Bilan final des prédictions pour 2017… Ma boule de cristal était-elle cassée ?

Peu après noël 2016, je cédais aux prédictions pour 2017. Voici donc le billet bilan des prédictions.

Premier point, les distributions pour qui 2017 serait une année tendue.

La Mageia Linux. Sa version 6.0 est sortie finalement mi-juillet 2017 après une saga qui m’a fait comprendre que l’on ne pouvait en parler qu’en bien sous peine de se prendre une volée de bois vert de la part de ses zélotes.

Sa soeur ennemi, la OpenMandriva a sorti fin novembre 2017 la troisième révision mineure de sa version 3.0. Une sortie au forceps faut-il le dire.

Pour la Trisquel GNU/Linux 8.0, elle pointe toujours aux abonnés absents. Je veux bien que la 7.0 soit basée sur la Ubuntu 14.04 LTS (qui sera mise à mort en avril 2019), mais un peu de fraîcheur pour la distribution 100% libre dérivée d’Ubuntu, cela ne ferait pas de mal, non ?

Pour Mozilla Firefox, selon les instituts de sondages, sa part de marché va de 6 à 13,5% fin novembre 2017.

Le moins généreux est StatCounter avec 6,09%

Le plus généreux est NetworkMarketShare avec 13,54%.

On coupe la poire en deux ? On va dire dans les 9,8% de parts de marché ? C’est pas si mal que cela, au final !

Pour Ubuntu Touch, j’avais raison. Le projet a été mis à mort en même temps qu’Unity 8 en avril 2017.

Pour Manjaro Linux, en dehors des concetés à la Manjaro SX (et son ordinateur hors de prix) et une période tendue fin mars-début avril 2017, la distribution s’en tire assez bien.

Enfin, même si une RC est annoncée pour VLC 3.0, au 12 décembre 2017 elle brille par son absence… Quant à Gimp, inutile de tirer sur une ambulance avec trois pneus à plat…

Pas trop mauvais bilan au final. Prochain exercice de prédictions ? On se donne rendez-vous dans une dizaine de jours ? 🙂

Ubuntu – Unity – Afficher les heures de plusieurs zones géographiques

Je travaille sous Ubuntu comme OS professionnel et j'ai besoin d'interagir avec différents collaborateurs qui se trouvent sous différents fuseaux horaires. J'utilise Unity comme environnement de bureau par défaut. J'ai donc l'heure et la date afficher en haut droit de chaque écran (je travaille avec plusieurs écrans). Comme je suis amené à cliquer régulièrement pour afficher le calendrier associé, pour voir des numéros de semaine ou repérer quel jour tombe quelle date (sans avoir à passer sur la fenêtre de Thunderbird dans lequel j'ai mon agenda avec Lightning), dans ce calendrier, j'ai donc ajouté différentes localisations liées à différents fuseaux horaires. Exemple en image :

Ainsi à tout moment je sais si je peux contacter mon collaborateur, savoir s'il est susceptible de me répondre (si on est ou non dans sa plage horaire de travail). Et ce, sans avoir à faire appel à ma mémoire pour le nombre d'heure de décalage et à faire un peu de calcul mental pour la différence horaire. C'est là l'inconvénient ;)

Pour faire comme moi, il faut aller dans le paramétrage et de cliquer sur le bouton "Choisir des emplacements" pour ajouter les heures de différents lieux.

Lifehacking – Trois écrans : réel confort, luxe ou superflu ?

Il y a quelques temps j'écrivais un billet Ubuntu et trois écrans ? Oui c'est possible dans lequel j'abordais le cas d'un ordinateur portable sur lequel il y avait une carte graphique Intel intégrée au processeur (de la gamme Intel Core i5), deux sorties (une VGA et une HDMI) et le fait que l'on pouvait avoir au final 3 écrans pour une seule et même machine.

Dans l'entreprise dans laquelle je suis, nous avons une place dédiée à un bureau, mais il nous arrive de travailler en mobilité (en réunion, mais pas que. Nous pouvons travailler debout, affalé dans un canapé...). A mon bureau, j'ai deux écrans de grande taille (23 pouces). Et avec le temps, je l'avoue, j'ai pris goût à ce confort d'avoir 3 écrans. Il y a le fait que les écrans sont sur-élevés et donc à hauteur d'yeux (ce qui est mieux quand, comme moi, on passe de nombreuses heures devant un écran).

