Et dire que je me plaignais récemment de mordant de l’actualité linuxienne…

Il faut le dire, depuis plusieurs semaines, l’actualité linuxienne était d’une platitude et d’un manque d’intérêt proche de celui de l’intrigue du 10000e épisode du soap opera « Les Feux de l’Amour » (épisode diffusé le 27 septembre 2012, la série ayant été lancée le 26 mars 1973 et toujours en tournage au moment où j’écris cet article, soit 44 ans plus tard).

Bref, vous voyez un peu l’ambiance… 🙂

Vous connaissez le proverbe : « Il faut se méfier de l’eau qui dort » ? La semaine qui vient de s’écouler vient de le prouver. Depuis le lundi 22 mai 2017, il y a eu trois annonces qui m’ont fait comprendre que les affaires recommençaient.

Commençons par la descendante de la distribution du célèbre magicien de comics, j’ai nommé la Mageia. Après des péripéties sur lesquelles je ne reviendrai pas, l’équipe a fini par accoucher de la release candidate de sa version 6… Comme je l’avais précisé dans mon billet du jeudi de l’Ascension, il venait de geler en Enfer. Depuis, les notes de publication sont disponibles en français.

Tant mieux pour elle, mais je dois préciser ceci : vu qu’elle n’est à la base d’aucune dérivée, quand elle disparaitra – car aucune distribution n’est éternelle – l’impact sera limité. Il y aura bien entendu les personnes qui l’utilisent qui se retrouveront le bec dans l’eau.

Il faut savoir connaître les limites de son influence. Bien sûr, cela me ferait mal de voir disparaître une distribution historique dont les origines remontent à 1998… Mais comme disait Georges Clemenceau : « Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés. »

La disparition de la Debian GNU/Linux ou encore de la Red Hat sera quand même plus douloureuse quand elle arrivera, non ?

Nous arrivons donc à la sortie de la Devuan GNU+Linux 1.0. Oui, le fork technico-rageux de la Debian GNU/Linux est enfin disponible dans sa première version stable. Faire un fork pour un des éléments les moins visibles d’un système d’exploitation avec le noyau lui-même, pourquoi pas…

Donc, la Devuan GNU+Linux 1.0 est sortie. Developpée depuis novembre 2014 (soit 2 ans et demi), elle pointe enfin le bout de son nez.

Pour compenser la sortie plus que tardive du projet, le projet annonce que ce sera une version LTS. Pourquoi pas ? Mais je pense qu’annoncer la sortie d’une première version finale à quelques semaines ou quelques mois de la sortie de la version majeure suivante de sa source, c’est un brin tardif.

Je comprends que des personnes par idéologie conchient systemd jusqu’à la quinzième génération de sa descendance. Chacun ses plaisirs après tout. « Peu importe que le chat soit blanc ou noir. Tant qu’il attrappe les souris, c’est un bon chat. » (Deng Xiao Ping)

Une phrase m’a fait tiquer dans l’annonce du projet Devuan.

[…]Our team will participate in providing patches, security updates, and release upgrades beyond the planned lifespan of Debian Jessie.[…]

Traduction rapide ?

[…]Notre équipe participera à la fourniture de correctifs, aux mises à jour de sécurité et à la mise à jour des mises à jour au-delà de la durée prévue de Debian Jessie.[…]

Il est vrai que sortir un fork pour uniquement remplacer le système d’initialisation et mettre deux ans à le faire, ça laisse dubitatif sur la taille de l’équipe de développement et sa disponibilité. Je ne demande qu’à y croire, mais je suis comme l’apôtre Thomas, je ne crois que ce que je vois.

Ce qui m’amène au dernier point, en relation avec l’annonce de la Devuan Jessie. Debian GNU/Linux, l’honorable ancêtre née en 1993, vient d’annoncer qu’une date de sortie prévisionnelle pour la Debian GNU/Linux 9 (alias Stretch) est prévue pour… le 17 juin 2017 !

Pour résumer l’annonce de l’équipe Debian :

  1. 3 juin 2017, dernière limite : les bugs restants marqués comme bloquants seront ignorés ou enlevés de la liste.
  2. 9 juin 2017 : la branche testing de Debian est gelé, et les correctifs ne passeront qu’au compte goutte.

Je sais très bien que les utilisateurs de Debian GNU/Linux ne sont pas des morfales qui se jettent sur la nouvelle version majeure stable dès sa sortie, et qu’attendre la sortie de la version x.1 est une bonne idée.

Cependant, cette annonce donne un sacré coup de pied dans les roustons du projet Devuan… Donc, en gros, la Devuan aura été à jour sur le plan de la version dite « stable » durant… moins d’un mois !

Autant dire que l’annonce de la deuxième bêta de la DFLinux « 2 » par Arpinux et sa fine équipe interpelle de plus en plus ma curiosité 🙂

J’attends donc de voir ce que la semaine du 29 mai 2017 va nous envoyer dans la tronche 🙂

Vieux geek, épisode 83 : Microsoft OS/2 1.30, le dernier effort collaboratif entre le papillon et Big Blue…

Avant de dire que j’ai fumé quelques substances illicites, il faut se souvenir de l’histoire mouvementé d’OS/2, qui survit de nos jours avec le projet Arca Noae.

