Vieux Geek, épisode 127 : Welltris, le successeur oublié de Tetris

S’il y a un jeu qui existe sur toutes les plateformes – et qui a fait le succès de la première GameBoy de Nintendo – c’est bien Tetris. Développé par Alexei Pajitnov, le principe simple d’assembler des formes composées de quatres carrés et regroupées dans des ensembles bizarres a fait passer ce jeu pour un des plus grands classiques du domaine, à côté du casse-brique, de PacMan ou encore de Space Invaders.

En suivant le principe du « il faut battre le fer tant qu’il est chaud », en 1989-1990 sur PC, Mac Amstrad CPC, Amiga, Atari, C64 et Spectrum est sorti la suite de Tetris, Welltris. Au lieu d’un environnement en 2D, on a droit cette fois à une vue en 3D… On doit jongler avec quatre murs au lieu d’un… Ce qui nécessite d’avoir le compas dans l’oeil et surtout un certain sens de la stratégie.

Publié par Infogrames, ce casse-tête est rapidement gavant… Largement plus que le Tetris original. Le problème vient que si une pièce dépasse du fond du puits, le mur qui l’a aidé à descendre est gelé durant plusieurs tours.

Sans oublier une protection basique basé sur la possession du manuel du jeu… Joie ! Pour l’historique de la lutte contre la copie illicite, je vous renvoie à cette excellente vidéo de 2012 publié par Lazy Games Review.

Mais le plus simple est de montrer une vidéo dans laquelle j’essaye de m’en tirer avec les versions pour Amstrad CPC et Atari ST.

Vous avez pu voir que j’ai galéré à mort avec la protection par manuel ou encore avec l’obligation de jongler avec la troisième dimension, ce qui n’est pas des plus évidents pour un jeu à la Tetris.

Pas étonnant que Welltris n’ai pas eu de suite à ma connaissance…

Vieux Geek, épisode 126 : OpenStep 4.2, l’ancêtre de MacOS-X…

S’il y a des OS mythiques qui ont existé en informatique, l’un d’entre eux vit encore un peu de nos jours, via sa descendance. Il faut remonter en 1985, quand Steve Jobs se fait mettre à la porte de l’entreprise qu’il a fondé 9 ans plus tôt, Apple.

Bien décidé à continuer d’apporter sa vision à l’informatique, il fonde NeXT. Entouré d’une fine équipe d’ingénieurs, il dirige la création d’un ordinateur, le NeXT et de son OS, NeXTStep.

Basé sur BSD et un noyau Mach, NeXTStep propose à partir de 1988 une interface graphique, avec des clins d’oeil au Mac et à son système. Contrairement à l’offre logiciel d’Apple, NeXTStep est dès le départ multi-tâches, multi-utilisateurs et surtout il offre une interface plus ou moins orientée objet qui reste abordable.

Cependant, le prix atrocement élevé du matériel fera que NeXT restera intimiste. Avec le retour de Steve Jobs dans le giron d’Apple, OpenStep verra le jour, et son ultime version, la 4.2 est celle dont je vais vous parler.

Sans un guide d’installation bien détaillé, j’aurais eu du mal à aller jusqu’au bout.

Voici donc quelques captures d’écran de l’installation qui se passe en mode noir et blanc. Ne serait-ce que l’écran de démarrage ou encore celui qui permet de gérer la logithèque disponible.

Outre le fait qu’il y avait le support natif de plusieurs langues, on avait aussi droit à des outils typiques du monde unix comme Emacs 😉

Ah, Emacs !

Dès le premier démarrage, on peut configurer le système aux petits oignons…

J’ai ensuite rajouté l’ultime paquets de correctifs disponibles pour avoir une version enregistrable en vidéo.

Bien entendu, auparavant, j’avais mis une résolution écran plus importante et surtout un affichage en couleur 🙂

Comme je l’ai précisé dans cette vidéo, sans NeXT, le web n’aurait peut-être pas vu le jour… Et encore moins des monstres vidéos ludiques comme Doom et Quake. Il y aura une version 5 de NeXTStep/OpenStep, ce sera Rhapsody qui servira de base à un certain… MacOS-X… Étonnant, non ?

