En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Je sais, je publie ce billet un jeudi, mais comme c’est un week-end prolongé qui s’annonce en France où j’habite – cela me rappelle un titre des années 1970… – autant en profiter.

Côté logiciel libre, informatique et internet, en dehors de la sortie médiatisée de la Fedora Linux 26 ?

Côté culture ?

Bon week-end prolongé !

Ubuntu Mate 17.04… Ça donne quoi ?

Je dois le dire, j’aime bien Ubuntu Mate. Cette version me fait me souvenir de la grande époque d’Ubuntu, celle des années 2004 à 2009, quand Canonical faisait les choses bien… Sans se prendre pour le sauveur du monde GNU/Linux.

Je n’ai plus parlé de cette saveur de la Ubuntu depuis près de 6 mois, c’était donc l’occasion d’en profiter.

La Ubuntu Mate 17.04 étant sortie ce 13 avril 2017, j’ai fait chauffer mon outil de tipiakage préféré pour récupérer l’image ISO.

VirtualBox, qui se planquait dans un coin pour avoir la paix, n’a pas échappé à mes mains expertes. Je lui ai fait gentiment comprendre qu’il devait se mettre au travail… C’est étrange cette peur que j’inspire à ce logiciel de virtualisation 🙂

L’écran de démarrage classique nous accueille.

Après avoir saisit la langue et patienté quelques instants, la Ubuntu Mate nous souhaite la bienvenue… C’est agréable quand une distribution nous ouvre ainsi les bras.

J’ai ensuite lancé – pas trop loin – l’installateur pour que la Ubuntu Mate soit l’OS par défaut de la machine virtuelle. On a ce bon vieux ubiquity qui se met au travail, et qui accomplit sa tache en l’espace d’un gros quart d’heure.

C’est à la fin de l’installation que j’ai coupé tout, et que j’ai mis en route mon enregistreur de vidéo.

Comme vous avez pu le voir, on sent que les développeurs ont pensés à l’utilisateur ou l’utilisatrice technophobe qui n’a pas envie de se prendre la tête. Que ce soit au niveau de l’assistant de post-installation, l’ajout de logiciels complémentaires, ou encore la personnalisation, tout a été bien pensé, léché, raffiné.

Bien entendu, il y a le point faible des traductions imparfaites dans la boutique logicielle, ou encore quelques bugs de jeunesse, mais sinon, on est en face d’un produit qui n’est pas simplement le délire d’un groupe de développeurs cherchant à se faire plaisir.

C’est suffisamment rare qu’il faut le noter. Évidemment, les bugs de jeunesse pourrait ennuyer certaines personnes, mais il ne faut pas oublier qu’on est au beau milieu d’un cycle qui mènera – ou aura mené – en avril 2018 à une nouvelle version LTS.

C’est donc du tout bon, surtout au niveau traduction de la base installée au démarrage… C’est un truc tout con, mais qu’est-ce que cela peut faire plaisir et dire à un utilisateur ou une utilisatrice : tu vois, on a pensé à toi !

Ensuite certaines personnes diront : « Mate-Desktop, ça fait vieillot ! C’est nul, y a pas d’effets de la mort qui tue ! »

Soit, mais quand vous êtes plusieurs heures derrière votre écran, les fenêtres molles, les cubes transparents et tout le reste, ça vous donne vite un mal de crâne monstrueux… Sans oublier un début d’inflammation de la rétine… Enfin, je dis ça, mais je dis rien 🙂

Où en est la Slackware Linux current fin mars 2017 ?

Cela fait environ 9 mois – au moment où je redige ce billet – que le Slackware Linux 14.2 a été publiée. Pour mémoire, elle est sortie le 1er juillet 2016.

En suivant le blog d’Olivyeahh, j’ai pu lire un article concernant le duo Slackware avec Mate-Desktop.

Il existe des images ISO proposées par AlienBob qui permet d’avoir des images ISO basées sur la Slackware Linux current. Intrigué à la lecture de l’article d’Olivyeahh, j’ai décidé de récupérer la dernière version avec Mate-Desktop, histoire de voir la tronche de l’ensemble.

On m’a fait remarqué que je parle très souvent de Mate-Desktop. Pour plusieurs raisons :

  1. Le projet est dynamique
  2. Le bureau est léger, modifiable à volonté
  3. Il ne faut pas un core i7 (ou l’équivalent chez AMD) avec 32 Go et une carte graphique dernier hurlement pour lancer l’ensemble, contrairement à Gnome (qui se tabletise de plus en plus), Cinnamon (qui s’alourdit de versions en versions) et Plasma (qui est assez gourmand en espace disque)

J’ai donc fait chauffé mon ami wget pour récupérer une image ISO du 15 mars 2017.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://bear.alienbase.nl/mirrors/slackware-live/latest/slackware64-live-mate-current.iso
–2017-03-30 12:02:07– http://bear.alienbase.nl/mirrors/slackware-live/latest/slackware64-live-mate-current.iso
Résolution de bear.alienbase.nl… 163.172.25.142
Connexion à bear.alienbase.nl|163.172.25.142|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 2042626048 (1,9G) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « slackware64-live-mate-current.iso »

slackware64-live-ma 100%[===================>] 1,90G 3,70MB/s ds 8m 48s

2017-03-30 12:10:55 (3,69 MB/s) — « slackware64-live-mate-current.iso » sauvegardé [2042626048/2042626048]

J’ai ensuite créé une machine virtuelle dans VirtualBox. Au démarrage, on constate que tout a été fait pour aider l’utilisateur et que l’ensemble parle sa langue avec le clavier qui va bien. Comme c’est gentil 😉

Il faut choisir le clavier (keyboard), puis la langue. Et patienter les quelques secondes que durent le démarrage 🙂

On arrive devant un slim qui permet de se connecter. Le duo username / password à employer ? live/live. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

Une fois Mate-Desktop chargé, on est en face d’une version Slackware Linux 14.2 avec le noyau 4.4.38. Tiens. On verra pour la passer en current par la suite. J’ai lancé gParted pour partitionner le disque. Le mot de passe root ? Tout simplement root 😀

L’étape suivante ? Ouvrir un terminal adminstrateur, puis lancer le script setup2hd qui reprend l’installateur classique de la Slackware Linux.