1987 : Microsoft et IBM voyant que les limites du QDOS revampé par Microsoft en MS-DOS atteint ses limites, les deux entités se mettent au travail pour produire le successeur qui sera OS/2. Décembre 1987,OS/2 1.0 sort et n’est au final qu’une simple interface texte, même si le multitâche tant recherché par IBM et Microsoft est disponible.

Novembre 1988 : c’est la sortie d’OS/2 1.1 qui propose une interface graphique, Presentation Manager (qui a quelques ressemblances à ce que sera MS-Windows 3.0x en 1990)

Novembre 1989 : au tour d’OS/2 1.2, qui propose un système de fichier moderne, le HPFS, et dépasse la limite des 8+3 caractères pour les noms de fichiers.

1990 : des dissensions se font sentir entre les deux acteurs. MS-Windows 3.0 est sorti et son interface graphique proche de celle d’OS/2 fait du mal à IBM.

1991 : c’est la sortie d’OS/2 1.30.x, et la rupture est consommé entre les deux acteurs. Microsoft garde le code prévu pour OS/2 3.0 (qui deviendra MS-Windows NT comme évoqué dans ce billet vieux geek de février 2016), et IBM se lance à corps perdu dans le développement de sa version d’OS/2 2.0, qui contrairement à la génération 1.x sera 32 bits.

J’avais toujours eu envie de mettre la main sur la version Microsoftienne d’OS/2. En fouillant un peu, j’ai pu trouver quelques pépites : MS-OS/2 1.30.1 et des versions de MS-Word et MS-Excel pour OS/2.

Outre le fait que l’installation est particulièrement longue et laborieuse, il faut jouer au grille pain avec les diverses images de disquettes en serrant les fesses pour que tout aille jusqu’au bout.

L’écran de démarrage :

Le formatage de la partition :

Après une séance de jonglage avec les disquettes 🙂

L’installation de MS-Word… Rustique, non ?

Et celle de MS-Excel un peu plus agréable 🙂

Dans mes recherches, j’ai été infoutu de trouver des versions françaises des logiciels pour OS/2 🙁

Pour montrer les parentés visuelles, j’ai installé aussi une machine virtuelle avec un MS-Windows 3.0x, et des versions de MS-Word et MS-Excel dévolue à MS-Windows 3.0x…

Y a pas à dire, il y avait quand même des liens de parentés… Et dire que cela remonte à un quart de siècle déjà… Souvenirs, souvenirs 😀

Mate Revenge : encore une fois, la route de l’Enfer est pavée de bonnes intentions ?

Je connaissais le projet OBRevenge, une base archlinux avec une session OpenBox prête à l’emploi. J’en ai parlé début novembre 2016. Ma conclusion à l’époque ?

Comment conclure ? Quand j’ai vu pour la première fois le site de cette distribution, je me suis dit : « Oh, non ! Par pitié ! Pas une nouvelle DGLFI qui sera morte d’ici six mois ! »

J’ai cependant dépassé ma première impression. Modulo le fait plus que casse-bonbon qu’il faut batailler avec la ligne de commandes pour finir la traduction du système installé, ici on a un projet qui est plus proche de l’utilisable que de la bête DGLFI.

L’outil de configuration maison est sympathique et surtout fonctionnel. Après, c’est comme tout, il ne faut pas en abuser. Et pour reprendre ce que disait feu la marque Compaq dans les années 1990 : « À suivre… »

Six mois sont passés depuis, et le projet continue son bonhomme de chemin. Dans le but d’élargir son audience, deux saveurs ont été rajoutées début mai 2017 : une avec Mate Desktop, l’autre avec KDE.

Je n’ai pas retrouvé l’annonce pour la saveur KDE cependant.

J’ai donc fait chauffer mon ami wget pour récupérer l’ISO de la saveur Mate Desktop.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://netcologne.dl.sourceforge.net/project/mate-revenge/materevenge-2017.05-x86_64.iso
–2017-05-20 10:11:51– https://netcologne.dl.sourceforge.net/project/mate-revenge/materevenge-2017.05-x86_64.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de netcologne.dl.sourceforge.net… 2001:4dd0:1234:6::5f, 78.35.24.46
Connexion à netcologne.dl.sourceforge.net|2001:4dd0:1234:6::5f|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1237876736 (1,2G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « materevenge-2017.05-x86_64.iso »

materevenge-2017.05 100%[===================>] 1,15G 3,16MB/s ds 6m 4s

2017-05-20 10:17:55 (3,25 MB/s) — « materevenge-2017.05-x86_64.iso » sauvegardé [1237876736/1237876736]

Puis, cela a été au tour de VirtualBox de faire de l’exercice.

Après un démarrage classique, on se retrouve pour la millionnième fois avec une présentation générale à la MacOS, en anglais, et surtout avec deux installateurs disponibles : le bon vieux Calamares dans sa version non-hybride, et l’installateur de la OBRevenge.

J’ai donc tenté le « Revenge Installer » pour lui laisser sa chance. Avant toute chose, j’ai configuré le clavier pour qu’il soit en français par la suite.

