Vieux Geek, épisode 105 : Eudora OSE, ultime version d’un client courrier historique…

Cet épisode est la suite directe de l’épisode 104, consacré à Mozilla Sunbird. Tandis que je préparais la vidéo consacrée à l’Agenda autonome de la Fondation Mozilla, je me suis souvenu d’une version un peu oubliée d’un grand nom des courrielleurs, Eudora.

Est-il besoin de présenter un des clients de gestion des courriers électronique qui fut un des rois du domaine entre 1988 et 2006 ? Racheté à son développeur en 1991 par Qualcomm, il sera synonyme de client de courrier électronique pour nombre de personnes ayant connu internet dans les années 1990.

La montée en puissance de l’ignoble – désolé, je nettoyais mon clavier et le coup est parti tout seul – Outlook Express et d’autres logiciels de gestion de courrier, dont Mozilla Thunderbird, Qualcomm tente le tout pour le tout et s’associe en 2006 avec la Fondation Mozilla pour lancer le projet Penelope qui est une volonté de récréer Eudora avec une base plus jeune.

Le projet existera jusqu’en 2010 avec une ultime version 1.0. Eudora OSE sera supporté comme la corde soutient le pendu. En 2013, le projet fut abandonné avec le conseil de migrer vers Mozilla Thunderbird.

Comme vous avez pu le voir, Penelope n’était au final qu’une extension qui modifiait l’apparence générale de Mozilla Thunderbird pour aider les personnes habituées à Eudora de continuer à utiliser une interface familière.

Contrairement à ce qu’avait réussi à faire Netscape ou encore Sun Microsystem, le passage du code à l’open-source n’a pas franchement réussi à l’honorable ancêtre du courrier électronique.

Vieux Geek, épisode 104 : Mozilla Sunbird, l’oiseau oublié…

L’histoire de la Fondation Mozilla a été marqué par de nombreux projets, dont les plus célèbres ont été la Suite Mozilla devenue SeaMonkey, Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird.

Mais il y a eu aussi des projets qui ont été oubliés et Mozilla Sunbird est l’un d’entre eux. Développé entre 2005 et mi-2010, c’était un projet développé par l’équipe en charge de l’agenda. L’équipe en question avait eu l’idée de proposer un logiciel complet basé sur Gecko pour gérer ses agendas.

Il y a eu quelques versions de cet agenda indépendant, l’ultime version publiée étant une version 1.0b1 que l’on peut encore trouver sur le serveur FTP de Mozilla. Disponible pour Linux, MacOS-X et MS-Windows, le logiciel était presque arrivé à sa première version finale quand il a été arrêté.

J’ai eu envie de lui rendre hommage dans cet article et pour des raisons pratiques, je suis parti d’un MS-Windows 7, version contemporaine de l’OS de Microsoft quand l’ultime version de Mozilla Sunbird a été publiée. Quoi de mieux que de le montrer en action même s’il n’est plus trop utilisable de nos jours ?

Bien que Mozilla Sunbird ait été abandonné, le projet d’agenda intégré à Mozilla Thunderbird est devenu une réalité. Au moment où je rédige cet article, la version stable est la 5.4.4. La version que j’utilise dans mon Mozilla Thunderbird, basé sur le code des versions de développement, compilé maison est la 6.0a1 comme le montre la capture d’écran ci-dessous…

Dommage pour Mozilla SunBird, mais il continue de vivre ainsi 🙂

Vieux Geek, épisode 103 : IBM Lotus Symphony, la dérivée oubliée d’OpenOffice.org.