Vieux Geek, épisode 125 : Epic Pinball, le jeu de flipper pour PC des années 1990.

Il y a des classiques dans le monde du jeu vidéo. Outre le cultissime Tetris qui est sûrement le jeu le plus connu, il y a un genre qui a sa place : le flipper.

Même si pour nombre de personnes, 3D Space Cadet a été le plus répandu – étant donné qu’il a été proposé en standard avec MS-Windows depuis le pack Plus! pour MS-Windows 95 jusqu’à MS-Windows XP, les fanatiques de MS-DOS ne jureront que par le classique Epic Pinball.

Sorti en 1993 chez Epic Megagames, c’est un partagiciel surtout connu pour sa table avec un andoïde bleu et jaune. En l’espace de quelques mois, la version complète atteindra 12 tables différentes… Avec autant de passages vicieux, de coups de flips à donner au quart de millisecondes près… Bref, des heures d’amusements et de volonté de partir en rageant car on vient de perdre pour la 35e fois.

Après avoir fait quelques recherches, je suis tombé sur la version complète. Oui, j’aurai pu me limiter à la version partagicielle, et c’est pas bien ! Une version est disponible pour une poignée d’euros sur GOG.

Mais le mieux est de vous montrer ce classique du jeu de flipper pour MS-DOS via DosBox.

Oui, vous l’avez vu, c’est vraiment du pur jeu de réflexe et d’un niveau des plus impressionnants, surtout quand on se souvient que le titre est sorti en 1993-1994… Je vous laisse, j’y retourne !

Vieux Geek, épisode 124 : Winamp 2.x, mon premier lecteur de fichiers mp3…

S’il y a un lecteur de fichiers numériques (alias mp3) mythique, c’est bien Winamp. Développé à partir de 1997 par Nullsoft, c’est à partir de septembre 1998 qu’il acquiert ses lettres de noblesses avec sa version 2.x.

Sans oublier son célèbre slogan : « It really whips the llama’s ass ». Une traduction rapide ? « Il fouette vraiment le cul du lama. »

Comment dire ? C’est devenu un des lecteurs mp3 les plus connus des utilisateurs de MS-Windows 95 et suivant. Bien qu’étant un partagiciel à 10$ (pour usage personnel), je ne connais pas grand monde qui ait la main à la poche à l’époque pour rester dans la légalité…

J’ai eu envie de faire revivre le temps d’une vidéo cet outil ultime.

Comme d’habitude, un logiciel qui devient un peu trop célèbre a tendance à être racheté par une grosse boîte, AOL dans le cas de Winamp. En juin 1999, le rachat est fait. Quelques mois plus tard, il y aura intégration dans Time Warner.

2002 verra arriver la détestée version 3 du logiciel. Par la suite une série de versions 5.x sortiront et AOL annonce en décembre 2013 qu’il mettait fin au projet. Il est vrai que la concurrence d’iTunes entre autres. Mais regardez donc les lecteurs mp3 que l’on trouve de nos jours sur toutes les plateformes… Ils ont tous plus ou moins une interface à la Winamp. C’est ainsi qu’on voit l’influence d’un logiciel dans un domaine bien précis 😀

Vieux Geek, épisode 123 : Norton Partition Magic 8, l’ultime version de l’outil de partitionnement facile.

Dès que j’ai commencé à m’intéresser au joyeux monde du logiciel libre, j’ai voulu installer des distributions GNU/Linux, histoire de découvrir ce que donnait cet OS alternatif.

Le gros point noir, c’était la création d’une partition dédiée pour mettre en place un double démarrage avec MS-Windows. Histoire d’avoir un filet de sécurité, car dans les années 1996 à 2000, on était très loin de la maturité actuelle 🙂

L’outil préféré était fips puis fips2 pour prendre en charge des partitions fat et fat32. C’était un outil de redimensionnement normalement inoffensif… Il fallait juste prendre comme précaution de défragmenter le disque dur avant de toucher aux partitions.