L’écran d’accueil de l’installateur nous indique que c’est une version 0.10 (que c’est rassurant !), que l’on peut utiliser le partitionnement automatique ou manuel. J’ai décidé de rester en mode automatisé pour tester l’outil dans les meilleures conditions 🙂

Après nous avoir demandé l’autorisation de trifouiller le disque et le partitionnement effectué, nous arrivons au choix de la locale à employer. C’est déjà gentil 🙂

Puis c’est au tour du clavier, et du fuseau horaire.

On continue avec le choix critique : on se base sur UTC (mono-démarrage) ou sur localtime (double démarrage avec MS-Windows) ?

On a droit aux classiques réglages par la suite : création du compte utilisateur, mot de passe utilisateur et root, ajout d’un gestionnaire de démarrage.

Le processus de copie des fichiers et de configuration du système ? Un peu plus de 7 minutes. Pas mal.

Au démarrage suivant, nous sommes accueillis par un premier bug : le lightdm est en anglais. Le script d’installation serait-il encore un peu vert ?

Une fois connecté, l’outil Welcome est affiché. Avant de lancer une quelconque opération, j’ai vérifié mon intuition : pas de fichier /etc/vconsole.conf, et un fichier /etc/locale.conf au contenu incorrect 🙁

Je me suis aussi aperçu que ma demande de prise en compte de la localisation fr_FR.UTF-8 n’avait pas été faite 🙁

Un petit locale-gen plus tard, tout allait mieux. Pourquoi n’ai-je pas utilisé Calamares pour l’installation ?

Pas grave, je modifie et créé les fichiers corrects, tout en conservant l’outil welcome lancé au démarrage pour l’utiliser à l’ouverture de la session suivante.

Cerise pourrie sur le gâteau ? La capture d’écran suivante est suffisamment parlante. Si vous n’avez pas compris, c’est simple : non prise en compte du fuseau horaire souhaité.

J’aurais bien aimé rapporter des bugs sur le github du projet, mais je n’ai trouvé aucun composant concernant l’installateur de l’ISO en saveur Mate Desktop 🙁

Au démarrage de la connexion suivante, 4 mises à jour me sont proposées, basée sur le dépot dédiée de la distribution. Et les autres dépôts, ils sont où ? Notons la présence de l’espiogiciel enrobé dans un navigateur internet, j’ai nommé Google Chrome.

Pour contourner le problème, j’ai fait effectuer un petit yaourt -Syyu. Et miracle, 115 mises à jour disponibles !

Lorsque je demande l’installation des mises à jour, j’ai droit à une annonce concernant Calamares ? Bref, le script d’installation est à fuir comme la peste.

Les mises à jour effectuées, j’ai relancé l’ensemble. Enfin, tout était en français. Et j’ai donc lancé l’enregistrement de la vidéo.

Comme vous avez pu le constater, c’est un projet qui me fait dire : « Bof, ouais, pourquoi pas. » Mais il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte : on peut faire aussi bien, sinon mieux avec une Archlinux installée à la main ou avec Arch-Anywhere, voire une Manjaro Mate.

Autre facteur, c’est la petitesse de l’équipe. Sans oublier qu’il y a au moins deux outils phares proposés en version obsolète : l’outil de gestion de programmes et le menu déroulant.

Bref, si avec la OBRevenge, on était encore dans le justifiable, ici, on est dans la DGLFI type, mais qui part d’une bonne intention. Dommage 🙁

Blog : Pourquoi le logiciel libre ne dominera pas le monde (à moins que…)

C'est en parcourant des articles sur Mastodon, Cozycloud et autres que je me suis fait cette réflexion un point désespérante : Si logiciel libre voulait dominer le monde, c'est assez peu probable qu'il y arrive... Le professeur Borne, maître en poutrage d'ISO et de zombies, a eu l'occasion de chercher quelques solutions d'autohébergement, de NAS estampillées logiciel libre, sans trouver le truc clé en main qu'un utilisateur de solution privative chercherait. Admettons que ça se mérite, mais on a envie au moins d'avoir des hébergeurs proposant des solutions qui fonctionnent, surtout si ça vient du créateur du produit. L'exemple Cozy Cloud est frappant et Tristan Nitot est allé jusqu'à commenter un des articles parlant de son produit... Et pour moi, il n'a rien compris car il se place dans la position bancale qu'ont trop souvent les services commerciaux faisant appel à du logiciel libre.

En vrac’ de fin de semaine.

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac’ 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • La DGLFI de la semaine : prenez la Manjaro Linux KDE, remplacez bash par zsh, réactivez le thème breeze, ajoutez un assistant de post-installation au premier démarrage, secouez-bien. Vous aurez la NuRunner Linux.
  • La réécriture de MS-Windows sous forme de logiciel libre, ReactOS vient de sortir une nouvelle version de stabilisation de sa branche 0.4. Au menu, la possibilité de lancer MS-Office 2010 ?! Plus d’informations sur les notes de publication.
  • Pour les amateurs d’interfaces castrées à la MacOS-X, je demande ElementaryOS 0.4.1.
  • Le projet OBRevenge propose désormais des saveurs avec Mate Desktop et KDE. Plus d’infos sur le site de la distribution en question.

Côté culture ?

Bonne week-end !

