Bilan des prévisions pour 2017, dernier point d’étape.

Oui, je sais, l’article l’a joué Gaston Lagaffe, vraiment en retard.

Voici donc l’ultime point d’étape de mes prédictions pour 2017.

Revenons rapidement sur chaque point. L’une des sœurs ennemies descendante de la Mandrake Linux a fini par sortir sa version 6… Tant mieux pour elle… Bien du courage pour les développeurs et sortir la version 7 avant un an et demi 🙂

L’autre annonce la sortie d’une révision mineure 3.0.3 pour le 30 septembre 2017. Bref… Pas de quoi passer les pattes d’une troupe de canards 😀

La Trisquel GNU/Linux 8.0 prend un temps infini à sortir à cause de la petite de son équipe… Vous pouvez suivre l’avancement du projet sur cette page : https://trisquel.info/en/wiki/flidas-release-issues

Espérons que cette version de Trisquel basée sur la Ubuntu 16.04 LTS sorte avant la 18.04 LTS d’Ubuntu en avril 2018.

Les parts de marché de Mozilla Firefox ? Selon NetMarketShare, début septembre 2017, on arrive à 11,95%… Plus du double du navigateur Microsoft Edge, mais 4 à 5 fois moins que la part de marché de Google Chrome qui frôle les 59%…

En ce qui concerne la Manjaro Linux, je dirais qu’une seule chose : la gloire peut faire tourner les têtes, attention au retour de bâton…

Voila, c’est tout pour ce billet. Rendez-vous pour Noël et le bilan final de l’année 2017… Cela ne sera pas triste, je le sens 🙂

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Pas très long, j’ai d’autres choses sur le feu en ce moment :]

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

  • La ArchBang officialise l’utilisation de la Artix Linux comme base avec l’arrivée d’une première image ISO, la archbang-artix-210917.iso.

Côté culture ?

Bon week-end !

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 16 : OpenQuartz, le FreeDoom à la sauce Quake.

En 1999, id Software publia le code source de son premier jeu entièrement en 3D, Quake. Une floppée d’adaptations virent le jour, donnant naissance à des monstres comme QuakeSpasm ou DarkPlaces.

Mais en dehors du moteur, il fallait du contenu libre. Un peu ce que propose le projet FreeDoom avec le moteur de Doom, dont j’ai déjà parlé dans un billet de novembre 2015.

Il y a eu un tel projet, qui a existé jusqu’en 2004-2005, si j’en crois les informations disponibles sur le site officiel, c’était OpenQuartz.

J’ai donc récupéré la dernière version disponible près à l’emploi du contenu, datée d’août 2004. J’ai ensuite utilisé mon paquet AUR QuakeSpasm-svn pour avoir un moteur suffisamment récent. J’ai copié les données d’OpenQuartz dans le dossier où l’on doit mettre les données de Quake et j’ai lancé l’ensemble…

Vous avez pu voir que c’était du spécial… Dommage que le projet n’ai pas été plus loin, car il aurait été intéressant de voir un ensemble de niveaux, de données sonores et de graphismes pour Quake entièrement libres !

Le petit monde des distributions GNU/Linux basées sur Archlinux devient-il frappadingue ?

J’écris cet article devant une tasse d’infusion pour calmer un mal de crâne naissant face aux évolutions et annonces récentes du petit monde « ArchLinuxien » auquel j’appartiens en tant que simple utilisateur depuis le début de l’année 2009.

Je m’aperçois d’une chose : il est franchement mauvais de vouloir profiter d’une nuit de sommeil un peu prolongée, surtout si on est atteint d’une forme de saturation par rapport aux concetés qui peuvent se propager dans le monde du libre au nom des saints canons qui le régisse.

J’ai parlé avec grand plaisir le 17 août 2017 de la ArchLabs, cinquième du nom.

J’avais adoré cet hommage à la BunsenLabs et hommage au deuxième degré à la feu CrunchBang Linux.

