Bureau à distance Google Chrome

Le but de cet article n'est pas de critiquer une énième fois les GAFAM, de parler dégooglisons etc. Quoique ;)

Bureau à distance Google Chrome

Saviez vous qu'il était possible d'utiliser un ordinateur ou un appareil mobile pour accéder par Internet aux fichiers et aux applications d'un autre ordinateur via le bureau à distance Chrome. Accéder à un autre ordinateur via le bureau à distance Chrome.

Dit autrement, c'est un équivalent de VNC ou TeamViewer, mais directement installé en tant que greffon dans le navigateur Chrome.

Technologies ?

Au delà de la question de l'usine à gaz que devienne les navigateurs webs (il y a déjà suffisamment à faire avec la complexité des pages webs qui sont toujours plus lourdes et chargées en technologie, pour peut être ne pas avoir à y mettre une fonctionnalité comme le bureau à distance, vu qu'il y a des logiciels dédiés pour ça).

Niveau technologie, ça utilise le Chromoting protocol qui est développé par Google. Cela permet la transmission des événements générés par la clavier et la souris (ou l'interface tactile dans le cas d'une tablette) d'un ordinateur à un autre, en relayant les mises à jours écran en arrière plan via le réseau. L'affichage de l'écran distant utilise le code vidéo VP8. Sous Windows, le copier-coller est supporté ainsi que la transmission du flux audio en temps réel.

Dans les prérequis il est indiqué que le trafic se fait via les ports TCP 443 (HTTPS) et 5222 (XMPP). Quelques recherches montrent que des personnes cherchant à bloquer cette fonctionnalité au niveau réseau et conseille de bloquer l'adresse host.talkgadget.google.com au niveau des DNS des réseaux de l'entreprise. Cette adresse dans un navigateur donne la page d'accueil de Google Hangouts, le Skype par Google directement au sein du navigateur (et pour les autres il y a https://meet.jit.si/ et https://framatalk.org/accueil/).

Confidentialité ?

Concernant la confidentialité, Google renvoit vers cette page https://www.google.com/chrome/browser/privacy/#policy-on-using-apps qui contient une phrase très importante Les modules complémentaires développés et fournis par Google peuvent communiquer avec les serveurs Google et sont soumis aux Règles de confidentialité Google, sauf mention contraire.

Cette page renvoyant elle-même aux Règles de confidentialité Google.

D'une façon générale, tout ce qui est fait via Google (le moteur de recherche), via un logiciel de l'écosystème Google (Chrome, les téléphones Android avec la couche Google, les applications Google...) sont susceptibles de fournir des données d'utilisation à Google ; et cette fonctionnalité de bureau à distance n'y fait pas exception.

D'ailleurs, quand on installe Chrome Remote Desktop, on a une demande pour les autorisations suivantes :

Conclusion

Cette fonctionnalité peut s'avérer intéressante pour des utilisateurs de Chrome et de l'écosystème Google.

Borg comme outil de sauvegarde

Les sauvegardes sont quelque chose de fondamental (Sauvegarde la règle des 3-2-1) et j'en parle régulièrement sur ce blog.

L'importance c'est aussi de pouvoir restaurer Sauvegarde et restauration et je cherche depuis un moment un outil simple, fiable, sécurisé qui permet d'automatiser un peu.

Dans sa conférence au JRES 2017, Luc Didry aka Framasky, administrateur système de l'association Framasoft a fait une conférence très intéressante sur le sujet de Quelle infrastructure pour dégoogliser Internet ?. Le fichier pdf complet de la conférence est disponible en ligne ici JRES 2017 - Luc Didry - Quelle infrastructure pour dégoogliser Internet ?

Je cite la partie concernant les sauvegardes et plus particulièrement sur l'outil Borg :
En ce qui concerne les services à forte volumétrie tels l'hébergement de fichiers (Framadrive, Framadrop) ou l'hébergement d'images (Framapic), nous avons préféré recourir à une autre solution. En effet, ces sauvegardes représentent plusieurs téraoctets de fichiers et nécessitent énormément de temps, ce qui bloquerait les sauvegardes des autres serveurs via Backuppc (car celui-ci n'effectue qu'un petit nombre de sauvegardes en parallèle afin de ne pas surcharger le serveur de sauvegarde).

