Que devient SwagArch GNU/Linux, la Manjaro Linux « canada dry » ?

En octobre 2016, je parlais de la SwagArch GNU/Linux qui reprenait les principes de la Manjaro Linux Xfce. Je concluais l’article ainsi :

Je ne condamne nullement le fork, mais il faut savoir l’utiliser à bon escient. Si c’est pour reproduire une Manjaro Linux avec une base Arch, quel est l’intérêt ? Je ne puis que confirmer ce que je disais dans la vidéo d’août 2016 : c’est une DGLFI dans toute sa splendeur. Mais au moins, c’est une DGLFI assez fonctionnelle.

Faut bien voir le verre à moitié plein, non ? 🙂

Un peu plus d’un an est passé et j’ai pu voir que le projet existe toujours. J’ai donc voulu faire un bilan de cette distribution mono-développeur qui semble continuer à tenir le choc.

En passant par Transmission, j’ai récupéré l’image ISO dénommé 18.01.

Mon ami VirtualBox a été mis à contribution…

Après un démarrage rapide, on est accueilli dans une session Xfce retouchée avec un thème sombre et un jeu d’icones maison, SwagArch. Dommage en cas d’indisponibilité temporaire ou définitive du dépôt tiers.

L’installateur est Calamares en version 3.1.11 (ou quelque chose de ce style). Autant dire qu’il fait son boulot et bien.

Au bout d’une dizaine de minutes on peut redémarrer sur la SwagArch fraîchement installée.

Au premier démarrage, après m’être connecté, j’ai forcé la recherche des mises à jour via Pamac. Environ 70 mises à jour ont été détectées.

Une poignée de minutes plus tard, le tout était à jour, et je lançais mon ami SimpleScreenRecorder pour capturer en vidéo cette énième dérivée d’Archlinux.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, la distribution est assez solide, la logithèque bien pensée, mais elle souffre de plusieurs défauts qui la condamne sur le long terme :

  1. Être mono-développeur… Un accident de la vie est si vite arrivé 🙁
  2. Proposer énormément de paquets sur son dépôt personnel sans avoir un doublon sur AUR…
  3. Avoir forké le Manjaro Settings Manager… En lui otant une des ses options parmi les plus importantes.

Donc en dehors de la curiosité, je ne vous conseille pas de l’installer en dur… Si vous le faîtes, ce sera à vos risques et périls. À vous de voir donc. Mais comme c’est une Archlinux à peine retouchée, n’oubliez pas une règle d’or : le dépannage en cas de pépin, c’est RTFM ou en version plus cultivée, « Aide-toi, le ciel t’aidera. »

Si vous cherchez une Archlinux avec Xfce et des outils simplicateurs, autant aller sur Manjaro Linux, au moins, il y aura moins d’aléas.

Vieux Geek, épisode 108 : AfterStep, l’une des premières interfaces « bling bling » pour X11 :)

Quand j’ai abordé le doucéreux monde du libre, en 1996, les interfaces graphiques étaient assez austères. Au mieux, c’était fvwm avec une apparence générale reprenant l’approche du – alors très évolué – produit phare de Microsoft à l’époque, MS-Windows 95.

En 1997, des développeurs ont eu envie de donner une plus belle apparence à l’interface graphique des distributions GNU/Linux de l’époque. Alors que KDE était encore dans ses langes et que GNOME allait naître, un projet s’inspirant de l’interface de NeXTStep/OpenStep a été développé. AfterStep venait de naître. Il faudra attendre début mai 1998 pour que la version 1.0 ne sorte.

Entre temps, le projet WindowMaker fut lancé, mais ce n’est pas le cadre de cet article. AfterStep est toujours en vie près de 20 ans après la sortie de sa version 1.0, même si sa dernière publication commence à sentir un peu la naphtaline. La version 2.2.12 est en effet sortie en juin 2013.

Le but étant de proposer quelque chose de léger et d’esthétique 🙂

Pour montrer AfterStep en action, je suis parti d’une Anarchy Linux (oui, j’avais la flemme de me taper une installation à la mimine) avec un Openbox minimaliste.

J’ai juste rajouté trizen via git et makepkg.

Pour la compilation d’Afterstep ?


trizen -G afterstep
cd afterstep
makepkg -si

Au bout de 4 minutes, j’avais un AfterStep 2.2.12 disponible à l’utilisation 😉

À la première connexion, j’ai tout de suite vu quelque chose de franchement agréable, qu’il ne me restait plus qu’à personnaliser.

