Billet d’humeur – Quoi, les Kindle ne lisent pas le format Epub ?

C'est au détour de l'écoute d'une émission que j'ai prise conscience d'une chose, qui a suscité mon étonnement, mené à une recherche et conduit à la rédaction du présent article : Les liseuses Kindle ne peuvent pas lire le format Epub.

Pour rappel, l'EPUB (acronyme de « electronic publication », « publication électronique » en français, parfois typographié « ePub », « EPub » ou « epub ») est un format ouvert standardisé pour les livres numériques, proposé par l'IDPF. Il est fondé sur le XML. Les fichiers ont l'extension .epub. Le format ePub est un format de publication souvent utilisé par les livres électroniques et supporté par la plupart des liseuses, à l'exception du Kindle d'Amazon.

Ce qui est confirmé par Le Kindle lit les documents électroniques au format propriétaire d'Amazon AZW (et KF8 pour les dernières), il prend en charge le format TXT, ainsi que le format audio MP3 et le format livre-audio de la société Audible.com mais pas le format EPUB supporté par de nombreuses autres liseuses. Source

La plupart des liseuses (Kobo par la Fnac, Sony Reader et bien évidemment celles de la gamme Bookeen sont compatibles avec ce format. La plupart car les modèles de liseuse produit par Amazon, à savoir la gamme Kindle, ne lisent pas ce format. Une conversion via le logiciel Calibre (le logiciel libre de référence pour la gestion de sa collection de livres électroniques, leurs transferts sur une liseuse...) est nécessaire. Du coup, tous les possesseurs de liseuse Amazon ne peuvent lire aucun livre libre, comme ceux qui sont mis à disposition sur le site de Framabook, ou encore tous les livres élevés (non pas tombés, élevés, voir à ce sujet l'article de Stéphane Bortzemeyer) dans le domaine public et disponibles sur le site Gutemberg.org.

Que toutes les liseuses ne lisent pas des livres numériques pour cause de système de protection comme des DRM, je comprends sans soucis. Mais qu'une liseuse ne puisse pas lire un format libre et ouvert... De là à penser qu'il s'agit d'une volonté d'Amazon pour que les possesseurs de Kindle ne s'alimentent en livre qu'en achetant sur sa plateforme, il n'y a qu'un pas que je franchie sans soucis. A chacun d'en penser ce qu'il voudra. Mais je conclurai ce billet à la non-objectivité assumé, l'anecdote de la suppression à distance des livres 1984 de George Orwell des liseuses Kindle Le site a fait disparaître des livres électroniques Kindle de ses clients deux ouvrages de George Orwell pour lesquels il ne bénéficiait pas des droits de reproduction. Source Le Monde.

Enfin, l'un des 2 de GAFAM, c'est Amazon. Et non pas parce qu'Amazon vend des livres, et tout ce que l'on peut imaginer en e-commerce... Mais parce qu'il est un des fournisseurs de service de cloud les plus avancés actuellement... Mais c'est là un tout autre sujet qui sort du contexte de ce billet d'humeur...

Lifehacking – L’application Tasks de Nextcloud

Avec le temps, je continue de faire évoluer mes méthodologies de travail. J'utilise beaucoup l'outil de Notes qui se synchronise avec mon instance Nextcloud personnel et je me retrouve à avoir plein de notes qui deviennent des actions d'une todo-liste. J'ai donc cherché à aller un peu plus loin. Je n'ai pas besoin d'un Kanban, j'en ai un si besoin (via l'application Kanboard). Et il existe un outil du même type qui peut s'intégrer dans Nextcloud. Mais ce n'est pas pratique pour une synchronisation / utilisation depuis un smartphone et j'ai avant tout besoin d'un outil utilisable depuis mon téléphone et également depuis un PC. Je cherchais avant tout une alternative à l'application en ligne Todoist, pour un usage personnel, et moins complexe. Et depuis quelques semaines j'utilise l'application Tasks de Nextcloud.

L'application Tasks

L'application Task s'installe facilement via l'outil d'installation des applications de Nextcloud. Le dépot Githun de l'application https://github.com/nextcloud/tasks permet de suivre l'évolution, les bugs et demande existante, il faudra que je me penche dessus.

Par défaut, Tasks reprend les noms des différents calendriers que l'on a dans la partie Agenda, il est possible d'en ajouter d'autres. Ces catégories permettent alors de classer les différentes tâches. Chaque tâche peut avoir une date de début, une date de fin, une priorité (prioritaire ou non), une zone de description pour compléter le champ titre. On peut ajouter des mots clefs / Tags.