Dans l’épisode 102 de la série Vieux Geek, je parlais de la première version d’OpenOffice.org. Au fil des années, OpenOffice.org sera la base de StarOffice selon le calendrier suivant :

  • StarOffice 6.0 basé sur OpenOffice.org 1.0 en mai 2002
  • StarOffice 7.0 basé sur OpenOffice.org 1.1 en novembre 2003
  • StarOffice 8.0 basé sur OpenOffice.org 2.0 en septembre 2005
  • StarOffice 9.0 basé sur OpenOffice.org 3.0 en novembre 2008

Il y eu des versions intermédiaires. Cependant, avec le rachat de Sun par Oracle en janvier 2010, le projet OpenOffice connaitra une ultime version dénommé Oracle OpenOffice en décembre de la même année, numérotée 3.3. Je reviendrai sur ce point précis en fin d’article.

Mais StarOffice ne fut pas le seul projet à profiter du code source d’OpenOffice.org. IBM fit de même et proposa entre 2007 et 2012 un projet du nom de Lotus Symphony.

La dernière génération fut la 3.0 sortie en octobre 2010 et qui survivra jusqu’à un ultime fixpack en novembre 2012. Le code fut ensuite donné au projet Apache OpenOffice. J’avais entendu parler de cette suite bureautique, et j’ai pu mettre la main dessus. J’ai donc pris un MS-Windows 7 – la norme en 2010 – et j’ai décidé de voir à quoi ressemble cette suite bureautique.

Comme promis au début de l’article, je reviens sur les événèments suite au rachat de Sun par Oracle. Des développeurs du projet OpenOffice.org qui sentaient qu’Oracle voulait laisser pourrir sur pied la suite bureautique avait pris une copie du code source et lancé en septembre 2010 le projet LibreOffice. Il faudra attendre janvier 2011 pour que le premier LibreOffice (une version 3.3 elle aussi) voit le jour.

En avril 2011, Oracle annonce officiellement qu’il débranche le projet OpenOffice.org et refile le bébé à la fondation Apache en juin 2011… Bien que le projet Apache OpenOffice existe toujours et qu’une version 4.1.4 soit sortie en octobre 2017, les 6 mois dont à profité LibreOffice lui a donné un avantage qui ne sera jamais rattrapé par le code historique.

Vieux Geek, épisode 101 : ZetaOS, la suite un peu illégale de BeOS…

Le tout premier épisode de la série « Vieux Geek » a été consacré à BeOS, fin août 2012, il y a environ 5 ans au moment où je rédige ce billet.

Le 101e billet ne pouvait qu’être consacré à une version pas franchement légale développée par des codeurs allemands juste après la fin du développement officiel du projet par Be Software en 2001.

YellowTab obtint – on ne sut jamais comment – une copie du code de développement de ce qui devait être BeOS 5.1 qui avait pour nom de code Dano. Après plusieurs années de développement, la première version de ZetaOS sort en juin 2005.

Elle améliore le code de BeOS, en lui permettant de supporter quelques technologies, comme le support du wifi ou encore des ports USB 2.0.

La version 1.21 sort en live CD courant septembre 2006. Elle permet de se faire la main avec le système, mais sans pouvoir l’installer. Une ultime version 1.5 sort en mars 2007 et apporte le support multi-utilisateur. Cependant, suite au rachat de Palm (qui détenait les droits sur BeOS), le projet est mis en pause longue durée, puis purement et simplement annulé.

En fouillant un peu partout sur le grand nain ternet, je n’ai pas pu trouvé mieux – après une longue lutte – qu’une version 1.21 de ZetaOS. J’ai donc réussi à lancer l’ensemble dans VirtualBox.

L’installateur est multilingue, et même pour un OS sorti en 2006, il est facile d’accès. Ci-après, quelques captures d’écran résumant l’installation. Le choix de la langue :

Le contrat d’utilisation…

Le partitionnement du disque…

Le récapitulatif de l’installation :

Une installation rapide… Une dizaine de minutes environ ?

Ça vaut mieux d’avoir un chargeur de démarrage pour lancer l’ensemble, non ?

