Le projet de distribution GNU/Linux VeltOS bouge-t-il encore ?

VeltOS, c’est un projet que je suis d’un oeil discret depuis plusieurs années. Sa formule est simple : base Archlinux avec une couche d’outils Gnome et un environnement graphique maison, le Graphene Desktop.

Dans un premier billet assez moqueur, en date du 2 octobre 2015, je parlais de la première préversion du projet. Un an plus tard, je me demandais si la messe était dite pour le projet.

M’ennuyant ferme ce 16 août 2017, j’ai décidé de voir où en est ce projet hautement innovateur. Après avoir récupérer et analyser le script d’installation qu’on peut trouver sur le site, je suis tombé sur un fichier au nom étonnant dans un répertoire dédié : veltos-0.3.-1-x86_64.iso

Tiens donc… Une nouvelle préversion pour le projet serait-elle en cours de finition ? Même si le lien vers le github proposé n’est plus correct, on peut trouver le bon en moins d’une minute et demie.

Sur un des sous-projets sur github, on peut trouver un intitulé « vosiso » qui indique que la version 0.3 du projet date des alentours du 10 août 2017

J’ai donc récupéré l’image ISO en question. J’ai eu envie de voir où en était ce projet aussi innovant 🙂

L’interface live se lance. Cependant, quand je démarre l’installateur, celui se bloque sur la détection d’une partition prête à l’utilisation 🙁

Bug rapporté à l’adresse suivante : https://github.com/VeltOS/vos-installer/issues/1

Résultat des courses ? J’ai décidé de suivre la page d’installation et de partir d’une base minimale archlinux installée via Arch-Anywhere. Les seuls rajouts ? Pacaur et zsh 🙂

J’ai ensuite récupéré le script d’installation, et je l’ai lancé.

Quelques captures d’écran de l’installation :

Le tout début de l’installation…

Et une fois l’installation terminée, la question fatidique 🙂

Une fois le tout terminé, j’ai décidé de faire chauffer mon ami SimpleScreenRecorder pour vous montrer cette version de développement en action.

Pour conclure, on peut se dire que c’est un projet qui souffre des défauts classiques de nombreuses distributions GNU/Linux : trop peu de personnes pour s’occuper du code, et peut-être le plus dangereux ici, vouloir créer une interface graphique depuis la page blanche. N’est pas Ikey Doherty qui veut.

Évidemment, j’ai été obligé d’installer les traductions à la main. Ainsi que d’autres outils bien pratiques, mais c’est le lot de toute version de développement.

Cependant, vu le rythme de sortie des versions qui est impacté par le manque de main d’oeuvre derrière le projet, je ne parierai pas sur la survie de la distribution au delà d’un ou deux ans. C’est peut-être pessimiste, mais je préfère rester prudent.

C’est un brin dommage, car l’ergonomie de l’ensemble est intéressante, changeant des copies à foison de l’interface de MacOS. J’ai reproduit en vidéo ce qui est proposé par défaut avec l’image ISO du projet. Espérons que ma prévision soit foireuse…

Solus 3, un grand cru en vue pour cette distribution GNU/Linux en rolling release ?

S’il y a une distribution GNU/Linux en rolling release que j’apprécie, c’est le projet mené d’un main de fer dans un gant de velours par Ikey Doherty. Oui, je parle du projet Solus, du moins sa deuxième génération.

J’ai commencé à m’y intéresser à l’époque de la naissance du Budgie Desktop, en mars 2014. Oui, en gros, 3 ans et demi en ce mois d’août 2017.

La Solus 3 – où est passée la 2 ? – est sortie en cette mi-août 2017. Sur les notes de publications, qui sont assez copieuses, on apprend entre autres choses :

  • Le support de la technologie AppArmor et des Snaps d’Ubuntu
  • Un support complet de l’impression dès la version live : la totale pour les pilotes ou presque !
  • Budgie 10.4 change une nouvelle fois de présentation générale, et me fait étrangement penser à celle de l’époque de la bêta 2 dont je parlais en mai 2015.
  • Le menu déroulant de Budgie s’inspire du très bon brisk qui est fourni avec la saveur Mate de la Solus.
  • Le thème Arc a été sacrifié et remplacé par le thème papirus. On a heureusement échappé aux horreurs numixiennes 🙂

J’ai donc fait chauffer mon client bittorrent pour récupérer l’image ISO de la saveur Budgie Desktop.

Une fois l’image ISO bien au chaud sur mon disque dur, j’ai demandé à VirtualBox de me donner un coup de main.

Une fois l’ensemble lancé, on a l’environnement Budgie 10.4 qui nous accueille. Ici, il y a un point noir de la distribution : il est uniquement en anglais 🙁

J’ai donc lancé l’installateur – lui aussi dans la langue de la Perfide Albion – mais cela reste de l’anglais technique, donc encore abordable.

Dès le départ, on peut choisir la langue utilisée pour l’OS installé. Ensuite, les étapes classiques : clavier, fuseau horaire (qui peut être auto-détecté), installation en mono ou dual-boot, type de partitionnement, le nom de la machine en réseau, la création d’un compte utilisateur, et l’habituel récapitulatif.

