La démocratisation réelle des distributions GNU/Linux sur le bureau de l’utilisateur personnel, un doux fantasme ?

Cela fait des années que je me bats avec mes humbles moyens pour faire progresser la cause du libre sur le bureau de « monsieur et madame tout-le-monde ». J’ai déjà dû consacrer de nombreux articles sur le sujet, mais ce sont deux commentaires de Berillions – et oui, je cite mes sources ! – sur deux vidéos mise en ligne début août 2017 qui m’ont permis de pointer le principal (ou l’un des principaux ?) problème à cette démocratisation qui serait la bienvenue.

Le premier commentaire est sur une vidéo où j’explique avec des mots simples la constitution et l’utilisation d’un PKGBUILD sous Archlinux et apparentés :

Le deuxième étant sous une vidéo consacrée à la migration plus que casse-bonbon d’une Manjaro Linux OpenRC vers l’Artix :

J’ai préféré faire des captures d’écran pour deux raisons. La première étant d’avoir une archive en cas de suppression, la deuxième étant pour montrer le texte d’origine avec ma réponse 🙂

Comme vous avez pu le constater, sur les deux commentaires, on en revient toujours au même point : la documentation via le wiki… Ah, la documentation et la lecture…

Il ne faut pas se voiler la face. Dans son livre de 2003, Eric S. Raymond déclare : « Unix is user-friendly — it’s just choosy about who its friends are. »

On peut traduire cette citation ainsi : « Unix est convivial (user friendly) – il est juste tatillon pour choisir ses utilisateurs. »

Même si les distributions GNU/Linux ne sont pas des unix à 100%, elles s’en inspirent largement. Débuter sur un unix, ce n’est pas facile. Même si MacOS-X depuis sa première version en 2001 est basé sur un unix, son interface graphique en cache toute la sublime et esthétique complexité.

Je pense que nous sommes face à un tournant en terme d’informatique personnelle.

Nombre de personnes qui ont commencé l’informatique à la maison dans les années 1980 et 1990 savaient qu’il fallait souvent potasser des documentations aussi complètes qu’aride pour faire la moindre chose. Je vous renvoie à cette vidéo du vidéaste américain Lazy Game Reviews qui montre la complexité d’ajouter une barrette de mémoire vive sur un IBM PC de la fin des années 1980… Bon appétit 🙂

Oui, je sais c’est en anglais avec un accent américain à couper au couteau, mais c’est vraiment très instructif.

Nous sommes ici sur le principal problème comme je l’avais annoncé plus haut. Qui irait se plonger dans un manuel de plusieurs dizaines de pages pour simplement installer une barrette de mémoire vive ? Qui aurait envie de fouiller dans un manuel aussi épais qu’un annuaire pour apprendre à appliquer quelques effets dans son logiciel de retouche d’images préféré ?

Plus grand monde de nos jours. Nous sommes dans une époque de l’instantanéité où l’on perd facilement patience au bout de cinq minutes. Que des personnes n’aient pas envie de se taper 15 opérations pour avoir un environnement graphique parle leur langue, je le comprend aisément. Même moi, ça me gonfle largement.

Nous sommes dans une informatique où les utilisateurs veulent rendre leur ordinateur payé plusieurs centaines d’euros / dollars / livre sterling / etc. aussi simple d’emploi qu’une cafetière électrique. Appuyer sur un bouton pour faire démarrer l’ensemble et basta !

Bien entendu, il y aura toujours des personnes qui auront envie de s’aventurer en coulisses pour savoir comment ça marche. Mais je pense que ce marché est déjà quasiment conquis pour le monde libre, que ce soit pour les distributions GNU/Linux ou les BSD libres.

Ensuite, il y a la grosse majorité des utilisateurs qui pourraient être conquis, mais qui sont effrayés par la complexité d’un unix-like. Qui ne cherchent qu’une informatique presse bouton. Qui n’auront jamais envie de s’aventurer en ligne de commande. Qui recherchent des outils à la Apple Store / Google Play Store pour rajouter au besoin des logiciels.

Cela Microsoft et Apple l’ont parfaitement compris et l’applique depuis des décennies. Le monde du libre refuse-t-il de voir cette vérité ? Ou considère-t-il que ce n’est pas la peine de faire des outils qui facilite la vie de l’utilisateur « monsieur tout-le-monde » ?

Ou est-ce le fait d’une minorité gueularde qui refuse de voir son jouet préféré devenir abordable ?

Je ne suis ni psychologue, ni psychiâtre, mais je me pose la question. J’ai eu l’impression que l’on est face à une guerre des générations, une génération ayant connu la distribution GNU/Linux qu’il fallait installer à la force du poignet en compulsant des centaines de pages de manuels – et dont j’ai fait partie – et une autre qui ne cherche qu’à utiliser les distributions.

Bien que faisant partie des anciens du monde GNU/Linux, je ne vois pas en quoi il est inutile de faire des vidéos pour rendre des pages de wiki plus abordables, et plus compréhensible par la suite. Mais ce doit être une forme d’altruisme incompris…

Comme je l’ai répondu, si on virait toutes les vidéos concernant une manière d’aborder plus ludiquement les pages de wiki qui sont aussi bien remplie qu’aride à lire, 95% des vidéos sur le monde GNU/Linux disparaîtraient.

De la même manière, doit-on réserver les plateformes vidéos pour y voir des défis à la con ? Doit-on enlever les chaines de vulgarisation scientifique ? De vulgarisation historique ou musicale ? Si oui, youtube ressemblerait à terme à une forme dégénérée des productions de Cyril Hanouna qui peut tout se permettre – et surtout le plus ignoble – car il est friqué à mort et couvert par une direction qui ne cherche que l’audimat à tout prix.

Désolé pour la digression de cette fin d’article. Mais tant que l’on voudra ne pas admettre que les générations d’utilisateurs passent et qu’il n’y aura toujours qu’une minorité de technophiles pour faire avancer la cause du bureau personnel libre, dans 30 ans, la situation sera la même qu’en 2017.

Y a-t-il un problème de compréhension de l’anglais technique dans le monde francophone libre ?

Note préliminaire : il y a trois vidéos qui illustrent cet article. Désolé, mais c’était nécessaire pour la cohérence du billet.

Je n’ai jamais été un grand cador dans le domaine de la compréhension et l’écriture de la langue anglaise. il faut dire que mon anglais était des plus limités quand je suis sorti du circuit scolaire après un cursus d’anglais en tant que première langue vivante entre la sixième et la terminale.

Quand je suis arrivé sur internet en 1997, il a fallu que je me sorte les doigts du fondement pour trouver les informations dont j’avais parfois besoin. Il faut dire qu’en 1997, les pages en français étaient plutôt rares, surtout quand Altavista était le moteur de recherche qui régnait sur la toile naissante.

Heureusement, 20 ans plus tard, les sources d’informations francophones se sont multipliées. Cependant, il ne faut pas oublier que l’anglais reste la langue maternelle de l’informatique libre ou privatrice.

En duo avec Baba Orhum, j’ai enregistré un vidéo parlant d’un point de vue général sur le monde du libre en tant que vieux libriste.

Un des points abordés était la guerre sainte des systèmes d’initialisation, vous savez le genre de guerre que se font les technophiles souvent avec une vie sociale réduite à sa portion congrue.

