sur cet article qui parlait de la sortie de la version 4.1.4 d’Apache OpenOffice, continuation moins connue d’OpenOffice.org.

Même si je considère que la descendante utilisable d’OpenOffice.org est LibreOffice, j’ai eu envie de parler de la première version du code liberé de StarOffice 5.x. Cela nous fait repartir en mai 2012… 15 ans et des bananes 🙂

Dans l’épisode 63 de la série Vieux Geek, je parlais de StarOffice. Début 2000, Sun Microsystems décida d’ouvrir le code et il faut un an et demi pour que la première version stable soit disponible.

Après de longues recherches, j’ai réussi à retrouver une archive d’Openoffice.org 1.0. J’ai donc décidé de me faire une machine virtuelle avec un bon vieux MS-Windows XP (qui était sorti en octobre 2001).

J’ai donc montré en vidéo l’installation de cette version mythique de la suite bureautique libre.

Comme vous avez pu le voir, l’interface sent vraiment bon les années 1999-2000… L’époque des modems en 33,6 Kbits/s… Les easter eggs étaient marrant et on voit que les auteurs savaient s’amuser.

Dommage que les auteurs du projet Apache OpenOffice travaille désormais un peu pour la gloire, vu que LibreOffice a gagné la partie ici.