Cf les captures d’écran ci-après.

Le choix du clavier.

Le choix de l’emplacement d’installation.

Le nom en réseau.

L’ajout d’un compte utilisateur.

Le récapitulatif final. L’installation terminée en un gros quart d’heure, l’installateur nous demande de redémarrer.

J’ai cependant décidé de faire à nouveau une installation en vidéo, ne serait-ce que pour montrer un des points forts de la Solus : son haut niveau de traduction dès le premier démarrage sur disque dur…

Pour conclure ? Il y a deux énormes points noirs pour la Solus :

  1. La version live uniquement en anglais.
  2. La logithèque qui est petite, mais cela est dû à la petitesse de l’équipe et la relative jeunesse du projet.

Un point un peu plus gris, c’est que les outils en mode graphique sont encore partiellement en anglais, mais cela est dû à la petitesse de l’équipe et l’absence de personnes voulant se dévouer à la tâche ingrate de traduire les logiciels.

J’ai été sinon des plus agréablement surpris par la qualité de l’ensemble. Je ne peux que tirer mon chapeau à Ikey Doherty et les développeurs derrière le projet. Quand on a des projets aussi sérieux à se mettre sous la souris, ça fait plaisir à voir. Il n’y a pas 15 trillions d’environnements de bureaux et de gestionnaires de fenêtres supportés, mais il y a quelque chose d’indéniable : ça fonctionne et bien en plus de cela.

Un projet qui a tout pour tenir la dragée haute aux grands noms du domaine si la tendance se poursuit ainsi.

La démocratisation réelle des distributions GNU/Linux sur le bureau de l’utilisateur personnel, un doux fantasme ?

Cela fait des années que je me bats avec mes humbles moyens pour faire progresser la cause du libre sur le bureau de « monsieur et madame tout-le-monde ». J’ai déjà dû consacrer de nombreux articles sur le sujet, mais ce sont deux commentaires de Berillions – et oui, je cite mes sources ! – sur deux vidéos mise en ligne début août 2017 qui m’ont permis de pointer le principal (ou l’un des principaux ?) problème à cette démocratisation qui serait la bienvenue.

Le premier commentaire est sur une vidéo où j’explique avec des mots simples la constitution et l’utilisation d’un PKGBUILD sous Archlinux et apparentés :

Le deuxième étant sous une vidéo consacrée à la migration plus que casse-bonbon d’une Manjaro Linux OpenRC vers l’Artix :

J’ai préféré faire des captures d’écran pour deux raisons. La première étant d’avoir une archive en cas de suppression, la deuxième étant pour montrer le texte d’origine avec ma réponse 🙂

Comme vous avez pu le constater, sur les deux commentaires, on en revient toujours au même point : la documentation via le wiki… Ah, la documentation et la lecture…

Il ne faut pas se voiler la face. Dans son livre de 2003, Eric S. Raymond déclare : « Unix is user-friendly — it’s just choosy about who its friends are. »

On peut traduire cette citation ainsi : « Unix est convivial (user friendly) – il est juste tatillon pour choisir ses utilisateurs. »

Même si les distributions GNU/Linux ne sont pas des unix à 100%, elles s’en inspirent largement. Débuter sur un unix, ce n’est pas facile. Même si MacOS-X depuis sa première version en 2001 est basé sur un unix, son interface graphique en cache toute la sublime et esthétique complexité.

Je pense que nous sommes face à un tournant en terme d’informatique personnelle.

Nombre de personnes qui ont commencé l’informatique à la maison dans les années 1980 et 1990 savaient qu’il fallait souvent potasser des documentations aussi complètes qu’aride pour faire la moindre chose. Je vous renvoie à cette vidéo du vidéaste américain Lazy Game Reviews qui montre la complexité d’ajouter une barrette de mémoire vive sur un IBM PC de la fin des années 1980… Bon appétit 🙂

Oui, je sais c’est en anglais avec un accent américain à couper au couteau, mais c’est vraiment très instructif.

Nous sommes ici sur le principal problème comme je l’avais annoncé plus haut. Qui irait se plonger dans un manuel de plusieurs dizaines de pages pour simplement installer une barrette de mémoire vive ? Qui aurait envie de fouiller dans un manuel aussi épais qu’un annuaire pour apprendre à appliquer quelques effets dans son logiciel de retouche d’images préféré ?

Plus grand monde de nos jours. Nous sommes dans une époque de l’instantanéité où l’on perd facilement patience au bout de cinq minutes. Que des personnes n’aient pas envie de se taper 15 opérations pour avoir un environnement graphique parle leur langue, je le comprend aisément. Même moi, ça me gonfle largement.

Nous sommes dans une informatique où les utilisateurs veulent rendre leur ordinateur payé plusieurs centaines d’euros / dollars / livre sterling / etc. aussi simple d’emploi qu’une cafetière électrique. Appuyer sur un bouton pour faire démarrer l’ensemble et basta !