J’ai dû rajouter xeyes, urxvt pour avoir une installation aussi proche que possible de l’originale d’AfterStep.

Comme vous avez pu le voir, l’ensemble est relativement peu gourmand et colle aux canons clinquants des années 1997-2003… J’avoue que j’ai été un peu perdu au départ pour gérer les fenêtres… Y a pas à dire, sur certains plans, AfterStep a très mal vieilli…

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Voici donc le premier billet de 2018 🙂

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Rien cette semaine. J’ai été en vadrouille durant quelques jours, et je n’ai pas eu le temps de me plonger dans les productions culturelles récemment 🙁

Bon week-end et n’abusez pas de galettes à la frangipane 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version de janvier 2018.

Voici la cinquante-et-unième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de décembre 2017.

Désolé pour le léger délai concernant la publication de cette version du guide !

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.26.2, Plasma 5.11.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

En vrac’ de fin de semaine… Dernière édition de 2017 !

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. L’année 2017 se terminant enfin, voici l’ultime billet en vrac la concernant.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, la fin d’année est particulièrement calme…

Deux opérations qui s’arrêtent le 31 décembre à 23h59 :

Bon week-end et en oubliant le blabla habituel hypocrite du 1er janvier 🙂

Que devient la Frugalware Linux en cette fin d’année 2017 ?

En septembre 2016, je parlais d’une distribution de qualité qui avait raté sa chance pour devenir un incontournable dans le monde des rolling release, la Frugalware Linux.

Après un retour en demi-teinte liée à la petitesse de son équipe, j’ai eu envie de voir où en était cette distribution pour laquelle l’expression « Je t’aime, moi non plus » prend son sens.

Je concluais l’article de septembre 2016 ainsi :

Ce sera peut-être pour la version 2.2 ? Maintenant, le plus dur reste à faire pour l’équipe de la Frugalware Linux : arriver à séduire une masse critique d’utilisateurs pour attirer mécaniquement des développeurs. Cela a toujours été le point faible de cette distribution, malheureusement pour elle 🙁

La version 2.2 prenant pas mal de temps pour être développée, j’avais appris via un commentaire de Seb95 sur un de mes articles en octobre 2017 que Crazy un des développeurs s’occupait de générer des images ISO d’installation utilisant Calamares.

Après cette version 2.2, de nombreux changements seraient à l’ordre du jour (changement d’init, fusion du code de pacman-g2 avec celui de pacman, passage à gcc 7.x), mais commençons déjà par voir où en est la future Frugalware Linux 2.2, une quinzaine de mois après la sortie de la version 2.1.

Étant allé sur l’adresse indiquée dans le commentaire, j’ai récupéré la dernière image de test, datée du 25 novembre 2017. Image uniquement basée sur Plasma et uniquement en 64 bits. Sa taille ? Environ 2,3 Go… Joli bébé…

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://ftp.frugalware.org/pub/other/people/crazy/ISO/frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso
–2017-12-25 17:39:53– http://ftp.frugalware.org/pub/other/people/crazy/ISO/frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso
Résolution de ftp.frugalware.org… 157.181.177.34
Connexion à ftp.frugalware.org|157.181.177.34|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 2475896832 (2,3G) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso »

frugalware-2.2-pre- 100%[===================>] 2,31G 3,09MB/s ds 12m 43s

2017-12-25 17:52:37 (3,09 MB/s) — « frugalware-2.2-pre-build29-zstd-x86_64.iso » sauvegardé [2475896832/2475896832]

J’ai demandé la prise en compte du français dès le démarrage.

Une fois l’image ISO démarrée, on arrive directement dans l’écran d’accueil de Calamares.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que l’on tombe sur un le cadeau empoisonné… L’installation se fait en mode « réseau »… En clair, non content de vous taper 2,3 Go de téléchargement, si vous voulez installer l’ensemble, c’est via le réseau qu’il faudra le faire… Cool si les serveurs de Frugalware sont accidentellement indisponibles 🙁

Ayant téléchargé une image ISO proposant KDE, je suis resté avec cet environnement, en rajoutant Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, les applications KDE et LibreOffice.

Il faut noter que le nombre de traductions disponibles dans les options d’installation ne sont pas des plus nombreuses.

Dernier point, on note que Crazy a le sens de l’humour… Surtout avec l’écran qui doit faire patienter les utilisateurs.

