Que devient SwagArch GNU/Linux, la Manjaro Linux « canada dry » ?

En octobre 2016, je parlais de la SwagArch GNU/Linux qui reprenait les principes de la Manjaro Linux Xfce. Je concluais l’article ainsi :

Je ne condamne nullement le fork, mais il faut savoir l’utiliser à bon escient. Si c’est pour reproduire une Manjaro Linux avec une base Arch, quel est l’intérêt ? Je ne puis que confirmer ce que je disais dans la vidéo d’août 2016 : c’est une DGLFI dans toute sa splendeur. Mais au moins, c’est une DGLFI assez fonctionnelle.

Faut bien voir le verre à moitié plein, non ? 🙂

Un peu plus d’un an est passé et j’ai pu voir que le projet existe toujours. J’ai donc voulu faire un bilan de cette distribution mono-développeur qui semble continuer à tenir le choc.

En passant par Transmission, j’ai récupéré l’image ISO dénommé 18.01.

Mon ami VirtualBox a été mis à contribution…

Après un démarrage rapide, on est accueilli dans une session Xfce retouchée avec un thème sombre et un jeu d’icones maison, SwagArch. Dommage en cas d’indisponibilité temporaire ou définitive du dépôt tiers.

L’installateur est Calamares en version 3.1.11 (ou quelque chose de ce style). Autant dire qu’il fait son boulot et bien.

Au bout d’une dizaine de minutes on peut redémarrer sur la SwagArch fraîchement installée.

Au premier démarrage, après m’être connecté, j’ai forcé la recherche des mises à jour via Pamac. Environ 70 mises à jour ont été détectées.

Une poignée de minutes plus tard, le tout était à jour, et je lançais mon ami SimpleScreenRecorder pour capturer en vidéo cette énième dérivée d’Archlinux.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, la distribution est assez solide, la logithèque bien pensée, mais elle souffre de plusieurs défauts qui la condamne sur le long terme :

  1. Être mono-développeur… Un accident de la vie est si vite arrivé 🙁
  2. Proposer énormément de paquets sur son dépôt personnel sans avoir un doublon sur AUR…
  3. Avoir forké le Manjaro Settings Manager… En lui otant une des ses options parmi les plus importantes.

Donc en dehors de la curiosité, je ne vous conseille pas de l’installer en dur… Si vous le faîtes, ce sera à vos risques et périls. À vous de voir donc. Mais comme c’est une Archlinux à peine retouchée, n’oubliez pas une règle d’or : le dépannage en cas de pépin, c’est RTFM ou en version plus cultivée, « Aide-toi, le ciel t’aidera. »

Si vous cherchez une Archlinux avec Xfce et des outils simplicateurs, autant aller sur Manjaro Linux, au moins, il y aura moins d’aléas.

Vieux Geek, épisode 108 : AfterStep, l’une des premières interfaces « bling bling » pour X11 :)

Quand j’ai abordé le doucéreux monde du libre, en 1996, les interfaces graphiques étaient assez austères. Au mieux, c’était fvwm avec une apparence générale reprenant l’approche du – alors très évolué – produit phare de Microsoft à l’époque, MS-Windows 95.

En 1997, des développeurs ont eu envie de donner une plus belle apparence à l’interface graphique des distributions GNU/Linux de l’époque. Alors que KDE était encore dans ses langes et que GNOME allait naître, un projet s’inspirant de l’interface de NeXTStep/OpenStep a été développé. AfterStep venait de naître. Il faudra attendre début mai 1998 pour que la version 1.0 ne sorte.

Entre temps, le projet WindowMaker fut lancé, mais ce n’est pas le cadre de cet article. AfterStep est toujours en vie près de 20 ans après la sortie de sa version 1.0, même si sa dernière publication commence à sentir un peu la naphtaline. La version 2.2.12 est en effet sortie en juin 2013.

Le but étant de proposer quelque chose de léger et d’esthétique 🙂

Pour montrer AfterStep en action, je suis parti d’une Anarchy Linux (oui, j’avais la flemme de me taper une installation à la mimine) avec un Openbox minimaliste.

J’ai juste rajouté trizen via git et makepkg.

