Vieux Geek, épisode 99 : Mozilla Thunderbird 0.1, quand l’austérité graphique n’était pas un problème :)

Je suis un vieil internaute qui apprécie le confort d’un client courrier lourd sur ses ordinateurs. Par client lourd, je parle d’un logiciel dédié pour avoir une copie de son courrier électronique chez soi. Si vous avez connu le début des années 2000, le client courrier le plus utilisé était une horreur du nom d’Outlook Express… Ce qui pourrait être un sujet intéressant pour un autre billet de la série « Vieux Geek », tiens 🙂

Mais revenons-en à celui qui est devenu au fil des années, le mal aimé Mozilla Thunderbird. Celui-ci est né en 2003, en suivant la volonté d’alléger l’usine à gaz qu’était la suite Mozilla. Donc, reprendre l’idée de ce qui avait donné naissance au projet Mozilla Firefox qui s’appellait en 2003 Phoenix, puis Firebird.

Sorti fin juillet 2003, les notes de publication de la version 0.1 sont intéressantes. En effet, c’était la première étape pour commencer à alléger le code. Basé sur le code de la suite Mozilla 1.5, il proposait un thème qui s’appellait Qute.

Cependant, on pouvait lire ceci dans les notes de publications :

The default theme is not complete yet. We have only added new toolbar icons for the mail 3-pane and the mail compose window. We are still using a lot of Mozilla classic theme icons. We do not have icons for the Options dialog yet either. Arvid is working on the artwork and you will continue to see it improve going forward.

Ce qu’on peut traduire par :

Le thème par défaut n’est pas encore terminé. Nous avons seulement ajouté de nouvelles icônes de barre d’outils pour courrier le triple volet et la fenêtre de rédaction de mail. Nous utilisons encore beaucoup d’icônes de thème classiques de Mozilla. Nous ne disposons pas encore d’icônes pour la boîte de dialogue Options. Arvid travaille sur la charte graphique et vous continuerez à la voir s’améliorer dans l’avenir.

J’ai pu retrouver l’archive pour MS-Windows de la première préversion de Mozilla Thunderbird… Elle était énormément lourde… 8 Mo !

J’ai donc remis la main sur mon image ISO de MS-Windows XP pour présenter cette version sous son meilleur jour. Si on peut le dire ainsi, surtout avec l’esthétique des années 2000-2005 😉

Comme vous avez pu le voir, cette première préversion était vraiment très austère, mais je me souviens d’avoir récupéré du courrier électronique avec… Et 14 ans plus tard, j’utilise toujours Mozilla Thunderbird… Pour combien de temps ? Seul l’avenir le dira 🙂

Vieux Geek, épisode 98 : Forté Free Agent 1.1, le client usenet des geeks windowsiens de la fin des années 1990 !

Quand internet a commencé à se populariser à partir de 1997, les outils en mode graphique dédié pour chacune de ses composantes principales ont eu tendance à se multiplier comme des petits pains.

Avant que Microsoft n’étouffe tel un boa constrictor Netscape, il y a eu une certaine forme de saine concurrence. Dans la trousse de l’internaute un peu geek, en dehors du navigateur pour aller sur la toile d’araignée mondiale alias le web, il y avait un logiciel dédié à l’accès aux forums de Usenet, que l’on pourrait surnommer l’ancêtre des forums qui pullulent sur la toile actuellement. Ouvrons une rapide parenthèse sur ce qu’est Usenet.

Ce système de forums en mode texte uniquement, même s’il existe des forums binaires où l’on peut tout récupérer – comment croyez-vous que les tipiaks récupéraient leurs consommation quotidienne à l’époque ? – permet de discuter de tout et de rien.

Les forums sont souvent rangés par langue (fr,de,es, etc.), puis par catégorie en anglais (comp = computer = informatique ,rec = recreation = loisir, soc = social, etc.) mis à part ce qu’on appelle le big 8 anglophone : comp, humanities, misc, news, sci, soc, talk.

Sans oublier l’énorme fourre-tout qu’est alt… Merdier sans nom serait plus réaliste, mais c’est un peu trop grossier comme expression. Bref, fermons cette parenthèse.

À l’époque, le logiciel préféré, c’était Forté Free Agent, une version limitée – et la plupart du temps en anglais – pour se perdre sur Usenet. Pour vous le montrer en action, j’ai pris un MS-Windows 98 SE (autant prendre l’un des MS-Windows les plus solides de l’époque pour le grand public).

