Article invité : « C’est la faute à Linus ».

Je ne publie que rarement des textes dont je ne suis pas l’auteur. Je fais une exception à la demande de Baba Orhum, créateur du projet Manjaro Tux’n’Vape qui voulait exprimer son point de vue sur les mésaventures arrivées à Linus Torvalds. Le texte est repris verbatim, modulo les corrections grammaticales et orthographiques.

Je dois dire que j’aurai exprimé les mêmes choses avec un peu plus d’acidité au final.

Bonne lecture.


C’est la faute à Linus…

Pourquoi un titre pareil ? C’est tout simplement parce qu’il semble souffler un vent d’accusations, de rébellion contre le père dans l’ensemble du monde l’Open-Source.
Vous me connaissez, je donne mon avis librement et sans prendre de gants…
Pourquoi cet article ? Tout simplement parce que je n’ai vu aucune analyse de fond sur le pourquoi du comment du retrait (provisoire ?) de Linus Torvalds de l’équipe du kernel.

Point par point

Je vais tout simplement amener une réflexion point par point en vu de déterminer ou tout du moins de faire réfléchir sur les raisons du retrait du créateur du noyau Linux, le prétexte d’un comportement non professionnel ou inapproprié est il une explication convenable ou il y a-t-il autre chose derrière ?

« …j’ai jugé une situation et contribué à un environnement non professionnel  » : L’ensemble tient à cela, Linus serait un affreux dictateur non dénoncé de 1991 à 2015 (https://hacked.com/sjws-trying-frame-linux-creator-linus-torvalds-fake-sexual-assault-charges/).

Personne jusqu’à 2015 ne lui en à fait la réflexion sur quelques forums, mailing list du noyau et il a fallu l’arrivée des messies S.J.W. (Social Justice Warriors) pour pouvoir dénoncer un comportement très bien accepté jusqu’alors pendant, allez on va être gentil, 20 ans (en effet on ne va pas compter depuis 1991 mais plutôt depuis 1995).

Note de Frédéric : le noyau linux 1.0 est sorti en 1994.

C’est l’actuelle théorie se basant sur les dires du concerné, mais y a-t-il d’autres théories pouvant expliquer ce repli ?

Trois hypothèses

J’ai élaboré trois théories basées sur l’étude des relations de Torvalds de 2015 à nos jours (celles-ci peuvent aussi être imbriquées) :

1 – Virer le vieux pour mieux prendre sa place

Quand on veut jeter une personnalité publique rien de mieux qu’un bon scandale sociétal, on peut d’ailleurs aujourd’hui saupoudrer ça d’attaques sur le « sexisme » réel ou imaginaire (le plus souvent imaginaire) de la personne, un scandale carrément sexuel ou sur un comportement non politiquement correct donc défini autoritairement de non professionnel.

Il faut savoir tout de même que jamais le monde de l’Open-Source n’a été politiquement correct, parfois assimilable à l’ultra-anarchisme (donc le droit de tout dire et de tout faire) aidant justement à un vocabulaire très tranché, le réel de l’éviction pourraient être de multiples pressions de membres plus ou moins nouveaux du kernel qui commencent à en avoir marre d’être régulé par le « vieux con » de service. Il faut savoir que gagner en renommée dans le gratin du monde Open-Source c’est s’assurer une place durable au soleil, quand il y a du cash en jeu tous les coups sont permis.

2 – La mise en place misandre d’une pseudo-discrimination positive

Rien de plus saoulant pour un pro des différents métiers de l’informatique que de ne pas juger le travail de quelqu’un pour ce qu’il est, bon ou mauvais, à revoir, à corriger (https://linuxfr.org/users/patrick_g/journaux/linus-confie-momentanement-les-renes-du-noyau-a-greg-kh, voir les messages en commentaires par rapport à l’article du New-Yorker).

La discrimination positive des féministes S.J.W., à ne pas confondre avec le féminisme des années 1970, 1960 et avant, est incompatible avec un travail de qualité, il faut rappeler que parmi les hommes ou les femmes il y a souvent de manière égale autant de gens de qualité que d’incompétents notoires (non je ne marcherais pas dans le jeu de l’écriture inclusive…)

On peut penser alors que Linus avec son niveau de compétence n’ait pas envie, sous prétexte que c’est une développeuse, d’accepter un travail minable avec le sourire et l’inclure dans le noyau dans l’espoir de voir renforcer le nombre de femmes dans l’équipe, ce n’est pas dans l’ADN d’origine des professions de l’informatique.