Ma conclusion était un peu trop enjouée même si je la conserverai en état si je devais l’écrire à nouveau :

Pour conclure : c’est vrai c’est une distribution pour geeks, mais elle a aussi compris quels sont les besoins de l’utilisateur lambda : aller sur la toile, retoucher des photos, ajouter son imprimante, taper des lettres ou encore graver des galettes plastifiées.

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Le 17 septembre 2017, le projet a présenté une image ISO minimale, alias ArchLabs Linux Minimo. Dans un long billet de blog, le projet explique qu’il a voulu revenir à ses racines avec une image ISO plus légère. Un billet du 1er septembre 2017 explique que l’ISO précédente avait été accueillie froidement.

Après tout, pourquoi pas. C’est un choix que l’on peut comprendre. Mais cela ne fut pas du goût d’Erik Dubois apparemment. Je ne suis pas dans le secret des dieux, et j’ignore si la séparation s’est passée à l’amiable ou si des assiettes ont volé dans tous les sens.

C’est en examinant mes courriers électroniques via mon téléphone portable, ce qui m’a donné envie de rédiger ce billet, que j’ai appris qu’Erik Dubois demandait la destruction d’une bonne partie de ses recettes sur AUR.

Et un message pour l’exemple :

J’ai donc été voir sur le site d’Erik Dubois, et je me suis aperçu qu’il avait forké le projet ArchLabs pour continuer sa vision de la ArchLabs Linux. Le nom du projet ? ArchMerge.

Il a justifié son projet avec les points suivants qu’il a rajouté aux buts de la ArchLabs Linux avec une traduction rapide en dessous :

Provide Windows users a comfortable transition to the (Arch) Linux world.

À savoir : proposer aux utilisateurs de Windows une transition confortable vers le monde (Arch) Linux.

Provide a continues stream of tutorials/knowledge on ArchMerge.

À savoir : proposer un flux continu de tutoriels et de connaissances sur ArchMerge.

Ma remarque sera simple : pourquoi pas ? Mais ce ne sera que le énième projet à proposer une migration douce du monde Windows vers le monde Linux. Je lui souhaite bonne chance.

Deuxième élement qui a motivé la rédaction de ce billet tardif, c’est l’annonce de la disparition d’Arch-Anywhere au profit d’une nouvelle distribution basée sur Archlinux, la Anarchy Linux.

Je me tairais sur le nom un peu malheureux choisi pour le projet. Désormais, on peut lire sur la page d’accueil du projet :

Anarchy Linux is a distribution aimed at bringing the Linux revolution to the world. We believe that Linux is the way of the future for desktop computing and provide you with a platform to install a custom Arch based operating system just the way you like. Anarchy Linux is intended for both novice and advanced users alike. Simply write the Anarchy Linux ISO to a CD or USB and boot from your computer or VirtualBox.
[…]
A lightweight semi-graphical version of the installer is also available. It can be used for a quick and easy install when a full live GUI is not necessary. Anarchy Linux is installed using a package base from the official Arch repository and also features a custom repository with additional packages.

Anarchy Linux is based on Arch Linux, but not supported.

Ce que l’on peut traduire par :

Anarchy Linux est une distribution visant à apporter la révolution Linux au monde. Nous croyons que Linux est la voie de l’avenir pour l’informatique de bureau et nous vous proposons une plate-forme pour installer un système d’exploitation basé sur une Arch personnalisée comme vous le souhaitez. Anarchy Linux est destiné aux utilisateurs débutants et avancés. Il suffit d’écrire l’ISO d’Anarchy Linux sur un CD ou une clé USB et démarrer avec votre ordinateur ou VirtualBox.
[…]
Une version semi-graphique légère de l’installateur est également disponible. Elle peut être utilisé pour une installation rapide et facile lorsqu’une interface utilisateur en live n’est pas nécessaire. Anarchy Linux est installée à l’aide d’une base de paquets à partir du dépôt officiel Arch et dispose également d’un dépôt personnalisé avec des packages supplémentaires.

