Q4OS 2.4 « Scorpion » : attention au dard du scorpion ?

Q4OS est une distribution GNU/Linux basée sur la Debian GNU/Linux avec comme environnement principal la continuation de KDE 3.5, j’ai nommé Trinity Desktop Environment.

La dernière fois que j’ai parlé de cette distribution un brin atypique, c’était à l’époque de sa version 1.8.1 en novembre 2016. Je concluais l’article ainsi :

Il est vrai qu’il est intéressant de voir des outils comme LibreOffice 5.x dans une interface qui a été celle de KDE entre 2002 et 2008. Mais si vous cherchez une distribution légère, rapide et conçue comme telle, elle restera toujours un choix à envisager. Avec DFLinux ou encore la MX-16.

En ce début octobre 2017, la version 2.4 de la distribution GNU/Linux a été annoncée. Contrairement à sa branche 1.x, la branche 2.x est basée sur la Debian GNU/Linux Stretch avec Trinity 14.0.5 comme interface par défaut, même si des options comme KDE5, Xfce, Lxde, LXQt et Cinnamon sont annoncées. J’ai donc récupéré via wget l’immense image ISO, un peu plus de 600 Mo. Par défaut, le projet vous demande de donner un petit quelque chose pour le soutenir, mais on peut clairement sauter l’étape sans prise de tête.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://netix.dl.sourceforge.net/project/q4os/stable/q4os-2.4-x64.r1.iso
–2017-10-10 14:51:42– https://netix.dl.sourceforge.net/project/q4os/stable/q4os-2.4-x64.r1.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de netix.dl.sourceforge.net… 87.121.121.2
Connexion à netix.dl.sourceforge.net|87.121.121.2|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 635437056 (606M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « q4os-2.4-x64.r1.iso »

q4os-2.4-x64.r1.iso 100%[===================>] 606,00M 3,37MB/s ds 5m 3s

2017-10-10 14:56:46 (2,00 MB/s) — « q4os-2.4-x64.r1.iso » sauvegardé [635437056/635437056]

J’ai donc lancé l’image ISO en mode live.

On est accueilli par Trinity Desktop environment.

Un écran de bienvenue est affiché avec quelques options assez parlantes, bien qu’en anglais.

L’installateur proposé est celui de la LinuxMint Debian Edition, autant dire du solide de chez solide 🙂

Dans le récapitulatif, on constate qu’une partition /home est créée par défaut. Quelle étrange idée 🙂

J’ai attendu que l’installation soit terminée pour mettre la machine virtuelle en pause et enregistrer la suite des événements en vidéo.

Que dire ? Cette distribution, c’est vraiment du bonheur à l’utilisation. Peu gourmande, traduite dès le départ, avec des outils conçus pour simplifier la vie des utilisateurs ou des personnes cherchant à donner un deuxième voire un troisième souffle à des machines qui commencent à tirer la langue.

Il n’y a pas grand chose à lui reprocher, en dehors de l’imposition de Google Chrome, et peut-être un léger bug au niveau de la gestion de l’heure, mais cela se règle en quelques clics.

C’est du beau travail. Ça sent l’envie de bien faire dès le départ. La base utilisée étant solide, on est tranquille pour longtemps avec. Évidemment, le côté rétro de Trinity pourrait choquer certaines personnes, mais quand on a un environnement complet qui ne mange que 220 Mo au démarrage, on se dit qu’on est dans les poids plumes.

J’espère juste que l’équipe de Q4OS tiendra bon, car c’est une distribution que j’ai « trituré » avec plaisir, et avec un certain masochisme nostalgique… Bref, un dose de passé avec des technologies largement plus utilisables qu’à l’époque de gloire de KDE 3.5.x 🙂

On est trolldi ? Parlons de la Devuan GNU+Linux 1.0rc ;)

Oui, pour changer des concetés politiciennes qui me feront voter – ou m’auront fait – blanc ou nul pour la première fois de ma vie de votant en 25 ans (j’ai eu le droit de vote en 1992), parlons du fork idéologico-technique de la Debian GNU/Linux Jessie qui – au 21 avril 2017 – approche de la fin de sa première partie de son existence avec la sortie de la Debian GNU/Linux Stretch pour août ou septembre 2017.

