Que devient la DFLinux Stretch en mai 2018 ?

La dernière fois que j’ai parlé de la descendante de la HandyLinux, cela remonte à une petite année, du moins où je rédige ce billet. À l’époque, c’était en version béta 1.

Depuis, la distribution est sortie et si on en croit le framagit du projet, la dernière modification remonte à l’été 2017… Il ne faut par oublier qu’Arpinux a décidé de quitter le monde du libre et il n’y a pas de quoi être étonné.

J’ai été sur le site officiel du projet, et j’ai récupéré la dernière image ISO en date via bittorrent.

Ensuite, j’ai créé une machine virtuelle classique avec 2 Go de mémoire vive, 128 Go de disque, et 2 CPU pour lancer cette Debian GNU/Linux Stretch sous Xfce à peine retouchée. J’ai pris l’installation simplifiée.

L’installateur Debian a été assez simple, mis à part l’obligation de préciser l’endroit où installer le Grub à la main… C’est vraiment l’installateur simplifié ?

Quoiqu’il en soit, au démarrage suivant, j’ai eu droit à l’écran d’accueil qui met directement dans le bain.

Le gros morceau ? L’installation d’environ 290 mises à jour. Tout cela pour passer de la Debian GNU/Linux Stretch 9.1 vers la 9.4.

J’ai ensuite fait chauffer mon ami SimpleScreenRecorder pour montrer la DFLinux Stretch en action.

J’ai été agréablement surpris par le fait que la montée en version de la distribution se soit passée correctement. Évidemment, on est face à une version de Debian qui a déjà un an, et si on reste sur les dépôts stables, ça commence à sentir un brin le renfermé sur certains logiciels. L’utilisation des dépots de rétroportage pourrait être envisagé, mais je ne pense pas que ce soit quelque chose d’abordable facilement par le public ciblé.

C’est un projet qui reste solide. J’espère juste qu’il ne sera pas abandonné quand la Debian GNU/Linux Buster sortira en milieu d’année 2019, si on suit le cycle classique de publication de 2 ans pour chaque nouvelle itération stable de Debian.

Vieux Geek, épisode 124 : Winamp 2.x, mon premier lecteur de fichiers mp3…

S’il y a un lecteur de fichiers numériques (alias mp3) mythique, c’est bien Winamp. Développé à partir de 1997 par Nullsoft, c’est à partir de septembre 1998 qu’il acquiert ses lettres de noblesses avec sa version 2.x.

Sans oublier son célèbre slogan : « It really whips the llama’s ass ». Une traduction rapide ? « Il fouette vraiment le cul du lama. »

Comment dire ? C’est devenu un des lecteurs mp3 les plus connus des utilisateurs de MS-Windows 95 et suivant. Bien qu’étant un partagiciel à 10$ (pour usage personnel), je ne connais pas grand monde qui ait la main à la poche à l’époque pour rester dans la légalité…

J’ai eu envie de faire revivre le temps d’une vidéo cet outil ultime.

Comme d’habitude, un logiciel qui devient un peu trop célèbre a tendance à être racheté par une grosse boîte, AOL dans le cas de Winamp. En juin 1999, le rachat est fait. Quelques mois plus tard, il y aura intégration dans Time Warner.

2002 verra arriver la détestée version 3 du logiciel. Par la suite une série de versions 5.x sortiront et AOL annonce en décembre 2013 qu’il mettait fin au projet. Il est vrai que la concurrence d’iTunes entre autres. Mais regardez donc les lecteurs mp3 que l’on trouve de nos jours sur toutes les plateformes… Ils ont tous plus ou moins une interface à la Winamp. C’est ainsi qu’on voit l’influence d’un logiciel dans un domaine bien précis 😀

Vieux Geek, épisode 112 : MS-Windows Nashville, alias MS-Windows 96.

Dans l’épisode 36 de la série « Vieux Geek », j’évoquais MS-Windows Neptune, une version de MS-Windows qui devait proposer une interface à la MS-Windows 9x sur le noyau de MS-Windows 2000… Projet qui fut remplacé par un certain Whistler plus connu au final sous le nom de… MS-Windows XP 🙂

Cependant, ce n’était pas la première fois qu’une version intermédiaire se faisait tailler en pièce. Cela était déjà arrivé quelques années plus tôt avec le peu chanceux MS-Windows Nashville.

Nous sommes en 1996. Microsoft avait prévu de lancer une version intermédiaire entre MS-Windows 95 (qui était connu sous le nom de code de Chicago) et Memphis qui deviendra MS-Windows 98 alors qu’il était prévu à l’origine pour 1997.

Le but de cette version intermédiaire était de pouvoir couper l’herbe sous le pied de Netscape qui était alors l’acteur dominant dans le monde de l’internet. En effet, le but était d’intégrer MS-Internet Explorer 3.0 et ce qui allait devenir – au moins en partie – Outlook Express.