Anarchy Linux est basée sur Arch Linux, mais n’est pas prise en charge.

Première remarque : l’installateur semble avoir pris la grosse tête. Au moment où je rédige ce billet, le 18 septembre 2017, le dépot git n’a pas bougé. Le dernier commit concerne des modifications au fichier du fichier .bashrc disponible à l’installation.

Doit-on en déduire que l’ISO proposera Calamares pour une installation en mode graphique ? Ou que ce sera une image ISO live classique avec un installateur en parallèle ?

Deuxième remarque : pourquoi se lancer dans ce marché encombré ? J’avoue que je me demande si les raisons évoquées dans l’annonce postée le 16 septembre 2017 et qui évoque une potentielle violation des droits d’auteurs d’ArchLinux n’est pas au final qu’un prétexte…

Tant que l’on peut installer une Archlinux avec l’installateur que j’ai pris du plaisir à aider via des traductions et des rapports de bugs, tant mieux.

Sinon, tant pis. Dommage de voir un autre projet « prendre la grosse tête » et s’écrouler sous le poids d’ambitions un peu trop importantes 🙁

J’espère que je me trompe sur ma dernière réflexion, mais ne faisant pas partie du noyau dur de l’équipe de la feu Arch-Anywhere, j’ai conservé ma liberté d’expression et le droit de dire que si l’équipe fait des choix que je considère comme mauvais stratégiquement de le dire.

En tout cas, en ce moment, je ne sais pas ce qui se passe dans le monde des distributions basées sur Archlinux, mais c’est vraiment une sacrée tempête 🙁

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 6 : l’utilisateur « michu », quantité négligeable…

Dans l’épisode 2, j’évoquais le fait que pour une partie du monde libre, il y a un mouvement que l’on peut qualifier de conservateur ou de réactionnaire (au sens politique du terme) qui freine des quatre fers en ce qui concerne la démocratisation du logiciel libre.

Dans l’épisode 5, j’évoquais en partant d’une vidéo intéressante d’Adrien Linuxtricks le côté casse-gueule de l’OEM pour les distributions GNU/Linux. Je disais en conclusion de l’épisode 5 :

C’est sur ce point concernant le manque d’applicatifs utilisables et ergonomiques qui sera abordé dans le sixième article de la série, consacré à ce qui est réduit à quantité négligeable, l’utilisateur « Michu ».

Chose promise, chose due. Voici donc le billet que je prend un plaisir non négligeable à poser sur du papier virtuel. Simple question pour finir l’introduction : au moment où je rédige ce billet, début septembre 2017, depuis combien de mois voire d’années, des logiciels comme VLC ou The Gimp tirent la langue pour sortir une nouvelle version majeure ?

Pas que les anciennes ne fonctionnent plus, mais c’est quand même mieux d’avoir des versions qui se basent sur des bibliothèques encore maintenues activement. VLC 3 avec QT5 au lieu du 2 avec QT4, c’est mieux, au moins sur le papier, non ? 🙂

Peut-on considérer que des logiciels de PAO comme Scribus peuvent concurrencer les étalons du domaine sur le plan ergonomique ? Idem pour des logiciels de CAO, de MAO, etc.

On pourrait continuer longtemps sur le manque de GUI supportables pour des logiciels qui sont souvent au niveau de la tuyauterie tout aussi bon que les outils privateurs (pour reprendre le terme de Richard Matthew Stallman).

Je suis d’accord qu’on ne pourra jamais forcer une personne qui développe à s’interesser à tel ou tel type de logiciels. Mais y aurait-il une forme de hiérarchie officieuse pour le prestige dans les domaines de l’informatique ?