Vieux geek, épisode 81 : MS Plus! pour MS-Windows 95…

Pour cet épisode de la série « Vieux Geek », j’ai eu envie de me replonger en 1995. C’est l’année où j’ai eu mon premier compatible PC, une grosse boite gris, avec un écran cathodique de 14 pouces (et de 14 kg aussi), avec un incroyable Cyrix 486DX2 à 66 Mhz royalement équipé de 400 Mo de disque, de 4 Mo de mémoire vive et c’était tout.

Le tout tournait tant bien que mal sous MS-Windows 3.1. Je le fis rapidement grimpé à 12 Mo de mémoire vive, lui rajoutant une carte son compatible Sound Blaster avec un CD-Rom 2x. Il était donc fin prêt mi-1996 pour accueillir le révolutionnaire MS-Windows 95.

Cependant, il faut le dire, pour révolutionnaire qu’il fût à l’époque, il n’était pas franchement esthétique, mais largement moins moche que les immondices icônes Numix. Faut pas pousser, non plus ! 😀

Pour améliorer l’ordinateur, Microsoft mit en vente une extension – un peu comme les DLC de nos jours – sous le nom de MS-Plus! pour MS-Windows 95.

Il y avait pas mal de bonnes choses : des thèmes pour se la jouer « pimp my ride », un jeu de flipper et surtout une énorme nouveauté : un des premiers navigateurs internet, l’ancestral MS-Internet Explorer 1.0… Internet Explorer 2.0 sortira en novembre 1995, et aussi avec la version dite OSR1 de MS-Windows 95. Ça ne rajeunit personne.

Quand on insérait le CD de MS-Plus! pour Windows 95, on avait un joli écran qui nous accueillait.

Un peu plus loin, si on demandait l’installation, on avait droit à l’internet jumpstart kit.

Il y avait aussi des outils qui seront inclus à MS-Windows 98, comme un outil pour automatiser des tâches, 12 thèmes complémentaires pour rester dans les principaux ajouts.

J’ai donc récupéré toutes les images ISO nécessaires à la réalisation d’une vidéo. Comme je l’ai précisé, pour avoir un affichage potable, j’ai du passer par Scitech Display Doctor 7, le pilote vbemp accumulant les écrans bleu de la mort 🙁

Malgré les aléas liés à un thème un brin capricieux, revoir le premier Internet Explorer en action, ça n’a pas de prix… J’avoue que le bonus de fin m’a arraché une larme ou deux… Et non, je ne précise pas ce que c’est. Mais il faut se souvenir qu’en 1995, MS-Windows 95 était le top du top côté système d’exploitation pour PC, et que le pack Plus! était la cerise sur le gâteau… 🙂

Presse du Passé : Tilt

C’est sans doute le titre mythique de la presse jeu vidéo française pour les années 80. En tout cas, c’est un de ceux qui accompagna pour enfance vidéo-ludique. Je ne suis pas assez vieux pour me souvenir du n°1, même si j’étais né en 1982. Je me suis replongé dans les premiers numéros sur ce site, pour savoir où j’avais commencé à le lire. ce doit être vers le numéro 45 que j’ai commencé à le feuilleter. Souvenez-vous qu’il y avait alorsJeux et Stratégie, aussi et que je n’avais pas encore mon premier ordinateur. Mais ça ne m’empêchait pas de m’intéresser à tout cela, notamment grâce aux bibliothèques de mon coin qui m’offrait la possibilité de lire ces magazines. Ce n’est que lorsque la couverture s’est parée de blanc, que j’ai vraiment été plus assidu, en 89. Mais c’est aussi là que le magazine déclinait déjà.

La distributio DF Linux « 2 » bêta 1 : ça donne quoi ?

C’est un article d’Olivyeahhh, et spécialement sa conclusion qui m’a inspiré en partie l’article qui suit.

J’vais quand même pas parler de la Devuan non?

Ayant décidé de me concentrer sur des projets utiles, je n’allais donc pas parler une nouvelle fois du fork technico-rageux de la Debian GNU/Linux. Non, il faut dire qu’une annonce récente d’Arpinux sur la framasphere* a été le deuxième facteur déclenchant.

J’ai donc été sur l’article sur l’annonce de cette avant-première d’une DFLinux « 2 » (je pense qu’Arpinux sera d’accord pour cette dénomination) car ma curiosité était piquée.

J’ai donc récupéré l’image ISO et je me suis dit : testons-la. Même si la version de la DF Linux basée sur la Debian GNU/Linux Jessie 8.8 est sortie récemment, et qu’on peut jouer avec les paquets rétroportés pour certains logiciels, la DFLinux « 1 » commence à faire sentir son âge.

J’ai donc fait chauffer mon ami VirtualBox pour avoir un premier aperçu de cette Debian GNU/Linux avec les outils simplificateurs développé par Arpinux et sa bande de joyeux drilles que constitue « 3hg ».

Au démarrage, on a le choix entre lancer l’image live ou l’installer.

Si on lance la version live, on a droit au choix du clavier et à une préversion encore rugueuse aux entournures du port des outils de la DF Linux. Il manque quelques liens, mais merde… On va se plaindre pour une première bêta basée sur une version presque finale de la Debian GNU/Linux Stretch ? 😉

J’ai donc décidé de relancer la machine virtuelle et d’installer la distribution « en dur » dans VirtualBox.

