Révision du guide d’installation pour Archlinux d’octobre 2018 : merci Plasma 5.14.0…

Décidément, la tradition des mises à jour des guides vers le milieu du mois de publication continue.

Cette fois, la mise à jour est due à l’arrivée de Plasma 5.14.0. J’avais fait une vidéo rapide pour présenter cette version de Plasma le 10 octobre 2018.

Donc la révision du guide d’octobre 2018 est principalement modifié pour cette arrivée. C’est la seule grosse nouveauté au passage.

Comme d’habitude, mes guides sur github et framagit sont à jour. Il ne restait plus que la version « hors ligne ». C’est donc fait en cliquant sur ce lien qui contient le trio version odt, mobi et epub.

Bonne lecture 🙂

Bilan d’étape de mes prédictions pour 2018.

Le 20 décembre 2017, je m’amusais à faire des prédictions pour l’année 2018. Étant donné qu’on est arrivé fin septembre, j’ai voulu faire un petit bilan d’étape avant le bilan final aux alentours de Noël 2018.

Sur le premier point évoqué – à savoir la popularisation du bureau linux – on est plus dans le running gag qu’autre chose. Donc passons.

Je voudrais revenir sur ce point précis pour analyser la situation en septembre 2018.

Pour les distributions GNU/Linux, certaines seront pour 2018 un long calvaire. Dans cette liste non exhaustive je mettrais par ordre alphabétique : Artix Linux, Devuan, Frugalware Linux, Mageia, OpenMandriva ou encore NuTyX et Trisquel.

Artix Linux ? Aucune image ISO d’installation complète n’est disponible depuis janvier 2018. Il y a bien une base avec Runit, mais je ne sais pas où en est l’utilisabilité de cette version.

Devuan ? La version 2.0 est sortie avec un an de décalage, début juin 2018, sur son équivalent Debianesque.

Frugalware Linux ? Aucune nouvelle image ISO disponible au téléchargement depuis la sortie de la version 2.1 en septembre 2016

Mageia ? La version 6.1 semble enfin vouloir pointer le bout de ses octets, dixit une vidéo d’Adrien D alias Linuxtricks sortie le 15 septembre 2018. Quant à Mageia 7 ? C’est le silence radio chez Mageia.

OpenMandriva ? même si la version 3.03 est sorti en novembre 2017, une version 4.0 alpha un peu précoce a été annoncée par Phoronix. Donc de l’espoir pour la finde l’année ?

NuTyX ? Le projet semble bien vivace, la dernière version en date étant une 10.3 sortie fin juillet 2018.

Trisquel ? Le projet d’Ubuntu libérée au sens FSF du terme a fini par sortir sa version 8 (une base 16.04 LTS), mais une poignée de jours avant la sortie de la version 18.04 LTS de la distribution de Canonical…

Bref, un bilan assez mitigé pour le moment avec seulement deux distributions sur les septs qui semblent être en assez bonne santé en septembre 2018.

Pour Manjaro, l’année a été assez calme pour le moment… Pourvu que ça dure.

Pour Xfce, toujours rien à l’horizon pour la version 4.14… Même s’il y a du progrès enregistré, dixit le blog de Xfce.

Sur le plan des paquets universels, il y a eu en mai 2018 la première preuve de leur relative dangerosité avec des snaps – paquets universels à la sauce Ubuntu – qui dissimulait un mineur de bitcoin dans leurs entrailles

L’utilisation abusive du fork… Comment dire, j’en suis à combien d’épisodes pour ma série sur les DGFLI au 24 septembre 2018 ? Juste 28…. Enregistré en 2018 ? Juste les épisodes 19 à 28 🙂

Dernier point, les parts de marché du panda roux sur les ordinateurs fixes et portables :

Pour NetmarketShare ? 10,79% en septembre 2018.

Pour Statcounter ? 10,97%

Apparemment, le panda roux a repris un peu de force, mais c’est catastrophique si on rajoute les tablettes et smartphones, où on arrive dans les 5% à 6%…

Un article un peu long, mais comme je n’avais pas fait de bilan intermédiaire, c’est normal. Rendez-vous aux alentours de noël pour le bilan final des prédictions 2018 et celle de 2019 😀

De la constipation mentale actuelle…

Je dois dire que depuis pas mal de temps, je constate une forme de constipation mentale. Comme si les idées ne pouvaient plus être débattues sereinement.