Vous ne « vendrez » jamais un logiciel libre auprès des utilisateurs normaux – traduire non technophiles – si son interface graphique est imbuvable. Ce serait comme essayer de vendre une voiture haut de gamme avec une carosserie rouge et jaune à petits pois. Très facile, non ? 🙂

C’est vrai, ce n’est pas glamour de travailler sur l’interface d’un logiciel… C’est tellement mieux pour le CV de dire qu’on a travaillé sur le moteur d’un logiciel de rendu 3D ou encore sur le code du noyau Linux 🙂

Comme je l’ai déjà dit, je ne suis ni psychanalyste, ni psychiâtre. Mais il serait tentant de dire qu’une partie des développeurs n’en ont strictement rien à carrer des utilisateurs lambdas, oubliant volontairement qu’ils ont commencé l’informatique ainsi…

Ah, les problèmes d’amnésie sélective… 🙂

Je pense tout avoir dit, et le prochain billet sera des plus… acides 🙁

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Il sera assez court cette semaine, désolé, y a pas grand chose à se mettre sous la souris 🙁

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

  • Les anglais de Trojan Horse, groupe spécialisé dans un rock progressif des années 1970 plutôt déjànté, annonce pour le 13 octobre la sortie de leur nouveau LP, « Fukushima Surfer Boys ».
  • Si vous aimez l’alternative rock qui connait ses classiques, essayez le premier EP des Silent Elephant sorti fin 2016.

Bon week-end !

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 5 : ah, la fausse bonne idée de l’OEM…

Après un épisode consacré à Youtube, venons-en à la fausse bonne idée qu’est de proposer des ordinateurs pré-équipés de distributions GNU/Linux. L’épisode 5 approfondira un point survolé ici qui fait que l’OEM à base de GNU/Linux se cassera encore longtemps les dents.

Dans une bonne vidéo, mon camarade vidéaste Adrien LinuxTricks parlait du projet Manjaro SX et des limites liées à ce projet que vous trouverez ici : https://www.youtube.com/watch?v=gaCnJZk4kzs

Il aborde les problèmes liés à l’utilisation des distributions en rolling release pour de l’OEM. Ma seule remarque est qu’il y a un oubli de sa part : Manjaro Linux propose régulièrement des images ISO d’installation.

En dehors de celà, je suis entièrement d’accord, ne serait-ce que pour les mises à jour qui deviennent rapidement assez consistantes. Sans oublier l’absence d’une partition de récupération.

Cependant, je pense qu’Adrien a oublié quelque chose, c’est que cela concerne toutes les distributions GNU/Linux au final, même les LTS. J’ai décidé de prendre la LinuxMint 18.2 en édition Mate-Desktop, et je lui ai demandé de s’installer en mode OEM.

Une fois l’installation terminée, je suis dans une session pour OEM. Bien évidemment, un OEM responsable se débrouillera pour proposer une version contenant toutes les mises à jour pour que la personne qui achète l’ordinateur puisse l’utiliser dès le premier allumage sans avoir besoin de poirauter plusieurs minutes voire plusieurs heures avant de pouvoir travailler sur son équipement.

Au moment où j’ai rédigé ce billet, j’ai pu apprendre la présence de quelques 67 mises à jour. Si la moyenne mensuelle d’une trentaine de mises à jours reste constante, au bout d’un an, on arrive à 360 mise à jour à effectuer. Autant dire que la restauration au bout d’un an en cas d’ennuis, ça fera mal à la connexion réseau :/

Cela pourrait être pire en cas de changement de version – par exemple d’une 18.2 vers une 18.3… Je n’ose même pas imaginer le cas d’un saut vers une version majeure, étant donné que LinuxMint suit le rythme de publication des versions LTS de Canonical… Et comme la Ubuntu 18.04 LTS sort en avril 2018…

J’ai donc décidé de voir ce que donnerait une rolling release en OEM au bout d’un an, et comparer le résultat avec une fixed release.

