Vieux Geek, épisode 133 : Gwibber, un client de micro-blogging multi-protocoles.

Si les clients de messagerie multi-protocoles sont assez répandus comme avec Pidgin dans le monde du libre, en ce qui concerne l’équivalent pour les micro-blogging avec des réseaux comme Twitter ou identi.ca, c’est plutôt le désert.

Il y a bien Choqok (qui dépend de bibliothèques liées à KDE), mais entre 2009 et 2012, un client GTK a existé. C’était Gwibber. L’annonce de la mort programmée de Corebird, un client twitter libre codé en gtk qui m’a fait me souvenir de Gwibber. Merci au Gnome Libre pour son billet de mai 2018.

Mais revenons à Gwibber. L’outil plus ou moins bien intégré à Gnome a été proposé par les versions 10.04 à 12.04 comprise. En allant faire un tour sur old-releases.ubuntu.com/ j’ai pu mettre la souris sur l’image ISO de la Ubuntu 10.04.4 alias Lucid Lynx et sur celle de la 12.04.4 alias Precise Pangolin.

J’ai donc installé les deux versions d’Ubuntu LTS pour montrer Gwibber en action.

Comme vous avez pu le voir, l’outil a été rapidement castré en terme de protocoles supportés. Comme je l’ai précisé dans la vidéo, il y a bien eu une forme de successeur sous le nom de Friends mais qui ne semble plus être développé depuis… 2013… Autant dire que les clients de micro-blogging, c’est pas un marché porteur…

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Linspire 7 et Freespire 3 : de la nécrophilie libre comme fond de commerce ?

Oui, je suis d’accord, le titre n’est pas des plus agréables à lire, mais c’est la première impression qui m’est venue quand j’ai appris que l’équipe qui développe BlackLab Linux a relancé le duo Linspire et Freespire. J’avais parlé du Freespire d’origine, racheté par Xandros dans un billet vieux geek de fin novembre 2015.

Cette volonté de surfer sur un projet assez connu et qui a mal fini sa vie, c’est un grand classique dans le monde du libre. Qui a parlé des soeurs ennemies descendantes de la distribution au chapeau magique ? 🙂

Dans l’annonce de publication du projet, on s’aperçoit que les deux produits, dont la version commerciale est vendue 79,99$ la licence sont assez proches. La recette ?

Remplacez :

  • Mozilla Firefox par Google Chrome
  • Geary par Mozilla Thunderbird et les outils complets pour la gestion des agendas
  • le duo Abiword et Gnumeric par LibreOffice
  • Le lecteur multimedia Parole par VLC

Ajoutez (en dehors des deux dernières entrées de la liste) :

  • Wine
  • Rhythmbox
  • Mono (pour avoir le support des technologies .Net)
  • VirtualBox
  • Les outils de support du xfs, jfs, zfs et du btrfs…
  • BleachBit
  • ClamAV avec son interface ClamTk (?)

Difficile de justifier les 80$ demandés, non ? J’ai donc fait récupérer l’image ISO de la version dite gratuite. Pour résumer, c’est une Xubuntu 16.04.x LTS revampée et remastérisée avec l’outil PinguyOS builder ou un outil de ce style.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://distro.ibiblio.org/blacklab/freespire/freespire-3-x64.iso
–2018-01-08 15:14:16– http://distro.ibiblio.org/blacklab/freespire/freespire-3-x64.iso
Résolution de distro.ibiblio.org… 152.19.134.43
Connexion à distro.ibiblio.org|152.19.134.43|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1461714944 (1,4G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « freespire-3-x64.iso »

freespire-3-x64.iso 100%[===================>] 1,36G 522KB/s ds 48m 33s

2018-01-08 16:02:50 (490 KB/s) — « freespire-3-x64.iso » sauvegardé [1461714944/1461714944]

On se retrouve devant une copie de l’interface du projet racheté vers 2006-2007 par feu-Xandros. Et se prendre une claque graphique de 10 ans en pleine tronche, ça fait mal !

Pour éviter de se retrouver devant un plantage classique de l’installateur proposé par l’outil PinguyOS Builder, il faut installer l’ensemble en anglais et après le traduire. Il est vrai que tous les utilisateurs et toutes les utilisatrices des distributions GNU/Linux sont des parfaits anglophones… Ou pas !

Une fois la distribution installée, j’ai lancé mon ami SimpleScreen Recorder pour la franciser et la linspiriser au maximum.