Pour la compilation d’Afterstep ?


trizen -G afterstep
cd afterstep
makepkg -si

Au bout de 4 minutes, j’avais un AfterStep 2.2.12 disponible à l’utilisation 😉

À la première connexion, j’ai tout de suite vu quelque chose de franchement agréable, qu’il ne me restait plus qu’à personnaliser.

J’ai dû rajouter xeyes, urxvt pour avoir une installation aussi proche que possible de l’originale d’AfterStep.

Comme vous avez pu le voir, l’ensemble est relativement peu gourmand et colle aux canons clinquants des années 1997-2003… J’avoue que j’ai été un peu perdu au départ pour gérer les fenêtres… Y a pas à dire, sur certains plans, AfterStep a très mal vieilli…

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Linspire 7 et Freespire 3 : de la nécrophilie libre comme fond de commerce ?

Oui, je suis d’accord, le titre n’est pas des plus agréables à lire, mais c’est la première impression qui m’est venue quand j’ai appris que l’équipe qui développe BlackLab Linux a relancé le duo Linspire et Freespire. J’avais parlé du Freespire d’origine, racheté par Xandros dans un billet vieux geek de fin novembre 2015.

Cette volonté de surfer sur un projet assez connu et qui a mal fini sa vie, c’est un grand classique dans le monde du libre. Qui a parlé des soeurs ennemies descendantes de la distribution au chapeau magique ? 🙂

Dans l’annonce de publication du projet, on s’aperçoit que les deux produits, dont la version commerciale est vendue 79,99$ la licence sont assez proches. La recette ?

Remplacez :

  • Mozilla Firefox par Google Chrome
  • Geary par Mozilla Thunderbird et les outils complets pour la gestion des agendas
  • le duo Abiword et Gnumeric par LibreOffice
  • Le lecteur multimedia Parole par VLC

Ajoutez (en dehors des deux dernières entrées de la liste) :

  • Wine
  • Rhythmbox
  • Mono (pour avoir le support des technologies .Net)
  • VirtualBox
  • Les outils de support du xfs, jfs, zfs et du btrfs…
  • BleachBit
  • ClamAV avec son interface ClamTk (?)

Difficile de justifier les 80$ demandés, non ? J’ai donc fait récupérer l’image ISO de la version dite gratuite. Pour résumer, c’est une Xubuntu 16.04.x LTS revampée et remastérisée avec l’outil PinguyOS builder ou un outil de ce style.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://distro.ibiblio.org/blacklab/freespire/freespire-3-x64.iso
–2018-01-08 15:14:16– http://distro.ibiblio.org/blacklab/freespire/freespire-3-x64.iso
Résolution de distro.ibiblio.org… 152.19.134.43
Connexion à distro.ibiblio.org|152.19.134.43|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1461714944 (1,4G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « freespire-3-x64.iso »

freespire-3-x64.iso 100%[===================>] 1,36G 522KB/s ds 48m 33s

2018-01-08 16:02:50 (490 KB/s) — « freespire-3-x64.iso » sauvegardé [1461714944/1461714944]

On se retrouve devant une copie de l’interface du projet racheté vers 2006-2007 par feu-Xandros. Et se prendre une claque graphique de 10 ans en pleine tronche, ça fait mal !

Pour éviter de se retrouver devant un plantage classique de l’installateur proposé par l’outil PinguyOS Builder, il faut installer l’ensemble en anglais et après le traduire. Il est vrai que tous les utilisateurs et toutes les utilisatrices des distributions GNU/Linux sont des parfaits anglophones… Ou pas !

Une fois la distribution installée, j’ai lancé mon ami SimpleScreen Recorder pour la franciser et la linspiriser au maximum.

Outre le fait que l’on est dans une distribution qui n’apporte pas grand chose à une Xubuntu classique, on sent une volonté de se faire de l’argent peu justifiée car 90% des bonus de la version payante s’installe en deux clics de souris (ou presque).

Est-ce une DGLFI ? On peut le penser. C’est surtout ce que l’on pourrait qualifier de nécro-distribution. Bref, à oublier de toute urgence.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Voici donc le premier billet de 2018 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Rien cette semaine. J’ai été en vadrouille durant quelques jours, et je n’ai pas eu le temps de me plonger dans les productions culturelles récemment 🙁

Bon week-end et n’abusez pas de galettes à la frangipane 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version de janvier 2018.