3 – Linus ne veut pas risquer un climat d’anarchie s’il disparaît demain

La méthodologie d’origine pour l’acceptation de changement au sein du noyau devait en passer par le créateur du noyau. S’il est à noter que cela n’est plus le cas depuis quelques années, qu’en serait-il si le leader, créateur originel venait à disparaître. Est-ce que l’équipe resterait unie comme actuellement ou chacun ferait-il son petit fork ????

On peut penser que Linus souhaite peut-être observer, par son retrait, comment le reste de l’équipe se débrouille sans son leader. Mais pour faire plus vrai il devait trouver une excuse, un prétexte.

En guise de conclusion

À mon humble avis la théorie officielle ne tient pas une seule seconde, des problèmes relationnels seraient apparus dans les dix premières années avec, non pas un accroissement, mais une fuite des bonnes volontés (vers les BSDs lol)… Linux n’était pas aussi connu et aussi rentable à la fin des années 1990 que maintenant.

Je pense plutôt que les deux premières théories alternatives tiennent debout et sont quasi confirmés par les articles sur les attaques des S.J.W. dès 2014, Linus prend de l’âge et on peut penser que les S.J.W. sont aussi du pain béni pour virer le vieux à terme et laisser enfin la place aux jeunes qui ont bien le droit de profiter un peu même si c’est sur la gueule du père… Hein ??? Pas vrai ?

Et vous, qu’en pensez-vous ? Laissez un commentaire.

Que sont-elles devenues les distributions GNU/Linux de 2013 ? Sixième partie.

Après le massacre du mois de septembre, voyons si le bilan du mois d’octobre 2013 permet de remonter le niveau. Un mois où je n’ai pas fait des tonnes de billets dans le domaine des distributions GNU/Linux.

4 billets, 4 distributions citées. Une morte suite à des manipulations plus ou moins propres et qui est revenue sous le nom de DFLinux. Donc une casse plutôt limitée, même si les images ISO de la DFLinux commence à sentir la naphtaline. Arpinux a laissé le projet à la communauté. À elle de se débrouiller avec.

Le mois de novembre va-t-il confirmer cette tendance ou pas ?

La survie du logiciel libre passe-t-elle par l’abandon du « Stallmannisme » ?

Je suis utilisateur de distributions GNU/Linux (soyons Stallmannien ici) en mono-démarrage depuis la mi 2006, soit près de 10 ans après mon premier contact avec le monde du logiciel libre.

Si j’ai franchis l’étape du mono-démarrage, c’est grace à la distribution produite par Canonical, Ubuntu. Même si je considère qu’Ubuntu a fait pas mal de boulettes au fil des années avec upstart, Unity, Mir ou encore Snap, c’est grâce à elle que j’ai pu réaliser un rêve ancien : utiliser au quotidien un OS libre. Pas 100% libre car comme j’ai pu le montrer dans un article du 12 octobre 2018, les distributions 100% libres sont en réalité pas franchement utilisables au quotidien…

Pour le quotidien d’une personne qui a besoin d’aller sur la toile, ouvrir des documents non libres comme des fichiers MS-Word, MS-Excel, c’est la plaie. Sans oublier les circuits wifi qui sont souvent des galères sans fin à configurer. Ou le support complet des cartes et / ou circuits graphiques sans passer par des pilotes adaptés mais au code source non disponible. C’est plus une gestion des restrictions qu’une possibilité d’utiliser librement son équipement informatique.

Ce qui m’a donné envie d’écrire cet article, c’est celui proposé par Iceman au titre parlant « Autodestruction » et auquel je vous renvoie.

Car le monde du libre est en train de se faire seppuku en public avec une tronçonneuse et tout le monde applaudit. « Panem et circenses » comme disait le poète Juvénal… Rien de nouveau une vingtaine de siècles plus tard. Je vous renvoie à ma série de billets sur « Le monde du libre part en… »

Mais commençons par définir le Stallmannisme.

C’est simple. C’est l’application mécaniquement absurde des quatre libertés du logiciel libre comme décrites sur le site de la FSF.

Pour résumer ?

  1. Liberté 0 : celle d’exécuter le programme
  2. Liberté 1 : celle d’analyser et modifier le programme si nécessaire
  3. Liberté 2 : celle de proposer des copies
  4. Liberté 3 : celle de proposer des copies modifiées en suivant le principe de la liberté 1

Vous comprenez alors que si on est un peu trop zélote au niveau des 3 dernières libertés, on en arrive à des publications de forks qui n’ont pas pour but de faire survivre un projet, mais juste de se faire mousser l’ego.

Des forks compulsifs qui n’ont presque aucune justification et qui donne au niveau le plus visible à la naissance de dizaines de distributions GNU/Linux identiques à 95% modulo une charte graphique ou une logithèque ne différant que pour un ou deux produits.