Outre le fait que l’on est dans une distribution qui n’apporte pas grand chose à une Xubuntu classique, on sent une volonté de se faire de l’argent peu justifiée car 90% des bonus de la version payante s’installe en deux clics de souris (ou presque).

Est-ce une DGLFI ? On peut le penser. C’est surtout ce que l’on pourrait qualifier de nécro-distribution. Bref, à oublier de toute urgence.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet, en dehors de la floppée des saveurs officielles d’Ubuntu 17.10 dont tout le monde a déjà parlé ?

Côté culture ?

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ? Pas grand chose cette semaine, mais du lourd…

Bon week-end !

Où en est la Trisquel GNU/Linux 8, 33 mois après la sortie de sa version 7 ?

La Trisquel GNU/Linux est sûrement la distribution GNU/Linux 100% libre la plus abordable selon les « saints canons » de la Free Software Foundation. En effet, elle se base sur une distribution qui est devenue pour le grand public synonyme de Linux (oui, je fais volontairement une métonymie ici), la Ubuntu.

La dernière fois que j’ai parlé dans un billet dédié de ce projet, c’était en août 2014 pour aborder une préversion de la version 7, basée sur la Ubuntu 14.04 LTS. La version 7.0 finale sortira 3 mois plus tard, en novembre 2014, dixit la page de téléchargement de Trisquel.

Trisquel 7.0 LTS Belenos

Date de sortie: 11/03/2014 – 18:09

Et oui, le format de date est celui employé par les anglophones à savoir mois / jour / année.

Entre temps, la base de la Trisquel GNU/Linux, à savoir la Ubuntu est arrivée dans une nouvelle version LTS, la 16.04. Cependant, il a fallu attendre quelques 6 mois pour qu’un fil annonce sur les forums de la Trisquel GNU/Linux la disponibilité d’une première version alpha installable.

En janvier 2017, le seul – à ce que j’ai compris, merci de me dire si je me plante ou pas dans les commentaires – développeur dédié au projet a lancé un fil dédié aux versions de développement de la version 8 de la Trisquel GNU/Linux.

J’ai donc récupéré la dernière image ISO de développement en date. Au moment où je rédige ce billet, le 30 juillet 2017, c’est une image ISO datée du 19 juin que j’ai pu récupérer.

J’ai lancé mon ami VirtualBox pour voir ce qu’a cette future version 8.0 dans le bide. Pour gagner du temps, j’ai pris l’option d’installer directement l’image ISO.

J’ai noté que l’installateur propose de chiffrer l’installation dès le départ. N’en ayant pas besoin dans le cadre de cet article, j’ai décoché les deux options. Mais il était intéressant de noter leur activation par défaut. Après une petite dizaine de minutes d’attente, j’ai pu redémarrer sur la Trisquel GNU/Linux 8 en développement.

Après le redémarrage, on se retrouve sous une base Mate-Desktop (1.12 apparemment) et une traduction complète dès le départ ou presque. 172 Mo de mise à jour sont à effectuer. Pour une image ISO vieille d’un mois et demi, c’est assez correct.

Une fois les mises à jour terminées et après avoir vérifié que tout se lançait bien, j’ai décidé de montrer la Trisquel GNU/Linux 8 en action.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, pour montrer le saut qualitatif depuis la Trisquel GNU/Linux 7.0 j’ai été obligé de montrer les deux. Comme je l’ai précisé, la Trisquel GNU/Linux 7.0 est encore utilisable, mais elle fait vraiment son âge maintenant. Si vous avez du matériel trop récent, dommage pour vous.

Pour en revenir à la version 8 de la Trisquel GNU/Linux, ce serait vraiment bien pour le projet que la distribution rafraîchie sorte d’ici la fin de l’année, après avoir tué le bug de l’auto-démarrage du lecteur d’écran et de l’impossibilité d’installer des extensions dans Abrowser.

Si la Trisquel GNU/Linux 8 sort en 2018, elle laissera dans l’esprit des personnes pouvant être intéressées par ce genre de distribution l’idée que les dérivées 100% libres sont souvent vieillottes voire ancestrales sur le plan de leur logithèque.

Ensuite, on peut se dire que le retard pris est dû à un manque de main d’œuvre pour construire la nouvelle version. Une nouvelle preuve qu’une fragmentation excessive peut devenir une sacrée source d’emmerdements dont souffre les utilisateurs, qu’ils soient des super-technophiles ou des utilisateurs effrayés par l’idée de mettre à jour un logiciel.