Puis, vers 1999-2000, un outil commercial est arrivé pour simplifier la tâche, PowerQuest Partition Magic. Il permettait d’agir en graphique, puis au démarrage suivant du MS-Windows, le partitionnement était effectué.

Je me souviens d’avoir acheté un exemplaire de la version 5 – à moins que ce ne fut la 6 ? – durant l’année 2000.

Le logiciel a été développé jusqu’à sa version 8.0 en 2002 qui permettait de supporter les MS-Windows 95 à XP inclus. Car il faut dire que redimensionner du NTFS, c’était assez chaud à l’époque.

Décembre 2003, Symantec rachète Partition Magic et publie une ultime version, la 8.0.5 en mai 2004.

J’ai donc récupéré un exemplaire de la version 8.0.5 en fouillant sur le grand nain ternet et je l’ai installé dans une machine virtuelle sous MS-Windows XP.

Et oui, on proposait la création de disquette de récupération au cas où ça partirait en cacahuètes 🙁

Mais le mieux, c’est de montrer l’outil en action, non ?

Comme vous avez pu le voir, l’outil était très puissant, mais de nos jours, plus d’une décennie après l’ultime version de Partition Magic, un outil comme Gparted fait aussi bien, sinon mieux pour redimensionner sans perte un disque dur formaté en NTFS.

C’est quand même dommage que Symantec ait ainsi laisser pourrir sur pied un outil aussi pratique… Oui, je suis un brin nostalgique ici !

Vieux Geek, épisode 122 : Connectix Virtual PC 4.0, l’ancêtre des virtualisateurs modernes…

Quand on dit émulation ou virtualisation, un des premiers logiciels qui vient à l’esprit, c’est VirtualBox. D’autres personnes diront VMWare ou encore Qemu pour les plus barbus.

Mais il serait dommage de faire l’impasse sur un des premiers logiciels de cette catégorie du monde PC, j’ai nommé Connectix Virtual PC 4.0. Oui, j’ai bien dit Connectix et non pas Microsoft Virtual PC.

En 2001, Connectix qui s’était déjà fait la main dans le monde Mac décide de proposer une version pour MS-Windows de son logiciel de virtualisation. À l’époque, tout se fait en mode logiciel. Aucune instruction n’est disponible pour virtualiser directement dans les microprocesseurs.

Il faudra attendre 2006 pour qu’Intel avec son jeu d’instructions Intel-VT et AMD avec AMD-V pour que des solutions plus puissantes pointent le bout de leurs octets. En 2001, tout est fait par le logiciel de virtualisation, ce qui implique d’avoir un monstre de guerre pour faire tourner l’OS désiré dans un environnement virtualisé.

Avec mon exemplaire virtualisé de MS-Windows XP, j’ai pu installer une version de Connectix 4.0 pour faire un peu mumuse avec.

Côté OS disponible ? MS-Dos, Windows 3.1/95/98/Millenium/2000 et NT4. Il y a bien une possibilité d’émuler du Linux mais comment dire… C’est de la merde en barre pour l’OS libre ?

J’ai donc voulu vous montrer l’ensemble en action…

Comme vous avez pu le voir, installer un MS-Windows 3.1x, modulo le jonglage avec les images de disquettes, ça a pas trop mal fonctionner… Mais l’émulation linux… Comment dire ? C’était mauvais à pleurer… Même si les distributions d’avant 2001 n’étaient pas des plus faciles à installer, on pouvait quand même y arriver.

Pour la petite histoire, Microsoft a racheté Connectix début 2003. Puis le logiciel est devenu Microsoft Virtual PC. Sa dernière version, du doux nom de Windows Virtual PC 6.1 est sortie en 2011… On peut toujours la télécharger, mais quel intérêt par rapport à l’offre existante actuelle ?

Vieux Geek, épisode 121 : Hocus Pocus, un jeu de plateforme mignon mais très dur…

Quand je suis arrivé sur PC en 1995, c’était via un pavé grisâtre équipé d’un monstrueux Cyrix 486DX2 à 66 Mhz, 4 Mo de mémoire vive et un disque de 400 Mo… Sans carte son ni lecteur optique. J’avais gonflé l’engin en lui rajoutant un kit multimédia. Après avoir configuré tant bien que mal l’ensemble (je ne connaîtrai MS-Windows 95 que début 1996 après avoir gonflé la mémoire vive à 16 Mo), j’ai acheté des tonnes de magazines qui proposaient des CD avec des logiciels et des jeux dessus.