C’est ce que j’appelle les DGLFI : distributions GNU/Linux Franchement Inutiles. Cela entraine mécaniquement de la dispersion de ressources. Dispersion que l’on justifiera au nom de la liberté des développeurs de faire ce qu’ils veulent faire.

Il y a la célèbre phrase apocryphe attribuée à Manon Roland (1754-1793) : « Ô Liberté, que de crimes l’on commet en ton nom ». Ici, on est dans le même cas de figure, sauf que l’on ne risque pas de se retrouver découpé en deux au niveau de la nuque.

Si une personne me demande à quoi ressemble le monde du logiciel libre, je lui répondrai ceci : un monde typiquement Brejnevien où remettre en cause les fondements est presque puni du goulag idéologique.

Un monde qui est incapable d’unir ses forces sur des projets qui auraient une chance de tenir la dragée haute au monde non-libre, tout cela au nom de la liberté des développeurs d’agir à leur guise… Et donc de s’ôter toute responsabilité si ça tourne mal.

Les idées de Richard Stallman ont été nécessaires au début, vers 1984, pour lancer le mouvement. Mais il faut rester réaliste. Le logiciel libre ne serait pas grand chose sans le noyau lancé en 1991 par un étudiant Finlandais dans sa chambre. En 2018, le noyau 100% libre se fait attendre, et s’il sort un jour, ce sera sûrement au moment où le Soleil sera officiellement une géante rouge.

Les libertés énoncées par la FSF sont indispensables, mais il faut que tout le monde se responsabilise et accepte de travailler ensemble. Je sais qu’on me répliquera : « et la liberté alors ? »

C’est simplement la justification idéale pour produire des forks dont l’inutilité est flagrante… Autant dire que les géants du logiciel que sont Microsoft, Apple ou encore Google sont en plein overdose de chips et de boissons gazeuses.

Mais continuons, car tout va très bien, Madame la Marquise… Continuons de nous étriper pour les environnements de bureaux, les navigateurs, les noyaux, la pureté du logiciel ou encore le système d’initialisation à utiliser. Pendant ce temps là, les logiciels vraiment utiles qui ont besoin de main d’oeuvre continueront de souffrir en silence…

La Parabola GNU/Linux est-elle dans une mauvaise passe ?

Dans le monde des distributions GNU/Linux 100% libre, il n’y a que deux distributions qui soient vraiment utilisables : la Trisquel et la Parabola.

La Trisquel, c’est la Ubuntu à la sauce Free Software Foundation. Le problème vient de la petitesse de son équipe de développement qui a entrainé la sortie de sa version basée sur Ubuntu 16.04 une petite semaine avant la sortie de la Ubuntu 18.04…

Pour la Parabola, c’est « simplement » une Archlinux à la sauce FSF. Cependant, quand on regarde l’âge de certains paquets et leur durée d’obsolescence – j’y reviendrais plus tard – on est tenté de dire que la Hyperbola alias la ArchBian est en train de l’étouffer.

Si on regarde les images ISO disponibles sur la page de téléchargement, la dernière en date est une image CLI proposant OpenRC… Désolé de le dire aussi directement, mais pour moi le duo Archlinux et OpenRC, c’est Artix Linux et rien d’autre.

J’ai donc récupéré la dernière image ISO, et j’ai évité comme la peste les scripts automatisés. J’ai préféré installer une Parabola GNU/Linux à la mimine en utilisant mon guide pour Archlinux comme base.

Il y a bien entendu quelques différences. Comme le noyau qui s’appelle linux-libre au lieu de linux. Il n’y a pas de pilotes de VirtualBox. Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird sont absents, remplacés par IceWeasel et IceDove…

Pour l’environnement ? J’ai pris pour changer… Mate-Desktop, étant donné que c’est un script proposé par l’image ISO de Parabola.

Une fois l’installation terminée, j’ai un brin modifié l’apparence pour éviter d’avoir mal aux yeux à cause d’un thème trop clair. Puis, j’ai lancé l’enregistreur de vidéo.

Dans les points faibles ? L’absence de grosses cylindrées : pas de Chromium, pas de Mozilla Firefox, pas de Mozilla Thunderbird. On note aussi l’absence de VirtualBox. Certains logiciels sont effroyablement en retard, comme le mois de retard pris au moment où j’enregistre la vidéo pour le navigateur web. Sans oublier une liste sans fin de paquets marqués comme obsolète, parfois depuis… deux ans !

