En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Pour les amoureux de projets libre complètement fous, je demande ReactOS 0.4.7, vous savez, la réécriture libre de MS-Windows…
  • Dans le domaine des distributions 100% libre, je demande la Uruk 2.0, basée sur la future Trisquel 8.0, basée sur Ubuntu 16.04 LTS…
  • Dans la catégorie, « Tiens, elle est encore en vie », je demande la Rosa Linux R10, qui est plus ou moins liée à la OpenMandriva.
  • Un nouveau venu dans le monde du blog concernant le logiciel libre et ses dérives, j’ai nommé Tommy et son blog LoboTommy.

Côté culture ?

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Quoi de neuf en ce jour du 99ième anniversaire de l’armistice de la première guerre mondiale ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Le groupe finlandais de metal atmosphérique et progressif Edge Of Haze annonce la sortie de son nouvel album « Deluge ».
  • https://edgeofhaze.bandcamp.com/album/deluge

  • Un petit de publicité pour mes créations. J’approche petit à petit de la fin de mon projet de petit roman policier, et j’aurai besoin de retours, ne serait-ce que pour m’aider à trouver des incohérences. À vos bons coeurs, merci !

Bon week-end !

« Outer Calm, Pain Within » des April Weeps : un concentré de puissance et de douceur…

Ah, le metal… Depuis qu’un ami peintre et caricaturiste m’a fait découvrir le genre avec sa variante death metal progressif et un petit groupe du nom d’Opeth, j’ai exploré ses innombrables variantes, et je suis loin d’avoir tout explorer… Toute une vie ne suffirait pas 🙂

En fouillant sur Bandcamp, ma mine d’or musicale, je suis tombé sur le premier album d’un groupe slovaque, April Weeps. La pochette m’a tout de suite interpellé, et quand j’ai jeté un oeil au titre, je me suis dit… « Houla, ça va être de la bonne ! » 🙂

Sorti en février 2013 – oui, je sais, ça date un peu au moment où je rédige cet article fin septembre 2017 – l’album fait 49 minutes pour 11 pistes. On sent tout de suite que c’est un album qui ne cherche pas les fioritures, qui va directement dans le sujet… De plus, ça tape dans le duo que j’adore : chant guttural masculin et chant clair féminin. Autant dire que quand j’ai lancé l’écoute en flux, il y avait de bons a priori 🙂

Dès la première piste, ça attaque. « Sacrificial Rite » vous attaque avec du grand chant guttural d’assez bonne qualité. J’apprécie le chant guttural si les paroles restent compréhensibles. Grogner pour le plaisir de grogner, non merci !

Le chant clair féminin qui s’invite dans chaque piste donne un petit côté gothique qui allège les pistes. Mais pas trop, car on est quand même dans du metal, donc il faut conserver un côté sombre 😀

Les compositions sont classiques pour le mélange du death metal et du gothic metal, ce qui permet à l’auditeur au plaisir de faire du « head bang » 🙂

Avec des pistes comme « Buried », « Waiting For The Sun », « In A Hurry » et « Positive Energy », le duo de chants est à son summum.

La quatrième piste est celle qui reprend le titre de l’album. Comme la piste d’introduction, elle est vraiment directe… Comme chantait Ronnie James Dio dans son album « Holy Diver » (en 1983), c’est du « Straight Through The Heart » 🙂

« Forever Falling » a une introduction très douce, qui surprend un peu… On peut se dire que c’est la classique ballade de tout album metal. C’est vrai, même si le chant guttural finit par s’inviter. C’est sûrement la piste la plus douce de tout l’album. La piste la plus longue « Shards » (la plus longue avec presque 7 minutes au compteur) est celle où le chant clair est le plus présent.

Les deux dernières pistes « Faded Memory » et l’instrumental « Pass Away » concluent l’album avec un peu de douceur, comme pour faire un clin d’œil à l’entrée en matière bien costaude.

Vous l’avez compris, j’ai eu un coup de cœur pour cet album en provenance de Slovaquie. Pour une fois que je n’ai pas eu à m’approvisionner en Scandinavie, ça change 🙂

Inutile de le préciser, j’ai acheté une copie physique en attendant un nouvel opus du groupe…

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

  • J’ai toujours apprécié le mélange metal et chant clair féminin. Un exemple réussi de cette collaboration ? Le deuxième album des Neverlight, « Nova Red ».
  • Découvert via le réseau à l’oiseau bleu, le groupe de pop-rock nord-américain Laini and the Wildfire. Dommage que le groupe n’envoie des versions physiques de son premier EP qu’à l’intérieur des États-Unis 🙁

Bon week-end !