Voici la cinquante-et-unième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de décembre 2017.

Désolé pour le léger délai concernant la publication de cette version du guide !

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.26.2, Plasma 5.11.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

En vrac’ de fin de semaine… Dernière édition de 2017 !

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. L’année 2017 se terminant enfin, voici l’ultime billet en vrac la concernant.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, la fin d’année est particulièrement calme…

Deux opérations qui s’arrêtent le 31 décembre à 23h59 :

Bon week-end et en oubliant le blabla habituel hypocrite du 1er janvier 🙂

Les paquets universels, croque-mort des mainteneurs de logiciels ?

Dans mon billet humoristique – seuls les pisse-froids auront pris au pied de la lettre l’article sur les prédictions de 2018 – je parlais des paquets universels.

Je disais ceci en substance :

Sur le plan des paquets universels, je ne pense pas que leur adoption progresse énormément en 2018, surtout avec un duo/duel comme avec Flatpak (projet développé pour être multiplateforme) et Snap (projet centré sur Ubuntu au départ).

À moins qu’un troisième larron arrive et dise aux deux larrons de fermer leurs grandes gueules ?

Je dois dire que les formats universels, c’est un serpent de mer du monde linuxien. Et depuis 1996, année où j’ai commencé à m’intéresser au libre, il y a eu quelques tentatives plus célèbres que d’autres.  Je pourrais citer 0install ou encore les autopackages.

Pour 0install, on a un projet qui date de 2005 et qui est toujours développé en 2017. Mais qui en parle mis à part quelques blogs obscurs et quelques magazines purement technique ? Pas grand monde.

Pour les autopackages, le projet a fusionné en 2010 avec Linstaller. Qui en entend parler ? Pas grand monde.

Bien entendu, il y a le trio Appimage, Flatpak et Snap qui tient le haut de la scène actuellement. Si je devais parier sur un survivant à terme, je penche pour Flatpak. Pourquoi ? Car c’est un format proposé par le site FreeDesktop.org.

On y trouve aussi des technologies dont les sites officiels y sont hébergés : le pilote nouveau, gstreamer ou encore le diabolique conflictuel systemd.

Donc, dans un de ses derniers articles, Sebastien de Passions GNU/Linux n’a pas tort quand il dit :

IL FAUT que ça soit le standard Freedesktop qui s’impose et rien d’autre, il faut que ça soit une distribution communautaire à la Debian, si ce n’est Debian, qui s’en sorte le mieux avec.

Je pense que la Debian et son impératif historique de stabilité ne soit pas le meilleur choix ici, surtout avec un cycle de sortie relativement long pour le libre, deux ans entre chaque version majeure en moyenne.

Pour moi, et contrairement à l’article reprit par Seb, ce ne sont pas toutes les distributions qui risquent de disparaître à terme, mais seulement celles qui sont redondantes avec l’existant. Ou qui ne survivent que par leur format de paquets spécifique et les outils qui vont avec pour toute justification.

Car pour faire vivre une distribution, il faut des mainteneurs. Qui dit mainteneurs dit souvent empaquetage de logiciels. Si un dépot plus ou moins centralisé proposant des applications universelles finit par s’imposer comme standard, il ne devra plus rester que la base.

Les applications de plus haut niveau, spécialement celle à destinations des utilisateurs finaux s’installant en reproduisant le principe développé peu ou prou depuis le début par Apple et son MacOS.

Même si cela donne des paquets qui sont souvent proche de l’obésité morbide, cela permet d’avoir des logiciels qui ont autour d’eux tout ce qu’il faut pour les faire fonctionner.

On pourrait arriver ainsi à récupérer un paquet universel pour LibreOffice qui pèserait facilement un bon demi-Go, voire plus si on doit rajouter les bibliothèques qui vont bien pour faire fonctionner le logiciel.

Évidemment, cela serait une plaie pour les personnes ayant des connexions limitées, mais qu’est-ce qu’on en a à foutre ? Tout le monde à l’ADSL, non ? Et bientôt tout le monde aura une connexion style fibre, non ?

Euh, comment dire… Quid des pays en voie de développement ? Des zones rurales où tirer la fibre ne serait pas le moins du monde rentable ?