De plus, pour pouvoir utiliser Octopi – une purge sur le plan pratique – il faut installer l’obsolète gksu…

Autant dire qu’à mon point de vue, la Parabola GNU/Linux est en cette mi-octobre 2018 sur la pente descendante… Ce qui est vraiment plus que dommage pour le petit monde des distributions GNU/Linux 100% libre…

Révision du guide d’installation pour Archlinux d’octobre 2018 : merci Plasma 5.14.0…

Décidément, la tradition des mises à jour des guides vers le milieu du mois de publication continue.

Cette fois, la mise à jour est due à l’arrivée de Plasma 5.14.0. J’avais fait une vidéo rapide pour présenter cette version de Plasma le 10 octobre 2018.

Donc la révision du guide d’octobre 2018 est principalement modifié pour cette arrivée. C’est la seule grosse nouveauté au passage.

Comme d’habitude, mes guides sur github et framagit sont à jour. Il ne restait plus que la version « hors ligne ». C’est donc fait en cliquant sur ce lien qui contient le trio version odt, mobi et epub.

Bonne lecture 🙂

Au revoir, Google plus et merci pour le poisson.

C’est donc officiel. Après bien des fausses annonces, Google annonce que la prise sera / aura été débranchée en août 2019.

Le réseau social alternatif développé par Google sur les cendres de Google Wave, aura donc vécu un peu de plus de 8 ans. J’ai été utilisateur du réseau depuis le début, mais je ne pensais que Google déciderait de le sabrer en prenant comme prétexte une faille de sécurité.

Ne dit-on pas que quand on veut noyer son chien qu’il est enragé ? Cela me semble bien être le cas.

En novembre 2017, je faisais le point sur mes 3 ans de présence sur diaspora*, et même si j’ai été moins présent sur le pod proposé par framasoft, j’ai commencé à constater l’arrivée de certains contacts de Google Plus.

Pour la petite histoire, j’en suis à 812 contacts… Loin de mon score sur google plus, mais ça fait étrange de voir venir ou revenir certains visages. Il faudra que je fasse du ménage sur les comptes inactifs par ailleurs… Quand j’en aurai le courage 🙂

Sans oublier mon compte mastodon via framapiaf que j’utilise presque plus que celui sur Twitter. Vais-je détruire mon compte twitter ? Pas pour le moment, j’ai encore trop de contacts accrocs à l’oiseau bleu.

Évidemment, ça me fait mal au popotin de voir disparaître Google plus, mais rien n’est éternel… Pour finir cet article, il était logique que je prenne ce chef d’oeuvre des Doors sorti sur leur premier album et qui a servi au cultissime « Apocalypse Now ».

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Désolé, il sera court, n’ayant pas eu grand chose à me mettre sous la souris cette semaine.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • L’Enfer vient de geler… À nouveau. Après Haïku R1 bêta 1 fin septembre 2018, voici que la version de rafraîchissement de Mageia 6, alias 6.1 vient de sortir. On se dit rendez-vous dans un an pour Mageia 7 ? 🙂
  • Vous avez un ordinosaure que vous chérissez ? Alors la Antix 17.2 – qui est vraiment légère – sera pour vous !
  • Encore un projet plus ou moins dérivé d’Archlinux, qui reprend certaines base de KaOS : une base Linux From Scratch et Pacman… Son nom ? Minitena. Durée de vie avant son extinction ? Ne se prononce pas 🙂

Côté culture ?

    Le compositeur espagnol Roger Subirana vient de sortir un nouveau titre, « The Other Way », qui figurera sur son prochain album.

Bon week-end 🙂

Le distro-hopping en 2018, expression d’une insatisfaction chronique ?

Je dois l’avouer, mais je ne comprends pas pourquoi le distro-hopping existe encore dans le monde linuxien en 2018. Autant j’ai été une grenouille sautant de distributions en distributions dans les années 1998 à 2006, autant avec l’arrivée de produits assez mûrs comme la Ubuntu 6.06, j’ai largement moins senti le besoin de changer de distribution comme de chemise.

J’ai écrit un article en septembre 2012 sur la Ubuntu Dapper Drake qui m’avait permis de me poser et d’arrêter de jouer la sauterelle. Ensuite, j’ai atterri sur Archlinux que j’utilise sans discontinuer (ou presque) depuis mi-2009. Ce qui fait dans les 9 ans au moment où je rédige ce billet début octobre 2018.

Depuis le milieu des années 2010, les distributions « grand public » sont arrivées à un degré de perfectionnement et de ressemblance qui justifie de moins en moins le fait de sauter d’une distribution à une autre au moindre « pet de travers ».

Cela me fait penser à une réplique de Jack Nicholson dans « Les Sorcières d’Eastwick » concernant les hommes cocufiant leurs femmes… Mais je vous laisse découvrir ce film de 1987 où il donne la réplique à Cher, Michelle Pfeiffer et Susan Sarandon.