Borg a pour avantages d'être facile à utiliser au sein de scripts shell et de n'effectuer que des sauvegardes par déduplication (aucune sauvegarde complète n'est faite si ce n'est la première). De même, les commandes sont simples et très bien documentées, proposant ainsi une barrière d'entrée relativement faible pour les non-techniciens.
Si Borg utilise la méthode push (envoi des fichiers sauvegardés à l'initiative du serveur sauvegardé) pour effectuer les sauvegardes, celle-ci ne souffre pas du problème habituel de cette méthode : le risque d'effacement des anciennes sauvegardes par un attaquant s'étant rendu maître de la machine sauvegardée.

En effet, les dépôts de sauvegardes peuvent être configurés pour n'autoriser que l'ajout de sauvegardes. Un cript sur la machine hébergeant les dépôts pourra faire sauter ce verrou dans le fichier de configuration pour effectuer la suppression des sauvegardes puis remettre le verrou.

Les sauvegardes de Borg peuvent être chiffrées, fonction que nous avons activée : ces sauvegardes sont stockées sur une storage box de notre hébergeur, une offre ne proposant que de l'espace de stockage avec un rapport volumétrie/prix que nous ne pouvons atteindre en louant des serveurs.

Luc présent également Borg de cette façon :
- il est très simple d'usage ;
- les données sont dédupliquées ;
- les sauvegardes peuvent être compressées ;
- les sauvegardes peuvent être effectuées en local ou à distance ;
- les sauvegardes peuvent être montées (et donc utilisées) comme un système de fichiers classiques.

Les commandes sont du type

borg create -v --stats ./::{now} /home/ #teaser

La syntaxe est simple à s'approprier.

Ce qui me plait c'est que les sauvegardes sont effectivement incrémentales, c'est rapide, léger, ça se monte comme système de fichier pour ensuite récupérer / restaurer à base de rsync si on veut, et les sauvegardes sont chiffrées. Que demander de plus ?

Le site officiel https://borgbackup.readthedocs.io est assez riche et permet déjà de s'approprier la solution.

Des tutoriels pour apprendre et s'approprier Borg :
- BorgBackup, borg pour les intimes
- Monter un serveur de sauvegardes avec BorgBackup

Et un script qui repose sur Borg comme outil de Backup Concierge - Set of tools to help system administrator with maintenance and security of Debian systems

A noter qu'il est possible de faire du Borg avec du Ansible.

Dégoogliser, d’accord, mais démamazoner ?

Grâce au grand projet de Framasoft, Degooglisons Internet, j'ai pu apprendre à me Dégoogliser. Ce que j'entends par là, c'est que j'ai désormais mon propre cloud que j'utilise quotidiennement (un ensemble de service qui va de l'agenda à l'agrégateur RSS en passant par d'autres services comme les notes, Wallabag.... le tout sur base de Yunohost). Pour le moteur de recherche, j'utilise Qwant en moteur de recherche par défaut, même si je dois régulièrement revenir sur Google pour des recherches techniques (Github et Stackoverflow ne semble pas indexer par Qwant...) Pour le smartphone, j'ai FDroid pour les applications...

Donc, dans GAFAM, il y a :
- Google : on vient de traiter le cas,
- Apple : je n'achète pas leur produit
- Facebook : j'ai un compte totalement inactif que je garde pour pouvoir regarder de temps à autre l'évolution de Facebook et savoir de quoi je parle quand je fais des conférences sur l'hygiène numérique.
- Amazon : on va y revenir
- Microsoft : j'ai un PC sous Windows 7 qui me sert pour du retrogaming, mais je n'ai aucun usage personnel (surf sur Internet par exemple) sur cette machine.

