En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Un peu court, désolé !

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Emma Fee, la chanteuse des Happy Endings vient de sortir son nouvel EP, « The Anachronist ». Miam ! Un article à venir bientôt.
  • Dans le domaine de la musique électronique tendance Krautrock, le groupe Cosmic Ground vient de sortir sa nouvelle galette, sobrement intitulée « Cosmic Ground IV », officiellement disponible à partir du 21 mai 2018.
  • La cagnotte de Péhä pour l’aider à financer des travaux liés à la maladie de son fils, souffrant d’un syndrome cérébelleux se termine au 30 mai 2018. 37% de la somme espérée a été récoltée. Plus d’infos sur la page Leetchi.
  • Un tout petit peu de publicité pour mon dernier bébé scriptural, un court roman policier, « Le Tueur au manchot », disponible sans DRMs sur Atramenta et sur Amazon (en papier et numérique sans DRM).

Bon week-end 🙂

Que devient la Devuan GNU/Linux en février 2018 ?

25 Mai 2017 : le projet Devuan GNU/Linux lancé fin 2014 pour promouvoir la liberté du choix au niveau du système d’initialisation sort enfin sa première version, nom de code Jessie, comme la Debian GNU/Linux de l’époque.

18 juin 2017 : le projet Debian GNU/Linux annonce la sortie de la Stretch, suite de la Jessie sortie deux ans plus tôt.

À peine sortie, la Devuan GNU/Linux 1.0 était presque obsolète, du moins, en tant que version stable. Un gros mois avant la sortie de la Devuan Jessie, j’avais rédigé un article sur la 1.0rc qui se concluait ainsi :

Une nouvelle fois, et modulo le fait que les couleurs soient enfin moins arrache-rétines, je finis avec un « tout ça pour ça ? » En dehors des personnes qui rejettent systemd pour des raisons idéologiques et/ou techniques tout en restant dans le monde Debian GNU/Linux, cela peut devenir la distribution de leurs rêves.

Pour les personnes voulant du Debian GNU/Linux sans se prendre la tête, autant rester avec la maison mère 🙂

Une dizaine de mois sont passés et j’ai voulu savoir où en était le projet, mais en me basant sur la future version stable, celle qui prend la Debian GNU/Linux Stretch comme base à « exorciser », nom de code Ascii.

Pour arriver à ce point, je suis parti d’une image d’installation complète sous forme de DVD d’installation de la Devuan GNU/Linux Jessie via le miroir allemand leaseweb, le tout dans une machine virtuelle VirtualBox.

Après avoir choisi la langue à utiliser, j’ai fait le choix de ne rien prendre en réseau pour la première étape.

À noter que si l’on fait ce choix, il n’y a qu’un environnement graphique proposé, même avec le DVD… Ouille !

Une fois tout terminé, outre l’absence de wicd (normal, je suis en filaire, donc pourquoi utiliser un gestionnaire de connexion réseau ?), j’ai été au regret de constater que je ne pouvais pas accéder à la navigation sur les disques en réseau…

Après l’installation du paquet gvfs-backends, tout s’est mis à mieux fonctionner 🙂

L’étape suivante a été d’activer les dépots en ligne pour faire les mises à jour et avoir une Devuan 1.0 aussi fraiche que possible à l’arrivée 🙂

Synaptic m’a annoncé l’arrivée de 163 mises à jour et l’ajout d’un paquet pour finir l’opération.

C’est en partant de cette Devuan GNU/Linux 1.0 à jour que j’ai décidé d’attaquer la suite, à savoir la migration vers la branche Ascii…

Comme vous avez pu le voir, la migration a été assez gourmande en paquets, et au final, on se retrouve peu ou prou avec ce que propose Debian Stretch avec un environnement Xfce.

Je pourrais reprendre la conclusion de mon article d’avril 2017 au mot près. J’espère juste pour Devuan qu’ils sortiront leur version Ascii d’ici la fin de l’année 2018, histoire de ne pas répéter ce qui s’est passé en mai-juin 2017.

Mes prédictions pour 2018… Chauffe ma boule de cristal libre, chauffe !

J’avais promis lors du billet rédigé comme bilan des prédictions pour 2017 que je m’y attaquerai à l’année 2018 à l’approche de Noël, voici donc ce que j’ai pu voir dans ma boule de cristal 🙂

Malgré la montée en puissance du monde linux bureautique, 2018 ne sera pas l’année du bureau linuxien. Tout comme ne l’a pas été 2017, ni 2016, ni 2015, ni… Et on pourrait remonter facilement à 2007-2008. C’est un peu un « running gag », comme celui de dire que GNU/Hurd 1.0 sortira l’année suivante.

Pour les distributions GNU/Linux, certaines seront pour 2018 un long calvaire. Dans cette liste non exhaustive je mettrais par ordre alphabétique : Artix Linux, Devuan, Frugalware Linux, Mageia, OpenMandriva ou encore NuTyX et Trisquel.

Entre celles n’ayant rien sorti en 2017 ou ont peiné à sortir une version majeure, celles qui utilisent une base qui repart à zéro tous les 12 à 18 mois, et celles qui souffrent d’une équipe si petite que le projet avance à la vitesse d’une tortue rhumatisante, je pense que dans cette liste non-exhaustive, il pourrait y avoir de la casse et certaines ne voyant pas Noël 2018.

Toujours dans le monde des distributions GNU/Linux, je citerai Manjaro qui a fait un mauvais choix stratégique avec Manjaro SX et son PC portable à 999£ (soit 1129,86€ au 20 décembre 2017) en premier prix.

