Vieux Geek, épisode 103 : IBM Lotus Symphony, la dérivée oubliée d’OpenOffice.org.

Dans l’épisode 102 de la série Vieux Geek, je parlais de la première version d’OpenOffice.org. Au fil des années, OpenOffice.org sera la base de StarOffice selon le calendrier suivant :

  • StarOffice 6.0 basé sur OpenOffice.org 1.0 en mai 2002
  • StarOffice 7.0 basé sur OpenOffice.org 1.1 en novembre 2003
  • StarOffice 8.0 basé sur OpenOffice.org 2.0 en septembre 2005
  • StarOffice 9.0 basé sur OpenOffice.org 3.0 en novembre 2008

Il y eu des versions intermédiaires. Cependant, avec le rachat de Sun par Oracle en janvier 2010, le projet OpenOffice connaitra une ultime version dénommé Oracle OpenOffice en décembre de la même année, numérotée 3.3. Je reviendrai sur ce point précis en fin d’article.

Mais StarOffice ne fut pas le seul projet à profiter du code source d’OpenOffice.org. IBM fit de même et proposa entre 2007 et 2012 un projet du nom de Lotus Symphony.

La dernière génération fut la 3.0 sortie en octobre 2010 et qui survivra jusqu’à un ultime fixpack en novembre 2012. Le code fut ensuite donné au projet Apache OpenOffice. J’avais entendu parler de cette suite bureautique, et j’ai pu mettre la main dessus. J’ai donc pris un MS-Windows 7 – la norme en 2010 – et j’ai décidé de voir à quoi ressemble cette suite bureautique.

Comme promis au début de l’article, je reviens sur les événèments suite au rachat de Sun par Oracle. Des développeurs du projet OpenOffice.org qui sentaient qu’Oracle voulait laisser pourrir sur pied la suite bureautique avait pris une copie du code source et lancé en septembre 2010 le projet LibreOffice. Il faudra attendre janvier 2011 pour que le premier LibreOffice (une version 3.3 elle aussi) voit le jour.

En avril 2011, Oracle annonce officiellement qu’il débranche le projet OpenOffice.org et refile le bébé à la fondation Apache en juin 2011… Bien que le projet Apache OpenOffice existe toujours et qu’une version 4.1.4 soit sortie en octobre 2017, les 6 mois dont à profité LibreOffice lui a donné un avantage qui ne sera jamais rattrapé par le code historique.