Comme si la moindre remarque était prise comme une agression. Comme si la moindre critique devenait automatiquement un casus belli et une obligation de traiter plus bas que terre la personne qui ose ouvrir sa grande bouche.

Comme j’ai tendance à ouvrir mon clapet et dire ce que je pense sans trop de pincettes, je suis souvent attaqué par des personnes qui – quand je leur réponds de manière posée mais franche et directe – me qualifie d’agressif, d’acariâtre voire me compare à un déchet. Drôle de conception de la discussion.

Des personnes pour qui j’ai un seul défaut : être qui je suis et oser dire ce que je dis de manière un peu trop franche. Ce qui est un mal absolu de nos jours, il faut l’avouer.

On ne peut plus faire d’ironie. Sur des commentaires sur une vidéo youtube, j’ai osé poser la question suivante à un commentaire.

L’éthique compte-t-elle plus que l’attractivité ou l’ergonomie ? Vous avez quatre heures et deux copies double pour répondre :D

Autant dire que la réponse de la personne en face fût de me dire que j’étais acariâtre et méprisant… L’éthique, c’est bien. Avoir des outils ergonomiques, c’est quand même mieux. Enfin, je dis cela, mais je dis rien.

Après une longue et inutile pseudo-discussion sur le twitter du libre, j’ai fini par poster ce message complètement bourrée d’ironie avec une superbe faute de grammaire…

Et oui, l’autre expression de cette constipation mentale, c’est la politisation de tout et n’importe quoi. Manger ? Un acte politique. Baiser ? Un acte politique.

Des exemples ? Il suffit de voir les casseurs qui se prétendent vegan et qui ont cassaillé des vitrines et répandu du faux sang devant des boucheries. On n’est jamais mieux trahi que par les « siens » après tout.

Pour la partie sexuelle, est-il besoin de préciser ? Sinon, à quand la politisation de l’éructation ? Du dégazage ? De la manière dont on urine ou on défèque ?

Je finirai avec un point culture, en reprenant une phrase du personnage de Futurama Hubert Fornsworth : « Je ne veux plus vivre sur cette planète »

Il faudrait rajouter : de constipés mentaux chroniques !

Faisons quelques mathématiques rigolotes avec le noyau linux :)

Au moment où je rédige cet article, le 4 juin 2018, Linus Torvalds a officialisé la sortie du noyau Linux 4.17.

Il y a un passage très marrant dans l’annonce :

No, I didn’t call it 5.0, even though all the git object count numerology was in place for that. It will happen in the not _too_ distant future, and I’m told all the release scripts on kernel.org are ready for it, but I didn’t feel there was any real reason for it. I suspect that around 4.20 – which is I run out of fingers and toes to keep track of minor releases, and thus start getting mightily confused – I’ll switch over. That was what happened for 4.0, after all.

Une traduction ?

Non, je ne l’ai pas appelé 5.0, même si tous les objets git numérotés étaient en place pour ça. Cela arrivera dans un avenir pas trop lointain, et on m’a dit que tous les scripts de version sur kernel.org sont prêts, mais je n’ai pas senti qu’il y avait une vraie raison à cela. Je soupçonne qu’aux environs du 4.20 – ce qui veut dire que je suis à court de doigts et d’orteils pour garder une trace des versions mineures, et que cela commence ainsi à devenir vraiment confus – je vais basculer. C’est ce qui est arrivé pour 4.0, après tout.

C’est vrai. Faisons un petit peu d’histoire informatique linuxienne. Le noyau Linux 3.0 est sorti après le 2.6.39. C’était en juillet 2011, dixit cet article sur linuxfr.org.

Le cycle de développement est le suivant, à compter du jour du publication.

  1. 2 semaines pour rajouter les nouvelles fonctionnalités, qui donnent la RC1.
  2. 6 à 7 semaines de stabilisation, ce qui nous fait arriver à une RC7 voire un RC8 si nécessaire.
  3. 1 semaine de confirmation pour avoir le noyau suivant en x.y.0

Donc une moyenne de 9 à 10 semaines, ce qui fait 5 révisions mineures du noyau par an.

Linus ayant pris l’habitude de s’arrêter à la 20e révision d’un noyau, la x.19.0, on peut calculer rapidement la date de sortie du noyau linux 4.0. Si on compte 9 semaines, cela fait 180 semaines, soit 45 mois, soit 3 ans et 9 mois.