Après avoir cherché en vain une image d’installation complète de cet ancestral MS-Windows, j’ai dû me replier sur une solution de contournement. J’ai pu trouver le « patch » qui permet d’avoir ce MS-Windows 96, mais qui nécessite l’installation préalable d’un MS-Windows 3.1 ou d’un MS-Windows 95… Pour éviter les effets de bords liés à la traduction, je suis resté avec un environnement en anglais.

On constate que si l’on fait une installation complète, un certain Athena pointe le bout de ses octets…

Après avoir installé la mise à jour MS-Windows Nashville et en utilisant une version bêta de Scitech Display Doctor, j’ai lancé l’enregistrement en vidéo…

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, un certain nombre d’éléments qui seront à la base de MS-Windows 98 font leur premier pas ici. Il faudra cependant encore une bonne année de maturation pour des fonctionnalités comme l’atrocement lourd – du moins pour l’époque – Active Desktop.

Cependant, revoir Internet Explorer 2.0, ça ramène des souvenirs plus ou moins bons en mémoire, sans oublier une bonne dose de nostalgie… Qui sont modérées par le bruit strident de la porteuse, des connexions internet qui vous arrachaient des cris de douleurs… 22 ans sont passés depuis MS-Windows Nashville… 22 ans déjà !

Mastodon est devenu un grand réseau, on y trouve des usurpateurs d’identité.

Petit billet coup de gueule. En ce 15 février, j’ai eu droit à deux usurpations d’identité sur Mastodon, le clone de twitter libre. La première, sur l’instance mastdn.io, la deuxième sur mastodon.social.

Le plus marrant, c’est que sur le faux compte créé sur mastodon.social, on peut lire que je vais passer sous MS-Windows 10… Comment dire…

C’est le pire tissu de mensonges que j’ai pu lire. Mon seul compte sur mastodon se trouve sur l’instance de Framapiaf…

Pour finir, deux petites vidéos qui montre que mon énervement va croissant. Mais je ne ferai pas un coup de gueule. Je ferais juste sucrer les faux comptes à vue. L’histoire tournera très vite court.

Deuxième vidéo :

Maintenant, vous êtes prévenus !

Déclaration d’indépendance du Cyberespace

John P.Barlow est décédé hier. Il est l’auteur de ce texte qui fait référence et dont je me permets de copier ci-dessous la traduction française réalisée par Hache. Difficile de mieux décrire ce que certains appellent notre utopie, et qui malgré les coups, 22 ans plus tard, reste bien vivante.

 

Seule l’erreur a besoin du soutien du gouvernement. La vérité peut se débrouiller toute seule.
—Thomas Jefferson, Notes on Virginia

Déclaration d’indépendance du Cyberespace

 

Gouvernements du monde industriel, vous géants fatigués de chair et d’acier, je viens du Cyberespace, le nouveau domicile de l’esprit. Au nom du futur, je vous demande à vous du passé de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez pas de souveraineté où nous nous rassemblons.

Nous n’avons pas de gouvernement élu, et il est improbable que nous en ayons un jour, aussi je ne m’adresse à vous avec aucune autre autorité que celle avec laquelle la liberté s’exprime. Je déclare l’espace social global que nous construisons naturellement indépendant des tyrannies que vous cherchez à nous imposer. Vous n’avez aucun droit moral de dicter chez nous votre loi et vous ne possédez aucun moyen de nous contraindre que nous ayons à redouter.

Les gouvernements tiennent leur juste pouvoir du consentement de ceux qu’ils gouvernent. Vous n’avez ni sollicité ni reçu le nôtre. Nous ne vous avons pas invités. Vous ne nous connaissez pas, et vous ne connaissez pas notre monde. Le Cyberespace ne se situe pas dans vos frontières. Ne pensez pas que vous pouvez le construire, comme si c’était un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C’est un produit naturel, et il croît par notre action collective.

Vous n’avez pas participé à notre grande conversation, vous n’avez pas non plus créé la richesse de notre marché. Vous ne connaissez pas notre culture, notre éthique, ni les règles tacites qui suscitent plus d’ordre que ce qui pourrait être obtenu par aucune de vos ingérences.

Vous prétendez qu’il y a chez nous des problèmes que vous devez résoudre. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre enceinte. Beaucoup de ces problèmes n’existent pas. Où il y a des conflits réels, où des dommages sont injustement causés, nous les identifierons et les traiterons avec nos propres moyens. Nous sommes en train de former notre propre Contrat Social. Cette manière de gouverner émergera selon les conditions de notre monde, pas du vôtre. Notre monde est différent.