Le dernier avatar de cette guerre étant la naissance du projet Artix, consécutif de la mise à mort de la Manjaro OpenRC. Le titre de la page est important, j’y reviens en fin d’article : « Artix Linux is a fork of Archlinux to use different init systems ». Besoin de traduire ? 🙂

J’en avais parlé dans cette vidéo du 29 juillet 2017.

C’est ici qu’intervient le problème de lecture de l’anglais technique que j’évoque en début d’article. En effet, sur le fil annonçant la fin du projet Manjaro OpenRC, Phil Müller alias Philm qui n’est autre que le papa de la Manjaro déclare :

From Manjaro side we will support OpenRC till this fall and remove all packages with i686 architecture all together from our repos. People using OpenRC will have a migration plan to move to the new project. All using i686 architecture however have to move to another distro as we won’t continue i686.

Ce qu’on peut traduire ainsi, ce n’est pas non plus de l’anglais de la haute société :

Du côté de la Manjaro, nous supporterons OpenRC jusqu’à cet automne et nous enleverons tous les paquets ainsi que ceux de l’architecture i686. Les personnes utilisant OpenRC auront un plan de migration pour aller vers le nouveau projet. Toutes les personnes utilisant l’architecture i686 devront aller sur une autre distribution car nous n’allons pas continuer le i686.

Donc, installer en ce début août 2017 une Manjaro OpenRC, que ce soit en dur ou en virtuel, c’est se condamner à se retrouver avec un projet qui ne pourra plus être mis à jour à compter de la fin septembre ou de début octobre. Un sacré cul-de-sac, non ?

De son côté, Artoo a annoncé la publication de l’ultime image ISO du projet Manjaro OpenRC :

C’est le post-scriptum qui est le plus intéressant :

If intending to migrate to Artix, I found doing a clean install and adapting it as per taste to be simpler / easier than migrating an existing install.

Ce que l’on peut traduire ainsi :

Si vous avez l’intention de migrer vers Artix, j’ai trouvé que faire une installation propre et l’adapter à vos goûts est plus simple / plus facile que de migrer une installation existante.

Il suffit de jeter un oeil sur la page de migration de Manjaro OpenRC vers Artix, qui est encore une version de travail au moment où je rédige cet article le 8 août 2017, et c’est encore assez sensible.

On y arrive – ma curiosité ayant pris le dessus – mais il faut faire gaffe à chaque étape. J’ai enregistré la dite migration, et j’ignore si elle sera publiée un jour sur ma chaîne.

Si vous avez envie d’installer une Manjaro OpenRC en ce mois d’août 2017, n’oubliez pas une chose : c’est une condamnée à mort. Elle a la tête sur le billot et la hache du bourreau va tomber sur sa nuque.

Quant à la Artix, je ne la vois pas vivre longtemps. Pourquoi ? Pour les raisons suivantes :

  1. Si je veux un duo OpenRC et paquets précompilés, je me tournerai vers une Calculate linux.
  2. Si je veux un duo RunIt et paquets précompilés, je me tournerai vers une Void linux.
  3. Si je veux un duo S6 et paquets précompilés, je me tournerai vers une Obarun S6.

Donc, le projet Artix s’attaque à des distributions qui existent depuis plusieurs années et qui sont bien installées auprès de leurs publics respectifs. Je ne demande cependant qu’à être démenti.

Pour conclure, je me demande ce qu’il y avait de compliqué en anglais dans les messages postés sur le projet Artix. À croire que l’anglais est encore et toujours l’ennemi du Français cherchant à combattre la perfide Albion 🙂

Un coup de gueule qu’on m’a demandé de relayer.

C’est la première fois que je relaye un coup de gueule d’une connaissance du monde du libre qui m’a demandé un coup de main au passage.

J’ai rédigé le message suivant à sa demande. Je le recopie verbatim. pour vous faire prendre conscience d’un problème chronique du monde du libre.


La communauté doit se réveiller : le cri du coeur d’un petit mainteneur !

Ceci est le cri d’un coeur d’un petit administrateur qui s’efforce de maintenir un service de qualité digne de ce nom.

Je trouve inadmissible que la Quadrature du net ou Framasoft soit obligés de faire régulièrement des appels au dons.

Je ne suis pas le seul à faire de l’hébergement gratuit de documentations et d’autres services. Ce qui n’est pas gratuit à entretenir et à maitenir en vie.

Il faut savoir que j’ai eu un retour presque nul sur les plus de 300 000 visiteurs uniques pour juin 2017.

Il m’est aussi impossible de réunir une somme d’environ 50€ pour financer les serveurs à compter de septembre 2017.

Au vu du manque de reconnaissance criant de la communauté qui préfère l’insulte, la critique et les guerres stériles plutôt que d’aider les administrateurs, les mainteneurs et associations oeuvrant pour le bien de tous, pas étonnant que certains abandonnent.

À titre d’exemple, nous avons OpenSSL. Le logiciel est géré par une petite équipe avec un budget ridicule en comparaison des services rendus et sans aucun rapport avec son importance et son emploi dans le domaine de la sécurité. Qui irait acheter en ligne sans passer par un site en https ? Et qui https dit généralement OpenSSL…

Je n’écarte pas la possibilité de fermer mes services, car je ne pourrais tenir éternellement avec mes finances. En effet la fréquentation monte en flèche et j’ai besoin de serveurs pour tenir la charge et continuer de proposer à un service digne de ce nom (chargement dans les 2 à 3 secondes qui suivent la demande).

Je tiens à préciser que Lagout.org n’est qu’un projet parmi d’autres comme l’hébergement des ISO de la Manjaro Tux’n’Vape et le petit forum de Parrains Linux.

J’espère que vous avez compris mon coup de sang qui est celui d’un petit admin parmi tant d’autres et qui n’est pas le seul à constater amèrement de ce manque de reconnaissance.

Librement votre,

Lagout.


Maintenant, vous êtes au courant. Comprenne qui voudra ou qui pourra !

Une partie des développeurs du logiciel libre prennent-ils les utilisateurs pour des snocs ?

Cette pensée m’est venue quand j’ai lu cet article du webzine OMG Ubuntu : « Ubuntu Is Now Uncertain about Using Wayland by Default » ce qu’on peut traduire par « Ubuntu n’est pas certain d’utiliser Wayland par défaut ».

On apprend en lisant l’article que les têtes pensantes de Canonical craignent que Wayland ne soit pas suffisament mature pour être proposé pour remplacer Xorg d’ici la sortie de leur prochaine distribution en support long terme, la 18.04 LTS.

Ma question sera simple ici. N’ont-ils pas aider à ce manque de maturation en développant durant des années un projet concurrent du nom de Mir ?

On peut lire ceci sur la page d’accueil du projet :

Mir is a next generation display server targeted as a replacement for the X window server system to unlock next-generation user experiences for devices ranging from Linux desktop to mobile devices powered by Ubuntu.

Besoin de traduire ? D’accord, je le fais pour les anglophobes :

Mir est un serveur d’affichage de nouvelle génération ciblé comme un remplacement pour le système de serveur X Window pour débloquer les expériences des utilisateurs de la prochaine génération pour les appareils allant du bureau Linux aux appareils mobiles alimentés par Ubuntu.

Dès mars 2013, une dépêche postée sur trollfr.org linuxfr.org s’interrogeait sur le projet et sur son utilité réelle.