Même si les estimations pour la fixed release sont extrapolées, le constat est intéressant : que ce soit une fixed ou une rolling release, le principe d’une distribution GNU/Linux en OEM, c’est pas la joie 🙁

Ce qui découle du point abordé avant la vidéo, c’est de savoir sur 100 ordinateurs vendus pré-équipés d’une distribution GNU/Linux à la place du monopolistique MS-Windows, combien finiront à terme avec l’OS de Redmond ?

Une version installée par le petit neveu ou le petit cousin qui dira : « Tu vois bien que Linux c’est de la merde ! Tu ne peux rien faire avec… »

C’est sur ce point concernant le manque d’applicatifs utilisables et ergonomiques qui sera abordé dans le cinquième article de la série, consacré à ce qui est réduit à quantité négligeable, l’utilisateur « Michu ».

Allez à la prochaine pour la suite de la série 😉

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 4 : Youtube, une fausse bonne idée ?

Après le deuxième épisode consacré au « joujou pour geeks », le quatrième va poser la question de Youtube, ce réseau de vidéo, source du pire comme du meilleur. Note : à l’origine, ce devait être l’épisode 3, mais il a été décalé pour des raisons pratiques.

Le pire ? Ce sont les chaines pour enfants. Le meilleur, la vulgarisation scientifique ou culturelle.

Au milieu, on trouve une poignée de vidéastes spécialisés dans l’informatique qui proposent leurs conseils dans différents domaines. Ici, nulle considération sur la qualité des vidéos, les comportements entre les personnes ou encore les fanboys et fangirls qui s’amusent à pourrir les commentaires ou descendre en flamme la vidéo en lui donnant un score le plus bas possible.

J’ai commencé à déposer des vidéos sur Youtube pour une simple et bonne raison dès 2008/2009 : pouvoir me simplifier la tâche quand j’avais besoin d’un hébergement.

Ensuite, ma chaine a pris de l’importance et j’ai fait quelques séries vulgarisatrices.

Mais le ver était dans le fruit. Des personnes ont commencé à se dire que c’était un bon filon pour se faire connaître et vendre « leur came informatique ».

Mais je me suis aperçu rapidement que cela est un leurre. Outre le fait que se faire du pognon est un brin illusoire – en dehors des placements de produits – cela n’aide pas réellement Linux à percer dans le grand public.

Je sais qu’il y a quelques passionné(e)s qui apprécient le support vidéo pour mieux appréhender certains concepts, mais la plupart du temps, YouTube est devenu une nouvelle télé. La déconnexion de cerveau assurée. Autant dire qu’il est illusoire de croire que la percée potentielle du monde linux dans le grand public avance vraiment.

Le noeud du problème ? En dehors de gestionnaire de suivi de bugs, des forums, les développeurs n’en ont rien à faire de Youtube pour le codage. Est-ce un tort ? Sûrement pas.

Youtube est devenu au fil des années un Twitter bis, un réseau à clash. C’est ainsi qu’il est identifié, et cela ne risque pas de changer de si tôt.

Je ne dis pas qu’ignorer Youtube est la meilleure des choses, mais dans l’état actuel, Youtube ne sert presque à rien pour faire avancer la cause du libre. C’est dommage. Un tel média aurait pu être utile… Mais son évolution le rend… inutile 🙁

Il y a un problème chronique en ce qui concerne la communication et le monde du libre. Youtube ne sera malheureusement pas une des solutions viables… Du moins, par pour le moment !

Entre les vidéastes qui ne peuvent plus produire leurs vidéos que via des financements participatifs et récurrents, les placements de produits plus ou moins déguisés, et la course aux propos en dessous de la ceinture qui devienne la norme, Youtube va-t-il s’en sortir vivant ?

Allez à la prochaine pour la suite de la série 😉

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Redcore GNU/Linux : un nouvel espoir pour les « Gentoo binarisées » ?

Oui, je sais, rien que dans le titre, il y a un oxymore : Gentoo et binarisée. Le slogan de Gentoo Linux, c’est « Use the source Luke ». Outre le clin d’oeil à Star Wars, la Gentoo Linux (comme sa cousine la Funtoo Linux), c’est « utilise le code source » pour le moindre logiciel).