Je peux et j'arrive à me dégoogliser, j'ai et j'aurai plus de mal à me désamazoner. Amazon, c'est bien plus que la vente de livre. Pour le cloud d'Amazon, je n'en ai pas besoin et donc je n'utilise pas. Mais c'est la partie vente... Pour le peu de livre papier que j'achète encore, je vais en librairie ou au pire dans une grande surface spécialisée. Pour les livres numériques, j'ai peu de temps de lire et je lis quelques Framabook ou epub tombé dans le domaine publique via ma liseuse Bookeen.

J'avoue avoir fait quelques courses de Noël sur Amazon. La praticité de l'achat, la fuite des magasins bondés... Je sais bien que cela sonne comme une obligation de me justifier...

Il y a une dizaine d'années, j'achetais des objets sur Ebay. Je ne me rappelle pas la dernière fois que j'ai acheté quelque chose sur Ebay. Amazon, je sais... Comme Je suis en phase de minimalisme, je consomme peu, très peu et n'achète que des choses utiles et dont je me servirai. Je n'ai pas de gadget inutile que j'utilise quelques temps et qui finissent dans un placard. Mais j'achète parfois des choses utiles via Amazon.

Le soucis est là. Je ne connais pas d'alternative aussi puissante à Amazon. Pour le moteur de recherche, le cloud et tout ce qui touche au numérique, je sais. Pour la nourriture, je connais les AMAP et épicerie de proximité. Mais pour les autres biens ? La grande différence : Google, le cloud, c'est du 100% numérique. Amazon, c'est de l'analogique, du concret, du palpable, du colis qui arrive dans ma boite aux lettres... Un confort sans égal... Et je ne peux m'empêcher de penser que ce confort et cette praticité d'Amazon se fait au détriment des conditions de travail des employés Amazon, des livreurs... Alors, quelle solution autre, pour de désamazoner ?

Contributopia en fond d’écran

Comme je le disais dans mon billet Lifehacking - Trois écrans : réel confort, luxe ou superflu ?, j'ai donc trois écrans (celui de l'ordinateur portable) et deux autres pour pouvoir travailler de façon efficace.

Je suis amené régulièrement à quitter ma place (pour aller voir d'autres collègues) et je verrouille donc systématiquement mon PC (une bonne pratique de sécurité, un réflexe qu'il faut avoir que celui de ne jamais laisser un ordinateur non verrouillé sans surveillance, sous peine de devoir apporter les pains aux chocolats ou chocolatines le lendemain, dans le meilleur de cas). Mon PC est visible d'une bonne partie de l'openspace et donc quand mon écran est verrouillé, c'est le fond d'écran (habituellement caché par tout un tas de fenêtre quand je travaille) qui apparaît. J'ai choisi de mettre une image de Contributopia, un beau fond d'écran sans logo. Ça donne ça :

Lorsque que je suis amené à aller en clientèle, généralement je dois projeter quelque chose. Au branchement du vidéo-projecteur, le second bureau - bureau étendu s'affiche et là encore, avec le même fond d'écran. Cette image fait son petit effet et suscite des interrogations ("c'est joli, c'est quoi"). Si je note de l'intérêt et que la situation ou le temps le permet (formation avec pause le midi), j'en profite généralement pour aborder le sujet de Framasoft et du projet Degooglisons...

Contributopia ?

Pour en revenir au fond d'écran, Contributopia, c'est parce que Dégoogliser ne suffit pas. A travers 3 grandes étapes (une par année), Framasoft propose une nouvelle campagne, suite de Degooglisons, dont les objectifs sont le suivants :
- 2017-2018 : Créer et proposer des outils
- 2018-2019 : Transmettre les savoir-faire
- 2019-2020 : Inspirer les possibles

Pour en savoir plus, je vous invite à aller (re)lire les excellents billets de l'équipe communication de Framasoft qui présente en détail le projet : Contributopia : dégoogliser ne suffit pas et Explorons le monde des services de Contributopia.