Une fois les partitions montées, on apprend que l’installation demande un peu plus de 6,6 Go.

L’installation est assez longue. Peut-être un bug lié à VirtualBox ?

Ensuite, je suis passé à la configuration de l’ensemble. Si vous connaissez l’installateur de la Slackware, tout ira bien… Il faut juste penser à choisir la session « Mate » au démarrage de Xorg 🙂

On redémarre ensuite. Il faut penser qu’au premier démarrage, il faut se connecter dans une deuxième session, via le raccourci ctrl+alt+F2.

On se connecte en root et on attaque la deuxième partie de l’installation.

J’ai modifié le fichier /etc/slackpkg/mirrors pour activer un miroir dans la section slackware-current.

J’ai lancé le quatuor de commande magique :


slackpkg update gpg
slackpkg update
slackpkg install-new
slackpkg upgrade-all

Il y a quand même une bonne tripotée de mises à jour à faire 🙂

J’ai attendu quelques minutes, puis j’ai créé un compte utilisateur classique pour pouvoir me connecter au démarrage suivant via la commande adduser.

Au premier démarrage en tant qu’utilisateur simple, on constate que Mate-Desktop est en… anglais.

Il suffit de se connecter en root, et de modifier le fichier /etc/profile.d/lang.sh au niveau la locale par défaut.

Une fois modifié, j’ai fait redémarré la Slackware Linux installée, et tout est rentré dans l’ordre.

Le rajout de LibreOffice ? Merci à Olivyeahh encore une fois pour la solution 🙂

J’ai donc lancé mon enregistreur de vidéo pour vous montrer la Slackware current en action.

J’ai trouvé le projet intéressant, mais l’existence de certains doublons m’a fait un brin tiqué. On est face à du robuste, même pour une version de développement. Si on estime qu’une Slackware Linux sort en gros tous les deux ans, on peut estimer que la prochaine version (14.3 ? 15.0 ?) sortira en juin 2018.

Slackware Linux est ma madeleine de Proust. C’est la première distribution GNU/Linux à laquelle j’ai accédé en 1996… C’est vrai qu’il lui manque la gestion des dépendances, mais vu la longévité de la distribution et sa date de naissance, on peut lui pardonner cela 🙂

Mate-Desktop 1.18.0 : Salut gtk2 et encore merci pour le poisson.

Mate-Desktop 1.18.0 qui devait s’appeller originellement Mate-Desktop 2.0 est enfin sorti le 13 mars 2017.

Dans les notes de publications de la version 1.18.0 de l’environnement, on apprend que désormais la migration vers gtk3 est complète. Comme pour l’article de janvier 2017 où je parlais de la version 1.17.1 de l’environnement, j’ai fait chauffer mon ami VirtualBox pour faire recompiler entièrement l’environnement.

Vous trouverez après la vidéo qui présente rapidement l’environnement la méthode que j’ai suivi pour faire construire l’ensemble.

À moins d’être très pressé(e), vous pouvez patienter pour les paquets officiels de votre distribution préféré. En espérant que la migration se fasse en douceur 😀

Comme promis, voici la liste des paquets que j’ai fait recompilé, aussi bien la base que les outils complémentaires. À noter que j’ai rajouté dans les dépendances libpeas pour les paquets eom-gtk3 et pluma-gtk3.

  • mate-common
  • mate-desktop-gtk3
  • mate-user-guide
  • libmatekbd-gtk3
  • libmatemixer
  • libmateweather-gtk3
  • mate-icon-theme
  • caja-gtk3
  • mate-polkit
  • marco-gtk3
  • mate-settings-daemon-gtk3
  • mate-session-manager
  • mate-menus
  • mate-panel-gtk3
  • mate-backgrounds
  • mate-themes
  • mate-notification-daemon
  • mate-control-center-gtk3
  • mate-screensaver-gtk3
  • mate-media-gtk3
  • mate-power-manager
  • mate-system-monitor

Pour les outils complémentaires :

  • atril-gtk3
  • caja-extensions (via caja-open-terminal-gtk3)
  • engrampa
  • eom-gtk3
  • mate-applets-gtk3
  • mate-icon-theme-faenza
  • mate-sensors-applet-gtk3
  • mate-terminal
  • mate-user-share-gtk3
  • mate-utils-gtk3
  • mozo
  • pluma-gtk3
  • python2-caja-gtk3

Bonne compilation pour les courageux et courageuses 😀

Dernier aperçu de la Debian GNU/Linux Stretch, une semaine avant son gel.

Donc 6 bons mois avant sa version finale. En effet, le gel ultime de la Debian GNU/Linux Stretch alias 9 sera – ou aura été – effectif le 5 février 2016, dixit la feuille de route officielle.

Quant à l’estimation des 6 mois avant la publication, c’est juste la reprise au mot près du wiki de Debian GNU/Linux, je cite :

Elle passe par un cycle de gel de 7 +/- 1 mois avant d’être publiée.

Après un article en novembre 2016, j’ai voulu avoir un ultime aperçu avant que le code ne soit gelé, et que les versions des principaux logiciels – modulo principalement le navigateur, le client de courrier électronique – et savoir à quoi ressemblera la Debian GNU/Linux Stretch à sa sortie. Du moins, pour l’utilisateur lambda, celui qui ne s’amuse pas à se plonger dans les tripes de la distribution.

Ce qui a aussi titillé ma curiosité, c’est l’annonce officielle de l’installateur en version RC1 et l’inclusion du nouvel ensemble graphique.