L’installateur est celui de la Debian en mode graphique… Autant dire du fonctionnel qui fait ce qu’on attend de lui. En 10 minutes, l’installation est pliée…

Au premier démarrage, après l’écran d’accueil, nous avons droit au message nous informant que depuis la sortie de l’image ISO, des mises à jour ont peut-être été rendues disponibles, et qu’il faut vérifier leurs présences.

Étonnamment, il n’y a rien eu à mettre à jour.

J’ai donc fait chauffer mon enregistreur de vidéo montrer cette première bêta de la DF Linux « 2 » en action 🙂

Oui, l’ensemble est encore rugueux par endroit, ne serait-ce que l’UEFI qui m’a fait une crasse monstrueuse. D’ailleurs, la liste des tâches à effectuer est assez copieuse. Mais je dois dire que pour une première étape de développement, c’est déjà plus que prometteur. Oui, la Debian GNU/Linux Stretch pointera / aura pointé le bout de ses tentacules – c’est la pieuvre de Toy Story 3 – en août ou septembre 2017.

Mais déjà voir une Debian GNU/Linux qui démarre en UEFI, c’est très plaisant 🙂

Je n’ai qu’une chose à dire : des versions de développement aussi abouties – ne serait-ce que sur le plan de la traduction – j’en demande tous les jours 🙂

La distribution Paldo GNU/Linux, elle devient quoi ?

Il y a des distributions GNU/Linux qui vivent leur bonhomme de chemin. Après l’annonce de la mort d’ApricityOS – qui m’a un brin surpris – le rideau étant tombé aux alentours du 7 mai 2017, laissant sur le carreau les personnes qui avaient mis leurs billes dans ce projet, j’ai eu envie de voir comment survivait une des distributions les plus atypiques sur laquelle j’ai pu mettre la souris, j’ai nommé la Paldo GNU/Linux.

La dernière fois que j’ai parlé de cette distribution dont le gestionnaire de paquets est écrit en mono, cela remonte à… mars 2014. Plus de 3 ans donc au moment où j’écris cet article.

Sur le site officiel, on apprend que la distribution existe toujours, qu’elle propose en date du 16 avril 2017 les logiciels suivants : Gnome 3.24.1, LibreOffice 5.3.1, Mozilla Firefox 52 et gcc 6.3… Rien que ça 🙂

J’ai donc récupéré l’ISO live pour faire mumuse avec dans une machine virtuelle.

La dernière image ISO stable date du 8 mai 2017 – j’écris l’article le 14 mai 2017 – donc autant que c’est du frais 🙂

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://www.paldo.org/paldo-live-cd-x86_64-stable.iso
–2017-05-14 19:14:54– http://www.paldo.org/paldo-live-cd-x86_64-stable.iso
Résolution de www.paldo.org… 138.201.121.252
Connexion à www.paldo.org|138.201.121.252|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 824180736 (786M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « paldo-live-cd-x86_64-stable.iso »

paldo-live-cd-x86_6 100%[===================>] 786,00M 355KB/s ds 24m 27s

2017-05-14 19:39:22 (549 KB/s) — « paldo-live-cd-x86_64-stable.iso » sauvegardé [824180736/824180736]

Après un démarrage assez rapide, on a un Gnome 3.24 qui nous accueille dans la langue de Shakespeare.

On peut lancer l’installateur assez facilement. Celui-ci reprend les étapes classiques, et fait notable, le clavier, le fuseau horaire et la langue sont les premiers réglages effectués.

Les écrans se succèdent et bien qu’en anglais, ils ne sont pas insurmontables. Seul regret ? L’absence de Gparted pour créer les partitions… Obligé de passer par cfdisk en ligne de commande…

L’attribution des partitions :

L’installation proprement dite prend dans les 3 à 4 minutes. C’est assez rapide.

C’est donc au moment du premier démarrage post-installation que j’ai fait chauffé mon enregistreur de vidéo pour montrer la Paldo GNU/Linux en action.

Comme vous avez pu le voir, le gestionnaire de paquets est d’une lenteur à s’arracher les cheveux par poignées. Est-ce lié à mono ? Au serveur de la distribution qui est en surcharge ? C’est une distribution intéressante pour les personnes cherchant des OS franchement intimistes. Même la NuTyX qui est pourtant atypique serait presque « grand public en comparaison ».

Ce que l’on ne peut pas ôter à la Paldo ? Une traduction très bonne dès le départ. Au moins, cela change des DGLFI qui ont fait le miel de mon blog à une époque 🙂

Piratage : Le jour où l’on découvrit notre dépendance…

... A l'informatique et aux réseaux est arrivé Vendredi. Enfin, presque, car je ne suis pas sûr que tout le monde réalise les dangers, tant qu'il n'y a pas été confronté. Pour savoir de quoi je parle, un petit détour vers un article peut aider... en voici un. On y voit que de l'opérateur réseau, au système de santé, en passant par un constructeur automobile ou un transporteur de colis, tout y est passé. Mais au lieu d'une classique attaque par déni de service (comme il y a eu cette semaine sur un noeud du réseau de la presse française, suffisamment stupide pour avoir un fournisseur de service unique), c'est passé par un ransomware qui s'est propagé d'une manière pas encore totalement identifiée. Un ransomware, pour faire simple, c'est un virus qui va vous empêcher d'accéder à vos fichiers et vous demander une rançon en échange. Celui ci, baptisé WCry, serait apparu un peu avant début février, sans doute, et exploite une faille windows qui a été rapidement corrigée

Vieux geek, épisode 80 : Zaero, le « Mission Pack 3 » pour Quake 2.