Après 35 minutes d’attente, on peut enfin avoir accès à la Frugalware Linux 2.2 bêta…

Seul bon point ? Au moins, il n’y aura pas besoin de faire les mises à jour en post-installation…

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, j’ai été surpris de constater que malgré une installation en réseau, j’ai dû faire des mises à jour en post-installation. L’ensemble est sympathique, mais il souffre de la petitesse de son équipe.

J’ai aussi pu constater un sacré niveau de remplacement dans l’équipe de la distribution. Est-ce cela qui l’a ralenti au point de ne plus pouvoir sortir d’une version majeure tous les 18 mois en moyenne ?

En tout cas, cela m’a fait peur en voyant la liste des anciens membres… Dommage, car la distribution avait de sacrés atouts dans son jeu. Reste à espérer qu’en 2018, la Frugalware Linux 2.2 sortira et que le grand chamboulement annoncé puisse prendre place… En espérant que cela apporte des développeurs à l’équipe qui en a bien besoin au final.

Vieux Geek, épisode 107 : Lotus SmartSuite, autre concurrent malheureux de MS-Office.

J’ai évoqué dans l’épisode 103 de la série « Vieux Geek » une suite bureautique qui était un brin passée dans les oubliettes de l’histoire, IBM Lotus Symphony. Cependant, ce n’était pas la première incursion de Big Blue dans le domaine plus que concurrentiel des suites bureautiques.

Si LibreOffice s’est fait sa place dans le monde libre, MS-Office règne en tyran depuis le début des années 1990 avec les premières suites Office, dont la 4.2 dont j’ai parlé dans l’épisode 72 de la série « vieux geek ».

Développée entre 1994 et 2002, suite au rachat de Lotus par IBM, la suite bureautique contenait principalement :

  1. Lotus Word Pro, le traitement de texte
  2. Lotus 1-2-3, le tableur
  3. Lotus Approach, la base de données
  4. Lotus Freelance Graphics, pour les présentations

J’avais pu fréquenter la version de démo de Lotus SmartSuite à la fin des années 1990 via des CDs de magazines. Mais via le grand nain ternet, j’ai pu mettre la main sur la version dite Millenium (alias 9.5) sortie en 1999.

Pour pouvoir la montrer en action, je me suis replié sur une machine virtuelle avec un MS-Windows NT 4.0 et son service pack 6a.

L’écran d’installation nous propose de personnaliser l’installation… Et oui, à l’époque 145 Mo pour l’installation courante, c’était énorme pour un logiciel… Bon, d’accord, cela remonte à 1999, ce qui peut paraître un peu bizarre quelques 18 ou 19 ans après 🙂

Une fois l’installation terminée, on constate la présence d’un certain Netscape 4.0 dans les bonus…

J’ai décidé de faire chauffer SimpleScreenRecorder pour montrer la suite bureautique en action.

Comme je l’ai précisé dans la vidéo, après la mise à mort de la Lotus SmartSuite, IBM se lança dans le projet IBM Lotus Symphony sans grand succès non plus. À croire que la position dominante de Microsoft dans ce domaine à du mal à être combattue !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. En cette avant-veille du jour le plus gerbant côté joie obligatoire, quoi de neuf ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

    • Alors que l’on attend toujours la Trisquel GNU/Linux 8, la distribution PureOS – basée sur la Debian GNU/Linux – est adoubée comme 100% libre par la Free Software Foundation.
    • Vous aimez les distributions GNU/Linux qui offre un environnement directement prêt à l’emploi sans bidouilles dès l’installation ? Alors EndlessOS 3.3.5 sera pour vous !

Côté culture ?

Bon week-end !

Mes prédictions pour 2018… Chauffe ma boule de cristal libre, chauffe !

J’avais promis lors du billet rédigé comme bilan des prédictions pour 2017 que je m’y attaquerai à l’année 2018 à l’approche de Noël, voici donc ce que j’ai pu voir dans ma boule de cristal 🙂

Malgré la montée en puissance du monde linux bureautique, 2018 ne sera pas l’année du bureau linuxien. Tout comme ne l’a pas été 2017, ni 2016, ni 2015, ni… Et on pourrait remonter facilement à 2007-2008. C’est un peu un « running gag », comme celui de dire que GNU/Hurd 1.0 sortira l’année suivante.

Pour les distributions GNU/Linux, certaines seront pour 2018 un long calvaire. Dans cette liste non exhaustive je mettrais par ordre alphabétique : Artix Linux, Devuan, Frugalware Linux, Mageia, OpenMandriva ou encore NuTyX et Trisquel.