Et pour le reste, c'est sur le site https://contributopia.org/fr/home/

Meet-Up Yunohost – Présentation du projet et comment contribuer

Meetup le mercredi 17 janvier 2018

Suite à mon appel pour un lieu pour un Meet-up Yunohost, Un Meetup Yunohost ? Appel pour aider ce projet, nous avons un local et une date ! L'entreprise Nbs-system nous accueillera donc le mercredi 17 janvier à 19h00 pour un meet-up de présentation de Yunohost et de comment on peut contribuer au projet.

Je remercie Emmanuel Seyman (Fedora-fr, Parinux...) Au programme : un "meet-up" (pour le buzz word) de présentation de Yunohost et de comment on peut contribuer au projet et l'occasion de se rencontrer autour de ce projet :).

Le lieu : Nbs-system, au 8 Rue Bernard Buffet, Paris 17 ème, Métro Brochant (ligne 13)

Pour s'inscrire, merci de saisir un pseudo sur le Framadate suivant : https://framadate.org/meetupyunohost

Présentation du Meetup

YunoHost est une distribution basée sur Debian GNU/Linux composée, essentiellement, de logiciels libres, ayant pour objectif de faciliter l'auto-hébergement. YunoHost facilite l'installation et l'utilisation d'un serveur personnel. Autrement dit, YunoHost permet d'héberger sur sa machine et chez soi son courrier électronique, son site web, sa messagerie instantanée, son agrégateur de nouvelles (flux RSS), son partage de fichiers, sa seedbox et bien d'autres… Le nom YunoHost vient de l'anglais Y-U-No-Host ("Why you no host ?"), signifiant « Pourquoi ne pas t'héberger ? ». Il s'agit d'un jeu de mot issu du mème internet "Y U NO".

Yunohost c'est le système qui fait tourner la Brique Internet, mais pas que... Framasoft dédie une journée de temps de l'un de ses salariés durant laquelle, chaque semaine, du travail est fait pour packager les applications des différentes applications Degooglisons Internet pour les rendre disponibles au sein de YunoHost.

L'objectif de cette soirée est de faire une présentation du projet Yunohost, de ses objectifs et de pourquoi et comment contribuer au projet.

Billet d’humeur – Quoi, les Kindle ne lisent pas le format Epub ?

C'est au détour de l'écoute d'une émission que j'ai prise conscience d'une chose, qui a suscité mon étonnement, mené à une recherche et conduit à la rédaction du présent article : Les liseuses Kindle ne peuvent pas lire le format Epub.

Pour rappel, l'EPUB (acronyme de « electronic publication », « publication électronique » en français, parfois typographié « ePub », « EPub » ou « epub ») est un format ouvert standardisé pour les livres numériques, proposé par l'IDPF. Il est fondé sur le XML. Les fichiers ont l'extension .epub. Le format ePub est un format de publication souvent utilisé par les livres électroniques et supporté par la plupart des liseuses, à l'exception du Kindle d'Amazon.

Ce qui est confirmé par Le Kindle lit les documents électroniques au format propriétaire d'Amazon AZW (et KF8 pour les dernières), il prend en charge le format TXT, ainsi que le format audio MP3 et le format livre-audio de la société Audible.com mais pas le format EPUB supporté par de nombreuses autres liseuses. Source

La plupart des liseuses (Kobo par la Fnac, Sony Reader et bien évidemment celles de la gamme Bookeen sont compatibles avec ce format. La plupart car les modèles de liseuse produit par Amazon, à savoir la gamme Kindle, ne lisent pas ce format. Une conversion via le logiciel Calibre (le logiciel libre de référence pour la gestion de sa collection de livres électroniques, leurs transferts sur une liseuse...) est nécessaire. Du coup, tous les possesseurs de liseuse Amazon ne peuvent lire aucun livre libre, comme ceux qui sont mis à disposition sur le site de Framabook, ou encore tous les livres élevés (non pas tombés, élevés, voir à ce sujet l'article de Stéphane Bortzemeyer) dans le domaine public et disponibles sur le site Gutemberg.org.

