Vieux Geek, épisode 121 : Hocus Pocus, un jeu de plateforme mignon mais très dur…

Quand je suis arrivé sur PC en 1995, c’était via un pavé grisâtre équipé d’un monstrueux Cyrix 486DX2 à 66 Mhz, 4 Mo de mémoire vive et un disque de 400 Mo… Sans carte son ni lecteur optique. J’avais gonflé l’engin en lui rajoutant un kit multimédia. Après avoir configuré tant bien que mal l’ensemble (je ne connaîtrai MS-Windows 95 que début 1996 après avoir gonflé la mémoire vive à 16 Mo), j’ai acheté des tonnes de magazines qui proposaient des CD avec des logiciels et des jeux dessus.

En dehors des classiques versions partagicielles pour Doom ou encore Heretic, j’ai pu découvrir des petits bijoux comme Hocus Pocus.

Sorti en 1994 des studios de Moonlite Software et publié par les rois du shareware Apogee, nous prenons en main la destinée de l’apprenti magicien Hocus envoyé en mission par Terexin, chef du conseil des Magiciens, pour prouver sa valeur…

Il s’en suit 4 épisodes de 9 niveaux à la complexité croissante et dont la règle est simple : trouver la sortie en récoltant toutes les sphères.

Suivant le modèle du shareware qui régnait à l’époque, seul le premier épisode est librement téléchargeable, le reste étant payant.

C’est un jeu tout mignon, les graphismes sont vraiment très bien réalisés, mais les niveaux sont rapidement d’une dureté à vous faire quitter en hurlant tout votre dictionnaire de jurons au passage.

C’est du jeu de plateforme qui suit le principe : « Recommence chaque niveau à chaque fois que ton personnage meurt ».

En effet, on ne peut faire de sauvegardes qu’à chaque fin de niveau. Pour s’en sortir, il n’y a pas d’autres choix que de mémoriser chaque piège…

J’ai installé Dosbox et j’ai décidé de montrer une partie du premier épisode en vidéo.

Comme vous avez pu le voir, le jeu semble tout mignon, limite à destination d’un jeune public, mais une fois que vous avez tenté de passer les 3 ou 4 premiers niveaux vous êtes convaincu du contraire.

Le jeu complet est disponible à l’achat sur GOG si vous voulez vous avoir l’expérience totale. Bonne partie !

Vieux Geek, épisode 106 : Xbill, un jeu vidéo à l’humour geek :)

Il est bien connu qu’avant l’arrivée de Steam, il était presque impossible de jouer sous les distributions GNu/Linux… Il est vrai qu’il n’y avait pas eu de ports pour Doom, Quake à Quake 3 Arena (portés par id software), et qu’avec Wine rien ne fonctionnait vraiment 🙂

En dehors de cette pointe d’humour, il y a eu quelques jeux assez basiques qui ont toujours existé sur les distributions GNU/Linux. Certains, comme XBill la jouait carrément humour acide.

XBill est basé sur un principe simple : vous êtes un administrateur système et vous devez empêcher que Billou (Williams Gates) ne vérole vos machines en y installant MS-Windows dessus. Vous avez l’option de l’écraser comme une mouche, et en cas de contamination via un réseau, un seau d’eau vous permet d’arrêter l’infection.

Si au premier niveau, les ordinateurs sont indépendants les uns des autres, à partir du deuxième ou troisième niveau, ils sont interconnectés… Si un ordinateur en réseau avec un autre est contaminé, c’est la réaction en chaine.

Principalement développé entre 1994 et 2002, le jeu est un bon passe temps pour se décontracter durant 5 ou 10 minutes. Mais rien de mieux que de montrer le jeu en action 🙂

Comme vous avez pu le voir, une version complémentaire et à l’humour tout autant absurde, XLennart où Bill Gates est remplacé par Lennart Poettering a été développé vers 2015-2016 pour se moquer gentiment des guerres intestines sur les systèmes d’init…

Oui, les graphismes sont moches, mais c’est hautement addictif… Et tellement bon pour se détendre les nerfs 😀

Vieux Geek, épisode 95 : La gamme Plus des Amstrad CPC.

Nous avons tous nos madeleines de Proust. En informatique, j’en ai plusieurs, mais la plus puissante, c’est celle de ma première expérience en informatique, et donc l’Amstrad CPC.

J’ai connu le modèle CPC 6128 avec son lecteur de disquette. Mais j’avoue que j’ai longtemps louché sur la gamme améliorée sortie en 1990 pour relancer l’intérêt des consommateurs. La gamme dite « Plus » apportait des nouveautés intéressantes comme les sprites hardware, une palette de 4096 couleurs (au lieu de 27), un port cartouche pour lancer les jeux et logiciels plus rapidement.

J’avais pu baver sur le CPC 6128+ d’une connaissance, bien que n’ayant pas le droit de toucher à cette machine de « rêve » pour l’adolescent acnéique que j’étais à l’époque.

Heureusement, grâce au grand « nain ternet« , j’ai pu au fil des années prendre ma revanche. J’ai considéré que ce serait une bonne idée de faire un petit billet sur cette machine qui est le syndrôme du « trop peu, trop tard ». Une version de développement avancée d’Arnold a été mon allié pour la vidéo ci-après.

Entre les ports faits à la va-vite pour proposer une logithèque à la console basée sur l’Amstrad CPC Plus, et les quelques rares jeux vraiment optimisés, sans oublier que la majorité de la clientèle potentielle avait déjà migré vers des ordinateurs plus adaptés, c’est vraiment une occasion ratée pour Amstrad de sauver sa gamme de micro-ordinateurs.