Pour moi, de part le nombre de standards qui s’entretuent pour obtenir cette solution miracle du paquet universel, et surtout de part la dispersion des distributions, les paquets universels auront du mal à s’imposer.

On peut être alarmiste et hurler au loup en disant que l’on va tous crever. C’est vrai, mais cela est un autre problème. Ce qui ressort, c’est souvent que les mainteneurs de paquets pourraient perdre une partie de leurs pouvoirs. Oui, le pouvoir de dire à l’utilisateur de base : tu vois, chose insignifiante, je sais empaqueter ton logiciel. Tu es sous ma coupe !

Désolé, je me suis laissé emporté dans le paragraphe qui précède, mais c’est l’impression que j’en ai.

Empaqueter un logiciel, surtout sur les distributions nées à partir de l’époque de la Gentoo 1.0 (soit à partir de 2002), c’est prendre une recette, la modifier, vérifier si ça compile et vogue la galère.

On est loin des horreurs de complexité que sont les paquets pour debian ou encore le rpm. Du moins, c’est ce que j’en ai retiré en lisant la documentation de génération des paquets.

Je sais que je vais précher pour ma propre paroisse ici, mais quand je vois la simplicité syntaxique d’un PKGBUILD, je me dis que le système de paquets a été pensé pour être facilement applicable.

Ce qui explique le nombre astronomique de recettes disponibles sur le dépôt utilisateur AUR, un peu plus de 43000 au moment où je rédige ce long billet en décembre 2017. Bien sûr, on y trouve tout et n’importe quoi, ce qui est explicable par la simplicité syntaxique des PKGBUILD.

Donc pour conclure cet article, ce qui disparaîtrait au final, en dehors de distributions n’ayant pas réussi à s’imposer sur le marché qu’elles visent, ce serait le pouvoir de certaines personnes qui empaquetent les logiciels. Car il n’y aurait plus besoin que de profils largement plus techniques pour s’occuper des bases comme le noyau, le serveur graphique X ou son successeur Wayland, ou encore l’intégration de l’outil de gestion des paquets universels. Vous imaginez un paquet universel pour le serveur graphique ? Moi, pas  🙂

Vu la dispersion et les guerres intestines constantes entre les communautés qui constituent le monde du libre, je ne pense pas que les paquets universels finissent par s’imposer.

Les utilisateurs classiques ne viendront pas dans le monde du libre tant qu’il y aura plusieurs dizaines de distributions bureautiques dont la seule différence au final n’est que le format de paquets employés pour les logiciels.

Tant qu’il n’y aura pas de ports d’applications non-libres comme des ogres à la Photoshop (pour prendre cet exemple), toutes les guerres intestines du libre ne compteront pas plus qu’une tempête dans un verre d’eau.

Que devient la Frugalware Linux en cette fin d’année 2017 ?

En septembre 2016, je parlais d’une distribution de qualité qui avait raté sa chance pour devenir un incontournable dans le monde des rolling release, la Frugalware Linux.

Après un retour en demi-teinte liée à la petitesse de son équipe, j’ai eu envie de voir où en était cette distribution pour laquelle l’expression « Je t’aime, moi non plus » prend son sens.

Je concluais l’article de septembre 2016 ainsi :

Ce sera peut-être pour la version 2.2 ? Maintenant, le plus dur reste à faire pour l’équipe de la Frugalware Linux : arriver à séduire une masse critique d’utilisateurs pour attirer mécaniquement des développeurs. Cela a toujours été le point faible de cette distribution, malheureusement pour elle 🙁

La version 2.2 prenant pas mal de temps pour être développée, j’avais appris via un commentaire de Seb95 sur un de mes articles en octobre 2017 que Crazy un des développeurs s’occupait de générer des images ISO d’installation utilisant Calamares.

Après cette version 2.2, de nombreux changements seraient à l’ordre du jour (changement d’init, fusion du code de pacman-g2 avec celui de pacman, passage à gcc 7.x), mais commençons déjà par voir où en est la future Frugalware Linux 2.2, une quinzaine de mois après la sortie de la version 2.1.