Il y a bien des bases Gentoo Linux précompilées, comme la Sabayon Linux qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle a été à sa grande époque. Pour les professionnels qui n’ont pas peur de la ligne de commande, il y a la Calculate Linux.

Pour les personnes qui cherchent une Gentoo précompilée avec un gestionnaire de paquets graphique sans avoir une distribution qui est en mode de publication automatique – et peu importe si l’installateur démarre ou pas comme pour la Sabayon 17.04 – il ne reste plus grand chose à se mettre sous la souris… Si, un espoir, la RedCore GNU/Linux !

La RedCore Linux, c’est un peu comme la Calculate Linux, une Gentoo précompilée. Descendante de la Kogaion, elle est uniquement à destination bureautique et se concentre sur le bureau LXQt. J’avoue que je ne comprends pas le choix de l’environnement de bureau, sûrement un effet de mode. Elle semble être uniquement disponible en 64 bits.

Elle propose aussi un embryon de gestionnaire de paquets en mode graphique du nom de Sisyphus, qui est une surcouche graphique à l’outil du même nom.

J’ai donc décidé de voir ce que proposait la suite de la Kogaion. J’ai fait chauffer wget pour récupérer l’image ISO dénommée 17.08 – pour août 2017 ? – et mon ami VirtualBox a pris la relève.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://mirror.math.princeton.edu/pub/redcorelinux/iso/Redcore.Linux.1708.LXQT.amd64.iso
–2017-09-04 11:12:41– http://mirror.math.princeton.edu/pub/redcorelinux/iso/Redcore.Linux.1708.LXQT.amd64.iso
Résolution de mirror.math.princeton.edu… 128.112.18.21
Connexion à mirror.math.princeton.edu|128.112.18.21|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 2514378752 (2,3G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « Redcore.Linux.1708.LXQT.amd64.iso »

Redcore.Linux.1708. 100%[===================>] 2,34G 3,11MB/s ds 14m 58s

2017-09-04 11:27:39 (2,67 MB/s) — « Redcore.Linux.1708.LXQT.amd64.iso » sauvegardé [2514378752/2514378752]

Dans la machine virtuelle VirtualBox, j’ai demandé à ce que le disque dur utilisé soit de taille fixe et non agrandi à la demande. À noter que seul l’anglais et le roumain sont supportés la session live.

J’ai utilisé le compte utilisateur redcore (mot de passe redcore) pour la suite. Quand j’ai cliqué sur l’installateur, le mot de passe root m’étant demandé, il est simple : root 🙂

L’installateur n’est autre que ce bon vieux Calamares. Autant dire qu’ici c’est du clic, clic, clic et on attend. J’ai pris les options par défaut.

Le récapitulatif :

L’installation a été commencé à 12:50 PM dans la machine virtuelle et s’est terminée à 01:27 PM, soit environ 37 minutes…

Au démarrage suivant, après m’être connecté, j’ai lancé l’interface graphique de Sisyphus. Puis j’ai demandé la recherche de mises à jour. L’outil s’est occupé de tout. Ce qui a demandé environ une dizaine de minutes, seul Qemu et quelques paquets liés à KDE étant traités.

J’ai décidé ensuite de lancer VirtualBox pour voir ce que donne.

Il ne faut pas oublier que c’est un projet assez jeune. Si on regarde sur le wiki, on apprend que le projet aligne pour le moment – début septembre 2017 – un peu plus de 1500 paquets. Soit largement autant, voire plus que certains projets vieux de plusieurs années. Il faut dire qu’avoir comme base les dépôts de Gentoo Linux, ça aide franchement.

Parmi les points négatifs, mis à part le choix de LXQt et la petitesse de la logithèque ? C’est à mes yeux un projet prometteur et qui permet d’avoir une base Gentoo Linux précompilée avec un embryon d’interface graphique et qui semble plus soutenu que Sabayon.