Ubuntu Mate 17.04… Ça donne quoi ?

Je dois le dire, j’aime bien Ubuntu Mate. Cette version me fait me souvenir de la grande époque d’Ubuntu, celle des années 2004 à 2009, quand Canonical faisait les choses bien… Sans se prendre pour le sauveur du monde GNU/Linux.

Je n’ai plus parlé de cette saveur de la Ubuntu depuis près de 6 mois, c’était donc l’occasion d’en profiter.

La Ubuntu Mate 17.04 étant sortie ce 13 avril 2017, j’ai fait chauffer mon outil de tipiakage préféré pour récupérer l’image ISO.

VirtualBox, qui se planquait dans un coin pour avoir la paix, n’a pas échappé à mes mains expertes. Je lui ai fait gentiment comprendre qu’il devait se mettre au travail… C’est étrange cette peur que j’inspire à ce logiciel de virtualisation 🙂

L’écran de démarrage classique nous accueille.

Après avoir saisit la langue et patienté quelques instants, la Ubuntu Mate nous souhaite la bienvenue… C’est agréable quand une distribution nous ouvre ainsi les bras.

J’ai ensuite lancé – pas trop loin – l’installateur pour que la Ubuntu Mate soit l’OS par défaut de la machine virtuelle. On a ce bon vieux ubiquity qui se met au travail, et qui accomplit sa tache en l’espace d’un gros quart d’heure.

C’est à la fin de l’installation que j’ai coupé tout, et que j’ai mis en route mon enregistreur de vidéo.

Comme vous avez pu le voir, on sent que les développeurs ont pensés à l’utilisateur ou l’utilisatrice technophobe qui n’a pas envie de se prendre la tête. Que ce soit au niveau de l’assistant de post-installation, l’ajout de logiciels complémentaires, ou encore la personnalisation, tout a été bien pensé, léché, raffiné.

Bien entendu, il y a le point faible des traductions imparfaites dans la boutique logicielle, ou encore quelques bugs de jeunesse, mais sinon, on est en face d’un produit qui n’est pas simplement le délire d’un groupe de développeurs cherchant à se faire plaisir.

C’est suffisamment rare qu’il faut le noter. Évidemment, les bugs de jeunesse pourrait ennuyer certaines personnes, mais il ne faut pas oublier qu’on est au beau milieu d’un cycle qui mènera – ou aura mené – en avril 2018 à une nouvelle version LTS.

C’est donc du tout bon, surtout au niveau traduction de la base installée au démarrage… C’est un truc tout con, mais qu’est-ce que cela peut faire plaisir et dire à un utilisateur ou une utilisatrice : tu vois, on a pensé à toi !

Ensuite certaines personnes diront : « Mate-Desktop, ça fait vieillot ! C’est nul, y a pas d’effets de la mort qui tue ! »

Soit, mais quand vous êtes plusieurs heures derrière votre écran, les fenêtres molles, les cubes transparents et tout le reste, ça vous donne vite un mal de crâne monstrueux… Sans oublier un début d’inflammation de la rétine… Enfin, je dis ça, mais je dis rien 🙂

Canonical annonce la fin d’Unity pour Ubuntu 18.04… Ce n’est vraiment pas une surprise…

J’avoue quand j’ai appris le 5 avril 2017 l’abandon annoncé d’Unity pour la version LTS 18.04 d’Ubuntu, je n’ai été qu’à moitié étonné, contrairement à nombre d’articles sur le sujet. L’article le plus marrant a été celui d’OSNews :

Mark Shuttleworth, dropping a bombshell on a boring Wednesday:

Traduction rapide :

Mark Shuttleworth, déposant une bombe sur un mercredi ennuyeux :

En effet, c’est vrai qu’en ce moment, l’actualité du libre est ennuyeuse. Je ne reviendrai pas sur la langue luxueuse de bois les explications justifiant l’abandon du projet.

Mais pour qui avait récolté longuement les pièces du puzzle, c’était franchement  prévisible.

En février 2017, Mark Shuttleworth déposait un indice qui en disait long sur la survie potentielle d’unity, du moins dans sa version 8, dans un article du Register.

