Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 21 : OpenTyrian

En 1995, un shoot’em’up est publié par Epic Megagames, connu sous le nom de Tyrian. C’est un jeu de très bonne facture, proposé sous le modèle classique à l’époque du partagaciel où une partie du jeu était gratuitement disponible, le reste devant être achetée.

Développé par Jason Emery, illustré par Daniel Cook et sonorisé par Alexander Brandon et Andreas Molnar, c’est un shoot’em’up assez nerveux. On est dans un jeu qui mélange l’arcade pure – c’est ce que l’on attend – avec une partie un peu plus stratégique : achat d’armes, de bouclier.

Par chance, le vaisseau piloté par le joueur est fourni avec un générateur qui recharge le bouclier, même si on se retrouve rapidement avec un avertissement sonore qui indique que le vaisseau n’est plus trop protégé et qu’on risque le pire rapidement.

On y trouve les classiques niveaux de difficultés et d’autres qui sont cachés. Mais le plus « marrant », c’est le côté histoire de l’ensemble. En effet, durant la période arcade, on peut récupérer des cubes de données qui permettent de se tenir au courant de l’histoire… Et parfois plus si affinités 🙂

D’abord doté de trois épisodes, puis d’un quatrième, rajouté avec la version 2.0 du jeu, et enfin un cinquième rajouté avec la version dite Tyrian 2000.

En 2004, le jeu devient un graticiel, puis le code source est libéré par Jason Emery en 2007. Qui dit libération du code source dit port sur linux et d’autres OS, et c’est ainsi qu’est né OpenTyrian. Je tiens à remercier Jean-Bernard François qui sur Google Plus m’a fait connaitre ce port.

Résultat des courses ? Outre un port pour MS-Windows, il y a eu Linux, Android, Amiga, Atari Falcon 060, la Dreamcast, la PSP et encore une sacrée tripotée.

J’ai donc fait chauffer mon enregistreur d’écran pour vous montrer Tyrian dans DosBox, puis sa version OpenTyrian.

Vous avez pu le voir, c’est un jeu nerveux et déjà assez dur même au niveau le plus simple. Il y a bien des combinaisons de touches pour tricher, mais cela, je vous laisse chercher pour les trouver, même si j’ai dû en utiliser une pour finir le premier niveau du jeu…

Allez, bon dézingage d’extra-terrestres 🙂

Vieux Geek, épisode 135 : Slap Fight, un de mes premiers shoot’em’up

J’ai eu l’occasion de parler de nombreuses fois de mon premier micro-ordinateur, l’Amstrad CPC. Que ce soit de manière ludique ou plus pratique. Mais c’est en faisant une vidéo sur le jeu défouloir Chromium BSU que des souvenirs me sont revenus en mémoire.

J’étais au lycée à la fin des années 1980, début des années 1990. Les ordinateurs personnels commençaient enfin à s’insérer dans les foyers. Les disquettes – que ce fût pour Amstrad CPC, Atari ou Amiga – circulaient et dessus il y avait des tas de copies illicites de jeu dont la protection n’avaient pas duré très longtemps.

Avec deux camarades de ma classe de seconde, à savoir Cyril et sa petite amie de l’époque, Géraldine, il nous arrivait de nous échanger des disquettes. Sur l’une d’elle se trouvait un jeu qui me fit m’arracher des cheveux par poignée, Slap Fight. Je pense qu’on peut en parler sans danger, cela remonte à près d’une trentaine d’années 🙂

C’était l’adaptation d’un titre par Ocean Software (sous le label Imagine) d’une borne d’arcade développée par Taito. J’ai pu remettre la main sur l’image de la disquette qui m’avait fait enrager durant des soirées entières alors que j’avais 16 ans.

J’ai donc récupéré l’image de la disquette sur CPC-Power et j’ai utilisé Java CPC pour vous montrer l’ensemble.

Si vous voulez avoir un longplay complet du jeu, je vous renvoie à une vidéo d’Amstrad Maniaque qui m’a fait comprendre que la fin était franchement nulle à se vider les intestins.