Depuis l’annonce du fork devenu Devuan en novembre 2014, déjà deux ans et demi, l’équipe qui a forké – principalement et uniquement ? – à cause de systemd en proposant au nom de la liberté d’initialisation sysVinit (et pas OpenRC ou runit ?) nous avons eu droit à une série de versions alpha, une ou deux versions bêta dont j’avais parlé en novembre 2016, en perdant au passage un dixième à chaque oeil à cause de la couleur du gestionnaire de connexion proposé par défaut 🙁

La Devuan GNU+Linux version 1.0rc (basée sur la Debian GNU/Linux Jessie sortie à l’origine le 26 avril 2015 et mise à jour entre temps) est enfin disponible sur les dépots de téléchargements depuis le 13 avril 2017.

J’ai donc fait chauffé mon wget pour récupérer une ISO en 64 bits depuis un miroir, histoire de ne pas surcharger les serveurs du projet. À noter qu’il y a une image ISO spécifique pour l’installation en UEFI, que je n’ai pas récupéré.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://mirror.leaseweb.com/devuan/devuan_jessie_rc/desktop-live/devuan_jessie_1.0.0-RC_amd64-live.iso
–2017-04-21 05:14:20– http://mirror.leaseweb.com/devuan/devuan_jessie_rc/desktop-live/devuan_jessie_1.0.0-RC_amd64-live.iso
Résolution de mirror.leaseweb.com… 2a00:c98:2030:a034::21, 37.58.58.140
Connexion à mirror.leaseweb.com|2a00:c98:2030:a034::21|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 842006528 (803M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « devuan_jessie_1.0.0-RC_amd64-live.iso »

devuan_jessie_1.0.0 100%[===================>] 803,00M 3,60MB/s ds 3m 46s

2017-04-21 05:18:07 (3,55 MB/s) — « devuan_jessie_1.0.0-RC_amd64-live.iso » sauvegardé [842006528/842006528]

Oui, j’ai fait récupérer l’ISO à 5 heures du matin. Parfois, on souffre de problèmes de sommeil 🙁

J’ai ensuite fait chauffer mon ami VirtualBox pour voir ce que cette release candidate de la Devuan GNU+Linux 1.0 a dans le ventre.

On se retrouve dans un environnement Xfce très légèrement retouché, tout en nuance de gris. J’ai changé le clavier pour le faire passer en Azerty et j’ai lancé l’installateur.

L’installateur est basé sur celui de la Refrecta Linux, une distribution basée sur la… Devuan GNU+Linux 🙂

J’ai ensuite choisi l’installation experte, étant la seule à me proposer une partition /home séparée et pour avoir un contrôle maximal par la suite.

Les options d’installation :

Avec Gparted, j’ai créé une partition root de 20 Go, mis 2 Go de swap et donné le reste à la partition /home.

Ayant choisi l’installation en mode expert, après le partitionnement – et avoir relancé l’installateur pour faire prendre en compte le swap dans le choix des partitions, j’ai eu droit au choix de l’emplacement du gestionnaire de démarrage.

Ensuite, ce fut au tour de la localisation (avec la traduction à générer), du fuseau horaire en deux étapes, ce qui m’a fait aussi changer l’heure de la machine virtuelle en la corrigeant 🙂

Le fuseau horaire :

La traduction à appliquer :

Le processus d’installation s’est ensuite lancé.

En une dizaine de minutes, tout était copié sur le disque dur virtuel cible. On arrive à la création du compte utilisateur. J’ai activé tout ce qui concerne sudo pour l’utilisateur primaire.

Ensuite, on rentre les mots de passe pour root et pour l’utilisateur créé. On peut enfin redémarrer, l’installation étant terminée.

Au démarrage suivant, le système est en… anglais, même si la locale est bien fr_FR.UTF-8. J’ignore si c’est un bug de l’installateur ou de la machine virtuelle, mais c’est assez… ennuyeux !

Pour tenter de contourner ce bug, je suis passé par Synaptic et j’ai rajouté les méta-paquets task-french et task-french-desktop. En vain, le système est resté en anglais 🙁

Je suis alors passé par la page concernant les problèmes de localisation sous Debian et j’ai trafiqué le fichier /etc/default/locale pour avoir le système presque entièrement en français 🙁

J’ai donc ensuite lancé mon enregistreur de vidéo pour montrer la Devuan GNU+Linux 1.0 rc en action.