« Memoirs in Monochrome » d’Ysma : un troisième album studio réussi !

Ysma est un groupe de rock et metal progressif instrumental allemand que j’ai découvert avec leur premier album, « Vagrant » en 2013… Déjà 4 ans. Quand j’ai eu l’occation de précommander leur troisième opus, sortant le 31 mai 2017, j’ai sauté sur l’occasion. Pour le collectionneur que je suis, avoir un des cent exemplaires fabriqués a été une motivation supplémentaire.

Il faut dire qu’avoir attendu plus de deux ans et demi après le très bon « Fourth Wall » a été l’ultime motivation pour précommander « Memoirs in Monochrome ». Avoir pu écouter deux pistes « 30 Doradus » et « The Glassblower Part. I+II » a aussi joué en la faveur de la précommande.

58 minutes pour 7 pistes ? Une bonne moyenne pour du rock progressif.

La piste d’introduction est très solennelle, presque religieuse dans son ambiance. On se dit… Cela promet du lourd pour le coeur de l’album… Une bonne mise en jambe si on peut prendre cette image sportive !

« 30 Doradus » qui est la deuxième piste mais aussi la plus longue arrive juste après. On y trouve un mélange d’influence metal, d’orgue digne des titres de rock progressif des années 1970, avec de la guitare dans les périodes de calme.

Bref, ici, on est dans les classiques du groupe développé à l’époque du deuxième album « Fourth Wall ». Miam, miam, miam ! On peut lui rajoute l’avant-denière piste « Implosions » ou encore la piste finale « Debris ».

Si on aime les pistes tout en douceur, légères, rêveuses, alors il faut foncer sur « Lost in Distant Shimmers » qui colle à cette description. Dans ce domaine, je rajouterai « The Glassblower Pt. I + II » et « Silhouettes ».

Pour conclure ? Ysma a réussi un excellent troisième album. On y retrouve tous les ingrédients des précédents opus. Si vous avez aimé « Fourth Wall », cet album sera pour vous une excellente surprise. En tout cas, je ne peux dire qu’une chose : merci Ysma pour cet excellent album !

« The Machine and the Beast » d’Alwaid : un bon deuxième album… Ça fait plaisir.

J’avais connu le groupe lillois Alwaid – consommons national pour une fois 🙂 – avec leur premier album « Lacus Somnorium ». J’en avais parlé en avril 2015.

Après avoir sorti leur deuxième LP le 13 mai 2017, j’ai pu enfin télécharger la version numérique étant un des financeurs sur Ulule. J’espère que le groupe proposera bientôt l’écoute de leur deuxième album sur leur page bandcamp. Je modifierai l’article en conséquence.

L’album est constitué d’une dizaine de pistes, 11 si on sépare l’introduction et la première « Amphisbeana ». L’album dure un peu plus de 56 minutes. Donc, ce sont des pistes d’une bonne durée.

Dès la première courte piste, on sent que l’on va avoir du lourd à se mettre dans les esgourdes ou si vous préférez vos cages à miel… C’est confirmé avec les pistes « Amphisbeana », « When Giants Wake » ou encore « Monsters by Gaslight » On a du metal symphonique dans ses canons les plus classiques. Après le sommeil dans leur premier album, le deuxième s’attaque à la vue de la civilisation par le groupe.

Entre le chant clair féminin et le chant guttural qui s’invite de temps à autre, ça décoiffe. L’ambiance est lourde, comme sur la piste « The Whale » ou encore « The Lord of Cities ». Mais qui a dit que le metal était une musique légère ? 🙂

Comme le groupe l’avait annoncé dans le descriptif de la page de financement sur Ulule, le côté symphonique est poussé dans ses retranchements avec la présence de chants lyrique sur de nombreuses pistes. Ou encore en introduction comme pour « Sang Noir » qui est un de celles qui m’a accroché le plus l’oreille à la première écoute.

Vous voulez la ballade de l’album metal ? C’est « So the Song Went (Silent o’Moyle) » avec une introduction qui prévient que ce sera copieux par la suite… La piste qui suit « Idle Riddles and Rhymes » pourrait aussi être qualifier de ballade, même si du chant guttural s’invite aux deux tiers de la piste. On dit jamais deux sans trois ? La piste « Fractalized », avant-dernière de l’album continue à proposer un côté plus léger à l’album. Une respiration bienvenue après des pistes qui ont été pas franchement légères.