Forté existe toujours de nos jours, et la plus ancienne version téléchargeable est la 3.3 sortie en 2006. J’avoue que je ne me sers plus que du client usenet de mon Mozilla Thunderbird qui est plus que largement suffisant de nos jours.

Il faut dire que les forums de Usenet ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils ont été à leur époque de gloire… Dommage !

Vieux Geek, épisode 92 : Netscape 6.0, la pire erreur du petit monde des navigateurs internet.

Dans l’épisode 28 de la série vieux geek sorti en 2014, je parlais des premiers Netscape que j’ai connu, dont Netscape 3 sorti en 1996…

Nous sommes dans la première guerre des navigateurs qui bat son plein. Netscape Corporation sort une horreur du nom de Navigator 4 alias Communicaor en 1997, ce qui forcera l’entreprise à ouvrir le code source de ce qui devait devenir Navigator 5.0 en mars 1998. Le code source de cette version 5 sera abandonné au bout de 6 mois, et ce qui devait devenir le moteur de rendu Gecko fut lancé.

Les mois passèrent et début 2000, toujours aucune nouvelle enthousiasmente de la part de l’équipe de Mozilla. Le projet avance à son rythme. AOL qui avait racheté Netscape fin 1998 perd patience.

Entre avril et novembre 2000, des bêtas de Netscape 6 sont publiées. Finalement, Netscape 6.0 sort… Et c’est une catastrophe. Le moteur est encore un peu jeune – il faut se souvenir que c’est basé sur Mozilla presque 0.6 ! – mais aussi lourd pour les machines de l’époque et pas franchement des plus stables. Mais il lui manque quelques fonctionnalités que l’on considère comme indispensables de nos jours… Mais autant vous montrer le monstre en question en vidéo. Pour rester homogène avec l’époque de sortie de Netscape 6.0, je me suis replié sur MS-Windows Millenium… Même si j’y ai échappé à l’époque, autant souffrir durant les quelques minutes qu’aura duré l’enregistrement de la vidéo 🙂

C’est un four monumental, surtout avec la palanquée de logiciels plus ou moins pourri fourni avec le navigateur… C’était sans compter sur la sortie d’Internet Explorer 6.0 durant l’été 2001…

Autant dire que si l’on voulait suicider ce qui restait de Netscape, AOL n’aurait pas fait mieux. Il faut attendre début 2002 pour que la première version considérée comme stable de Gecko sorte, comme je l’avais déjà dans l’épisode 13 de la série vieux geek publié en juin 2013.

Vieux Geek, épisode 86 : DrOrca, le « pseudo-navigateur » internet basé sur Mozilla Firefox.

Durant des années, en gros de la sortie de MS-Windows XP à celle de MS-Windows Vista, soit de 2001 à 2006, le marché des navigateurs internet a été celui du quasi-monopole d’Internet Explorer.

Pour contourner ses limitations ergonomiques, par exemple l’absence d’onglets de navigation, nombre de codeurs ont créé des « pseudo-navigateurs » qui était en réalité des surcouches graphiques pour le moteur d’Internet Explorer jusqu’à sa version 11, Trident.

L’un d’eux qui existe toujours de nos jours, AvantBrowser eut envie entre 2005 et 2009 de proposer une autre option : celle d’utiliser Gecko, le moteur utilisé par Mozilla Firefox pour proposer du choix.

En octobre 2005, je pondais un court article proposant un fichier pdf, toujours disponible d’ailleurs. Après quelques recherches, je me suis aperçu que DrOrca, devenu Orca Browser a survécu jusqu’à fin 2009. En effet, via le site Major Geeks, j’ai pu apprendre que l’ultime version a été une 1.2 build 6.

J’ai donc voulu revoir à quoi ressemblait ce « pseudo-navigateur ». J’ai retrouvé un MS-Windows 7 – sorti le 22 octobre 2009 – pour y installer OrcaBrowser…

Mais le plus simple est de jeter une œil sur la vidéo ci-après.

On pourrait dire de nos jours que nous sommes dans la même situation avec les projets suivants qui utilisent tous les moteurs de Google Chrome, à savoir Webkit/Blink.

