Trois ans sur la framasphere*, quel bilan ?

Il y a un peu plus de trois ans, j’écrivais un billet un peu acide sur la relation que j’ai entretenu avec diaspora*, le réseau social décentralisé.

Je concluais l’article ainsi :

Diaspora* est pour moi un réseau complémentaire, et moins généraliste que Google+ et qui me permet d’avoir un contrôle plus fin des échanges. J’ignore combien de temps j’aurais ce compte sur le pod de framasoft. Peut-être que l’aventure s’arrêtera dans une semaine ou dans trois ans. Pour tout dire, je m’en contrefous complètement.

Ce qui compte, c’est d’essayer, loin de projet feu de paille comme ello. Son idée de ne pas dépendre de la publicité est purement hypocrite, car ils devront bien un jour où l’autre monétiser leurs données, seul trésor de guerre des réseaux sociaux classiques.

Je préfère échouer quelque part que de ne pas avoir essayer. Un échec est plus facile à supporter que des remords. Cela me rappelle une scène culte d’un des meilleurs épisodes de l’hexalogie de la Guerre des Etoiles (en anglais, c’est mieux)

J’ignorais qu’en 2017, je serai encore un utilisateur actif de la framasphere*. Sur mon profil, j’ai quelque chose comme 783 contacts (faudrait que je fasse le tri). D’ailleurs, j’ai remarqué que le réseau décentralisé a fini par remplacer mon vieux compte google plus que je maintiens en vie pour des raisons sentimentales 🙂

Le 30 octobre 2017, Framasoft annonçait en fanfare les 3 ans de son pod diaspora*, qui cumule quelques 40 000 comptes. Seul les mainteneurs du pod doivent savoir quelle est la proportion réellement active.

Nombre de blogueurs influents, comme un certain Manuel Dorne y avait ouvert un compte – à moins que ce fut sur un autre pod du réseau diaspora* – pour le laisser moisir comme une vieille chaussette sale. Ce qui n’empêche pas le réseau diaspora* d’exister après tout !

J’ai réussi à me faire ma petite toile de relations sur diaspora* et c’est le principal. Le réseau est sûrement plus petit que le surpuissant Facebook et ses 2 milliards de comptes créés. Mais il ne souffre pas de la pollution des djeunez en pleine période pubère se perdant dans la haine de l’autre à cause de son orientation sexuelle, de sa couleur de peau, ou encore de sa confession. Oui, c’est un peu caricatural, mais c’est souvent le portrait de la génération des « digital natives ».

Il y a un an, j’écrivais un billet sur ma dé-GAFAM-isation, et sur certains plans, cela en est resté au même point. Je n’ai pas vraiment accroché à l’initiative Framagenda. Mon moteur de recherche reste Google, même si je fais des efforts pour m’en passer.

J’ai ouvert récemment un compte sur Mastodon, via framapiaf. Même si les débuts ont été un peu ardus, cela m’évite de tomber sur les mêmes dérives que celle qui contamine Facebook. Même si je n’ai sur Framapiaf en ce 8 novembre 2017 qu’un peu moins d’une centaine d’abonnés et d’abonnements, c’est toujours mieux sur le plan qualitatif par rapport à l’oiseau bleu.

Bref, pour tout dire, si Mastodon et Diaspora* continue à bien se porter ainsi, je pense qu’au moins mon compte twitter pourrait passer l’arme à gauche dans un délai de 18 mois. Pour Google Plus, je verrai à hauteur de deux ans.

Pour finir ce billet, je tiens à tirer mon chapeau à Framasoft qui montre que ni Facebook, ni Twitter ne sont incontournables. Que la Framasphere* ait soufflé sa troisième bougie est la meilleure claque aux personnes médisantes, dont j’ai fait parti en octobre 2014. Donc, mea culpa !

Et de 12 bougies pour le blog !

Je dois dire que je ne pensais pas que la douzième année du blog serait celle d’une tension plus ou moins palpable. Autant le billet des onze bougies s’achevait relativement bien, autant celui de cette année sera un peu plus sombre.

Commençons par les données purement techniques. Un peu de 3460 articles, à comparer aux 3172 de l’année dernière. Donc une diminution notable, j’arrive à seulement 288 articles au lieu de 330.