Donc, on pourrait résumer la situation ainsi : on développe un projet concurrent pour succéder à Xorg durant 4 ans. On laisse tomber le projet car c’est trop lourd à gérer, on décide d’adopter le projet combattu durant des années et on se plaint qu’il n’est pas assez mâture…

Je comprends que les développeurs de logiciels et de pilotes aient préféré attendre que la situation s’éclaircisse. Pourquoi faire deux fois le même travail pour deux projets concurrents alors qu’on peut se gaver de popcorn et de soda en attendant de savoir qui survivra au final ?

Comme disent les anglophones dans un langage assez fleuri : « Are you f* kidding me? » qu’on peut traduire par : « Tu te fous de ma g* ? »

Je prendrai un deuxième exemple, c’est un billet de veille de Devil505, un camarade libriste que je connais depuis des années, quand il était mainteneur et empaqueteur pour l’intimiste Frugalware Linux, concurrente malheureuse de l’Archlinux qui n’a jamais su se vendre auprès des utilisateurs.

Il s’est ensuite investi auprès de la elementaryOS et de ses applications castrées via l’animation du site communautaire francophone… Réinventer l’ergonomie, ce n’est pas donné à tout le monde. Parfois la malchance, hein… On dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit pourtant !

Dans ce billet, il casse – à raison – le fait que System76 travaille sur son ubuntu 17.10 revampée. Il mentionne aussi que le community manager est salarié chez System76, et s’étonne qu’elementaryOS ne soit pas proposée par l’entreprise.

Peut-être est-ce que le community manager en question n’a nullement accès au département des décisions stratégiques de System76 ? Ou que System76 se soit aperçu que le projet elementaryOS est encore trop immature sur de nombreux points pour être imposé à leur clientèle ?

C’est une simple question que je me pose. En tout cas, j’ai comme l’impression que parfois certains développeurs sont tellement enfermés dans le code qu’ils ont tendance à oublier que le monde des utilisateurs n’est pas aussi idéal qu’imaginé.

Quant au terme employé dans le titre, je pense qu’il n’est pas besoin d’avoir postulé à Saint-Cyr pour le comprendre 🙂

La mort de T411 ? Encore une victoire à la Pyrrhus pour l’industrie des galettes plastifiées…

L’information a couru sur les médias électronique : une opération de police a débranché le site de référencement T411. Une autre référence du monde de la copie illicite mise à terre… Même si l’histoire ne bégaye pas, cela donne une impression de déjà-vu puissante et rance.

Rafraichissons-nous la mémoire. Janvier 2012. Le célébrissime site de partage Megaupload est débranché en fanfare. L’industrie de l’inculture (oups !) sabre alors le champagne. Résultat des courses ? Un an après la fermeture de Megaupload, son héritier arrive, Mega… Un coup d’épée dans l’eau donc.

Sans oublier les tentatives pour saborder le site « The Pirate Bay » dont la liste serait trop longue pour être exhaustive. Donc, T411 a été mis à terre. Dans un article du monde, le représentant de la SACEM dont on imagine qu’il doit avoir un énorme sourire en coin balance une réponse que l’on sent la morgue et la condescendance :

[…]De nombreux internautes se montrent très déçus par la fermeture du site ; que leur répondez-vous ?

Les pauvres ! Qu’ils aillent vers l’offre légale, qu’ils essaient ! Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. L’offre légale s’est considérablement développée. Pour la musique, elle est aussi bonne, voire meilleure, que l’offre illégale. Certains diront qu’elle n’est pas aussi performante, qu’il manque ce morceau ou celui-là…

Mais c’est un prétexte. Les gens qui piratent, la vérité c’est qu’ils ne veulent pas rémunérer la création. L’offre légale est toujours perfectible, mais on a atteint un niveau suffisamment satisfaisant pour ne pas utiliser ce genre de prétexte qui pouvait marcher en 2004. Aujourd’hui, pour 10 euros par mois, vous avez accès à 30 millions de titres ! Il faudrait plusieurs vies pour pouvoir tout écouter. Même sur l’audiovisuel, les progrès sont considérables.[…]

J’en ai recraché mon café matinal en lisant un tel tissu de propagande… Cette dernière me donne des envies de défoncer un punching-ball sous pervitine tant je suis en colère…

30 millions de titres pour 10 € par mois ? 120€ par an ? Pour cette somme, je peux m’acheter 8 à 10 albums en donnant réellement quelque chose aux artistes et groupes concernés. Du genre 80% de la somme versée dans le meilleur des cas pour les créateurs et créatrices. Une paille, en effet…

Qu’est-ce que j’en ai à faire de 30 millions de titres dont environ 99,99% ne m’intéresse pas ? Quel intérêt d’avoir accès à 30 millions de titres si je sais que l’écoute d’un entre eux ne rapporte au mieux 0,004€ à chaque fois à l’artiste ou au groupe ?

Même s’il y a du progrès, l’offre légale musicale classique, c’est du foutage de gueule pour les artistes et groupes… Sans oublier que c’est bien beau l’accès à X ou Y millions de titres sous la forme d’un abonnament. Si celui-ci est interrompu ou le service arrêté, comme jadis yahoo music unlimited en 2008, on se retrouve avec un vide intersidéral dans sa musicothèque… Avec une perte sèche au passage. Tandis qu’une galette plastifiée ou des morceaux de musique numérique en local, on peut toujours y avoir accès… Du moins sans ses saloperies de DRM qui sont plus un dopant de l’offre illicite qu’autre chose…

Je préfère un site comme bandcamp qui permet aux artistes et aux groupes d’être vraiment rémunéré pour leurs créations. Évidemment, ce ne sont presque jamais des artistes (sur)vendus par des maisons de pressage de galettes plastifiées, mais au moins, cette offre légale honnête pour les deux côtés – artistes et acheteurs – existe… Et tant mieux pour elle !

Quant aux ayant-tous-les-droits comme la SACEM et apparentés, sabrez donc le champagne. Vous l’avalerez bientôt de travers. Mais vous m’avez convaincu d’une chose : les sites d’offres légales à 10€ par mois, ils sentent mauvais du popotin !

Je continuerai de soutenir des artistes directement sans que vous en vampirisiez la majeure partie entre temps. Après, libre à vous de payer 10€ par mois pour que les artistes s’y trouvant récoltent au mieux de quoi se payer un morceau de sucre chaque mois…

C’est officiel : je n’ai plus envie de vivre dans le monde du libre…

Il y a plus d’un an, je poussais une gueulante contre les puristes du libre. Je pensais tout avoir vu, mais on n’est jamais sûr et certain de tomber sur pire. J’aurais dû m’en douter…

Distrowatch dans sa gazette du 5 juin 2017 a décidé de faire une « spéciale » Devuan GNU+Linux. Je me suis dit que les commentaires n’allaient pas voler très haut. Mais je ne pensais pas que l’on tomberait dans le reductio ad hitlerum dans les commentaires.

Il faut descendre au 82e commentaire, et même si on ne parle pas anglais, on sent que l’on est tombé très bas dans l’ignoble… Tout cela pour un système d’initialisation !

Je dois dire que j’ai été pris d’une nausée immédiate devant l’assimilation entre le régime mis en place par le NSDAP entre 1933 et 1945 et un logiciel libre sous LGPL 2.1 et suivante, dixit la page officielle sur le site FreeDesktop.

Si je devais récrire l’article ou refaire la vidéo de l’article de mai 2016, je ne changerai rien, mis à part que je garderai un peu plus mon calme en vidéo devant l’intégrisme presque religieux d’une partie du monde du libre.