Je pense que ce sera une année cruciale pour la fille d’Archlinux. Si elle fait la moindre connerie, elle la paiera cash. Vu sa popularité actuelle, le moindre faux pas pourrait lui faire très très mal.

Passons au monde des navigateurs internet. Je pense que 2018 sera l’année qui verra la fin du projet Mozilla Firefox. Avec les bonnes âmes – prêtes à cracher leur venin et à prononcer des excommunications – et des maladresses comme celle de l’extension liée à MrRobot, si le navigateur internet qui a relancé la concurrence dans son domaine dépasse les 5% de parts de marché, ce sera très bien pour lui.

Dans le domaine bureautique, je pense que si courant 2018, Xfce 4.14 ne sort pas ou si une date prévisionnelle n’est pas annoncée, cela sera mauvais pour cet excellent environnement. On peut voir sur le blog de Xfce que le travail sur cette nouvelle avance, mais ne serait-ce qu’une version 4.13.x permettant d’avoir un aperçu technique, pourquoi pas ?

Quoiqu’avec une sortie majeure tous les 3 ans, Xfce reste dans les clous, non ? 🙂

Sur le plan des paquets universels, je ne pense pas que leur adoption progresse énormément en 2018, surtout avec un duo/duel comme avec Flatpak (projet développé pour être multiplateforme) et Snap (projet centré sur Ubuntu au départ).

À moins qu’un troisième larron arrive et dise aux deux larrons de fermer leur grande gueule ?

Sur le plan de l’utilisation abusive du noble principe du fork, 2018 va nous offrir quelques pépites… Je pense que ce sera même une année assez fournie dans le domaine.

Sur le plan des sorties, je pense que l’on verra Haiku R1 bêta 1 sortir enfin (mais vu ce qu’il reste de logiciels BeOS…), et soyons fou, peut-être la version 0.5 de ReactOS 🙂

Premier bilan intermédiaire pour mars 2018, si le blog est encore actif, bien entendu 🙂

Et dire que je me plaignais récemment de mordant de l’actualité linuxienne…

Il faut le dire, depuis plusieurs semaines, l’actualité linuxienne était d’une platitude et d’un manque d’intérêt proche de celui de l’intrigue du 10000e épisode du soap opera « Les Feux de l’Amour » (épisode diffusé le 27 septembre 2012, la série ayant été lancée le 26 mars 1973 et toujours en tournage au moment où j’écris cet article, soit 44 ans plus tard).

Bref, vous voyez un peu l’ambiance… 🙂

Vous connaissez le proverbe : « Il faut se méfier de l’eau qui dort » ? La semaine qui vient de s’écouler vient de le prouver. Depuis le lundi 22 mai 2017, il y a eu trois annonces qui m’ont fait comprendre que les affaires recommençaient.

Commençons par la descendante de la distribution du célèbre magicien de comics, j’ai nommé la Mageia. Après des péripéties sur lesquelles je ne reviendrai pas, l’équipe a fini par accoucher de la release candidate de sa version 6… Comme je l’avais précisé dans mon billet du jeudi de l’Ascension, il venait de geler en Enfer. Depuis, les notes de publication sont disponibles en français.

Tant mieux pour elle, mais je dois préciser ceci : vu qu’elle n’est à la base d’aucune dérivée, quand elle disparaitra – car aucune distribution n’est éternelle – l’impact sera limité. Il y aura bien entendu les personnes qui l’utilisent qui se retrouveront le bec dans l’eau.

Il faut savoir connaître les limites de son influence. Bien sûr, cela me ferait mal de voir disparaître une distribution historique dont les origines remontent à 1998… Mais comme disait Georges Clemenceau : « Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés. »

La disparition de la Debian GNU/Linux ou encore de la Red Hat sera quand même plus douloureuse quand elle arrivera, non ?

Nous arrivons donc à la sortie de la Devuan GNU+Linux 1.0. Oui, le fork technico-rageux de la Debian GNU/Linux est enfin disponible dans sa première version stable. Faire un fork pour un des éléments les moins visibles d’un système d’exploitation avec le noyau lui-même, pourquoi pas…

Donc, la Devuan GNU+Linux 1.0 est sortie. Developpée depuis novembre 2014 (soit 2 ans et demi), elle pointe enfin le bout de son nez.

Pour compenser la sortie plus que tardive du projet, le projet annonce que ce sera une version LTS. Pourquoi pas ? Mais je pense qu’annoncer la sortie d’une première version finale à quelques semaines ou quelques mois de la sortie de la version majeure suivante de sa source, c’est un brin tardif.

Je comprends que des personnes par idéologie conchient systemd jusqu’à la quinzième génération de sa descendance. Chacun ses plaisirs après tout. « Peu importe que le chat soit blanc ou noir. Tant qu’il attrappe les souris, c’est un bon chat. » (Deng Xiao Ping)

Une phrase m’a fait tiquer dans l’annonce du projet Devuan.

[…]Our team will participate in providing patches, security updates, and release upgrades beyond the planned lifespan of Debian Jessie.[…]

Traduction rapide ?

[…]Notre équipe participera à la fourniture de correctifs, aux mises à jour de sécurité et à la mise à jour des mises à jour au-delà de la durée prévue de Debian Jessie.[…]

Il est vrai que sortir un fork pour uniquement remplacer le système d’initialisation et mettre deux ans à le faire, ça laisse dubitatif sur la taille de l’équipe de développement et sa disponibilité. Je ne demande qu’à y croire, mais je suis comme l’apôtre Thomas, je ne crois que ce que je vois.