Il y a plusieurs points qui me font tiquer :

  1. Le projet a mis trop longtemps pour sortir sa version 1.0rc. La Debian GNU/Linux Stretch va sûrement sortir d’ici fin août/début septembre 2017. Donc, sortir une version qui ne sera la stable « récente » que pour quelques semaines, voire quelques mois, ouille !
  2. Vu l’âge avancé des logiciels, il est quasiment indispensable de passer par les backports pour utiliser du matériel un peu trop récent, comme mon imprimante HP Deskjet 2130 sortie fin 2015.
  3. L’installateur graphique ne propose qu’une installation en anglais au final, ce qui oblige à bidouiller pour avoir sa traduction complète et fonctionnelle.

Une nouvelle fois, et modulo le fait que les couleurs soient enfin moins arrache-rétines, je finis avec un « tout ça pour ça ? » En dehors des personnes qui rejettent systemd pour des raisons idéologiques et/ou techniques tout en restant dans le monde Debian GNU/Linux, cela peut devenir la distribution de leurs rêves.

Pour les personnes voulant du Debian GNU/Linux sans se prendre la tête, autant rester avec la maison mère 🙂

Emmabuntüs Debian Edition 1.02 : quoi de neuf, doc ? :)

Il y a déjà eu un certain nombre d’articles sur la emmabuntüs 8 1.02. J’avais été prévenu de sa sortie un peu en avance, ayant participé au débogage d’anciennes versions.

Ce qui m’a interpellé au premier abord, ce sont les notes de publication. Outre le fait que la distribution améliore la prise en charge des ordinateurs modernes en reconnaissant enfin l’UEFI, ou la prise en charge du moteur de recherche Lilo, on peut lire une phrase qui m’a arraché un sourire, je cite :

[…]
réduction de la fracture numérique en faisant découvrir par les novices un système d’exploitation GNU/Linux accessible, basé sur Debian en l’occurrence et très bien documenté. Les « cahiers du débutant Debian » conçus par nos amis de la 3HG Team sont inclus.
[…]

Merdre alors ! Des projets qui travaillent en synergie… Quelle grossièreté dans le monde du libre actuel… Oh, ce que je peux être ironique par moment 🙂

Et un peu plus loin :

[…]
Côté documentation, elle intègre les indispensables « cahiers du débutant Debian », conçus par nos amis de la 3HG Team animé par notre ami arpinux 😉 et maintenant disponibles en version française et anglaise. Notre collectif a d’ailleurs contribué à la version anglaise, finalisée en décembre 2016 et nous espérons dans un futur proche pouvoir participer encore au développement de ce formidable outil pédagogique ;).
[…]

Il faut que je me pince. Je dois rêver 😀

Mais trêve de plaisanterie, attaquons le coeur du sujet. J’ai donc fait récupérer via wget l’image ISO de la distribution pour voir ce qu’elle a dans le ventre.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://netix.dl.sourceforge.net/project/emmabuntus/Emmabuntus%20DE/Images/1.02/emmabuntus-de-amd64-jessie-1.02.iso
–2017-03-21 08:39:12– https://netix.dl.sourceforge.net/project/emmabuntus/Emmabuntus%20DE/Images/1.02/emmabuntus-de-amd64-jessie-1.02.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de netix.dl.sourceforge.net… 87.121.121.2
Connexion à netix.dl.sourceforge.net|87.121.121.2|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 3884711936 (3,6G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « emmabuntus-de-amd64-jessie-1.02.iso »

emmabuntus-de-amd64 100%[===================>] 3,62G 3,67MB/s ds 18m 40s

2017-03-21 08:57:52 (3,31 MB/s) — « emmabuntus-de-amd64-jessie-1.02.iso » sauvegardé [3884711936/3884711936]

Oui, l’image ISO est un brin lourde, mais c’est un projet destiné à du recyclage et / ou pour des pays où l’ADSL est souvent le top du top en matière de connexion réseau. Donc mieux vaut charger la mule dès le départ pour être tranquille.

J’ai donc ensuite lancé mon ami VirtualBox avec un modèle Debian GNU/Linux 64 bits et en poussant un peu le vice… J’ai activé le support de l’UEFI 🙂

Ce que j’ai apprécié, c’est que l’on a droit à un menu graphique même en UEFI pour choisir sa langue, puis le type de session à lancer. Cf les deux captures d’écran ci-après.