Ce n’est au final que reculer pour mieux sauter avec l’ultime piste « The call of the Wild » qui termine l’album dans un sacré feu d’artifice…

On sent que le groupe a voulu dépasser les limites égratignées dans leur premier opus… Et c’est réussi. Le deuxième album est toujours le plus dur à faire. Ça fait plaisir d’avoir un groupe qui réussit à passer cet écueil avec succès.

En vrac’ de fin de semaine.

Pour commencer ce week-end prolongé, voici donc le billet qui va bien 🙂
Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end prolongé !

En vrac’ de fin de semaine.

En ce milieu de week-end prolongé, bien qu’un peu tard le dimanche, voici donc le billet qui va bien 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, désolé.

Bonne fin de week-end prolongé !

SxSW édition 2017 : Encore une mine d’or musicale en direct du Texas ;)

Chaque année, entre le 10 et le 20 mars, Austin, capitale du Texas, accueille le festival SxSW qui accueille des centaines d’artistes dans tous les genres disponibles. En 2015, j’avais fait un article, puis j’avais parlé d’une artiste découverte via le fichier torrent des extraits musicaux, Cleopatra Degher.

Cette année, j’ai renouvellé l’expérience via le site « The (UNOFFICIAL) SXSW Torrents« . Sur les 1201 extraits écoutables – en dehors du rap, de la rnb et de la techno qui sont pas ma tasse de thé et qui doivent représenter pifométriquement un bon tiers de la liste – voici ce qui a retenu mon oreille.

J’ai dû manquer quelques pépites dans mon écoute, mais vous avez la liste de ce qui m’a vraiment parlé dès le départ. Elle est vraiment des plus copieuses 😉

Par ordre alphabétique des catégories :

Americana / Country / Country rock :

Blues-Rock :

Classique / Ambient :

Folk / Indie folk / Punk folk / Folk psychédélique :

Jazz :

Metal :

Musique électronique :

Pop / Indie-pop / Dream Pop :

Pop-Rock :

Post-rock :

Punk / Post-punk / Punk-rock :

Rock alternatif / Rock « classique » / Indie-rock :

Rock psychédélique / Rock symphonique :

Il est évident que je ne parlerai pas de toute la liste, qui fait environ 70 entrées, mais il est fort possible qu’une partie de l’ensemble vienne rejoindre ma collection durant le reste de l’année 2017 🙂

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ ; pour une fois, il sera un peu plus copieux que d’habitude, n’est-ce pas Iceman ? Du moins, je l’espère 😉

De plus, les billets en vrac’ seront désormais postés en fin de semaine, histoire d’avoir quelque chose de consistant à se mettre sous la souris 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

  • Trouvé via le réseau à l’oiseau bleu, celui où la haine s’exprime sans ambages, un groupe d’origine irlandaise mélangeant le folk rock, le krautrock, le progressif uniquement en instrumental. C’est Iron Moutain dont le premier album « Unum » est sorti le 1er avril 2016.
  • Pour vous, rien ne vaut le bon gros rock progressif classique, même avec un soupçon de metal ? Alors, laissez trainer vos oreilles du côté du premier EP des Jupiter Hollow, « Odyssey » sorti le 13 janvier 2017.

Bonne fin de semaine !

Merci la sérendipité : l’exemple en musique par Mobius et Todesbonden.

Même si le mot n’est pas encore défini dans le dictionnaire de l’Académie Française – et comme disait Clemenceau de manière fleurie : « Donnez-moi quarante trous du cul et je vous fais une Académie française. », ce terme et cette notion d’origine anglophone peut se définir ainsi : « trouver autre chose que ce que l’on cherchait ».

Pour le premier, c’est en suivant le mot clé metal – comme c’est étonnant – que je suis tombé dessus via la framasphere*, qui est un point d’accès au réseau social décentralisé diaspora*.

Mobius est un groupe français spécialisé dans le metal progressif auquel s’ajoute des tendances symphoniques, de world music et d’une dance traditionnelle réunionnaise, le maloya. Oui, ça apparait comme bizarre au premier abord. L’album est sorti en octobre 2016.

Avec un peu moins de 55 minutes et 8 pistes au compteur, on est dans du progressif qui se ne la joue pas onanisme musical. L’ambiance est classique pour du metal progressif et symphonique. Rien que l’introduction de la première piste nous propose ce qu’on est en droit d’attente pour le genre.

Un classissisme qui n’est pas ennuyeux. On n’est pas la facilité du déjà entendu quinze fois. La première piste à un petit quelque chose qui vous prend aux tripes et ne vous laisse pas indifférent.

Avec la piste d’introduction, on sait qu’on est dans de la production léchée, puissante, ciselée. Ça dépote vraiment.

