En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Pour les amoureux de projets libre complètement fous, je demande ReactOS 0.4.7, vous savez, la réécriture libre de MS-Windows…
  • Dans le domaine des distributions 100% libre, je demande la Uruk 2.0, basée sur la future Trisquel 8.0, basée sur Ubuntu 16.04 LTS…
  • Dans la catégorie, « Tiens, elle est encore en vie », je demande la Rosa Linux R10, qui est plus ou moins liée à la OpenMandriva.
  • Un nouveau venu dans le monde du blog concernant le logiciel libre et ses dérives, j’ai nommé Tommy et son blog LoboTommy.

Côté culture ?

Bon week-end !

Jean-Philippe Smet n’est plus ? Le nécro-commerce musical se frotte déjà les mains…

C’était prévisible. Le plus belge des rockeurs français du début des années 1960 est parti peu après Jean d’Ormesson.

Heureusement pour l’académicien qui – dans le cas contraire – n’aurait eu droit qu’à un entrefilet en bas de page des quotidiens nationaux. Déjà, ses ami(e)s vont venir alimenter le « bal des pleureuses médiatiques » et louer son talent.

Oui, j’emploie cette expression sexiste selon les personnes qui considèrent que l’on doit aseptiser la langue française et ne plus dire aveugle mais non-voyant, que l’on doit mettre en place l’écriture inclusive au nom de la lutte contre les discriminations sexuelles en oubliant que cela en fait une bouillie indescriptible et inaudible pour les personnes utilisant des lecteurs d’écrans à cause d’une cécité ou d’une vue défaillante.

Mais inutile de revenir sur la bêtise liée au proverbe qui veut que « la route de l’Enfer soit pavée de bons sentiments ». Il y aurait de quoi remplir des bottins.

Derrière la tristesse réelle ou simulée des anonymes et des célébrités, il se cache quelque chose de plus ignoble, que l’on aime ou que l’on se contrefoute des créations de Jean-Philippe Smet : la préparation des albums hommages, des compilations (et il y a de quoi faire avec une carrière qui court sur près de 60 ans), des enregistrements inédits.

En clair, le bon vieux nécro-commerce qui nous propose depuis des années ce genre de pépites soit disant trouvées par hasard.

D’ici la mi-juin 2018, les albums « hommages » vont remplir dans les rayons. Ils se vendront comme des petits pains, les fans – peu importe leur sexe biologique apparent – se jetteront dessus. Comme des personnes affamées se jettent sur un crouton de pain.

C’est la vie après tout, non ? Ah moins que le commerce doit continuer. 30 ans après sa mort, il y a toujours des albums hommages à Iolanda Cristina Gigliotti alias Dalida. Près de 40 ans après sa mort accidentelle en mars 1978, les radios passent encore Claude François.

Bref, le nécro-commerce va fonctionner à fond. Pour le plaisir des vendeurs de galettes plastifiées.

Pour reprendre ce que disait Pierre Desproges dans un de ses spectacles :

J’ai pas peur de l’avouer, j’avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j’ai pleuré comme un môme. J’ai vraiment pas honte de le dire. Alors que – c’est curieux – mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j’ai repris deux fois des moules.

Je n’étais pas bien vieux quand Georges Brassens est mort, mais pour moi, ce fut la mort de David Bowie qui me fit cet effet. N’étant pas friant des coquillages, je les remplacerai par des nouilles. C’est plus économique soit dit en passant.

Mes condoléances aux personnes qui aimaient sincèrement les créations chantées par Jean-Philippe Smet. Et aussi aux personnes qui – comme moi – n’en ont rien à faire.

Allez, bonne journée sans télévision et radio !

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 10 : la négation de la technophobie du grand public…

Si je regarde mon calendrier, je m’aperçois que je rédige cet article le 26 novembre 2017 en écoutant un bon petit album d’Opeth de leur grande époque death metal progressif :

Donc, vous pouvez vous dire que ce sera un billet bien saignant. Et oui, cela va être le cas, car j’en ai marre des personnes du monde du libre qui joue la politique de l’autruche en ce qui concerne le grand public.

Marre d’entendre des conneries sur la réinvention constante de la roue qui ne sert à rien si ce n’est perdre du temps dans la plupart des cas en plus d’une dispersion de ressources qui seraient utilisées plus utilement ailleurs. Je n’ai pas envie de revenir sur la conceté du fork COMPULSIF.

Le monde Linux est bloqué dans son petit monde d’utilisateurs technophiles, frange convaincue pour des raisons techniques que l’OS de Microsoft est un danger aussi bien pour la vie privée que pour la sécurité des données. L’OS fruité pour les personnes ayant des portefeuilles bien remplis n’est pas mieux ici si on y regarde bien.

En tant que technophile, j’ai vite compris que ce serait inutile de faire croire que l’on pourrait faire progresser la cause de la liberté informatique en multipliant les distributions à destination d’une minorité déjà plus que conquise.

On touche un fait précis. La trouille d’une partie du monde linux de perdre son statut de grand gourou de l’informatique. C’est la volonté de conserver un joujou pour geeks, comme je l’ai précisé dans l’épisode 2 de la série « Le monde du libre actuel part en couilles ? »

J’ai toujours assumé mes propos et mes idées. C’est pour cela que je fais des vidéos en face caméra, spécialement quand je parle de distributions qui sont des sombres bouses comme pour ma série des DGLFI.

C’est pour cela que j’affirme que si l’on veut vraiment que le monde Linux atteigne une certaine masse critique – les symboliques 10% de parts de marché pour que les constructeurs arrêtent de se foutre de la gueule du monde libre – ce n’est pas avec Archlinux, Slackware, Crux, Gentoo ou d’autres distributions nécessitant la ligne de commande pour s’installer que cela arrivera.

Au contraire, s’enfermer dans la création de ce genre de distributions, c’est la pire des concetés qu’il est possible de faire. Il faut arrêter de rêver.