Un chargeur de démarrage au nom parlant 😉

Et des réglages simples, ça aide 🙂

Dommage que je n’ai pas réussi à avoir mieux que du 800×600 par 256 couleurs comme résolution d’affichage 🙁

J’ai donc eu envie de capturer en vidéo cette curiosité technique, dont la légalité était douteuse à l’époque 🙂

Comme vous avez pu le voir, l’ensemble démarrait rapidement. Revoir des vieilleries comme la suite bureautique GoBe Productive, une préversion de Mozilla Firefox 2.0, ou même un OS basé sur le code du BeOS d’origine, ça fait tout drôle.

Maintenant, le seul espoir des amoureux de BeOS, c’est Haïku. Peut-être qu’une version finale sortira avant que le Soleil ne devienne une géante rouge ? Restons optimiste 😀

Vieux Geek, épisode 100 : Microsoft AntiVirus pour MS-DOS et MS-Windows 3.1, première incursion dans le monde de la sécurité…

Quand MS-Windows a commencé à avoir du succès, à partir de 1990-1992, les véroles qui étaient la plaie du monde MS-DOS s’attaque au nouvel environnement.

Microsoft décide de proposer son propre antivirus aussi bien pour MS-DOS que MS-Windows. L’antivirus a été fourni avec certaines versions de MS-DOS, dont la 6.22 qui a été celle que j’ai eu sur mon premier PC en relation avec MS-Windows 3.1.

Le problème est que l’antivirus proposait plus un sentiment de sécurité qu’une sécurité réelle. Des mises à jour ont été proposées jusqu’en 1996, la dernière par Symantec qui offrait de migrer vers son offre Norton Antivirus.

Dans la vidéo ci-dessous, j’ai eu envie de montrer ce que donnait cette première intrusion de Microsoft dans le monde de la sécurité informatique.

Entre le nombre énorme de virus détectés que ce soit avant ou après l’application de l’ultime mise à jour, autant dire qu’il fallait passer par un autre grand nom du domaine pour être vraiment sécurisé, que ce fut F-Prot, McAffee ou encore Norton de l’époque.

Après tout, c’était une première tentative qu’il fallait saluer, non ? 🙂

Vieux Geek, épisode 98 : Forté Free Agent 1.1, le client usenet des geeks windowsiens de la fin des années 1990 !

Quand internet a commencé à se populariser à partir de 1997, les outils en mode graphique dédié pour chacune de ses composantes principales ont eu tendance à se multiplier comme des petits pains.

Avant que Microsoft n’étouffe tel un boa constrictor Netscape, il y a eu une certaine forme de saine concurrence. Dans la trousse de l’internaute un peu geek, en dehors du navigateur pour aller sur la toile d’araignée mondiale alias le web, il y avait un logiciel dédié à l’accès aux forums de Usenet, que l’on pourrait surnommer l’ancêtre des forums qui pullulent sur la toile actuellement. Ouvrons une rapide parenthèse sur ce qu’est Usenet.

Ce système de forums en mode texte uniquement, même s’il existe des forums binaires où l’on peut tout récupérer – comment croyez-vous que les tipiaks récupéraient leurs consommation quotidienne à l’époque ? – permet de discuter de tout et de rien.

Les forums sont souvent rangés par langue (fr,de,es, etc.), puis par catégorie en anglais (comp = computer = informatique ,rec = recreation = loisir, soc = social, etc.) mis à part ce qu’on appelle le big 8 anglophone : comp, humanities, misc, news, sci, soc, talk.

Sans oublier l’énorme fourre-tout qu’est alt… Merdier sans nom serait plus réaliste, mais c’est un peu trop grossier comme expression. Bref, fermons cette parenthèse.

À l’époque, le logiciel préféré, c’était Forté Free Agent, une version limitée – et la plupart du temps en anglais – pour se perdre sur Usenet. Pour vous le montrer en action, j’ai pris un MS-Windows 98 SE (autant prendre l’un des MS-Windows les plus solides de l’époque pour le grand public).