J’ai donc récupéré l’ISO d’installation par le réseau la plus récente, avec mon ami wget.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
–2017-01-28 13:21:20– http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
Résolution de cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)… 2001:6b0:e:2018::173, 2001:6b0:e:2018::165, 130.239.18.165, …
Connexion à cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)|2001:6b0:e:2018::173|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 302 Found
Emplacement : http://gensho.acc.umu.se/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso [suivant]
–2017-01-28 13:51:20– http://gensho.acc.umu.se/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
Résolution de gensho.acc.umu.se (gensho.acc.umu.se)… 2001:6b0:e:2018::176, 130.239.18.176
Connexion à gensho.acc.umu.se (gensho.acc.umu.se)|2001:6b0:e:2018::176|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 312475648 (298M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « debian-testing-amd64-netinst.iso »

debian-testing-amd6 100%[===================>] 298,00M 2,82MB/s in 1m 53s

2017-01-28 13:53:13 (2,65 MB/s) — « debian-testing-amd64-netinst.iso » sauvegardé [312475648/312475648]

Ensuite, mon ami VirtualBox a pris la relève. Et j’ai pu noté que le nouvel ensemble graphique était bel et bien disponible. J’ai demandé l’installation en mode graphique.

Parmi les nouveautés de l’installateur qui fait son travail comme d’habitude, j’ai noté des cases à cocher qui permette de montrer temporairement le contenu du mot de passe. Toujours utile si on veut éviter de faire des fautes de frappe.

Comme pour l’article de novembre 2016, j’ai demandé à avoir Mate-Desktop. J’avais entendu parlé de problèmes de démarrage avec GDM et n’ayant pas envie de me prendre la tête… 🙂

1059 paquets plus tard, les logiciels sont installés et on peut redémarrer.

Une fois connecté, j’ai lancé Synaptic et à ma grande surprise, il m’a proposé d’installer un noyau linux 4.9… 🙂

J’ai donc lancé mon ami Simple Screen Recorder pour montrer la Debian GNU/Linux Stretch en ce mois de janvier 2017.

Dans un message du 19 janvier 2017, Greg Kroah-Hartman a intronisé la version 4.9.x comme nouvelle version LTS. Après un départ plus que mouvementé… Avec un petit bug qui m’a pourri un brin la vie…

Might as well just mark it as such now, to head off the constant questions. Yes, 4.9 is the next longterm supported kernel version.

Ce qui donne traduit :

Peut-être est-ce mieux de le marquer comme tel maintenant, pour repousser les questions constantes. Oui, la version 4.9 est la prochaine version supportée à long terme pour le noyau.

Sur le plan externe, la différence la plus visible sera le passage du duo Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird (alias Icedove) version 52.quelquechose d’ici la sortie officielle de la Debian GNU/Linux Stretch.

Mis à part le bug de Gnome-MPV et l’impossibilité de faire démarrer cet enfoiré de GDM dans VirtualBox, cette Debian GNU/Linux Stretch est des plus intéressantes. Et elle le restera durant la première année qui suivra sa sortie. Ensuite, une bonne partie de sa logithèque sera trop ancienne pour ne pas poser des problèmes ponctuellement, spécialement si on travaille avec des documents dans des formats non libres comme ceux de Microsoft Office.

Calculate Linux 17 à la sauce Mate-Desktop… Le retour de la Gentoo pour humains vraiment utilisable ?

En dehors de la Sabayon Linux qui n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis des mois, la Calculate Linux est l’autre Gentoo pour humains normalement constitués… à savoir ceux qui ont un minimum de vie sociale.

La dernière fois que j’en ai parlé, cela remonte à environ 18 mois – au moment où je commence la rédaction de l’article le 23 janvier 2017 – et je concluais l’article précédent ainsi :

Comme pour la version dont j’ai parlé en juillet 2012, il manque toujours un outil graphique pour gérer les paquets en dehors des mises à jour. L’installation de Xfce est incomplète au niveau des extensions pour le tableau de bord. Elle n’a qu’un avantage par rapport à Sabayon Linux : respecter l’affichage d’origine de Xfce. Rien de plus ! Dommage 🙁

Autant dire que c’est une distribution qui est vraiment dédiée à des personnes très technophiles et qui ont la flemme de passer à la compilation des logiciels d’une Gentoo Linux classique.

Xfce étant en pleine période de migration lente vers GTK3, j’ai préféré me tourner vers Mate-Desktop et j’ai fait récupérer via bittorrent l’ISO de la Calculate Linux 17 idoine. Seulement 1,7 Go ? C’est pas énorme, et cela reste dans les tailles classiques des images ISO « live » en ce début 2017.

J’ai ensuite lancé VirtualBox, et j’ai pris une machine virtuelle Gentoo avec les caractéristiques suivantes : 2 Go de mémoire vive dédiée, 128Go de disque virtuel, 2 CPUs virtualisés, circuit intel HD Audio.

J’ai pu noter la floppée d’options au démarrage.

Une fois la distribution chargée, on tombe sur un Mate-Desktop revampé graphiquement. Je ne suis pas super fan de ce genre de remodelage graphique, préférant une expérience plus proche de l’originale en terme d’apparence graphique. Excellent point : c’est Mate-Desktop 1.16 qui nous accueille.

J’ai donc lancé l’installateur, en gardant les options par défaut à chaque fois que cela était possible.

Les options d’auto-partitionnement m’ayant paru bizarres, j’ai décidé de faire un partitionnement plus « classique » via gparted. Je sais c’est pas bien, mais pourquoi imposer un partitionnement en GPT sur un disque de 128Go ? Surtout que la machine virtuelle n’avait pas l’UEFI activé…

Pour le partitionnement, sachant que les Gentoo based sont gourmandes en espace disque, au lieu des 20 Go classiques, je suis allé sur le double.

Le seul bug ennuyeux que j’ai rencontré lors de la configuration de l’installateur ? Si on fait un partitionnement à la main, et qu’on définie la partition swap, elle n’est pas montée comme swap par défaut.

Les écrans de l’installateur sont parlants. À vrai dire, même si l’installateur se perd un peu dans les détails, il n’y a pas besoin d’avoir un bac+18 en informatique pour s’en sortir. L’exemple parfait étant la page de création d’un utilisateur.

Un gros quart d’heure plus tard, la calculate fraîchement installée est prête à être redémarrée. J’ai du ensuite répondre à des obligations personnelles qui m’ont fait revenir une demi-douzaine d’heures plus tard sur la machine virtuelle.