Ce n’est pas parce qu’une personne conduit une voiture qu’elle est capable d’expliquer le fonctionnement d’un moteur à explosion par la carte. Une personne qui joue d’un instrument de musique sera sûrement incapable d’expliquer comment se propage les ondes sonores produites par son instrument.

Le grand public est technophobe. Si une volonté de proposer une informatique respectueuse de ses utilisateurs et utilisatrices veut devenir crédible, ce sera avec des projets simplificateurs comme l’a compris Canonical en 2004 en proposant Ubuntu même si c’est un peu parti en cacahuètes par la suite.

Je connais nombre de personnes qui ont été complètement perdues lors de la migration de Mozilla Firefox 56 vers la 57, simplement suite au remplacement de la page de démarrage par une présentation à la Speed Dial. Ce n’est pas grand chose, mais c’est suffisant pour nombre de personnes.

Alors messieurs et mesdames les technophiles, sortez un peu la tête du sable. Soyez réalistes, il est purement et simplement impossible de former tous les utilisateurs et toutes les utilisatrices pour en faire des cracks en informatique.

Je vous renvoie à l’excellent article de Nikki Kovacs sur ce sujet.

Comprenne qui pourra… Ou voudra comprendre !

Ah, la réinvention continuelle de la roue, mal gangrenant le monde linuxien :(

S’il y a bien des maux dans le monde du libre et apparenté, comme l’absence des commentaires sur les blogs parlant du libre et passant par l’obligation de s’inscrire sur un forum par exemple, il en est un autre : la réinvention continuelle de la roue.

Je n’ai cessé de dire via des vidéos et des billets aux développeurs de distributions de se demander : est-ce que votre distribution est vraiment utile ? Apporte-t-elle quelque chose au schmilblick ?

Y a-t-il le besoin d’avoir 15 distributions basées sur Debian GNU/Linux stable avec l’environnement KDE dessus ? Ou encore 15 autres basées sur Ubuntu avec Xfce en ne changeant au final que le fond d’écran, le navigateur et soyons fou le thème d’icônes ? Ou encore reprendre la recette d’une distribution connue en changeant juste le nom. Si je vous dis ubuntu + Cinnamon ? Vous me répondrez LinuxMint, et non sa pâle réinvention qu’est la Cubuntu

C’est cette forme de réinvention de la roue que j’ai constaté une nouvelle fois en lisant les notes de publications de la NuTyX 9.91 publiées le 14 novembre 2017.

En lisant le paragraphe « Nouveau concept de branches », je me suis dit « tiens, ça me dit quelque chose… »

En effet, il y a trois branches qui sont citées : la stable, la current et la development. On peut les résumer ainsi :

  1. Stable : la version officiellement destinées aux utilisateurs. Ne connaîtra que les mises à jour de sécurité et quelques nouveaux paquets si besoin est.
  2. Current : la base est gelée, les logiciels au dessus sont mises à jour au besoin. Une semi-rolling dans le principe donc. Base de révisions mineures de la stable.
  3. Development : une sorte de rolling complète, mais à durée de vie limitée. Incompatible avec les autres branches, tout en leur servant de base.

Ça ne vous dit rien ce genre de schéma ? Si on a un minimum de culture linuxienne, la réponse est évidente : c’est en gros le même que celui appliquée par la vénérable et ancestrale Debian GNU/Linux avec son trio stable, testing, unstable. En très gros, NuTyX reprend un principe utilisé depuis le milieu des années 1990 tout en le vendant comme presque novateur.

Je n’ai rien contre cette distribution, mais elle était un exemple parfait de la réinvention de la roue.

J’ai un autre exemple que je vais maintenant aborder. Celui lié à la réinvention de Mozilla Firefox mais sans les nouveautés qui font la force de Mozilla Firefox 57 alias Quantum.

Je parle du projet Basilisk qui se veut la continuation de Mozilla Firefox avec le non-support – temporaire ? – des WebExtensions, la continuation de l’utilisation de XUL, le support des extensions anciennes génération, le non-support des processus multiples pour la navigation ce qui peut entraîner le plantage complet du navigateur avec un seul onglet planté, bref, un navigateur vieux d’il y a 3 ans sur certains plans…

Autant dire que c’est sur le plan de la stabilité une forme de suicide. Si les navigateurs ont implémentés le multi-processus, c’est bien pour une raison, non ? Quand on sait que l’équipe derrière le projet et son « ancêtre » Palemoon est constitué de trois personnes… Il y a combien de développeurs chez Mozilla déjà ?

Vous comprendrez aisément mon agacement devant cette réinvention constante de la roue permise par les libertés fondamentales du logiciel libre, spécialement la liberté 1. Mais ce n’est pas parce que l’on peut sauter d’un pont à l’élastique qu’il faut obligatoirement le faire, non ?

Je dis cela, mais je ne dis rien au final…

L’accusation de sexisme peut-elle être employée pour masquer une culture générale peu développée ?

Un court billet qui exprime mon exaspération devant le manque de culture générale d’une partie croissante de la population.

Dans mon précédent article, j’ai employé l’expression de « bal des pleureuses ». J’ai été taxé de sexisme par une personne ayant commenté mon article. J’avoue que j’ai été un brin en colère et que je le suis encore alors que je rédige ce billet.

En colère devant le manque de culture générale d’une partie de la population. Parler de pleureuses n’a rien de sexiste. Bien au contraire. C’est un clin d’œil à une fonction sociale attribuée à la gent féminine depuis au moins l’Antiquité… Vous savez, la période de l’histoire humaine qui a précédé le Moyen-Age. En gros, l’époque des Pharaons, de l’Empire Romain d’Occident ou encore des dieux grecs comme Zeus, Hera ou encore Athéna.

Une pleureuse est une femme qui a pour rôle de pleurer une personne d’un certain rang après son décès, histoire de rendre les funérailles en question plus spectaculaires.

D’ailleurs, cette fonction existe toujours dans la société indienne où il est mal vu sur le plan social de voir des femmes de certaines castes pleurer leur époux parti trop tôt.