Bon visionnage et n’oubliez pas : les vieux jeux vidéo, c’est que du bonheur… Parfois 🙂

Vieux Geek, épisode 134 : Family History System, un logiciel de généalogie pour Amstrad CPC.

En 2018, on trouve de nombreux logiciels de généalogie dont la puissance et l’ergonomie sont des merveilles. Dans le monde du logiciel libre, il y a des mastodontes comme Gramps (MS-Windows, Linux et Mac), Ancestris ou encore Heredis dans le monde du logiciel non-libre.

Mais quand j’ai commencé à m’intéresser à la généalogie, je n’avais pour tout ordinateur que mon vieil Amstrad CPC, sans la moindre imprimante. Autant dire que je ne pouvais pas aller très loin.

Dans le n°47 du magazine CPC infos, sorti en 1992, il y avait bien eu un logiciel de généalogie, mais je n’avais pas eu le courage à l’époque de me farcir une dizaine de pages en Basic pour avoir le logiciel complet.

Les années sont passées, puis j’ai pu utiliser des logiciels plus puissants et mieux adaptés. Cependant, l’envie de voir le logiciel « Family History System » en action me titillait toujours. Fin juillet 2018, j’ai récupéré l’archive numérisée du magazine CPC Infos n°47 via le site Abandonware Magazines.

En utilisant une image de disquette contenant le logiciel anti-erreurs proposé par le site CPC-Power, je me suis attelé à cette saisie. Au bout de 4 soirées, j’avais tous les modules et j’ai pu lancer pour la première fois cet utilitaire. J’ai donc créé une base bidon pour faire mumuse avec.

Et finalement, je me suis lancé dans l’enregistrement d’une vidéo pour vous montrer ce bijou de 1992 en action.

Évidemment, c’était très austère à l’époque. Et le listing contenait des erreurs et autres coquilles que j’ai tout fait pour corriger. J’ai même envoyé l’image de disquette au mainteneur de CPC-Power pour que la fiche du logiciel soit complète.

Il n’y a pas à dire, il fallait avoir du courage à l’époque pour gérer sa généalogie 😀

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 20 : l’épopée de Mono, l’implémentation libre de .Net

Nous sommes en 2002. À l’époque, Microsoft propose l’ensemble des outils .Net pour mettre en place une technologie multi-plateforme et faire la nique à Java. Bien qu’à l’origine uniquement développé pour ses OS, des développeurs du libre décident de créer un équivalent pour les distributions GNU/Linux, et Mono pointe le bout de son nez à la mi-2004.

Le projet souffre alors de critiques par rapport aux brevets logiciels de Microsoft sur .Net, mais cela n’empèche pas Novell et Xamarin de pousser à l’adoption du langage. Des outils sont créés à destination du grand public avec plus ou moins de succès.

De mémoire, il y a eu un indexeur et outils de recherches de fichiers, Beagle qui sera remplacé par Tracker. Le projet écrit en C# a vu sa dernière publication en janvier 2009… Un message dans une liste de publication confirma l’abandon un an plus tard.

Autre logiciel abandonné ? F-Spot, un outil de gestion de photo dont la dernière version date de 2010. Sans oublier le lecteur de musique Banshee dont le développement est en suspend depuis mars 2014…

On peut continuer la liste avec Gnome Do dont la dernière version date de novembre 2014… Son dérivé Docky semble être au point mort depuis 2015.

Un seul outil grand public semble survivre, c’est Tomboy, un outil de prise de notes… Du moins en apparence, sa dernière version date de juillet 2017. Une version dite Tomboy-NG est en cours de développement.

Il ne faudrait pas oublier Pinta, un outil de retouche photo à la Photofiltre, même si sa dernière version officielle date de mars 2015.

J’ai donc fait une vidéo pour montrer les quelques outils grand public développés en Mono et voir l’état des lieux en 2018.

Avec le rachat de Xamarin par Microsoft en 2016, on peut se dire que Mono a été tout sauf un succès, et on se demande bien pourquoi au final ! Mis à part Pinta, avec quel logiciel peut-on encore justifier l’existence de Mono ? Si vous avez des idées, je suis preneur !