Le Cyberespace est fait de transactions, de relations, et de la pensée elle-même, formant comme une onde stationnaire dans la toile de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n’est pas où vivent les corps.

Nous sommes en train de créer un monde où tous peuvent entrer sans privilège et sans être victimes de préjugés découlant de la race, du pouvoir économique, de la force militaire ou de la naissance.

Nous sommes en train de créer un monde où n’importe qui, n’importe où, peut exprimer ses croyances, aussi singulières qu’elles soient, sans peur d’être réduit au silence ou à la conformité.

Vos concepts légaux de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement, de contexte, ne s’appliquent pas à nous. Ils sont basés sur la matière, et il n’y a pas ici de matière.

Nos identités n’ont pas de corps, c’est pourquoi, contrairement à ce qui se passe chez vous, il ne peut pas, chez nous, y avoir d’ordre accompagné de contrainte physique. Nous croyons que c’est de l’éthique, de la défense éclairée de l’intérêt propre et de l’intérêt commun, que notre ordre émergera. Nos identités peuvent être distribuées à travers beaucoup de vos juridictions. La seule loi que toute nos cultures constituantes pourraient reconnaître généralement est la règle d’or [« Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fassent », NdT]. Nous espérons pouvoir bâtir nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.

Aux Etats-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, le Telecommunications Reform Act, qui répudie votre propre Constitution et insulte les rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent maintenant renaître en nous.

Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont natifs dans un monde où vous serez toujours des immigrants. Parce que vous les craignez, vous confiez à vos bureaucraties les responsabilités de parents auxquelles vous êtes trop lâches pour faire face. Dans notre monde, tous les sentiments et expressions d’humanité, dégradants ou angéliques, font partie d’un monde unique, sans discontinuité, d’une conversation globale de bits. Nous ne pouvons pas séparer l’air qui étouffe de l’air où battent les ailes.

En Chine, en Allemagne, en France, à Singapour, en Italie et aux Etats-Unis, vous essayez de confiner le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du Cyberespace. Il se peut que ceux-ci contiennent la contagion quelque temps, mais ils ne fonctionneront pas dans un monde qui sera bientôt couvert de médias numériques.

Vos industries de plus en plus obsolètes se perpétueraient en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent décider de la parole elle-même dans le monde entier… Ces lois déclareraient que les idées sont un produit industriel comme un autre, pas plus noble que de la fonte brute… Dans notre monde, quoi que l’esprit humain crée peut être reproduit et distribué à l’infini pour un coût nul. L’acheminement global de la pensée n’a plus besoin de vos usines.

Ces mesures de plus en plus hostiles et coloniales nous placent dans la même situation que ces amoureux de la liberté et de l’autodétermination qui durent rejeter les autorités de pouvoirs éloignés et mal informés. Nous devons déclarer nos personnalités virtuelles exemptes de votre souveraineté, même lorsque nous continuons à accepter votre loi pour ce qui est de notre corps. Nous nous répandrons à travers la planète de façon à ce que personne puisse stopper nos pensées.

Nous créerons une civilisation de l’esprit dans le Cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde issu de vos gouvernements.

Davos, Suisse
8 février 1996

Ce texte trône dans mon bureau, un bien beau cadeau de Benjamin Bayart. #thanks

Cédons à la tradition : le billet bilan de 2017 du blog :)

Il faut savoir respecter les traditions. Chaque ultime billet d’une année est celui où l’on se doit de faire un bilan.

En décembre 2016, en utilisant l’outil de statistiques de WordPress – qui ne fonctionne plus à cause de certaines limitations de mon hébergeur historique – je tournais dans le demi-million de pages vues avec une bonne moitié de robots de moteurs de recherches.

Un an plus tard, j’ai dû utiliser l’outil de statistique de l’hébergeur, donc les chiffres sont à prendre avec des pincettes, surtout que les données du mois de décembre ont été bloquées au… 6 décembre !

Selon les statistiques fournies, mon blog connait dans les 8000 visites quotidiennes… Énorme ! Soit entre le 1er janvier et le 6 décembre quelque 2,78 millions de visites sur l’année… Une multiplication par 4 par rapport à l’année dernière ? C’est un brin excessif, donc je ne m’attarderai pas dessus. Tout ce que je peux dire, c’est que mon blog est visité. Malgré tout, je ne me considère pas un blogueur influent, loin de là !

Ce que je retiendrai de l’année 2017 ? Une année de tension intense. Au point d’avoir la volonté de mettre la clé sous la porte en février 2017… Une crise qui en dit long sur l’ambiance pourrie du monde du libre qui règne actuellement.