Le premier démarrage est le plus long, étant donné que certaines parties techniques comme la génération de clés SSH sont effectuées. Un bug bien chiant est la lente synchronisation de l’heure. Il y a toujours une heure de décalage au démarrage durant une durée allant de 2 à 10 minutes. Le daemon ntp a du mal à se réveiller ? À moins d’avoir fait une erreur à l’installation au niveau du fuseau horaire ?

Adrien a posté un article sur ce problème… Mais c’est quand même bizarre 🙂

J’ai lancé la Console Calculate, centre névralgique de la distribution. L’outil est joli, mais il est vraiment très – trop ? – chargé en options. Ne cherchez pas d’options pour définir un miroir préféré. L’outil de mise à jour vérifie à chaque fois la liste des miroirs et prendre celui qui correspond le mieux au duo vitesse et proximité.

Par « chance », il m’a défini le dépot linuxtricks.fr en « reniflant » mon adresse IP. Le problème est que les mises à jour des gentoo-like sont souvent longues. Si on rajoute une longueur supplémentaire, cela devient une vraie purge à effectuer.

Gros point noir : il n’y a aucune information chiffrée sur l’avancement, juste une barre qui se la joue « va et vient », jusqu’à ce que la liste des paquets s’affichent. C’est assez ennuyeux. On se demande si l’installation a planté…

Finalement, 105 paquets ont été trouvés… Pour presque 410 Mo. Wow. J’ai bien fait de mettre 40 Go pour la partition racine au final.

Le premier paquet est récupéré au bout de huit à neuf minutes…

La totalité de la mise à jour en comptant la suppression des paquets obsolètes ? Une heure et vingt minutes environ… Ça donne envie… Ou pas !

D’ailleurs, au bout de 10 minutes sans avancement dans la « liste des paquets à supprimer », j’ai arrêté les frais… En y allant au xkill… Je sais c’est pas beau 🙁

Une fois redémarré, j’ai compensé l’absence d’un outil graphique d’ajout de logiciel en rajoutant porthole. J’ai terminé en rajoutant les additions invitées virtualbox. J’ai été un vilain garçon en utilisant directement l’image ISO proposée par mon VirtualBox, et non pas les paquets de la Calculate… Je sais, c’est pas bien ! J’ai honte 🙁

J’ai fait chauffer mon logiciel de capture vidéo pour montrer la distribution en action.

La Calculate Linux est une distribution intéressante. Elle essaye de donner une coup de pied dans la fourmilière en disant à Gentoo : votre conservatisme, c’est bien beau, mais merde, il faut savoir se bouger le fondement par moment.

Le deuxième gros défaut de la Calculate, en dehors de l’outil d’aide à l’installation de logiciels en mode graphique ? La lenteur desespérante de son gestionnaire de paquets.

Cela pourra ennuyer les personnes qui ont besoin dans l’urgence d’un logiciel. Mais si on est sur une machine qui restera dans le même cadre toute sa vie durant et dont l’utilisateur n’a pas de besoin ponctuel à combler dans l’urgence, pourquoi pas ?

Les points forts ? La traduction des plus poussées, les logiciels qui sont à l’opposé du gestionnaire de paquets : rapides à se lancer.

C’est sûrement la seule gentoo-based vraiment utilisable, la Sabayon Linux tenant de la grosse rigolade plus que du projet utilisable quotidiennement.

Maintenant, à vous de vous faire votre propre opinion.

Restons positifs avec le logiciel libre : parlons de Mate-Desktop 1.17.1.

Oui, pour une fois, ne parlons pas d’une énième DGLFI, d’une guerre de technophiles ou de la non prise en compte des forks compulsifs. Non, parlons un peu de Mate-Desktop 1.17.1, étape qui mènera vers Mate Desktop 1.18 courant mars 2017. En effet, il serait étonnant que la Ubuntu Mate 17.04 ne propose pas un nouveau Mate-Desktop 🙂

Après un article sur la version 1.17.0 en décembre 2016, j’ai pu voir arriver le paquet Mate-Desktop 1.17.1 sur le dépot du code source le 12 janvier 2017.

Et cerise sur le gâteau, Mate-Calc, la calculatrice de Mate-Desktop est revenue à la vie le 14 janvier 2017 avec une version 1.17.0.

Comme pour l’article du mois de décembre 2016, je suis partie d’une Archlinux et testing – étant donné que j’ai installé les paquets sur mon Archlinux en dur – avec Xorg préinstallé, et j’ai lancé la compilation des paquets, ayant ressucité sur AUR le paquet Mate-Calc pour l’occasion 😉

Il ne manque presque plus aucun paquet en génération 1.17, sauf le paquet de thèmes, mais comme il est neutre ce n’est pas un problème. Mais voici donc la liste des compilations, que ce soit pour la base pour les bonus.

  • mate-common
  • mate-desktop-gtk3
  • mate-user-guide
  • libmatekbd-gtk3
  • libmatemixer
  • libmateweather-gtk3
  • mate-icon-theme
  • caja-gtk3
  • mate-polkit
  • marco-gtk3
  • mate-settings-daemon-gtk3
  • mate-session-manager
  • mate-menus
  • mate-panel-gtk3
  • mate-backgrounds
  • mate-themes -> précompilé.
  • mate-notification-daemon
  • mate-control-center-gtk3
  • mate-screensaver-gtk3
  • mate-media-gtk3
  • mate-power-manager
  • mate-system-monitor

Pour les bonus :

  • atril-gtk3
  • caja-extensions (via caja-open-terminal-gtk3)
  • engrampa
  • eom-gtk3
  • mate-applets-gtk3
  • mate-icon-theme-faenza -> précompilé.
  • mate-sensors-applet-gtk3
  • mate-terminal
  • mate-user-share-gtk3
  • mate-utils-gtk3
  • mozo
  • pluma-gtk3
  • python2-caja-gtk3

Comme d’habitude, la vidéo en action. Pour une fois, ce n’est pas dans VirtualBox, mais en dur 🙂

Vous avez pu le voir, c’est du tout bon, même si certains éléments restent en anglais encore pour le moment, mais c’est normal, c’est une version de développement. Que dire de son énorme gourmandise ? Je voudrais voir des environnements aussi complets être aussi léger.

Que du bon en parlant du logiciel libre… Ça fait plaisir, c’est incroyable 🙂

Void Linux : quel état des lieux en décembre 2016 ?