En dehors des classiques versions partagicielles pour Doom ou encore Heretic, j’ai pu découvrir des petits bijoux comme Hocus Pocus.

Sorti en 1994 des studios de Moonlite Software et publié par les rois du shareware Apogee, nous prenons en main la destinée de l’apprenti magicien Hocus envoyé en mission par Terexin, chef du conseil des Magiciens, pour prouver sa valeur…

Il s’en suit 4 épisodes de 9 niveaux à la complexité croissante et dont la règle est simple : trouver la sortie en récoltant toutes les sphères.

Suivant le modèle du shareware qui régnait à l’époque, seul le premier épisode est librement téléchargeable, le reste étant payant.

C’est un jeu tout mignon, les graphismes sont vraiment très bien réalisés, mais les niveaux sont rapidement d’une dureté à vous faire quitter en hurlant tout votre dictionnaire de jurons au passage.

C’est du jeu de plateforme qui suit le principe : « Recommence chaque niveau à chaque fois que ton personnage meurt ».

En effet, on ne peut faire de sauvegardes qu’à chaque fin de niveau. Pour s’en sortir, il n’y a pas d’autres choix que de mémoriser chaque piège…

J’ai installé Dosbox et j’ai décidé de montrer une partie du premier épisode en vidéo.

Comme vous avez pu le voir, le jeu semble tout mignon, limite à destination d’un jeune public, mais une fois que vous avez tenté de passer les 3 ou 4 premiers niveaux vous êtes convaincu du contraire.

Le jeu complet est disponible à l’achat sur GOG si vous voulez vous avoir l’expérience totale. Bonne partie !

Vieux Geek, épisode 120 : Rise of the Triad, la suite frappadingue de Wolfenstein 3D.

J’ai déjà eu l’occasion de parler des FPS un brin secoué du bocal avec le très spécial Redneck Rampage.

Mais ce n’était pas le coup d’essai pour 3DRealms anciennement connu sous le nom d’Apogee. En 1994, un autre FPS complètement sécoué du ciboulot était sorti, Rise of The Triad. À l’origine, ce devait être une suite de Wolfenstein 3D, au point de s’appeller Wolfenstein 3D part 2.

Mais au bout de quelques mois de développement, John Romero contacta Scott Miller que le projet sous ce nom précis était abandonné… Pour éviter de faire de l’ombre à un certain Doom ?

Quoiqu’il en soit, Tom Hall qui était parti un peu auparavant d’id Software, repris le projet et développa un scénario pour conserver les éléments graphiques déjà développés, en plus d’une version améliorée du moteur de Wolfenstein 3D : sols et ciels texturés, possibilité d’avoir plusieurs niveaux, la possibilité de sauter. Bref, un moteur poussé dans ses limites.

Finalement, le jeu ne parlera plus de nazis, mais de lutter comme une secte un brin apocalyptique dans le cadre d’une équipe d’agents nommé HUNT (High-risk United Nations Task-force).

Comme pour les autres jeux de l’époque, Rise of the Triad est sorti sous la forme d’un partagiciel avec un épisode. Cependant, le jeu complet venait avec quatre épisodes complètement différents. J’ai donc lancé une session DosBox pour vous montrer le jeu dans sa « foldinguerie » 🙂

Le code source a été libéré fin 2002, avec des ports sur de nombreuses machines. La version complète peut être achetée sur GOG pour quelques euros. À vous de voir si un FPS complètement déjanté vous parlera 🙂

Vieux Geek, épisode 119 : MS-Windows NT 3.1, la version Microsoftienne d’OS/2 3.0…

J’ai déjà eu l’occasion de parler des versions ancestrales de Microsoft Windows NT, mais jamais de la première de toute, la 3.1 sorti en 1993.

Dans un billet consacré à Microsoft Windows NT 3.51 (écrit en février 2016), je parlais de la parenté encore assez prononcée de cette version de l’OS de Microsoft avec le projet développé en conjoint avec IBM.