  • Opera à partir de la version 15
  • Vivaldi
  • Brave développé par Brendan Eich et son équipe
  • Midori développé pour servir avec l’environnement Xfce
  • Web anciennement Epiphany pour l’environnement Gnome

Et encore, je suis resté dans les grands noms. Si on voulait continuer la liste, je pense qu’il y aurait bien une dizaine de noms à rajouter. Nous avons ainsi une fausse diversité. Nous avons le choix de l’interface, mais cela me fait penser à une phrase d’Henry Ford : « Les gens peuvent choisir n’importe quelle couleur pour la Ford T, du moment que c’est noir. »

On n’est pas très loin ici, non ?

En vrac’ du pont de l’Ascension…

Étant donné que le pont du jeudi de l’Ascension commence tout juste, autant au profiter pour faire un court article 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon pont de l’Ascension !

Vieux geek, épisode 81 : MS Plus! pour MS-Windows 95…

Pour cet épisode de la série « Vieux Geek », j’ai eu envie de me replonger en 1995. C’est l’année où j’ai eu mon premier compatible PC, une grosse boite gris, avec un écran cathodique de 14 pouces (et de 14 kg aussi), avec un incroyable Cyrix 486DX2 à 66 Mhz royalement équipé de 400 Mo de disque, de 4 Mo de mémoire vive et c’était tout.

Le tout tournait tant bien que mal sous MS-Windows 3.1. Je le fis rapidement grimpé à 12 Mo de mémoire vive, lui rajoutant une carte son compatible Sound Blaster avec un CD-Rom 2x. Il était donc fin prêt mi-1996 pour accueillir le révolutionnaire MS-Windows 95.

Cependant, il faut le dire, pour révolutionnaire qu’il fût à l’époque, il n’était pas franchement esthétique, mais largement moins moche que les immondices icônes Numix. Faut pas pousser, non plus ! 😀

Pour améliorer l’ordinateur, Microsoft mit en vente une extension – un peu comme les DLC de nos jours – sous le nom de MS-Plus! pour MS-Windows 95.

Il y avait pas mal de bonnes choses : des thèmes pour se la jouer « pimp my ride », un jeu de flipper et surtout une énorme nouveauté : un des premiers navigateurs internet, l’ancestral MS-Internet Explorer 1.0… Internet Explorer 2.0 sortira en novembre 1995, et aussi avec la version dite OSR1 de MS-Windows 95. Ça ne rajeunit personne.

Quand on insérait le CD de MS-Plus! pour Windows 95, on avait un joli écran qui nous accueillait.

Un peu plus loin, si on demandait l’installation, on avait droit à l’internet jumpstart kit.

Il y avait aussi des outils qui seront inclus à MS-Windows 98, comme un outil pour automatiser des tâches, 12 thèmes complémentaires pour rester dans les principaux ajouts.

J’ai donc récupéré toutes les images ISO nécessaires à la réalisation d’une vidéo. Comme je l’ai précisé, pour avoir un affichage potable, j’ai du passer par Scitech Display Doctor 7, le pilote vbemp accumulant les écrans bleu de la mort 🙁

Malgré les aléas liés à un thème un brin capricieux, revoir le premier Internet Explorer en action, ça n’a pas de prix… J’avoue que le bonus de fin m’a arraché une larme ou deux… Et non, je ne précise pas ce que c’est. Mais il faut se souvenir qu’en 1995, MS-Windows 95 était le top du top côté système d’exploitation pour PC, et que le pack Plus! était la cerise sur le gâteau… 🙂

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet, en dehors des annonces récurrentes ?

Côté culture ?

Bonne fin de semaine !

C’est la fin d’une longue aventure, et presque 12 ans, c’est beau.

Avant qu’on me dise que je tombe dans la victimisation, je tiens à préciser que c’est l’aventure du billet sur la Mageia 6 qui m’a fait comprendre qu’il fallait que j’arrête. Suite à une intoxication, j’ai eu le malheur de pousser une énième gueulante. Après, j’ai fait une vidéo pour m’excuser, mais pour certaines personnes, ce n’était pas suffisant.

Les événements se sont succédés, et les commentaires sur une vidéo où j’annonçais la mise en pause de ma chaine youtube pour me ressourcer ont été la source d’une vague de propos lourds, parfois haineux, parfois sous la ceinture. Au point que j’ai du mettre en place une modération des commentaires pour tout gérer.