Donc, la prochaine fois, avant de dire que je suis un putain de sexiste – ce qui est tout le contraire de ma personnalité profonde – prenez le temps d’ouvrir un dictionnaire, vous savez le gros machin dont l’ouverture est souvent effrayante.

Et faites donc une recherche sur les termes employés. La culture générale, ce n’est pas savoir si la dernière starlette de télé réalité refaite de la tête (plus que vide) aux pieds a réussi à faire caca ou à pisser dans la baignoire de Jéremstar.

Désolé pour la gueulante, mais quand on est énervé, ça soulage !

Mozilla Firefox 57 : derrière des performances en hausse, le bal des pleureuses commence…

J’écris ce court billet rageur avant d’avoir eu ma dose de théine ou de caféine – j’hésite encore – matinale. MéchantFred va sortir et il va remettre des points sur des « i » au risque de déplaire.

Je m’en fous, mais je sentais très bien que ce bal de pleureuses allait certainement arriver comme à chaque évolution majeure d’un logiciel.

J’ai connu en tant qu’emmerdeur… utilisateur d’informatique personnelle de nombreuses migrations dans ma vie derrière un clavier. Depuis 1995, j’ai eu droit au passage de MS-Windows 3.1 vers 95, puis la migration vers MS-Windows 2000, ayant pu échapper au merdissime Millenium.

Sur le plan des logiciels applicatifs, j’ai connu Netscape 3 et 4, puis j’ai migré vers les outils Mozilla. Autant dire que certaines migrations ont été casse bonbon. Mais j’étais prévenu, et j’ai rarement vu des migrations technologiques faites du jour au lendemain pour le plaisir de tout casser.

C’est encore une fois le cas avec Mozilla Firefox 57 et l’arrivée du format WebExtensions pour gérer les extensions du navigateur internet. Sauf erreur de ma part, cela fait depuis le premier trimestre 2017, soit au minimum 6 à 8 mois au moment où je rédige cet article que Mozilla a prévenu, avec des piqûres de rappel : pour Mozille Firefox 57, on va changer de format d’extension, merci de travailler sur une version compatible.

Ajout à 7 h 41 : j’ai trouvé une première annonce dans un article du 23 novembre 2016 !

Il n’y a pas eu des outils et des pages d’informations mises en place non plus…

Je suis d’accord, il ne pouvait pas y avoir 100% de réussite au jour J, mais merde ! Les développeurs de Mozilla ne sont pas responsables de l’inertie des développeurs d’extensions.

Des extensions qui ne sont pas à jour ? Il y a plusieurs possibilités :

  1. L’extension est devenue obsolète par l’intégration de la fonctionnalité dans le code du navigateur.
  2. Le développeur a laissé tomber son extension comme une vieille chaussette moisie.
  3. L’extension ne peut pas être portée pour des raisons techniques.
  4. L’extension prend plus de temps que prévue à être portée.

Durant plusieurs semaines, on aura droit à des utilisateurs et des utilisatrices qui vont pleurer à chaudes larmes car leurs extensions préférées ne sont pas fonctionnelles. Il suffit par exemple de lire les commentaires de cet article de NextInpact… Merde, c’est vrai, j’oubliais la règle de base : ne pas lire les commentaires d’un article 🙂

Sans oublier de se balader sur les réseaux (a)sociaux comme Facebook, Google Plus, Diaspora*, Twitter ou encore Mastodon. On verra des personnes qui cracheront sur Mozilla à cause des indélicatesses des développeurs d’extensions. Les utilisateurs n’ont pas à payer les pots cassés après tout.

Il est vrai qu’un constructeur automobile est responsable des accidents de la route où un de ses véhicules est présent, après tout… Je sais, comparaison n’est pas raison, mais il faut savoir attribuer les responsabilités sur les bonnes personnes.

Je n’ai en tout et pour tout que deux extensions : µblock origin et Grammalecte. Si des personnes ont besoin de 15 extensions, tant mieux pour elles. Deux me suffisent largement 🙂

Je suis d’accord, c’est chiant de perdre une ou plusieurs extensions. Mais est-ce que cela vous empêchera complètement de naviguer sur la toile ?

Maitenant, je vous laisse, j’ai mon petit déjeuner qui vous attend. Allez, bonne journée !

Le noyau linux-libre, un cul-de-sac à terme ?

J’ai pu lire sur Phoronix qu’à peine sorti, le noyau linux 4.14 avait été disséqué pour enlever les micrologiciels et bouts de code précompilés nécessaire au fonctionnement de nombre de matériels.

Le projet Linux-libre veut proposer un noyau complètement débarrassé de ces bouts de code. C’est un choix qu’on peut comprendre sur le plan éthique, même si cela peut entraîner soit le non-support soit un support imparfait du matériel que l’on a parfois acheté à des prix qui font mal au fondement.

Cependant, on peut lire sur l’article de Phoronix la phrase suivante qui résume bien le noeud du problème concernant la production du noyau « libéré » :

There were also complications around upstream Linux 4.14 having dropped their in-tree firmware code.

Une traduction rapide :

Il y avait aussi des complications autour de Linux 4.14 en amont ayant abandonné leur branche du code pour les micrologiciels.

Mais il reste un problème de taille… Le noyau 100% libre ne saurait être vraiment utilisable sans problème sans du matériel qui est lui aussi 100% libre…

Cela veut dire proposer entre autre sous licences libres :

  • Un bios / uefi
  • Un microprocesseur
  • Un circuit son
  • Un circuit graphique
  • Un circuit réseau filaire
  • Un circuit réseau pour le wifi

Le tout se branchant sur une carte mère libre… Et si on regarde, cette liste est loin d’être remplie… Sauf erreur de ma part, il y a bien un bios libre, c’est CoreBoot et sa variante LibreBoot.