Et pour les options de démarrage ?

Une série de questions vous sont posées dès le départ pour configurer votre environnement en mode live. Même en mode live, l’ensemble répond rapidement. Le seul point noir, c’est que la logithèque commence à faire son âge dans certains domaines… J’ai montré ceci dans la vidéo un peu plus bas, aux alentours de la 14e minute.

Étant donné que l’on ne peut pas installer le système directement depuis l’environnement live, j’ai fait redémarrer l’ensemble puis j’ai lancé l’installateur classique en mode graphique en activant le support du français et en gardant les options par défaut à chaque étape. On n’est jamais trop prudent, surtout pour une installation en UEFI.

Une fois l’installation terminée, et le démarrage effectué, j’ai attendu l’arrivée de l’écran de connexion pour lancer l’enregistrement vidéo 🙂

Pour conclure : on est face à du travail de qualité. La collaboration même partielle avec DFLinux fait plaisir à voir et montre que certaines personnes du monde libre francophone ont compris que faire travailler des projets ensemble, ce n’est pas une grossiereté.

S’il y a une réserve à émettre : des ordinateurs un peu trop récent pourraient mal être supporté par la distribution. J’attends donc avec impatience la prochaine version majeure qui sera basée – on peut le supposer sur la Debian GNU/Linux 9 alias Stretch et un noyau linux LTS 4.9.

Siduction 17.1.0 : que devient la fille de l’Aptosid ?

Il y a des distributions GNU/Linux qui font peu parler d’elles, que ce soit en bien ou en mal. La Siduction est dans ce cas. La Siduction fait partie de la famille des rolling release, qui est au final assez peu peuplée.

En dehors de la famille des Archlinux et Manjaro Linux (et leurs cousines Chakra et KaOS), des Gentoo Linux, Funtoo Linux et Calculate Linux (pour les distributions sources), de la PCLinuxOS (pour une base en RPM), de la Void Linux et des semi-rolling comme la très bonne Frugalware Linux, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la souris.

Sauf erreur de ma part – et vous me corrigerez dans les commentaires – rien dans le monde Debian GNU/Linux mis à part la Siduction. Je n’ai que rarement parlé de cette distribution. La dernière fois, c’était en décembre 2012 🙂

Oui, je sais, plus de quatre années, c’est énorme pour le logiciel libre, j’ai donc voulu savoir ce que devenait la Siduction. L’annonce de la sortie de la version 17.1.0 de la distribution a été un occasion en or. Il faut noter que la distribution a décidé elle aussi de débrancher la prise pour le support du 32 bits.

On apprend que l’équipe a profité de l’arrivée du gel de la Debian GNU/Linux Stretch qui sortira – ou sera sorti – vers août ou septembre 2017 pour proposer sa nouvelle image ISO. Car vous l’aurez compris, comme la plus que célèbre Ubuntu, la Siduction se base sur sid, la branche de développement de Debian GNU/Linux.

J’ai donc récupéré la saveur avec Mate-Desktop, et j’ai lancé mon ami VirtualBox en lui proposant une machine virtuelle avec 2 CPU virtuels, 2 Go de mémoire vive dédiée et 128G de disque pour voir ce que nous propose la Siduction.

Comme la plupart des distributions GNU/Linux modernes qui démarrent en version live, elle propose le choix de la langue. C’est très agréable de la part des développeurs, et c’est notable.

Après un démarrage relativement rapide, on se retrouve avec un Mate-Desktop brut de décoffrage. L’ancien installateur qui était basé sur une interface web a été remplacé par… Calamares. Encore une victoire du céphalopode ? 😉

Autant dire que l’on peut penser que les développeurs ont voulu alléger leur charge de travail en reprenant un outil qui a fait ses preuves depuis pas mal de temps maintenant. En dix minutes l’installation est pliée, et on peut passer à la suite.

C’est alors que j’ai fait chauffé mon enregistreur de vidéo.

D’accord, je l’avoue, j’ai voulu tester l’UEFI car je ne l’avais pas fait auparavant. La surprise a été des plus agréable, et au final, que ce soit en mode bios ou UEFI, on a une distribution tout autant utilisable dans les deux cas. Même si Simple Screen Recorder m’a fait un « caca nerveux » après le kernel panic suite à la première tentative de lancement en UEFI.