Ensuite, sur un billet du blog de Seb95, dont j’ai appris l’existence avec 48 heures de retard, et dont un commentaire déclare que je suis un sombre crétin technique, et un autre qui me fait des menaces à peine voilées concernant le blog, j’ai préféré, non par arrogance comme certaines personnes le déclare, mais par lassitude et pour éviter de perdre tout ce que j’ai écrit, décidé de clore mon outil d’expression principal.

La preuve en images :

Je comptais mettre en ligne un article pour le tutoriel du mois de mars 2017 concernant archlinux. Il n’existera tout simplement pas. Je tiens à m’en excuser. Mais j’ai atteint le point de non-retour.

Je tiens à remercier les personnes qui m’ont soutenu au fil des années. Les articles resteront en ligne, et je maintiendrai le blog à flot techniquement tant que j’en aurai l’opportunité. Quant aux personnes qui me demanderont des conseils pour du logiciel libre, je continuerai de les aider dans la limite de mes humbles connaissances.

Mais plus aucun billet ne sera publié désormais. Je n’en ai plus la résistance psychologique. Je n’en peux plus de l’aveuglement de la communauté du logiciel libre.

Je n’en peux plus de l’excuse : « Les développeurs du libre sont bénévoles » comme si cela pouvait expliquer le pire de ce que j’ai pu voir en terme de qualité. Être bénévole cela veut-il dire que l’on peut tout se permettre ? Les personnes en question qui déclare cela ont-elles déjà été bénévoles pour l’affirmer de manière aussi péremptoire ?

Aux personnes qui disent que je me victimise à tout va, tout en utilisant le confort du pseudonymat, je leur répèterai une dernière fois : dites-moi donc tout ce que vous avez à me dire en face. Je n’attends que cela, et avec une grande impatience.

Merci pour tout, pour les presques 12 années passées ici, pour les coups de gueules et les coups de coeur. Et peut-être à bientôt, dans une nouvelle aventure !

Youtube, ce n’est pas que Cyprien et Squeezie, partie 2.

En novembre 2016, j’avais listé une partie des chaînes Youtube que je suis plus ou moins assidument. Voici une partie deux, un peu tardive dans sa publication.

Comme pour la première partie, c’est pas désordre plus ou moins flagrant. Mais je vais commencer par deux chaînes anglophones que je suis et qui me parlent.

  • Good Game ArrrCee – GGRC est une chaîne consacré au jeu, et spécialement à du rétrogaming. J’adore sa série « The Quake Grave » où l’on retrouve des niveaux pour le FPS de 1996. Évidemment, la chaîne ne peut s’apprécier que si l’on comprend l’anglais assez bien.
  • Toujours dans la nostalgie, la chaîne « The 8-bit guy » est présenté par un passionné des technologies des années 1980-1990. Rien que le générique avec un Commodore C64 en action vaut le détour. Encore une fois, un bon niveau d’anglais est conseillé.

Revenons aux chaînes francophones que je n’ai pas cité dans le précédent article. Il y en a un petit paquet et dans tous les domaines 🙂

  • La chaîne de Cédrik Jurassik avec ses excellents « jurassik tube / jurassik truc » qui permettent de voir les animaux disparus d’un autre oeil.
  • Le matérialiste : une chaîne qui permet de connaitre l’histoire des objets de notre quotidien.
  • Le roi des rats pour sa série « Youtube par en c*****e »…
  • Sir Gibsy toujours pour l’analyse des chaines youtube.
  • En complément de Sir Gibsy, comment ne pas parler d’Absol ?
  • Et d’Anthox Colaboy avec ses hilarants « Mes chers non abonnements » où on trouve sûrement le pire de Youtube.
  • Enfin, deux collègues linuxien : Adrien Linuxtricks et Baba Orhum.

C’est déjà pas mal pour une deuxième partie, non ? Une troisième partie ? Quand j’en aurai l’envie et l’opportunité de le faire !

Cédons à la tradition : le billet de bilan de fin d’année.

Ce sera un article court. Dans le billet du 30 décembre 2015, je postais mes statistiques de visites annuelles, arrivant à un peu plus d’un demi-million de pages vues. Sur ce domaine, je reste dans la stabilité, avec au moment où je rédige ce billet un peu plus de 523 000 vues pour 217 540 visiteurs uniques.