Bien entendu, il y aura toujours des personnes qui auront envie de s’aventurer en coulisses pour savoir comment ça marche. Mais je pense que ce marché est déjà quasiment conquis pour le monde libre, que ce soit pour les distributions GNU/Linux ou les BSD libres.

Ensuite, il y a la grosse majorité des utilisateurs qui pourraient être conquis, mais qui sont effrayés par la complexité d’un unix-like. Qui ne cherchent qu’une informatique presse bouton. Qui n’auront jamais envie de s’aventurer en ligne de commande. Qui recherchent des outils à la Apple Store / Google Play Store pour rajouter au besoin des logiciels.

Cela Microsoft et Apple l’ont parfaitement compris et l’applique depuis des décennies. Le monde du libre refuse-t-il de voir cette vérité ? Ou considère-t-il que ce n’est pas la peine de faire des outils qui facilite la vie de l’utilisateur « monsieur tout-le-monde » ?

Ou est-ce le fait d’une minorité gueularde qui refuse de voir son jouet préféré devenir abordable ?

Je ne suis ni psychologue, ni psychiâtre, mais je me pose la question. J’ai eu l’impression que l’on est face à une guerre des générations, une génération ayant connu la distribution GNU/Linux qu’il fallait installer à la force du poignet en compulsant des centaines de pages de manuels – et dont j’ai fait partie – et une autre qui ne cherche qu’à utiliser les distributions.

Bien que faisant partie des anciens du monde GNU/Linux, je ne vois pas en quoi il est inutile de faire des vidéos pour rendre des pages de wiki plus abordables, et plus compréhensible par la suite. Mais ce doit être une forme d’altruisme incompris…

Comme je l’ai répondu, si on virait toutes les vidéos concernant une manière d’aborder plus ludiquement les pages de wiki qui sont aussi bien remplie qu’aride à lire, 95% des vidéos sur le monde GNU/Linux disparaîtraient.

De la même manière, doit-on réserver les plateformes vidéos pour y voir des défis à la con ? Doit-on enlever les chaines de vulgarisation scientifique ? De vulgarisation historique ou musicale ? Si oui, youtube ressemblerait à terme à une forme dégénérée des productions de Cyril Hanouna qui peut tout se permettre – et surtout le plus ignoble – car il est friqué à mort et couvert par une direction qui ne cherche que l’audimat à tout prix.

Désolé pour la digression de cette fin d’article. Mais tant que l’on voudra ne pas admettre que les générations d’utilisateurs passent et qu’il n’y aura toujours qu’une minorité de technophiles pour faire avancer la cause du bureau personnel libre, dans 30 ans, la situation sera la même qu’en 2017.

Vieux Geek, épisode 96 : Paint Shop Pro 3, le photoshop du « pauvre » pour MS-Windows 3.1x…

En 1995, j’ai acheté mon premier PC, un 486DX2 à 66 Mhz, avec 4 Mo de mémoire vive. Après l’avoir gonflé à 8 puis 12 Mo, lui avoir rajouté une carte son et un lecteur de CD-Rom 2x, j’ai commencé à acheter pas mal de logiciels sur CD, spécialement ceux fournis avec les magazines.

Il y avait aussi des marques comme Sybex qui importait certains logiciels en leur rajoutant une traduction française. C’est ainsi que j’ai pu mettre la main sur l’outil de retouche d’images Paint Shop Pro. Développé par Jasc Software, c’était un peu le photoshop du « pauvre ».

Reprenant l’interface générale du logiciel phare d’Adobe, il permettait à des personnes n’ayant pas les moyens d’acheter – ou de se procurer sur un circuit parallèle, pas bien ! – la Royce Rolls d’Adobe.

Je me souviens d’avoir acheté une version 4 ou 5, c’est assez flou, chez feu WSKA Éditions, dont j’ai pu retrouver un lien vers une version de Paint Shop Pro de 2007. Mais revenons-en à Paint Shop Pro 3. Pour vous le montrer en action, j’ai créé dans VirtualBox une machine virtuelle comprenant MS-Windows 3.1 (dont l’affichage a été gonflé en 800×600 par 256 couleurs) puis j’ai fait mumuse avec Paint Shop Pro.

Comme vous avez pu le voir, l’outil était assez limité, mais il convenait largement pour la plupart des opérations de retouches d’images à l’époque. Comme je l’ai dit dans la vidéo, Corel a racheté Jasc en 2004, et la dernière version 18.0 alias X.8 est devenue une sacrée usine à gaz… En hommage à la rolls d’Adobe ? En tout cas, j’ai passé pas mal de temps avec cet outil avant de migrer vers le monde des bisounours GNU/Linux. Devoir apprendre à utiliser The Gimp a été très instructif par la suite 😀

Y a-t-il un problème de compréhension de l’anglais technique dans le monde francophone libre ?

Note préliminaire : il y a trois vidéos qui illustrent cet article. Désolé, mais c’était nécessaire pour la cohérence du billet.