Vieux Geek, épisode 133 : Gwibber, un client de micro-blogging multi-protocoles.

Si les clients de messagerie multi-protocoles sont assez répandus comme avec Pidgin dans le monde du libre, en ce qui concerne l’équivalent pour les micro-blogging avec des réseaux comme Twitter ou identi.ca, c’est plutôt le désert.

Il y a bien Choqok (qui dépend de bibliothèques liées à KDE), mais entre 2009 et 2012, un client GTK a existé. C’était Gwibber. L’annonce de la mort programmée de Corebird, un client twitter libre codé en gtk qui m’a fait me souvenir de Gwibber. Merci au Gnome Libre pour son billet de mai 2018.

Mais revenons à Gwibber. L’outil plus ou moins bien intégré à Gnome a été proposé par les versions 10.04 à 12.04 comprise. En allant faire un tour sur old-releases.ubuntu.com/ j’ai pu mettre la souris sur l’image ISO de la Ubuntu 10.04.4 alias Lucid Lynx et sur celle de la 12.04.4 alias Precise Pangolin.

J’ai donc installé les deux versions d’Ubuntu LTS pour montrer Gwibber en action.

Comme vous avez pu le voir, l’outil a été rapidement castré en terme de protocoles supportés. Comme je l’ai précisé dans la vidéo, il y a bien eu une forme de successeur sous le nom de Friends mais qui ne semble plus être développé depuis… 2013… Autant dire que les clients de micro-blogging, c’est pas un marché porteur…

Vieux Geek, épisode 132 : Powerslave / Exhumed, un ancêtre oublié de Duke Nukem 3D ?

Pour les personnes ayant connus les premiers FPS, il y a une série de titres au-dessus des autres. En dehors du trio Doom, Doom II et Duke Nukem 3D, le reste ne valait pas tripette.

Il y avait bien eu l’exception Rise of The Triad – évoqué dans l’épisode 120 de cette série de billets – mais rien de vraiment mieux durant cette période qui court de début 1994 à début 1996.

Si Duke Nukem 3D a été révolutionnaire à cause du Build engine développé par Ken Silverman, papa de Ken’s Labyrinth – comme évoqué en janvier 2016 – Duke Nukem 3D n’a pas été le premier à l’utiliser.

Du moins, un jeu connu sous le double nom de Powerslave (États-Unis) ou Exhumed (Europe) et sorti en 1995 par Lobotomy Software a été l’utilisateur d’une préversion du Build Engine… Préversion franchement castrée sur tout au niveau de limitation de l’affichage. Peu ou pas de forme « arrondi », mur uniquement à 90°, bref, pas la joie.

L’histoire du jeu ? On se retrouve à Karnak à la fin du 20e siècle. On doit libérer le site d’envahisseurs, les Kilmaats. Non seulement le jeu est très dur, mais il est d’une laideur effroyable. Sans oublier des niveaux d’une longueur effroyable et l’obligation de passer par des points de sauvegardes 🙁

Que du bonheur comme vous avez pu le constater. Il est normal que ce titre se soit perdu dans la liste presque sans fin des nanars des FPS. Pour tout dire, l’enregistrement de la vidéo m’avait prodigieusement gonflé… On se demande pourquoi, hein ? 😀

Vieux Geek, épisode 131 : Star Writer 1 pour Amstrad, l’ancêtre lointain de StarOffice.

Allemagne, 1985. Une entreprise du nom de Star-Division est fondée. Son but ? Proposer des logiciels bureautiques pour des ordinateurs 8 bits. 14 ans plus tard, elle est rachetée par Sun Microsystems peu après la sortie de StarOffice 5.1.

En juin 2016, je consacrais un billet vieux geek à StarOffice. Pour résumer rapidement, durant une dizaine d’années, Sun continuera de faire vivre la suite via un duo OpenOffice.org et StarOffice. Quand Sun sera racheté par Oracle, le produit pourrira sur pied jusqu’au lancement du projet LibreOffice, dont la première version remonte à début 2011.