Ce qui m’amène au dernier point, en relation avec l’annonce de la Devuan Jessie. Debian GNU/Linux, l’honorable ancêtre née en 1993, vient d’annoncer qu’une date de sortie prévisionnelle pour la Debian GNU/Linux 9 (alias Stretch) est prévue pour… le 17 juin 2017 !

Pour résumer l’annonce de l’équipe Debian :

  1. 3 juin 2017, dernière limite : les bugs restants marqués comme bloquants seront ignorés ou enlevés de la liste.
  2. 9 juin 2017 : la branche testing de Debian est gelé, et les correctifs ne passeront qu’au compte goutte.

Je sais très bien que les utilisateurs de Debian GNU/Linux ne sont pas des morfales qui se jettent sur la nouvelle version majeure stable dès sa sortie, et qu’attendre la sortie de la version x.1 est une bonne idée.

Cependant, cette annonce donne un sacré coup de pied dans les roustons du projet Devuan… Donc, en gros, la Devuan aura été à jour sur le plan de la version dite « stable » durant… moins d’un mois !

Autant dire que l’annonce de la deuxième bêta de la DFLinux « 2 » par Arpinux et sa fine équipe interpelle de plus en plus ma curiosité 🙂

J’attends donc de voir ce que la semaine du 29 mai 2017 va nous envoyer dans la tronche 🙂

En vrac’ de fin de semaine.

Pour commencer ce week-end prolongé, voici donc le billet qui va bien 🙂
Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end prolongé !

On est trolldi ? Parlons de la Devuan GNU+Linux 1.0rc ;)

Oui, pour changer des concetés politiciennes qui me feront voter – ou m’auront fait – blanc ou nul pour la première fois de ma vie de votant en 25 ans (j’ai eu le droit de vote en 1992), parlons du fork idéologico-technique de la Debian GNU/Linux Jessie qui – au 21 avril 2017 – approche de la fin de sa première partie de son existence avec la sortie de la Debian GNU/Linux Stretch pour août ou septembre 2017.

Depuis l’annonce du fork devenu Devuan en novembre 2014, déjà deux ans et demi, l’équipe qui a forké – principalement et uniquement ? – à cause de systemd en proposant au nom de la liberté d’initialisation sysVinit (et pas OpenRC ou runit ?) nous avons eu droit à une série de versions alpha, une ou deux versions bêta dont j’avais parlé en novembre 2016, en perdant au passage un dixième à chaque oeil à cause de la couleur du gestionnaire de connexion proposé par défaut 🙁

La Devuan GNU+Linux version 1.0rc (basée sur la Debian GNU/Linux Jessie sortie à l’origine le 26 avril 2015 et mise à jour entre temps) est enfin disponible sur les dépots de téléchargements depuis le 13 avril 2017.

J’ai donc fait chauffé mon wget pour récupérer une ISO en 64 bits depuis un miroir, histoire de ne pas surcharger les serveurs du projet. À noter qu’il y a une image ISO spécifique pour l’installation en UEFI, que je n’ai pas récupéré.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://mirror.leaseweb.com/devuan/devuan_jessie_rc/desktop-live/devuan_jessie_1.0.0-RC_amd64-live.iso
–2017-04-21 05:14:20– http://mirror.leaseweb.com/devuan/devuan_jessie_rc/desktop-live/devuan_jessie_1.0.0-RC_amd64-live.iso
Résolution de mirror.leaseweb.com… 2a00:c98:2030:a034::21, 37.58.58.140
Connexion à mirror.leaseweb.com|2a00:c98:2030:a034::21|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 842006528 (803M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « devuan_jessie_1.0.0-RC_amd64-live.iso »

devuan_jessie_1.0.0 100%[===================>] 803,00M 3,60MB/s ds 3m 46s

2017-04-21 05:18:07 (3,55 MB/s) — « devuan_jessie_1.0.0-RC_amd64-live.iso » sauvegardé [842006528/842006528]

Oui, j’ai fait récupérer l’ISO à 5 heures du matin. Parfois, on souffre de problèmes de sommeil 🙁

J’ai ensuite fait chauffer mon ami VirtualBox pour voir ce que cette release candidate de la Devuan GNU+Linux 1.0 a dans le ventre.

On se retrouve dans un environnement Xfce très légèrement retouché, tout en nuance de gris. J’ai changé le clavier pour le faire passer en Azerty et j’ai lancé l’installateur.

L’installateur est basé sur celui de la Refrecta Linux, une distribution basée sur la… Devuan GNU+Linux 🙂

J’ai ensuite choisi l’installation experte, étant la seule à me proposer une partition /home séparée et pour avoir un contrôle maximal par la suite.

Les options d’installation :

Avec Gparted, j’ai créé une partition root de 20 Go, mis 2 Go de swap et donné le reste à la partition /home.

Ayant choisi l’installation en mode expert, après le partitionnement – et avoir relancé l’installateur pour faire prendre en compte le swap dans le choix des partitions, j’ai eu droit au choix de l’emplacement du gestionnaire de démarrage.

Ensuite, ce fut au tour de la localisation (avec la traduction à générer), du fuseau horaire en deux étapes, ce qui m’a fait aussi changer l’heure de la machine virtuelle en la corrigeant 🙂

Le fuseau horaire :

La traduction à appliquer :

Le processus d’installation s’est ensuite lancé.

En une dizaine de minutes, tout était copié sur le disque dur virtuel cible. On arrive à la création du compte utilisateur. J’ai activé tout ce qui concerne sudo pour l’utilisateur primaire.

Ensuite, on rentre les mots de passe pour root et pour l’utilisateur créé. On peut enfin redémarrer, l’installation étant terminée.