Juillet 2011 + 3 ans et 9 mois ? Cela nous donne avril 2015… Et en effet, en avril 2015, le noyau linux 4.0 pointa le bout de son nez.

Donc, si on prend la même durée, à savoir les 45 mois en partant d’avril 2015, ça nous donne quoi ? Janvier 2019 ?

Sachant que le noyau 4.17 est sorti début juin 2018, ça nous donne vers la mi-août 2018 pour le noyau 4.18. Le noyau 4.19 ? Courant octobre 2018 ? Ce qui pourrait justifier une sortie du noyau linux 5.0 pour fin décembre 2018, début janvier 2019…

On verra bien, mais j’apprécierai comme cadeau de noël un noyau linux 5.0. Pas vous ? 🙂

C’est officiel, je suis enfin devenu un vieux con… Youpi !

Certaines personnes diront que ce n’est pas une nouvelle, et je dois dire que je ne prendrai pas la mouche si cela était affirmé.

Je m’adresse à mes lectrices et mes lecteurs – je préfère éviter la novlangue qu’est l’écriture inclusive – dont l’année de naissance est située entre 1969 et 1978, au moment où je rédige ce billet en mai 2018 . Oui, je parle des personnes dont l’âge s’écrit en deux chiffres, le premier étant un 4.

Replongez-vous dans les années 1989-1998. Quand vous avez atteint l’âge tant rêvé de 20 ans. Vous n’étiez pas des jeunes cons ou de jeunes connes, remplis d’idéaux que la vie a fait disparaître ?

N’avez-vous pas été obligé de déchanter et de « mettre de l’eau dans votre vin » pour pouvoir avancer un tant soit peu ?

C’est suite à un énième viol dénoncé par un mouvement féministe plus proche de la misandrie que de la défense des femmes que je me suis aperçu que j’étais devenu aux yeux de la génération née dans les années 1990 comme un vieux con.

Je vous laisse découvrir le fil. Je dois vous dire que quand je lis de tels propos, je pense que certaines femmes sont des publicités vivantes pour la vasectomie tant leurs propos sont haineux.

On pourrait dire qu’en contrepartie certains connards, euh désolé, je voulais dire masculinistes ne valent pas mieux et sont une publicité vivante pour l’hystérectomie. D’ailleurs, les féministes extrémistes ont besoin des masculinistes pour vivre et inversement.

Mais désolé, je m’emporte. Il ne faut surtout pas faire remarquer à la jeune génération que leur vécu est proche de zéro par rapport à la génération de leurs parents, génération dont je fais partie par l’âge, bien que n’ayant aucune descendance à cause des aléas de la vie.

Oui, je suis devenu un vieux con. Je deviendrai un vieil emmerdeur d’ici une vingtaine d’années, et j’en suis fier. Je m’en délecte. Je dois dire qu’en lisant de tels propos, il y a de quoi devenir misanthrope.

Je sais que j’aurai ma vengeance, quand dans une vingtaine d’années la jeune génération actuelle se fera chier dessus par leur progéniture. Tout vient à point à qui sait attendre.

Allez, trêve de bavardages, le vieux con que je suis va se remettre la musique qui a bercé son enfance et qui ne se résume pas à de la techno diarrhéique – tiens un pléonasme ? – poussée à fond la caisse.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Qui précède l’une des plus grandes crétineries jamais inventée, le changement d’heure.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Ce sera un spécial BD cette semaine.

Bon week-end 🙂

Vieux Geek, épisode 113 : MS-Windows 7 Starter Edition, l’ancêtre de MS-Windows 10 S…

C’est parfois étrange la vie. Il suffit qu’on lise un article sur ZDNet consacré à la version de MS-Windows 10 censée combattre les Chromebooks de Google pour que des souvenirs vous reviennent en mémoire.

En effet, pour les personnes qui ont connu la fin des années 2000, un OS de Microsoft est plébiscité : MS-Windows 7 qui prit le relais du pas franchement réussi MS-Windows Vista que l’on surnommait parfois Tourista.

MS-Windows 7 existait en 6 versions. La capture d’écran ci-dessous en fait la liste.

La version dite Starter était prévue à l’origine pour les netbooks qui clonaient ad nauseam le eeePC d’Asus. C’était donc une version destinée à des machines peu puissantes. Les limitations étaient spécialement d’ordre graphique : pas d’effets de transparence, impossibilité de changer le fond d’écran. Autant dire que si l’on aimait pas le logo monocolore en fond d’écran, on n’était pas dans la mouise.