Je n’ai jamais été un grand cador dans le domaine de la compréhension et l’écriture de la langue anglaise. il faut dire que mon anglais était des plus limités quand je suis sorti du circuit scolaire après un cursus d’anglais en tant que première langue vivante entre la sixième et la terminale.

Quand je suis arrivé sur internet en 1997, il a fallu que je me sorte les doigts du fondement pour trouver les informations dont j’avais parfois besoin. Il faut dire qu’en 1997, les pages en français étaient plutôt rares, surtout quand Altavista était le moteur de recherche qui régnait sur la toile naissante.

Heureusement, 20 ans plus tard, les sources d’informations francophones se sont multipliées. Cependant, il ne faut pas oublier que l’anglais reste la langue maternelle de l’informatique libre ou privatrice.

En duo avec Baba Orhum, j’ai enregistré un vidéo parlant d’un point de vue général sur le monde du libre en tant que vieux libriste.

Un des points abordés était la guerre sainte des systèmes d’initialisation, vous savez le genre de guerre que se font les technophiles souvent avec une vie sociale réduite à sa portion congrue.

Le dernier avatar de cette guerre étant la naissance du projet Artix, consécutif de la mise à mort de la Manjaro OpenRC. Le titre de la page est important, j’y reviens en fin d’article : « Artix Linux is a fork of Archlinux to use different init systems ». Besoin de traduire ? 🙂

J’en avais parlé dans cette vidéo du 29 juillet 2017.

C’est ici qu’intervient le problème de lecture de l’anglais technique que j’évoque en début d’article. En effet, sur le fil annonçant la fin du projet Manjaro OpenRC, Phil Müller alias Philm qui n’est autre que le papa de la Manjaro déclare :

From Manjaro side we will support OpenRC till this fall and remove all packages with i686 architecture all together from our repos. People using OpenRC will have a migration plan to move to the new project. All using i686 architecture however have to move to another distro as we won’t continue i686.

Ce qu’on peut traduire ainsi, ce n’est pas non plus de l’anglais de la haute société :

Du côté de la Manjaro, nous supporterons OpenRC jusqu’à cet automne et nous enleverons tous les paquets ainsi que ceux de l’architecture i686. Les personnes utilisant OpenRC auront un plan de migration pour aller vers le nouveau projet. Toutes les personnes utilisant l’architecture i686 devront aller sur une autre distribution car nous n’allons pas continuer le i686.

Donc, installer en ce début août 2017 une Manjaro OpenRC, que ce soit en dur ou en virtuel, c’est se condamner à se retrouver avec un projet qui ne pourra plus être mis à jour à compter de la fin septembre ou de début octobre. Un sacré cul-de-sac, non ?

De son côté, Artoo a annoncé la publication de l’ultime image ISO du projet Manjaro OpenRC :

C’est le post-scriptum qui est le plus intéressant :

If intending to migrate to Artix, I found doing a clean install and adapting it as per taste to be simpler / easier than migrating an existing install.

Ce que l’on peut traduire ainsi :

Si vous avez l’intention de migrer vers Artix, j’ai trouvé que faire une installation propre et l’adapter à vos goûts est plus simple / plus facile que de migrer une installation existante.

Il suffit de jeter un oeil sur la page de migration de Manjaro OpenRC vers Artix, qui est encore une version de travail au moment où je rédige cet article le 8 août 2017, et c’est encore assez sensible.

On y arrive – ma curiosité ayant pris le dessus – mais il faut faire gaffe à chaque étape. J’ai enregistré la dite migration, et j’ignore si elle sera publiée un jour sur ma chaîne.

Si vous avez envie d’installer une Manjaro OpenRC en ce mois d’août 2017, n’oubliez pas une chose : c’est une condamnée à mort. Elle a la tête sur le billot et la hache du bourreau va tomber sur sa nuque.

Quant à la Artix, je ne la vois pas vivre longtemps. Pourquoi ? Pour les raisons suivantes :

  1. Si je veux un duo OpenRC et paquets précompilés, je me tournerai vers une Calculate linux.
  2. Si je veux un duo RunIt et paquets précompilés, je me tournerai vers une Void linux.
  3. Si je veux un duo S6 et paquets précompilés, je me tournerai vers une Obarun S6.

Donc, le projet Artix s’attaque à des distributions qui existent depuis plusieurs années et qui sont bien installées auprès de leurs publics respectifs. Je ne demande cependant qu’à être démenti.

Pour conclure, je me demande ce qu’il y avait de compliqué en anglais dans les messages postés sur le projet Artix. À croire que l’anglais est encore et toujours l’ennemi du Français cherchant à combattre la perfide Albion 🙂

Et si on faisait un bilan au de bout de 5 ans des distributions GNU/Linux ? Troisième partie.

Troisième partie qui prend la suite du billet du mois de juillet 2017. Attaquons nous au mois d’août 2012, et voyons ce que donne le bilan des distributions dont j’avais parlé à cette époque reculée 🙂

9 août : je parlais de la Bedrock Linux, une distribution un peu bizarre qui prend le meilleur de chaque distribution tierce… 5 ans plus tard, la distribution survit dans l’attente d’une troisième béta pour sa première version finale… Ouais… 🙂

12 août : je parlais d’une certaine CinnArch… Vous ne connaissez pas l’Antergos ?