Inutile de revenir sur les événements en question. En tout cas, une chose est sûre, je pense que dans les mois qui viennent, entre les annonces catastrophiques sur le plan de la sécurité comme des extrapolations sur l’Intel ME (la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions) ou encore les intégrateurs qui poussent certaines fonctionnalités comme l’Intel SPI qui font que Canonical retire temporairement la dernière version de son Ubuntu, et je pense que l’on fera une overdose de popcorn devant la propagation de FUD dans le seul but de vendre des solutions de sécurité.

D’ailleurs, il faut être réaliste : la seule vraie sécurité en informatique est de couper l’alimentation électrique et réseau d’un ordinateur, le mettre dans un coffre-fort, coulé dans un cube de béton de cinq mètres d’arête, le tout balancé au fin fond de la fosse des Mariannes.

Oui, c’est une exagération volontaire. Protégez sa vie privée, c’est normal. Mais en dehors du chiffrement d’un portable qui doit voyager ou du chiffrement de votre messagerie, quel intérêt de pousser plus loin la recherche de la sécurité ?

La sécurité ultime n’existe pas. Toute technologie de chiffrement sera un jour ou l’autre cassée, même si dans le cas du protocole SHA1, il a fallu un équipement qui n’est pas donné à tout le monde : juste 6500 CPU et 110 GPU durant un an pour arriver à produire deux documents PDF différents avec la même somme de contrôle SHA1… Une paille, non ? 🙂

Il ne faut pas tomber dans le travers du « rien à cacher » : simplement rester raisonnable, et trouver le bon équilibre entre sécurité et utilisabilité. Mais n’étant pas expert en sécurité et ne prétendant pas l’être, ce n’est qu’une simple réflexion d’un internaute qui a connu les connexions en 33,6 Kbps/s et qui essaye de faire fonctionner ce qui lui sert de masse cérébrale 🙂

Pour finir cet article, j’ai eu du mal à choisir une vidéo. J’ai pris donc un titre du très bon deuxième album d’Alwaid « The Machine and The Beast », nommé « Amphisbaena ».

Bilan final des prédictions pour 2017… Ma boule de cristal était-elle cassée ?

Peu après noël 2016, je cédais aux prédictions pour 2017. Voici donc le billet bilan des prédictions.

Premier point, les distributions pour qui 2017 serait une année tendue.

La Mageia Linux. Sa version 6.0 est sortie finalement mi-juillet 2017 après une saga qui m’a fait comprendre que l’on ne pouvait en parler qu’en bien sous peine de se prendre une volée de bois vert de la part de ses zélotes.

Sa soeur ennemi, la OpenMandriva a sorti fin novembre 2017 la troisième révision mineure de sa version 3.0. Une sortie au forceps faut-il le dire.

Pour la Trisquel GNU/Linux 8.0, elle pointe toujours aux abonnés absents. Je veux bien que la 7.0 soit basée sur la Ubuntu 14.04 LTS (qui sera mise à mort en avril 2019), mais un peu de fraîcheur pour la distribution 100% libre dérivée d’Ubuntu, cela ne ferait pas de mal, non ?

Pour Mozilla Firefox, selon les instituts de sondages, sa part de marché va de 6 à 13,5% fin novembre 2017.

Le moins généreux est StatCounter avec 6,09%

Le plus généreux est NetworkMarketShare avec 13,54%.

On coupe la poire en deux ? On va dire dans les 9,8% de parts de marché ? C’est pas si mal que cela, au final !

Pour Ubuntu Touch, j’avais raison. Le projet a été mis à mort en même temps qu’Unity 8 en avril 2017.

Pour Manjaro Linux, en dehors des concetés à la Manjaro SX (et son ordinateur hors de prix) et une période tendue fin mars-début avril 2017, la distribution s’en tire assez bien.

Enfin, même si une RC est annoncée pour VLC 3.0, au 12 décembre 2017 elle brille par son absence… Quant à Gimp, inutile de tirer sur une ambulance avec trois pneus à plat…

Pas trop mauvais bilan au final. Prochain exercice de prédictions ? On se donne rendez-vous dans une dizaine de jours ? 🙂

Ah, la réinvention continuelle de la roue, mal gangrenant le monde linuxien :(

S’il y a bien des maux dans le monde du libre et apparenté, comme l’absence des commentaires sur les blogs parlant du libre et passant par l’obligation de s’inscrire sur un forum par exemple, il en est un autre : la réinvention continuelle de la roue.

Je n’ai cessé de dire via des vidéos et des billets aux développeurs de distributions de se demander : est-ce que votre distribution est vraiment utile ? Apporte-t-elle quelque chose au schmilblick ?

Y a-t-il le besoin d’avoir 15 distributions basées sur Debian GNU/Linux stable avec l’environnement KDE dessus ? Ou encore 15 autres basées sur Ubuntu avec Xfce en ne changeant au final que le fond d’écran, le navigateur et soyons fou le thème d’icônes ? Ou encore reprendre la recette d’une distribution connue en changeant juste le nom. Si je vous dis ubuntu + Cinnamon ? Vous me répondrez LinuxMint, et non sa pâle réinvention qu’est la Cubuntu

C’est cette forme de réinvention de la roue que j’ai constaté une nouvelle fois en lisant les notes de publications de la NuTyX 9.91 publiées le 14 novembre 2017.