Il y avait toujours l’option de monter en puissance contre paiement. Si vous n’avez pas acheté de netbooks à l’époque, il y a de fortes chances pour que vous ayez échappé à cette chose. J’ai donc enregistré une courte vidéo pour vous montrer rapidement la version castrée, je voulais dire la Starter et la version home premium, la plus répandue dans les machines du commerce jusqu’à la sortie de l’infâme MS-Windows 8 en 2012.

Comme vous avez pu le voir, il n’y avait pas photo en terme de conforts d’utilisation. Même si j’ai eu droit à un plantage – sûrement lié à la virtualisation – le confort d’utilisation de la version « complète » était sans comparaison.

On peut se dire que Microsoft n’avait pas vraiment retenu la leçon… Du moins, il l’a retenu partiellement avec MS-Windows 10 S, en castrant l’installation des logiciels au lieu de castrer l’interface graphique !

De l’archaisme des supports de données… :)

Il y a un commentaire sur mon article concernant mes mésaventures informatiques qui m’a fait bondir puis réfléchir… Celui de considérer que les supports optiques et les périphériques de gestion (en lecture et en écriture) des dits supports sont archaïques.

Le graveur me semble superflue dans ta config, tu en as vraiment l’utilité ? C’est un support archaïque…

Merci à la personne qui a posté le commentaire et qui m’a donné l’envie d’écrire ce court billet à vocation humoristique.

Déjà, il faudrait connaître mon utilisation hors vidéo et blog de mon matériel informatique. Si j’ai mis le dit périphérique dans ma configuration idéale, c’est que j’en ai l’utilité, au moins une fois tous les quinze jours pour ne pas dire plus souvent en période chargée.

Il est vrai que les utilisateurs et des utilisatrices ayant vu le jour dans les années 2000 n’ont connu que les supports dématérialisés. Au mieux, ces personnes ont connu les DVD et les Bluray, mais avoir de la musique sur support physique, c’est anachronique.

C’est bien beau de tout numériser, mais en cas de panne d’électricité, on n’est pas dans la mouise… L’informatique que l’on présente comme moderne est franchement archaïque dans de nombreux domaines. En quoi avoir des périphériques qui reproduisent sur l’un des plus anciens support du monde le contenu d’un écran ? C’est vrai, ça sert à quoi une imprimante ?

Sans oublier une autre question cruciale : pourquoi utiliser encore des claviers pour entrer du texte au lieu d’utiliser la voix ? Pourquoi n’a-t-on pas uniquement des écrans tactiles au lieu d’avoir simplement des écrans qui ne font qu’afficher les informations entrées et traitées par un microprocesseur qui est bête comme ses pieds. Ce dernier ne connait que deux valeurs au plus profond de ses tripes : soit 0, soit 1.

Tout cela pour dire que l’archaïsme est une notion très relative. Oui, un petit billet humoristique, ça fait jamais de mal pour commencer la semaine, non ?

Vieux Geek, épisode 111 : LameDuke, un cadeau d’anniversaire assez spécial…

Dans l’épisode 110 de la série « vieux geek », j’évoquais la version dite prerelease de Quake 1. Cela m’a fait me souvenir d’un cadeau d’anniversaire assez spécial… Il faut se plonger en janvier 1997 pour trouver une publication un peu bizarre.

Le 29 janvier 1997, il y a un peu plus de 21 ans, 3D Realms fit un cadeau un peu étrange pour les fans de Duke Nukem 3D qui avait été publié un an plus tôt. Une version bêta de décembre 1994, renommé pour l’occasion LameDuke.

On peut encore trouver la page de l’annonce sur le site de 3D Realms.

C’est une version qui montre à quel point le produit a été retravaillé sur sa dernière année de conception.

On peut facilement trouver l’archive, mais attention. Sans dos4gw.exe, la bêta refusera de se lancer dans DosBox… C’était quoi dos4gw ? Un outil qui prenait en charge toute la mémoire vive sans avoir besoin de se prendre la tête avec le découpage de la mémoire sous MS-DOS… D’ailleurs, de nombreux jeux des années 1990 utilisait ce logiciel pour pouvoir accéder à la mémoire vive disponible sans se prendre la tête : Doom et sa famille, le premier Quake, Descent 1 et 2, Duke Nukem 3D, les deux premiers Warcraft et la liste serait encore longue.