Au démarrage suivant, le système est en… anglais, même si la locale est bien fr_FR.UTF-8. J’ignore si c’est un bug de l’installateur ou de la machine virtuelle, mais c’est assez… ennuyeux !

Pour tenter de contourner ce bug, je suis passé par Synaptic et j’ai rajouté les méta-paquets task-french et task-french-desktop. En vain, le système est resté en anglais 🙁

Je suis alors passé par la page concernant les problèmes de localisation sous Debian et j’ai trafiqué le fichier /etc/default/locale pour avoir le système presque entièrement en français 🙁

J’ai donc ensuite lancé mon enregistreur de vidéo pour montrer la Devuan GNU+Linux 1.0 rc en action.

Il y a plusieurs points qui me font tiquer :

  1. Le projet a mis trop longtemps pour sortir sa version 1.0rc. La Debian GNU/Linux Stretch va sûrement sortir d’ici fin août/début septembre 2017. Donc, sortir une version qui ne sera la stable « récente » que pour quelques semaines, voire quelques mois, ouille !
  2. Vu l’âge avancé des logiciels, il est quasiment indispensable de passer par les backports pour utiliser du matériel un peu trop récent, comme mon imprimante HP Deskjet 2130 sortie fin 2015.
  3. L’installateur graphique ne propose qu’une installation en anglais au final, ce qui oblige à bidouiller pour avoir sa traduction complète et fonctionnelle.

Une nouvelle fois, et modulo le fait que les couleurs soient enfin moins arrache-rétines, je finis avec un « tout ça pour ça ? » En dehors des personnes qui rejettent systemd pour des raisons idéologiques et/ou techniques tout en restant dans le monde Debian GNU/Linux, cela peut devenir la distribution de leurs rêves.

Pour les personnes voulant du Debian GNU/Linux sans se prendre la tête, autant rester avec la maison mère 🙂

Voyons si ma boule de cristal a tenu le choc : le bilan de mes prédictions pour 2016.

Nous sommes donc début décembre 2016, et il est temps de faire le bilan de mes prédictions pour l’année 2016. Après tout, j’ai envie de voir à quel point je me suis planté… Ce qui fait donc de moi un non-expert, car je peux me planter et que je reconnais mes erreurs.

J’écrivais mon billet prédiction le lendemain de Noël 2015.

Quel est le résultat ? Voyons, voyons… Premier point :

Selon moi, ce sera l’année du quitte ou double pour au moins une distribution : la Devuan. En effet, alors que je rédige cet article, à moins d’une semaine du nouvel an 2016, toujours aucune nouvelle de la version béta de la première Devuan officielle.

En effet, 2016 a été une année prospère pour le fork idéologico-technique de Debian. Elle a vu l’arrivée d’une première béta en avril 2016, puis d’une deuxième béta fin novembre 2016. La version 1.0 basée sur Jessie est prévue pour 2017, à quelques mois de la sortie de la Debian GNU/Linux Stretch. Pas mal, donc !

Deuxième point :

Toujours dans le monde des distributions GNU/Linux, ce sera une année rude pour Canonical. Outre le fait qu’il faudra attendre au minimum la version 16.10 pour que le duo Unity 8 / Mir soit proposé par défaut sur la distribution de Canonical, la Ubuntu 16.04 sera fourni avec Unity 7, ce sera une année où on verra que le marché du smartphone auquel veut s’attaquer Canonical sera pour celle-ci un fiasco plus que prononcé. Le marché des OS pour smartphones l’a montré : il est verrouillé de chez verrouillé. Même Microsoft est un nain sur ce marché.

Unity 8 et Mir sont disponibles pour la Ubuntu 16.10, à titre expérimental seulement. Au mieux, Unity 8 et Mir seront disponible avec la Ubuntu 17.04, dixit un article de OMG Ubuntu. Je pencherai pour la 17.10 plutôt, mais laissons le bénéfice du doute à Canonical.

Troisième point :

Malheureusement pour mon système nerveux, les distributions typiquement étronicielles et squaticielles vont encore fleurir l’année prochaine, repoussant une nécessaire purge pour rendre plus crédible le logiciel libre auprès du grand public. Ça promet de sacrés moments de solitude.

Même s’il y en a toujours autant, j’ai décidé de ne parler que du « worst of » dans le domaine, avec une pointe en août… Vacances, je publie tout ? 🙂

Quatrième point :

Dans les distributions GNU/Linux qui ne verront pas Noël 2016 ? Je dirais l’OpenMandriva qui n’a connu aucune publication majeure en 2015, la clownesque Makulu Linux, la gNewSense qui n’a connu aucune sortie en 2015, même si une discussion est en cours pour sauter la version 4 en alpha1 depuis décembre 2014 vers une version 5 basée sur la Debian GNU/Linux Jessie.

Bon, série de plantages. La OpenMandriva est sortie en version 3.0 à la mi-août 2016, la gNewSense 4.0 en mai 2016.

Pour la Makulu Linux, les images ISO continuent d’affluer sur l’espace sourceforge de la distribution.

Cinquième point :

Toujours dans le domaine de l’informatique, je pense que 2016 sera l’année du plantage dans les grandes largeurs de la « convergence » qu’on nous vend comme l’alpha et l’omega de l’avenir de l’informatique.

On va dire que je vais me mettre 0,5 point sur le coup 🙂

Sixième point :

Sur le plan de l’informatique de bureau, 2016 ne sera pas l’année du bureau pour Linux. Comme ne l’a pas été 2015, ni 2014, ni… rengaine entendue depuis 1994 année de sortie du noyau linux 1.0.

Même avec les conneries accumulées par Microsoft sur MS-Windows 10 sur l’année 2016, rien de nouveau sous le soleil ici.