En lisant le paragraphe « Nouveau concept de branches », je me suis dit « tiens, ça me dit quelque chose… »

En effet, il y a trois branches qui sont citées : la stable, la current et la development. On peut les résumer ainsi :

  1. Stable : la version officiellement destinées aux utilisateurs. Ne connaîtra que les mises à jour de sécurité et quelques nouveaux paquets si besoin est.
  2. Current : la base est gelée, les logiciels au dessus sont mises à jour au besoin. Une semi-rolling dans le principe donc. Base de révisions mineures de la stable.
  3. Development : une sorte de rolling complète, mais à durée de vie limitée. Incompatible avec les autres branches, tout en leur servant de base.

Ça ne vous dit rien ce genre de schéma ? Si on a un minimum de culture linuxienne, la réponse est évidente : c’est en gros le même que celui appliquée par la vénérable et ancestrale Debian GNU/Linux avec son trio stable, testing, unstable. En très gros, NuTyX reprend un principe utilisé depuis le milieu des années 1990 tout en le vendant comme presque novateur.

Je n’ai rien contre cette distribution, mais elle était un exemple parfait de la réinvention de la roue.

J’ai un autre exemple que je vais maintenant aborder. Celui lié à la réinvention de Mozilla Firefox mais sans les nouveautés qui font la force de Mozilla Firefox 57 alias Quantum.

Je parle du projet Basilisk qui se veut la continuation de Mozilla Firefox avec le non-support – temporaire ? – des WebExtensions, la continuation de l’utilisation de XUL, le support des extensions anciennes génération, le non-support des processus multiples pour la navigation ce qui peut entraîner le plantage complet du navigateur avec un seul onglet planté, bref, un navigateur vieux d’il y a 3 ans sur certains plans…

Autant dire que c’est sur le plan de la stabilité une forme de suicide. Si les navigateurs ont implémentés le multi-processus, c’est bien pour une raison, non ? Quand on sait que l’équipe derrière le projet et son « ancêtre » Palemoon est constitué de trois personnes… Il y a combien de développeurs chez Mozilla déjà ?

Vous comprendrez aisément mon agacement devant cette réinvention constante de la roue permise par les libertés fondamentales du logiciel libre, spécialement la liberté 1. Mais ce n’est pas parce que l’on peut sauter d’un pont à l’élastique qu’il faut obligatoirement le faire, non ?

Je dis cela, mais je ne dis rien au final…

Vieux Geek, épisode 105 : Eudora OSE, ultime version d’un client courrier historique…

Cet épisode est la suite directe de l’épisode 104, consacré à Mozilla Sunbird. Tandis que je préparais la vidéo consacrée à l’Agenda autonome de la Fondation Mozilla, je me suis souvenu d’une version un peu oubliée d’un grand nom des courrielleurs, Eudora.

Est-il besoin de présenter un des clients de gestion des courriers électronique qui fut un des rois du domaine entre 1988 et 2006 ? Racheté à son développeur en 1991 par Qualcomm, il sera synonyme de client de courrier électronique pour nombre de personnes ayant connu internet dans les années 1990.

La montée en puissance de l’ignoble – désolé, je nettoyais mon clavier et le coup est parti tout seul – Outlook Express et d’autres logiciels de gestion de courrier, dont Mozilla Thunderbird, Qualcomm tente le tout pour le tout et s’associe en 2006 avec la Fondation Mozilla pour lancer le projet Penelope qui est une volonté de récréer Eudora avec une base plus jeune.

Le projet existera jusqu’en 2010 avec une ultime version 1.0. Eudora OSE sera supporté comme la corde soutient le pendu. En 2013, le projet fut abandonné avec le conseil de migrer vers Mozilla Thunderbird.

Comme vous avez pu le voir, Penelope n’était au final qu’une extension qui modifiait l’apparence générale de Mozilla Thunderbird pour aider les personnes habituées à Eudora de continuer à utiliser une interface familière.

Contrairement à ce qu’avait réussi à faire Netscape ou encore Sun Microsystem, le passage du code à l’open-source n’a pas franchement réussi à l’honorable ancêtre du courrier électronique.

Mozilla Firefox 57 : derrière des performances en hausse, le bal des pleureuses commence…

J’écris ce court billet rageur avant d’avoir eu ma dose de théine ou de caféine – j’hésite encore – matinale. MéchantFred va sortir et il va remettre des points sur des « i » au risque de déplaire.