C’est à peu près la même chose avec les distributions GNU/Linux modernes, à savoir celle sortie depuis le milieu des années 2010.

Prenons le duo Plasma avec Debian (en excluant Ubuntu). Le detesté distrowatch nous sort qu’il y a 9 réponses…

La même recherche en remplaçant Plasma par Xfce ? Juste 22 réponses !

Évidemment, il y aura des distributions plus spécialisées que d’autres, mais pour le domaine bureautique, mis à part un thème graphique différent, c’est peu ou prou la même chose, les fondements étant très souvent identiques.

D’ailleurs, au final, mise à part la version de Plasma fournie, quelle est la différence dans l’absolu entre une Kubuntu et une KDE Neon ? Le fait de servir de banc de tests ?

Quelle est la différence entre une NetRunner stable (basée sur Debian) et une Debian GNU/Linux avec KDE mis à part la charte graphique et quelques outils ?

Quelle est la différence dans l’absolu – en dehors d’une meilleure intégration graphique – entre la NetRunner Rolling et sa base, la Manjaro KDE ?

On va me répondre que l’apparence est primordiale, je suis d’accord. Mais est-il obligatoire de changer de distribution à cause d’un thème ? Doit-on suivre les effets de mode qui fait que tel environnement est « au top de sa popularité » en janvier et est complètement dépassé un ou deux trimestres plus tard ?

À moins de considérer l’informatique comme un jouet et de ne pas avoir peur de faire vieillir ses supports de stockage prématurément, on peut sauter d’un environnement à l’autre, d’une distribution à l’autre en fonction du sens du vent 🙂

Sur mon ancienne installation – le matériel acheté en 2010 a rendu l’âme en août 2017 – j’ai changé sans avoir à reformater quoique ce soit plusieurs fois d’environnements. J’étais passé de Gnome à Xfce, puis à Mate-Desktop sans oublier un rapide passage sous Budgie sur la même base.

Est-ce du au fait que je vois l’ordinateur comme un outil de travail au quotidien ? Celui qui me permet d’écrire mes articles de blog, de faire des recherches, d’enregistrer des vidéos, de présenter des distributions d’une qualité variable.

Peut-être est-ce lié à une certaine maîtrise de ma distribution qui n’est pas parfaite mais qui colle à mes besoins ?

D’ailleurs les personnes qui pensent qu’elles trouveront la perfection dans la prochaine distribution à la mode se plantent dans les grandes largeurs. Si on reste sur une distribution, c’est que l’on a accepté ses forces et ses faiblesses, et qu’on se moque de la dernière mode qui sera rapidement démodée.

Après la mode qui consistait à avoir Mandrake ou Mandriva, on est passé à celle d’avoir Ubuntu, puis d’avoir Linux Mint. Maintenant, Manjaro est la distribution qui a le vent en poupe chez les personnes informées.

Ce sera quoi la prochaine fois ? NuTyX ? Calculate ? Fedora Linux ? J’attends avec impatience de l’apprendre… Tout en continuant d’utiliser ce qui me convient au quotidien depuis la mi-2009.

Pour finir, un petit Iron Maiden de 1982 tiré de l’album que j’ai écouté pour rédiger l’article.

Allez, bonne journée !

Flatpak, l’avenir de mon arrière-grand-mère pour l’empaquetage logiciel pour Linux ?

Avant que des personnes hurlent au « putaclic » avec le titre de l’article, je tiens à rappeller que je n’ai aucune régie publicitaire qui affiche des panneaux en 4 par 3 😀

Donc, l’appat du gain n’est pas derrière cet article sur lequel j’exprime mon point de vue sur ce format de paquet universel en ce début octobre 2018. Format universellement reconnu par les principaux acteurs du monde linuxien, sauf un, Canonical. Comme d’habitude, devrait-on dire ?

Dans un article dithyrambique, GnomeLibre.fr nous affirme que le format flatpak, c’est l’avenir…

Bien entendu, Gnome-Libre a défendu bec et ongles ce format qui est la réinvention du .app d’Apple en rajoutant une dose de « bac à sable » pour sécuriser l’ensemble.

En gros, on prend le logiciel, ses dépendances, on met le tout dans une répertoire. Non seulement, ça bouffe de la place – même en réinventant le principe des bibliothèques partagées via le principe des runtimes – mais ça revient à une énième réinvention de l’empaquetage classique… En beaucoup plus lourd… Mais sécurisé, c’est le plus important !

Dans cette vidéo où je parlais de la Fedora 29 Silverblue bêta – qui se veut être une démonstration du flatpak pour tous les logiciels – je me suis heurté à un problème de taille : le poids des logiciels à récupérer.