Étant allé sur l’adresse indiquée dans le commentaire, j’ai récupéré la dernière image de test, datée du 25 novembre 2017. Image uniquement basée sur Plasma et uniquement en 64 bits. Sa taille ? Environ 2,3 Go… Joli bébé…

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://ftp.frugalware.org/pub/other/people/crazy/ISO/frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso
–2017-12-25 17:39:53– http://ftp.frugalware.org/pub/other/people/crazy/ISO/frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso
Résolution de ftp.frugalware.org… 157.181.177.34
Connexion à ftp.frugalware.org|157.181.177.34|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 2475896832 (2,3G) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso »

frugalware-2.2-pre- 100%[===================>] 2,31G 3,09MB/s ds 12m 43s

2017-12-25 17:52:37 (3,09 MB/s) — « frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso » sauvegardé [2475896832/2475896832]

J’ai demandé la prise en compte du français dès le démarrage.

Une fois l’image ISO démarrée, on arrive directement dans l’écran d’accueil de Calamares.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que l’on tombe sur un le cadeau empoisonné… L’installation se fait en mode « réseau »… En clair, non content de vous taper 2,3 Go de téléchargement, si vous voulez installer l’ensemble, c’est via le réseau qu’il faudra le faire… Cool si les serveurs de Frugalware sont accidentellement indisponibles 🙁

Ayant téléchargé une image ISO proposant KDE, je suis resté avec cet environnement, en rajoutant Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, les applications KDE et LibreOffice.

Il faut noter que le nombre de traductions disponibles dans les options d’installation ne sont pas des plus nombreuses.

Dernier point, on note que Crazy a le sens de l’humour… Surtout avec l’écran qui doit faire patienter les utilisateurs.

Après 35 minutes d’attente, on peut enfin avoir accès à la Frugalware Linux 2.2 bêta…

Seul bon point ? Au moins, il n’y aura pas besoin de faire les mises à jour en post-installation…

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, j’ai été surpris de constater que malgré une installation en réseau, j’ai dû faire des mises à jour en post-installation. L’ensemble est sympathique, mais il souffre de la petitesse de son équipe.

J’ai aussi pu constater un sacré niveau de remplacement dans l’équipe de la distribution. Est-ce cela qui l’a ralenti au point de ne plus pouvoir sortir d’une version majeure tous les 18 mois en moyenne ?

En tout cas, cela m’a fait peur en voyant la liste des anciens membres… Dommage, car la distribution avait de sacrés atouts dans son jeu. Reste à espérer qu’en 2018, la Frugalware Linux 2.2 sortira et que le grand chamboulement annoncé puisse prendre place… En espérant que cela apporte des développeurs à l’équipe qui en a bien besoin au final.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. En cette avant-veille du jour le plus gerbant côté joie obligatoire, quoi de neuf ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

    • Alors que l’on attend toujours la Trisquel GNU/Linux 8, la distribution PureOS – basée sur la Debian GNU/Linux – est adoubée comme 100% libre par la Free Software Foundation.
    • Vous aimez les distributions GNU/Linux qui offre un environnement directement prêt à l’emploi sans bidouilles dès l’installation ? Alors EndlessOS 3.3.5 sera pour vous !

Côté culture ?

Bon week-end !

Mes prédictions pour 2018… Chauffe ma boule de cristal libre, chauffe !

J’avais promis lors du billet rédigé comme bilan des prédictions pour 2017 que je m’y attaquerai à l’année 2018 à l’approche de Noël, voici donc ce que j’ai pu voir dans ma boule de cristal 🙂

Malgré la montée en puissance du monde linux bureautique, 2018 ne sera pas l’année du bureau linuxien. Tout comme ne l’a pas été 2017, ni 2016, ni 2015, ni… Et on pourrait remonter facilement à 2007-2008. C’est un peu un « running gag », comme celui de dire que GNU/Hurd 1.0 sortira l’année suivante.

Pour les distributions GNU/Linux, certaines seront pour 2018 un long calvaire. Dans cette liste non exhaustive je mettrais par ordre alphabétique : Artix Linux, Devuan, Frugalware Linux, Mageia, OpenMandriva ou encore NuTyX et Trisquel.