Je m’en fous, mais je sentais très bien que ce bal de pleureuses allait certainement arriver comme à chaque évolution majeure d’un logiciel.

J’ai connu en tant qu’emmerdeur… utilisateur d’informatique personnelle de nombreuses migrations dans ma vie derrière un clavier. Depuis 1995, j’ai eu droit au passage de MS-Windows 3.1 vers 95, puis la migration vers MS-Windows 2000, ayant pu échapper au merdissime Millenium.

Sur le plan des logiciels applicatifs, j’ai connu Netscape 3 et 4, puis j’ai migré vers les outils Mozilla. Autant dire que certaines migrations ont été casse bonbon. Mais j’étais prévenu, et j’ai rarement vu des migrations technologiques faites du jour au lendemain pour le plaisir de tout casser.

C’est encore une fois le cas avec Mozilla Firefox 57 et l’arrivée du format WebExtensions pour gérer les extensions du navigateur internet. Sauf erreur de ma part, cela fait depuis le premier trimestre 2017, soit au minimum 6 à 8 mois au moment où je rédige cet article que Mozilla a prévenu, avec des piqûres de rappel : pour Mozille Firefox 57, on va changer de format d’extension, merci de travailler sur une version compatible.

Ajout à 7 h 41 : j’ai trouvé une première annonce dans un article du 23 novembre 2016 !

Il n’y a pas eu des outils et des pages d’informations mises en place non plus…

Je suis d’accord, il ne pouvait pas y avoir 100% de réussite au jour J, mais merde ! Les développeurs de Mozilla ne sont pas responsables de l’inertie des développeurs d’extensions.

Des extensions qui ne sont pas à jour ? Il y a plusieurs possibilités :

  1. L’extension est devenue obsolète par l’intégration de la fonctionnalité dans le code du navigateur.
  2. Le développeur a laissé tomber son extension comme une vieille chaussette moisie.
  3. L’extension ne peut pas être portée pour des raisons techniques.
  4. L’extension prend plus de temps que prévue à être portée.

Durant plusieurs semaines, on aura droit à des utilisateurs et des utilisatrices qui vont pleurer à chaudes larmes car leurs extensions préférées ne sont pas fonctionnelles. Il suffit par exemple de lire les commentaires de cet article de NextInpact… Merde, c’est vrai, j’oubliais la règle de base : ne pas lire les commentaires d’un article 🙂

Sans oublier de se balader sur les réseaux (a)sociaux comme Facebook, Google Plus, Diaspora*, Twitter ou encore Mastodon. On verra des personnes qui cracheront sur Mozilla à cause des indélicatesses des développeurs d’extensions. Les utilisateurs n’ont pas à payer les pots cassés après tout.

Il est vrai qu’un constructeur automobile est responsable des accidents de la route où un de ses véhicules est présent, après tout… Je sais, comparaison n’est pas raison, mais il faut savoir attribuer les responsabilités sur les bonnes personnes.

Je n’ai en tout et pour tout que deux extensions : µblock origin et Grammalecte. Si des personnes ont besoin de 15 extensions, tant mieux pour elles. Deux me suffisent largement 🙂

Je suis d’accord, c’est chiant de perdre une ou plusieurs extensions. Mais est-ce que cela vous empêchera complètement de naviguer sur la toile ?

Maitenant, je vous laisse, j’ai mon petit déjeuner qui vous attend. Allez, bonne journée !

Vieux Geek, épisode 104 : Mozilla Sunbird, l’oiseau oublié…

L’histoire de la Fondation Mozilla a été marqué par de nombreux projets, dont les plus célèbres ont été la Suite Mozilla devenue SeaMonkey, Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird.

Mais il y a eu aussi des projets qui ont été oubliés et Mozilla Sunbird est l’un d’entre eux. Développé entre 2005 et mi-2010, c’était un projet développé par l’équipe en charge de l’agenda. L’équipe en question avait eu l’idée de proposer un logiciel complet basé sur Gecko pour gérer ses agendas.

Il y a eu quelques versions de cet agenda indépendant, l’ultime version publiée étant une version 1.0b1 que l’on peut encore trouver sur le serveur FTP de Mozilla. Disponible pour Linux, MacOS-X et MS-Windows, le logiciel était presque arrivé à sa première version finale quand il a été arrêté.

J’ai eu envie de lui rendre hommage dans cet article et pour des raisons pratiques, je suis parti d’un MS-Windows 7, version contemporaine de l’OS de Microsoft quand l’ultime version de Mozilla Sunbird a été publiée. Quoi de mieux que de le montrer en action même s’il n’est plus trop utilisable de nos jours ?