Forté existe toujours de nos jours, et la plus ancienne version téléchargeable est la 3.3 sortie en 2006. J’avoue que je ne me sers plus que du client usenet de mon Mozilla Thunderbird qui est plus que largement suffisant de nos jours.

Il faut dire que les forums de Usenet ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils ont été à leur époque de gloire… Dommage !

Vieux Geek, épisode 97 : Scorched Tanks, un jeu de tanks à vous rendre dingo :)

Dans l’épisode 44 de la série « Vieux Geek », je parlais d’un des mes souvenirs vidéo-ludiques sur Amiga, avec le premier Civilization. Dans l’épisode 14 de la série « vieux geek » consacré au rogue-like, je parlais du port de Moria pour Amiga.

Mais il y a un autre souvenir qui m’est revenu en mémoire, c’est Scorched Tanks. Le principe du jeu était hyper-simple : de deux à quatre tanks sur un terrain devant se détruire mutuellement. Outre le fait qu’il y a eu dans l’ultime version quelques 70 armes différentes, on pouvait régler l’intelligence artificielle et l’agressivité des tanks contrôlés par l’Amiga.

On pouvait ou pas désactiver le vent, décider du nombre de rounds (de 3 à 99)… Au final, on se retrouvait avec une sacrée floppée d’options qui nous donnait au final un jeu d’une complexité terrible… Programmé en Amos par Michael Welch pour Dark Unicorn Productions, l’ultime version est sortie en fin 1994 – début 1995. Le jeu passera du statut de partagiciel (shareware) à celui de graticiel (freeware) en 2003. Merci au site Obligement pour toutes les infos ici.

Évidemment, le jeu n’est pas aussi beau que certains titres qui ont fait la grande époque de la machine de Commodore, mais c’est un passe temps assez défouloir. C’est avec FS-UAE que j’ai pu réussir à lancer le jeu.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, même contre un ennemi bête comme ses pieds et se la jouant ligne Maginot, on peut perdre… Je dois avouer que j’ai du gagner peut-être une ou deux parties sur plusieurs dizaines jouées le soir sur mon Amiga 1200… Mais la nostalgie, ça n’a pas de prix 🙂

Vieux Geek, épisode 96 : Paint Shop Pro 3, le photoshop du « pauvre » pour MS-Windows 3.1x…

En 1995, j’ai acheté mon premier PC, un 486DX2 à 66 Mhz, avec 4 Mo de mémoire vive. Après l’avoir gonflé à 8 puis 12 Mo, lui avoir rajouté une carte son et un lecteur de CD-Rom 2x, j’ai commencé à acheter pas mal de logiciels sur CD, spécialement ceux fournis avec les magazines.

Il y avait aussi des marques comme Sybex qui importait certains logiciels en leur rajoutant une traduction française. C’est ainsi que j’ai pu mettre la main sur l’outil de retouche d’images Paint Shop Pro. Développé par Jasc Software, c’était un peu le photoshop du « pauvre ».

Reprenant l’interface générale du logiciel phare d’Adobe, il permettait à des personnes n’ayant pas les moyens d’acheter – ou de se procurer sur un circuit parallèle, pas bien ! – la Royce Rolls d’Adobe.

Je me souviens d’avoir acheté une version 4 ou 5, c’est assez flou, chez feu WSKA Éditions, dont j’ai pu retrouver un lien vers une version de Paint Shop Pro de 2007. Mais revenons-en à Paint Shop Pro 3. Pour vous le montrer en action, j’ai créé dans VirtualBox une machine virtuelle comprenant MS-Windows 3.1 (dont l’affichage a été gonflé en 800×600 par 256 couleurs) puis j’ai fait mumuse avec Paint Shop Pro.

Comme vous avez pu le voir, l’outil était assez limité, mais il convenait largement pour la plupart des opérations de retouches d’images à l’époque. Comme je l’ai dit dans la vidéo, Corel a racheté Jasc en 2004, et la dernière version 18.0 alias X.8 est devenue une sacrée usine à gaz… En hommage à la rolls d’Adobe ? En tout cas, j’ai passé pas mal de temps avec cet outil avant de migrer vers le monde des bisounours GNU/Linux. Devoir apprendre à utiliser The Gimp a été très instructif par la suite 😀

Vieux Geek, épisode 95 : La gamme Plus des Amstrad CPC.