J’avais dans un autre billet évoqué l’ultime version commune proposée par Microsoft et IBM, OS/2 1.30 en mai 2017.

Grâce à mes sources habituelles, j’ai réussi à mettre la main sur la version française de Microsoft Windows NT 3.1, sortie en 1993 et qui fut remplacé par NT 3.5 en 1994. L’installation n’a pas été de tout repos. J’ai pu m’en sortir grâce à un guide assez pratique au final.

En effet, pour pouvoir émuler l’ensemble, il faut démarrer sur une disquette comme celle qui permettait de lancer l’installation d’un MS-Windows 95 sur lequel deux fichiers doivent être recopiés pour que tout se lance bien. Créer une partition en fat16, la formater.

Ensuite, récupérer le contenu du répertoire i386 d’un CD d’installation en le copiant sur le disque dur, et lancer la commande magique :

c:\i386\winnt.exe

On a droit à une installation en deux étapes. Une première en mode textuelle.

Et le superbe écran d’accueil !

J’ai pris l’installation personnalisée pour activer un affichage en 800×600 en 16 couleurs.

Ensuite, j’ai choisi la partition en lui demandant – vainement ? – de passer en ntfs.

Une fois les fichiers d’installation copiés, on se retrouve en mode graphique, avec une présentation qui rappelle MS-Windows 3.1.

Les composants à installer, très lourd, spécialement pour l’époque…

L’installation ne s’est pas trop mal déroulée, et j’ai pu ensuite rajouter le service pack 3 pour corriger au maximum cette version. J’ai aussi rajouté le support du son. Il était alors temps de vous montrer l’ensemble en action.

Comme vous avez pu le voir, les relations avec OS/2 sont encore présentes, ne serait-ce que la présence d’un répertoire os2 planqué dans les fichiers installés… C’est vrai que l’interface est celle de MS-Windows 3.1, mais il faut se souvenir que le premier MS-Windows NT à proposer une interface plus conviviale et identique à celle de l’OS pour le grand public, ce sera MS-Windows NT 4.0 en 1996…

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 18 : le port des outils GNU sur une base BSD…

Le monde du libre à ses origines était un monde où le partage était un des mots clés principaux, loin des dérives actuelles où les communautés s’entretuent à grand coups d’anathèmes et de forks.

L’exemple de ce partage ? Le port des outils GNU via des projets comme CygWin et MinGW pour l’OS privateur pour PC qu’est MS-Windows. Sans oublier Fink pour l’OS fruité.

Mais il n’y pas que les ports pour les OS privateurs. Il y a aussi les ports pour des noyaux libre comme celui de Hurd (avec Debian GNU/Hurd) dont j’ai parlé dans l’épisode 8 de cette série de billets.

Cependant, il y a une constante qui se cassent les dents à intervalles réguliers, j’ai nommé les ports d’outils GNU sur une base BSD. Que ce soit avec UbuntuBSD (qui semble bien mal parti n’ayant plus proposé d’images ISO depuis 2016) et dont j’avais parlé en mars 2016.

Quant à PacBSD, même si une ISO est disponible depuis août 2017, son wiki est une purge telle que le wiki d’Archlinux serait une promenade de santé en comparaison.

J’ai donc décidé de me replier sur Debian GNU/kFreeBSD. La dernière image ISO disponible date de l’époque de la Wheezy, alias Debian GNU/Linux 7.x.

Cependant, une autre page concernant la Debian Jessie (alias 8.x) est disponible. Le port a été ôté des versions officiellement supportées en novembre 2014.

Ayant récupéré l’ISO minimale pour une installation de Debian GNU/kFreeBSD, j’ai décidé de montrer l’ensemble en vidéo.

Même si la version de Debian GNU/kFreeBSD date un peu, on a quelque chose de fonctionnel bien que quelques bugs abiment l’expérience utilisateur au final. Mais pourquoi vouloir mélanger deux mondes qui cohabitent mis à part pour faire mumuse ? Je ne vois pas…

Vieux Geek, épisode 118 : Spear of Destiny, mon introduction aux wolf3d-like.