Bien que Mozilla Sunbird ait été abandonné, le projet d’agenda intégré à Mozilla Thunderbird est devenu une réalité. Au moment où je rédige cet article, la version stable est la 5.4.4. La version que j’utilise dans mon Mozilla Thunderbird, basé sur le code des versions de développement, compilé maison est la 6.0a1 comme le montre la capture d’écran ci-dessous…

Dommage pour Mozilla SunBird, mais il continue de vivre ainsi 🙂

Vieux Geek, épisode 99 : Mozilla Thunderbird 0.1, quand l’austérité graphique n’était pas un problème :)

Je suis un vieil internaute qui apprécie le confort d’un client courrier lourd sur ses ordinateurs. Par client lourd, je parle d’un logiciel dédié pour avoir une copie de son courrier électronique chez soi. Si vous avez connu le début des années 2000, le client courrier le plus utilisé était une horreur du nom d’Outlook Express… Ce qui pourrait être un sujet intéressant pour un autre billet de la série « Vieux Geek », tiens 🙂

Mais revenons-en à celui qui est devenu au fil des années, le mal aimé Mozilla Thunderbird. Celui-ci est né en 2003, en suivant la volonté d’alléger l’usine à gaz qu’était la suite Mozilla. Donc, reprendre l’idée de ce qui avait donné naissance au projet Mozilla Firefox qui s’appellait en 2003 Phoenix, puis Firebird.

Sorti fin juillet 2003, les notes de publication de la version 0.1 sont intéressantes. En effet, c’était la première étape pour commencer à alléger le code. Basé sur le code de la suite Mozilla 1.5, il proposait un thème qui s’appellait Qute.

Cependant, on pouvait lire ceci dans les notes de publications :

The default theme is not complete yet. We have only added new toolbar icons for the mail 3-pane and the mail compose window. We are still using a lot of Mozilla classic theme icons. We do not have icons for the Options dialog yet either. Arvid is working on the artwork and you will continue to see it improve going forward.

Ce qu’on peut traduire par :

Le thème par défaut n’est pas encore terminé. Nous avons seulement ajouté de nouvelles icônes de barre d’outils pour courrier le triple volet et la fenêtre de rédaction de mail. Nous utilisons encore beaucoup d’icônes de thème classiques de Mozilla. Nous ne disposons pas encore d’icônes pour la boîte de dialogue Options. Arvid travaille sur la charte graphique et vous continuerez à la voir s’améliorer dans l’avenir.

J’ai pu retrouver l’archive pour MS-Windows de la première préversion de Mozilla Thunderbird… Elle était énormément lourde… 8 Mo !

J’ai donc remis la main sur mon image ISO de MS-Windows XP pour présenter cette version sous son meilleur jour. Si on peut le dire ainsi, surtout avec l’esthétique des années 2000-2005 😉

Comme vous avez pu le voir, cette première préversion était vraiment très austère, mais je me souviens d’avoir récupéré du courrier électronique avec… Et 14 ans plus tard, j’utilise toujours Mozilla Thunderbird… Pour combien de temps ? Seul l’avenir le dira 🙂

Vieux Geek, épisode 98 : Forté Free Agent 1.1, le client usenet des geeks windowsiens de la fin des années 1990 !

Quand internet a commencé à se populariser à partir de 1997, les outils en mode graphique dédié pour chacune de ses composantes principales ont eu tendance à se multiplier comme des petits pains.

Avant que Microsoft n’étouffe tel un boa constrictor Netscape, il y a eu une certaine forme de saine concurrence. Dans la trousse de l’internaute un peu geek, en dehors du navigateur pour aller sur la toile d’araignée mondiale alias le web, il y avait un logiciel dédié à l’accès aux forums de Usenet, que l’on pourrait surnommer l’ancêtre des forums qui pullulent sur la toile actuellement. Ouvrons une rapide parenthèse sur ce qu’est Usenet.

Ce système de forums en mode texte uniquement, même s’il existe des forums binaires où l’on peut tout récupérer – comment croyez-vous que les tipiaks récupéraient leurs consommation quotidienne à l’époque ? – permet de discuter de tout et de rien.

Les forums sont souvent rangés par langue (fr,de,es, etc.), puis par catégorie en anglais (comp = computer = informatique ,rec = recreation = loisir, soc = social, etc.) mis à part ce qu’on appelle le big 8 anglophone : comp, humanities, misc, news, sci, soc, talk.

Sans oublier l’énorme fourre-tout qu’est alt… Merdier sans nom serait plus réaliste, mais c’est un peu trop grossier comme expression. Bref, fermons cette parenthèse.

À l’époque, le logiciel préféré, c’était Forté Free Agent, une version limitée – et la plupart du temps en anglais – pour se perdre sur Usenet. Pour vous le montrer en action, j’ai pris un MS-Windows 98 SE (autant prendre l’un des MS-Windows les plus solides de l’époque pour le grand public).