Quel bilan de l’année écoulée ? En dehors de mon projet professionnel qui prend plus de temps que prévu – mais cela est lié à des problématiques qui n’ont rien à faire dans le cadre du billet de cet article – voici les points que j’ai retenu des 12 derniers mois en commençant par la culture, liste non exhaustive :

Sans oublier les innombrables coups de cœur qui ont émaillé les douze derniers mois, trop nombreux pour être listés ici.

Mais ce fut aussi une année tumultueuse pour le logiciel libre…

Ce qui m’a inspiré une série de billets au nom évocateur

Sinon, sur le plan plus personnel, cela a été aussi l’occasion de sortir le premier tiers d’une saga que j’ai envie d’écrire depuis que j’ai 25 ans.

J’attaque donc la treizième année du blog. Je ne sais pas comment elle va se dérouler, mais j’espère simplement qu’elle sera moins tendue que celle qui vient de s’écouler.

Comme disait Pierre Desproges, à moins qu’on lui attribue à tort : « Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur » 🙂

Bilan de l’année du geek.

En ce vendredi 10 février 2017, je quitte officiellement l’année geek que j’ai entamé un an plus tôt. J’avais envie de faire un bilan de l’année en question.

Après un billet anniversaire illustré par Péhä, cela a été une année chargée. Sur le plan purement informatique et internet ?

Ma chaine Youtube a dépassé les 1000 abonnés en seulement 8 années d’existence. N’étant pas à la course aux abonnés, c’est déjà pas si mal 🙂

En ce 10 février 2017, je suis dans les 1400 abonnés. C’est déjà pas si mal pour une chaine qui parle d’un sujet aussi peu porteur que Linux et ses dérivés, non ? 🙂

Cela a été une année particulièrement chargée sur le plan de l’écrit. Outre mon roman dystopique disponible gratuitement – qui s’est fait massacré par une blogueuse littéraire dont je vous renvoie à l’article qui fait penser que le proverbe « à cheval donné, on ne regarde pas les dents » ne lui est pas familier. Mais connaître ce genre de proverbe, cela nécessite un minimum de culture générale 🙂

Si je dois retirer quelque chose de positif de mon expérience de la fréquentation de la bulle du monde de l’auto-édition numérique – l’auto-édition existant depuis les débuts de l’imprimerie ou presque via l’édition à compte d’auteur – c’est d’avoir rencontré des talents… Et des outres remplies de vents qui n’ont pour tout talent que de savoir pratiquer des caresses bucco-génitales 🙂

Par ailleurs, une question me vient… Comment des blogueurs et blogueuses affiliés à un compte collectif sur le réseau social à l’oiseau bleu pourrait influencer la sphère francophone de l’auto-édition, mis à part en mettant en avant des auteur(e)s qui n’auraient jamais dépassé le strict cadre familial connu pour être le plus vachard de tous ?

J’ai sorti pour le plaisir mon recueil de chroniques « Allez sans rancunes ». Je n’attends aucune fortune et c’est aussi bien. J’ai été obligé de mettre un prix, et conformément à mes choix, c’est le strict minimum que j’ai indiqué. L’appat du lucre est la pire des choses qui peut arriver.

C’est ainsi que j’ai décidé pour conserver un petit peu de santé mentale de mettre un terme à l’auto-édition. Si je dois écrire, ce sera pour le plaisir !

Pour les talents ? Je vous renvoie à ce billet auquel je dois rajouter Patrick Valverde et Enzo Bartoli. Sans oublier Florence Porcel pour son excellent « L’espace sans gravité ». Que j’ai chroniqué d’une manière un peu humoristique.

J’ai aussi profité de mon année pour financer sur mes fonds propre une formation à distance auprès du CNED. D’ici la mi-mars 2017, au pire début avril 2017, je compte me lancer à mon compte dans l’activité en relation avec la dite formation. Mais pour le moment, je vais garder le secret 🙂

Simple truc que je peux dire, c’est que si vous désirez vous mettre à votre compte, la prestation Activ’Crea est vraiment bien pour éclaircir de nombreux points

Ce que je compte faire pour cette nouvelle année personnelle ? Passer le certificat Voltaire, finir le premier tome de mon ultime trilogie auto-éditée – qui sera sûrement assassinée par certaines blogueurs et blogueuses littéraire francophones – essayer de mettre un peu de beurre dans les épinards avec mon activité indépendante, et soyons fou, trouver l’amour.

Mais je pense que cette ultime entrée n’est pas encore à l’ordre du jour !