Que toutes les liseuses ne lisent pas des livres numériques pour cause de système de protection comme des DRM, je comprends sans soucis. Mais qu'une liseuse ne puisse pas lire un format libre et ouvert... De là à penser qu'il s'agit d'une volonté d'Amazon pour que les possesseurs de Kindle ne s'alimentent en livre qu'en achetant sur sa plateforme, il n'y a qu'un pas que je franchie sans soucis. A chacun d'en penser ce qu'il voudra. Mais je conclurai ce billet à la non-objectivité assumé, l'anecdote de la suppression à distance des livres 1984 de George Orwell des liseuses Kindle Le site a fait disparaître des livres électroniques Kindle de ses clients deux ouvrages de George Orwell pour lesquels il ne bénéficiait pas des droits de reproduction. Source Le Monde.

Enfin, l'un des 2 de GAFAM, c'est Amazon. Et non pas parce qu'Amazon vend des livres, et tout ce que l'on peut imaginer en e-commerce... Mais parce qu'il est un des fournisseurs de service de cloud les plus avancés actuellement... Mais c'est là un tout autre sujet qui sort du contexte de ce billet d'humeur...

Lifehacking – L’application Tasks de Nextcloud

Avec le temps, je continue de faire évoluer mes méthodologies de travail. J'utilise beaucoup l'outil de Notes qui se synchronise avec mon instance Nextcloud personnel et je me retrouve à avoir plein de notes qui deviennent des actions d'une todo-liste. J'ai donc cherché à aller un peu plus loin. Je n'ai pas besoin d'un Kanban, j'en ai un si besoin (via l'application Kanboard). Et il existe un outil du même type qui peut s'intégrer dans Nextcloud. Mais ce n'est pas pratique pour une synchronisation / utilisation depuis un smartphone et j'ai avant tout besoin d'un outil utilisable depuis mon téléphone et également depuis un PC. Je cherchais avant tout une alternative à l'application en ligne Todoist, pour un usage personnel, et moins complexe. Et depuis quelques semaines j'utilise l'application Tasks de Nextcloud.

L'application Tasks

L'application Task s'installe facilement via l'outil d'installation des applications de Nextcloud. Le dépot Githun de l'application https://github.com/nextcloud/tasks permet de suivre l'évolution, les bugs et demande existante, il faudra que je me penche dessus.

Par défaut, Tasks reprend les noms des différents calendriers que l'on a dans la partie Agenda, il est possible d'en ajouter d'autres. Ces catégories permettent alors de classer les différentes tâches. Chaque tâche peut avoir une date de début, une date de fin, une priorité (prioritaire ou non), une zone de description pour compléter le champ titre. On peut ajouter des mots clefs / Tags.

Par rapport à un Kanban, il n'y a que deux états pour les tâches : à faire ou fait. Une tâche étant marquée comme fait est conservée mais devient invisible / masquée par défaut.

Dans les choses sympathiques, il y a du "drag & drop" dans l'interface. Comprendre : on peut déplacer une tâche comme sous-tâche d'une autre. Ce qui s'avère très pratique pour réorganiser des tâches déjà créées / existantes.

Synchronisation sur le téléphone

Il faut installer Davdroid et l'application OpenTasks (applications libres disponibles via F-Droid). Les tâches sont alors synchronisées entre l'application Tasks dans Nextcloud et l'applicatif OpenTasks, dans les deux sens. Pratique quand ajoute un élément depuis son smartphone.

Ce qu'il manque ? Les limites de l'application Tasks

- Ce n'est pas multi-utilisateur, on n'a pas de diagramme de Gant. Et ce n'est pas le but de cette application. Cette application se veut rester simple et efficace.
- C'est indépendant de l'agenda. Même si on a la notion de date, les tâches ne s'ajoutent pas dans l'agenda.
- Pas de possibilité de faire des recherches. Le CRTL+F (fonction de recherche du navigateur) est donc bien utile.

Sauvegarde

Toutes les données se trouvant dans la base de données utilisée par Nextcloud, en faisant un dump de cette base de données régulièrement, je sauvegardes ces tâches. J'ai testé le réimport du dump sur une base de recettes et effectivement, ce dump suffit à restaurer les différentes tâches.

Lifehacking ?