Nous avons tous nos madeleines de Proust. En informatique, j’en ai plusieurs, mais la plus puissante, c’est celle de ma première expérience en informatique, et donc l’Amstrad CPC.

J’ai connu le modèle CPC 6128 avec son lecteur de disquette. Mais j’avoue que j’ai longtemps louché sur la gamme améliorée sortie en 1990 pour relancer l’intérêt des consommateurs. La gamme dite « Plus » apportait des nouveautés intéressantes comme les sprites hardware, une palette de 4096 couleurs (au lieu de 27), un port cartouche pour lancer les jeux et logiciels plus rapidement.

J’avais pu baver sur le CPC 6128+ d’une connaissance, bien que n’ayant pas le droit de toucher à cette machine de « rêve » pour l’adolescent acnéique que j’étais à l’époque.

Heureusement, grâce au grand « nain ternet« , j’ai pu au fil des années prendre ma revanche. J’ai considéré que ce serait une bonne idée de faire un petit billet sur cette machine qui est le syndrôme du « trop peu, trop tard ». Une version de développement avancée d’Arnold a été mon allié pour la vidéo ci-après.

Entre les ports faits à la va-vite pour proposer une logithèque à la console basée sur l’Amstrad CPC Plus, et les quelques rares jeux vraiment optimisés, sans oublier que la majorité de la clientèle potentielle avait déjà migré vers des ordinateurs plus adaptés, c’est vraiment une occasion ratée pour Amstrad de sauver sa gamme de micro-ordinateurs.

Vieux Geek, épisode 94 : Castle of the Winds, le rogue-like le plus célèbre pour MS-Windows 3.xx…

J’avoue, j’aime les rogue-like, même si l’amour en question n’est pas réciproque. Quand j’ai eu mon premier kit multimédia, j’ai commencé à grappiller ici et là des CD-ROM pour alimenter mon PC fraîchement gonflé. On trouvait de nombreux partagiciels, dont le célébrissime Castle of the winds, développé par Rick Saada alias SaadaSoft et publié par Epic Megagames en 1993.

Rick Saada a été développeur pour Microsoft et sur son temps libre, il développait un rogue like. Avec l’arrivée de MS-Windows 3.0 en 1990, il décide de porter son jeu sur ce système d’exploitation, même s’il faut attendre 1992 pour que MS-Windows 3.1 soit vraiment populaire.

Rick Saada contacte Epic Megagames qui publie sous le modèle du shareware – un grand classique à l’époque – son jeu. Castle of the Winds est constitué deux parties dont seule la première est disponible librement. La suite est payante. Il y aura plus de 13000 demandes pour obtenir la version complète… Comme quoi, le jeu a eu sa petite gloire à l’époque 🙂

Outre le fait que c’est un rogue-like des plus classiques, il y a un côté jeu de rôle rajouté dessus avec des quêtes à remplir… Sa force est de ne demander que des ressources minimales – quoique relativement élevée pour l’époque – pour tourner. Si votre ordinateur est capable de lancer MS-Windows 3.0 ou 3.1, vous pouviez profiter du jeu sans vous prendre la tête avec un lancement sous MS-DOS…

Évidemment le jeu peut apparaître comme austère et limité, mais il faut se souvenir que sa force était de pouvoir être lancé assez facilement. En 1998, Rick Saada décida d’élever son jeu dans le domaine public. On peut récupérer les deux parties en toute légalité, mais vu que c’est du code 16 bits pour MS-Windows, il faudra passer par une émulation si votre OS est uniquement en 64 bits.

Mais que ne ferait-on pas pour découvrir une pépite du début des années 1990 ?