La traduction est presque parfaite, et il suffit de passer 30 secondes dans Synaptic pour rajouter les paquets manquants. L’ensemble logiciel est assez frais. Seuls points noirs ? L’absence de Synaptic, de LibreOffice dans l’installation de base et l’ajout des additions invitées de VirtualBox qui m’a fait un peu galérer, mais c’est par manque d’habitude.

Certains pourront dire que c’est tricher de proposer une version alors que l’équipe de Debian GNU/Linux concentre ses efforts sur la stabilisation et le débogage intense de la Stretch. L’équipe de Siduction aura donc – eu ? – plusieurs mois de tranquillité avant l’ouverture des vannes et l’arrivée en flux constant des nouveautés quand le développement de la Debian GNU/Linux 10 sera – ou aura été – ouvert.

Si vous ne jurez que par les paquets deb et que vous voulez faire du rolling release, alors Siduction sera votre alliée. C’est du très beau boulot, et ça fait plaisir à voir !

Dernier aperçu de la Debian GNU/Linux Stretch, une semaine avant son gel.

Donc 6 bons mois avant sa version finale. En effet, le gel ultime de la Debian GNU/Linux Stretch alias 9 sera – ou aura été – effectif le 5 février 2016, dixit la feuille de route officielle.

Quant à l’estimation des 6 mois avant la publication, c’est juste la reprise au mot près du wiki de Debian GNU/Linux, je cite :

Elle passe par un cycle de gel de 7 +/- 1 mois avant d’être publiée.

Après un article en novembre 2016, j’ai voulu avoir un ultime aperçu avant que le code ne soit gelé, et que les versions des principaux logiciels – modulo principalement le navigateur, le client de courrier électronique – et savoir à quoi ressemblera la Debian GNU/Linux Stretch à sa sortie. Du moins, pour l’utilisateur lambda, celui qui ne s’amuse pas à se plonger dans les tripes de la distribution.

Ce qui a aussi titillé ma curiosité, c’est l’annonce officielle de l’installateur en version RC1 et l’inclusion du nouvel ensemble graphique.

J’ai donc récupéré l’ISO d’installation par le réseau la plus récente, avec mon ami wget.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
–2017-01-28 13:21:20– http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
Résolution de cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)… 2001:6b0:e:2018::173, 2001:6b0:e:2018::165, 130.239.18.165, …
Connexion à cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)|2001:6b0:e:2018::173|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 302 Found
Emplacement : http://gensho.acc.umu.se/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso [suivant]
–2017-01-28 13:51:20– http://gensho.acc.umu.se/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
Résolution de gensho.acc.umu.se (gensho.acc.umu.se)… 2001:6b0:e:2018::176, 130.239.18.176
Connexion à gensho.acc.umu.se (gensho.acc.umu.se)|2001:6b0:e:2018::176|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 312475648 (298M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « debian-testing-amd64-netinst.iso »

debian-testing-amd6 100%[===================>] 298,00M 2,82MB/s in 1m 53s

2017-01-28 13:53:13 (2,65 MB/s) — « debian-testing-amd64-netinst.iso » sauvegardé [312475648/312475648]

Ensuite, mon ami VirtualBox a pris la relève. Et j’ai pu noté que le nouvel ensemble graphique était bel et bien disponible. J’ai demandé l’installation en mode graphique.

Parmi les nouveautés de l’installateur qui fait son travail comme d’habitude, j’ai noté des cases à cocher qui permette de montrer temporairement le contenu du mot de passe. Toujours utile si on veut éviter de faire des fautes de frappe.

Comme pour l’article de novembre 2016, j’ai demandé à avoir Mate-Desktop. J’avais entendu parlé de problèmes de démarrage avec GDM et n’ayant pas envie de me prendre la tête… 🙂

1059 paquets plus tard, les logiciels sont installés et on peut redémarrer.

Une fois connecté, j’ai lancé Synaptic et à ma grande surprise, il m’a proposé d’installer un noyau linux 4.9… 🙂

J’ai donc lancé mon ami Simple Screen Recorder pour montrer la Debian GNU/Linux Stretch en ce mois de janvier 2017.