J'utilise donc l'application Tasks depuis plusieurs jours et à l'usage, ça correspond à ce que je souhaitais faire / ce dont j'avais besoin. Si je résume mon organisation, j'utilise donc 3 applications pour mon organisation personnelle :

- Calendrier : pour des événements précis, ponctuels ou récurrents, avec un label rapide et des rappels / alerte
- Notes : prise de notes que je dépile rapidement, que je trie et efface, ajoute dans mes tâches
- Tasks : une sorte de todo avec des sous éléments, des tags.

Je parcours régulièrement ma todo-liste qui est donc dans Tasks. L'avantage est très nettement celui de pouvoir le faire depuis mon smartphone et de pouvoir l'éditer depuis le smartphone, en ayant quelque chose de rapide, simple et un peu plus évolué qu'un fichier texte et moins complexe que
le fichiers Calc que j'ai et conserve, toujours pour mes usages de suivi de mes journées.

Conférence gesticulée – « Informatique ou libertés ? » – Lunar

Présentation de la vidéo

Première représentation publique (avec tous ses défauts) enregistrée à l'amphi Donzelot (Université Rennes 1) le 28 février 2017 dans le cadre d'une CryptoParty co-organisée par la bibliothèque de l'INSA Rennes, le SCD de l'Université de Rennes 1 et l'association Actux. https://informatique-ou-libertes.fr/

Travailler, s'informer, jouer, vivre ses amitiés, se soigner, consommer ou se révolter... Quel contrôle avons-nous sur ces ordinateurs devenus omniprésents ? À qui facilitent-ils vraiment la vie ?

L'apparente complexité technique cache des enjeux politiques. Lunar partage dans sa conférence vingt ans d'expérience technique et militante pour nous aider à y voir clair et à nous organiser.

Vidéo à voir et télécharger ici : Conférence gesticulée - « Informatique ou libertés ? » - Lunar

La critique de Genma

La vidéo est longue, plus de 2 heures pour voir son intégralité. Mais je ne peux que vous conseiller de prendre ce temps là pour la voir.

Je ne suis pas très familier avec le concept de Conférence gesticulée, je ne m'attarderai donc pas sur ce sujet. De ce que j'en comprends à travers le prisme de cette vidéo, c'est que c'est une sorte de pièce de théâtre, de one-man show. Il n'y aucune note, aucun support, ce n'est pas une conférence. Une interaction avec le public est possible : sondage à main lever, petite réflexion ou phrase d'humour, pour interpeller le spectateur... Il y a une alternance entre la station debout, assise, un déplacement dans l'espace.

Lunar joue des scénettes de théâtre, il raconte une histoire, il lit un livre. Dans sa conférence, Lunar nous raconte une histoire, son histoire. Sa découverte de l'informatique, d'Internet avant les années 2000 et en utilisant des métaphores de son expérience auto-stoppeur, de libriste et d'autres expériences riches et enrichissantes...

Tout cela lui permet d'aborder un certains nombres de sujet, de comment marche Internet, son évolution, qu'est-ce que le logiciel libre... Pour en arriver à aborder les problématiques de l'Informatique ou des libertés.

Originalité, créativité, indispensable, ce sont trois mois que j'utiliserai pour qualifier cette vidéo et conclure. Car je n'en dirais pas plus, je vous renvoie vers la vidéo Conférence gesticulée - « Informatique ou libertés ? » - Lunar. A voir de toute urgence.

Merci à Framasoft d'avoir mis cette vidéo à disposition de tous et toutes.

Git et clef SSH

Ce billet ne sera pas un billet sur l'état de l'art de créer sa clef SSH. Je pars du principe que vous en avez déjà une.

Les dépôts en ligne Git (Github, Framagit, qui est basé sur Gitlab ou un dépôt Gitlab autohébergé) propose comme fonctionnalité intéressante celle de pouvoir uploader une clef publique ssh sur le serveur (la clef publique, pas la clef privée. Surtout pas la clef privée) de la même façon que l'on peut le faire pour un serveur sur lequel on se connecte en ssh. Le serveur git étant lui-même un serveur, il dispose aussi d'un serveur ssh.