Comme j’avais déjà pu l’aborder dans l’épisode 65 de la série « vieux geek », il existe un troisième mission pack non officiel pour Quake 2. Sorti en 1998 par l’équipe de développement Team Evolve, Zaero nous plonge dans une courte extension de 14 niveaux.

L’histoire se passe entre Quake 2 et Quake 4. Les Stroggs ayant perdu leur dirigeant, le Makron dans Quake 2, se sont repliés dans des bases fortifiées. Les humains, guidés par l’appat du gain sont allés sur la planète des Stroggs pour y récupérer un minerai, le Steedium.

Mais les Stroggs contre attaque et prennent en otage des humains. Pour libérer les prisonniers, les pilotes de l’unité d’élite Zaero doivent s’infiltrer et détruire le champ d’énergie mis en place par les Stroggs.

Évidemment, la contre attaque tourne mal, et vous vous retrouvez dans la mouise jusqu’au coup.

Comme pour les autres extensions de Quake 2, de nouvelles armes, des nouveaux ennemis, et un nouveau boss de fin vous attendent au tournant.

J’ai donc fait compiler Yamagi Quake 2 (pour avoir un port fonctionnel de Quake 2 pour linux).

Ensuite, je suis parti du dépot github du port de Zaero pour Linux. En adaptant le paquet AUR pour yamagi-quake2-xatrix-git pour me avoir un port un tant soit peu fonctionnel. Je ne sais pas au moment où je rédige l’article si je le proposerai sur AUR.

Ce qu’on peut dire de l’extension, c’est qu’elle est très courte. Une personne bien entrainée la finira en 4 à 5 heures. Qu’elle ne fut pas officialisée n’est pas étonnant outre mesure. Elle est aussi très moyenne en ce qui concerne les niveaux, et le boss de fin est une purge à éliminer.

Contrairement à « Abyss of Pandemonium » qui apportait vraiment quelque chose, Zaero est vraiment oubliable 🙂

Une semaine de retour aux sources linuxiennes ?

La première semaine du mois de mai 2017 a été celle d’une volonté de revenir aux sources de ma passion pour le libre. Malgré ma gueulante sur le monde du libre concernant ses problèmes d’accès aux novices (et je tiens à remercier les personnes qui ont commenté, spécialement « Le visiteur du soir » pour ses remarques), je pense tout faire pour rester dans le monde du libre.

Un dépannage spécialement laxatif sur une opération des plus simples, à savoir purger un document en attente bloqué sur le serveur d’impression de MS-Windows 10 – qui aurait pu se résoudre par un passage en force dans l’interface web de CUPS – m’a fait comprendre ma douleur.

Je me suis alors posé la question : quelle distribution pourrait me convenir si par malheur Archlinux disparaissait ? Surtout, une distribution mère en rolling release, car c’est le modèle de publication que j’affectionne et que je considère être le plus adapté à ma situation.

Cela excluait donc toutes les fixed releases comme la Slackware Linux (ma madeleine de Proust), Debian GNU/Linux, Fedora ou encore OpenSuSE (désolé, mais je ne peux pas supporter cette distribution, même en peinture).

Ne me restaient plus donc que les Funtoo Linux/Gentoo Linux (une solution envisageable, au prix d’un temps de compilation non négligeable et un certain retard, ne serait-ce qu’au niveau des environnements de bureaux), ou d’autres distributions GNU/Linux basées sur les sources comme les plus intimistes SourceMage GNU/Linux, Crux (dont le fondateur d’Archlinux, Judd Vinet a repris des idées), Lunar-Linux (dont la dernière d’installation date de 2014, du moins au moment où je rédige ce billet).

Pour la Crux, outre le fait que la documentation est inexistante, je me suis battu pour faire reconnaitre la locale fr_FR.UTF-8, et j’ai eu droit à un superbe bug de compilation de libmatekbd. Bref, suivante.

La SourceMage GNU/Linux ? Je n’ai pas réussi à dépasser l’étape de la première compilation de mise à jour. La faute à pas de chance. Vu la vitalité apparente du projet, j’ai préféré fuir.

Quant à la Lunar-Linux, après avoir réussi l’installation, ça fait presque une journée que les mises à jour primaites se compilent avec des pauses régulières. Mais j’avoue que le peu de communication de l’équipe ne me laissent pas trop d’espoir.

J’ai aussi décidé de mettre de côté les petites distributions comme NuTyX, Void Linux, ou encore Solus. Elles ont d’énormes qualités, mais ont une énorme faiblesse congénitale : la petitesse de leur logithèque.

Migrer vers un BSD libre ? Une possibilité, mais cela voudrait dire d’être super-exigeant au niveau du matériel, et de faire gaffe au niveau des ports de logiciels et compenser en cas de manque. Pas la joie.