Dans le petit monde des distributions GNU/Linux n’utilisant pas le démoniaque systemd, en dehors de la Devuan GNU/Linux, de la Manjaro Linux OpenRC, de la Slackware Linux et des Funtoo/Gentoo Linux, il n’y a pas grand monde…

Si, la Void Linux qui est la seule à ma connaissance à proposer Runit. Depuis le dernier article de février 2016, j’ai voulu voir comment se portait cette distribution. Pour varier les plaisirs, j’ai décidé d’installer Mate-Desktop en lieu et place de Xfce pour cet article.

J’ai donc récupéré l’ISO d’installation minimale. Même si elle est daté d’avril 2016, elle est plus complète que celle que j’avais utilisé pour mon article de février 2016.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c https://repo.voidlinux.eu/live/current/void-live-x86_64-20160420.iso
–2016-12-08 09:12:04– https://repo.voidlinux.eu/live/current/void-live-x86_64-20160420.iso
Résolution de repo.voidlinux.eu (repo.voidlinux.eu)… 148.251.136.24
Connexion à repo.voidlinux.eu (repo.voidlinux.eu)|148.251.136.24|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 258998272 (247M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « void-live-x86_64-20160420.iso »

void-live-x86_64-20 100%[===================>] 247,00M 2,89MB/s in 83s

2016-12-08 09:13:28 (2,98 MB/s) — « void-live-x86_64-20160420.iso » sauvegardé [258998272/258998272]

J’ai donc lancé mon ami VirtualBox pour tester tout cela. L’ISO démarre sur un noyau linux 4.5.2, puis on arrive à un accueil en ligne de commande.

Il suffit de se connecteur et de rentrer « void-installer ».

L’écran d’accueil de l’installateur :

Comme vous pouvez le voir, toutes les étapes sont listées. Il suffit de suivre le guide. Et oui, désolé, c’est en anglais, la lingua franca de l’informatique. Je vous conseille fortement de faire l’installation depuis le réseau.

L’ajout des locales est assez simple, et la plupart des étapes où il est besoin de faire un choix se fait via des listes :

Ou encore pour le fuseau horaire :

Le partitionnement du disque se fait durant l’installation, via cfdisk :

Comme pour tous les installateurs, un résumé rapide nous est proposé avant de lancer l’installation :

Après l’installation de la base et  d’une centaine de paquets, on peut passer à la post-installation après avoir redémarré l’ensemble.

Ajout des outils de base :

sudo xbps-install -S zip unzip p7zip nano mc alsa-utils mtools ntfs-3g vim

Ajouter Xorg et les outils xdg-user-dirs, un simple :

sudo xbps-install -S xorg xdg-user-dirs

Une fois xorg installé, j’ai rajouté cups, system-config-printer , ntp, cronie, rsyslog pour gérer les imprimantes, l’heure en réseau, la gestion des taches répétitives et des logs. Sans oublier de rajouter mon compte utilisateur au groupe lp pour avoir accès au support des imprimantes. J’ai rajouté hplip par acquis de conscience 🙂

sudo xbps-install -S cups ntp cronie rsyslog hplip python-PyQt4 system-config-printer

L’ajout au groupe lp ?

sudo gpasswd -a nom-de-l'utilisateur lp

Activons les premiers services, merci runit pour sa simplicité 🙂

sudo ln -s /etc/sv/cupsd /var/service
sudo ln -s /etc/sv/ntpd /var/service
sudo ln -s /etc/sv/cronie /var/service
sudo ln -s /etc/sv/rsyslogd /var/service

Pour avoir le support en plein écran via les extensions VirtualBox, j’ai entré les lignes de
commande suivantes :

sudo xbps-install -Sv dbus virtualbox-ose-guest
sudo ln -s /etc/sv/dbus /var/service
sudo ln -s /etc/sv/vboxservice /var/service

J’ai ensuite configuré le son avec alsamixer et activé le service alsa.

sudo alsactl store
sudo ln -s /etc/sv/alsa /var/service

On passe au rajout de Mate-Desktop :

sudo xbps-install mate mate-extra gnome-icon-theme

Puis pour rajouter le gestionnaire de connexion graphique et le lancer. Attention, dans un premier temps le clavier est en QWERTY :

sudo xbps-install lightdm-gtk3-greeter
sudo /etc/sv/lightdm/run

Si lightdm se lance correctement, on peut l’activer :

sudo ln -s /etc/sv/lightm /var/service

Rajouter et activer NetworkManager ?

sudo xbps-install NetworkManager network-manager-applet
sudo rm -f /var/service/dhcpcd
sudo ln -s /etc/sv/NetworkManager /var/service

L’ajout de Mozilla Firefox ?

sudo xbps-install -S firefox-i18n-fr

J’ai fini par obtenir un Mate-Desktop 1.16.1 pleinement fonctionnel :

J’ai ensuite fait chauffer SimpleScreenRecorder pour montrer la distribution en action, spécialement l’ajout de logiciels qui montre que faire un gestionnaire de paquets rapide à l’exécution n’est pas impossible 🙂

La distribution est toujours aussi intéressante. Cependant, il y a quelques points qui me font tiquer :

  1. Pas d’interface graphique pour les outils pour les imprimantes HP ?
  2. La dénomination des paquets qui est parfois bizarre et l’outil xbps-query est un peu difficile d’accès.
  3. L’absence d’un outil graphique à la Pamac / Octopi pour aider à la recherche de logiciels.
  4. La relative vieillesse de l’ISO d’installation.
  5. Elle souffre de la petitesse de sa communauté 🙁

Dans les points positifs ?

  1. L’outil xbps est toujours aussi rapide à l’utilisation
  2. Distribution rapide et avec un système d’initialisation simple à appréhender. L’ajout et suppression de service se fait avec les commandes ln et rm.
  3. Des choix techniques audacieux : LibreSSL au lieu d’OpenSSL par exemple. Et pour les fans de légéreté, une ISO propose la musl libc en lieu et place de la classque glibc.