Pour paraphraser le professeur Hubert Farnsworth de la série animée « Futurama » : je ne veux plus vivre sur cette planète !

Les commentaires seront ouverts jusqu’au 20 juin 2017 à minuit, et comme pour l’article de mai 2016, je n’interviendrai pas, sauf pour sucrer les commentaires qui tournent purement à l’insulte.

Le logiciel libre est-il à conseiller à des « novices » sous MS-Windows ?

Je dirai que non si on parle de distributions GNU/Linux. Bien au contraire. Vouloir arriver en cette année 2017 dans le monde des distributions GNU/Linux est une énorme erreur. Pour plusieurs raisons. Je vais les détailler.

La première, c’est l’immaturité intellectuelle et la haine qui se dégage du monde francophone du libre. Entre les youtubeurs qui changent d’avis comme de chemise comme Seb alias Actualia66 qui m’a tellement lassé à force de modifier son opinion sur les mêmes produits en l’espace d’une semaine voire de 15 jours que je me suis désabonné de sa chaîne.

Comment oublier les blogs où les trolls prospèrent au grand dam des blogueurs et qui justifie une modération a-priori ? Ou encore les guerres intestines entre les pro-« une technologie donnée » et les anti-« une technologie donnée », on se demande ce qui pourra sauver le monde du logiciel libre.

Le monde du logiciel libre a toujours été un champ de confrontation des idées. Mais entre la nécessaire liberté d’expression et les torrents de haine qui sont déversés presque quotidiennement, il y a quand même une sacrée différence.

J’en arrive presque à me demander si cela ne se terminera pas à grand coup de Kalachnikov AK-47 au détour d’une ruelle sombre. J’exagère ? Dirons-nous que je prends un peu d’avance.

Le deuxième point, je l’ai déjà abordé, c’est la dispersion constante des énergies et des ressources pour réinventer constamment la roue. On peut appeler ceci des forks compulsifs ou encore rageux, mais réinventer 15 fois la roue ne permettra pas forcément de l’améliorer.

Cela me fait mal au coeur de voir des projets qui sont de parfaites copies conformes se taper sur la gueule à grand coup de mauvaise foi pour s’annihiler mutuellement et disparaître de la circulation.

Je reviendrai une ultime fois sur la seule statistique valide de Distrowatch, à savoir le nombre de distributions GNU/Linux indexées par leur soin et encore en vie.

On arrive presque – au 26 avril 2017 – à un ratio d’une distribution en vie pour deux mortes. Pour être plus précis, 288 vivantes pour 507 déjà mortes.

Pourquoi est-ce que l’image du plateau de Craonne – comme celui de la chanson de 1917 – me vient à l’esprit d’un coup ?

Ce n’est pas Georges Clemenceau qui a déclaré : « Les cimetières sont pleins de gens irremplacables, qui ont tous été remplacés » ?

Ce qui reflète parfaitement mon état d’esprit sur le monde libre. Je ne prétends pas être irremplaçable, et encore moins détenir la vérité. Sinon, je me serai déjà engagé en politique.

J’avais déjà déconseillé temporairement la Manjaro Linux suite aux événements de fin mars-début avril 2017.

Je vais maintenant plus loin. Je déconseille franchement aux personnes qui s’intéressent au logiciel libre d’installer actuellement une distribution GNU/Linux.

Ce n’est pas la réaction d’une personne qui voudrait conserver son côté grand gourou car il sait maitriser la ligne de commande et sait lire de la documentation en anglais.

Je déconseille la migration pour éviter d’avoir à affronter des conflits inutiles et sans fin sur le moindre point. Le monde libre francophone est en train de s’auto-détruire à petit feu en oubliant que nous sommes en 2017.

Je dirai donc – et jusqu’à nouvel ordre – aux personnes en ayant marre de MS-Windows et de ses bugs : économisez et achetez un Mac. Oui, c’est cher, oui, c’est bridé, mais au moins, ça fonctionne. Au pire, si vous avez la possibilité et les connaissances, sans oublier pas mal de temps libre, montez-vous un hackintosh.

Mon ordinateur ne sera pas éternel et quand j’en changerai, je prendrais un PC dans mon hypermarché local, à 400€ et je pense que cette fois, je ne ferai pas sauter le MS-Windows préinstallé. Pourquoi ? Par lassitude, par écoeurement envers l’aveuglement du monde libre francophone qui vit dans sa bulle et est incapable de voir qu’il est son pire ennemi.

Évidemment, cela me fera mal au postérieur dans un premier temps. Mais je n’ai plus envie de me faciliter le transit à aider des personnes qui utilise du GNU/Linux pour être remercier en étant traîné dans la boue par une partie du monde francophone.

Oui, c’est un propos d’une cruauté monstrueuse, mais c’est la version douce de cette gueulante où j’ai un brin perdu mon calme.

Oui, je suis une personne qui se laisse dominer par ses émotions, et oui, je suis ultra-émotif. Et après ? C’est ma vie, et elle est ainsi.

En tout cas, une chose est certaine : quand je repasserai dans quelques mois sous MS-Windows suite à un changement complet de matériel, mon ultra-émotivité sera sûrement calmée, n’ayant plus à affronter les querelles intestines et constantes du monde libre.

C’est vrai, je perdrai en terme de qualité de vie privée, mais j’y gagnerai en tranquillité d’utilisation.

Continuez-donc, messieurs et mesdames du logiciel libre, vous ne provoquerez qu’une chose au final : un rejet du logiciel libre !

C’est mon opinion, celle d’une personne qui cotoie ce monde depuis 1996 et qui se demande si au final, il n’a pas perdu énormément de temps durant toutes les années qui viennent de s’écouler !

Combien faudra-t-il d’ArkOS pour que le monde du libre ait – enfin – une prise de conscience ?

Je l’ai appris via un billet de Carl Chenet sur le réseau social encore plus fantômatique que google plus, à savoir la framasphere*, qui reprenait un article de Phoronix.

Vous ne connaissiez pas ArkOS ? Moi non plus jusqu’à aujourd’hui. Pour tout dire, je ne m’intéressais pas à des projets proposant des distributions pour l’auto-hébergement, n’ayant pas ni la bande passante ni le matériel nécessaire pour l’envisager.

Même si j’ai lu l’excellent livre de Thuban dont la version 3 est disponible depuis le 22 avril 2017, et que je connaissais déjà de nom le projet yunohost, j’avoue que l’annonce de l’abandon du projet ArkOS ne m’étonne qu’à moitié.

En effet, on tombe encore une fois dans le même travers : avoir les yeux plus gros que le ventre et dans son corollaire… Ignorer l’existant et réinventer encore une fois la roue.

Nombre de projets – que ce soit des distributions GNU/Linux ou encore des logiciels de plus haut niveau comme des lecteurs de vidéo, des navigateurs (qui se résument 95% du temps à une interface enrobant qtwebkit ou webkitgtk) – sont sous-alimentés en terme de nombre de développeurs pouvant s’en occuper.

