GhostBSD 11.1 : de la concurrence sérieuse en vue pour nombre de distributions GNU/Linux ?

GhostBSD est un projet de bureautique BSDienne que j’aime beaucoup. Même si Isotop a repris le principe en utilisant OpenBSD comme base, ce projet somme toute déjà assez ancien, mon premier article remontant à janvier 2011 et le dernier à juin 2016.

J’avais même fait une vidéo sans l’intégrer dans un article de la version alpha 1 du projet d’environnement bureautique facile d’accès basé sur le FreeBSD de même version en août 2017 qui montrait déjà un certain degré de finition, digne d’une bêta 1.

La version 11.1 finale étant sortie le 16 novembre 2017, j’ai voulu voir ce qu’elle donne. Le projet n’existe plus qu’en 64 bits, avec deux saveurs Mate-Desktop et Xfce.

Elle propose des environnements prêts à l’emploi, avec un installeur graphique – ce qui est notable pour un monde aussi technique que celui des BSD libres – un dépôt de paquets dérivés de celui de FreeBSD 11.1. Dans l’idée, cela me fait penser à l’Ubuntu d’origine, celle des années 2004-2008, qui voulaient – en ayant réussi à proposer – une distribution basée sur Debian GNU/Linux en lui enlevant les rugosités d’installation et de maintenance.

J’ai donc utilisé mon outil de tipiakage préféré pour récupérer les deux images ISO.

Après avoir réfléchi quelques minutes, le temps que les images se téléchargent, j’ai décidé de prendre l’interface historiquement utilisée par le projet, Xfce, pour vous montrer l’ensemble en action, de l’installation à la finition. C’est quand même plus parlant qu’un long texte rébarbatif.

Vous avez pu le voir, même s’il reste encore quelques rugosités, cet OS est quand même un sacré pas en avant pour les BSD libres bureautiques.

Ses points forts :

  • Installation et maintenance graphique. Oui, les deux !
  • Traduction bien avancée en terme de complétion
  • Logithèque confortable
  • Déjà très fonctionnel dès l’installation

Il est vrai que la traduction est un peu laxative à mettre en place pour le duo Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird. Cependant, le reste est presque entièrement traduit. Dommage que Slim soit proposé à la place de LightDM par exemple. Sinon, c’est une bonne claque pour la « distrosphère » linuxienne. Il est aussi dommage qu’update-station et l’outil d’ajout d’imprimante m’aient fait de méchants b

On est face à un produit qui montre un travail pensé pour l’utilisateur et non pour le plaisir intellectuel ou technique de ses créateurs. On est en face d’un produit qui se veut utilisable. Et ça fait du bien. Le chemin est encore long pour obtenir la maturité d’un linux pour le support matériel, mais les progrès accomplis depuis quelques années sont énormes.

En un mot comme en cent : c’est un projet qui a compris que l’avenir du bureau libre ne passait pas par la sacralisation de la ligne de commande mais par l’utilisation d’outils graphiques. Même si j’adore la ligne de commande, j’aime utilisé les outils graphiques quand ils existent et qu’ils sont pensés pour être ergonomiques.

Maintenant, à vous de tester cet olni, ne serait-ce qu’en machine virtuelle. Vous serez sûrement agréablement surpris.

Fedora 27, encore une révolution ? Non sire, juste une évolution :)

Le monde des distributions GNU/Linux, mise à part les infâmes DGLFI n’évolue plus que par petites touches depuis des années.

On est désormais dans un routine qui se résument à mettre en place les dernières versions des grands environnements, avec un noyau récent qu’il soit LTS ou pas, le dernier Xorg ou son successeur Wayland, le dernier LibreOffice, bref, pas de quoi casser trois pattes à un palmipède.

La dernière fois que j’ai consacré un article complet à une Fedora, c’était à l’époque de la bêta de la version 26, en octobre 2016.

D’ailleurs, si on regarde les notes de publications, on s’aperçoit que ce sont des montées en version, dont du tablettisant Gnome 3, LibreOffice 5.4, ou encore l’arrivée de saveurs pour les Raspberry Pi (2 et 3) et autres périphériques à base de processeur ARM.

Mais ce n’est pas une raison pour bouder son plaisir. J’ai donc utilisé mon client de tipiakage favori pour récupérer l’image ISO de la Fedora 27 Workstation.