Entre celles n’ayant rien sorti en 2017 ou ont peiné à sortir une version majeure, celles qui utilisent une base qui repart à zéro tous les 12 à 18 mois, et celles qui souffrent d’une équipe si petite que le projet avance à la vitesse d’une tortue rhumatisante, je pense que dans cette liste non-exhaustive, il pourrait y avoir de la casse et certaines ne voyant pas Noël 2018.

Toujours dans le monde des distributions GNU/Linux, je citerai Manjaro qui a fait un mauvais choix stratégique avec Manjaro SX et son PC portable à 999£ (soit 1129,86€ au 20 décembre 2017) en premier prix.

Je pense que ce sera une année cruciale pour la fille d’Archlinux. Si elle fait la moindre connerie, elle la paiera cash. Vu sa popularité actuelle, le moindre faux pas pourrait lui faire très très mal.

Passons au monde des navigateurs internet. Je pense que 2018 sera l’année qui verra la fin du projet Mozilla Firefox. Avec les bonnes âmes – prêtes à cracher leur venin et à prononcer des excommunications – et des maladresses comme celle de l’extension liée à MrRobot, si le navigateur internet qui a relancé la concurrence dans son domaine dépasse les 5% de parts de marché, ce sera très bien pour lui.

Dans le domaine bureautique, je pense que si courant 2018, Xfce 4.14 ne sort pas ou si une date prévisionnelle n’est pas annoncée, cela sera mauvais pour cet excellent environnement. On peut voir sur le blog de Xfce que le travail sur cette nouvelle avance, mais ne serait-ce qu’une version 4.13.x permettant d’avoir un aperçu technique, pourquoi pas ?

Quoiqu’avec une sortie majeure tous les 3 ans, Xfce reste dans les clous, non ? 🙂

Sur le plan des paquets universels, je ne pense pas que leur adoption progresse énormément en 2018, surtout avec un duo/duel comme avec Flatpak (projet développé pour être multiplateforme) et Snap (projet centré sur Ubuntu au départ).

À moins qu’un troisième larron arrive et dise aux deux larrons de fermer leur grande gueule ?

Sur le plan de l’utilisation abusive du noble principe du fork, 2018 va nous offrir quelques pépites… Je pense que ce sera même une année assez fournie dans le domaine.

Sur le plan des sorties, je pense que l’on verra Haiku R1 bêta 1 sortir enfin (mais vu ce qu’il reste de logiciels BeOS…), et soyons fou, peut-être la version 0.5 de ReactOS 🙂

Premier bilan intermédiaire pour mars 2018, si le blog est encore actif, bien entendu 🙂

De la dure vie des enrobeurs de Pacman… Adieu Pacaur et merci pour le poisson !

S’il y a bien des outils qui sont malmenés sur Archlinux, ce sont les surcouches à Pacman qui permettent de prendre en charge AUR, le dépôt des utilisateurs d’Archlinux.

J’avais abandonné Yaourt au profit de Pacaur en février 2017. Mais je ne pensais pas devoir repartir à la recherche d’un nouvel enrobeur aussi vite. C’est via un pouet sur Framapiaf, l’instance Mastodon de Framasoft que j’ai appris l’abandon de Pacaur. Pouet qui m’a renvoyé sur un fil de Reddit.

En lisant la page du wiki d’Archlinux consacré aux « AUR helpers », j’ai fini par arrêter mon choix sur Trizen, un script perl qui remplissait tous les critères définis dans le tableau récapitulatif de fin. J’ai voulu montrer en vidéo l’installation et l’utilisation basique de Trizen.

Comme vous avez pu le voir, même si l’outil est encore perfectible par rapport à ce qu’apportait Pacaur, on est dans le plus qu’utilisable. Sa relative simplicité est sa force. Son énorme faiblesse ? Il n’existe qu’en anglais 🙁

Reste à espérer que le projet ne subira pas le même sort que Pacaur. Car je dois dire que cela me ferait vraiment chier !

Vieux Geek, épisode 106 : Xbill, un jeu vidéo à l’humour geek :)

Il est bien connu qu’avant l’arrivée de Steam, il était presque impossible de jouer sous les distributions GNu/Linux… Il est vrai qu’il n’y avait pas eu de ports pour Doom, Quake à Quake 3 Arena (portés par id software), et qu’avec Wine rien ne fonctionnait vraiment 🙂

En dehors de cette pointe d’humour, il y a eu quelques jeux assez basiques qui ont toujours existé sur les distributions GNU/Linux. Certains, comme XBill la jouait carrément humour acide.