Une fois le runtime – vous savez la réinvention des bibliothèques partagées – téléchargé, les logiciels sont moins lourd à récupérer… Mais cela donne toujours des logiciels plus lourd qu’un paquet classique, compilé pour la distribution. Principe qui a fonctionné depuis le début des distributions GNU/Linux en 1992-1993.

Comme je l’ai dit en vidéo, sans une connexion qui envoie du pâté et un espace de stockage assez important, vous vous retrouverez vide à tirer de la langue pour gérer l’ensemble.

Mais il y a un autre gros problème, en ce début octobre 2018, c’est la faiblesse en nombre de logiciels disponibles dans ce format.

Allez donc sur l’annuaire principal, à savoir Flathub. Et on apprend qu’il n’y a que 412 logiciels au moment où je rédige cet article.

Si on sort les composants de Gnome (57 réponses), de KDE (31 réponses) – cf les captures d’écran ci-après – on retombe dans les logiciels souvent disponibles dans les dépôts classiques des distributions GNU/Linux. C’est ici que se trouve le noeud du problème, et qui me fait dire que les paquets universels sont en partie la réponse à une limite du modèle des fixed releases pour les environnements bureautiques : la fraicheur qui devient rapidement une odeur de naphtaline intense.

Avant que l’on me dise que je suis un « fanatique de la fraîcheur », je répondrai simplement ceci : c’est tout de même mieux d’utiliser un logiciel dont les développeurs maintiennent le support en amont.

Il y a des fixed releases assez souples sur le plan de montée en version de logiciels si nécessaire, comme la Fedora et d’autres qui sont carrément psychorigides comme la vénérable Debian.

On va me dire que je prèche encore pour le modèle rolling release et donc pour des projets comme Manjaro Linux. Je considère qu’en dehors des personnes ayant une connexion minuscule, les postes de collectivités privées ou publiques et les serveurs qui nécessitent de n’être touché qu’une fois tout les 36 du mois, la fixed release n’a plus trop de justification.

Mais qu’est-ce qui est le plus propre au final ? Une mise à jour au fil de l’eau ou rajouter des technologies comme les paquets universels ou des dépôts tiers divers et (a)variés style ppa pour avoir certains outils un brin plus frais ?

À vous de voir !

N’est-il pas trop tard pour Haïku et d’autres hobbyOS ?

Qu’on ne se méprenne pas. J’ai toujours gardé pour BeOS et sa famille un coup de coeur technique. Je me souviens des heures que j’ai passé sur BeOS 4.5 que j’avais acheté à l’époque et sur lequel je me calmais les nerfs quand le MS-Windows de l’époque, le 98 SE commençait à me faciliter le transit intestinal.

C’est avec cet OS que j’ai commencé ma longue série de billets « Mémoires de Vieux Geek » en août 2012, il y a déjà 6 ans.

J’ai toujours été très intéressé par les différentes préversions d’Haïku. Mais je me dis que la bêta 1 de Haiku R1 qui arrive près de 6 ans après la dernière alpha me donne l’impression d’arriver trois ans trop tard. Non pas que la bêta soit inintéressante, mais BeOS, c’est la fin des années 1990 et le début des années 2000.

Même s’il y a eu la courte aventure Zeta aux alentours de 2005 à 2007, la base Be est depuis longtemps obsolète sur de nombreux plans.

Peut-on imaginer un OS qui en 2018 ne propose pas de multi-utilisateurs ? Qui proposent une version compilée avec gcc 2.7 (?) alors que gcc 8.2.1 est la dernière version en date au moment où je rédige ce billet début octobre 2018.

La dépêche parue sur Linuxfr montre le travail fait depuis la version alpha4 et c’est impressionnant.

J’ai pu testé rapidement l’ensemble dans une machine virtuelle. Résultat des courses : impossible de la faire démarrer dans VMWare, dans Qemu c’est la merde au niveau du réseau. Dans VirtualBox, il a fallu que je prenne une autre carte que celle définie par défaut pour avoir du réseau.

Oui, c’est une version bêta, mais elle arrive trop tard comme je l’ai précisé un peu plus haut. J’ai fait une capture d’écran que je trouve anachronique. Une interface qui est celle de BeOS avec une version de développement de LibreOffice… Un mélange assez anachronique.

Est-ce à dire que j’ai perdu tout intérêt pour ce projet ? Non, mais autant j’admire son développement, autant je me dis que tous les efforts utilisés dans ce projet serait peut-être mieux employés ailleurs.