Par rapport à un Kanban, il n'y a que deux états pour les tâches : à faire ou fait. Une tâche étant marquée comme fait est conservée mais devient invisible / masquée par défaut.

Dans les choses sympathiques, il y a du "drag & drop" dans l'interface. Comprendre : on peut déplacer une tâche comme sous-tâche d'une autre. Ce qui s'avère très pratique pour réorganiser des tâches déjà créées / existantes.

Synchronisation sur le téléphone

Il faut installer Davdroid et l'application OpenTasks (applications libres disponibles via F-Droid). Les tâches sont alors synchronisées entre l'application Tasks dans Nextcloud et l'applicatif OpenTasks, dans les deux sens. Pratique quand ajoute un élément depuis son smartphone.

Ce qu'il manque ? Les limites de l'application Tasks

- Ce n'est pas multi-utilisateur, on n'a pas de diagramme de Gant. Et ce n'est pas le but de cette application. Cette application se veut rester simple et efficace.
- C'est indépendant de l'agenda. Même si on a la notion de date, les tâches ne s'ajoutent pas dans l'agenda.
- Pas de possibilité de faire des recherches. Le CRTL+F (fonction de recherche du navigateur) est donc bien utile.

Sauvegarde

Toutes les données se trouvant dans la base de données utilisée par Nextcloud, en faisant un dump de cette base de données régulièrement, je sauvegardes ces tâches. J'ai testé le réimport du dump sur une base de recettes et effectivement, ce dump suffit à restaurer les différentes tâches.

Lifehacking ?

J'utilise donc l'application Tasks depuis plusieurs jours et à l'usage, ça correspond à ce que je souhaitais faire / ce dont j'avais besoin. Si je résume mon organisation, j'utilise donc 3 applications pour mon organisation personnelle :

- Calendrier : pour des événements précis, ponctuels ou récurrents, avec un label rapide et des rappels / alerte
- Notes : prise de notes que je dépile rapidement, que je trie et efface, ajoute dans mes tâches
- Tasks : une sorte de todo avec des sous éléments, des tags.

Je parcours régulièrement ma todo-liste qui est donc dans Tasks. L'avantage est très nettement celui de pouvoir le faire depuis mon smartphone et de pouvoir l'éditer depuis le smartphone, en ayant quelque chose de rapide, simple et un peu plus évolué qu'un fichier texte et moins complexe que
le fichiers Calc que j'ai et conserve, toujours pour mes usages de suivi de mes journées.

Conférence gesticulée – « Informatique ou libertés ? » – Lunar

Présentation de la vidéo

Première représentation publique (avec tous ses défauts) enregistrée à l'amphi Donzelot (Université Rennes 1) le 28 février 2017 dans le cadre d'une CryptoParty co-organisée par la bibliothèque de l'INSA Rennes, le SCD de l'Université de Rennes 1 et l'association Actux. https://informatique-ou-libertes.fr/

Travailler, s'informer, jouer, vivre ses amitiés, se soigner, consommer ou se révolter... Quel contrôle avons-nous sur ces ordinateurs devenus omniprésents ? À qui facilitent-ils vraiment la vie ?

L'apparente complexité technique cache des enjeux politiques. Lunar partage dans sa conférence vingt ans d'expérience technique et militante pour nous aider à y voir clair et à nous organiser.

Vidéo à voir et télécharger ici : Conférence gesticulée - « Informatique ou libertés ? » - Lunar

La critique de Genma

La vidéo est longue, plus de 2 heures pour voir son intégralité. Mais je ne peux que vous conseiller de prendre ce temps là pour la voir.

Je ne suis pas très familier avec le concept de Conférence gesticulée, je ne m'attarderai donc pas sur ce sujet. De ce que j'en comprends à travers le prisme de cette vidéo, c'est que c'est une sorte de pièce de théâtre, de one-man show. Il n'y aucune note, aucun support, ce n'est pas une conférence. Une interaction avec le public est possible : sondage à main lever, petite réflexion ou phrase d'humour, pour interpeller le spectateur... Il y a une alternance entre la station debout, assise, un déplacement dans l'espace.

Lunar joue des scénettes de théâtre, il raconte une histoire, il lit un livre. Dans sa conférence, Lunar nous raconte une histoire, son histoire. Sa découverte de l'informatique, d'Internet avant les années 2000 et en utilisant des métaphores de son expérience auto-stoppeur, de libriste et d'autres expériences riches et enrichissantes...