Ce que j’ai apprécié dès la première écoute, c’est la transition presque inaudible entre les deux premières pistes, comme si elles constituaient à l’origine un seul titre, mais qu’il a été divisé ainsi pour des raisons techniques.

Les deux premiers titres se complètent très bien sur le plan général. Ce qui me laisse à penser que mon hypothèse n’est pas complètement fausse 😀

Le groupe sait aussi bien apporter de la vitesse et de la précipitation dans ses titres propice à du headbang ou encore un calme des plus trompeurs, comme avec « Evasion » qui sait mélanger les deux à la perfection.

Le groupe sait aussi se débrouiller avec des pistes uniquement acoustique d’un calme incroyable. Comme le classique « slow » de tout album metal qui se respecte… Les traditions, il faut savoir les respecter, non ?

Vous connaissez la célèbre scène du chaperon rouge entre le loup et la fillette. Si le calme de la piste précédente était bien présent pour une chose, c’est pour introduire une piste qui l’est largement moins, et qui est une de mes préférées de l’album « The Heresiarch ». Qui reproduit le schéma de la piste divisée en deux avec la transition presque impeccable avec le titre suivant « Bursting Chaos ».

Cet album n’a que peu de faiblesses, ce qui est agréable à dénoter. Une des pistes qui me parle le moins, c’est l’avant-dernière, « Dark Fates ». Sinon, c’est du tout bon, cet album. Du moins pour les personnes qui apprécient le metal 😀

Note : si vous achetez l’album – en numérique et dans le livret officiel ? – il y a une surprise culinaire qui vous attend 😉

Passons donc au deuxième album, celui de Todesbonden. Je l’ai trouvé sur bandcamp par pur hasard. Alors que j’avais écouté pour la trente-cinquième fois « Blackwater Park » d’Opeth, je me suis demandé sur quoi je pourrais bien tomber en utilisant le mot clé « Opeth » dans le moteur de recherche du site.

Parmi les résultats, la pochette du premier LP du groupe nord américain Todesbonden m’a attiré l’oeil. Ici, on a droit à un mélange de world music, de doom metal, et de chants lyriques. Je dois dire qu’avoir vu le mot clé « Dead Can Dance » sur la fiche de l’album m’a donné envie d’écouter l’album sorti en 2008. Oui, ça date un brin 🙂

Avec presque 56 minutes et 11 pistes au compteur, on est sûr d’avoir des pistes qui rentrent directement dans le vif du sujet. Ce qui est le cas avec la piste d’introduction qui donne une idée de qui attend l’auditeur par la suite.

Les influences world music se font entendre dès la deuxième piste « Surya Namaskara ». Mélange un peu explosif mais qui se révèle être un pur plaisir auditif.

Comme pour l’album de Moreor dont j’ai parlé en novembre 2015, le metal et le lyrique arrive à se marier à merveille. J’en prend pour preuve dans cet album des pistes comme « Trianon », « Fading Empire », « Ghost of the Crescent Moon » ou encore « Sailing Alone ».

On a aussi droit à des pistes purement acoustiques, comme « Aengus Óg Fiddle » ou « Follow My Tears » qui apporte une influence supplémentaire, la folk. Cela donne l’impression d’être en face d’un album qui ressemble à une matriochka, ces poupées russes qui s’emboitent les unes dans les autres.

C’est un album varié, qui sait manier du léger, puis du plus lourd à la suite. Cela permet d’avoir une surprise au tournant. Ce qui n’est pas plus mal !

Inutile de préciser que j’ai dû, une nouvelle fois, museler ma carte bleue, car elle voulait vraiment me mordre cette fois. Pour avoir une copie physique de l’album de Todesbonden, j’ai dû passer par un site tiers. Dommage, j’aurai bien aimé donner l’argent directement au groupe.

J’aime la musique sous toutes ses formes, sauf les productions commerciales actuelles qui tels les derniers ordinateurs à la pomme ou les tablettes tactiles sont du prêt à consommer, donc du prêt à jeter. Autant dire que j’ai été par deux fois agréablement surpris et que je ne puis que remercier la sérépendité… Sauf pour mes finances 🙁

Mardi culturel, deuxième partie : « The Island » de Kylver

Deux billets en ce mardi 11 octobre 2016, à destination culturelle. Après un billet consacré à l’excellent court roman d’Olivier Saraja, passons aux plaisirs auditifs.

Le 6 octobre, Kylver groupe de rock progressif instrumental aux influcences metal a sorti son deuxième album « The Island ». Après un premier album « The Mountain Ghost » dont j’ai parlé en juillet 2015, j’attendais d’oreilles fermes le deuxième opus.