Résultat des courses ? On se retrouve avec des dizaines de projets laissés plus ou moins à l’abandon avec les utilisateurs se retrouvant le bec dans l’eau, faute d’avoir misé sur le mauvais cheval 🙁

Je sais que certaines personnes vont m’intimer l’ordre de fermer mon clapet – dans des termes largement moins courtois – mais il faut le dire ainsi : nombre de projets dans le libre sont condamnés par un manque de responsabilité des développeurs enfermés dans un individualisme mâtiné d’une version extrémisée des saints canons de la FSF dont on attend toujours le noyau GNU/Hurd soit dit en passant. Désolé, je nettoyais le clavier et le coup est parti tout seul 🙂

Plus j’observe les projets du logiciel, plus je vois une tendance à se disperser, comme s’il fallait démultiplier les efforts à l’infini pour les mêmes outils. Il y a d’autres exemples récents de prises de conscience comme Canonical qui a débranché la prise du projet Unity8 et par la suite de Mir.

Cela n’a pas empếché des personnes de reprendre le code d’Unity 8. Qui parie que dans 6 à 12 mois, le projet sera tombé dans les oubliettes de l’histoire du logiciel libre ?

Dans ce phénomène de dispersion, je rajouterai le projet Solus qui a décidé de produire une image ISO avec une version assez maintenable de Gnome. J’avoue que je n’ai pas vraiment compris le pourquoi d’une telle saveur, alors que le projet a annoncé que la version 11 de Budgie-Desktop se baserait sur QT5

Je pense faire un billet sur la nouvelle version des images ISO du Solus Project dans le courant de la semaine du 24 avril 2017.

Une volonté de s’attirer quelques utilisateurs de plus ? Il n’aurait pas été plus bénéfique de faire grossir la logithèque un peu maigrichonne du projet avant d’ajouter un nouvel environnement ?

Enfin, je dis ça, mais je dis rien. Je dois être particulièrement bête pour penser que l’union fait la force et que mutualiser les efforts permettrait de faire avancer le schmilblick et faire monter d’un cran la qualité des logiciels libres, du moins en dehors du monde conquis – pour le moment ? – des serveurs.

S’occuper des interfaces pour les utilisateurs lambda, c’est dégradant ? Désolé de poser la question, mais quand on voit le nombre de projets qui ont des interfaces dont l’ergonomie est repoussante, on se demande s’il n’y aurait pas besoin de se concentrer sur ce point précis, au lieu de vouloir réinventer une nouvelle fois la roue dans un domaine plus technique, comme les gestionnaires de paquets, un système d’initialisation ou une bibliothèque graphique.

Dans une vidéo, j’ai parlé de mes débuts avec GNU/Linux en 1996… Attention, ça pique les yeux par moment 😉

D’énormes progrès ont été faits sur les tripes, c’est incontestable. Mais si maintenant, les développeurs se regroupaient, unissaient leurs forces et s’occupaient de la façade pour changer ?

Je sais très bien que je ne serais pas entendu, mais au moins, ça fait du bien de l’écrire 🙂

Allez, bonne journée !

Y a-t-il une tendance à nier les problèmes au niveau de la Manjaro Linux en ce moment ?

Une partie de l’équipe de Manjaro Linux reconnaient les problèmes remontés par les utilisateurs et les projets complémentaires, une autre qui est placée au plus haut de la hiérarchie semble minimiser tout. On est dans le typique « tout va très bien Madame La Marquise »… Comme l’entourage de Louis XVI le 13 juillet 1789 ?

Que ce soit le paquet de mise à jour du 2 avril 2017, ou encore des bugs largement plus ennuyeux comme l’impossibilité de démarrer une ISO image officielle Xfce 17.01 sur un eeePC pur 32 bigs ou en VirtualBox avec un modèle Archlinux 32 bits, cf les photos et la vidéo ci-après.

Et les photos :

NO SUITABLE KERNEL AVAILABLE = aucun noyau adapté n’est disponible !

N’étant pas utilisateur de Manjaro Linux, j’ai passé plus d’une heure de mon temps tout en restant bénévole pour faire une vidéo pour expliquer le contournement de la mise à jour qui a laissé nombre d’utilisateurs avec un écran noir de la mort.

C’est terrible de voir à quel point le projet semble partir à vau-l’eau. Les utilisateurs sont victimes d’un aveuglement technique.

Ce qui m’a conduit à enregistrer la vidéo suivante, chose que j’ai fait vraiment à contre-coeur :

J’ai rarement vu un projet aussi prometteur accumuler les erreurs techniques comme on enfile des perles.

Est-ce temporaire ? Est-ce le début de la fin ? Je l’ignore, et j’espère que cette période ne sera que passagère, ne serait-ce que pour respecter les personnes qui ont décidé d’installer la Manjaro Linux.

Il est dommage de voir un projet qui avait de l’or dans les mains se retrouver à la place avec du plomb. Je n’ai vraiment pas envie d’écrire un billet « Requiescat in pace Manjaro »… Pitié, que je ne sois pas obligé de l’écrire !

Le projet Manjaro Linux est-il atteint du syndrôme shadock : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

En clair, est-ce que ce projet qui était à l’origine prévu pour proposer à l’utilisateur un peu motivé un système clé en main et installable sans prise de tête devient-il un joujou pour geeks ?

J’avoue que cet article me fait très mal au postérieur à écrire, mais j’ai comme l’impression que plus rien ne va dans les hautes sphères de ce projet qui a eu le vent en poupe depuis plusieurs années et qui a permis de montrer qu’on pouvait proposer des distributions GNU/Linux en publication constante à un public qui n’est pas forcément des plus plongés dans les arcanes insondables de l’informatique libre.

Calamares est l’exemple même de l’outil – projet multi-équipes faut-il le préciser – qui est l’installateur parfait : on clique sur suivant, on fait deux ou trois choix, suivant, on attend, et boum. L’installation se termine et on peut redémarrer sur un système fraichement installé qu’il suffit de mettre à jour par la suite.

Mais on peut se demander si en ce moment, le projet n’est pas en train de pourrir par les tentacules.

En effet, une critique régulière et justifiée que l’on fait à Manjaro Linux est de ne pas proposer régulièrement des images ISO intermédiaires à un rythme régulier, du genre une fois toutes les 6 semaines.

Un choix étrange a été fait : proposer une version avec une installation en réseau… Imaginez simplement qu’il vous propose un miroir pas à jour ou d’une vitesse digne d’une tortue rhumatisante à trois pattes…

Une installation qui prenait 15 minutes vous prendra largement plus de temps. Il suffit que votre connexion ait des vapeurs… Et imaginez la tronche du résultat… J’ai déjà eu l’occasion de tomber sur cet installateur, et j’en ai subi les conséquences avec l’image ISO LXQt…

J’ai pu constater la disparition – temporaire – de la version Mate en tant que version communautaire. En effet, j’ai pu constater la présence sur le site linuxtracker.org d’une entrée intitulée Manjaro Mate 17.0. J’ai donc été voir sur le dépôt sourceforge, et boum ! Une ISO disponible. Je l’ai donc récupéré, et je l’ai capturé en vidéo.

Vous avez pu voir que l’on est dans le « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » de nos amis les shadocks.

Est-ce qu’un utilisateur classique comprendra l’interêt d’installer un groupe nommé base-devel ? Quel intérêt de proposer une version de développement de VLC ? Quel intérêt de proposer directement l’installation du paquet libdvdcss alors que c’est une dépendance – optionnelle ? – de VLC ?

N’est-ce pas irresponsable de proposer un logiciel non terminé au grand public ?

On constate une complexification croissante et inutile de Calamares. Au lieu de proposer comme pour l’installateur Debian ou comme pour l’installateur graphique d’Antergos une option qui permet d’avoir une partition séparée pour les données de l’utiliseur, mettre en place un point de fragilité avec un installateur réseau ?