Elle reste une distribution de niche, pour les personnes qui veulent du rolling release ne proposant pas le sulfureux systemd et donc sans devoir passer Funtoo ou Gentoo Linux. J’espère pour elle qu’elle continuera son bonhomme de chemin. On verra d’ici un an ou deux, si le blog est toujours en vie 🙂

Un premier aperçu de Mate Desktop 1.18.0 : GTK3 à fond les ballons !

En juin 2016, je proposais un article pour montrer comment mettre en place une première préversion de Mate Desktop 1.16, qui était à l’époque en version 1.15.0. En gros, 3 mois avant l’annonce officielle de la sortie de cette version de l’environnement.

Près de 3 mois sont passés. On peut estimer pifométriquement que Mate-Desktop 1.18 sortira pour mars 2016. Il faut bien proposer une nouvelle version de l’environnement pour la Ubuntu Mate 17.04, non ? 🙂

Donc, comme pour l’article du mois de juin 2016, je suis parti d’une base Archlinux minimale. Ensuite, j’ai fait recompiler une partie des paquets nécessaire. Certains éléments n’étant pas encore disponible au 4 décembre 2016 sur le répertoire des codes sources de Mate Desktop pour sa version intermédiaire 1.17.x : http://pub.mate-desktop.org/releases/1.17/

Il faut noter que l’accès de cette version 1.17.x et donc de la 1.18 est clair : adieu gtk2. Si on observe la feuille de route pour Mate Desktop 1.18, c’est écrit en toutes lettres.

Migrate all remaining packages to GTK+3 and require version 3.14

Ce qu’on peut traduire par :

Migrer tous les paquets restants vers GTK + 3 et requérir la version 3.14

Besoin de faire plus clair ? 🙂

Dans la liste des éléments ci-dessous, ceux qui sont marqués d’une astérisque n’étaient pas encore disponible en version 1.17.x. D’autres éléments n’ayant aucune dépendance avec les paquets nouvellement modifiés ont été récupérés tels quels depuis les dépots d’Archlinux (d’où la mention « précompilé »).

Pour la base :

  1. mate-common
  2. mate-desktop-gtk3
  3. mate-user-guide -> précompilé.
  4. libmatekbd-gtk3
  5. libmatemixer
  6. libmateweather-gtk3 -> précompilé.
  7. mate-icon-theme -> précompilé.
  8. caja-gtk3
  9. mate-polkit -> précompilé.
  10. marco-gtk3
  11. mate-settings-daemon-gtk3
  12. mate-session-manager
  13. mate-menus -> précompilé.
  14. mate-panel-gtk3
  15. mate-backgrounds -> précompilé.
  16. mate-themes -> précompilé.
  17. mate-notification-daemon -> précompilé.
  18. mate-control-center-gtk3
  19. mate-screensaver-gtk3
  20. mate-media-gtk3
  21. mate-power-manager
  22. mate-system-monitor

Pour les paquets complémentaires :

  1. atril-gtk3
  2. caja-extensions (via caja-open-terminal-gtk3)
  3. engrampa *
  4. eom-gtk3
  5. mate-applets-gtk3
  6. mate-icon-theme-faenza -> précompilé.
  7. mate-sensors-applet-gtk3
  8. mate-terminal *
  9. mate-user-share-gtk3
  10. mate-utils-gtk3
  11. mozo -> précompilé.
  12. pluma-gtk3
  13. python2-caja-gtk3

Puis j’ai décidé de faire chauffer SimpleScreenRecorder pour montrer cette première préversion de Mate-Desktop 1.18.0.

Comme vous avez pu le voir, il est difficile de faire la différence entre Mate-Desktop 1.16.1 et la version 1.17.0. Les changements sont internes, et concerne essentiellement le retrait du code dédié à gtk2 dans les applications. Donc un allègement du code source. Qu’on l’accepte ou qu’on le regrette, gtk2 est plus proche de sa tombe que de son berceau.

La migration complète vers gtk3 mériterait de passer à Mate-Desktop 2.0, non ? Enfin, les numérotations, c’est tellement arbitraire au final 🙂

J’attends qu’engrampa et Mate-Terminal, sans oublier des paquets fondamentaux que j’ai utilisé en versions précompilés soit disponible en version 1.17.x pour migrer mon installation principale de Mate Desktop 1.16 vers celle de développement comme je l’avais fait à l’époque de Mate Desktop 1.15.x.

Fou furieux ? Si on veut. Curieux ? Oui 🙂

Ça donne quoi la Debian GNU/Linux Stretch, trois mois avant son gel ?

La Debian GNU/Linux Stretch alias 9.x doit entrer dans sa phase de gel le 5 février 2017, dixit sa page officielle sur le wiki officiel de Debian. J’ai voulu avoir un premier aperçu trois mois de la future Debian GNU/Linux 9.x. Elle devrait sortir en septembre 2017, en prenant le délai moyen de 6 à 8 mois concernant le gel des paquets, toujours dixit le wiki de Debian GNU/Linux :

Elle passe par un cycle de gel de 7 +/- 1 mois avant d’être publiée.

Bref, je suis allé sur la page de téléchargement des dernières images ISO de test. J’ai téléchargé l’image ISO d’installation par réseau. Mon ami wget a été mis alors à contribution.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
–2016-11-04 07:41:58– http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
Résolution de cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)… 2001:6b0:e:2018::165, 2001:6b0:e:2018::173, 130.239.18.173, …
Connexion à cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)|2001:6b0:e:2018::165|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 302 Found
Emplacement : http://gensho.acc.umu.se/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso [suivant]
–2016-11-04 07:41:58– http://gensho.acc.umu.se/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
Résolution de gensho.acc.umu.se (gensho.acc.umu.se)… 2001:6b0:e:2018::176, 130.239.18.176
Connexion à gensho.acc.umu.se (gensho.acc.umu.se)|2001:6b0:e:2018::176|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 300941312 (287M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « debian-testing-amd64-netinst.iso »

debian-testing-amd6 100%[===================>] 287,00M 1,09MB/s in 4m 41s

2016-11-04 07:46:40 (1,02 MB/s) — « debian-testing-amd64-netinst.iso » sauvegardé [300941312/300941312]

J’ai pris l’installation en mode graphique pour éviter de m’arracher la rétine de bon matin sur une interface en ncurses 😀

J’ai gardé les options par défaut, mais au lieu de prendre Gnome comme interface graphique, j’ai décidé de prendre Mate-Desktop. Oui, j’en ai ma claque de l’environnement de tablette pour ordinateur 🙂

Le seul point où j’ai changé d’avis sur les options, c’est le partitionnement. J’aime avoir ma partition /home séparée. Oui. C’est con, mais c’est comme cela avec les habitudes…

Pour le dépôt de paquet, j’ai choisi un autre que le ftp.fr.debian.org, histoire de ne pas avoir à surchager le dépôt principal.