1992. Une petite boite peu connue du nom d’id Software révolutionne les jeux 3D avec Wolfenstein 3D. Tandis qu’elle prépare sa prochaine révolution, un certain Doom, une partie de l’équipe d’id Software se consacre à la préquelle de Wolfenstein 3D, Spear of Destiny.

En janvier 2016, dans l’épisode 5 de la série « Les projets un peu fou du logiciel libre », j’avais parlé d’EcWolf, un port du moteur de Wolfenstein 3D pour les ordinateurs modernes.

Quand je suis arrivé sur PC, en 1995, j’ai découvert les FPS avec l’épisode shareware du premier Doom. Je devrais attendre l’achat d’un CD de Micro-Application pour tomber sur la version partagicielle de Wolfenstein 3D et surtout sur la démo de Spear of Destiny.

Dans ce jeu qui avait 21 niveaux (dont 3 ou 4 secrets), on devait récupérer la Sainte Lance volée par les nazis. La démo proposait deux ou trois niveaux. Évidemment, en 1995, le jeu était daté. Doom était passé par là, mais c’est lui qui m’a fait aimé les Wolf3D-like.

J’ai d’ailleurs parlé d’autres FPS historiques comme Ken’s Labyrinth, Catacomb 3D, sans oublier Blake Stone. Mais le mieux est de montrer le jeu en action, du moins sa version de démo.

Oui, ça piquait les yeux, même en 1995. Mais c’était quand même révolutionnaire trois ans plus tôt. En 1995, Doom 2 et le frappadingue Rise of The Triad étaient déjà sorti… Mais cela sera le sujet d’un autre billet 🙂

Vieux Geek, épisode 117 : Les Powertoys pour MS-Windows 95

Oui, on va retrouver ce révolutionnaire MS-Windows 95. Révolutionnaire, il l’était pour l’époque de sa sortie, du moins pour le monde du PC.

J’avais parlé des multiples révolutions apportées à l’époque dans l’épisode 6 de la série vieux geek en septembre 2012.

Cependant, autant révolutionnaire qu’il fut, il lui manquait des fonctionnalités qui avaient été enlevées, faute de temps pour en finir le débogage… C’est pour cela que des extensions, dénommées « powertoys » (jouets de puissance ?) ont été développés et proposés par les développeurs de Microsoft.

Parmi eux, on trouvait un outil de modification des réglages de l’interface, TweakUI. Il y avait aussi un outil pour permettre d’ouvrir automatiquement une ligne de commande dans un répertoire donné, un outil qui permettait de gérer les fenêtres à la sauce X11.

J’ai donc décidé de vous montrer les powertoys fournis pour MS-Windows 95. Vous verrez, cela modifiait complètement l’ensemble.

Les powertoys ont continué leurs carrières durant plusieurs versions de MS-Windows, l’ultime étant pour le regretté MS-Windows XP, s’enrichissant au fil des années. Donc si vous utilisez sous une distribution GNU/Linux des outils à la Mate-Tweak, vous savez quelle en est la lointaine inspiration 🙂

Vieux Geek, épisode 116 : Dark Forces, la première incursion de Lucas Arts dans le monde des FPS.

J’avais déjà évoqué dans l’épisode 16 de la série « Vieux Geek » les doom-likes qui avaient pullulé dans les années 1994 à 1996.

J’ai abordé par la suite l’immonde « Depth Dwellers » (dans l’épisode 79) ou encore le mythique ancêtre de Duke Nukem 3D, « Ken’s Labyrinth » dans l’épisode 51 de la série vieux geek.

Mais il y en a un qui m’avait marqué par son côté avancé techniquement à l’époque, c’est Dark Forces, premier volet des aventure de Kyle Katarn. Sorti en février 1995, soit près d’un an avant Duke Nukem 3D, il en reprend certains aspect : portes coulissantes, objets en 3D mouvants, la possibilité de s’accroupir et de sauter. Sans oublier des aspects de jeu de rôle qui seront repris dans Hexen en 1996 avec des objectifs à remplir.