Pour les microprocesseurs, il y a le projet RiscV avec une création bien avancé, LowRisc. Il y a aussi d’autres projets basés sur l’architecture Sparc, comme OpenSparc par exemple, mais comme c’est sous la coupe d’Oracle…

Pour tout ce qui est audio, graphisme ou encore le réseau, c’est pas franchement la joie. Le projet Open-Source Graphics ayant disparu vers 2010-2012…

Même si un ensemble de composants 100% libre avec pour résultante un ordinateur 100% libre, il faudrait alors se pencher sur les périphériques les plus courants comme les imprimantes… Et quel serait le prix de production et donc de commercialisation de tels produits ?

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augures, il est à craindre que les noyaux 100% libre ne soient à terme un cul-de-sac, surtout sur du matériel récent qui contient des parties non libres pour éviter de produits contrefaisants, comme des Core i7 en 2010…

J’espère juste me tromper !

Archlinux, en passe de devenir la nouvelle base à « massacrer » ?

Dans un article du mois de septembre 2017, je parlais d’un début de folie furieuse du monde archlinux qui partait dans tous les sens.

Mais il y a une tendance que j’ai noté et qui date en gros du début de l’année 2017 de voir que de plus en plus de projets ont tendance à partir d’une base Archlinux pour proposer des distributions qui sont en réalité le plus souvent des respins qui se limitent à la personnalisation d’une environnement donné.

Je vous renvoie à cette vidéo de ma série Dis Tonton Fred où j’évoque la différence entre une distribution et une respin…

Il y a plusieurs exemples récents qui me viennent à l’esprit. Il y a bien des projets un peu anciens comme la SwagArch GNU/Linux, Arch-Anywhere devenu Anarchy Linux ou encore la célèbre Manjaro Linux (qui a fini par développer ses propres dépôts) ou la difficilement installable Artix Linux.

Il y a cependant deux autres projets plus récents dont je vais parler dans cet article : ArchMan et la Namib GNU/Linux.

Le premier projet est d’origine turque. On retrouve une Archlinux avec les environnements de bureaux classique : Xfce (pour la version 17.10), Budgie et Plasma (pour les 17.08), Mate et LXQt (pour les 17.06).

Si on va sur le github du projet Archman, on voit que le projet est né cette année.

Le deuxième projet est la Namib GNU/Linux dont j’ai appris l’existence via une vidéo d’Adrien Linuxtricks.

On est dans un projet très récent, qui semble dater de l’été 2017. Sur le site du projet, on constate que pour le moment le projet n’a sorti que deux images ISO.

Si on regarde sur le github du projet, on constate que ce dernier n’est pas très actif, mais cela doit être lié à la vie privée du créateur. Après tout, on ne peut pas être 100% du temps derrière son projet 🙂

Vous avez pu le voir, les deux projets – dont je me demande quelle sera leur durée de vie – proposent toutes deux un dépôt tiers, mais font l’erreur de ne pas se limiter à pré-empaqueter des recettes disponibles sur AUR.

Si le projet en question disparaît et qu’une personne l’a installée, elle pourra toujours continuer à utiliser la distribution, mais une partie seulement. Ce qui restera à terme une installation qui explosera en vol. Encore une fois, la force du logiciel libre qui est de pouvoir forker à l’envie des logiciels en fait une énorme faiblesse 🙁

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 9 : il n’y a pas que des développeurs cons…

Il y a aussi des utilisateurs et utilisatrices qui en tiennent une sacrée couche. Dans l’épisode 3 de la série publiée le 7 septembre 2017, je parlais en mots choisis de la dichotomie entre la sphère des développeurs et celles des utilisateurs.

S’il y a des développeurs qui sont tellement imbus de la puissance retirée par le fait de savoir écrire des programmes en C, C++, Java, Rust, Ruby, Python ou encore en Brainfuck et qui finissent par ne plus sentir leur sphincter de l’urètre se détendre, il y a aussi des utilisateurs et des utilisatrices qui poussent le bouchon.

Il y a des utilisateurs et des utilisatrices qui ne voudront rien comprendre à l’informatique et qui verront les personnes qui s’y connaissent un peu comme des « super informaticiens » corvéables à merci.

Il y a aussi des personnes qui ayant un peu trop d’aisance ont tendance à vouloir rajouter les derniers gadgets à la mode – que ce soit via des PPAs sous les Ubuntu-like ou des paquets AUR par dizaines pour la famille des Archlinux – et qui viendront se plaindre si la mise à jour suivante se plante comme un MS-Windows Millenium sous amphétamine.

L’informatique aura toujours des impondérables, et les mises à jour, que ce soit dans le monde du libre ou le monde de Microsoft et d’Apple, présenteront un risque de plantage. Le but des développeurs et des testeurs étant de limiter la casse au maximum.

Il faudrait peut-être ouvrir la boite crânienne de certaines personnes pour leur faire comprendre que le risque zéro c’est DU FOUTAGE DE GUEULE. Il serait malhonnête de dire qu’il n’y aura jamais de plantage. C’est fondamentalement mensonger.

Je ne suis pas développeur, mais dans deux projets qui me tiennent à coeur en plus de celui de ma distribution, je joue un rôle des plus ingrats : celui de bêta-testeur.

Je peux vous dire que ce n’est pas toujours un chemin pavé de pétales de roses. Ce serait plutôt par moment un champ de mine en se demandant si le prochain pas ne me transformera pas en bouillie virtuelle. J’en ai accepté le risque, car je sais ce que je fais. Je sais qu’il y aura des bugs si je fais le con.

Il y a pour finir le fait que certaines personnes sous prétexte que le libre est peuplé de « super informaticiens » vont pouvoir avoir gratuitement l’entrée, le plat de résistance, le dessert, le digestif et au passage une petite gâterie bucco-génitale.

L’image est sûrement excessive, mais je la rencontre de plus en plus souvent. Oui, il y a des immondes connards et des immondes connasses – ne soyons pas sexistes – dans le monde du développement informatique. Mais le monde des utilisateurs informatique n’a rien à lui envier sur ce plan.

Une vérité dure à entendre ? J’en suis désolé, mais il faut savoir mettre les pieds dans le plat.