Un passage a rappelé une dure réalité. Cela faisait au moins 7 fois qu’Unity 8 était reportée à la sortie de la 16.10 ? Cela fait remonter le projet à l’époque de la… 13.10 alias Saucy Salamander

Ubuntu 16.10, October 2016, marked the seventh stab at a pre-release version of Unity 8 but no actual final product.

que l’on peut traduire plus socialement par :

Ubuntu 16.10, en octobre 2016, a marqué la septième retard dans une version préliminaire d’Unity 8, mais aucun produit final réel.

Toujours en février 2017, j’écrivais un article de blog concernant le marche des OS mobiles. En rappellant que ce marché est tellement verrouillé que s’y lancer en 2017, ce serait du suicide commercial.

L’abandon d’Unity 8 – et de mir par extension ? – envoie la convergence des écrans à ses chères études. Proposer la même interface graphique d’un écran de téléphone « intelligent » (d’une diagonale de 5 pouces) à celle d’un écran de PC fixe (19 pouces et plus), c’est vraiment imaginable ?

Je n’y ai jamais cru pour une simple et bonne raison. Microsoft s’y est cassé les dents avec la génération MS-Windows 8.x, et Apple n’a pas – encore – fusionné iOS et MacOS.

Dommage pour les utilisateurs qui aiment Unity, mais au moins, ils auront leur interface supportée avec la ubuntu 16.04 jusqu’en avril 2021, non ? C’est toujours un avantage non négligeable d’une fixed release ici 🙂

2017, l’année du début de la fin pour les distributions GNU/Linux en 32 bits ?

Depuis le début de l’année 2016, les distributions GNU/Linux annoncent les unes après les autres qu’elles mettent de côté les architectures 32 bits. Que ce soit des distributions intimes comme la Frugalware Linux en novembre 2016, un projet en cours chez Canonical pour la Ubuntu 18.04 LTS dans un message de juin 2016, PCLinuxOS en mai 2016 via un tweet sur le compte twitter officiel de la distribution.

Les PC ne pouvant fonctionner qu’en 32 bits sont sur la lente pente descendante. Il faut se souvenir que les premiers processeurs 64 bits pour PC, cela remonte à septembre 2003, avec le premier AMD Athlon 64 à 1,8 Ghz (nom de code K8). Donc au moment où j’écris ce billet, cela fait plus de 13 ans. Et en informatique, 13 ans, c’est plus qu’énorme.

Pour mémoire, en 2003, c’était ça l’informatique :

  • MS-Windows XP avec son premier service pack… Le plus qu’attendu Service Pack 2 ne sortit qu’en 2004.
  • MacOS-X 10.3 alias Panther est rendu public.
  • Le noyau linux ? Le noyau 2.6.0 ne sort qu’en décembre 2003.
  • Mozilla Firefox n’est pas encore né. On parle encore de Mozilla Firebird 0.7.1 en fin 2003. Il faudra attendre le 9 novembre 2004 pour avoir Mozilla Firefox 1.0.
  • Ubuntu n’est pas encore de ce monde. Elle ne naîtra qu’un an plus tard. Tout le monde ne jure alors que par Debian GNU/Linux, Mandrake (Mandriva n’arrivera qu’en 2005), ou encore la Fedora Core.

À l’époque, j’avais de l’ADSL en 512 Kbps/s… Sacré claque, non ?

La dernière production massive de machines utilisant des CPU Intel en 32 bits, cela a été la grande époque des eeePC – en gros de 2007 à 2011 – et de leurs clones tués par les tablettes…

Sur mes 3 ordinateurs, un seul utilise une distribution 32 bits, c’est un vieil eeePC 1005HAG, handicapé équipé d’un processeur intel Atom N270.

Étant abonné à la liste de publication arch-dev-public, j’ai pu lire le brouillon d’une annonce qui sonne le glas pour le support 32 bits sous Archlinux.

On peut y lire principalement ceci :

i686 is dead, long live i686

Due to the decreasing popularity of i686 among the developers and the community, we have decided to phase out the support of this architecture.

The decision means that February ISO will be the last that allows to install 32 bit Arch Linux. The next 9 months are deprecation period, during which i686 will be still receiving upgraded packages. Starting from November 2017, packaging and repository tools will no longer require that from maintainers, effectively making i686 unsupported.

Ce qui donne traduit rapidement :

Le i686 est mort, vive le i686

En raison de la popularité décroissante du i686 parmi les développeurs et la communauté, nous avons décidé d’éliminer progressivement le support de cette architecture.