20 août : tiens, je parlais de la Frugalware Linux 1.7 à l’époque 🙂

21 août 2012 : je parlais d’une distribution naissante… La Manjaro Linux 0.8.0 ! Quelques 5 ans plus tard, on peut dire qu’elle a réussi à son pari, non ? 🙂

23 août 2012 : tiens, PC-BSD 9.1rc1 et sa légèreté légendaire ? 🙂

27 août 2012 : ah, la Chakra Linux 2012.08. Et oui, elle existait déjà en 2012 🙂

Un bilan pas trop mauvais pour ce mois d’août 2012, que des distributions encore vivantes de nos jours. On verra en septembre pour la suite de ce bilan de l’année 2012.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ? Pas grand chose cette semaine, mais du lourd…

Bon week-end !

Quelques réflexions en passant sur le monde du libre…

Au début, le contenu de cet article devait être un ensemble de trois vidéos, mais ayant décidé de mettre en pause durant quelques temps mon activité sur Youtube, je préfère passer par l’écrit. Je suis au final plus à l’aise avec ce médium de toute façon.

Étant membre du monde du logiciel libre – pour mon outil informatique – depuis 1996 à temps partiel, à temps plein depuis 2006, j’ai pu connaître plusieurs périodes, et celle qui se profile depuis quelques années me laisse interrogatif pour ne pas dire pantois.

Il y a plusieurs points que je voudrais aborder rapidement. Le premier, c’est le discours aseptisé que nous servent certains acteurs du libre. Tellement aseptisé qu’un fromage blanc à 0% de matière grasse serait en comparaison en état de pourriture avancé.

Je me demande si le logiciel libre aurait atteint sa pénétration actuelle sans que quelques acteurs clés aussi bien doué pour le développement que pour ouvrir leurs grandes gueules quand c’était nécessaire n’avaient pas existé. Sans un Linus Torvalds qui se dispute gentiment avec Andrew Tannenbaum, sans l’imprimante du MIT, où on en serait-on ?

Que l’on aime ou pas des personnes comme Richard Matthew Stallman, Linus Torvalds ou encore Theo de Raadt, sans eux – et bien d’autres – sans elles, le logiciel libre et apparenté serait resté à l’état plus qu’embryonnaire et serait resté un joujou pour geek universitaire.

Ce qui me fait arriver à mon deuxième point. On assiste depuis quelques années à un retour d’une volonté de « techniciser » et de complexifier les distributions GNU/Linux. Je ne reviendrai pas sur la lascinante guerre des inits. Mais c’est sûrement l’expression la plus prégnante de cette volonté.

Un peu comme si on assistait à un mouvement de révolte contre ce qu’à fait Canonical à compter de 2004 : démocratiser pour de bon les distributions GNU/Linux avec des idées simples : un installateur en mode graphique, une logithèque bien fournie, des logiciels qui parlent directement dans la langue de l’utilisateur.

Ce qu’avait tenté de faire d’autres entreprises et communautés du libre sans avoir réussi à trouver la bonne recette au final, même si ce n’était pas faute d’avoir essayer de nombreuses fois. Ensuite que Canonical se soit fourvoyer dans la convergence des écrans durant des années, c’est un autre problème.

Dernier point, c’est le pacte faustien signé avec l’ennemi du logiciel libre, Microsoft. C’est vrai que l’on pourrait dire que cette volonté de la part de Microsoft de faire la paix avec ce qui était un cancer pour lui est une bonne chose.

On va dire que je vois les choses par le mauvais bout de la lorgnette, mais cette interopérabilité se fera sur le dos du logiciel libre.

N’aurait-il pas été plus intéressant pour conquérir l’un des derniers marchés qui échappe au logiciel libre, celui des utilisateurs qu’on les appelle Michu ou Lambda, en aidant au port de logiciels mythiques comme Adobe Photoshop ou du moins en améliorant son support via des technologies comme Wine.

Permettre que bash – le shell mythique des distributions GNU/Linux – soit fonctionnel sur MS-Windows 10, c’est comme de dire : vous avez besoin de bash ? Pas la peine de vous ennuyer à installer une distribution GNU/linux, restez avec votre MS-Windows 10.

C’est encore une nouvelle fois la stratégie du EEE (Extend, Embrace, Extinguish) appliqué par Microsoft contre des concurrents comme Lotus (et son tableur 1-2-3), IBM (et OS/2), ou encore contre Netscape.

On me dira que je vois le mal partout, je répondrai : je suis juste prudent et je connais le passé – pour ne pas dire le passif – du géant de Seattle. Je demande juste à être démenti.

Exceptionnellement, les commentaires sur cet article seront ouvert jusqu’au 1er septembre, au lieu d’être clos au lieu de 10 jours.

Ah, le tabou de l’argent dans le monde du logiciel libre…

Oui, je sais, on va pouvoir me dire : qu’est-ce qu’il vient remettre cette histoire sur le tapis. Suite à une discussion, j’ai eu l’idée de la vidéo que vous pourrez visionner ci-après ce texte.