Septième point :

Puisque je parle de fork compulsif, abordons donc Mozilla Firefox. Je pense que s’il est aux alentours de 10% de part de marché des navigateurs internet en fin d’année 2016, ce sera très beau.

Bon, j’ai visé juste. Selon les statistiques disponibles chez Netmarketshare pour l’année 2016, Mozilla Firefox est à 9,87%. Microsoft Internet Explorer à 32,34% et Chrome à 46,76%.

navigateurs-2016Huitième point :

Toujours dans le domaine des logiciels « icones » du libre, on peut espérer la sortie du noyau GNU/Hurd 0.8 courant 2016.

Ding, ding, ding ! Encore une bonne intuition. GNU/Hurd 0.8 est sorti en mai 2016.

Neuvième point :

Sur le plan de l’internet en général, je pense que cette année, la blogosphère francophone va enfin connaître son scandale à la « dorito’s gate ». Idem pour la youtubosphère francophone qui joue un peu trop avec le feu et qui finira par se brûler.

Planti, planta ! Ce sera pour 2017 alors 🙂

Dernier point :

Sur le plan de la téléphonie portable, je pense qu’on aura toujours le même trio d’OS pour smartphones : Android, iOS et Windows Phone. Autant dire que si Canonical arrive à récolter 0,5% du marché en question en décembre 2016, ils pourront sabrer le champagne.

Inutile de dire que Netmarketshare confirme cela : Android 65,33% ; iOS 27,8% ; Windows Phone 2,64%. Les 4,23% restants sont pour les OS alternatifs…

mobileos-2016On va dire qu’une grosse moitié de mes prédictions ont visé juste ! C’est déjà pas si mal que cela. Prochaine prédictions ? Le 26 décembre 2016 dans le courant de la journée ? 🙂

Devuan 1.0 béta, près de six mois après sa sortie, elle en est où ?

Fin avril 2016, le fork « idéologico-technique » de la Debian GNU/Linux Jessie proposait enfin sa première béta après plus d’un an de maturation.

J’étais un peu déçu du résultat, m’attendant à quelque chose de vraiment différent d’une Debian GNU/Linux classique avec une session XFCE. C’est un article récent de Carl Chenet sur les différents type de forks, ainsi qu’une annonce sur la liste de publication de la Devuan qui m’a donné l’envie de faire l’article que vous avez sous les yeux.

Je cite le courriel en question, l’interface web étant franchement inergonomique :

everyone is rushing to prepare a new beta version of JESSIE that will act as an Release Candidate.

Ce qu’on peut traduire par :

Tout le monde se précipite pour préparer une nouvelle version bêta de JESSIE qui agira comme une candidate à la publication.

Ce serait marrant une version basée sur la Debian GNU/Linux 8.x alors qu’en février 2017, la future Debian GNU/Linux 9 sera en gel complet. Bref 🙂

J’ai donc utilisé le fichier torrent disponible sur le site officiel de la Devuan pour récupérer deux images ISO : l’image CD en amd64 et l’image d’installation par réseau toujours en amd64.

VirtualBox a été encore appelé pour me donner un coup de main et voir ce que le projet Devuan a actuellement dans le ventre.

J’ai décidé de tenter l’installation en réseau, pour une simple et bonne raison : être certain d’avoir une version aussi fraiche et à jour au démarrage. L’image complète étant vieille de plusieurs mois, je l’ai gardé en cas de plantage avec l’autre ISO. Mais ajouter presque un semestre de mises à jour, je ne suis pas super chaud à l’idée. On se demande bien pourquoi !

Pour le miroir, j’ai choisi de prendre le « auto.mirror.devuan.org/ » pour être certain de ne pas tomber sur un serveur HS.

Pour le partitionnement, j’ai été prudent en séparant le système des données.

Pour l’environnement utilisateur, j’ai conservé Xfce qui est celui de l’image ISO complète.

Et on était parti pour récupérer près de 1200 paquets !

J’ai eu droit à un bug. L’obligation de relancer l’installation des paquets, le dernier n’étant pas récupéré du premier coup. La deuxième tentative a été cependant fonctionnelle 🙂

Après la fin de l’installation, on redémarre. Au démarrage, toujours Slim lancé avec ses couleurs si reposantes pour la rétine… Les couleurs pastels, ils ne connaissent pas chez Devuan ? Ou sont-ils sponsorisés par des ophtalmologues et autres chirurgiens spécialisés dans le domaine de la vue ?

Mais voyons donc l’état actuel – c’est-à-dire en novembre 2016 – de la Devuan Jessie

Par chance, le fond d’écran proposé par défaut avec Xfce est reposant pour la rétine. Ouf 🙂

Comme vous avez pu le voir, les dépots contrib et non-free sont désactivés par défaut comme sur la Debian « mainstream ». Les seuls grosses différences visibles ? Slim – dont le développement semble abandonné, n’ayant plus connu de mise à jour depuis 2014 – en lieu et place de LightDM, Wicd en lieu et place de NetworkManager. Et bien entendu, le démoniaque systemd remplacé par le vénérable sysVinit. C’est tout en gros.

Soit je suis particulièrement bigleux, soit il n’y a rien de vraiment visible en terme de nouveautés pour la Devuan Jessie depuis fin avril 2016. Juste de l’apport de correctif, de la « desystemd-isation » plus poussée. Je pensais – à moins que les changements soient bloqués jusqu’à l’arrivée d’une prochaine image ISO – que l’on verrait plus de différences. Surtout que le respect des rétines seraient à l’ordre du jour.