Chez moi, j'ai aménagé mon environnement de travail / bureau personnel afin d'avoir la place et j'ai également deux écrans (de taille plus modeste, 21"), que je peux brancher à mon ordinateur professionnel pour les fois où j'ai besoin de travailler en dehors des heures de bureau. Je retrouve ainsi le confort que j'ai pour mon post de travail.

Avoir 3 écrans pourrait sembler à l'encontre du lifehacking vu qu'en multipliant les écrans on ajoute des sources de distraction potentielles. Dans mon cas, c'est au contraire une augmentation de ma productivité. Et qui dit productivité dit Lifehacking, d'où le titre et le classement de ce billet.

J'ai le confort d'avoir 3 écrans et donc de pouvoir disposer mon espace de travail numérique comme bon il me semble. Par conséquence Ces 3 écrans me permettent : d'avoir mon fichier de suivi / todo ouvert en permanence dans un coin, et de le remplir / de saisir mon suivi des pomodoros. (cf mes différents billets sur le sujet) Ou quand je dois travailler à une présentation, sur différents documents en parallèle, j'abuse des deux grand écrans avec la fonction de Unity qui permet de découper un écran en deux part égale... J'utilise Unity avec Ubuntu, je ne suis pas passé comme certains de mes collègues sous des Window Manager plus austère et plus complexe comme i3 par exemple.

Sur la fenêtre de l'écran du portable, la plus petite, j'ai un explorateur de fichiers (Nautilus) dans lequel j'utilise les onglets. En arrière plan, j'ai mon navigateur Firefox qui tourne en tâche de fond : accessible en basculant dessus via la combinaison de touches ALT+TAB, pour faire une recherche, caché pour ne pas me distraire. Quand j'ai besoin d'avoir une page (par exemple un tutoriel) affiché en permanence, Firefox bascule du petit écran sur un des grands écrans en face de moi.

D'avoir éventuellement Thunderbird ouvert et visible en permanence, ce qui me permet de voir les mails arrivés. Et je ne traite pas les mails de suite, mais je les dépile / regarde :
- soit il y a une urgence, et je repanifie donc la tâche du prochain pomodoro pour traiter cette urgence, répondre à ce mail (par exemple).
- soit il corresponde à une information fournie, à un projet ou autre et c'est dans une phase de "gestion / mise à jour de la todo et classement des mails", au cours d'un pomodoro dédié, que ce mail sera traité.
Sur le sujet de Thunderbird, voir Lifehacking et la gestion des mails

Bref, tout ça pour dire qu'une fois l'organisation de son environnement de bureau sur 3 écrans faites, avec ses petites habitudes, on gagne vite en réactivité et productivité. Et c'est un peu ça le lifehacking : s'organiser pour gagner du temps.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Pas très long, j’ai d’autres choses sur le feu en ce moment :]

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

UbuCon – Convention Ubuntu Europe

Un petit billet pour relayer le fait que début Septembre, durant 3 jours, ce sera l'UbuCon Paris - Convention Ubuntu Europe.

Ca se déroule les 8, 9 et 10 septembre 2017 (du vendredi au dimanche), à la Cité des sciences et de l'industrie, Parc de la Villette, PARIS, France

Toutes les informations sont sur le site https://ubucon.paris/.

Un événement grand public, professionnel et communautaire lors duquel sont attendus 10 000 visiteurs.

Organisé par la communauté, cet événement accueillera les professionnels, les institutions, les contributeurs Ubuntu européens, et plus largement toute la communauté du Libre et le grand public.

Une programmation riche et variée de conférences, tables rondes, ateliers et démonstrations. Un parcours théâtralisé sous forme de 6 univers présentant les usages numériques de demain.

Je serai très probablement sur place au moins le week-end. A voir selon le programme... quand il sera publié.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ? Pas grand chose cette semaine, mais du lourd…

Bon week-end !

Où en est la Trisquel GNU/Linux 8, 33 mois après la sortie de sa version 7 ?

La Trisquel GNU/Linux est sûrement la distribution GNU/Linux 100% libre la plus abordable selon les « saints canons » de la Free Software Foundation. En effet, elle se base sur une distribution qui est devenue pour le grand public synonyme de Linux (oui, je fais volontairement une métonymie ici), la Ubuntu.

La dernière fois que j’ai parlé dans un billet dédié de ce projet, c’était en août 2014 pour aborder une préversion de la version 7, basée sur la Ubuntu 14.04 LTS. La version 7.0 finale sortira 3 mois plus tard, en novembre 2014, dixit la page de téléchargement de Trisquel.