J’ai résumé plusieurs idées que je développe depuis des années : la dispersion des projets dans le monde du logiciel libre ce qui fait qu’une partie d’entre eux soient au ralenti faute de ressources humaines (codeurs, testeurs, etc.) ou financières. Faire vivre un projet sur ses fonds propres, on atteint rapidement les limites de ce qui supportable.

Reste donc le problème épineux des rentrées de finances : la publicité ? Trop aléatoire ne serait-ce qu’à cause de l’utilisation justifiée des bloqueurs de publicités. D’ailleurs, dès que l’on insère des publicités sur un site, on devient dépendant du ou des annonceurs qui sont friands à la limite de l’obésité des données de connexions des personnes venant sur le site. La confiance qui doit s’établir entre la personne qui visite le site et la personne qui s’occupe du dit site peut disparaître.

Bien entendu, les appels aux dons sont dépendantes des finances des personnes. Bref, on finit rapidement par tourner en rond. Mais je vous laisse regarder la vidéo avant de continuer la lecture de l’article.

Comme vous avez pu le voir, j’ai repris dans l’article une partie des arguments développés dans la vidéo. J’ai eu droit à des remarques sur la vidéo concernant l’accès gratuit à la documentation que je propose. Le proverbe « Toute peine mérite salaire » a été sorti. Si je suis d’accord sur le principe, j’ai des obligations légales qui m’obligent à déclarer toute arrivée d’argent sur mon compte en banque.

C’est pour cela que je n’ai jamais demandé la moindre forme de rémunération monétaire, ni même envisagé. J’ai déjà précisé que si vous appréciez mon travail et que vous voulez me remercier, il y a plusieurs options :

  1. La première étant un remerciement par un commentaire ou un courrier électronique
  2. La deuxième a été enlevée suite à une réflexion intense 😀

Il n’y a strictement aucune obligation de votre part, mais je vous dis simplement que ce sont les moyens de me remercier si vous en avez la possibilité.

Je ne demande rien. Les services que je propose, que ce soit sur mon blog, sur les espaces github et gitlab pour mes tutoriels ou mes vidéos sur youtube ne me coûte presque rien.

Sur ce, je vous laisse, j’ai pas mal de petites choses à boucler 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version d’août 2017.

Voici la quarante-sixième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de juillet 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er août vers 09 h 15 du matin, l’ISO d’août 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Où en est la Trisquel GNU/Linux 8, 33 mois après la sortie de sa version 7 ?

La Trisquel GNU/Linux est sûrement la distribution GNU/Linux 100% libre la plus abordable selon les « saints canons » de la Free Software Foundation. En effet, elle se base sur une distribution qui est devenue pour le grand public synonyme de Linux (oui, je fais volontairement une métonymie ici), la Ubuntu.

La dernière fois que j’ai parlé dans un billet dédié de ce projet, c’était en août 2014 pour aborder une préversion de la version 7, basée sur la Ubuntu 14.04 LTS. La version 7.0 finale sortira 3 mois plus tard, en novembre 2014, dixit la page de téléchargement de Trisquel.

Trisquel 7.0 LTS Belenos

Date de sortie: 11/03/2014 – 18:09

Et oui, le format de date est celui employé par les anglophones à savoir mois / jour / année.

Entre temps, la base de la Trisquel GNU/Linux, à savoir la Ubuntu est arrivée dans une nouvelle version LTS, la 16.04. Cependant, il a fallu attendre quelques 6 mois pour qu’un fil annonce sur les forums de la Trisquel GNU/Linux la disponibilité d’une première version alpha installable.

En janvier 2017, le seul – à ce que j’ai compris, merci de me dire si je me plante ou pas dans les commentaires – développeur dédié au projet a lancé un fil dédié aux versions de développement de la version 8 de la Trisquel GNU/Linux.

J’ai donc récupéré la dernière image ISO de développement en date. Au moment où je rédige ce billet, le 30 juillet 2017, c’est une image ISO datée du 19 juin que j’ai pu récupérer.

J’ai lancé mon ami VirtualBox pour voir ce qu’a cette future version 8.0 dans le bide. Pour gagner du temps, j’ai pris l’option d’installer directement l’image ISO.

J’ai noté que l’installateur propose de chiffrer l’installation dès le départ. N’en ayant pas besoin dans le cadre de cet article, j’ai décoché les deux options. Mais il était intéressant de noter leur activation par défaut. Après une petite dizaine de minutes d’attente, j’ai pu redémarrer sur la Trisquel GNU/Linux 8 en développement.

Après le redémarrage, on se retrouve sous une base Mate-Desktop (1.12 apparemment) et une traduction complète dès le départ ou presque. 172 Mo de mise à jour sont à effectuer. Pour une image ISO vieille d’un mois et demi, c’est assez correct.