Est-ce que l’équipe de Manjaro Linux n’est pas en train de se couper des utilisateurs qui ont fait son succès ? Pourquoi vouloir complexifier inutilement l’installateur ? Calamares est un très bon installateur conçu pour du hors-ligne. Lui greffer des fonctionnalités réseaux est comme vouloir mettre une tête de chien sur un corps de gnou…

Si je veux faire une installation en ligne, je prends un outil comme Arch-Anywhere ou Antergos (quitte à la corriger par la suite), mais pas Calamares.

Le logiciel libre pour reconquérir la maitrise de l’outil informatique au niveau du grand public, peine perdue ? Espérons que non !

Note : sur cet article, je m’exprime uniquement en mon nom propre. Est-ce clair, ou dois-je sortir un traducteur en ligne pour l’écrire dans la plupart des langues de la planète ? 🙂

Il y a quelques jours, j’écrivais un article sur l’inadéquation d’une partie du monde du logiciel libre francophone – que l’on pourrait étendre au niveau international ? – avec le grand public. Suite à des événements sur lesquels je reviendrai en temps et en heure, je finis par penser que Microsoft, Apple et Google peuvent commencer à sortir les bouteilles de champagne du réfrigérateur.

Je n’ai jamais vu autant de haine, de jalousie et de volonté de casser les jambes des autres que dans le monde du logiciel libre. Sur le plan mondial, cela a été l’affaire du tueur à gages qui aurait pu être engagé pour mettre plusieurs balles dans la peau de Lennart Poettering.

Même si l’affaire s’est dégonflée par la suite, cela en dit long sur l’ambiance délétère qui règne parfois dans le monde du libre. Il y a aussi les attaques sur la personne ou son entourage, en passant par des réseaux qui anonymisent. Courageux mais pas téméraire…

S’il n’y avait que cela… Il y a aussi des choix franchement incompréhensibles d’une partie des distributions que l’on pourrait qualifier de sérieuses, ou du point de vue des personnes « lambda » qui commencent à s’intéresser à autre chose qu’au duo-duel Apple-Microsoft.

Inutile de revenir sur les moments de tensions qui ont suivi certains choix de Canonical, notamment l’arrivée d’Unity, puis l’annonce du projet Mir. Mais il ne faut pas oublier qu’avant l’arrivée de Canonical en 2004, c’était la mouise monstrueuse pour trouver un projet abordable pour le grand public. Le nier, ce serait réécrire partiellement l’histoire.

Bien entendu, il y avait la distribution du magicien, ou auparavant des projets comme la feu-Linux Kheops pour poser les premières pierres à l’édifice. Mais Linux restait un outil de geeks pour les geeks.

Sur certains plans, en 2017, nous en sommes encore à ce niveau. C’est très triste.

Une des distributions ayant le vent en poupe actuellement, c’est la Manjaro Linux. Étant la « ubuntu » – au sens historique du terme – de la Archlinux, elle est devenue une distribution que l’on peut conseiller au grand public qui n’a pas envie de se taper des réinstallations tous les deux ans, ou qui n’a pas envie de rajouter 15 dépôts tiers pour avoir une logithèque un tant soit peu complète dans des domaines précis.

Olivyeah nous a proposé un exemple ab absurdo de ce que l’on trouve dans le domaine de la Musique Assistée par Ordinateur.

Cependant, autant j’aime Manjaro Linux et j’apprécie le travail fait, autant je n’arrive pas à comprendre certaines décisions. Comme celle d’intégrer comme saveur officielle une image ISO à l’origine communautaire pour Gnome qui est une horreur technique… Et qui ne diffère en rien de ce que j’avais eu le malheur de constater quelques mois auparavant.

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augures, je suis prêt à parier un carambar que la distribution explosera en vol au passage à Gnome 3.24.

Toute personne ayant un tant soit peu pratiqué Gnome 3.x sait qu’il ne faut pas multiplier les extensions tierces. Pour mémoire, j’ai utilisé en dur Gnome 3.x d’avril 2011 jusqu’à mars 2015. En gros des versions 3.0 à la 3.14 comprises. Autant dire que je pense savoir de quoi je parle un brin 🙂

En effet, si on en croit la note de publication de la Manjaro Linux Gnome, il n’y en a pas moins de… 5 !

classic menu Gnomenu
Openweather
TaskBar, preview and icon of active applications
native GNOME dock DashtoDock
User Themes for easy customization and
Removable drive menu

Bref… Comment dire cela de manière imagée ? Savez-vous jongler avec la nitroglycérine ? Ou comment ruiner en partie la réputation d’un projet qui n’arrive pas à gérer sa communauté et en arrive à proposer au téléchargement des images ISO qui sont d’une qualité qui va de l’excellent à l’exécrable ?

Inutile de revenir sur les coups bas qui ont alimenté le début de l’année 2017 et qui me font dire que le monde du logiciel libre aurait besoin pour avancer sereinement de se mettre un peu de plomb dans la cervelle. Au sens figuré, bien entendu ! 🙂

On finit par se demander quand on voit l’état du monde des distributions – qui se multiplient comme des lapins sous amphétamines – par quel miracle le monde linuxien est arrivé à conquérir 2% des parts de marché du monde de l’ordinateur de bureau.

Vous savez, cette chose vieillotte que l’on a déjà annoncée comme morte en 1997 avec les Network Computer, puis 10 ans plus tard avec les engins à la eeePC… Sans oublier les tablettes plus récemment 🙂

Il est évident que la diversité est nécessaire, mais au bout d’un moment, cela mène irrémédiablement au chaos le plus complet… Une araignée n’y retrouverait pas ses petits, et on se trimballe des distributions redondantes par paquets de douze dont les communautés ne pensent qu’à casser – à la barre à mine ? – les autres communautés.

Je dois sûrement réver, mais je pensais me souvenir qu’il existe un proverbe déclarant : « l’union fait la force ». Sûrement un manque complet de culture générale de ma part… 😉

J’aime le logiciel libre, mais il est en train de se planter complètement sur un point précis, simple avis d’un utilisateur de longue date de distributions GNU/Linux qui ne joue plus au distro-hopping depuis des années : si le logiciel se libère, l’utilisateur est très loin de l’être.

Je n’ai rien contre les petites distributions, bien au contraire. Mais il faut savoir être réaliste : le monde bureautique souffre d’une pléthore de distributions redondantes. Linux a conquis le serveur, mais l’utilisateur final, il compte pour la merde ?

Même si le terme est trop fort, c’est la réalité : il y a une forme de ségrégation au niveau des utilisateurs des distributions GNU/Linux. Il faut croire qu’une partie du monde du logiciel libre – quelque soit sa langue – veut conserver son joujou pour geek en faisant des bétises monstrueuses sur le plan de l’ergonomie ou dans les choix techniques.

On est typiquement dans le « technicien qui parle au technicien ». C’est dommage.

Je suis curieux et j’ai toujours appris à me débrouiller sur du GNU/Linux, même si mes compétences se limitent au poste bureautique. J’ai connu l’époque où faire fonctionner XFree86 était une prouesse. Configurer sa connexion internet, pas mieux.

Quand je vois le monde du libre actuellement, je pense à ce qu’Henri de Montherlant écrivait en 1938 après les accords de Munich, même s’il tourna casaque en 1941.