KDE 1.1.2 porté sur les distributions GNU/Linux modernes… Bienvenue en 1999 ;)

J’ai toujours été ennuyé de ne jamais pouvoir faire fonctionner la première Mandrake Linux, numérotée 5.1 qui était une Red Hat 5.0 avec KDE 1.0, dans une machine virtuelle. L’affichage partait à chaque fois en arachide dopée à l’EPO.

Quand j’ai entendu dire que pour les 20 ans du projet KDE, des codeurs avaient réussi à récupérer et adapter le code de KDE 1.1.2, j’ai sauté sur l’occasion pour tester l’ensemble dans une machine virtuelle. Dommage que ce ne fut pas la 1.0.0. Trop complexe à récupérer et adapter ?

Pour mémoire, KDE 1.1.2 est sorti en septembre 1999, KDE 1.0 en juillet 1998.

J’ai installée une base Archlinux à laquelle j’ai rajouté Xorg en entier avec xorg-xinit et yaourt via git. Puis j’ai récupéré et fait compiler les quatres paquets AUR suivants, ce qui a demandé une quinzaine de minutes sur mon vieux bousin… Du code datant 1999 adapté pour être recompilé, c’est du rapide à traiter !

  1. QT1
  2. kde1-kdelibs
  3. kde1-kdebase
  4. kde1-kdetoys

Puis j’ai suivi les instructions pour lancer via un startx l’ensemble depuis le dépot github pour Archlinux du projet et son fichier « readme.md ».

Le plus long a été de recopié les lignes de commandes suivantes dans le fichier .xinitrc :


export PATH=/opt/kde1/bin:$PATH
export LD_LIBRARY_PATH=/opt/qt1/lib64:/opt/kde1/lib64
exec /opt/kde1/bin/startkde

J’ai ensuite lancé l’ensemble tout en prenant soin de capturer une vidéo. Et comme un imbécile, j’avais oublié de rajouter les pilotes additionnels pour VirtualBox… Murphy m’aime un peu trop en ce moment. Inutile de préciser que l’amour en question n’est pas du tout réciproque !

Évidemment, certaines parties de cet ancestrale version de KDE ne sont pas fonctionnelle. Mais revoir l’ergonomie proposée à l’époque, les goûts des développeurs ne pourra que faire écraser une larme aux personnes ayant connu les distributions GNU/Linux à l’époque.

Pour les autres, ça vous montre les progrès faits en l’espace d’une vingtaine d’années… Ah la grande époque des MS-Windows 95 et 98… 😀

Bon anniversaire… 11 ans déjà !

Le blog vient donc de fêter ses 11 ans. Contrairement aux 10 ans qui méritaient une fête avec les cotillons, les rubans et le gâteau, ce billet sera plus sobre. Je n’ai pas voulu demander à Péhä qui fait un excellent boulot de se surcharger pour mon humble blog. Je vous renvoie, outre son boulot énorme pour le billet des 10 ans, à ses créations pour mes 42 ans ou sur la guerre des bloqueurs de pubs.

Comme à chaque billet anniversaire, autant faire un petit bilan de l’année écoulée. Mon compteur dépasse les 3170 billets.

11-ansDonc près de 330 billets depuis le précédent anniversaire. Donc presque un billet par jour depuis un an… Autant dire que je ne pensais pas avoir été aussi productif.

Parmi les points important de l’année ? Outre mes 42 ans, âge geek par excellence :

J’ai aussi oublié de citer les nombreuses découvertes musicales et scripturales, dont le dernier tome de la saga d’Isabelle Rozenn Mari par exemple.

Cela a été aussi l’occasion pour moi de progresser et de m’engager dans un projet qui est resté hors ligne et que j’ai volontairement décidé de ne pas aborder sur le blog. J’en parlerai normalment dans le courant du mois d’octobre 2016. Du moins si les astres s’alignent correctement 🙂

Et maintenant ? J’espère voir les 12 ans du blog en septembre 2017.

J’espère aussi que les collaborations avec Péhä continueront. J’espère que mon projet personnel qui sera ou aura été secret jusqu’à courant octobre portera ou aura porté ses fruits.

Je compte continuer les mises à jour du tutoriel qui m’apporte un remerciement de temps à autre. Je compte aussi continuer à produire des vidéos sur youtube aussi bien pour montrer le pire du monde des distributions GNU/Linux que quelques vidéos vulgarisatrices.

Pour finir en musique, un extrait du douzième album d’Opeth dont la date de sortie est le 30 septembre 2016… Y a pas de hasard dans la vie 🙂