Un retour aux sources donc, qui n’est pas des plus évidents, ayant connu les principales modes du logiciel libre depuis que j’ai commencé à m’y intéresser en 1996.

Vous comprendrez donc mon agacement quand je vois les 15 trillions de distributions qui n’apportent souvent rien d’autre qu’un nouveau jeu d’icones, un nouveau fond d’écran ou le support d’un logiciel non libre comme Steam ou Skype.

À moins qu’on finissent tous un jour ou l’autre sur MacOS comme l’avait déclamé Cyrille Borne ? Seul l’avenir nous le dira !

Blog : Interactif dans ta diversité, tu seras

Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ? J’avoue que je ne savais pas trop quoi mettre parce que je vais parler de deux sujets différents mais liés…

Après quelques années où je faisais vivre en parallèle des blogs différents, j’ai enfin tout réuni, avec un peu de tri. Voilà donc le résultat : Un blog qui réunit mes écrits sur le cinéma, l’automobile, la musique, le logiciel libre, les tutoriels, la géopolitique la vie, ….depuis 10 ans et plus (j’ai fait du ménage). Bref, un peu tout ce qui me passe par la tête mais avec quand même une trame de fond. A un moment, je croyais que cette diversité perdrait un peu le lecteur dont j’avais tout scindé. Et puis, avec le temps, j’ai compris que de toute façon ça ne servirait à rien, sinon à perdre … du temps et que ce blog est à mon image. Donc il y a bien la possibilité de lire ce qu’on veut par des flux RSS séparés par thème, ou de prendre le truc brut. Et cette semaine j’ai enfin réécrit un vrai billet géopolitique, ce que je n’avais pas fait depuis 6 mois. Chassez le naturel, il revient au galop.

Quand je parle diversité, c’est donc dans les sujets que je traite. Je sais qu’en France (et ailleurs), on aime mettre des étiquettes et je déteste ça. A priori, je ne vois pas comment quelqu’un qui lit mes billets sur les BD, ou sur le cinéma va s’intéresser au sort de la Macédoine. C’est con, mais c’est typiquement le genre de chose que j’aimerai lire, ou que je lis (cf Gilles, Cyrille, Stéphane, …. ). Quand on regarde le JT, on va avoir des informations sérieuses, des infos plus peoples, culturelles. Quand on ouvre le journal quotidien, on a même parfois des BD, des mots croisés, des recette de cuisine. Bref, on trouve un peu tout ce qu’il y a dans une vie. Et là, sur un blog, un site internet, on devrait tout classer ? Tiens (et là je prépare une transition…), ceux qui vont sur les réseaux sociaux ne vont pas pour une raison bien précise. Ils prennent des informations, du divertissement, « likent » des restaurants, des marques de fringue, ou que sais-je encore. Alors comme je disais il y a quelques semaine, j’ai le droit de bloguer ce que je veux. Et le lecteur a le droit de piocher dans ce qu’il veut, selon le moment, son intérêt pour un sujet. Je ne serai jamais un spécialiste d’un des sujets évoqués et je préfère mettre des liens vers ceux qui sauront fournir un peu plus.

« tu te souviens papy de ta première souris? »

Et c’est là qu’intervient l’interactivité dans un blog, ou même un site. Pour avoir participé au lancement d’un webzine, à une époque, j’ai vu la proximité de ces deux mondes dans le relationnel avec le lecteur/internaute. Interactivité signifie « activité nécessitant la coopération de plusieurs êtres ou systèmes, naturels ou artificiels, qui agissent en ajustant leur comportement. Elle est souvent associée aux technologies permettant des échanges homme-machine. » pour wikipedia….Ouh la, ça calme! Je la vois à deux niveaux dans un blog :

  • Les liens hypertextes : Ils permettent à la fois les liens avec d’autres blogs sur un même sujet, appuyés parfois par une lourde citation comme au dessus. Mais c’est aussi des moyens de rajouter des informations sans plagier ou faire du copier-coller, comme on rencontre trop souvent. J’ai la très nette impression que l’utilisation de ces liens se raréfie, coté utilisateur, et donc au final coté créateur de contenu. J’y vois là une tendance que je vais développer plus tard. Il s’agit pourtant d’une des bases du Web.
  • Les commentaires : Ils permettent au lecteur de réagir ou de poser des questions à l’auteur d’un billet. Ils peuvent élargir le sujet, apporter une information en plus. Mais ils peuvent aussi amener un « clash », une dispute, une critique non constructive qui va parfois jusqu’à faire oublier le sujet du billet. Là encore, il y a moins de commentaires aujourd’hui, du moins sur les blogs. Cyrille en a parlé et montré du doigt le comportement qui consiste à transférer l’interactivité ailleurs… Pour moi, discuter ailleurs que chez l’auteur, c’est un peu comme parler dans le dos de quelqu’un, même si c’est pour le complimenter.(Icezine reçoit depuis hier des centaines de visites sur un article polémique en provenance de facebook, par exemple)