J’ai donc lancé DosBox et j’ai enregistré un aperçu de LameDuke.

Comme je l’ai précisé dans la vidéo, la musique n’est autre qu’une de celles employée par Rise Of The Triad… Il fallait bien tester le code pour gérer la musique, non ? 🙂

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Voici donc le premier billet de 2018 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Rien cette semaine. J’ai été en vadrouille durant quelques jours, et je n’ai pas eu le temps de me plonger dans les productions culturelles récemment 🙁

Bon week-end et n’abusez pas de galettes à la frangipane 🙂

Cédons à la tradition : le billet bilan de 2017 du blog :)

Il faut savoir respecter les traditions. Chaque ultime billet d’une année est celui où l’on se doit de faire un bilan.

En décembre 2016, en utilisant l’outil de statistiques de WordPress – qui ne fonctionne plus à cause de certaines limitations de mon hébergeur historique – je tournais dans le demi-million de pages vues avec une bonne moitié de robots de moteurs de recherches.

Un an plus tard, j’ai dû utiliser l’outil de statistique de l’hébergeur, donc les chiffres sont à prendre avec des pincettes, surtout que les données du mois de décembre ont été bloquées au… 6 décembre !

Selon les statistiques fournies, mon blog connait dans les 8000 visites quotidiennes… Énorme ! Soit entre le 1er janvier et le 6 décembre quelque 2,78 millions de visites sur l’année… Une multiplication par 4 par rapport à l’année dernière ? C’est un brin excessif, donc je ne m’attarderai pas dessus. Tout ce que je peux dire, c’est que mon blog est visité. Malgré tout, je ne me considère pas un blogueur influent, loin de là !

Ce que je retiendrai de l’année 2017 ? Une année de tension intense. Au point d’avoir la volonté de mettre la clé sous la porte en février 2017… Une crise qui en dit long sur l’ambiance pourrie du monde du libre qui règne actuellement.

Inutile de revenir sur les événements en question. En tout cas, une chose est sûre, je pense que dans les mois qui viennent, entre les annonces catastrophiques sur le plan de la sécurité comme des extrapolations sur l’Intel ME (la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions) ou encore les intégrateurs qui poussent certaines fonctionnalités comme l’Intel SPI qui font que Canonical retire temporairement la dernière version de son Ubuntu, et je pense que l’on fera une overdose de popcorn devant la propagation de FUD dans le seul but de vendre des solutions de sécurité.

D’ailleurs, il faut être réaliste : la seule vraie sécurité en informatique est de couper l’alimentation électrique et réseau d’un ordinateur, le mettre dans un coffre-fort, coulé dans un cube de béton de cinq mètres d’arête, le tout balancé au fin fond de la fosse des Mariannes.

Oui, c’est une exagération volontaire. Protégez sa vie privée, c’est normal. Mais en dehors du chiffrement d’un portable qui doit voyager ou du chiffrement de votre messagerie, quel intérêt de pousser plus loin la recherche de la sécurité ?

La sécurité ultime n’existe pas. Toute technologie de chiffrement sera un jour ou l’autre cassée, même si dans le cas du protocole SHA1, il a fallu un équipement qui n’est pas donné à tout le monde : juste 6500 CPU et 110 GPU durant un an pour arriver à produire deux documents PDF différents avec la même somme de contrôle SHA1… Une paille, non ? 🙂

Il ne faut pas tomber dans le travers du « rien à cacher » : simplement rester raisonnable, et trouver le bon équilibre entre sécurité et utilisabilité. Mais n’étant pas expert en sécurité et ne prétendant pas l’être, ce n’est qu’une simple réflexion d’un internaute qui a connu les connexions en 33,6 Kbps/s et qui essaye de faire fonctionner ce qui lui sert de masse cérébrale 🙂

Pour finir cet article, j’ai eu du mal à choisir une vidéo. J’ai pris donc un titre du très bon deuxième album d’Alwaid « The Machine and The Beast », nommé « Amphisbaena ».

Mes prédictions pour 2018… Chauffe ma boule de cristal libre, chauffe !

J’avais promis lors du billet rédigé comme bilan des prédictions pour 2017 que je m’y attaquerai à l’année 2018 à l’approche de Noël, voici donc ce que j’ai pu voir dans ma boule de cristal 🙂

Malgré la montée en puissance du monde linux bureautique, 2018 ne sera pas l’année du bureau linuxien. Tout comme ne l’a pas été 2017, ni 2016, ni 2015, ni… Et on pourrait remonter facilement à 2007-2008. C’est un peu un « running gag », comme celui de dire que GNU/Hurd 1.0 sortira l’année suivante.