Mais si on sait fouiller, on peut tomber sur un ancêtre lointain de LibreOffice Writer, du nom de Star-Writer dont la première version est sorti pour CP/M, un OS porté sur Amstrad CPC.

Via CPC-Power – que je tiens à remercier – j’ai pu mettre la main sur le logiciel entièrement en allemand. Je tiens aussi à remercier CPC-Wiki pour les informations concernant Star-Division.

J’ai donc fait chauffé mon ami JavaCPC pour vous montrer l’ensemble en action.

Comme vous avez pu le voir, le logiciel souffrait de pas mal de limitations et son ergonomie n’était pas extraordinaire… Mais il avait le mérite d’exister. Des outils comme les premiers Microsoft Word n’étaient pas mieux loti au final.

Mais au moins, on voit l’énorme marge de progression en l’espace d’un tiers de siècle, et ça laisse réveur !

Vieux Geek, épisode 130 : l’introduction de la restauration système avec MS-Windows Millenium.

Fin juin 2018, l’une des distributions devenue synonyme de Linux pour le grand public, j’ai nommé LinuxMint a sorti la première série d’images ISO pour sa génération 19.x. Dans l’annonce de distrowatch, on peut lire ceci :

Thanks to Timeshift you can go back in time and restore your computer to the last functional system snapshot. If anything breaks, you can go back to the previous snapshot and it’s as if the problem never happened.

Une traduction rapide donne ceci :

Grâce à Timeshift, vous pouvez remonter dans le temps et restaurer votre ordinateur sur le dernier instantané du système fonctionnel. Si quelque chose se brise, vous pouvez revenir à l’instantané précédent et c’est comme si le problème ne s’était jamais produit.

C’est une grande nouveauté dans le monde des distributions GNU/Linux à destination du public particulier. Mais dans le domaines des OS grand public, c’est une nouveauté plutôt vieille… Son introduction remonte au mois de septembre 2000… Avec la publication de l’ultime MS-Windows basé sur la branche MS-DOS, j’ai nommé le détesté – à tort ou à raison – MS-Windows Millenium Edition alias Me.

En effet, voici qu’on pouvait voir lors du processus d’installation de MS-Windows Me pour les personnes qui ont dû se farcir sa réinstallation à intervalle régulier…

Oui, j’ai réussi tant bien que mal à installer un MS-Windows Millenium dans une machine virtuelle VirtualBox…

J’avais eu la chance en l’an 2000 d’échapper à cette version ayant investi dans une licence du papa de MS-Windows XP, j’ai nommé MS-Windows 2000… Il n’y avait pas la restauration système, mais au moins, il n’y avait pas autant d’écrans bleu de la mort 🙂

Évidemment l’introduction de la restauration système était encore limitée, mais c’était déjà pas mal pour une première version, non ? Cela permet de relativiser les notes de publication après cela 🙂

Vieux Geek, épisode 129 : « Infernal House », le meilleur jeu d’aventure point’n’click de l’Amstrad CPC.

Les jeux d’aventures sur Amstrad CPC à la fin des années 1980 jusqu’en 1993, c’est essentiellement du textuel, du semi-textuel avec des images représentant les différents lieux et beaucoup plus rarement du point’n’click comme sur les Atari, Amiga et autre PCs de l’époque.

Il y a eu quelques ovnis comme le Manoir de Mortevieille, sorti en 1988 ou 1989 chez Lankhor. Toujours chez Lankhor, 1991 verra la sortie d’un point’n’click du nom d' »Infernal House ». Graphiquement et techniquement, c’est une sacrée claque.

On y joue le rôle d’un détective privé qui voir une vieille affaire revenir à l’actualité, suite à la disparition d’une amie proche, Sophie.

L’interface est entièrement graphique, le pointeur étant contrôlé par les touches fléchées et la barre d’espacement. On a une dizaine d’actions disponibles pour résoudre cette énigme dans un temps plutôt limité : 2 h 30 et pas une seconde de plus.

La maison est truffée de pièges et d’énigmes parfois plus tordues les unes que les autres. Mais le plus simple et de montrer l’ensemble en vidéo.