Une nouvelle fois, je concluerai l’article avec cette simple remarque : « Tout ça pour ça ? » ou une variante plus culturelle : « Beaucoup de bruit pour rien » comme l’a si bien écrit un certain William S. 😀

Les distributions GNU/Linux basées sur la Devuan, quel bilan ? Dernière partie.

Après un premier article consacré à la GNUinos et à la Refracta, le deuxième article à la Star et à la Zephyr Linux, voici enfin l’article sur la Nelum-Dev1. J’en avais déjà parlé sur le blog, dans un article de mai 2016 qui avait trop vite tourné au règlement de comptes dans les commentaires.

Allant sur le site de la distribution, j’ai pu voir que la dernière ISO disponible datait de fin mai ou début juin 2016, j’ai donc décidé de la récupérer avec wget.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://freefr.dl.sourceforge.net/project/nelum-dev1/Nelum-Testing/Nelum-Dev1-XFCE-64-Testing.iso
–2016-09-11 18:08:14– http://freefr.dl.sourceforge.net/project/nelum-dev1/Nelum-Testing/Nelum-Dev1-XFCE-64-Testing.iso
Résolution de freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)… 2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1, 88.191.250.136
Connexion à freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)|2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1142947840 (1,1G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « Nelum-Dev1-XFCE-64-Testing.iso »

Nelum-Dev1-XFCE-64- 100%[===================>] 1,06G 731KB/s in 20m 19s

2016-09-11 18:28:33 (916 KB/s) — « Nelum-Dev1-XFCE-64-Testing.iso » sauvegardé [1142947840/1142947840]

Rien que le nom me laisse penser que l’ISO n’est pas basée sur la Devuan en cours de stabilisation, mais sur sa branche testing, dérivée de ce qui donnera la Debian Stretch en 2017.

En jargon « devuanien », c’est la version Ascii, dixit la page d’accueil de la Devuan :

current testing is “Ascii” (planet nr.3568)

Ensuite, j’ai lancé mon ami VirtualBox avec la configuration habituelle pour tester l’ensemble.

Une fois le démarrage terminé, je me suis connecté via le duo nom d’utilisateur « live » et mot de passe « live », sans les guillemets. On a une interface Xfce dont la présentation générale fait penser à MS-Windows.

On est alors confronté à un bug de connexion réseau, suite à un changement introduit dans udev 197, les Predictable Network Interface Names.

Un simple ip a dans un terminal m’a aidé à configurer wicd pour que le réseau soit fonctionnel. Une personne ne connaissant pas cette subtilité bazardera l’image ISO sans autre forme de procès. Dommage.

Ensuite, j’ai lancé l’installateur, qui se révèle être celui de la Linux Mint Debian Edition. Autant dire, du sérieux et du solide.

Ah, les écrans d’attentes 🙂

Même s’il y a une gueulante à l’installation de grub, cela n’empêche nullement le système de démarrer par la suite.

Au premier lancement, après avoir configuré correctement wicd, j’ai demandé la recherche des mises à jour et leur installation. Autant dire qu’il y avait du peuple 🙂

Que 700 mises à jour depuis la fin mai 2016 ?

Après l’installation et le redémarrage, je suis resté face à un écran noir. J’ai été obligé de me connecter dans une deuxième session via le raccourci touche ctrl de droite et F2, puis j’ai installé le paquet virtualbox-guest-x11.

J’ai essayé en vain de faire passer les répertoires utilisateurs de l’anglais vers le français. J’ai donc laissé tomber, puis j’ai fait chauffer mon enregistreur de vidéo.

La Nelum-Dev1, modulo le bug de l’interface réseau, est sûrement l’une des dérivées les plus utilisables. Il y a quelques bugs graphiques qui doivent être liés à des thèmes incompatibles avec GTK 3.20. Le bilan des dérivées de la Devuan est tout sauf fameux, et je dois dire que je ne m’attendais pas vraiment à un résultat différent.

Moralité ? Si vous voulez une distribution sans systemd, c’est soit la Devuan Jessie, soit la Slackware Linux, soit la NuTyX, soit la Manjaro OpenRC, soit la Void Linux ou encore une Gentoo Linux ou une Funtoo Linux. Désolé si j’en ai oublié dans la liste, mais c’est déjà pas si mal que ça 🙂

Les distributions GNU/Linux basées sur la Devuan, quel bilan ? Deuxième partie.

Après un premier article consacré à la GNUinos et à la Refracta, voici donc le deuxième article pour la Star et la Zephyr.

La Nelum-Dev1 aura son article à elle toute seule. Pourquoi est-ce que je groupe la Star et la Zephyr Linux ? Pour une simple et bonne raison : elles reprennent, comme pour la GNUinos, le principe de la Crunchbang Linux, à savoir une base Debian ou plutôt Devuan dans ce cas avec Openbox voire Xfce, mais toujours pour proposer une interface minimaliste. Qui a dit que le monde du libre était inventif ? 🙂

Mais trève de bavardages, attaquons le vif du sujet avec la Star.

La Star est une distribution qui reprend donc l’ergonomie de la Crunchbang, bien que proposant aussi une version avec fluxbox et openbox et même i3 pour les fans. Avec un slogan « Less is More! » on a le droit de s’attendre à une distribution minimaliste.