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 8 : le messianisme lié à OpenRC.

Pour commencer cet épisode, je tiens à préciser que je respecte et que j’apprécie ce système de gestion de services. Mais il faut dire les choses comme elles sont, il y a actuellement une forme de messianisme lié à OpenRC.

Oui, j’emploie volontairement ce terme du registre religieux pour constater ce qui se passe dans le petit monde des distributions GNU/Linux.

Pour mémoire, voici comment se définit, selon le Larousse, le terme de messianisme :

Croyance en la venue d’un libérateur ou sauveur qui mettra fin à un ordre présent considéré comme mauvais et instaurera un ordre nouveau dans la justice et le bonheur.

Inutile de préciser que je parle ici de la guerre des systèmes d’initialisation qui est le deuxième truc le moins visible sur une distribution GNU/Linux avec le noyau. On ne voit ni le noyau, ni le système d’initialisation, mais leurs conséquences. Sans les deux éléments en question, pas de démarrage, pas de gestion de services (réseau, affichage, impression, audio, etc.)

Autant dire qu’avec l’arrivée de systemd qui a fait tellement couler d’encre électronique au fil des années depuis son arrivée que l’on pourrait presque remplir la faille de San Andreas avec.

Je l’ai déjà exprimé de nombreuses fois, je me contrefiche de savoir quel système d’initialisation est utilisé par ma distribution. Ce que je lui demande, c’est de faire son travail, point barre.

Mais j’ai constaté que cette guerre technologique tourne carrément au religieux. C’est le commentaire suivant de Ed Belda sur une vidéo concernant une gueulante de certains utilisateurs de la Artix qui m’a donné d’envie de m’y plonger.

C’est vrai que le commentaire pose la question centrale : pourquoi ne pas laisser OpenRC dans le monde qui l’a vu naître ? Car tout simplement, c’est du logiciel libre, portable et donc qu’on peut le faire ?

C’est la réponse de nombreuses personnes baignant dans le monde du logiciel libre pourrait apporter. Je suis d’accord, et c’est celle que je donnerai. Cependant, je rajouterai une nuance de taille : est-ce qu’est souhaitable ?

Le seul duo base Archlinux et OpenRC que j’ai pu voir comme était vraiment fonctionnel, c’était… la Manjaro OpenRC, qui est devenu Artix 🙁

Dans un article de 2016, j’étais enthousiaste et je tressais des louanges au développeur du projet :

Comment résumer mon ressenti avec la Manjaro Linux 16.06 OpenRC ? Du grand art. On voit que le mainteneur tient à son bébé, et on est loin de certaines ISO linux – basées sur Manjaro Linux ou autre – qui donnent l’impression que c’est juste de l’amélioration de curriculum vitae.

[…]

Pour conclure, je pourrai reprendre la conclusion de l’article du mois de juin 2015, presque mot à mot. Mes félicitations au développeur derrière la Manjaro Linux OpenRC, c’est du beau travail. Ça change des étroniciels que j’ai trop souvent croisé sur ma route !

Depuis la mise à mort de la Manjaro OpenRC, c’est un projet qui accumulent les bévues, et dont la FAQ frôle parfois le ridicule…

Q. Jedi Knights? Are you serious?
A. Any more and you’ll die.

Il y a d’autres projets qui promeuvent OpenRC, mais j’ai l’impression que c’est devenu désormais un passage obligé. Comme si une distribution avait ratée sa vie si elle ne proposait pas soit une version soit un passage total vers OpenRC.

La Parabola GNU/Linux a décidé de migrer vers ce système d’init... Dans une vidéo que j’ai réalisé, j’ai pu obtenir quelque chose de fonctionnel… À mon grand soulagement est-il besoin de préciser. La Manjaro OpenRC a presque trouvé une héritière spirituelle, même si sa mise en œuvre est un brin ennuyeuse.

Que des développeurs considèrent que c’est un devoir sacré de ne pas utiliser systemd, soit.

Mais vous ne pourriez pas faire comme Eric Vidal, le créateur d’Obarun ou Juan Romero Pardines, créateur de la VoidLinux et utiliser autre chose qu’OpenRC ? Ou est-ce la volonté d’imposer le monopole d’OpenRC pour remplacer celui de systemd ?

Car imposer une monoculture pour la remplacer par une autre, ce n’est pas vraiment du choix… Enfin, je dis cela, mais je dis rien au final !

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 7 : les tests avant publication, c’est tellement dépassé…

Je comptais faire un article bilan, mais j’ai constaté une tendance lourde actuelle, celle d’oublier plus ou moins volontairement les tests d’avant publication pour les distributions GNU/Linux.

Je ne parle pas des distributions GNU/Linux établies, celles qui existent depuis des années et qui savent à quel point il est important de sortir quelque chose qui ne se plantera pas comme un MS-Windows Millenium sous amphétamine.

Mais chez les distributions un peu plus jeunes, on est dans une course à la sortie d’une image ISO quoiqu’il arrive. J’ai constaté cela dans deux vidéos récentes. Une sur une DGLFI de haut-vol du doux nom de la Condres OS GNU/Linux qui veut reprendre le flambeau de la feu Apricity OS :

La deuxième ? C’est sur une image ISO de la Artix Linux qui me fait dire que les développeurs étaient tellement dans une volonté de publier qu’ils ont oublié de faire une chose toute bête… Tester l’installateur dans une machine virtuelle pour savoir si ce dernier fait son travail.

Je sais que faire des tests en interne, voire demander à des personnes de s’y coller avant d’officialiser une image ISO, ça prend du temps. Mais n’est-il pas plus important de perdre quelques jours et avoir un produit un tant soit peu irréprochable que de se taper une mauvaise publicité qui ruinera vos efforts ?

Simple question sémantique, je ne considère pas avoir de réponse toute faite ici. Car il n’y en a pas à moins de considérer que les utilisateurs sont suffisamment cultivés pour corriger ce genre de bugs… Ce qui n’aiderait pas à une forme de démocratisation du logiciel libre, mais pourquoi le démocratiser au final ?