L'association d'une clef publique à un compte utilisateur (le même compte que le compte Git) a pour avantage qu'ensuite, on peut faire les connexions avec le serveur git en ssh, récupérer des fichiers ou les pousser au sein de ce tunnel ssh... Dès que l'on fera une commande en interaction avec git, on n'aura qu'à taper une fois sa phrase de passe de sa clef SSH pour être authentifiée pour tout le reste des manipulations. Un autre intérêt et qu'on utilise la phrase de passe de la clef SSH et non le mot de passe (comme dans le cas d'une connexion https).

Comment ça se passe ?

Pour définir le dépôt distant, on fera comme commande

git remote add git@framagit.org:genma/My_repository.git

au lieu de

git remote add https://framagit.org/genma/My_repository.git)

Pour que les connexions aux serveurs pour git se fasse via le protocole SSH et non plus via le protocole HTTP.

Enfin, toujours sur Git et les astuces, il y a la possibilité de signer ses commit avec sa clef GPG, et pour ce, je vous renvoie au tutorielhttps://git-scm.com/book/fr/v2/Utilitaires-Git-Signer-votre-travail.

Numok – Framasoft & la Degooglisation

Dans le cadre du festival Numok 2016, voici le support de la conférence sur Framasoft & la Degooglisation

Sources LibreOffice et fichier PDF disponibles sous licence Creative Commons BY SA ici :
- DegooglisonsInternet-Numok.odp
- DegooglisonsInternet-Numok.pdf

A voir également Guide d'Hygiène numérique version 2016

De Framasoft à Yunohost, réapproprions nous le cloud

Ce billet est un teaser de la conférence que je donnerai en duo avec des membres de Franciliens, à l'Ubuntu party les 12 et 13 novembre prochain, à la Cité des Sciences à Paris.

Manger du bio version informatique

Quitter le confort des GAFAM (qualité des services, gratuité), ce n'est pas facile. Faire le choix du logiciel libre, c'est faire le choix de manger du bio. La pomme est moche, verreuse et quand on la compare à une pomme bien rouge (façon celle que tend la sorcière à Blanche-neige), on a de quoi hésiter... Mais la pomme est bio. Une fois que l'on comprend les avantages de cette pomme bio, on est moins réticent à la manger, on comprend que son aspect peu ragoutant, moins commercial, moins facile d'approche, cache de nombreux bénéfices pour notre santé... (C'est pourquoi lorsque je donne des conférences sur le sujet, je ne parle pas de logiciel équivalent mais d'alternative. Le choix du mot alternatif est important. C'est autre chose).

Pour faire comprendre les problématiques et les enjeux de la centralisation des données personnelles au sein des GAFAM, et de montrer que des alternatives existent, il faut faire de l'éducation populaire. Et c'est ce que fait Framasoft (et d'autres). Ils agissent. Ils montrent. Ils démontrent. Ils essaiment. Ils diffusent la connaissance. Pour montrer qu'il est possible de manger bio version informatique, Framasoft propose un certain nombre de services en ligne, basé sur du logiciel libre, dans le cadre du projet de Degooglisation Dégooglisons Internet

Attention toutefois. Framasoft semble gratuit en apparence mais c'est gratuit car d'autres ont fait des dons, ont mis des sous dans un pot commun pour que chacun-chacune puisse profiter de ces services. Si l'idée vous venait de faire un don ponctuel, voir mieux, récurrent à Framasoft, la page de don est par ici : https://soutenir.framasoft.org/

Se réapproprier le cloud

Le soucis est que si tout le monde va chez Framasoft, cela ne fait que déplacer le problème, cela ne décentralise pas Internet, ça déplace juste une partie de nos usages et données personnelles de chez les GAFAM à chez Framasoft...