Devant le succès d’Infernal House – plus que mérité d’ailleurs – une seule suite sortira, « Silva – Le temple du Diable ». Lankhor arrêta les frais pour le CPC en 1992, et il faudra attendre 2009 pour que sorte le très beau et pas franchement évident « Orion Prime » pour que l’Amstrad CPC goûte à nouveau aux joies du jeu d’aventure en point’n’click, dont j’avais célébré la publication à l’époque.

Vieux Geek, épisode 128 : la grande époque des listings :)

J’ai déjà eu l’occasion de parler plusieurs fois dans la série « vieux geek » de mes souvenirs de l’époque de l’Amstrad CPC, à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

Que ce fût pour les jeux en overscan (plein écran, un sacré prouesse technique à l’époque), pour l’outil « 3D Construction Kit » ou les créations d’Ere Informatique.

J’avais même rapidement abordé le sujet dans un article de juillet 2009. Près de 9 ans plus tard, j’ai eu envie de revisiter le sujet.

Dans ce vieil article, je montrais quelques exemples uniquement en images car je ne maitrisais pas encore bien la vidéo, et YouTube en 2009…

Grâce à l’excellent CPC-Power, j’ai pu enfin lancé dans des émulateurs des jeux que je n’avais pas eu le courage de saisir à l’époque : Axys (qui était réparti sur 4 ou 5 magazines), Fucki Demo (2 magazines), Soko Bam (en 4 parties)

Sans oublier des monstres comme Alinka ou encore Molecularr paru dans Amstrad 100%.

Heureusement des outils comme Dataload existaient pour saisir les programmes !

Pourquoi n’avais-je pas saisi les listings en question ? Non seulement, il s’était étalé sur plusieurs numéros – en moyenne à 20 francs pièce en 1990 soit l’équivalent de 4,58€ en 2017 – ça faisait cher du jeu. Merci au convertisseur de l’Insee au passage pour les équivalences monétaires.

Autre point technique : il fallait précieusement sauvegarder les programmes déjà enregistré sur des disquettes dont la fiabilité laissait parfois à désirer… Mais se taper des centaines de lignes de datas, c’était rapidement gavant… Le plus simple est de vous montrer tout cela en vidéo…

Oui, les jeux n’étaient souvent pas extraordinaires, mais cela permettait de ne pas avoir à dépenser 149 francs (version cassette) – 34,11€ en 2017 – à 249 francs – 57,01€ en 2017 – (version disquette) pour des réalisations commerciales qui laissaient parfois à désirer 🙁

Du moins quand on se procurait les jeux légalement… Qui à cette époque lointaine ne se promenait pas avec un bon paquet de disquettes et des copies pas franchement licites dessus, hein qui ? 😀

Vieux Geek, épisode 127 : Welltris, le successeur oublié de Tetris

S’il y a un jeu qui existe sur toutes les plateformes – et qui a fait le succès de la première GameBoy de Nintendo – c’est bien Tetris. Développé par Alexei Pajitnov, le principe simple d’assembler des formes composées de quatres carrés et regroupées dans des ensembles bizarres a fait passer ce jeu pour un des plus grands classiques du domaine, à côté du casse-brique, de PacMan ou encore de Space Invaders.

En suivant le principe du « il faut battre le fer tant qu’il est chaud », en 1989-1990 sur PC, Mac Amstrad CPC, Amiga, Atari, C64 et Spectrum est sorti la suite de Tetris, Welltris. Au lieu d’un environnement en 2D, on a droit cette fois à une vue en 3D… On doit jongler avec quatre murs au lieu d’un… Ce qui nécessite d’avoir le compas dans l’oeil et surtout un certain sens de la stratégie.

Publié par Infogrames, ce casse-tête est rapidement gavant… Largement plus que le Tetris original. Le problème vient que si une pièce dépasse du fond du puits, le mur qui l’a aidé à descendre est gelé durant plusieurs tours.

Sans oublier une protection basique basé sur la possession du manuel du jeu… Joie ! Pour l’historique de la lutte contre la copie illicite, je vous renvoie à cette excellente vidéo de 2012 publié par Lazy Games Review.