Une fois l’environnement sélectionné, il m’a fallu attendre que les 1051 paquets soient récupérés.

Et la longue récupération se fit !

L’installation terminée, j’ai fait redemarré l’ensemble. J’ai été agréablement surpris de constater que Mate-Desktop 1.16.1 était disponible. Pour avoir la gestion du réseau complète, j’ai dû rajouter network-manager. Pour l’applet dans la zone de notification ? Ce n’est pas évident, mais c’est le paquet network-manager-gnome…

J’ai donc lancé mon enregistreur de vidéo pour voir ce que donnait la Debian GNU/Linux Stretch a une dizaine de mois de sa sortie officielle.

Pour le moment, le noyau est le 4.7.quelquechose. Avec la numérotation des paquets pour le noyau appliqué par Debian, on ne sait jamais vraiment quelle est la révision utilisée. Il faut juste espérer que cette version a réglé son compte au bug « dirty COW ».

Normalement, d’ici la sortie de la Debian Stretch, ce sera le prochain noyau LTS, soit le 4.9 ou le 4.8 au pire (?!). Dixit Greg Kroah-Hartman qui s’occupe des versions LTS du noyau.

Pour le moment, sur le plan du thème employé, celui de la version de la Debian GNU/Linux Strech n’est pas encore rajouté. C’est pour cela que c’est celui de la Debian GNU/Linux Jessie. La logithèque est assez fraiche, ce qui est normal pour une version de développement. Elle est aussi un peu légère par endroit. Mais au moins, elle est entièrement traduite. On est sur de la distribution sérieuse, ici 🙂

Je ne reviendrai pas sur le difficile équilibre à trouver entre fraicheur logicielle et stabilité. Autant essayer de résoudre la quadrature du cercle. Il faut juste espérer que la période de gel ne dépassera pas les 6 à 7 mois. Sinon, on aura encore une fois de l’ultra-solide au prix d’une partie de la logithèque qui sent un brin la naphtaline 🙁

Ubuntu Mate 16.10 à une semaine de sa sortie : Mate-Desktop en version GTK3 ? C’est possible ! :)

Comme les autres déclinaisons de la Ubuntu 16.10 auront droit à des billets ad-nauseam (spécialement le trio Ubuntu / Kubuntu / Xubuntu) d’ici la fin octobre 2016, j’ai eu envie de parler ma petite « chouchoute » – je sais c’est mal – à savoir la Ubuntu Mate.

J’ai utilisé l’outil préféré des tipiakeurs sous linux pour récupérer en toute sécurité l’image ISO de la Ubuntu 16.10 béta 2, la dernière officiellement disponible.

Dans les notes de publications publié le 28 septembre 2016, on apprend que la version de Mate-Desktop proposée est la 1.15.1 en gtk3 tout en promettant la 1.16.0 rapidement.

Mis à part cela, il y a les points commun avec la Ubuntu officielle : noyau linux 4.8, LibreOffice 5.2, GTK 3.20, le dernier Mozilla Firefox. Que du classique. En bref, tout ce que j’ai l’habitude d’utiliser au quotidien sur mon Archlinux avec testing activé, même si au moment où je rédige cet article, GTK 3.22 est disponible pour les cramés du cerveau au troisième degré dont je fait partie 🙂

J’ai donc voulu voir comment se comporte la Ubuntu Mate. Après tout, c’est la distribution qui m’a donné envie de me réintéresser aux Ubuntu-based après avoir eu la souris une tripotée de « forks » plus mauvais les uns que les autres.

J’ai utilisé mon ami VirtualBox avec l’environnement habituel : 2 Go de mémoire vive, 2 CPUs, 128 Go de disque dur.

Pour gagner un peu de temps, j’ai directement lancé l’installation 🙂

Comme c’est Ubiquity, l’outil classique des Ubuntu officielles et d’une partie des officieuses, inutile de s’attarder dessus. Il fait son boulot et bien 🙂

Après l’installation – tout ce qu’il y a de plus classique, Ubuntu Mate nous accueille avec son application « Bienvenue ».

J’ai forcé le lancement de l’outil de gestion des mises à jour. 334 Mo ont été récupérés, dont un certain… Mate-Desktop 1.16 🙂

Au bout d’une dizaine de minutes, les mises à jour ont été finies. Il ne me restait plus qu’à relancer la distribution pour avoir une logithèque assez fraiche. J’ai complété en rajoutant les pilotes additionnels pour VirtualBox.

Mon enregistreur de vidéo a pris le relai pour montrer la Ubuntu Mate 16.10 post-béta2 en action.

Ubuntu Mate se bonifie avec le temps. Surtout, elle prouve qu’on peut avoir une version « GTK3isée » de l’environnement héritier de Gnome 2 sans le moindre problème collatéral. Alors quand est-ce que les mainteneurs de distributions vont entendre le message ? 🙂

La boutique logicielle est une bonne idée. Même si ça donne l’impression que la roue est réinventée par rapport à Gnome Logiciels et l’outil de Plasma dont le nom m’échappe.

Que du bonheur, cette distribution. Modulo le thème un peu trop orienté vert… Mais on ne peut pas tout avoir après tout 🙂

On est surtout loin de son excrémentielle version « ultimate » dont on se demande comment elle fait pour ne pas exploser en plein vol au démarrage. Enfin, je dis ça, mais je dis rien, mais je vous renvoie à mon article de février 2015🙂

Après, les coups et les douleurs les goûts et les couleurs, ça ne se discutent pas !

NuTyX 8.2 : un an après la Houaphan, on en est où ?