N’ayant plus le jeu complet qui était disponible en français – dans mes souvenirs qui remontent à une grosse vingtaine d’années, je me suis repliée sur la version de démonstration. On y joue le role de Kyle Katarn qui doit dérober les plans de l’étoile de la Mort, ce qui situe le jeu juste avant l’épisode IV de la saga…

Mon allié a été DosBox pour la vidéo ci-dessous.

Le jeu est moyennement long, une quinzaine de niveaux, mais sans points de sauvegarde. Si on perd, on recommence depuis le début, avec simplement 3 vies au départ pour finir le jeu. De plus, si vous souffrez de problèmes de vertiges, passez votre chemin. Kyle Katarn n’a pas l’usage de la Force, ce qui rend le jeu un peu plus ardu par moment.

Ce qui m’a fait garder un excellent souvenir du jeu ? Les phases en dessin animé d’une grande qualité. On comprend pourquoi le jeu a eu trois suites, Jedi Knight (alias Dark Force 2), Jedi Knight 2 et Jedi Knight : Jedi Academy. Les trois derniers tournant uniquement sous MS-Windows.

Vieux Geek, épisode 115 : Top Draw, le Corel Draw « du pauvre »…

Au milieu des années 1990, j’arrive dans le monde du PC quand MS-Windows 95 pointe le bout de son nez. Cependant pour des raisons purement techniques, je resterai jusqu’à la mi-1996 sur MS-Windows 3.1. C’est sur cette plateforme que je fais la connaissance d’un outil de dessin vectoriel prévu pour MS-Windows 3.1 et NT développé par une entreprise du Colorado, Top Software.

C’est un logiciel que j’avais découvert via une offre de Micro Application. Un shareware ou partagiciel en bon français. C’est ainsi que j’ai pu passer de longues heures sur la version 3.0 de l’outil de dessin vectoriel, sorti en 1996.

Même s’il ne payait pas de mine, avec un peu d’entrainement on pouvait faire pas mal de chose. Après avoir vraiment galéré, ne trouvant la plupart du temps qu’une version 1.0b un brin dépassée, j’ai fini par mettre la souris sur la version que j’avais utilisé en 1996.

Pour la montrer en vidéo, j’ai décidé de « tricher » un peu avec l’OS que j’utilisais en 1996. Au lieu du plantogène MS-Windows 95, je me suis dirigé vers le plus stable MS-Windows NT 4.0.

Vous avez pu le voir, même si le logiciel ne payait pas de mine, une fois que l’on savait le maîtriser, on pouvait sortir des trucs étonnants. Dommage que sa carrière se soit arrêtée en 1996 et qu’il n’ait jamais réussi à être transposé pour les MS-Windows en 32 bits 🙁

Vieux Geek, épisode 114 : Winace, un compresseur qui en avait dans le ventre…

Quand j’étais utilisateur de MS-Windows, quand j’avais besoin de compresser des fichiers, la plupart du temps, je passais par WinZip, voire WinRar sur la fin de ma période Windowsienne.

Il y a cependant un compresseur qui m’est resté en mémoire et qui s’appelle WinAce. Même si la dernière version de cet outil de compression commercial date de 2008, sa période de gloire remontait plus aux années 1999-2002. Je dois dire que cela fait facilement une dizaine d’années que je n’ai plus vu d’archives avec une extension en .ace…

D’ailleurs, le site en anglais de WinAce ne fonctionne pas. Il faut passer par le site en allemand. Le produit était développé par e-merge GmbH.

Il faut passer un site tiers pour pouvoir télécharger sans encombre le logiciel dans sa dernière version qui a souffert d’avoir été à une époque infesté par un logiciel publicitaire du nom de WhenU. Pour vous montrer le logiciel en action, j’ai donc retrouvé dans mes archives un MS-Windows XP pour coller avec l’époque de gloire de l’archiveur.

Comme vous avez pu le voir, le logiciel écrasait largement Zip en terme de compression. Cependant, son absence de développement depuis 2008 laisse penser qu’il nous a quitté. D’ailleurs, un compresseur libre comme 7-Zip fait aussi bien de nos jours, sinon mieux !