Tout cela lui permet d'aborder un certains nombres de sujet, de comment marche Internet, son évolution, qu'est-ce que le logiciel libre... Pour en arriver à aborder les problématiques de l'Informatique ou des libertés.

Originalité, créativité, indispensable, ce sont trois mois que j'utiliserai pour qualifier cette vidéo et conclure. Car je n'en dirais pas plus, je vous renvoie vers la vidéo Conférence gesticulée - « Informatique ou libertés ? » - Lunar. A voir de toute urgence.

Merci à Framasoft d'avoir mis cette vidéo à disposition de tous et toutes.

Git et clef SSH

Ce billet ne sera pas un billet sur l'état de l'art de créer sa clef SSH. Je pars du principe que vous en avez déjà une.

Les dépôts en ligne Git (Github, Framagit, qui est basé sur Gitlab ou un dépôt Gitlab autohébergé) propose comme fonctionnalité intéressante celle de pouvoir uploader une clef publique ssh sur le serveur (la clef publique, pas la clef privée. Surtout pas la clef privée) de la même façon que l'on peut le faire pour un serveur sur lequel on se connecte en ssh. Le serveur git étant lui-même un serveur, il dispose aussi d'un serveur ssh.

L'association d'une clef publique à un compte utilisateur (le même compte que le compte Git) a pour avantage qu'ensuite, on peut faire les connexions avec le serveur git en ssh, récupérer des fichiers ou les pousser au sein de ce tunnel ssh... Dès que l'on fera une commande en interaction avec git, on n'aura qu'à taper une fois sa phrase de passe de sa clef SSH pour être authentifiée pour tout le reste des manipulations. Un autre intérêt et qu'on utilise la phrase de passe de la clef SSH et non le mot de passe (comme dans le cas d'une connexion https).

Comment ça se passe ?

Pour définir le dépôt distant, on fera comme commande

git remote add git@framagit.org:genma/My_repository.git

au lieu de

git remote add https://framagit.org/genma/My_repository.git)

Pour que les connexions aux serveurs pour git se fasse via le protocole SSH et non plus via le protocole HTTP.

Enfin, toujours sur Git et les astuces, il y a la possibilité de signer ses commit avec sa clef GPG, et pour ce, je vous renvoie au tutorielhttps://git-scm.com/book/fr/v2/Utilitaires-Git-Signer-votre-travail.

Numok – Framasoft & la Degooglisation

Dans le cadre du festival Numok 2016, voici le support de la conférence sur Framasoft & la Degooglisation

Sources LibreOffice et fichier PDF disponibles sous licence Creative Commons BY SA ici :
- DegooglisonsInternet-Numok.odp
- DegooglisonsInternet-Numok.pdf

A voir également Guide d'Hygiène numérique version 2016

De Framasoft à Yunohost, réapproprions nous le cloud

Ce billet est un teaser de la conférence que je donnerai en duo avec des membres de Franciliens, à l'Ubuntu party les 12 et 13 novembre prochain, à la Cité des Sciences à Paris.

Manger du bio version informatique

Quitter le confort des GAFAM (qualité des services, gratuité), ce n'est pas facile. Faire le choix du logiciel libre, c'est faire le choix de manger du bio. La pomme est moche, verreuse et quand on la compare à une pomme bien rouge (façon celle que tend la sorcière à Blanche-neige), on a de quoi hésiter... Mais la pomme est bio. Une fois que l'on comprend les avantages de cette pomme bio, on est moins réticent à la manger, on comprend que son aspect peu ragoutant, moins commercial, moins facile d'approche, cache de nombreux bénéfices pour notre santé... (C'est pourquoi lorsque je donne des conférences sur le sujet, je ne parle pas de logiciel équivalent mais d'alternative. Le choix du mot alternatif est important. C'est autre chose).

Pour faire comprendre les problématiques et les enjeux de la centralisation des données personnelles au sein des GAFAM, et de montrer que des alternatives existent, il faut faire de l'éducation populaire. Et c'est ce que fait Framasoft (et d'autres). Ils agissent. Ils montrent. Ils démontrent. Ils essaiment. Ils diffusent la connaissance. Pour montrer qu'il est possible de manger bio version informatique, Framasoft propose un certain nombre de services en ligne, basé sur du logiciel libre, dans le cadre du projet de Degooglisation Dégooglisons Internet

Attention toutefois. Framasoft semble gratuit en apparence mais c'est gratuit car d'autres ont fait des dons, ont mis des sous dans un pot commun pour que chacun-chacune puisse profiter de ces services. Si l'idée vous venait de faire un don ponctuel, voir mieux, récurrent à Framasoft, la page de don est par ici : https://soutenir.framasoft.org/

Se réapproprier le cloud

Le soucis est que si tout le monde va chez Framasoft, cela ne fait que déplacer le problème, cela ne décentralise pas Internet, ça déplace juste une partie de nos usages et données personnelles de chez les GAFAM à chez Framasoft...