J’ai donc récupéré l’image ISO proposant xfce en 64 bits, histoire de pouvoir traduire facilement l’ensemble via wget.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://freefr.dl.sourceforge.net/project/linnix/star-morbius-xfce-64-2016SEP11.iso
–2016-09-11 18:35:59– http://freefr.dl.sourceforge.net/project/linnix/star-morbius-xfce-64-2016SEP11.iso
Résolution de freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)… 2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1, 88.191.250.136
Connexion à freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)|2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 500170752 (477M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « star-morbius-xfce-64-2016SEP11.iso »

star-morbius-xfce-6 100%[===================>] 477,00M 830KB/s in 8m 55s

2016-09-11 18:44:54 (913 KB/s) — « star-morbius-xfce-64-2016SEP11.iso » sauvegardé [500170752/500170752]

Avec moins de 500 Mo au compteur, on peut s’attendre à du léger.

Une machine virtuelle classique a été créée : 2 Go de mémoire vive, 2 CPUs virtuels et un disque de 128 Go.

L’écran de démarrage nous indique qu’on peut choisir le mode live ou lancer l’installateur. Pour une première impression, j’ai décidé de lancer l’ISO en mode live.

Après un chargement assez rapide, on s’aperçoit qu’on est sous un Xfce 4.10 revampé, et que l’on peut installer la distribution directement depuis le live CD… Autant en profiter. L’installateur étant la copie conforme de l’outil en version graphique, inutile de s’attarde dessus.

Tiens, ça me rappelle quelque chose…

Au premier démarrage, un script est lancé pour nous proposer d’installer les mises à jour, les outils bureautiques, graphiques, de développement, etc. J’ai noté un léger bug au niveau des logiciels d’impression.

Par contre, malgré mes efforts, l’ensemble reste en franglais…

Mais vous en verrez plus en vidéo…

La deuxième distribution, c’est la Zephyr Linux. Sur sa page, on sent l’inspiration CrunchBang. Très légère, elle est aussi en dessous des 500 Mo à la récupération. Cependant, il faut faire attention, car il existe deux séries d’images ISO avec OpenBox et Fluxbox. Une basée sur la Devuan, l’autre étant resté sur la Debian. Par prudence ?

La récupération n’a pas été très longue, et on arrive à environ 483 Mo au final.

wget -c http://heanet.dl.sourceforge.net/project/zephyrlinux/zephyr-dev-1-ob-x64-2016Sep01.iso
–2016-09-11 19:00:40– http://heanet.dl.sourceforge.net/project/zephyrlinux/zephyr-dev-1-ob-x64-2016Sep01.iso
Résolution de heanet.dl.sourceforge.net (heanet.dl.sourceforge.net)… 2001:770:18:aa40::c101:c142, 193.1.193.66
Connexion à heanet.dl.sourceforge.net (heanet.dl.sourceforge.net)|2001:770:18:aa40::c101:c142|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 506462208 (483M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « zephyr-dev-1-ob-x64-2016Sep01.iso »

zephyr-dev-1-ob-x64 100%[===================>] 483,00M 3,42MB/s in 2m 49s

2016-09-11 19:03:30 (2,85 MB/s) — « zephyr-dev-1-ob-x64-2016Sep01.iso » sauvegardé [506462208/506462208]

Comme pour la Star, une machine virtuelle avec 2 Go de mémoire vive, 2 CPUs virtuel et un disque de 128 Go a été créée.

Comme pour la Star, on se retrouve sous un environnement minimaliste, et on peut lancer l’installateur graphique depuis le bureau.

Comme pour la Star, un script de post-installation identique, mais légèrement plus complet sur certains plans, est disponible. Qui des deux a copié l’autre ?

Comme pour la Star, j’ai rajouté les paquets xdg-user-dirs-gtk, task-french et task-french-desktop.

Ensuite j’ai lancé mon enregistreur de vidéo pour montrer les deux distributions en action.

Bilan de ses deux distributions fortement inspirées par Crunchbang : elles sont plus utilisables que la GNUinos, ce qui n’est pas difficile. Un énorme point faible : un franglais constant… À croire que les développeurs ont dû oublier que si l’anglais est la langue maternelle de l’informatique, ce n’est pas la seule langue disponible sur la planète. Ni celle qui est la plus répandue.

À mon très humble avis, les deux distributions trahissent surtout un manque d’inventité incroyable. On a l’impression d’une réinvention constante de la roue. Cela est dommage, mais depuis quand a-t-on eu droit à une distribution complète et utilisable dès le départ et à l’ergonomie innovante ?

Cela me fait mal au popotin de le dire, mais ce doit être, sur le plan de l’innovation avec Unity en 2011… Depuis, mis à part cloner l’interface de l’OS de Cupertino avec plus ou moins de bonheur, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la souris.

Espérons que la Nelum-Dev1 redressera un peu la barre !

Les distributions GNU/Linux basées sur la Devuan, quel bilan ? Première partie.

Dans un article récent concernant le bilan intermédiaire sur mes prédictions pour 2016, j’ai écrit ceci :

Mis à part cela, une demi-douzaine de distributions se basant sur la Debian Jessie « sysVinit-isée » Devuan sont disponibles.

Si on va sur le site officiel de la Devuan, on voit qu’il y a cinq distributions dérivées. il s’agit de la Gnuinos, la Refracta, la Nelum-dev1, la Star et de la Zephyr.

J’ai eu envie de voir à quoi ressemblait les dites distributions. Je pense faire un article en deux, voire trois parties. Pour cette première partie, je vais m’attaquer à la GNUinos et à la Refracta.

La GNUinos se veut 100% libre, car elle utilise le noyau linux-libre 3.16.7-1. Elle propose OpenBox avec compton pour le « compositing ». Même si une version béta est disponible, seule la version dite « alpha2 » est compilé pour le bureau. Rien que la description me fait penser à la Crunchbang Linux. Apparemment, elle n’existe qu’en 32 bits pour le bureau. Elle semble donc s’orienter vers les ordinosaures.