À suivre de près !

Guide d’installation d’Archlinux, version de septembre 2017.

Voici la quarante-septième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’août 2017.

Désolé pour la publication un brin tardive !

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Vieux Geek, épisode 101 : ZetaOS, la suite un peu illégale de BeOS…

Le tout premier épisode de la série « Vieux Geek » a été consacré à BeOS, fin août 2012, il y a environ 5 ans au moment où je rédige ce billet.

Le 101e billet ne pouvait qu’être consacré à une version pas franchement légale développée par des codeurs allemands juste après la fin du développement officiel du projet par Be Software en 2001.

YellowTab obtint – on ne sut jamais comment – une copie du code de développement de ce qui devait être BeOS 5.1 qui avait pour nom de code Dano. Après plusieurs années de développement, la première version de ZetaOS sort en juin 2005.

Elle améliore le code de BeOS, en lui permettant de supporter quelques technologies, comme le support du wifi ou encore des ports USB 2.0.

La version 1.21 sort en live CD courant septembre 2006. Elle permet de se faire la main avec le système, mais sans pouvoir l’installer. Une ultime version 1.5 sort en mars 2007 et apporte le support multi-utilisateur. Cependant, suite au rachat de Palm (qui détenait les droits sur BeOS), le projet est mis en pause longue durée, puis purement et simplement annulé.

En fouillant un peu partout sur le grand nain ternet, je n’ai pas pu trouvé mieux – après une longue lutte – qu’une version 1.21 de ZetaOS. J’ai donc réussi à lancer l’ensemble dans VirtualBox.

L’installateur est multilingue, et même pour un OS sorti en 2006, il est facile d’accès. Ci-après, quelques captures d’écran résumant l’installation. Le choix de la langue :

Le contrat d’utilisation…

Le partitionnement du disque…

Le récapitulatif de l’installation :

Une installation rapide… Une dizaine de minutes environ ?

Ça vaut mieux d’avoir un chargeur de démarrage pour lancer l’ensemble, non ?

Un chargeur de démarrage au nom parlant 😉

Et des réglages simples, ça aide 🙂

Dommage que je n’ai pas réussi à avoir mieux que du 800×600 par 256 couleurs comme résolution d’affichage 🙁

J’ai donc eu envie de capturer en vidéo cette curiosité technique, dont la légalité était douteuse à l’époque 🙂

Comme vous avez pu le voir, l’ensemble démarrait rapidement. Revoir des vieilleries comme la suite bureautique GoBe Productive, une préversion de Mozilla Firefox 2.0, ou même un OS basé sur le code du BeOS d’origine, ça fait tout drôle.

Maintenant, le seul espoir des amoureux de BeOS, c’est Haïku. Peut-être qu’une version finale sortira avant que le Soleil ne devienne une géante rouge ? Restons optimiste 😀

En vrac’ de fin de semaine.

Avant la publication prévue le dimanche 3 septembre 2017 dans l’après-midi de la mise à jour du tutoriel d’installation pour Archlinux, voici quelques liens rassemblés pour finir cette semaine.

Dans l’informatique qu’elle soit libre ou pas 😉

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 2 : Linux, un joujou pour geeks ?

Étant actuellement en déplacement, je n’ai pas l’occasion de proposer la mise à jour du tutoriel pour installer Archlinux sans prise de tête, je continue ma série de billets sur la tendance du monde du libre actuel à partir en gonade mal épilée.

Note : pour le tutoriel, ce sera pour le 3 septembre 2017 dans l’après-midi.

Après un premier épisode où je parlais de la culture du secret qui est à l’opposé des fondements du libre, parlons d’une tendance qui freine des quatre fers la démocratisation du logiciel libre sur le bureau.