Dans un message du 19 janvier 2017, Greg Kroah-Hartman a intronisé la version 4.9.x comme nouvelle version LTS. Après un départ plus que mouvementé… Avec un petit bug qui m’a pourri un brin la vie…

Might as well just mark it as such now, to head off the constant questions. Yes, 4.9 is the next longterm supported kernel version.

Ce qui donne traduit :

Peut-être est-ce mieux de le marquer comme tel maintenant, pour repousser les questions constantes. Oui, la version 4.9 est la prochaine version supportée à long terme pour le noyau.

Sur le plan externe, la différence la plus visible sera le passage du duo Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird (alias Icedove) version 52.quelquechose d’ici la sortie officielle de la Debian GNU/Linux Stretch.

Mis à part le bug de Gnome-MPV et l’impossibilité de faire démarrer cet enfoiré de GDM dans VirtualBox, cette Debian GNU/Linux Stretch est des plus intéressantes. Et elle le restera durant la première année qui suivra sa sortie. Ensuite, une bonne partie de sa logithèque sera trop ancienne pour ne pas poser des problèmes ponctuellement, spécialement si on travaille avec des documents dans des formats non libres comme ceux de Microsoft Office.

Devuan 1.0 béta, près de six mois après sa sortie, elle en est où ?

Fin avril 2016, le fork « idéologico-technique » de la Debian GNU/Linux Jessie proposait enfin sa première béta après plus d’un an de maturation.

J’étais un peu déçu du résultat, m’attendant à quelque chose de vraiment différent d’une Debian GNU/Linux classique avec une session XFCE. C’est un article récent de Carl Chenet sur les différents type de forks, ainsi qu’une annonce sur la liste de publication de la Devuan qui m’a donné l’envie de faire l’article que vous avez sous les yeux.

Je cite le courriel en question, l’interface web étant franchement inergonomique :

everyone is rushing to prepare a new beta version of JESSIE that will act as an Release Candidate.

Ce qu’on peut traduire par :

Tout le monde se précipite pour préparer une nouvelle version bêta de JESSIE qui agira comme une candidate à la publication.

Ce serait marrant une version basée sur la Debian GNU/Linux 8.x alors qu’en février 2017, la future Debian GNU/Linux 9 sera en gel complet. Bref 🙂

J’ai donc utilisé le fichier torrent disponible sur le site officiel de la Devuan pour récupérer deux images ISO : l’image CD en amd64 et l’image d’installation par réseau toujours en amd64.

VirtualBox a été encore appelé pour me donner un coup de main et voir ce que le projet Devuan a actuellement dans le ventre.

J’ai décidé de tenter l’installation en réseau, pour une simple et bonne raison : être certain d’avoir une version aussi fraiche et à jour au démarrage. L’image complète étant vieille de plusieurs mois, je l’ai gardé en cas de plantage avec l’autre ISO. Mais ajouter presque un semestre de mises à jour, je ne suis pas super chaud à l’idée. On se demande bien pourquoi !

Pour le miroir, j’ai choisi de prendre le « auto.mirror.devuan.org/ » pour être certain de ne pas tomber sur un serveur HS.

Pour le partitionnement, j’ai été prudent en séparant le système des données.

Pour l’environnement utilisateur, j’ai conservé Xfce qui est celui de l’image ISO complète.

Et on était parti pour récupérer près de 1200 paquets !

J’ai eu droit à un bug. L’obligation de relancer l’installation des paquets, le dernier n’étant pas récupéré du premier coup. La deuxième tentative a été cependant fonctionnelle 🙂

Après la fin de l’installation, on redémarre. Au démarrage, toujours Slim lancé avec ses couleurs si reposantes pour la rétine… Les couleurs pastels, ils ne connaissent pas chez Devuan ? Ou sont-ils sponsorisés par des ophtalmologues et autres chirurgiens spécialisés dans le domaine de la vue ?

Mais voyons donc l’état actuel – c’est-à-dire en novembre 2016 – de la Devuan Jessie

Par chance, le fond d’écran proposé par défaut avec Xfce est reposant pour la rétine. Ouf 🙂

Comme vous avez pu le voir, les dépots contrib et non-free sont désactivés par défaut comme sur la Debian « mainstream ». Les seuls grosses différences visibles ? Slim – dont le développement semble abandonné, n’ayant plus connu de mise à jour depuis 2014 – en lieu et place de LightDM, Wicd en lieu et place de NetworkManager. Et bien entendu, le démoniaque systemd remplacé par le vénérable sysVinit. C’est tout en gros.