Une fois les mises à jour terminées et après avoir vérifié que tout se lançait bien, j’ai décidé de montrer la Trisquel GNU/Linux 8 en action.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, pour montrer le saut qualitatif depuis la Trisquel GNU/Linux 7.0 j’ai été obligé de montrer les deux. Comme je l’ai précisé, la Trisquel GNU/Linux 7.0 est encore utilisable, mais elle fait vraiment son âge maintenant. Si vous avez du matériel trop récent, dommage pour vous.

Pour en revenir à la version 8 de la Trisquel GNU/Linux, ce serait vraiment bien pour le projet que la distribution rafraîchie sorte d’ici la fin de l’année, après avoir tué le bug de l’auto-démarrage du lecteur d’écran et de l’impossibilité d’installer des extensions dans Abrowser.

Si la Trisquel GNU/Linux 8 sort en 2018, elle laissera dans l’esprit des personnes pouvant être intéressées par ce genre de distribution l’idée que les dérivées 100% libres sont souvent vieillottes voire ancestrales sur le plan de leur logithèque.

Ensuite, on peut se dire que le retard pris est dû à un manque de main d’œuvre pour construire la nouvelle version. Une nouvelle preuve qu’une fragmentation excessive peut devenir une sacrée source d’emmerdements dont souffre les utilisateurs, qu’ils soient des super-technophiles ou des utilisateurs effrayés par l’idée de mettre à jour un logiciel.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

  • J’ai toujours apprécié le mélange metal et chant clair féminin. Un exemple réussi de cette collaboration ? Le deuxième album des Neverlight, « Nova Red ».
  • Découvert via le réseau à l’oiseau bleu, le groupe de pop-rock nord-américain Laini and the Wildfire. Dommage que le groupe n’envoie des versions physiques de son premier EP qu’à l’intérieur des États-Unis 🙁

Bon week-end !

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 15 : GNUStep…

Oui, je sais. Vous allez me dire : un projet fou du logiciel libre qui commence par GNU, c’est presque une évidence. Mais ici, on attaque du lourd.

Il nous faut remonter en 1985 pour savoir ce qu’est GNUStep. En cette année, Steve Jobs se fait remercier à grand coup de pompes dans le fondement de la boite qu’il a fondé 9 ans plus tôt. En réaction, il se lance dans un nouveau projet informatique, modestement intitulé NeXT, que l’on peut traduire par « suivant ».

Dans l’esprit de Steve Jobs, l’idée est simple. Dépasser l’étape du Mac et aller vers une nouvelle vision de l’informatique. En 1988, le premier ordinateur de NeXT est présenté, c’est la NeXT Station, alias NeXT Cube à cause de sa forme.

Basé sur des processeurs Motorola 68030/68040 (la même famille de processeurs que les premiers Mac d’Apple), il est épaulé par un système d’exploitation graphique révolutionnaire pour l’époque, NeXTSTEP. C’est un unix (un BSD pour être plus précis) avec une interface graphique à l’ergonomie entièrement repensée. Un affichage léché (pour l’époque) et des outils de développement orienté objet complète l’offre. Autant dire qu’en 1990, ça déchire ! 😀

Vers 1993, en coopération avec Sun Microsystems, NeXTSTEP est porté sur différents processeurs (intel x86, PA-RISC et Sparc). Pour aider à la popularisation de NeXT, une spécification est développée et on l’appelle OpenStep.

Par la suite, une version 100% de l’implémentation d’OpenStep est lancée, c’est GNUStep.

En 1996, Steve Jobs reprend les manettes d’Apple, et le travail effectué durant l’époque de NeXT servira de base à ce qui deviendra MacOS-X en 2001.

Il y a un projet de liveCD basé sur Debian qui propose GNUStep, mais il faut savoir que le projet évolue très lentement. Il s’est passé près de 8 ans entre la sortie de la version 2.0 et la 2.5…

Pour montrer GNUStep en action, on peut aussi passer par le projet étoilé, mais qui semble être au point mort depuis 2014.

J’aurai bien pu installer le liveCD en suivant les instructions proposées, mais vu leur obsolence… Même en suivant les instructions du site officiel en partant d’une Debian minimale, le résultat n’était pas des plus probants, les applications typiques de GNUStep n’étant pas intégré au menu de WindowMaker qui est l’interface la plus adaptée, dixit le site officiel du gestionnaire de fenêtres :

Window Maker is an X11 window manager originally designed to provide integration support for the GNUstep Desktop Environment. In every way possible, it reproduces the elegant look and feel of the NEXTSTEP user interface.

Une traduction rapide ?

Window Maker est un gestionnaire de fenêtres X11 conçu à l’origine pour fournir un support d’intégration pour l’environnement de bureau GNUstep. De toutes les manières possibles, il reproduit l’apparence élégante de l’interface utilisateur NEXTSTEP.

J’ai fini par lancer la capture d’écran vidéo en me basant sur le liveCD, paradoxalement le plus fonctionnel…

L’ensemble est très beau… Mais il est aussi beau qu’il est incomplet. La plupart des outils sont datés de 2012, au mieux de 2014… Doit-on dire que c’est un projet qui est moribond ? Peut-être, mais laissons-lui encore une chance 🙂

En tout, on pouvait largement imaginer le choc entre 1990 et 1993 quand les PCs les mieux équipés tournaient sous MS-Windows 3.0 et 3.1…

Un coup de gueule qu’on m’a demandé de relayer.