Avant qu’on me sorte le couplet sur la liberté des personnes, je ne répondrais que par la phrase – apocryphe – attribuée à Manon Roland – « Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom ! »

Je ne nie pas que les personnes soient libres de faire ce qu’elles veulent. Mais il faut savoir être parfois raisonnables et « laisser les morts ensevelir leurs morts » pour citer un verset de l’Évangile selon Luc. Haïku est un projet intéressant mais en dehors de la prouesse technique, quel intérêt dans l’absolu ?

Développer des HobbyOS, pourquoi pas ? Mais ne faudrait-il pas mieux se concentrer sur les projets existants et savoir comment apporter de l’aide qui pourrait être franchement appréciée qui souffre d’un manque de main d’oeuvre criant ?

Ce ne sont que des simples questions que je pose. Je sais très bien que je n’aurai sûrement aucune réponse, mais soyons honnête : n’est-il pas plus important d’avoir des applicatifs qui pourraient concurrencer ergonomiquement et techniquement les grands noms du logiciels non-libres pour démocratiser réellement le libre auprès du grand public ?

J’espère simplement pour Haïku que sa bêta 2 sortira avant 6 ans… Avec un début de support du multi-utilisateurs, cela serait bien, non ? 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version d’octobre 2018.

Voici la cinquante-neuvième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de septembre 2018.

Note : des versions plus dynamiques sont disponibles sur mes espaces github et framagit.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er octobre vers 10 h 35 du matin, l’ISO d’octobre 2018 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.30.1, Plasma 5.13.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.20.3 en gtk3, Cinnamon 3.8.9 et Deepin 15.7. Sans oublier le rajout des microcodes pour AMD et Intel.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… I

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

13 ans déjà… Heureusement, je ne suis pas superstitieux…

…ça porte malheur comme disait si bien feu Pierre Desproges. 13 ans que je maintiens tant bien que mal le blog en vie, même si cette année n’a pas été des plus productives.

Depuis l’article des 12 ans, je n’ai écris que… 199 articles en l’espace d’un an. Il faut dire qu’au bout de 13 ans, il devient difficile de trouver de sujet à traiter.

Par rapport à l’année écoulée, sur le plan informatique, cela a été relativement calme. Il n’y a plus eu de crise dans le projet Manjaro qui me fasse remettre en cause la pérennité du projet.

Outre le fait que je suis un des membres fondateurs du projet tux’n’vape, que j’ai été durant deux mois le responsable des générations d’images ISO, il n’y a pas grand chose à dire, même si l’actualité récente n’est pas des plus joyeusesNi des plus agréables pour ma vie personnelle.

Cela a été une année plutôt calme sauf dans la dernière semaine, et si je n’ai pas trop alimenté le blog, c’est pour une simple et bonne raison : la lassitude et la volonté de faire vivre ma chaîne youtube qui monte lentement en audience.

J’en suis à un peu moins de 4600 abonnés… Pour une chaine essentiellement orientée linux et informatique libre, c’est déjà pas si mal que cela 🙂

Il n’y a pas que cela. Il y aussi le fait que je commence à manquer d’idée pour certaines des séries de billets de mon blog. J’en suis à 136 billets de la série « Mémoire de vieux geek », 21 de la série « projets un peu fou du logiciel libre ».

Autant dire que les idées commencent à me manquer…

Les bonnes surprises de l’année écoulée ?

Au mois de mai 2018, la sortie sur Amstrad CPC d’un dungeon master digne de ce nom, « The Shadows of Sergoth ».  Je suis tellement tombé amoureux du jeu, que je lui ai consacré une vidéo sur l’un des niveaux les plus casse-tête, le cinquième.

Sur le plan musical ? Je dois dire que j’ai eu plusieurs coups de coeur dont :

    1. Les deux EPs sortis par Lucy Claire, l’un en mars, l’autre en juin 2018
    2. L’EP « The Anachronist » d’Emma Fee, voix des Happy Endings
    3. Le troisième album des « Have The Moskovik »

Même si j’en ai eu d’autres, ce sont ceux qui m’ont le plus marqué. Sans oublier le seul roman que j’ai lu depuis le début de l’année 2018, « Les larmes d’Alyssa » d’Isabelle Rozenn-Mari.

Pour conclure, que souhaitez pour la quatorzième année qui commence ? Déjà que le blog soit encore actif en septembre 2019… Que j’arrive à l’alimenter un peu plus régulièrement et que je maintienne la production des billets. Avec un peu de chance, je serai dans les 200 billets supplémentaires dans un an.

Mais déjà, 13 ans, c’est trop beau, c’est même incroyablement long pour un blog personnel !

Et c’est ainsi que meurt (?) un projet de démocratisation de GNU/Linux.