Vieux Geek, épisode 87 : Bad Toys, le FPS le plus bizarre de l’histoire du PC :)

En 1994, les jeux vidéo intéressants sont développés pour MS-Dos, surtout quand le besoin de vitesse se fait sentir. Microsoft veut attirer les développeurs pour aider MS-Windows à sortir de son côté outil de travail, et propose alors des technologies comme WinG dont j’avais parlé dans l’épisode 10 de la série « Vieux Geek ».

Les développeurs de Tibo Software décident de proposer un clone de Wolfenstein 3D qui se passe dans un univers un peu déjanté, celui des jouets. Après tout, pourquoi pas ? En 1994, Bad Toys sort…

On peut récupérer la première version sur archive.org. Cette première version est en noir et blanc. Faut pas pousser non plus 🙂

Avec la sortie de MS-Windows 95, l’équipe travaillera une version améliorée qui verra le jour en 1998, appelée Bad Toys 3D. Les améliorations ? Des graphismes en couleurs, plus de niveaux et une ergonomie plus complète. Les niveaux semblent être aussi différents, et on peut obtenir la carte d’un niveau en cours. Ce qui est quand même pratique.

Autant montrer les deux versions en action. Attention, ça va piquer les yeux et les oreilles 😀

Entre les sons irritants, les personnages dont on peut penser qu’ils abusent de certains substances illicites, on se dit que ce FPS est vraiment déjanté. Mais l’est-il moins que Chex Quest dont j’ai parlé dans l’épisode 64 de la série Vieux geek en juillet 2016 ?

À vous de me dire !

Vieux geek, épisode 80 : Zaero, le « Mission Pack 3 » pour Quake 2.

Comme j’avais déjà pu l’aborder dans l’épisode 65 de la série « vieux geek », il existe un troisième mission pack non officiel pour Quake 2. Sorti en 1998 par l’équipe de développement Team Evolve, Zaero nous plonge dans une courte extension de 14 niveaux.

L’histoire se passe entre Quake 2 et Quake 4. Les Stroggs ayant perdu leur dirigeant, le Makron dans Quake 2, se sont repliés dans des bases fortifiées. Les humains, guidés par l’appat du gain sont allés sur la planète des Stroggs pour y récupérer un minerai, le Steedium.

Mais les Stroggs contre attaque et prennent en otage des humains. Pour libérer les prisonniers, les pilotes de l’unité d’élite Zaero doivent s’infiltrer et détruire le champ d’énergie mis en place par les Stroggs.

Évidemment, la contre attaque tourne mal, et vous vous retrouvez dans la mouise jusqu’au coup.

Comme pour les autres extensions de Quake 2, de nouvelles armes, des nouveaux ennemis, et un nouveau boss de fin vous attendent au tournant.

J’ai donc fait compiler Yamagi Quake 2 (pour avoir un port fonctionnel de Quake 2 pour linux).

Ensuite, je suis parti du dépot github du port de Zaero pour Linux. En adaptant le paquet AUR pour yamagi-quake2-xatrix-git pour me avoir un port un tant soit peu fonctionnel. Je ne sais pas au moment où je rédige l’article si je le proposerai sur AUR.

Ce qu’on peut dire de l’extension, c’est qu’elle est très courte. Une personne bien entrainée la finira en 4 à 5 heures. Qu’elle ne fut pas officialisée n’est pas étonnant outre mesure. Elle est aussi très moyenne en ce qui concerne les niveaux, et le boss de fin est une purge à éliminer.

Contrairement à « Abyss of Pandemonium » qui apportait vraiment quelque chose, Zaero est vraiment oubliable 🙂

Vieux geek, épisode 70 : Klax, l’autre casse-tête de mon adolescence.

Si j’ai passé des heures entières sur la borne d’arcane de Tetris à la maison des jeunes de la ville où je suis allé au lycée, il y a un autre casse-tête qui m’a accompagné durant les années qui ont rimés avec acnée. J’ai nommé Klax.

À l’origine une borne d’arcane developpée par Atari Games en 1989, elle reprend le principe de Tetris, sauf qu’au lieu de remplir des lignes avec des pièces tordues, on doit faire des lignes de 3 palets de couleurs identiques, que ce soit horizontalement ou verticalement.

On dispose d’un espèce de « transporte palets » qui peut contenir au maximum trois – ou cinq ? – palets. Le « transporte palets » peut être vidé d’une simple pression d’une touche. Les palets arrivent de plus en plus vite. Et les colonnes se remplissent très rapidement.

À nous de nettoyer les colonnes avant qu’elles ne débordent… Autant dire que c’est un principe simple et addictif. Je n’avais pas les moyens de me procurer l’adaptation officielle pour mon Amstrad CPC, je me suis donc replié sur les listings de magazines qui fleurissaient à l’époque.

Deux implémentations de Klax me sont restées en mémoire. la première, c’est Mano Negra d’un certain Claude Le Moullec, paru dans l’ultime numéro de Micro-Mag, le 14, daté de juillet 1990.

J’ai parlé de Claude Le Moullec dans ce vieil article de juillet 2009.

Le deuxième « clone » n’est autre que Xalk, paru dans le numéro 31 d’Amstrad 100%, l’oeuvre d’un certain Antman.

Merci à CPC-Power pour m’avoir permis de remettre la main sur des versions déjà saisies des listings de deux titres en question 🙂

Arnold TNG m’a été bien pratique pour avoir un Amstrad CPC sous la main. Merci aussi à Abandonware Magazines, source sans fin de vieilleries journalistique 🙂