Trisquel 7.0 LTS Belenos

Date de sortie: 11/03/2014 – 18:09

Et oui, le format de date est celui employé par les anglophones à savoir mois / jour / année.

Entre temps, la base de la Trisquel GNU/Linux, à savoir la Ubuntu est arrivée dans une nouvelle version LTS, la 16.04. Cependant, il a fallu attendre quelques 6 mois pour qu’un fil annonce sur les forums de la Trisquel GNU/Linux la disponibilité d’une première version alpha installable.

En janvier 2017, le seul – à ce que j’ai compris, merci de me dire si je me plante ou pas dans les commentaires – développeur dédié au projet a lancé un fil dédié aux versions de développement de la version 8 de la Trisquel GNU/Linux.

J’ai donc récupéré la dernière image ISO de développement en date. Au moment où je rédige ce billet, le 30 juillet 2017, c’est une image ISO datée du 19 juin que j’ai pu récupérer.

J’ai lancé mon ami VirtualBox pour voir ce qu’a cette future version 8.0 dans le bide. Pour gagner du temps, j’ai pris l’option d’installer directement l’image ISO.

J’ai noté que l’installateur propose de chiffrer l’installation dès le départ. N’en ayant pas besoin dans le cadre de cet article, j’ai décoché les deux options. Mais il était intéressant de noter leur activation par défaut. Après une petite dizaine de minutes d’attente, j’ai pu redémarrer sur la Trisquel GNU/Linux 8 en développement.

Après le redémarrage, on se retrouve sous une base Mate-Desktop (1.12 apparemment) et une traduction complète dès le départ ou presque. 172 Mo de mise à jour sont à effectuer. Pour une image ISO vieille d’un mois et demi, c’est assez correct.

Une fois les mises à jour terminées et après avoir vérifié que tout se lançait bien, j’ai décidé de montrer la Trisquel GNU/Linux 8 en action.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, pour montrer le saut qualitatif depuis la Trisquel GNU/Linux 7.0 j’ai été obligé de montrer les deux. Comme je l’ai précisé, la Trisquel GNU/Linux 7.0 est encore utilisable, mais elle fait vraiment son âge maintenant. Si vous avez du matériel trop récent, dommage pour vous.

Pour en revenir à la version 8 de la Trisquel GNU/Linux, ce serait vraiment bien pour le projet que la distribution rafraîchie sorte d’ici la fin de l’année, après avoir tué le bug de l’auto-démarrage du lecteur d’écran et de l’impossibilité d’installer des extensions dans Abrowser.

Si la Trisquel GNU/Linux 8 sort en 2018, elle laissera dans l’esprit des personnes pouvant être intéressées par ce genre de distribution l’idée que les dérivées 100% libres sont souvent vieillottes voire ancestrales sur le plan de leur logithèque.

Ensuite, on peut se dire que le retard pris est dû à un manque de main d’œuvre pour construire la nouvelle version. Une nouvelle preuve qu’une fragmentation excessive peut devenir une sacrée source d’emmerdements dont souffre les utilisateurs, qu’ils soient des super-technophiles ou des utilisateurs effrayés par l’idée de mettre à jour un logiciel.

Nitrux : le syndrome YADE frappe à nouveau ?

Ah, Distrowatch et sa liste d’attente. On y trouve le meilleur comme le pire, le classique comme l’innovant. Mais on y trouve aussi l’expression du syndrome YADE. YADE ? Yet Another Desktop Environment, que l’on peut traduire : « Encore un autre environnement de bureau ».

La liste des environnements de bureaux pour linux et les BSD libres s’allongent chaque année. Voici donc une liste non-exhaustive des environnements par ordre alphabétique. Je m’excuse pour les oublis potentiels :

Une grosse douzaine donc… Et comme si cela ne suffit pas, accueillons à bras ouvert le projet Nomad Desktop de la Nitrux.

Nomad Desktop ? Il est basé sur QT5 et KDE… On sait tout de suite que ce sera un poids plume… ou pas. En effet, sur la page d’accueil du projet, on peut lire ceci dans les prérequis : « 2 GB system memory ». Je jure solennellement que je ne me plaindrai plus du côté glouton de KDE ! 🙂

Après la récupération de l’image ISO et l’avoir vérifié avec le fichier sha256sum fourni, j’ai lancé VirtualBox pour savoir quelle était la base utilisée pour la Nitrux, le site étant étrangement muet sur ce point.

Cependant, en allant sur la page Google plus du projet, on apprend que c’est une base Ubuntu… Oh, pourquoi je sens arriver un projet qui serait un brin doublon avec Kubuntu et Neon ?