Comme pour le premier, on est face à un EP « long ». EP en nombre de pistes, car il n’y en a que 5 pistes pour environ 42 minutes… Oui, ça fait une moyenne de 8 minutes par piste, ce qui justifie l’appellation progressive revendiquée par le groupe 🙂

Qui oserait affirmer le contraire avec la piste d’introduction et ses quelques 13 minutes ? Hein, qui ? 🙂

Dès la piste d’intro, on se retrouve avec les mêmes productions léchées, travaillées, ciselées du premier opus. Cependant, je trouve que l’ambiance est un brin plus légère, un brin plus joyeuse que pour « The Moutain Ghost ».

En faisant quelques recherches, cette piste est à mettre en relation avec la tempête qui toucha fin novembre – selon le calendrier julien – et début décembre 1703 – selon le calendrier grégorien – le sud de la Grande-Bretagne. La piste est à l’image de la tempête. C’est puissant, emporté, avec une certaine mélancolie par moment. On dirait presque que la guitare se met à pleurer. Du grand art donc.

Avec la deuxième piste, « Hy-Brasil », on a droit à une piste rapide, presque essoufflante par rapport à la précédente. Piste plus enjouée aussi. Accessoirement la plus courte, avec seulement 5 minutes au compteur.

La piste « Monolith » ralentit le rythme. Ça permet de reprendre son souffle. J’ai l’impression de retrouver certains sonorités du rock progressif des années 1970, et ça, ça me plait !

La relative gaieté de « Hy-Brasil » est compensée par l’intro de la piste « The Abyss ». Cela n’en reste pas moins une très bonne piste, qui renoue avec les ambiances du premier album. La transition avec l’ultime piste se fait sans que l’auditeur s’en aperçoive vraiment. J’ai été surpris à la première écoute 🙂

Comme pour de nombreux artistes et groupes, le plus dur est de sortir le deuxième album, surtout si le premier est déjà une réussite. Kylver a réussi à passer l’obstacle, et c’est tant mieux !

« Deadwood » de Cyclocosmia : un bon premier album !

S’il y a un mélange d’ingrédients dans le metal qui me tape directement dans l’oreille, c’est le suivant : chant clair féminin, chant guttural masculin, avec des pistes progressives et / ou symphoniques.

C’est assez pointu, et cela limite donc le nombre de coups de coeur potentiels. Heureusement pour mes finances. Dans ce domaine, je pourrais citer Rise of Avernus, Alwaid ou encore Lethian Dreams à ses débuts.

À cette courte liste vient se rajouter Cyclocosmia, groupe originaire de Londres.

Leur premier album, « Deadwood » est paru en avril 2016 sur Bandcamp.

56 minutes au compteur et 10 pistes. Cela promet une bonne moyenne pour chacun des titres. La piste la plus longue pointe à 9 minutes, la plus courte ? Seulement 3 🙂

Avec « Marionnette » on rentre directement dans le vif du sujet. Le chant clair est féminin est celui qu’on entend principalement, le chant growl venant en point d’appui. L’univers qui ouvre l’album fait penser à celui d’une scène d’opéra.

Il ne faut pas croire que toutes les pistes sont uniquement composées de guitares saturées typique du metal. Il suffit de prendre « Wither », la piste « Ubasute » au trois quarts acoustique, ou encore « Season of Regret » et « Shackled » pour entendre des passages de calme… Parfois trompeur 🙂

Ce que j’apprécie dans cet album, c’est que le chant guttural ne vient qu’en appoint du chant clair. Sans oublier les longs passages à la guitare acoustique. Les pistes sont travaillées et ne se limitent pas à reproduire sans fin le même modèle.

Le morceau de choix de l’album est la piste « Little Girl Lost ». Malgré sa longueur, 9 minutes et 11 secondes, l’auditeur n’a pas le temps de s’ennuyer : entre les passages doux et rêveur, les passages plus durs, c’est un pur plaisir à écouter. C’est la piste centrale de l’album.

Dans mes pistes préférées de la deuxième partie de l’album ? « …y dolor en la tierra », « Aftermath » et « Faceless ». Quoique cela a été dur de choisir, vu la grande qualité de l’ensemble.

Inutile de préciser que j’ai acheté l’album… Il me tarde de le recevoir pour l’ajouter à ma collection déjà bien développée. Je n’ai qu’un regret : ne pas avoir découvert ce bijou un peu plus tôt !

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’obligatoire billet en vrac’.

Côté logiciel libre et informatique :

Côté livre ? Un éditeur exprime son point de vue sur les menottes numériques

Côté musique ?

Bon week-end !