« La France est rendue à la belote et à Tino Rossi […] Sur le demi-cadavre d’une nation trahie, sur les demi-cadavres de leur honneur, de leur dignité, de leur sécurité, les hommes par millions dansent la danse de Saint-Guy de la paix […] Délirez à votre aise, pauvres manoeuvrés et dupés, affaiblis, souffletés, et qui accueillez votre défaite et votre humiliation avec les transports de joie de l’esclave. » Henri de Montherlant, L’Équinoxe de septembre, Éd. Gallimard, 1938.

Désolé de finir sur cette note, mais j’avoue que s’il reste de l’espoir pour aider le grand public à redevenir maitre de son outil informatique, il semble s’éloigner à vue d’oeil en ce moment.

S’impliquer dans un projet communautaire du côté de la « tuyauterie », cela permet de voir des choses pas franchement… appétissantes. Comprenne qui aura envie de comprendre !

Oui, je rouvre mon blog, et après ?

Oui, j’avais claqué la porte fin février 2017. J’étais exténué, au bout du rouleau. Cela faisait des mois que je n’avais pas pris du temps pour moi.

Note préliminaire : je comptais publier cet article aux alentours du 20 mars. Cependant, ma participation au projet Tux’n’Vape m’a donné envie de republier plus tôt que prévu. Cependant, le rythme de publication sera plus coulant, modulo un article que je vais poster quelques heures après la publication de celui-ci.

Ouvrons une rapide parenthèse.

Je n’ai pas joué la politique de la terre brûlée. Pour une simple et bonne raison : j’en ai marre de tomber sur des liens morts quand je fais des recherches. Détruire la base de données, cela serait aussi insulter les artistes qui m’ont fait confiance, et dont j’ai aimé le travail.

Fermons la parenthèse.

Cela s’est sûrement ressenti dans les derniers billets que j’avais écrit, dans les vidéos gueulantes où certaines personnes me comparent à une personne souffrant de la rage – du moins via les symptomes externes de la maladie – ou font des commentaires me font penser à un fiel tellement concentré qu’il dissoudrait une épaisseur de béton armé de 10 cm. Sans oublier les accusations de fabrication de commentaires dans l’article précédent celui-ci. Du grand art, et surtout un grand respect pour les personnes qui ont postés des commentaires. Chapeau bas !

Vous trouverez les captures d’écran en fin d’article, c’est du pur sucre, ou de la pure mort au rat si vous préférez.

Sans oublier une attaque en règle avec des propos qui m’accusent indirectement. Mais soit.

Après tout, la modération des commentaires ne fait pas partie des obligations légales d’une personne qui tient un blogue.

Il est vrai que rappeller que les blogs sont considérés des organes de presse en droit français, c’est très mal. Mais je ne suis pas ici pour lancer une guerre, chacun voit midi à sa porte et a les fanboys qui vont bien 😉

Il faut noter que l’État civil est devenu bien coulant avec les noms et prénoms. J’ignorais que linux07 était un prénom et aufildudoux un patronyme. Comme quoi, on en apprend tous les jours, non ? 🙂

J’aurais pu aussi citer la personne qui doit être passionné de mythologie celte qui m’a taillé un costard de haute qualité. Costard que je n’aurai jamais eu les moyens de me payer. Encore merci pour le cadeau.

En ce qui concerne les contre-vérités comme ma non-participation à des projets du logiciel libre, voici trois premiers exemples qui invalide l’argument utilisé.

  1. Les patches et les rapport des bugs pour le projet Arch-Anywhere.
  2. Les bugs rapportés sur le bugzilla de Mozilla depuis 2002.
  3. Et la même chose sur l’outil de suivi d’Archlinux depuis 2008 ou 2009.

Mais je dois dire que je dois mon plus grand sourire à Cyrille Borne. Dans un article – j’espère qu’il ne va pas encore tout casser – assez acide qui pointe sur les détails qui font mal, il exprime avec un peu plus de diplomatie ce que je me tue à dire depuis des années : il y a trop de distributions à destinations bureautique, et pas assez d’effort concentrés pour ce qui est vraiment important si on veut grignotter quelques parts de marché sur l’informatique de bureau : l’ergonomie, la finition des logiciels.

Je ne pouvais pas faire un article de réouverture sans parler des personnes, mes chers contradicteurs, qu’ils utilisent ou pas leur vraie identité, qu’ils utilisent ou pas des proxy anonymisants ou encore le réseau TOR.

Je n’ai pas eu durant cette période de « convalescence » technique une illumination spirituelle. Non, simplement j’ai été bercé par des films comme Ben-Hur, le Roi des Rois, ou encore Les Dix Commandements.

Cette période durant laquelle j’en ai profité pour m’avancer dans le lancement de mon activité professionnelle – promis, je vous en parlerai bientôt – et pour écrire comme je n’avais jamais pu le faire auparavant, trop accaparé par linux et ses moeurs dignes de l’époque du tyran fou Caïus Caligula (37 à 41 de notre ère).

Ce sont deux versets de l’Évangile selon Luc, les 6:27 et 6:28, qui disent ceci :

27Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
28bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent…

Donc mes chers détracteurs, sachez que je vous aime, et que je ne puis que vous remerciez d’exister pour rendre ma vie encore plus palpitante.

Si vous avez envie de continuer, mais très bien continuez. Vous ne ferez que me donner plus de forces pour dénoncer – avec un peu plus de diplomatie désormais – ce qui ne tourne pas rond dans un monde que j’ai découvert quand j’avais 22 ans, en 1996. Donc au moment où j’écris ce billet, près de la moitié de ma vie actuelle. En évitant de me mettre la rate au court-bouillon 🙂

Désormais, je prendrais plus de recul. Je parlerais sûrement moins des distributions dont l’utilité est aussi indispensable qu’une pandémie lié de grippe intestinale. Je pense qu’avec la Arch Xferience, on a atteint le pire de ce que l’on peut trouver, et je ne pense pas trouver une quelconque distribution qui puisse la dépasser.

Je pense continuer ma série de vulgarisation « Dis tonton Fred » qui est sûrement trop simplifiée pour les technophiles qui ne pensent qu’à se masturber le tissu cérébral sur le choix de leur système d’initialisation ou encore sur leur interface graphique utilisateur.

Je veux juste aider les personnes qui ne comprennent pas la plupart du temps des termes employés 36 fois par jour par les linuxien(ne)s qui ont déjà un tant soit peu d’expérience. Par contre, la modération des commentaires sera moins laxiste. Et le moindre commentaire posté via le réseau TOR sera tué à vue. Dommage qu’un outil censé combattre la censure soit utilisé à de tels fins malignes 🙁

Voila, désolé pour la longueur du billet, mais il fallait bien compenser les presque quinze jours d’absence, qui m’ont été plus que bénéfique. Je vous avais promis les captures d’écran un peu plus haut dans l’article, les voici.

Pour finir, un grand merci aux personnes qui m’ont remercié pour l’aide que je leur ai apporté. J’ai été très touché. Quant à mes détracteurs, je vous prie de continuer ou de vous trouver une nouvelle tête de turc. Ce n’est pas cela qui manque sur la toile, non ? 🙂

Vouloir se lancer sur le marché des OS pour smartphones en 2017, est-ce être kamikaze ?

Ou simplement arriver au moins 5 à 10 ans trop tard ? C’est un article de frandroid ayant repris un article de The Verge qui m’inspire ce court billet. En effet, pour le dernier trimestre 2016, 99,6% des personnes ayant achetés un téléphone se sont équipées soit d’un iPhone, soit d’un mes multiples modèles sous Android.