La décision prise est que l’image ISO de février ISO sera la dernière à permettre l’installation d’une Arch Linux 32 bits. Les 9 prochains mois sera la période de dépréciation, durant laquelle les i686 recevront toujours des paquets à jour. À partir de novembre 2017, les outils d’empaquetage et d’entreposage ne requieront plus des mainteneurs prennent en compte le i686, officialisant sa non prise en charge.

Je sais que cela va gueuler dans les chaumières, et l’on verra des personnes bien intentionnés hurler à s’en faire péter les cordes vocales que cela va entrainer une explosion de la pollution, que cela va encombrer les déchetteries.

Simple question que je leur poserai : combien de PCs datant d’avant 2003 – en dehors des netbooks à la eeePc – avez-vous croisé récemment ?

Est-ce que vos ordinateurs principaux ne sont pas plus récents ? Et donc, nativement en 64 bits ou en mesure de le supporter ?

Bien entendu, que cela me facilite le transit intestinal de savoir que mon eeePC ne sera plus supporté en novembre 2017. Je le migrerai donc vers une Debian GNU/Linux unstable, tant que Debian proposera un support du 32 bits. Sinon, j’y mettrai un OpenBSD 6.x le temps que la machine rende l’âme. Point barre. Je n’en défèquerai pas une cathédrale pour autant.

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté livres ? Rien pour cette fois.

Côté culture autre que livresque ?

Bonne fin de semaine !

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’. Désolé, ce sera du lapidaire cette semaine. Manque de temps et d’inspiration 🙁

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté livres ? Rien cette fois.

Côté culture autre que livresque ?

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’. Court mais costaud, avec ce qu’il faut de vacherie par endroit 🙂

Côté logiciel libre et informatique :

Côté livres ?

Côté musique ? Pas grand chose 🙁

Bon week-end prolongé !

Ubuntu Mate 16.10 à une semaine de sa sortie : Mate-Desktop en version GTK3 ? C’est possible ! :)

Comme les autres déclinaisons de la Ubuntu 16.10 auront droit à des billets ad-nauseam (spécialement le trio Ubuntu / Kubuntu / Xubuntu) d’ici la fin octobre 2016, j’ai eu envie de parler ma petite « chouchoute » – je sais c’est mal – à savoir la Ubuntu Mate.

J’ai utilisé l’outil préféré des tipiakeurs sous linux pour récupérer en toute sécurité l’image ISO de la Ubuntu 16.10 béta 2, la dernière officiellement disponible.

Dans les notes de publications publié le 28 septembre 2016, on apprend que la version de Mate-Desktop proposée est la 1.15.1 en gtk3 tout en promettant la 1.16.0 rapidement.

Mis à part cela, il y a les points commun avec la Ubuntu officielle : noyau linux 4.8, LibreOffice 5.2, GTK 3.20, le dernier Mozilla Firefox. Que du classique. En bref, tout ce que j’ai l’habitude d’utiliser au quotidien sur mon Archlinux avec testing activé, même si au moment où je rédige cet article, GTK 3.22 est disponible pour les cramés du cerveau au troisième degré dont je fait partie 🙂

J’ai donc voulu voir comment se comporte la Ubuntu Mate. Après tout, c’est la distribution qui m’a donné envie de me réintéresser aux Ubuntu-based après avoir eu la souris une tripotée de « forks » plus mauvais les uns que les autres.

J’ai utilisé mon ami VirtualBox avec l’environnement habituel : 2 Go de mémoire vive, 2 CPUs, 128 Go de disque dur.

Pour gagner un peu de temps, j’ai directement lancé l’installation 🙂

Comme c’est Ubiquity, l’outil classique des Ubuntu officielles et d’une partie des officieuses, inutile de s’attarder dessus. Il fait son boulot et bien 🙂

Après l’installation – tout ce qu’il y a de plus classique, Ubuntu Mate nous accueille avec son application « Bienvenue ».

J’ai forcé le lancement de l’outil de gestion des mises à jour. 334 Mo ont été récupérés, dont un certain… Mate-Desktop 1.16 🙂

Au bout d’une dizaine de minutes, les mises à jour ont été finies. Il ne me restait plus qu’à relancer la distribution pour avoir une logithèque assez fraiche. J’ai complété en rajoutant les pilotes additionnels pour VirtualBox.