Une année est passée sur le blog sans que je parle longuement de la NuTyX. La dernière fois, c’était pour la Houaphan – alias 8.0 – en septembre 2015. J’étais assez content du résultat obtenu, même si j’étais tombé sur un bug dédié à l’explosion de bijouterie familiale 🙂

Cette distribution basée sur la Linux From Scratch avait quand même réussi à tirer son épingle du jeu à l’époque.

La NuTyX 8.2 étant sortie, je me devais de la tester. Les notes de publications de la version 8.2 en date du 2 octobre sont intéressantes. Outre la taille incroyable de l’ISO d’installation, un peu moins de 220 Mo pour les versions 32 et 64 bits, on apprend que la plupart des environnements sont disponibles : Gnome 3.20.2, Plasma 5.7.95 (ouille !), Mate 1.14.1 et Xfce 4.12.0. Le noyau linux est un 4.4.21 LTS. À ce que j’ai pu comprendre, si on crée une partition swap, elle est directement prise en charge à l’installation… Joie 🙂

Par sécurité, j’ai aussi pu lire que le compte root n’est plus directement accessible. Tant mieux, non ?

Bref, que des bonnes choses à se mettre sous la souris. J’ai donc récupéré l’immense image ISO via wget.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://downloads.nutyx.org/NuTyX_x86_64-8.2.iso
–2016-10-03 10:39:24– http://downloads.nutyx.org/NuTyX_x86_64-8.2.iso
Résolution de downloads.nutyx.org (downloads.nutyx.org)… 195.154.82.195
Connexion à downloads.nutyx.org (downloads.nutyx.org)|195.154.82.195|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 227540992 (217M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « NuTyX_x86_64-8.2.iso »

NuTyX_x86_64-8.2.is 100%[===================>] 217,00M 1,34MB/s in 2m 35s

2016-10-03 10:41:59 (1,40 MB/s) — « NuTyX_x86_64-8.2.iso » sauvegardé [227540992/227540992]

Évidemment avec 217 Mo au compteur, on a une installation au format texte, mais il est facile en 5 minutes et via une poignée de commandes d’avoir un environnement utilisable en mode graphique. Autant dire qu’en 10 à 15 minutes, on est sous Mate-Desktop… Qu’il ne reste plus qu’à fignoler. Je vais donc partir d’une installation basique avec Mate-Desktop et la compléter ensuite en vidéo.

Au démarrage, l’installateur nous demande la langue à utiliser, puis après le message d’information, on peut s’attaquer au partitionnement, au formatage, à l’installation du système.

Le message d’information :

Le partitionnement :

Le formatage :

L’installation proprement dite :

Une fois celui-ci terminé, on s’attaque au gestionnaire de démarrage, aux divers réglages comme le réseau ou le fuseau horaire.

Sans oublier un réglage primordial : le clavier et son agencement.

On finit par l’ajout de l’utilisateur.

Ensuite, on arrive dans le système qui dès le départ reconnait la partition swap comme le prouve cette capture d’écran avec un free -m de bon aloi 🙂

J’ai donc ajouté les couches et outils pour avoir un Mate-Desktop un minimum complet. Cela a été plus long à saisir qu’à faire installer ! D’abord, tout ce qui est outils pratiques :


sudo cards install zip unzip p7zip
sudo cards install vim mc nano

Puis le multimédia :


sudo cards install alsa-utils alsa-plugins
sudo cards install gstreamer1-plugins-good gstreamer1-plugins-bad gstreamer1-plugins-ugly gstreamer1-plugins-libav

Pour pouvoir imprimer :


sudo cards install cups cups-filters foomatic-db foomatic-db-engine foomatic-db-nonfree foomatic-filters python-qt4 hplip epson-inkjet-printer-escpr

Pour le réseau en mode graphique :


sudo cards install networkmanager network-manager-applet

On configure le réseau pour faire prendre en compte NetworkManager. Il suffit de modifier le fichier /etc/sysconfig/network en mettant la valeur qui va bien dans la ligne MANAGER. Compliqué, non ?

Pour le son ?


sudo alsamixer
sudo alsactl store

L’installation de Xorg et de Mate-Desktop ?


sudo cards install xorg
sudo cards install mate mate-extra gvfs lxdm sound-theme-freedesktop
sudo cards install ttf-dejavu ttf-liberation ttf-freefont xdg-user-dirs

J’ai rajouté gvfs pour la gestion simplifié des supports amovibles. Lxdm ? Pour gérer les connexions en mode graphique. Et le paquet sound-theme-freedesktop ? Pour avoir l’option d’activer ou pas les notifications sonores dans Mate Desktop. J’ai ouvert un bug sur ce point précis sur le github de NuTyX.

La dernière ligne permet d’avoir des polices jolies à l’affichage et les répertoires utilisateurs. J’ai lancé ensuite l’enregistrement de la vidéo.

Dommage qu’un bug graphique génant reste, car cela rend moche l’affichage d’une partie des menus de Mate et de Xfce : l’absence des icones pour LibreOffice. Bug rapporté en juillet 2016, et difficile à reproduire. La faute à pas de chance ? Étrangement, l’installation de Chromium fait apparaitre les icones comme par magie ?!

Dommage par contre que l’outil system-config-printer soit indisponible. Passer par l’interface web de cups n’est pas des plus convivial. Et si on n’active pas root, cups nous envoie paître. Autre point qui est ennuyeux.

Quand au bug du son qui refusait de pointer le bout de ses notes, j’avoue que j’en ai perdu mon latin !

Mis à part ces quelques petits bugs, et modulo une logithèque un peu réduite, c’est une distribution qui progresse de version en version. On est loin de la facilité de partir d’une base bien établie comme une Debian, une Ubuntu ou encore une Fedora.

C’est une distribution que je conseillerai aux féru(e)s d’informatique libre qui veulent un OS léger, rapide à l’installation et qui est facile à maintenir. Mais c’est vraiment trop ardu pour un(e) débutant(e) !

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’.

Côté logiciel libre et informatique :

Côté livre ? Un éditeur exprime son point de vue sur les menottes numériques

Côté musique ?

Bon week-end !