Vieux Geek, épisode 92 : Netscape 6.0, la pire erreur du petit monde des navigateurs internet.

Dans l’épisode 28 de la série vieux geek sorti en 2014, je parlais des premiers Netscape que j’ai connu, dont Netscape 3 sorti en 1996…

Nous sommes dans la première guerre des navigateurs qui bat son plein. Netscape Corporation sort une horreur du nom de Navigator 4 alias Communicaor en 1997, ce qui forcera l’entreprise à ouvrir le code source de ce qui devait devenir Navigator 5.0 en mars 1998. Le code source de cette version 5 sera abandonné au bout de 6 mois, et ce qui devait devenir le moteur de rendu Gecko fut lancé.

Les mois passèrent et début 2000, toujours aucune nouvelle enthousiasmente de la part de l’équipe de Mozilla. Le projet avance à son rythme. AOL qui avait racheté Netscape fin 1998 perd patience.

Entre avril et novembre 2000, des bêtas de Netscape 6 sont publiées. Finalement, Netscape 6.0 sort… Et c’est une catastrophe. Le moteur est encore un peu jeune – il faut se souvenir que c’est basé sur Mozilla presque 0.6 ! – mais aussi lourd pour les machines de l’époque et pas franchement des plus stables. Mais il lui manque quelques fonctionnalités que l’on considère comme indispensables de nos jours… Mais autant vous montrer le monstre en question en vidéo. Pour rester homogène avec l’époque de sortie de Netscape 6.0, je me suis replié sur MS-Windows Millenium… Même si j’y ai échappé à l’époque, autant souffrir durant les quelques minutes qu’aura duré l’enregistrement de la vidéo 🙂

C’est un four monumental, surtout avec la palanquée de logiciels plus ou moins pourri fourni avec le navigateur… C’était sans compter sur la sortie d’Internet Explorer 6.0 durant l’été 2001…

Autant dire que si l’on voulait suicider ce qui restait de Netscape, AOL n’aurait pas fait mieux. Il faut attendre début 2002 pour que la première version considérée comme stable de Gecko sorte, comme je l’avais déjà dans l’épisode 13 de la série vieux geek publié en juin 2013.

Vieux Geek, épisode 89 : Strife, un jeu de rôle FPS sorti au mauvais moment…

Le mélange jeu de rôle et FPS n’est pas nouveau. Un des premiers jeux a proposé un tel mélange fût Hexen en 1995 publié par Raven Software. Hexen 2 reprit le même principe avec le moteur de Quake.

En 1996, Rogue Entertainment proposa un jeu de rôle avec des éléments de FPS basé sur un moteur de Doom retouché, Strife : Quest for the Sigil. Le studio publia deux extensions alias Mission Pack pour Quake et Quake 2, respectivement « Dissolution of Eternity » et « Ground Zero ».

Malheureusement pour le jeu, en 1996 des monstres comme Duke Nukem 3D et Quake arrivèrent sur le marché.

Sortie en février 1996 en version shareware et en mai 1996 en version complète, le jeu n’était cependant pas dénué d’intérêt.

Pour vous montrer le jeu en action, j’ai donc récupéré la version librement téléchargeable, celle de démonstration, et je l’ai lancé dans DosBox.

Comme vous avez pu le constater, même au niveau le plus simple, la moindre erreur se payait au centuple.

La grande taille des niveaux, leur imbrication, l’existence de trois fins différentes en font un jeu qui vous parlera si vous aimez le mélange jeu de rôle et FPS.

On peut l’acheter pour quelques euros sur gog.com. Maintenant, à vous de voir si la nostalgie ou la curiosité peut l’emporter sur les jeux modernes 🙂

Vieux Geek, épisode 88 : 98lite, le produit de régime de MS-Windows 98/98Se et Millenium.

1998… La deuxième génération de MS-Windows grand public dit 32 bits pointe le bout de ses octets. Suite spirituelle de MS-Windows 95, il est orienté internet, et propose aussi un meilleur support de l’USB… Ce qui n’était pas difficile !