Soit je suis particulièrement bigleux, soit il n’y a rien de vraiment visible en terme de nouveautés pour la Devuan Jessie depuis fin avril 2016. Juste de l’apport de correctif, de la « desystemd-isation » plus poussée. Je pensais – à moins que les changements soient bloqués jusqu’à l’arrivée d’une prochaine image ISO – que l’on verrait plus de différences. Surtout que le respect des rétines seraient à l’ordre du jour.

Une nouvelle fois, je concluerai l’article avec cette simple remarque : « Tout ça pour ça ? » ou une variante plus culturelle : « Beaucoup de bruit pour rien » comme l’a si bien écrit un certain William S. 😀

Que devient la distribution GNU/Linux Q4OS ?

Il y a un an et demi, en avril 2015, je parlais de cette distribution basée sur la Debian GNU/Linux Jessie avec le « fork » de KDE 3.5.x, Trinity Desktop Environment. Début novembre 2016, la version 14.0.4 du Trinity Desktop Environment étant sortie, pour prendre en charge par exemple CUPS 2.2, gstreamer 1.x ou encore gcc 6.x et ffmpeg3, l’équipe de Q4OS en a profité pour proposer des nouvelles images ISO live et d’installation.

Petite parenthèse en passant : cet article aurait très bien pu faire partie de la série « Les projets un peu fous du logiciel libre », ne serait-ce que pour l’utilisation de Trinity Desktop Environment. Mais passons 😀

J’ai donc récupéré l’énorme image ISO d’installation… Un peu moins de 300 Mo…

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://netix.dl.sourceforge.net/project/q4os/stable/q4os-1.8.1-x64.iso
–2016-11-11 13:24:07– http://netix.dl.sourceforge.net/project/q4os/stable/q4os-1.8.1-x64.iso
Résolution de netix.dl.sourceforge.net (netix.dl.sourceforge.net)… 87.121.121.2
Connexion à netix.dl.sourceforge.net (netix.dl.sourceforge.net)|87.121.121.2|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 294649856 (281M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « q4os-1.8.1-x64.iso »

q4os-1.8.1-x64.iso 100%[===================>] 281,00M 981KB/s in 5m 20s

2016-11-11 13:29:28 (898 KB/s) — « q4os-1.8.1-x64.iso » sauvegardé [294649856/294649856]

Mon ami VirtualBox a été mis à contribution, avec les caractéristiques habituelles : 2 Go de mémoire vive, 128 Go de disque virtuels, et 2 CPUs.

Comme pour l’article précédent, l’installateur est en mode texte, que l’on peut passer dans la langue de Molière. La version live propose un installateur, mais je ne suis pas fan de ce dernier.

Après l’installation qui est assez rapide, l’OS propose à la première connexion de récupérer les paquets linguistiques.

Et d’installer les additions VirtualBox si nécessaire. C’est ce que j’apprécie dans cette distribution. Elle est bien conçue, et c’est incroyable ce que c’est plaisant !

Une fois déconnecté et reconnecté, j’ai choisi l’outil « gestionnaire de profils » pour installer la totale. En gros, cela entraine la récupération d’environ 520 Mo. Il faut compter à peu près 20 minutes pour que l’ensemble des logiciels soient récupérés et installés.

J’ai aussi apprécié l’outil d’ajout des codecs non libres, même si cela hérissera le poil d’une partie du monde du logiciel libre.

Ensuite, SimpleScreenRecorder a pris le relai pour capturer l’ensemble en vidéo.

La distribution est très agréable d’emploi. Trinity est un vrai bonheur à utiliser. Dommage cependant que par défaut, Google Chrome soit proposé. Les traductions presque complète, l’outil d’ajout facile de logiciels. Seul point noir ? Le menu déroulant de Trinity choisi par Q4OS n’est pas celui que j’aurai sélectionné, mais cela ce change un clic de souris.

Je concluais mon précédent article ainsi :

C’est une distribution dont la légereté la fait rentrer en concurrence frontale avec des projets comme la antiX MX voire la HandyLinux pour la catégorie grands débutants sous Linux.