Comme je l’ai précisé dans l’épisode 2, c’est tellement mieux de rester dans le monde du joujou pour geeks 🙂

Allez, à la prochaine !

L’auto-édition devient-elle aussi « conne » que l’édition classique ?

Ce billet est un peu le pendant de ma série de billets sur le « monde du libre qui part en gonade », appliqué au monde doucereux de l’auto-édition.

Cet article est né de la confrontation de plusieurs faits qui se sont déroulés sur le mois de septembre, et aussi durant le mois d’août. Par ordre anté-chronologique, je commencerai par citer un article d’IDBOOX sur la troisième édition du concours « Plumes Francophones » organisé par Amazon.

Dans le billet en vrac’ du 29 septembre, je disais ceci :

IDBOOX annonce la date des résultats du concours des Plumes Francophones 2017 : 2 lauréats (ou lauréates ?) pour 719 participations… Soit 0,27% de chance d’être choisi. C’est quand même mieux qu’au loto, finalement.

Étant allé en cet après-midi du 30 septembre 2017 faire quelques courses à l’hypermarché de ma ville, j’ai pu voir environ une soixantaine de livres sur plusieurs tables avec un grand panneau « Rentrée littéraire ». Si j’en crois cet article de FranceTV Info, en ce mois de septembre, c’est pas moins de 581 romans qui vont se bousculer sur les rayonnages des librairies… Autant dire que le marteau-pilon risque de ne pas chômer dans quelques mois avec des centaines de titres qui n’auront pas eu la chance d’être retenus.

581 romans papiers contre 719 électroniques… Ici, on peut dire que l’auto-édition copient les pires travers de l’édition classique…

Un autre fait qui m’a donné envie d’écrire cet article, c’est le constat amer fait par Laurent Jardin sur son compte twitter.

On apprend que les efforts déployés n’ont pas été franchement couronnés de succès : entre les libraires qui sont surchargés de livres, les blogs littéraires qui répondent aux abonnés absents, les inscriptions sur divers réseaux spécialisés, le bilan n’est pas fameux. Je n’en suis pas le moins du monde étonné.

Ici, on tombe dans le « chacun pour sa gueule » typique des milieux concurrentiels comme celui de l’auto-édition.

Être bloqué en mode « promotion » ne sert à rien. Croire que l’on gagnera des fortunes, une illusion. Sans aucune promotion de mes diverses créations en dehors d’un billet de temps à autre, j’ai dû faire une demi-douzaine de ventes pour chacune de mes œuvres payantes.

Je n’avais pas envie de me mettre la rate au court-bouillon pour vendre juste de quoi me payer mensuellement – avec de la chance – un menu au MacDonalds du coin. J’écris et je vends, tant mieux. Si ce n’est pas le cas, tant pis !

J’écris avant tout pour le plaisir et la grosse nouvelle policière en cours de rédaction sera disponible au prix exorbitant de 0,99€ sur Amazon. Idem pour le deuxième tome de ma saga en cours d’écriture.

Et puis, on s’aperçoit que la gloire fait rapidement tourner la tête. Comme disait les romains de l’Antiquité « Arx Tarpeia, Capitoli Proxima » : « la roche Tarpéïenne est proche du Capitole », ou si vous préférez quelque chose du genre : « Plus on est haut, plus dure est la chute ». Je vais revenir sur ce point.

Le dernier point qui m’a donné envie d’écrire cet article sont liés à des ennuis personnels d’Agnès, détentrice du blog Destinations Passions. Avec ses ami(e)s de l’auto-édition, une cagnotte avait été mise en place pour l’aider à affronter les frais auxquels elle a été confronté.

Je me suis occupé de contacter son cercle d’auteurs, et les retours ont été un peu à la hauteur de ceux exprimés par Laurent Jardin sur son fil twitter. Agnès a fini par se fendre d’un billet assassin et j’avoue que je la comprends.

Pour résumer simplement la situation : c’est quand on est dans la merde qu’on reconnaît les personnes sur lesquelles on peut compter. Désolé pour la crudité des termes, mais au moins, cela a le mérite d’être clair.

Pour paraphraser Hans Fritzsche un des rares acquittés lors du procès de Nuremberg de 1946 :

Vous tous qui nous accusez n’attendiez rien de bon de l’auto-édition et vous êtes effondrés par l’horreur de ce qui s’est passé vraiment. Mais alors essayez de comprendre l’indignation de ceux qui attendaient quelque chose de bon de l’auto-édition et qui furent trahis. Je suis l’un d’entre eux.

Oui, la charge est franchement violente, mais elle est à la hauteur de la déception générée.

Pour finir, je dois dire que je n’attends pas grand chose de l’auto-édition en ce moment.

Les quelques rares livres que je pourrai attendre d’ici le début 2018 ? Le troisième tome de la saga de Solenne Hernandez – ayant adoré le tome 2 – ou encore un nouveau tome des aventures de Rossetti et MacLane de Jérôme Dumont, ou encore le dernier Olivier Saraja. Soyons fous, un petit roman de Mickael Paitel, aussi ?

Ce n’est pas grand chose, mais je préfère limiter la casse… En espérant une bonne surprise !

Le petit monde des distributions GNU/Linux basées sur Archlinux devient-il frappadingue ?

J’écris cet article devant une tasse d’infusion pour calmer un mal de crâne naissant face aux évolutions et annonces récentes du petit monde « ArchLinuxien » auquel j’appartiens en tant que simple utilisateur depuis le début de l’année 2009.

Je m’aperçois d’une chose : il est franchement mauvais de vouloir profiter d’une nuit de sommeil un peu prolongée, surtout si on est atteint d’une forme de saturation par rapport aux concetés qui peuvent se propager dans le monde du libre au nom des saints canons qui le régisse.

J’ai parlé avec grand plaisir le 17 août 2017 de la ArchLabs, cinquième du nom.