Pour être plus précis ? 80,7% pour Android, 17,7% pour iOS, 1,1% pour Windows Phone, Blackberry à 0,2%. Les 0,2% restant ? Tizen, Jolla et compagnie.

Donc en gros, prenez 1000 personnes s’étant équipées d’un smartphone. Cela donnerait :

  • 807 avec un smartphone Android
  • 177 avec un iPhone
  • 11 avec un Windows Phone
  • 5 avec Blackberry ou autre chose (Jolla, Tizen, feu-FirefoxOS)

Il est étonnant de voir comment Microsoft s’est cassé les dents sur le marché du smartphone avec sa puissance de feu médiatique et le rachat de Nokia en septembre 2013. Pour mémoire, le premier Windows Phone est sorti en octobre 2010… Soit 3 ans après les versions 1.0 des deux principaux protagonistes que sont Android et iOS.

Certaines personnes ont dit pis que pendre de la Fondation Mozilla lors de l’abandon du FirefoxOS. Le problème est selon moi que la Fondation Mozilla n’ait pas réalisé que c’était une mission suicide que de se lancer dans l’OS pour smartphone après 2010. Des précieuses années perdues pour le développement du navigateur internet.

Une duopole est sûrement le pire de ce qui peut arriver sur un marché technologique. C’est le cas des OS pour ordinateur où Google est remplacé par Microsoft. Et Linux – une métonymie ou une synecdoque pour dire distribution GNU/Linux – prend la place du Windows Phone dans ce classement.

J’admire le courage des entreprises qui veulent se lancer désormais sur le marché des OS pour smartphone… Tant mieux pour elles d’avoir de l’argent à cramer dans un fiasco plus que prévisible. C’est leur choix, et il faut le respecter.

Mais qu’elles ne viennent pas dire qu’elles n’ont pas été prévenues auparavant. Enfin, je dis cela, mais je dis rien. J’aurai largement préféré voir un FirefoxOS à 10% de part de marché que de constater que la duopole qui verrouille le marché des OS pour smartphone est inscrite dans la durée.

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Assez court, en ce moment, j’ai un agenda un brin chargé… Je sais, c’est pas bien 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Peu de choses 🙁

Bonne fin de semaine !

Mageia 6… Ou comment tomber de Charybde en Scylla ?

Désolé de la jouer culturelle, mais il faut dire les choses comme elles sont, mais j’ai comme l’impression que la Mageia est en train de prouver un proverbe bien connu : il ne faut pas voir les yeux plus gros que le ventre. Sinon, gare à l’indigestion.

Cela me fait penser à une de mes prédictions pour 2017… Bref !

Adrien D, dans une vidéo assez acide, demandait simplement si l’équipe de Mageia ne prenait pas les utilisateurs pour des… Inutile de préciser le mot en question.

Il faut le dire, la Mageia 6 nous la joue maintenant Duke Nukem 4 Ever. Il faut dire que la feuille de route de la version 6.0 est depuis longtemps sujet à rigolade. Il suffit de voir le retard accumulé, en se souvent que normalement, c’était prévu à l’origine pour l’été 2016. Puis cela a été répoussé pour la fin de l’année.

Pour mémoire, la Mageia 5.0 est sortie à la mi-juin 2015.

La sta2, alias stabilisation 2 n’est pas prête voir le jour. En effet, si on recherche le bug qui indexe les bugs bloquants, on en a encore 20… Une capture d’écran à l’appui, ça fait jamais de mal.

Ayant pu mettre la souris sur le dernier jeu d’images ISO intermédiaires en vue de la publication de la Sta2… Sachant que la Sta1 est sortie le 30 juin 2016. Dixit le site primaire des images ISO… Cool, non ? 🙂

J’ai donc décidé d’installer le dernier jeu de préversion en date, qui a un petit mois au moment où je rédige cet article. Merci à Adrien D pour m’avoir filé l’adresse du miroir qui allait bien 🙂

J’ai décidé de prendre l’image ISO d’installation en 64 bits.

L’installateur est le même depuis une bonne dizaine d’années. Mais si on veut avoir une idée d’un des principaux problèmes de la Mageia, à savoir « les yeux plus gros que le ventre », il suffit d’une seule capture d’écran.

Voici la liste des environnements disponibles et supportés – comme la corde soutient le pendu ? – officiellement. Au minimum 6 : Plasma, Gnome, Xfce, Mate-Desktop, Cinnamon et Lxde. Rien que ça !

Et pourquoi pas Budgie Desktop tant qu’on y est ? Sans oublier Deepin, bien entendu. Quoique je serai malheureusement capable de donner des idées ici ! 🙂

J’ai donc fini l’installation et j’ai décidé de lancer l’enregistrement juste après l’installation de la future Mageia 6 sta2. Je me suis fait avoir bêtement, mais au moins, cela appuie une bonne partie de mon argumentation ici.

Il y a plusieurs choses qui m’ont fait tiqués. Outre le fait que des dépôts 32 bits soient activés alors qu’on installe une version 64 bits, il y a aussi les mises à jour par lot. Il suffit qu’une des mises à jour contenue dans un lot soit mal finie, et vlan, tout plante 🙁

Ce ne serait pas mieux au final de tout récupérer et faire toutes les mises à jour d’un coup ? Pourquoi conserver les sources d’installation physique dans la liste de dépots ? Un bug déjà renconté par Adrien dans sa vidéo bilan sur la Mageia 6 sta2 et qui semble trainer depuis… janvier 2013 d’une façon ou d’une autre.

La logithèque qui n’est pas des plus cohérentes. Pourquoi avoir Eterm dans les logiciels installés ? Pourquoi le duo Audacious et Amarok ? Pourquoi la moitié de la logithèque de KDE manque à l’appel, même en, partant un DVD d’installation ?

Il faut noter que certains bugs qu’on peut qualifier d’ancestraux sont toujours plus ou moins d’actualité. Par exemple, comme l’a dit Adrien sur son bilan des images sta2 de Mageia, comme les sources qui sont mal gérées.

Le noeud du problème ? L’équipe de Mageia semble être devenue trop petite pour gérer une floppée d’environnements sans oublier la concurrence de sa soeur issue des dernières Mandriva officielle qui a su se limiter à un seul environnement, à savoir KDE Plasma et qui commence à lui faire de l’ombre.

Il y a eu des projets intéressants, comme l’intégration de DNF, mais cela a sûrement eu pour conséquence de ralentir le travail de développement entre temps. De plus, serait-ce un aveu de l’obsolescence des outils maison qui date des premières Mandrake Linux, donc de la fin des années 1990 ?

Sans être méchant, il faut le dire : nous sommes en face d’un projet qui est en train de tresser la corde qui le pendra.

Sans une volonté de se recentrer sur un ou deux environnements principaux, la Mageia ne sera plus qu’une référence dans le musée de l’informatique libre, faute de main d’oeuvre et d’avoir sorti une version 6.0 dans les temps, à savoir d’ici les deux ans de la Mageia 5.0, en juin 2017.

Pour les personnes qui vont me dire que je suis un anti-Mageia primaire, je vous renvoie à cet article sorti en février 2014, sur la Mageia 4… Rien que le titre est parlant : « Mageia 4 : on finit par se demander l’utilité d’OpenMandriva, hein… »

Maintenant, je dis ça, mais je dis rien. Seul l’avenir me dira si je me plante ou pas !