XBill est basé sur un principe simple : vous êtes un administrateur système et vous devez empêcher que Billou (Williams Gates) ne vérole vos machines en y installant MS-Windows dessus. Vous avez l’option de l’écraser comme une mouche, et en cas de contamination via un réseau, un seau d’eau vous permet d’arrêter l’infection.

Si au premier niveau, les ordinateurs sont indépendants les uns des autres, à partir du deuxième ou troisième niveau, ils sont interconnectés… Si un ordinateur en réseau avec un autre est contaminé, c’est la réaction en chaine.

Principalement développé entre 1994 et 2002, le jeu est un bon passe temps pour se décontracter durant 5 ou 10 minutes. Mais rien de mieux que de montrer le jeu en action 🙂

Comme vous avez pu le voir, une version complémentaire et à l’humour tout autant absurde, XLennart où Bill Gates est remplacé par Lennart Poettering a été développé vers 2015-2016 pour se moquer gentiment des guerres intestines sur les systèmes d’init…

Oui, les graphismes sont moches, mais c’est hautement addictif… Et tellement bon pour se détendre les nerfs 😀

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. À moins d’une dizaine de jours de la pire fête commerciale de l’année, quoi de neuf ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

    • Pour les fans de BSD libre, je demande TrueOS 17.12 avec entre autres choses l’environnement Lumina Desktop 1.4, OpenRC pour gérer les services et une base FreeBSD 12 encore en développement où je rédige ce rapide billet.
    • Elle a failli manquer la fin de l’année, mais l’excellente MX Linux 17 pointe le bout de son nez, basée sur la Debian GNU/Linux Stretch.
    • LinuxMint rajoute les versions 18.3 de ses saveurs Xfce et KDE. Pour les fans uniquement de la distribution centrée sur Cinnamon et Mate-Desktop 🙂
    • Pour les amateurs de virtualisation, je demande Qemu 2.11.0 publié le 13 décembre 2017. Faut bien varier les plaisirs avec VirtualBox, non ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Bilan final des prédictions pour 2017… Ma boule de cristal était-elle cassée ?

Peu après noël 2016, je cédais aux prédictions pour 2017. Voici donc le billet bilan des prédictions.

Premier point, les distributions pour qui 2017 serait une année tendue.

La Mageia Linux. Sa version 6.0 est sortie finalement mi-juillet 2017 après une saga qui m’a fait comprendre que l’on ne pouvait en parler qu’en bien sous peine de se prendre une volée de bois vert de la part de ses zélotes.

Sa soeur ennemi, la OpenMandriva a sorti fin novembre 2017 la troisième révision mineure de sa version 3.0. Une sortie au forceps faut-il le dire.

Pour la Trisquel GNU/Linux 8.0, elle pointe toujours aux abonnés absents. Je veux bien que la 7.0 soit basée sur la Ubuntu 14.04 LTS (qui sera mise à mort en avril 2019), mais un peu de fraîcheur pour la distribution 100% libre dérivée d’Ubuntu, cela ne ferait pas de mal, non ?

Pour Mozilla Firefox, selon les instituts de sondages, sa part de marché va de 6 à 13,5% fin novembre 2017.

Le moins généreux est StatCounter avec 6,09%

Le plus généreux est NetworkMarketShare avec 13,54%.

On coupe la poire en deux ? On va dire dans les 9,8% de parts de marché ? C’est pas si mal que cela, au final !

Pour Ubuntu Touch, j’avais raison. Le projet a été mis à mort en même temps qu’Unity 8 en avril 2017.

Pour Manjaro Linux, en dehors des concetés à la Manjaro SX (et son ordinateur hors de prix) et une période tendue fin mars-début avril 2017, la distribution s’en tire assez bien.

Enfin, même si une RC est annoncée pour VLC 3.0, au 12 décembre 2017 elle brille par son absence… Quant à Gimp, inutile de tirer sur une ambulance avec trois pneus à plat…

Pas trop mauvais bilan au final. Prochain exercice de prédictions ? On se donne rendez-vous dans une dizaine de jours ? 🙂