J’avais adoré cet hommage à la BunsenLabs et hommage au deuxième degré à la feu CrunchBang Linux.

Ma conclusion était un peu trop enjouée même si je la conserverai en état si je devais l’écrire à nouveau :

Pour conclure : c’est vrai c’est une distribution pour geeks, mais elle a aussi compris quels sont les besoins de l’utilisateur lambda : aller sur la toile, retoucher des photos, ajouter son imprimante, taper des lettres ou encore graver des galettes plastifiées.

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Le 17 septembre 2017, le projet a présenté une image ISO minimale, alias ArchLabs Linux Minimo. Dans un long billet de blog, le projet explique qu’il a voulu revenir à ses racines avec une image ISO plus légère. Un billet du 1er septembre 2017 explique que l’ISO précédente avait été accueillie froidement.

Après tout, pourquoi pas. C’est un choix que l’on peut comprendre. Mais cela ne fut pas du goût d’Erik Dubois apparemment. Je ne suis pas dans le secret des dieux, et j’ignore si la séparation s’est passée à l’amiable ou si des assiettes ont volé dans tous les sens.

C’est en examinant mes courriers électroniques via mon téléphone portable, ce qui m’a donné envie de rédiger ce billet, que j’ai appris qu’Erik Dubois demandait la destruction d’une bonne partie de ses recettes sur AUR.

Et un message pour l’exemple :

J’ai donc été voir sur le site d’Erik Dubois, et je me suis aperçu qu’il avait forké le projet ArchLabs pour continuer sa vision de la ArchLabs Linux. Le nom du projet ? ArchMerge.

Il a justifié son projet avec les points suivants qu’il a rajouté aux buts de la ArchLabs Linux avec une traduction rapide en dessous :

Provide Windows users a comfortable transition to the (Arch) Linux world.

À savoir : proposer aux utilisateurs de Windows une transition confortable vers le monde (Arch) Linux.

Provide a continues stream of tutorials/knowledge on ArchMerge.

À savoir : proposer un flux continu de tutoriels et de connaissances sur ArchMerge.

Ma remarque sera simple : pourquoi pas ? Mais ce ne sera que le énième projet à proposer une migration douce du monde Windows vers le monde Linux. Je lui souhaite bonne chance.

Deuxième élement qui a motivé la rédaction de ce billet tardif, c’est l’annonce de la disparition d’Arch-Anywhere au profit d’une nouvelle distribution basée sur Archlinux, la Anarchy Linux.

Je me tairais sur le nom un peu malheureux choisi pour le projet. Désormais, on peut lire sur la page d’accueil du projet :

Anarchy Linux is a distribution aimed at bringing the Linux revolution to the world. We believe that Linux is the way of the future for desktop computing and provide you with a platform to install a custom Arch based operating system just the way you like. Anarchy Linux is intended for both novice and advanced users alike. Simply write the Anarchy Linux ISO to a CD or USB and boot from your computer or VirtualBox.
[…]
A lightweight semi-graphical version of the installer is also available. It can be used for a quick and easy install when a full live GUI is not necessary. Anarchy Linux is installed using a package base from the official Arch repository and also features a custom repository with additional packages.

Anarchy Linux is based on Arch Linux, but not supported.

Ce que l’on peut traduire par :

Anarchy Linux est une distribution visant à apporter la révolution Linux au monde. Nous croyons que Linux est la voie de l’avenir pour l’informatique de bureau et nous vous proposons une plate-forme pour installer un système d’exploitation basé sur une Arch personnalisée comme vous le souhaitez. Anarchy Linux est destiné aux utilisateurs débutants et avancés. Il suffit d’écrire l’ISO d’Anarchy Linux sur un CD ou une clé USB et démarrer avec votre ordinateur ou VirtualBox.
[…]
Une version semi-graphique légère de l’installateur est également disponible. Elle peut être utilisé pour une installation rapide et facile lorsqu’une interface utilisateur en live n’est pas nécessaire. Anarchy Linux est installée à l’aide d’une base de paquets à partir du dépôt officiel Arch et dispose également d’un dépôt personnalisé avec des packages supplémentaires.

Anarchy Linux est basée sur Arch Linux, mais n’est pas prise en charge.

Première remarque : l’installateur semble avoir pris la grosse tête. Au moment où je rédige ce billet, le 18 septembre 2017, le dépot git n’a pas bougé. Le dernier commit concerne des modifications au fichier du fichier .bashrc disponible à l’installation.

Doit-on en déduire que l’ISO proposera Calamares pour une installation en mode graphique ? Ou que ce sera une image ISO live classique avec un installateur en parallèle ?

Deuxième remarque : pourquoi se lancer dans ce marché encombré ? J’avoue que je me demande si les raisons évoquées dans l’annonce postée le 16 septembre 2017 et qui évoque une potentielle violation des droits d’auteurs d’ArchLinux n’est pas au final qu’un prétexte…

Tant que l’on peut installer une Archlinux avec l’installateur que j’ai pris du plaisir à aider via des traductions et des rapports de bugs, tant mieux.

Sinon, tant pis. Dommage de voir un autre projet « prendre la grosse tête » et s’écrouler sous le poids d’ambitions un peu trop importantes 🙁

J’espère que je me trompe sur ma dernière réflexion, mais ne faisant pas partie du noyau dur de l’équipe de la feu Arch-Anywhere, j’ai conservé ma liberté d’expression et le droit de dire que si l’équipe fait des choix que je considère comme mauvais stratégiquement de le dire.

En tout cas, en ce moment, je ne sais pas ce qui se passe dans le monde des distributions basées sur Archlinux, mais c’est vraiment une sacrée tempête 🙁

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 6 : l’utilisateur « michu », quantité négligeable…

Dans l’épisode 2, j’évoquais le fait que pour une partie du monde libre, il y a un mouvement que l’on peut qualifier de conservateur ou de réactionnaire (au sens politique du terme) qui freine des quatre fers en ce qui concerne la démocratisation du logiciel libre.