Du coup, de la même façon que l'on peut cultiver des légumes bios dans son jardin, on peut se mettre à l'autohébergement. Cela demande du temps, de l'invetissement personnel, de l'argent. Il faut apprendre, comprendre, partager avec d'autres, tirer profit de leurs propres expériences, partager les connaissances... Mais comme on ne va pas réiventer la roue à chaque fois, on peut utiliser des techniques et des outils qui facilitent la vie. Et c'est là qu'une solution comme Yunohost existe. De la même façon que mon voisin me donne des plants de tomate, ce qui m'évite d'avoir à planter des graines et à les faire germer moi-même, Yunohost permet d'automatiser et de faciliter la création de son cloud personnel, pour se le réapproprier et donc pouvoir manger du bio informatique. On pourra aller plus loin en se procurant une mini-serre avec des plants de tomates, l'équivalent informatique étant la Brique Internet (qui sera déjà préconfigurée) https://labriqueinter.net/.

CHATONS, les AMAP de l'informatique

Si on ne peut pas ou ne veut pas faire soi-même, dans le cadre de l'agriculture biologique, on peut se tourner ves des AMAP. Dans une AMAP, quelqu'un de confiance est directement en relation avec des agriculteurs et paysans, je lui délègue ma confiance. L'AMAP vérifie et me garantie que la pomme que j'ai dans la main est cultivée sans pesticide, produits chimiques... Mais ma pomme est plus chère que la pomme sans goût acheté dans le grand hypermarché...

Dans le cadre de l'informatique, si on est prêt à payer quelques euros par mois ou par an pour avoir de la qualité, du bio version informatique, on se tournera vers les AMAP de L'Informatique, qui se regroupent peu à peu sous le label CHATONS, le Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires https://chatons.org/

Donc si on comprend l'intérêt de payer pour des services, alors on aura des produits de meilleures qualités, mais plus chers que la gratuité du GAFAM en contrepartie de nos données personnelles. C'est donc bien une alternative, et non une équivalence...

A suivre

L'essentiel est là. Pour le reste, ce sera en fonction des questions des personnes dans la salle et de ce que présentera Franciliens. Le support de la présentation sera mise en libre diffusion sur ce blog.

Numok à Paris – Mes conférences en médiathèque

Comme l'année dernière, je participerai au festival Numok, festival numérique de la ville de Paris.

Le but est d'aller à la rencontre du grand public pour présenter cette initiative, ses enjeux etc. Et de faire un bilan encore meilleur que celui de l'année dernière déjà fort enthousiaste

Numok - Festival numérique des bibliothèques

Organisée par les bibliothèques de la Ville de Paris, la 1ère édition du festival Numok met en avant le numérique comme lieu de partage, de jeu et de découverte. Du 15 au 30 octobre, une riche programmation est proposée gratuitement à tous les publics, avertis ou totalement novices, petits ou grands.

Les conférences que je vais donner

Cette année, il y aura plusieurs interventions autour d'un seul et même thème, la présentation du projet "Degooglisons Internet" initié par Framasoft. J'interviendrais en mon nom propre (et pas en celui de Framasoft). Voici donc la liste des dates, noms des médiathèques et lieux auxquels je saurai :
- Samedi 08 octobre 2016 à 15h, à la Bibliothèque Valeyre au 24, rue de Rochechouart, Paris 9ème
- Vendredi 21 octobre 2016 à 19h, à la Médiathèque de la Canopée, au 10 passage de la Canopée, Paris 1er (Chatelet)
- Samedi 22 octobre 2016 à 14h, à la Bibliothèque Italie, 213 Boulevard Vincent Auriol, Paris 13 ème
- Vendredi 28 octobre 2016 à 19h, à la Médiathèque Jean-Pierre Melville, Métro Olympiades, Paris 13ème
- Samedi 29 octobre 2016, à la Bibliothèque André Malraux au 112 rue de Rennes, Paris 6ème

Et comme l'année dernière, je parlerai Hygiène numérique
- Samedi 15 octobre 2016, à la Médiathèque Marguerite Yourcenar au 41, rue d'Alleray Paris 15ème
- Jeudi 20 octobre 2016, à la Bibliothèque Germaine Tillion au 6, rue du Commandant Schlœsing Paris 16ème