Mais le plus simple est de montrer une vidéo dans laquelle j’essaye de m’en tirer avec les versions pour Amstrad CPC et Atari ST.

Vous avez pu voir que j’ai galéré à mort avec la protection par manuel ou encore avec l’obligation de jongler avec la troisième dimension, ce qui n’est pas des plus évidents pour un jeu à la Tetris.

Pas étonnant que Welltris n’ai pas eu de suite à ma connaissance…

Vieux Geek, épisode 126 : OpenStep 4.2, l’ancêtre de MacOS-X…

S’il y a des OS mythiques qui ont existé en informatique, l’un d’entre eux vit encore un peu de nos jours, via sa descendance. Il faut remonter en 1985, quand Steve Jobs se fait mettre à la porte de l’entreprise qu’il a fondé 9 ans plus tôt, Apple.

Bien décidé à continuer d’apporter sa vision à l’informatique, il fonde NeXT. Entouré d’une fine équipe d’ingénieurs, il dirige la création d’un ordinateur, le NeXT et de son OS, NeXTStep.

Basé sur BSD et un noyau Mach, NeXTStep propose à partir de 1988 une interface graphique, avec des clins d’oeil au Mac et à son système. Contrairement à l’offre logiciel d’Apple, NeXTStep est dès le départ multi-tâches, multi-utilisateurs et surtout il offre une interface plus ou moins orientée objet qui reste abordable.

Cependant, le prix atrocement élevé du matériel fera que NeXT restera intimiste. Avec le retour de Steve Jobs dans le giron d’Apple, OpenStep verra le jour, et son ultime version, la 4.2 est celle dont je vais vous parler.

Sans un guide d’installation bien détaillé, j’aurais eu du mal à aller jusqu’au bout.

Voici donc quelques captures d’écran de l’installation qui se passe en mode noir et blanc. Ne serait-ce que l’écran de démarrage ou encore celui qui permet de gérer la logithèque disponible.

Outre le fait qu’il y avait le support natif de plusieurs langues, on avait aussi droit à des outils typiques du monde unix comme Emacs 😉

Ah, Emacs !

Dès le premier démarrage, on peut configurer le système aux petits oignons…

J’ai ensuite rajouté l’ultime paquets de correctifs disponibles pour avoir une version enregistrable en vidéo.

Bien entendu, auparavant, j’avais mis une résolution écran plus importante et surtout un affichage en couleur 🙂

Comme je l’ai précisé dans cette vidéo, sans NeXT, le web n’aurait peut-être pas vu le jour… Et encore moins des monstres vidéos ludiques comme Doom et Quake. Il y aura une version 5 de NeXTStep/OpenStep, ce sera Rhapsody qui servira de base à un certain… MacOS-X… Étonnant, non ?

Vieux Geek, épisode 125 : Epic Pinball, le jeu de flipper pour PC des années 1990.

Il y a des classiques dans le monde du jeu vidéo. Outre le cultissime Tetris qui est sûrement le jeu le plus connu, il y a un genre qui a sa place : le flipper.

Même si pour nombre de personnes, 3D Space Cadet a été le plus répandu – étant donné qu’il a été proposé en standard avec MS-Windows depuis le pack Plus! pour MS-Windows 95 jusqu’à MS-Windows XP, les fanatiques de MS-DOS ne jureront que par le classique Epic Pinball.

Sorti en 1993 chez Epic Megagames, c’est un partagiciel surtout connu pour sa table avec un andoïde bleu et jaune. En l’espace de quelques mois, la version complète atteindra 12 tables différentes… Avec autant de passages vicieux, de coups de flips à donner au quart de millisecondes près… Bref, des heures d’amusements et de volonté de partir en rageant car on vient de perdre pour la 35e fois.

Après avoir fait quelques recherches, je suis tombé sur la version complète. Oui, j’aurai pu me limiter à la version partagicielle, et c’est pas bien ! Une version est disponible pour une poignée d’euros sur GOG.

Mais le mieux est de vous montrer ce classique du jeu de flipper pour MS-DOS via DosBox.