Du coup, de la même façon que l'on peut cultiver des légumes bios dans son jardin, on peut se mettre à l'autohébergement. Cela demande du temps, de l'invetissement personnel, de l'argent. Il faut apprendre, comprendre, partager avec d'autres, tirer profit de leurs propres expériences, partager les connaissances... Mais comme on ne va pas réiventer la roue à chaque fois, on peut utiliser des techniques et des outils qui facilitent la vie. Et c'est là qu'une solution comme Yunohost existe. De la même façon que mon voisin me donne des plants de tomate, ce qui m'évite d'avoir à planter des graines et à les faire germer moi-même, Yunohost permet d'automatiser et de faciliter la création de son cloud personnel, pour se le réapproprier et donc pouvoir manger du bio informatique. On pourra aller plus loin en se procurant une mini-serre avec des plants de tomates, l'équivalent informatique étant la Brique Internet (qui sera déjà préconfigurée) https://labriqueinter.net/.

CHATONS, les AMAP de l'informatique

Si on ne peut pas ou ne veut pas faire soi-même, dans le cadre de l'agriculture biologique, on peut se tourner ves des AMAP. Dans une AMAP, quelqu'un de confiance est directement en relation avec des agriculteurs et paysans, je lui délègue ma confiance. L'AMAP vérifie et me garantie que la pomme que j'ai dans la main est cultivée sans pesticide, produits chimiques... Mais ma pomme est plus chère que la pomme sans goût acheté dans le grand hypermarché...

Dans le cadre de l'informatique, si on est prêt à payer quelques euros par mois ou par an pour avoir de la qualité, du bio version informatique, on se tournera vers les AMAP de L'Informatique, qui se regroupent peu à peu sous le label CHATONS, le Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires https://chatons.org/

Donc si on comprend l'intérêt de payer pour des services, alors on aura des produits de meilleures qualités, mais plus chers que la gratuité du GAFAM en contrepartie de nos données personnelles. C'est donc bien une alternative, et non une équivalence...

A suivre

L'essentiel est là. Pour le reste, ce sera en fonction des questions des personnes dans la salle et de ce que présentera Franciliens. Le support de la présentation sera mise en libre diffusion sur ce blog.

Numok à Paris – Mes conférences en médiathèque

Comme l'année dernière, je participerai au festival Numok, festival numérique de la ville de Paris.

Le but est d'aller à la rencontre du grand public pour présenter cette initiative, ses enjeux etc. Et de faire un bilan encore meilleur que celui de l'année dernière déjà fort enthousiaste

Numok - Festival numérique des bibliothèques

Organisée par les bibliothèques de la Ville de Paris, la 1ère édition du festival Numok met en avant le numérique comme lieu de partage, de jeu et de découverte. Du 15 au 30 octobre, une riche programmation est proposée gratuitement à tous les publics, avertis ou totalement novices, petits ou grands.

Les conférences que je vais donner

Cette année, il y aura plusieurs interventions autour d'un seul et même thème, la présentation du projet "Degooglisons Internet" initié par Framasoft. J'interviendrais en mon nom propre (et pas en celui de Framasoft). Voici donc la liste des dates, noms des médiathèques et lieux auxquels je saurai :
- Samedi 08 octobre 2016 à 15h, à la Bibliothèque Valeyre au 24, rue de Rochechouart, Paris 9ème
- Vendredi 21 octobre 2016 à 19h, à la Médiathèque de la Canopée, au 10 passage de la Canopée, Paris 1er (Chatelet)
- Samedi 22 octobre 2016 à 14h, à la Bibliothèque Italie, 213 Boulevard Vincent Auriol, Paris 13 ème
- Vendredi 28 octobre 2016 à 19h, à la Médiathèque Jean-Pierre Melville, Métro Olympiades, Paris 13ème
- Samedi 29 octobre 2016, à la Bibliothèque André Malraux au 112 rue de Rennes, Paris 6ème

Et comme l'année dernière, je parlerai Hygiène numérique
- Samedi 15 octobre 2016, à la Médiathèque Marguerite Yourcenar au 41, rue d'Alleray Paris 15ème
- Jeudi 20 octobre 2016, à la Bibliothèque Germaine Tillion au 6, rue du Commandant Schlœsing Paris 16ème