Au démarrage, on a le choix classique pour lancer l’environnement ou l’installer. J’ai décidé de lancer la session en live.

L’écran nous accueille avec des couleurs un peu vive, mais supportable. Le mot de passe de l’utilisateur nitrux ? Simplement nitrux.

Le Nomad Desktop environment nous accueille avec des icones à la mode flat, mais qui sont assez esthétiques. Ça fait plaisir 🙂

Au premier coup d’oeil, on se dit, tiens ça fait penser à MacOS-X… Il suffit de lancer une application pour voir que le menu de chaque application se met dans la barre horizontale supérieure comme MacOS-X… Tiens, donc !

Je me suis aperçu que c’était systemback qui était proposé pour l’installation. Pas mon outil préféré.

Après avoir créé sur « system install », j’ai rempli le formulaire qui est apparu.

J’ai ensuite jonglé avec l’outil pour choisir une partition, la formater, puis obtenir une copie installée « en dur ».

Au démarrage suivant, j’ai une version de la Nitrux installée en dur. Le passage en français n’a pas été des plus complexes, c’est toujours ça ! J’ai donc lancé par la suite mon ami Simple Screen Recorder pour capturer en vidéo la distribution.

Pour tout dire, autant l’idée d’avoir un KDE modifié pour ressembler à MacOS-X était sympa, autant se retrouver avec des KDE Applications en versions de développement pour gérer les fichiers et compagnie, ça le fait pas vraiment, même pour un projet qui se déclare en version release candidate.

À moins que le projet patiente jusqu’au mois d’octobre 2017 pour se baser sur la Ubuntu 17.10 et avoir des outils stabilisés ? En tout cas, c’est une distribution qu’il vaut mieux laisser vieillir avant d’y toucher.

Bilan des prévisions pour 2017, deuxième point d’étape.

Oui, je sais, ce billet a été publié le 31 mai 2017. Or, j’avais promis que je ferai en juin 2017 un deuxième point d’étape pour mes prévisions 2017. Pour 24 heures d’avance, on ne va pas déféquer une horloge, non ? 🙂

Donc, en décembre 2016, je faisais ma « Germaine Soleil » (1913-1996) pour le monde des bisounours logiciels libres. Venons-en donc aux prédictions émises.

Sur les deux soeurs ennemies, même s’il a gelé en Enfer avec la sortie de la 6.0RC d’une de deux soeurs ennemies, je continue à ne pas être d’un optimisme fou pour les deux.

Pour la Trisquel 8 ? Des images alpha plus ou moins installables sont disponibles.

Mais rien de bien excitant pour employer un terme clair. La dernière image alpha au moment où je rédige l’article a été produite aux alentours du 10 avril 2017.

Pour mémoire, la Trisquel 8 est basée sur la Ubuntu 16.04 LTS, sortie en avril 2016, donc déjà plus d’un an… Avec un peu de chance, la Trisquel 8.0 sortira quelques semaines avant la sortie de la Ubuntu 18.04 LTS ? 🙂

Parlons des parts de marché du panda roux… 11,76% dixit Net Market Share pour la période Janvier à avril 2017. Donc, une légère prise de poids, même si Google Chrome et Chromium (avec la floppée de navigateurs utilisant le même moteur) se taille la part du lion.


Pas extraordinaire, mais j’avoue que je crains l’arrivée d’une monoculture « Google Chromesque » sur le plan des moteurs de rendu.

Le point suivant concernait Unity8 et Mir. Je disais en décembre 2016 :

De même, je ne pense pas que Mir, le Wayland à la sauce Canonical puisse être une réalité tangible sur le bureau avant la Ubuntu 17.10. Je pense aussi que ce sera l’ultime année d’existence du projet Ubuntu Touch.

Inutile de revenir sur la mise à mort d’Unity 8 et l’acharnement thérapeutique qu’est Yunit.

En ce qui concerne la Manjaro Linux, il faut dire que la crise de début avril 2017 avec la mise à jour faisandée a fait bouger pas mal de lignes et cela a été une prise de conscience salvatrice.

Cependant, d’autres points me font tiquer et ne me font pas conseiller pour le moment la Manjaro Linux, comme l’installeur hybride censé contourner le problème de la fraicheur des logiciels disponibles. On verra d’ici quelques semaines ou quelques mois si je me décide à conseiller de nouveau la fille d’Archlinux.

Prochain point d’étape ? Fin août, début septembre 2017.