C’est la première fois que je relaye un coup de gueule d’une connaissance du monde du libre qui m’a demandé un coup de main au passage.

J’ai rédigé le message suivant à sa demande. Je le recopie verbatim. pour vous faire prendre conscience d’un problème chronique du monde du libre.


La communauté doit se réveiller : le cri du coeur d’un petit mainteneur !

Ceci est le cri d’un coeur d’un petit administrateur qui s’efforce de maintenir un service de qualité digne de ce nom.

Je trouve inadmissible que la Quadrature du net ou Framasoft soit obligés de faire régulièrement des appels au dons.

Je ne suis pas le seul à faire de l’hébergement gratuit de documentations et d’autres services. Ce qui n’est pas gratuit à entretenir et à maitenir en vie.

Il faut savoir que j’ai eu un retour presque nul sur les plus de 300 000 visiteurs uniques pour juin 2017.

Il m’est aussi impossible de réunir une somme d’environ 50€ pour financer les serveurs à compter de septembre 2017.

Au vu du manque de reconnaissance criant de la communauté qui préfère l’insulte, la critique et les guerres stériles plutôt que d’aider les administrateurs, les mainteneurs et associations oeuvrant pour le bien de tous, pas étonnant que certains abandonnent.

À titre d’exemple, nous avons OpenSSL. Le logiciel est géré par une petite équipe avec un budget ridicule en comparaison des services rendus et sans aucun rapport avec son importance et son emploi dans le domaine de la sécurité. Qui irait acheter en ligne sans passer par un site en https ? Et qui https dit généralement OpenSSL…

Je n’écarte pas la possibilité de fermer mes services, car je ne pourrais tenir éternellement avec mes finances. En effet la fréquentation monte en flèche et j’ai besoin de serveurs pour tenir la charge et continuer de proposer à un service digne de ce nom (chargement dans les 2 à 3 secondes qui suivent la demande).

Je tiens à préciser que Lagout.org n’est qu’un projet parmi d’autres comme l’hébergement des ISO de la Manjaro Tux’n’Vape et le petit forum de Parrains Linux.

J’espère que vous avez compris mon coup de sang qui est celui d’un petit admin parmi tant d’autres et qui n’est pas le seul à constater amèrement de ce manque de reconnaissance.

Librement votre,

Lagout.


Maintenant, vous êtes au courant. Comprenne qui voudra ou qui pourra !

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 14 : Doomsday, le port deluxe pour Doom, Heretic et Hexen…

Pour noël 1997, l’équipe d’id Software rendit public le code source de Doom, en le plaçant sous GPLv2. Cela permit de porter le jeu un peu partout, que ce soit sur des ordinateurs censés ne pas le supporter – comme les Amiga par exemple – mais aussi d’améliorer les versions existantes : rajout de la vue à la souris, support de modèles 3D (comme ceux de Quake), textures lissées, graphismes haute-définition, et plein de bonnes choses.

Il y a eu des projets par la suite comme Freedoom (dont j’ai parlé dans le premier épisode de cette série) pour proposer en complément du moteur libéré des niveaux qui soit aussi libres (au sens entendu par la Free Software Foundation).

Parmi les ports des moteurs, on trouve des ports qui veulent reproduire les sensations de la version d’origine, comme Chocolate Doom mais aussi des ports qui veulent pousser l’expérience au maximum, et je demande ici Doomsday (anciennement JDoom).

Ici on tape dans le lourd. Si on pousse Doomsday dans ses derniers retranchements, à savoir : modèles en 3D, textures lissées en haute résolution, vue à la souris (comme pour Quake), il faut penser à passer au i7 avec une carte style Nvidia GTX 1080 et 16 Go de mémoire au minimum 🙂

On peut dire que ce port est très complet, voire même complexe. On peut tout configurer. Autre point intéressant, on peut faire fonctionner :

  1. Doom (version shareware et complète)
  2. Ultimate Doom (celle qui comprend le quatrième épisode, « Thy Flesh Consumed)
  3. Doom 2
  4. Final Doom
  5. Heretic (version shareware et complète)
  6. Heretic, Shadow of the Serpent Riders
  7. Hexen (version shareware et complète)
  8. Hexen, Deathkings Of The Dark Citadel
  9. Chex Quest

Et j’ai dû en oublier quelques uns. Mais le mieux est de vous montrer le monstre en action.

Comme vous avez pu le voir, Doomsday est vraiment un moteur luxueux pour les titres mythiques que sont Doom, Heretic et Hexen. Oui, ça ramait pas mal, est-ce liée à ma vieille machine ? À la gourmandise de Doomsday ? Aux deux ? En tout cas, c’est un boulot monstrueux qui a été abattu pour produire un tel logiciel… Après, je préfère encore ce bon vieux gzDoom qui fait tout aussi bien le boulot 🙂