Entre celles n’ayant rien sorti en 2017 ou ont peiné à sortir une version majeure, celles qui utilisent une base qui repart à zéro tous les 12 à 18 mois, et celles qui souffrent d’une équipe si petite que le projet avance à la vitesse d’une tortue rhumatisante, je pense que dans cette liste non-exhaustive, il pourrait y avoir de la casse et certaines ne voyant pas Noël 2018.

Toujours dans le monde des distributions GNU/Linux, je citerai Manjaro qui a fait un mauvais choix stratégique avec Manjaro SX et son PC portable à 999£ (soit 1129,86€ au 20 décembre 2017) en premier prix.

Je pense que ce sera une année cruciale pour la fille d’Archlinux. Si elle fait la moindre connerie, elle la paiera cash. Vu sa popularité actuelle, le moindre faux pas pourrait lui faire très très mal.

Passons au monde des navigateurs internet. Je pense que 2018 sera l’année qui verra la fin du projet Mozilla Firefox. Avec les bonnes âmes – prêtes à cracher leur venin et à prononcer des excommunications – et des maladresses comme celle de l’extension liée à MrRobot, si le navigateur internet qui a relancé la concurrence dans son domaine dépasse les 5% de parts de marché, ce sera très bien pour lui.

Dans le domaine bureautique, je pense que si courant 2018, Xfce 4.14 ne sort pas ou si une date prévisionnelle n’est pas annoncée, cela sera mauvais pour cet excellent environnement. On peut voir sur le blog de Xfce que le travail sur cette nouvelle avance, mais ne serait-ce qu’une version 4.13.x permettant d’avoir un aperçu technique, pourquoi pas ?

Quoiqu’avec une sortie majeure tous les 3 ans, Xfce reste dans les clous, non ? 🙂

Sur le plan des paquets universels, je ne pense pas que leur adoption progresse énormément en 2018, surtout avec un duo/duel comme avec Flatpak (projet développé pour être multiplateforme) et Snap (projet centré sur Ubuntu au départ).

À moins qu’un troisième larron arrive et dise aux deux larrons de fermer leur grande gueule ?

Sur le plan de l’utilisation abusive du noble principe du fork, 2018 va nous offrir quelques pépites… Je pense que ce sera même une année assez fournie dans le domaine.

Sur le plan des sorties, je pense que l’on verra Haiku R1 bêta 1 sortir enfin (mais vu ce qu’il reste de logiciels BeOS…), et soyons fou, peut-être la version 0.5 de ReactOS 🙂

Premier bilan intermédiaire pour mars 2018, si le blog est encore actif, bien entendu 🙂

De la dure vie des enrobeurs de Pacman… Adieu Pacaur et merci pour le poisson !

S’il y a bien des outils qui sont malmenés sur Archlinux, ce sont les surcouches à Pacman qui permettent de prendre en charge AUR, le dépôt des utilisateurs d’Archlinux.

J’avais abandonné Yaourt au profit de Pacaur en février 2017. Mais je ne pensais pas devoir repartir à la recherche d’un nouvel enrobeur aussi vite. C’est via un pouet sur Framapiaf, l’instance Mastodon de Framasoft que j’ai appris l’abandon de Pacaur. Pouet qui m’a renvoyé sur un fil de Reddit.

En lisant la page du wiki d’Archlinux consacré aux « AUR helpers », j’ai fini par arrêter mon choix sur Trizen, un script perl qui remplissait tous les critères définis dans le tableau récapitulatif de fin. J’ai voulu montrer en vidéo l’installation et l’utilisation basique de Trizen.

Comme vous avez pu le voir, même si l’outil est encore perfectible par rapport à ce qu’apportait Pacaur, on est dans le plus qu’utilisable. Sa relative simplicité est sa force. Son énorme faiblesse ? Il n’existe qu’en anglais 🙁

Reste à espérer que le projet ne subira pas le même sort que Pacaur. Car je dois dire que cela me ferait vraiment chier !

Vieux Geek, épisode 106 : Xbill, un jeu vidéo à l’humour geek :)

Il est bien connu qu’avant l’arrivée de Steam, il était presque impossible de jouer sous les distributions GNu/Linux… Il est vrai qu’il n’y avait pas eu de ports pour Doom, Quake à Quake 3 Arena (portés par id software), et qu’avec Wine rien ne fonctionnait vraiment 🙂

En dehors de cette pointe d’humour, il y a eu quelques jeux assez basiques qui ont toujours existé sur les distributions GNU/Linux. Certains, comme XBill la jouait carrément humour acide.