Et non, je ne peux pas faire monter artificiellement le nombre de vues, j’ai une adresse IP fixe 🙂

Autant dire une nouvelle fois que je suis tout sauf le blogueur influent que certaines personnes veulent bien s’amuser à décrire. De cette année, je retiens les collaborations avec Péha, donc l’excellente planche qu’il a dessiné pour fêter mes 42 ans.

2016 se termine, et bien tant mieux. Je ne la regretterai pas sur certains plans, comme j’ai pu l’exprimer dans un billet du 27 décembre 2016.

Il n’y aura pas de billet de nouvelle année, car comme je l’avais écrit dans une de mes premières chronique cynique – une série de texte qui m’a permis de m’exprimer tout au long de l’année 2016 – je n’aime pas le jour de l’An.

Pour finir l’année musicalement, après Amanda Palmer en 2015 le choix était difficile. Je me suis replié sur Steven Wilson, avec son « Perfect Life » extrait de l’album « Hand Cannot Erase » de 2015.

Voyons si ma boule de cristal a tenu le choc : le bilan de mes prédictions pour 2016.

Nous sommes donc début décembre 2016, et il est temps de faire le bilan de mes prédictions pour l’année 2016. Après tout, j’ai envie de voir à quel point je me suis planté… Ce qui fait donc de moi un non-expert, car je peux me planter et que je reconnais mes erreurs.

J’écrivais mon billet prédiction le lendemain de Noël 2015.

Quel est le résultat ? Voyons, voyons… Premier point :

Selon moi, ce sera l’année du quitte ou double pour au moins une distribution : la Devuan. En effet, alors que je rédige cet article, à moins d’une semaine du nouvel an 2016, toujours aucune nouvelle de la version béta de la première Devuan officielle.

En effet, 2016 a été une année prospère pour le fork idéologico-technique de Debian. Elle a vu l’arrivée d’une première béta en avril 2016, puis d’une deuxième béta fin novembre 2016. La version 1.0 basée sur Jessie est prévue pour 2017, à quelques mois de la sortie de la Debian GNU/Linux Stretch. Pas mal, donc !

Deuxième point :

Toujours dans le monde des distributions GNU/Linux, ce sera une année rude pour Canonical. Outre le fait qu’il faudra attendre au minimum la version 16.10 pour que le duo Unity 8 / Mir soit proposé par défaut sur la distribution de Canonical, la Ubuntu 16.04 sera fourni avec Unity 7, ce sera une année où on verra que le marché du smartphone auquel veut s’attaquer Canonical sera pour celle-ci un fiasco plus que prononcé. Le marché des OS pour smartphones l’a montré : il est verrouillé de chez verrouillé. Même Microsoft est un nain sur ce marché.

Unity 8 et Mir sont disponibles pour la Ubuntu 16.10, à titre expérimental seulement. Au mieux, Unity 8 et Mir seront disponible avec la Ubuntu 17.04, dixit un article de OMG Ubuntu. Je pencherai pour la 17.10 plutôt, mais laissons le bénéfice du doute à Canonical.

Troisième point :

Malheureusement pour mon système nerveux, les distributions typiquement étronicielles et squaticielles vont encore fleurir l’année prochaine, repoussant une nécessaire purge pour rendre plus crédible le logiciel libre auprès du grand public. Ça promet de sacrés moments de solitude.

Même s’il y en a toujours autant, j’ai décidé de ne parler que du « worst of » dans le domaine, avec une pointe en août… Vacances, je publie tout ? 🙂

Quatrième point :

Dans les distributions GNU/Linux qui ne verront pas Noël 2016 ? Je dirais l’OpenMandriva qui n’a connu aucune publication majeure en 2015, la clownesque Makulu Linux, la gNewSense qui n’a connu aucune sortie en 2015, même si une discussion est en cours pour sauter la version 4 en alpha1 depuis décembre 2014 vers une version 5 basée sur la Debian GNU/Linux Jessie.

Bon, série de plantages. La OpenMandriva est sortie en version 3.0 à la mi-août 2016, la gNewSense 4.0 en mai 2016.

Pour la Makulu Linux, les images ISO continuent d’affluer sur l’espace sourceforge de la distribution.

Cinquième point :

Toujours dans le domaine de l’informatique, je pense que 2016 sera l’année du plantage dans les grandes largeurs de la « convergence » qu’on nous vend comme l’alpha et l’omega de l’avenir de l’informatique.