Dans l’épisode 5, j’évoquais en partant d’une vidéo intéressante d’Adrien Linuxtricks le côté casse-gueule de l’OEM pour les distributions GNU/Linux. Je disais en conclusion de l’épisode 5 :

C’est sur ce point concernant le manque d’applicatifs utilisables et ergonomiques qui sera abordé dans le sixième article de la série, consacré à ce qui est réduit à quantité négligeable, l’utilisateur « Michu ».

Chose promise, chose due. Voici donc le billet que je prend un plaisir non négligeable à poser sur du papier virtuel. Simple question pour finir l’introduction : au moment où je rédige ce billet, début septembre 2017, depuis combien de mois voire d’années, des logiciels comme VLC ou The Gimp tirent la langue pour sortir une nouvelle version majeure ?

Pas que les anciennes ne fonctionnent plus, mais c’est quand même mieux d’avoir des versions qui se basent sur des bibliothèques encore maintenues activement. VLC 3 avec QT5 au lieu du 2 avec QT4, c’est mieux, au moins sur le papier, non ? 🙂

Peut-on considérer que des logiciels de PAO comme Scribus peuvent concurrencer les étalons du domaine sur le plan ergonomique ? Idem pour des logiciels de CAO, de MAO, etc.

On pourrait continuer longtemps sur le manque de GUI supportables pour des logiciels qui sont souvent au niveau de la tuyauterie tout aussi bon que les outils privateurs (pour reprendre le terme de Richard Matthew Stallman).

Je suis d’accord qu’on ne pourra jamais forcer une personne qui développe à s’interesser à tel ou tel type de logiciels. Mais y aurait-il une forme de hiérarchie officieuse pour le prestige dans les domaines de l’informatique ?

Vous ne « vendrez » jamais un logiciel libre auprès des utilisateurs normaux – traduire non technophiles – si son interface graphique est imbuvable. Ce serait comme essayer de vendre une voiture haut de gamme avec une carosserie rouge et jaune à petits pois. Très facile, non ? 🙂

C’est vrai, ce n’est pas glamour de travailler sur l’interface d’un logiciel… C’est tellement mieux pour le CV de dire qu’on a travaillé sur le moteur d’un logiciel de rendu 3D ou encore sur le code du noyau Linux 🙂

Comme je l’ai déjà dit, je ne suis ni psychanalyste, ni psychiâtre. Mais il serait tentant de dire qu’une partie des développeurs n’en ont strictement rien à carrer des utilisateurs lambdas, oubliant volontairement qu’ils ont commencé l’informatique ainsi…

Ah, les problèmes d’amnésie sélective… 🙂

Je pense tout avoir dit, et le prochain billet sera des plus… acides 🙁

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 5 : ah, la fausse bonne idée de l’OEM…

Après un épisode consacré à Youtube, venons-en à la fausse bonne idée qu’est de proposer des ordinateurs pré-équipés de distributions GNU/Linux. L’épisode 5 approfondira un point survolé ici qui fait que l’OEM à base de GNU/Linux se cassera encore longtemps les dents.

Dans une bonne vidéo, mon camarade vidéaste Adrien LinuxTricks parlait du projet Manjaro SX et des limites liées à ce projet que vous trouverez ici : https://www.youtube.com/watch?v=gaCnJZk4kzs

Il aborde les problèmes liés à l’utilisation des distributions en rolling release pour de l’OEM. Ma seule remarque est qu’il y a un oubli de sa part : Manjaro Linux propose régulièrement des images ISO d’installation.

En dehors de celà, je suis entièrement d’accord, ne serait-ce que pour les mises à jour qui deviennent rapidement assez consistantes. Sans oublier l’absence d’une partition de récupération.

Cependant, je pense qu’Adrien a oublié quelque chose, c’est que cela concerne toutes les distributions GNU/Linux au final, même les LTS. J’ai décidé de prendre la LinuxMint 18.2 en édition Mate-Desktop, et je lui ai demandé de s’installer en mode OEM.

Une fois l’installation terminée, je suis dans une session pour OEM. Bien évidemment, un OEM responsable se débrouillera pour proposer une version contenant toutes les mises à jour pour que la personne qui achète l’ordinateur puisse l’utiliser dès le premier allumage sans avoir besoin de poirauter plusieurs minutes voire plusieurs heures avant de pouvoir travailler sur son équipement.

Au moment où j’ai rédigé ce billet, j’ai pu apprendre la présence de quelques 67 mises à jour. Si la moyenne mensuelle d’une trentaine de mises à jours reste constante, au bout d’un an, on arrive à 360 mise à jour à effectuer. Autant dire que la restauration au bout d’un an en cas d’ennuis, ça fera mal à la connexion réseau :/

Cela pourrait être pire en cas de changement de version – par exemple d’une 18.2 vers une 18.3… Je n’ose même pas imaginer le cas d’un saut vers une version majeure, étant donné que LinuxMint suit le rythme de publication des versions LTS de Canonical… Et comme la Ubuntu 18.04 LTS sort en avril 2018…

J’ai donc décidé de voir ce que donnerait une rolling release en OEM au bout d’un an, et comparer le résultat avec une fixed release.

Même si les estimations pour la fixed release sont extrapolées, le constat est intéressant : que ce soit une fixed ou une rolling release, le principe d’une distribution GNU/Linux en OEM, c’est pas la joie 🙁

Ce qui découle du point abordé avant la vidéo, c’est de savoir sur 100 ordinateurs vendus pré-équipés d’une distribution GNU/Linux à la place du monopolistique MS-Windows, combien finiront à terme avec l’OS de Redmond ?

Une version installée par le petit neveu ou le petit cousin qui dira : « Tu vois bien que Linux c’est de la merde ! Tu ne peux rien faire avec… »

C’est sur ce point concernant le manque d’applicatifs utilisables et ergonomiques qui sera abordé dans le cinquième article de la série, consacré à ce qui est réduit à quantité négligeable, l’utilisateur « Michu ».

Allez à la prochaine pour la suite de la série 😉