Ce qui pourrait la desservir, c’est son côté vieillot, car KDE 3.5.x, ça commence à dater.

La conclusion serait la même, ou presque. Il est vrai qu’il est intéressant de voir des outils comme LibreOffice 5.x dans une interface qui a été celle de KDE entre 2002 et 2008. Mais si vous cherchez une distribution légère, rapide et conçue comme telle, elle restera toujours un choix à envisager. Avec DFLinux our encore la MX-16.

DFLinux pré-béta 1 : un premier aperçu de la seule et officielle suite d’HandyLinux.

C’est un article posté par Cep sur le blog de Cyrille Borne qui m’a donné envie de jeter un oeil sur la seule suite officielle de la distribution HandyLinux.

Je ne reviendrai pas sur les causes du pourquoi et du comment de cette suite. Aussi bien Thuban qu’Arpinux ou le Mouton Libre l’ont exprimé mieux que je ne pourrai le faire.

Ni sur les manipulations liées à cette sombre histoire… Et la volonté de faire disparaître les pièces gênantes, en oubliant une petite chose au passage, l’effet Streisand.

Bref, je laisse à chacune la volonté de s’informer sur ce point précis. Revenons-en au sujet de l’article, la DFLinux. J’ai vu que le développement de la béta 1 avait commencé, et j’ai décidé de faire générer une image ISO de la pré-béta1. Bien entendu, elle sera plus que boguée et incomplète, mais au moins, ce sera un premier aperçu de l’ensemble.

Le code étant disponible sur le framagit correspondant pour respecter la GPLv3, j’ai donc récupéré une image ISO de la Debian Jessie 8.5 en saveur xfce. On peut aussi utiliser une HandyLinux 2.5 en 64 bits. Une fois installée, j’ai rajouté les dépendances de compilation à savoir : live-build live-manual live-tools git

Puis dans un terminal, j’ai lancé la commande suivante :

git clone https://framagit.org/DFLinux/DFiso.git

J’ai ensuite rajouter le paquet build-essential pour la Debian Jessie, le paquet semblant déjà partiellement installé sur la HandyLinux.

Il reste deux étapes. La première est de créer un répertoire bin dans le répertoire /config/include.chroot/usr/ sinon, il y aura une erreur à l’exécution… Bug qui m’a pris une trentaine de minutes à cerner, que j’ai rapporté à Arpinux et qui a été corrigé, le temps que j’enregistre la vidéo.

Dernière étape. Aller dans le répertoire DFIso et taper en root ou avec sudo la commande make 64b-nonfree pour avoir une version en 64 bits utilisable dès le départ sans avoir besoin de se taper des installations de codecs non libre tout sauf lisible par le commun des mortels.

Je sais que les puristes du libre sont en train d’affuter leurs haches, mais je ne leur dirai qu’une seule chose : retournez donc vivre dans votre monde parfait ! 🙂

Une petite heure plus tard, l’image ISO et sa somme de controle sont disponibles.

J’ai donc branché une clé USB sur laquelle j’ai transféré l’image ISO fraîchement créée pour voir à quoi elle ressemble dans une machine virtuelle VirtualBox.

Le script « latotale » permet de générer une demi-douzaine d’images ISO différentes, version 32 bits et 64 bits avec et sans codecs non-libres, et en version « light » qui propose fluxbox en lieu et place de Xfce.

Les détails sont précisés sur la page officielle du projet. À une heure par image ISO à générer, mieux vaut lancer la compilation avant d’aller se coucher 🙂

J’ai ensuite créé une nouvelle machine virtuelle pour lancer l’ISO fraîchement générée. Après quelques tests préliminaires, j’ai lancé mon enregistreur d’écran pour la vidéo ci-après.

Bien entendu, comme vous avez pu le voir, il manque encore des choses, comme l’écran d’accueil, ou encore la post-installation qui sont les principaux buts de la version béta1 du projet. Mais c’est déjà plus qu’utilisable, du moins dans une machine virtuelle.

Une fois les angles arrondis, je pense que cette distribution basée sur Debian GNU/Linux pour les grands débutants sera parfaite pour casser les mythes liés à Linux, modulo la bétise crasse d’une partie de sa communauté arc-boutée sur des principes avec une dévotion qui confine à la folie furieuse.