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Après avoir été accomplir mon droit civique (comme pour chaque élection depuis 1992), et même si cela ne sert pas à grand chose, voici donc le billet en vrac’ de fin de semaine.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, désolé.

Bonne journée !

Canonical annonce la fin d’Unity pour Ubuntu 18.04… Ce n’est vraiment pas une surprise…

J’avoue quand j’ai appris le 5 avril 2017 l’abandon annoncé d’Unity pour la version LTS 18.04 d’Ubuntu, je n’ai été qu’à moitié étonné, contrairement à nombre d’articles sur le sujet. L’article le plus marrant a été celui d’OSNews :

Mark Shuttleworth, dropping a bombshell on a boring Wednesday:

Traduction rapide :

Mark Shuttleworth, déposant une bombe sur un mercredi ennuyeux :

En effet, c’est vrai qu’en ce moment, l’actualité du libre est ennuyeuse. Je ne reviendrai pas sur la langue luxueuse de bois les explications justifiant l’abandon du projet.

Mais pour qui avait récolté longuement les pièces du puzzle, c’était franchement  prévisible.

En février 2017, Mark Shuttleworth déposait un indice qui en disait long sur la survie potentielle d’unity, du moins dans sa version 8, dans un article du Register.

Un passage a rappelé une dure réalité. Cela faisait au moins 7 fois qu’Unity 8 était reportée à la sortie de la 16.10 ? Cela fait remonter le projet à l’époque de la… 13.10 alias Saucy Salamander

Ubuntu 16.10, October 2016, marked the seventh stab at a pre-release version of Unity 8 but no actual final product.

que l’on peut traduire plus socialement par :

Ubuntu 16.10, en octobre 2016, a marqué la septième retard dans une version préliminaire d’Unity 8, mais aucun produit final réel.

Toujours en février 2017, j’écrivais un article de blog concernant le marche des OS mobiles. En rappellant que ce marché est tellement verrouillé que s’y lancer en 2017, ce serait du suicide commercial.

L’abandon d’Unity 8 – et de mir par extension ? – envoie la convergence des écrans à ses chères études. Proposer la même interface graphique d’un écran de téléphone « intelligent » (d’une diagonale de 5 pouces) à celle d’un écran de PC fixe (19 pouces et plus), c’est vraiment imaginable ?

Je n’y ai jamais cru pour une simple et bonne raison. Microsoft s’y est cassé les dents avec la génération MS-Windows 8.x, et Apple n’a pas – encore – fusionné iOS et MacOS.

Dommage pour les utilisateurs qui aiment Unity, mais au moins, ils auront leur interface supportée avec la ubuntu 16.04 jusqu’en avril 2021, non ? C’est toujours un avantage non négligeable d’une fixed release ici 🙂

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet. On sent que le printemps ravive les esprits endormis 🙂

Côté culture ? Pas grand chose, désolé.

Bonne fin de semaine !

Ubuntu mini – une iso netinstall

Les utilisateurs de Debian connaissent sûrement l'iso "NetInstall" qui est un cd d'installation (image d'un CD utilisable depuis une clef USB ou un cd que l'on grave), qui contient le minimum pour démarrer l'installation d'une Debian et tous les paquets sont téléchargés depuis le réseau. Voir à ce sujet la page officielle Installation par le réseau à partir d'un CD minimal. C'est d'ailleurs celle que j'utilise quand je fais mes installations à base de Debian.

Pour Ubuntu, je prends la version Desktop correspond au bureau que j'utilise (Unity ou Mate, selon l'humeur), mais il existe une sorte d'équivalent du cd Net Install de Debian, une version d'Ubuntu mini, fournit par Canonical, qui permet d'installer n'importe quelle version (une Ubuntu avec le bureau que l'on veut) https://help.ubuntu.com/community/Installation/MinimalCD

Disponible pour les différentes versions LTS supportées, pour la dernière version d'Ubuntu, en version 32 et 64 bits. Pour moi qui suis régulièrement en install party, je pense que c'est version sera utile. En effet, quand on est amené à faire une install party, il y a de forte chance que sur le réseau local ait été mis en place un serveur miroir des dépôts (pour optimiser la bande passante), et cela prend moins de place que de récupérer une ISO à jour complète, pour différentes versions. J'ai déjà une clef USB multiboot (voir à ce sujetMultiboot sur clef USB ) avec différentes versions d'Ubuntu ou autres distributions dessus, avoir cette solution sur une autre clef USB sera aussi une bonne alternative.