J’écris cet article de bon matin, alors que je n’ai pas encore pris mon petit-déjeuner. C’est juste le dernier épisode d’une longue saga qui montre que l’humain est capable du meilleur comme du pire… Mais c’est dans le pire qu’il est le meilleur.

Vous le savez, je participe au projet Manjaro Tux’n’Vape qui est une respin de Manjaro Linux : projet qui n’a jamais été indexé sur Distrowatch. Projet qui veut proposer aux francophones une Manjaro Linux entièrement francisée et fonctionnelle.

Ou devrais-je employer l’imparfait ? Car il faut dire que depuis des mois, le projet a été attaqué. Il faut dire que certains youtubeurs au nom d’une vision presque absolue de la liberté d’expression ont laissé les trolls prendre de l’importance.

Au point que cela a fini pour moi qui voulait remettre un peu d’ordre par le changement de mon numéro de téléphone suite à un harcèlement par coup de fil et SMS.

Hier soir, le 26 septembre 2018, une étape a été dépassée, avec une vidéo qui outre les insultes sur des personnes adultes a été accompagnée de menaces à peine déguisées. Baba Orhum, fondateur du projet a décidé de mettre tout en pause, allant jusqu’à bloquer le téléchargement des images ISO.

Oui, c’est une mesure extrême, mais quand on arrive à voir sur Youtube une vidéo d’une telle violence sans qu’elle soit détruite, on finit par se dire qu’il faut mieux se mettre en retrait.

Cela risque de signer l’arrêt de mort d’un projet dans lequel aucun membre de l’équipe ne s’est enrichi, et dont la plupart ont passé du temps à donner de l’aide sans rien demander en retour.

J’ai décidé de me mettre en retrait durant une semaine. Car je n’en peux plus et que j’ai besoin de prendre un peu de repos.

Résultat des courses ? La majorité silencieuse paye pour une minorité qui n’en a peut-être rien à faire de Linux. J’ai déjà plus dire plusieurs fois à quel point je pensais que le monde du libre en cette fin des années 2010 était mal en point.

Youtube n’a pas arrangé la sauce et a donné au contraire une visibilité encore plus grande aux trolls qui selon l’adage – qui s’avère être inexact – doivent être ignorés.

Après le projet tux’n’vape, ce sera au tour de quelle distribution ? Manjaro elle-même ? J’avoue que je ne l’espère pas. Il est vrai qu’il était ultra-important de pourrir à mort un projet qui arrivait à proposer en 600 et 800 téléchargements mensuels, comme je l’avais précisé dans la vidéo suivante concernant la sortie des images ISO désormais indisponibles :

Bref, si vous sentez de l’écoeurement et de l’amertume dans mes propos, vous comprendrez pourquoi je pense que le monde linux sera encore et toujours incapable de proposer une offre crédible et viable face à des mastodontes comme Mac et MS-Windows sur le bureau.

Si vous pensez que seule l’équipe dont je fais partie en a marre, détrompez-vous…

Maintenant, que le monde du libre continue à se taper sur la tronche pour un oui ou pour un non… Microsoft, Apple et Google n’attende que cela.

Pour finir, je tiens à préciser que je n’ai pas l’outrecuidance d’affirmer que l’équipe dont je fais partie voulait révolutionner la face des distributions bureautiques pour le particulier. Elle pouvait apporter sa pierre. Bon courage à l’équipe qui prendra sa place !

Car elle en aura besoin, vraiment besoin…

Entre la censure sur Youtube et 5€ dépensé, bonne journée, non ?

Tout a commencé il y a une semaine quand j’ai appris qu’un troll avait déposé une annonce type « rencontre gay ». Résultat des courses, 45 SMS et coups de fil liés à cette fausse annonce, parfois à trois heures du matin.

Puis j’apprends qu’un youtubeur francophone linux plutôt connu abrite sur son canal discord quelques trolls célèbres… Après avoir eu un coup de sang, je fais une vidéo calme où je commente les captures d’écran en question.

En l’espace d’une heure, la vidéo a été sucrée sous prétexte de harcèlement… Alors que j’ai été la victime dans l’histoire.

Résultat des courses ? Dépôt de la vidéo sur Bitchute. Si vous ne la voyez pas, il faudra désactiver le bloqueur de publicité, désolé. Autant dire que l’effet Streisand est en route.

Par la suite, en duo avec Baba et son épouse, j’ai participé à la vidéo suivante :

Ensuite, j’ai été sur le site de mon opérateur téléphonique et j’ai dû détruire le numéro qui m’a accompagné durant près de 15 ans. Vous comprendrez que je conserve mon nouveau numéro caché, mais j’espère un jour que j’aurai ma vengeance.

On dit qu’il faut ignorer les trolls… Vous êtes certain que c’est toujours valable ?