Oui, je n’ai pas mis de troisième niveau d’interactivité, ce petit truc qu’on voit partout autour des sites, ces logos de toutes les couleurs, qu’ils soient vers facebook, twitter, pinterest ou même diaspora. Les réseaux sociaux, ce mal incarné, gnark gnark, qu’on dit incontournables aujourd’hui puisque plébiscités par le plus grand nombre. Le progrès, vous êtes sûr ? Juste une mode pour moi. Bon, j’ai tout essayé depuis leurs débuts et jusqu’à la fin de l’année dernière, donc je sais comment ça marche et comment ça évolue et le but de tout cela (créer un internet captif autosuffisant pour facebook, par exemple). Le problème est que ça n’a de sens que si l’auteur est sur ces mêmes réseaux, sinon c’est juste pour permettre une hypothétique diffusion plus large, à travers des bots. Le coté « oldschool », ce sont les sites de diffusions de liens, style le journal du hacker ou autrefois des sites comme boosterblog , ou même les shaarlis où il est possible de faire un peu d’interactivité. Qui a le plus à gagner dans tout cela ? Pas le blogueur pour moi, même si ça le met en lumière…D’autant que pour les réseaux sociaux, très peu des liens mis dans les posts sont lus, même avec un titre racoleur ou une image provocante. Ce sont les stats qui le disent.

Car même si on tombe sur un blog qui nous plaît à travers un article, fera-t-on l’effort de s’y abonner (par mailing ou flux RSS), ou continuera-t-on par le moyen habituel, ce tri prémaché par quelqu’un d’autre (l’algortihme de facebook ou la sélection d’un jdh…)? Pour le commentaire, on ira là où il y a du monde, si on a à commenter. J’ai déjà longuement expliqué pourquoi le +1 du forumeur qui s’est transformé en like a tué les discussions. Ancien « community manager » d’un forum il y a 15 ans, je faisais déjà la chasse à ces comportements passifs. Aujourd’hui je vois de l’étoile « automatique » et parfois il m’arrive de le faire aussi. Oui, on devient tous flemmards à ne pas dire « j’ai beaucoup aimé ton article / dessin qui m’a apporté un sourire, mais…. » et à cliquer sur la petite étoile., le pouce ou le smiley. D’où l’idée de constituer une petite communauté de blogueur et donc de centraliser des commentaires…Les deux concepts ne sont pas des inventions. J’en ai connu en « blogueur politique » pour le premier et pour le second, c’est un peu ce que faisait disqus. Reste pour moi deux problèmes : L’intégration automatique dans le blog existant, la cible du lien étant créée après la création du billet – Le fait que ça soit encore un autre outil dédié uniquement à cela et qui donc risque de devenir un point d’entrée… ou rien du tout. Nous sommes plusieurs à tester un truc centralisé à quelques blogs mais decentralisables (vous me suivez?… Un peu de tofu aux herbes?), sans inscription, mais je ne suis pas encore totalement convaincu.

ah, le premier site internet…. (capture inconnue)

En fait, ce qui me convaincra, c’est lorsque l’on réapprendra à utiliser internet*. Je ne dis pas que c’était mieux avant, mais il faut réapprendre l’outil. J’ai déjà préparé un billet sur l’utilisation du mail (et je reprends quelques éléments de Genma qui en a parlé récemment). J’en ferai un autre sur les liens hypertextes avec les navigateurs modernes, et surtout le mobile. En fait, tout une génération a découvert ce média autrement que nous, les « découvreurs », et n’a pas les mêmes codes, les mêmes réflexes. Personne ne l’apprend et j’avais déjà vécu cette différence d’utilisation lorsque le web est devenu véritablement grand public, ou lorsque j’ai du apprendre cela à mes parents. Ils ont été eux-même suffisamment curieux pour se documenter mais ce n’est pas le cas de tout le monde. On a simplement oublié que certains ont découvert internet par facebook, par exemple, donc dans une sorte de monde parallèle privatisé. A force de parler entre « spécialistes », on oublie même que la plupart des acronymes utilisés ne sont pas compris. C’est un peu comme ces publicitaires qui mettent de jolis mots en anglais dans leurs slogans, dans un pays qui n’en comprend pas un traître mot. (aujourd’hui, ce sont les ressources humaines qui sont contaminées…)

Alors, je ne changerai pas ce qu’il y a ici : Pas de liens de partage hors mail, pas de comptes sociaux et toujours des liens hypertextes un peu partout pour enrichir les articles. Ca me prend un peu plus de temps (et d’ailleurs wordpress a viré une fonction bien pratique autrefois…) mais ça va justement bien dans le sens du partage. Qu’on ne me dise pas que je ne vis pas avec mon temps… J’essaie justement, à mon petit niveau, de lui faire prendre conscience, à mon temps, qu’il passe à coté du principal. Et c’est justement le but de la diversité des sujets ici : Aller voir ailleurs ce qui s’y passe, comprendre ce qu’il y a derrière, m’aider moi même à apprendre des choses nouvelles dans … les commentaires, comme j’ai le plaisir souvent de lire. Alors même si ce billet ne se prête pas forcément aux commentaires, ne vous gênez pas pour interagir ici et ailleurs, en pensant au bien commun. Et vous ferez votre petite… révolution.

* petite dédicace à mon voisin qui a eu la bonne idée de mettre 12345678 comme mot de passe de son réseau wifi

En vrac’ de fin de semaine.

Pour commencer ce week-end prolongé, voici donc le billet qui va bien 🙂
Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end prolongé !