Oui, vous l’avez vu, c’est vraiment du pur jeu de réflexe et d’un niveau des plus impressionnants, surtout quand on se souvient que le titre est sorti en 1993-1994… Je vous laisse, j’y retourne !

Vieux Geek, épisode 124 : Winamp 2.x, mon premier lecteur de fichiers mp3…

S’il y a un lecteur de fichiers numériques (alias mp3) mythique, c’est bien Winamp. Développé à partir de 1997 par Nullsoft, c’est à partir de septembre 1998 qu’il acquiert ses lettres de noblesses avec sa version 2.x.

Sans oublier son célèbre slogan : « It really whips the llama’s ass ». Une traduction rapide ? « Il fouette vraiment le cul du lama. »

Comment dire ? C’est devenu un des lecteurs mp3 les plus connus des utilisateurs de MS-Windows 95 et suivant. Bien qu’étant un partagiciel à 10$ (pour usage personnel), je ne connais pas grand monde qui ait la main à la poche à l’époque pour rester dans la légalité…

J’ai eu envie de faire revivre le temps d’une vidéo cet outil ultime.

Comme d’habitude, un logiciel qui devient un peu trop célèbre a tendance à être racheté par une grosse boîte, AOL dans le cas de Winamp. En juin 1999, le rachat est fait. Quelques mois plus tard, il y aura intégration dans Time Warner.

2002 verra arriver la détestée version 3 du logiciel. Par la suite une série de versions 5.x sortiront et AOL annonce en décembre 2013 qu’il mettait fin au projet. Il est vrai que la concurrence d’iTunes entre autres. Mais regardez donc les lecteurs mp3 que l’on trouve de nos jours sur toutes les plateformes… Ils ont tous plus ou moins une interface à la Winamp. C’est ainsi qu’on voit l’influence d’un logiciel dans un domaine bien précis 😀

Vieux Geek, épisode 123 : Norton Partition Magic 8, l’ultime version de l’outil de partitionnement facile.

Dès que j’ai commencé à m’intéresser au joyeux monde du logiciel libre, j’ai voulu installer des distributions GNU/Linux, histoire de découvrir ce que donnait cet OS alternatif.

Le gros point noir, c’était la création d’une partition dédiée pour mettre en place un double démarrage avec MS-Windows. Histoire d’avoir un filet de sécurité, car dans les années 1996 à 2000, on était très loin de la maturité actuelle 🙂

L’outil préféré était fips puis fips2 pour prendre en charge des partitions fat et fat32. C’était un outil de redimensionnement normalement inoffensif… Il fallait juste prendre comme précaution de défragmenter le disque dur avant de toucher aux partitions.

Puis, vers 1999-2000, un outil commercial est arrivé pour simplifier la tâche, PowerQuest Partition Magic. Il permettait d’agir en graphique, puis au démarrage suivant du MS-Windows, le partitionnement était effectué.

Je me souviens d’avoir acheté un exemplaire de la version 5 – à moins que ce ne fut la 6 ? – durant l’année 2000.

Le logiciel a été développé jusqu’à sa version 8.0 en 2002 qui permettait de supporter les MS-Windows 95 à XP inclus. Car il faut dire que redimensionner du NTFS, c’était assez chaud à l’époque.

Décembre 2003, Symantec rachète Partition Magic et publie une ultime version, la 8.0.5 en mai 2004.

J’ai donc récupéré un exemplaire de la version 8.0.5 en fouillant sur le grand nain ternet et je l’ai installé dans une machine virtuelle sous MS-Windows XP.

Et oui, on proposait la création de disquette de récupération au cas où ça partirait en cacahuètes 🙁

Mais le mieux, c’est de montrer l’outil en action, non ?

Comme vous avez pu le voir, l’outil était très puissant, mais de nos jours, plus d’une décennie après l’ultime version de Partition Magic, un outil comme Gparted fait aussi bien, sinon mieux pour redimensionner sans perte un disque dur formaté en NTFS.

C’est quand même dommage que Symantec ait ainsi laisser pourrir sur pied un outil aussi pratique… Oui, je suis un brin nostalgique ici !