XBill est basé sur un principe simple : vous êtes un administrateur système et vous devez empêcher que Billou (Williams Gates) ne vérole vos machines en y installant MS-Windows dessus. Vous avez l’option de l’écraser comme une mouche, et en cas de contamination via un réseau, un seau d’eau vous permet d’arrêter l’infection.

Si au premier niveau, les ordinateurs sont indépendants les uns des autres, à partir du deuxième ou troisième niveau, ils sont interconnectés… Si un ordinateur en réseau avec un autre est contaminé, c’est la réaction en chaine.

Principalement développé entre 1994 et 2002, le jeu est un bon passe temps pour se décontracter durant 5 ou 10 minutes. Mais rien de mieux que de montrer le jeu en action 🙂

Comme vous avez pu le voir, une version complémentaire et à l’humour tout autant absurde, XLennart où Bill Gates est remplacé par Lennart Poettering a été développé vers 2015-2016 pour se moquer gentiment des guerres intestines sur les systèmes d’init…

Oui, les graphismes sont moches, mais c’est hautement addictif… Et tellement bon pour se détendre les nerfs 😀

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. À moins d’une dizaine de jours de la pire fête commerciale de l’année, quoi de neuf ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

    • Pour les fans de BSD libre, je demande TrueOS 17.12 avec entre autres choses l’environnement Lumina Desktop 1.4, OpenRC pour gérer les services et une base FreeBSD 12 encore en développement où je rédige ce rapide billet.
    • Elle a failli manquer la fin de l’année, mais l’excellente MX Linux 17 pointe le bout de son nez, basée sur la Debian GNU/Linux Stretch.
    • LinuxMint rajoute les versions 18.3 de ses saveurs Xfce et KDE. Pour les fans uniquement de la distribution centrée sur Cinnamon et Mate-Desktop 🙂
    • Pour les amateurs de virtualisation, je demande Qemu 2.11.0 publié le 13 décembre 2017. Faut bien varier les plaisirs avec VirtualBox, non ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Où en est la Slackware Linux current en décembre 2017 ?

Fin mars 2017, je faisais un article pour avoir un aperçu de la future succession à la distribution Slackware Linux 14.2, qui était sortie en juin 2016, soit peu ou prou 18 mois au moment où je rédige cet article. On est donc à quelque chose comme 6 mois de la sortie d’une nouvelle version majeure, si on prend comme moyenne 2 ans entre chaque version de l’ancestrale distribution GNU/Linux.

Comme pour l’article du mois de mars 2017, j’ai décidé de partir d’une image live avec Mate Desktop proposée par AlienBob. Au moment de la rédaction de cet article, c’est une image du 22 novembre 2017 que l’on peut récupérer.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c http://bear.alienbase.nl/mirrors/slackware-live/latest/slackware64-live-mate-current.iso
–2017-12-09 10:21:56– http://bear.alienbase.nl/mirrors/slackware-live/latest/slackware64-live-mate-current.iso
Résolution de bear.alienbase.nl… 163.172.25.142
Connexion à bear.alienbase.nl|163.172.25.142|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 2099478528 (2,0G) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « slackware64-live-mate-current.iso »

slackware64-live-ma 100%[===================>] 1,96G 4,11MB/s ds 8m 11s

2017-12-09 10:30:07 (4,08 MB/s) — « slackware64-live-mate-current.iso » sauvegardé [2099478528/2099478528]

J’ai donc ensuite créé une machine virtuelle avec VirtualBox pour faire mumuse avec l’ensemble. J’ai demandé au moment du démarrage à utiliser un environnement en français, ce qui était plus agréable pour la suite.

Une fois l’écran de connexion passé – utilisateur et mot de passe étant live – on a droit à un Mate-Desktop 1.19.1 avec le fond d’écran « ciel de Tchernobyl » pour reprendre une remarque d’un collègue youtuber 🙂

Le noyau linux 4.14.1 est utilisé. Cependant, si on en croit le fichier de changement de Slackware, celui-ci posant quelques problèmes, Patrick Volkerding a décidé de revenir temporairement au noyau 4.9 à compter du 2 décembre 2017.