Forté existe toujours de nos jours, et la plus ancienne version téléchargeable est la 3.3 sortie en 2006. J’avoue que je ne me sers plus que du client usenet de mon Mozilla Thunderbird qui est plus que largement suffisant de nos jours.

Il faut dire que les forums de Usenet ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils ont été à leur époque de gloire… Dommage !

Vieux Geek, épisode 92 : Netscape 6.0, la pire erreur du petit monde des navigateurs internet.

Dans l’épisode 28 de la série vieux geek sorti en 2014, je parlais des premiers Netscape que j’ai connu, dont Netscape 3 sorti en 1996…

Nous sommes dans la première guerre des navigateurs qui bat son plein. Netscape Corporation sort une horreur du nom de Navigator 4 alias Communicaor en 1997, ce qui forcera l’entreprise à ouvrir le code source de ce qui devait devenir Navigator 5.0 en mars 1998. Le code source de cette version 5 sera abandonné au bout de 6 mois, et ce qui devait devenir le moteur de rendu Gecko fut lancé.

Les mois passèrent et début 2000, toujours aucune nouvelle enthousiasmente de la part de l’équipe de Mozilla. Le projet avance à son rythme. AOL qui avait racheté Netscape fin 1998 perd patience.

Entre avril et novembre 2000, des bêtas de Netscape 6 sont publiées. Finalement, Netscape 6.0 sort… Et c’est une catastrophe. Le moteur est encore un peu jeune – il faut se souvenir que c’est basé sur Mozilla presque 0.6 ! – mais aussi lourd pour les machines de l’époque et pas franchement des plus stables. Mais il lui manque quelques fonctionnalités que l’on considère comme indispensables de nos jours… Mais autant vous montrer le monstre en question en vidéo. Pour rester homogène avec l’époque de sortie de Netscape 6.0, je me suis replié sur MS-Windows Millenium… Même si j’y ai échappé à l’époque, autant souffrir durant les quelques minutes qu’aura duré l’enregistrement de la vidéo 🙂

C’est un four monumental, surtout avec la palanquée de logiciels plus ou moins pourri fourni avec le navigateur… C’était sans compter sur la sortie d’Internet Explorer 6.0 durant l’été 2001…

Autant dire que si l’on voulait suicider ce qui restait de Netscape, AOL n’aurait pas fait mieux. Il faut attendre début 2002 pour que la première version considérée comme stable de Gecko sorte, comme je l’avais déjà dans l’épisode 13 de la série vieux geek publié en juin 2013.

Vieux Geek, épisode 86 : DrOrca, le « pseudo-navigateur » internet basé sur Mozilla Firefox.

Durant des années, en gros de la sortie de MS-Windows XP à celle de MS-Windows Vista, soit de 2001 à 2006, le marché des navigateurs internet a été celui du quasi-monopole d’Internet Explorer.

Pour contourner ses limitations ergonomiques, par exemple l’absence d’onglets de navigation, nombre de codeurs ont créé des « pseudo-navigateurs » qui était en réalité des surcouches graphiques pour le moteur d’Internet Explorer jusqu’à sa version 11, Trident.

L’un d’eux qui existe toujours de nos jours, AvantBrowser eut envie entre 2005 et 2009 de proposer une autre option : celle d’utiliser Gecko, le moteur utilisé par Mozilla Firefox pour proposer du choix.

En octobre 2005, je pondais un court article proposant un fichier pdf, toujours disponible d’ailleurs. Après quelques recherches, je me suis aperçu que DrOrca, devenu Orca Browser a survécu jusqu’à fin 2009. En effet, via le site Major Geeks, j’ai pu apprendre que l’ultime version a été une 1.2 build 6.

J’ai donc voulu revoir à quoi ressemblait ce « pseudo-navigateur ». J’ai retrouvé un MS-Windows 7 – sorti le 22 octobre 2009 – pour y installer OrcaBrowser…

Mais le plus simple est de jeter une œil sur la vidéo ci-après.

On pourrait dire de nos jours que nous sommes dans la même situation avec les projets suivants qui utilisent tous les moteurs de Google Chrome, à savoir Webkit/Blink.

  • Opera à partir de la version 15
  • Vivaldi
  • Brave développé par Brendan Eich et son équipe
  • Midori développé pour servir avec l’environnement Xfce
  • Web anciennement Epiphany pour l’environnement Gnome

Et encore, je suis resté dans les grands noms. Si on voulait continuer la liste, je pense qu’il y aurait bien une dizaine de noms à rajouter. Nous avons ainsi une fausse diversité. Nous avons le choix de l’interface, mais cela me fait penser à une phrase d’Henry Ford : « Les gens peuvent choisir n’importe quelle couleur pour la Ford T, du moment que c’est noir. »

On n’est pas très loin ici, non ?