Mon enregistreur de vidéo a pris le relai pour montrer la Ubuntu Mate 16.10 post-béta2 en action.

Ubuntu Mate se bonifie avec le temps. Surtout, elle prouve qu’on peut avoir une version « GTK3isée » de l’environnement héritier de Gnome 2 sans le moindre problème collatéral. Alors quand est-ce que les mainteneurs de distributions vont entendre le message ? 🙂

La boutique logicielle est une bonne idée. Même si ça donne l’impression que la roue est réinventée par rapport à Gnome Logiciels et l’outil de Plasma dont le nom m’échappe.

Que du bonheur, cette distribution. Modulo le thème un peu trop orienté vert… Mais on ne peut pas tout avoir après tout 🙂

On est surtout loin de son excrémentielle version « ultimate » dont on se demande comment elle fait pour ne pas exploser en plein vol au démarrage. Enfin, je dis ça, mais je dis rien, mais je vous renvoie à mon article de février 2015🙂

Après, les coups et les douleurs les goûts et les couleurs, ça ne se discutent pas !

ElementaryOS 0.4 « Loki » : le syndrome iPhone 7 en version logiciel libre ?

Je m’étais juré, après un billet gueulante du mois d’avril 2015 de ne plus parler du projet elementaryOS. Cependant, la sortie de la version 0.4 de la distribution en question me donne une occasion d’exprimer mon point de vue sur ce projet.

Ici, on retrouve le syndrome « iPhone 7 ». Le dernier smartphone, au moment où je rédige cet article, a fait sauté une technologie fonctionnelle et vieille de plus de 130 ans, le port jack au nom du progrès technique… Et pour imposer le passage à un port « made in Cupertino » pour à la fois charger le téléphone et y brancher un casque. En gros, comme l’USB, sauf que c’est une technologie brevetée par Apple.

La distribution elementaryOS fait quelque chose d’équivalent dans son domaine, et j’y reviendrai plus longuement par la suite.

Dans la note de publication de la elementaryOS basée sur la Ubuntu 16.04 LTS, on apprend en grande pompe l’arrivée de nouveaux indicateurs dynamique (comme ceux de Gnome 3.x ?), l’arrivée d’un outil de contrôle parental, qu’Epiphany a foutu un coup de pied dans les roustons de Midori pour la navigation web.

Bien entendu, il y a les phrases classiques l’amélioration des performances, des logiciels. Bref, l’argumentaire classique pour justifier une version majeure.

Après avoir récupéré l’image ISO via bittorrent depuis la page de téléchargement – dont la présentation est toujours aussi maladroite et qui n’a pas changé depuis ma gueulante d’avril 2015 – j’ai lancé mon ami VirtualBox pour faire mumuse avec la nouvelle version majeure de la distribution.

Après le démarrage, l’outil d’installation d’Ubuntu nous accueille. Rien de bien sorcier. Après avoir demandé et fait effectué l’installation en français. J’ai juste demandé l’installation des mises à jour et des logiciels non-libres dès le départ.

Une fois l’installation terminée, j’ai éteint la machine virtuelle.

J’ai lancé la capture vidéo pour vous montrer la post-installation pour vous montrer une elementaryOS 0.4 fraîchement installée en action.

Comment garder mon sang froid pour dire ce que je pense de cette version ? C’est juste une remise en cause incroyable de l’ergonomie des interfaces graphiques telles qu’on les conçoit depuis qu’elles existent. Donc en gros, on bazarde un acquis des 30 dernières années en terme d’ergonomie en sucrant les menus déroulants.

Vous imaginez un traitement de texte, un tableur ou encore un outil de retouche photo sans le moindre menu déroulant pour accéder à sa tripotée de fonctionnalités ?

À moins que j’ai mal cherché pour les réactiver ?

Dans ce cas, je ferai un mea culpa et un addenda à cet article.

Même Gnome qui s’est tablettisé avec sa version 3.x n’est pas allé aussi loin. Autre point qui m’a fait ragé, la mauvaise qualité de la traduction. Obligé de fouiller dans les réglages systèmes pour avoir ce qu’une Ubuntu de base (ou une de ses nombreuses dérivées officielles ou non) offre presque dès l’installation.