Sat Dec 2 20:32:45 UTC 2017
We’re moving back to the 4.9.x kernel series in the main tree until we can
figure out a fix for unstable 4.14.x kernels (especially on 32-bit). Guessing
it’s probably going to be fixable with .config changes, since a greatly
simplified .config is stable. Meanwhile, the latest 4.14.x kernels can now be
found in the testing/ directory.

On verra si en post-installation, le noyau est rétrogradé ou pas 🙂

Comme pour l’article du mois de mars, j’ai utilisé gparted pour partitionner le disque dur, puis j’ai demandé à accéder à un terminal administrateur.

J’ai lancé setup2hd (qui ressemble à l’installateur officiel de Slackware) et j’ai appris ainsi que l’ensemble avait pris un peu d’embonpoint… En effet, on est passé de 6,6 à 8,3 Go… Ouille 🙁

L’installation est assez longue, et je pense que l’on peut blâmer ici la machine virtuelle. Il faut en effet compter une grosse heure et demie pour que l’ensemble soit terminé. C’est plutôt long 🙁

J’ai ensuite attaqué l’ajout du réseau (en demandant l’activation de NetworkManager, la configuration du fuseau, du choix des services à activer ou encore le mot de passe du compte root. Une fois tout cela terminé, j’ai fait redémarrer l’ensemble.

Le fuseau horaire à appliquer ?

Sans oublier de choisir la bonne session… Et de m’apercevoir que je pourrais virer quelques paquets un peu plus tard 🙂

Quand j’ai pu récupérer la main, je me suis attaqué aux mises à jour rendues disponible depuis la production de l’image ISO. Pour cela, j’ai ouvert une console (avec le raccourci clavier touche ctrl de droite et F2, l’équivalent du ctrl-alt-F2 sur une vraie machine).

Première étape ? Édition du fichier /etc/slackpkg/mirrors.conf et j’ai décommenté un seul miroir dans la section slackware current.

J’ai ensuite entré la série de commande « magique » de slackpkg pour avoir un système à jour.

slackpkg update gpg
slackpkg update
slackpkg install-new
slackpkg upgrade-all

J’ai pu noter l’arrivée d’un certain paquet xf86-video-virtualbox… Tiens donc 🙂

Quant aux mises à jour, elles sont assez nombreuses. En effet, sur la capture d’écran ci-après, on a l’information que seulement 11% du total est affiché…

Une petite quarantaine de minutes plus tard, l’ensemble est enfin mis à jour. On peut s’attaquer à l’ajout d’un compte utilisateur, et surtout pour éviter de se retrouver avec un Mate Desktop qui parle anglais, la modification du fichier /etc/profile.d/lang.sh pour lui dire qu’on veut l’ensemble dans une autre langue que celle de Shakespeare 🙂

Pour conclure, il y a quelques points qui font tiquer :

  1. l’utilisation de lilo alors que celui-ci n’est pas au mieux de sa forme.
  2. idem pour slim
  3. la présence de paquets dédiés à Xfce alors que l’on a installé Mate-Desktop.
  4. l’obligation de recompiler le paquet mate-applets et mate-panel pour corriger un bug lié au passage à une nouvelle version d’icu… La faute à pas de chance 🙁

Sur les deux premiers points, on peut dire que c’est le conservatisme d’une des plus vieilles distributions GNU/Linux encore en vie.

Il faut juste espérer que d’ici la sortie de la Slackware 14.3 ou 15.0 (seule Patrick Volkerding sait ce qu’il en sera), grub sera proposé, ainsi qu’un outil comme LightDM.

Mis à part cela, c’est une des rares distributions que je conseillerais à des personnes ayant déjà un certain niveau et qui veulent revenir aux racines du petit monde des distributions GNU/Linux… Celui auquel les personnes ayant découvert linux vers 1995-1996 ont eu droit, modulo que le support matériel est largement meilleur depuis !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Pour les amoureux de projets libre complètement fous, je demande ReactOS 0.4.7, vous savez, la réécriture libre de MS-Windows…
  • Dans le domaine des distributions 100% libre, je demande la Uruk 2.0, basée sur la future Trisquel 8.0, basée sur Ubuntu 16.04 LTS…
  • Dans la catégorie, « Tiens, elle est encore en vie », je demande la Rosa Linux R10, qui est plus ou moins liée à la OpenMandriva.
  • Un nouveau venu dans le monde du blog concernant le logiciel libre et ses dérives, j’ai nommé Tommy et son blog LoboTommy.

Côté culture ?

Bon week-end !