On pourrait dire pour simplifier et résumer c’est : « On ne veut pas perdre notre joujou pour geeks ! »

J’ai connu Linux en 1996. À l’époque, c’était la merde noire et bien collante pour installer le moindre matériel, sans oublier que la configuration d’un écran tenait plus de la magie noire qu’autre chose. À moins que ce ne soit du Vaudou avec un sacrifice de poulet ? 😀

Heureusement, il y a eu des personnes qui ont eu envie d’aller un peu plus loin. Dans un premier temps dans un but « égoïste », mais ensuite, des outils simplificateurs sont apparus. Au fil des années, les évolutions sont apparus, et des distributions qui voulaient s’adresser à autre chose que des crétins boutonneux avec des lunettes avec des verres aussi épais que des culs de bouteilles.

Oui, l’image est un brin caricaturale, mais était-elle complètement fausse ?

Le mouvement s’est accéléré en 2004 avec l’arrivée de Canonical. Mais comme le précise la troisième loi de Newton : « L’action est toujours égale à la réaction ; c’est-à-dire que les actions de deux corps l’un sur l’autre sont toujours égales et de sens contraires. »

En clair, dès qu’un mouvement pour faire avancer les choses pour démocratiser les distributions GNU/Linux, un mouvement opposé et de même puissance s’est mis en route.

Des distributions pour les « puristes », volontairement complexes et absconses ont vu le jour. Dès qu’une simplification apparaissait et se répandait, des développeurs se battaient pour tout recomplexifier.

De nos jours, cela a donné des distributions GNU/Linux comme Artix (anciennement Manjaro OpenRC), la Crux ou encore des distributions où il faut tout recompiler tout en restant nichesque comme la Lunar Linux ou l’Exherbo par exemple. Liste non exhaustive bien entendu !

Résultat des courses ? Cela fait plus de 20 ans que je suis libriste dans le sens utilisateur de logiciel libre. Autant d’années que je vois les mêmes recettes être appliquées en vain et la même volonté de réserver les distributions GNU/Linux à une pseudo-élite qui sait taper trois lignes de commandes dans un terminal…

Je ne suis ni psychanalyste, ni psychiâtre, mais je me demande si cette volonté de ne pas voir les distributions GNU/Linux plus répandues n’est pas liée à la peur de perdre un sentiment de supériorité technique.

Quoiqu’il en soit, pour finir, je vous renvoie à cette vidéo en duo enregistrée avec Baba où nous avons partagé nos souvenirs d’anciens linuxiens.

La suite ? Au prochain épisode 😀

Et si on faisait un bilan au de bout de 5 ans des distributions GNU/Linux ? Quatrième partie.

Après le mois d’août 2012, attaquons-nous à l’actualité du libre en septembre 2012… Oui, je sais, je publie l’article le 31 août 2017 dans l’après-midi. Pour quelques heures, on ne va pas chipoter, non plus ?

Un mois plutôt chargé…

6 septembre : un article sur OpenSuSE 12.2 et son amour particulier pour Gnome

10 septembre : un article sur la défunte (??) PureOS, une Debian modifiée de mémoire.

15 septembre : un article sur la Sabayon Linux 10 et son côté indigeste.

19 septembre : un article sur la version alpha de la Fedora 18… Nom de code Spherical Cow… Jamais plus je ne me moquerai des noms de code de Canonical 😉

19 septembre : un article sur la elementaryOS, la 0.1 à l’époque, basée sur Ubuntu 10.10.

24 septembre : un article sur la linutop 5.0. une base Ubuntu adapté pour des bornes internet.

29 septembre : un article sur la défunte (??) Solid’r Net 3.0. Une distribution développée dans les Deux-Sèvres.

30 septembre : un article sur la Slackware Linux 14.0.

Donc au moins deux ou trois distributions qui nous ont quitté depuis. Je ne me souvenais plus de certaines d’entre elles avant de me replonger dans mes archives… Y a pas à dire, le darwinisme dans le monde des distributions GNU/Linux, il fonctionne à plein régime.

Rendez-vous fin septembre début octobre pour la suite.