Pour les distributions GNU/Linux, certaines seront pour 2018 un long calvaire. Dans cette liste non exhaustive je mettrais par ordre alphabétique : Artix Linux, Devuan, Frugalware Linux, Mageia, OpenMandriva ou encore NuTyX et Trisquel.

Entre celles n’ayant rien sorti en 2017 ou ont peiné à sortir une version majeure, celles qui utilisent une base qui repart à zéro tous les 12 à 18 mois, et celles qui souffrent d’une équipe si petite que le projet avance à la vitesse d’une tortue rhumatisante, je pense que dans cette liste non-exhaustive, il pourrait y avoir de la casse et certaines ne voyant pas Noël 2018.

Toujours dans le monde des distributions GNU/Linux, je citerai Manjaro qui a fait un mauvais choix stratégique avec Manjaro SX et son PC portable à 999£ (soit 1129,86€ au 20 décembre 2017) en premier prix.

Je pense que ce sera une année cruciale pour la fille d’Archlinux. Si elle fait la moindre connerie, elle la paiera cash. Vu sa popularité actuelle, le moindre faux pas pourrait lui faire très très mal.

Passons au monde des navigateurs internet. Je pense que 2018 sera l’année qui verra la fin du projet Mozilla Firefox. Avec les bonnes âmes – prêtes à cracher leur venin et à prononcer des excommunications – et des maladresses comme celle de l’extension liée à MrRobot, si le navigateur internet qui a relancé la concurrence dans son domaine dépasse les 5% de parts de marché, ce sera très bien pour lui.

Dans le domaine bureautique, je pense que si courant 2018, Xfce 4.14 ne sort pas ou si une date prévisionnelle n’est pas annoncée, cela sera mauvais pour cet excellent environnement. On peut voir sur le blog de Xfce que le travail sur cette nouvelle avance, mais ne serait-ce qu’une version 4.13.x permettant d’avoir un aperçu technique, pourquoi pas ?

Quoiqu’avec une sortie majeure tous les 3 ans, Xfce reste dans les clous, non ? 🙂

Sur le plan des paquets universels, je ne pense pas que leur adoption progresse énormément en 2018, surtout avec un duo/duel comme avec Flatpak (projet développé pour être multiplateforme) et Snap (projet centré sur Ubuntu au départ).

À moins qu’un troisième larron arrive et dise aux deux larrons de fermer leur grande gueule ?

Sur le plan de l’utilisation abusive du noble principe du fork, 2018 va nous offrir quelques pépites… Je pense que ce sera même une année assez fournie dans le domaine.

Sur le plan des sorties, je pense que l’on verra Haiku R1 bêta 1 sortir enfin (mais vu ce qu’il reste de logiciels BeOS…), et soyons fou, peut-être la version 0.5 de ReactOS 🙂

Premier bilan intermédiaire pour mars 2018, si le blog est encore actif, bien entendu 🙂

Vieux Geek, épisode 106 : Xbill, un jeu vidéo à l’humour geek :)

Il est bien connu qu’avant l’arrivée de Steam, il était presque impossible de jouer sous les distributions GNu/Linux… Il est vrai qu’il n’y avait pas eu de ports pour Doom, Quake à Quake 3 Arena (portés par id software), et qu’avec Wine rien ne fonctionnait vraiment 🙂

En dehors de cette pointe d’humour, il y a eu quelques jeux assez basiques qui ont toujours existé sur les distributions GNU/Linux. Certains, comme XBill la jouait carrément humour acide.

XBill est basé sur un principe simple : vous êtes un administrateur système et vous devez empêcher que Billou (Williams Gates) ne vérole vos machines en y installant MS-Windows dessus. Vous avez l’option de l’écraser comme une mouche, et en cas de contamination via un réseau, un seau d’eau vous permet d’arrêter l’infection.

Si au premier niveau, les ordinateurs sont indépendants les uns des autres, à partir du deuxième ou troisième niveau, ils sont interconnectés… Si un ordinateur en réseau avec un autre est contaminé, c’est la réaction en chaine.