Quant à l’installation non localisée de LibreOffice, c’est vraiment la cerise sur le gâteau de la distribution. On a l’impression, une nouvelle fois, que l’esthétisme est passé avant l’ergonomie. Le meilleur adjectif qualificatif que je puisse trouver est gadget. C’est un gadget, un truc qui vous amuse cinq ou dix minutes avant de vous rendre compte que vous pouvez strictement ne rien faire avec cette distribution.

Avant qu’on me dise que je suis un cavalier blanc, comme celui du film « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine », essayez donc de réfléchir un peu.

Peut-on en 2016 proposer de telles caricatures en terme ergonomique ?

J’avoue que je suis surpris par l’humanité rarement en bien.

FerenOS : la Micro-R OS a trouvé sa digne héritière.

Je ne pensais jamais pouvoir écrire un tel article. Mais il faut avouer que la nature humaine ne cessera jamais de me surprendre. Je pensais qu’avec Micro-R OS, j’avais atteint le fond en terme de site internet et d’images ISO pour « démocratiser » le monde GNU/Linux auprès du grand public.

Grossière erreur. En jetant un oeil à la liste d’attente de distrowatch en ce 31 août 2016, j’ai pu lire ceci :

feren OS (submitted on 2016-08-29)

Cette distribution GNU/Linux révolutionnaire est une LinuxMint 18 revampée pour ressembler à du MS-Windows 7, avec Wine pour rajouter une couche de compatibilité avec le monde MS-Windows. Bref, du grand classique dans ce domaine. Du moins, si l’on en croit les captures d’écran de la présentation sur le site officiel.

J’adore aussi le discours marketing qui fait penser à un abus de la méthode Coué pour dire une contre vérité aussi grosse que l’Éverest. Je cite :

feren OS comes with many apps that you’ll love such as WPS Office (which is the best known Office alternative)

Ce qu’on peut traduire par :

feren OS vient avec de nombreuses applications que vous aimerez comme WPS Office (qui est connue comme la meilleure alternative à Office)

Je dois être franchement con, mais je pensais que c’était LibreOffice qui pouvait s’énorgueillir d’un tel titre… Il est vrai qu’un logiciel dont la derniere version officiellement disponible pour les distributions GNU/Linux est la 10.0 alpha21 est incontournable 🙂

Le plus marrant ? Outre le fait que l’image ISO est d’une taille impressionnante (3,3 Go), le lien officiel de téléchargement pointe vers un espace Mega ! Vous savez, le successeur de MegaUpload, capture d’écran à l’appui.

L’écran de démarrage est sympathique. C’est un bon point.

Pour mémoire, la LinuxMint 18 Cinnamon ne demande que 1,6 Go de téléchargement. Je me demande comment on peut justifier le doublement de taille. Wine serait-il aussi lourd ? J’espère qu’il y a autre chose 🙂

J’ai donc lancé l’ISO dans une machine VirtualBox, puis directement l’installateur qui n’est autre qu’Ubiquity. J’ai noté la présence de Vivaldi, le navigateur basé sur Blink (moteur de Google Chrome) créé par les fondateurs d’Opera.

Une fois l’installation terminée, j’ai fait effectuer la recherche des mises à jour et leur intégration. À noter le manque de lisibilité de l’ensemble. Il est vrai qu’un fond blanc par défaut et des fenêtres à fond gris clair au dessus, ça ne fait pas mal aux yeux. Mais les goûts et les couleurs…

Pour les mises à jour, on apprécie toujours autant la politique conservatrice de LinuxMint.

Mais surtout, ce qui est pratique, c’est l’option de choisir graphiquement le miroir le plus proche.

Il n’y a pas grand chose, donc cet étape a été assez rapide.

Et comme d’habitude, mon enregistreur de vidéo s’est mis au travail pour montrer cette distribution en action.

Cette distribution accumule de nombreuses tares (stockage sur Mega, image ISO en obésité morbide), une liste de dépôt tiers effrayante, une ergonomie digne de l’huile de ricin, elle semble exister depuis depuis septembre 2014, dixit le blog officiel. Celui-ci doit avoir une dizaine de billets sur les 2 ans… Autant dire que c’est un projet très vivant… 🙂

C’est le genre de projet qu’on peut mettre de côté sans regrets. Mais si vous avez envie de rire cinq minutes, pourquoi pas !

Reste deux questions en attente. Pourquoi autant de haine envers la LinuxMint ? Pourquoi autant de haine envers le monde du logiciel libre ?

Si vous avez une réponse, je suis preneur !