Nous sommes alors en pleine première guerre des navigateurs qui oppose Microsoft et Netscape. Pour couper l’herbe sous le pied de la concurrence, Microsoft décide d’intégrer au plus profond le navigateur internet dans son OS.

Cela lui vaudra des ennuis judiciaires par la suite au nom de la loi antitrust (cf cet article des échos publié en 1998). En 1998, Shane Brooks s’aperçoit que son pc portable qui se débrouillait pas trop mal avec MS-Windows 95 se met à ramer avec le nouvel OS. Il décide donc d’écrire un logiciel pour alléger l’ensemble. 98Lite est né.

Le logiciel supportera par la suite les MS-Windows 98SE et Millenium. Un équivalent pour MS-Windows 2000 et XP a été développé. Le principe ? Désencastré au maximum Internet Explorer pour alléger l’OS.

98Lite est un logiciel payant à 25$, mais une version d’aperçu est disponible.

J’ai donc installé un MS-Windows 98Se et j’ai lancé mon enregistreur de vidéo pour vous montrer la version réduite de l’outil en action.

Il n’y a pas à dire, avec 98Lite, on avait un MS-Windows 98 dopé côté vitesse. Mais il fallait bien que Microsoft écrase la concurrence en aidant Netscape à disparaître. Même si Netscape 4 était moyen voire mauvais par endoite, l’intégration poussé d’Internet Explorer dans MS-Windows n’a pas été complètement innocent dans la disparition d’un des acteurs historiques de la navigation graphique sur internet.

Vieux Geek, épisode 86 : DrOrca, le « pseudo-navigateur » internet basé sur Mozilla Firefox.

Durant des années, en gros de la sortie de MS-Windows XP à celle de MS-Windows Vista, soit de 2001 à 2006, le marché des navigateurs internet a été celui du quasi-monopole d’Internet Explorer.

Pour contourner ses limitations ergonomiques, par exemple l’absence d’onglets de navigation, nombre de codeurs ont créé des « pseudo-navigateurs » qui était en réalité des surcouches graphiques pour le moteur d’Internet Explorer jusqu’à sa version 11, Trident.

L’un d’eux qui existe toujours de nos jours, AvantBrowser eut envie entre 2005 et 2009 de proposer une autre option : celle d’utiliser Gecko, le moteur utilisé par Mozilla Firefox pour proposer du choix.

En octobre 2005, je pondais un court article proposant un fichier pdf, toujours disponible d’ailleurs. Après quelques recherches, je me suis aperçu que DrOrca, devenu Orca Browser a survécu jusqu’à fin 2009. En effet, via le site Major Geeks, j’ai pu apprendre que l’ultime version a été une 1.2 build 6.

J’ai donc voulu revoir à quoi ressemblait ce « pseudo-navigateur ». J’ai retrouvé un MS-Windows 7 – sorti le 22 octobre 2009 – pour y installer OrcaBrowser…

Mais le plus simple est de jeter une œil sur la vidéo ci-après.

On pourrait dire de nos jours que nous sommes dans la même situation avec les projets suivants qui utilisent tous les moteurs de Google Chrome, à savoir Webkit/Blink.

  • Opera à partir de la version 15
  • Vivaldi
  • Brave développé par Brendan Eich et son équipe
  • Midori développé pour servir avec l’environnement Xfce
  • Web anciennement Epiphany pour l’environnement Gnome

Et encore, je suis resté dans les grands noms. Si on voulait continuer la liste, je pense qu’il y aurait bien une dizaine de noms à rajouter. Nous avons ainsi une fausse diversité. Nous avons le choix de l’interface, mais cela me fait penser à une phrase d’Henry Ford : « Les gens peuvent choisir n’importe quelle couleur pour la Ford T, du moment que c’est noir. »

On n’est pas très loin ici, non ?