Principalement développé entre 1994 et 2002, le jeu est un bon passe temps pour se décontracter durant 5 ou 10 minutes. Mais rien de mieux que de montrer le jeu en action 🙂

Comme vous avez pu le voir, une version complémentaire et à l’humour tout autant absurde, XLennart où Bill Gates est remplacé par Lennart Poettering a été développé vers 2015-2016 pour se moquer gentiment des guerres intestines sur les systèmes d’init…

Oui, les graphismes sont moches, mais c’est hautement addictif… Et tellement bon pour se détendre les nerfs 😀

Vieux Geek, épisode 99 : Mozilla Thunderbird 0.1, quand l’austérité graphique n’était pas un problème :)

Je suis un vieil internaute qui apprécie le confort d’un client courrier lourd sur ses ordinateurs. Par client lourd, je parle d’un logiciel dédié pour avoir une copie de son courrier électronique chez soi. Si vous avez connu le début des années 2000, le client courrier le plus utilisé était une horreur du nom d’Outlook Express… Ce qui pourrait être un sujet intéressant pour un autre billet de la série « Vieux Geek », tiens 🙂

Mais revenons-en à celui qui est devenu au fil des années, le mal aimé Mozilla Thunderbird. Celui-ci est né en 2003, en suivant la volonté d’alléger l’usine à gaz qu’était la suite Mozilla. Donc, reprendre l’idée de ce qui avait donné naissance au projet Mozilla Firefox qui s’appellait en 2003 Phoenix, puis Firebird.

Sorti fin juillet 2003, les notes de publication de la version 0.1 sont intéressantes. En effet, c’était la première étape pour commencer à alléger le code. Basé sur le code de la suite Mozilla 1.5, il proposait un thème qui s’appellait Qute.

Cependant, on pouvait lire ceci dans les notes de publications :

The default theme is not complete yet. We have only added new toolbar icons for the mail 3-pane and the mail compose window. We are still using a lot of Mozilla classic theme icons. We do not have icons for the Options dialog yet either. Arvid is working on the artwork and you will continue to see it improve going forward.

Ce qu’on peut traduire par :

Le thème par défaut n’est pas encore terminé. Nous avons seulement ajouté de nouvelles icônes de barre d’outils pour courrier le triple volet et la fenêtre de rédaction de mail. Nous utilisons encore beaucoup d’icônes de thème classiques de Mozilla. Nous ne disposons pas encore d’icônes pour la boîte de dialogue Options. Arvid travaille sur la charte graphique et vous continuerez à la voir s’améliorer dans l’avenir.

J’ai pu retrouver l’archive pour MS-Windows de la première préversion de Mozilla Thunderbird… Elle était énormément lourde… 8 Mo !

J’ai donc remis la main sur mon image ISO de MS-Windows XP pour présenter cette version sous son meilleur jour. Si on peut le dire ainsi, surtout avec l’esthétique des années 2000-2005 😉

Comme vous avez pu le voir, cette première préversion était vraiment très austère, mais je me souviens d’avoir récupéré du courrier électronique avec… Et 14 ans plus tard, j’utilise toujours Mozilla Thunderbird… Pour combien de temps ? Seul l’avenir le dira 🙂

« La Sagesse pour appât » de Mickaël Paitel : sagesse ne rime pas avec vieillesse !

Ce roman de Mickaël Paitel est le troisième que je lis. J’avais commencé avec « Une retraite sous de mauvais auspices », dont j’ai parlé en mai 2016. J’avais ensuite lu « L’amour ne s’attrape pas au lasso » que j’avais bien aimé.

J’ai acheté récemment le dernier roman en date de Mickaël Paitel, sorti le 23 mai 2017.

On dit souvent que la sagesse vient avec l’âge… Ce roman fait mentir l’adage populaire en beauté.

Nous suivons les aventures de Serge, caviste et sommelier qui dans le premier chapitre vit son dernier jour de vie active. Inconsolable veuf, la retraite lui pèse un brin sur le système nerveux.

Mickaël Paitel nous fait le portrait d’un retraité qui tient plus de la tête à claque qu’autre chose. Combien de fois aurait-on envie de se pointer et de lui dire : « mais tu vas te bouger le… cul, oui ? » Ou encore de lui mettre trois claques pour qu’il se motive un brin ? 🙂

Le roman se lit bien, et la fin vous surprendra sûrement… Bref, un petit roman qui se laisse lire. Que du plaisir, surtout avec les blagues un peu vaseuses de l’ami de Serge, Albert. Même si pour certaines, j’ai été un peu lent à la détente pour les comprendre 😀