On va dire que je vais me mettre 0,5 point sur le coup 🙂

Sixième point :

Sur le plan de l’informatique de bureau, 2016 ne sera pas l’année du bureau pour Linux. Comme ne l’a pas été 2015, ni 2014, ni… rengaine entendue depuis 1994 année de sortie du noyau linux 1.0.

Même avec les conneries accumulées par Microsoft sur MS-Windows 10 sur l’année 2016, rien de nouveau sous le soleil ici.

Septième point :

Puisque je parle de fork compulsif, abordons donc Mozilla Firefox. Je pense que s’il est aux alentours de 10% de part de marché des navigateurs internet en fin d’année 2016, ce sera très beau.

Bon, j’ai visé juste. Selon les statistiques disponibles chez Netmarketshare pour l’année 2016, Mozilla Firefox est à 9,87%. Microsoft Internet Explorer à 32,34% et Chrome à 46,76%.

navigateurs-2016Huitième point :

Toujours dans le domaine des logiciels « icones » du libre, on peut espérer la sortie du noyau GNU/Hurd 0.8 courant 2016.

Ding, ding, ding ! Encore une bonne intuition. GNU/Hurd 0.8 est sorti en mai 2016.

Neuvième point :

Sur le plan de l’internet en général, je pense que cette année, la blogosphère francophone va enfin connaître son scandale à la « dorito’s gate ». Idem pour la youtubosphère francophone qui joue un peu trop avec le feu et qui finira par se brûler.

Planti, planta ! Ce sera pour 2017 alors 🙂

Dernier point :

Sur le plan de la téléphonie portable, je pense qu’on aura toujours le même trio d’OS pour smartphones : Android, iOS et Windows Phone. Autant dire que si Canonical arrive à récolter 0,5% du marché en question en décembre 2016, ils pourront sabrer le champagne.

Inutile de dire que Netmarketshare confirme cela : Android 65,33% ; iOS 27,8% ; Windows Phone 2,64%. Les 4,23% restants sont pour les OS alternatifs…

mobileos-2016On va dire qu’une grosse moitié de mes prédictions ont visé juste ! C’est déjà pas si mal que cela. Prochaine prédictions ? Le 26 décembre 2016 dans le courant de la journée ? 🙂

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté livres ? Quelques trucs, histoire de remplir un peu !

Côté musique ?

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’. Court mais costaud, avec ce qu’il faut de vacherie par endroit 🙂

Côté logiciel libre et informatique :

Côté livres ?

Côté musique ? Pas grand chose 🙁

Bon week-end prolongé !

Youtube, ce n’est pas que Cyprien et Squeezie ! ;)

Dernier billet d’une série plus ou moins culturel qui ont émaillé le week-end. Je dois dire que j’adore passer des heures sur youtube… Non pas pour regarder Squeezie hurler comme un goret qu’on égorge devant un jeu qu’il démontera ou pas.

Non, pour moi, youtube est une source de connaissances et de partage. Voici donc la liste des youtubeurs et youtubeuses que je vous conseille.

Une sorte du meilleur de youtube en quelque sorte. Liste tout sauf exhaustive !

Honneur aux personnes dites du beau sexe. Il y a deux chaines que je vais citer ici par ordre alphabétique.

  • 911 avocat : chaine qui parle du droit sur Youtube. Passionnant et toujours agréable à lire.
  • Florence Porcel : ce fut une des premières youtubeuses que j’ai suivi. Si vous aimez l’espace, l’astrophysique, et les personnages plus fous les uns que les autres, foncez !

Les chaines masculines, par ordre de bazar, j’ai pas envie de me prendre la tête ici. On va essayer de ranger par catégories.

Pour l’histoire :

  • Nota Bene avec Bénabarbe, toujours passionnant et bon vivant.
  • Histony pour des analyses poussées et très argumentées.
  • Dave Sheik pour ses explications simples de choses complexes, ses dessins et son éternel noeud papillon !

Tout ce qui est science :

Le fourre-tout :

Je pense que j’ai pris les principales chaînes qui me permettent de me cultiver sans me prendre la tête. Déjà pas mal, non ?

J’ai du en oublier encore un sacré paquet. Ce sera pour un deuxième article, d’accord ? 🙂

Cadeau bonus ? La réponse de Linguisticae sur le terrible combat « au temps / autant pour moi » 😉

Bonne semaine !