J’ai donc récupéré l’ISO avec wget.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://mirrors.gnuinos.org/DEVUAN-BASED%20IMAGES/GNUinos-2-Alpha2%3A2015.08-OpenBox_i386.iso
–2016-09-11 17:50:15– http://mirrors.gnuinos.org/DEVUAN-BASED%20IMAGES/GNUinos-2-Alpha2%3A2015.08-OpenBox_i386.iso
Résolution de mirrors.gnuinos.org (mirrors.gnuinos.org)… 2001:41d0:1:1b00:87:98:231:18, 87.98.231.18
Connexion à mirrors.gnuinos.org (mirrors.gnuinos.org)|2001:41d0:1:1b00:87:98:231:18|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 907018240 (865M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « GNUinos-2-Alpha2:2015.08-OpenBox_i386.iso »

GNUinos-2-Alpha2:20 100%[===================>] 865,00M 3,57MB/s in 4m 18s

2016-09-11 17:54:33 (3,36 MB/s) — « GNUinos-2-Alpha2:2015.08-OpenBox_i386.iso » sauvegardé [907018240/907018240]

Puis j’ai créé une machine virtuelle avec Debian comme modèle. Par sécurité, je lui ai adjoint 2 Go de mémoire vive, 128 Go de disque, 2 CPUs virtuels, tout en activant l’option PAE/NX.

L’écran de démarrage nous indique qu’on peut choisir le mode live ou lancer l’installateur. Pour une première impression, j’ai décidé de lancer l’ISO en mode live.

La présentation est un copier / coller de la feue Crunchbang.

J’ai donc lancé l’installateur, et on se retrouve avec l’installateur classique des distributions GNU/Linux basée sur Debian avec une illustration collant à la distribution GNUinos. Inutile de détailler l’ensemble donc.

Une fois la GNUinos installée, j’ai lancé la recherche et l’installation des mises à jour en ligne de commande. Du moins, après avoir activé les dépots via Synaptic.

Et dans le terminal :

L’étape suivante a été de passer en français, bien qu’ayant demandé le français à l’installation. Un simple sudo dpkg-reconfigure locales et le tour était joué… Ou presque. La génération du fr_FR.UTF-8 m’ayant envoyé sur les roses 🙁

Avec un beau caca nerveux au passage 🙁

En faisant un sudo apt-get install task-french, j’ai compris que ce n’était pas la peine d’insister… Bref… Surtout que je me suis aperçu lors de l’enregistrement de la vidéo que c’était une erreur de conception de l’ISO… 🙁

Sinon, c’est une ergonomie à la CrunchBang avec ses limites.

La deuxième distribution, c’est la Refracta. Elle se présente comme une distribution orientée bureautique. Comme pour la GNUinos, j’ai récupéré l’image ISO via wget :

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://freefr.dl.sourceforge.net/project/refracta/testing/refracta8_xfce_amd64_beta2-20160725_1707.iso
–2016-09-11 17:54:57– http://freefr.dl.sourceforge.net/project/refracta/testing/refracta8_xfce_amd64_beta2-20160725_1707.iso
Résolution de freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)… 2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1, 88.191.250.136
Connexion à freefr.dl.sourceforge.net (freefr.dl.sourceforge.net)|2a01:e0d:1:8:58bf:fa88:0:1|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 718274560 (685M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « refracta8_xfce_amd64_beta2-20160725_1707.iso »

refracta8_xfce_amd6 100%[===================>] 685,00M 2,24MB/s in 8m 19s

2016-09-11 18:03:16 (1,37 MB/s) — « refracta8_xfce_amd64_beta2-20160725_1707.iso » sauvegardé [718274560/718274560]

J’ai créé la machine virtuelle habituelle, mais cette fois en 64 bits puis j’ai lancé le bousin.

Après le démarrage, nous avons une interface Xfce revampée et simplifiée. L’installateur est en mode graphique qui nous propose l’installation en mode simple ou expert. Avant de choisir la moindre option, j’ai configuré le clavier avec l’agencement correct.

Il nous indique qu’il lui faut deux partitions, une / et une swap. Que du classique, autant dire que gParted a été utile ici 🙂

Ensuite, une fois la copie du système terminé, on nous demande de configurer l’utilisateur, puis les mots de passe pour root et pour l’utilisateur.

On peut ensuite enfin redémarrer.

Le rédémarrage terminé, on passe à l’étape classique de l’installation des mises à jour via le terminal. On n’est jamais trop prudent !

Comme pour la GNUinos, j’ai tenté le passage en français. D’abord avec l’installation du paquet task-french, puis avec la commande sudo dpkg-reconfigure locales.

Ensuite j’ai lancé mon engistreur de vidéo pour montrer les deux distributions en action.

Le bilan est simple : la GNUinos porte bien son statut d’alpha et il est à craindre – ou à espérer ? – qu’elle ne le perdra jamais. La bonne surprise vient de la Réfracta dont la seule faiblesse est son installateur un peu ennuyeux à prendre en main… Sans la connerie monumentale de castrer la génération des répertoires utilisateurs.

Cependant, elle n’apporte réellement rien de plus qu’une Devuan avec Xfce. D’ailleurs, je pense qu’il serait facile de reproduire la Refracta en partant d’une Devuan avec Xfce en 3 ou 4 minutes. Autant dire que c’est un grand classique des dérivées d’une distribution. On peut souvent arriver au même résultat en partant de la distribution mère et en suivant un document de quelques pages.

Mais ne soyons pas trop négatifs. Le résultat aurait pu être bien pire… Quoiqu’avec la GNUinos, il n’est pas difficile de faire mieux !