Mon ami VirtualBox a ensuite pris le relai pour m’aider à voir ce que cette nouvelle mouture de la distribution au chapeau a dans le ventre.

Au démarrage, j’ai pu constaté que la session Wayland a été chargée par défaut.

Anaconda s’est présenté quand j’ai demandé l’installation et au bout d’une quinzaine de minutes, j’ai pu faire redémarrer la Fedora Linux fraîchement installée.

La première étape fut de rechercher des mises à jour. Même si la Fedora 27 est sortie depuis une poignée de jours au moment où j’écris cet article, on n’est jamais trop prudent. D’ailleurs, pas moins de 399 ou 400 paquets ont été touchés… Avec entre autres des mises à jour de LibreOffice ou encore de Mozilla Firefox…

Cette étape passée, j’ai rajouté les dépôts RPM Fusion pour accéder aux quelques paquets manquants pour avoir une expérience aussi bonne que possible : les additions invitées VirtualBox ou encore VLC. Mon ami Simple Screen Recorder a pris le relai pour capturer la Fedora 27 sur le vif.

Mis à part l’obligation de passer par deux fois par la ligne de commande (pour installer VLC et la traduction de LibreOffice) et l’entêtement du gestionnaire d’imprimante à ne pas vouloir me rajouter l’imprimante détectée, j’avoue que cette expérience avec la Fedora 27 a été des plus agréables. On est plus dans l’évolution que dans la révolution. Ça fait du bien, mais on s’ennuierait presque de nos jours, vu le degré de raffinement des grosses cylindrées comme les Debian, Fedora et autres Ubuntu.

Est-ce un mal ? Non. Mais on sent que l’on arrive à une certaine maturation du domaine, en dehors des DGLFI qui ne font qu’apporter leur dose de perte de temps et de ressources.

Q4OS 2.4 « Scorpion » : attention au dard du scorpion ?

Q4OS est une distribution GNU/Linux basée sur la Debian GNU/Linux avec comme environnement principal la continuation de KDE 3.5, j’ai nommé Trinity Desktop Environment.

La dernière fois que j’ai parlé de cette distribution un brin atypique, c’était à l’époque de sa version 1.8.1 en novembre 2016. Je concluais l’article ainsi :

Il est vrai qu’il est intéressant de voir des outils comme LibreOffice 5.x dans une interface qui a été celle de KDE entre 2002 et 2008. Mais si vous cherchez une distribution légère, rapide et conçue comme telle, elle restera toujours un choix à envisager. Avec DFLinux ou encore la MX-16.

En ce début octobre 2017, la version 2.4 de la distribution GNU/Linux a été annoncée. Contrairement à sa branche 1.x, la branche 2.x est basée sur la Debian GNU/Linux Stretch avec Trinity 14.0.5 comme interface par défaut, même si des options comme KDE5, Xfce, Lxde, LXQt et Cinnamon sont annoncées. J’ai donc récupéré via wget l’immense image ISO, un peu plus de 600 Mo. Par défaut, le projet vous demande de donner un petit quelque chose pour le soutenir, mais on peut clairement sauter l’étape sans prise de tête.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://netix.dl.sourceforge.net/project/q4os/stable/q4os-2.4-x64.r1.iso
–2017-10-10 14:51:42– https://netix.dl.sourceforge.net/project/q4os/stable/q4os-2.4-x64.r1.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de netix.dl.sourceforge.net… 87.121.121.2
Connexion à netix.dl.sourceforge.net|87.121.121.2|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 635437056 (606M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « q4os-2.4-x64.r1.iso »

q4os-2.4-x64.r1.iso 100%[===================>] 606,00M 3,37MB/s ds 5m 3s

2017-10-10 14:56:46 (2,00 MB/s) — « q4os-2.4-x64.r1.iso » sauvegardé [635437056/635437056]

J’ai donc lancé l’image ISO en mode live.

On est accueilli par Trinity Desktop environment.

Un écran de bienvenue est affiché avec quelques options assez parlantes, bien qu’en anglais.

L’installateur proposé est celui de la LinuxMint Debian Edition, autant dire du solide de chez solide 🙂

Dans le récapitulatif, on constate qu’une partition /home est créée par défaut. Quelle étrange idée 🙂

J’ai attendu que l’installation soit terminée pour mettre la machine virtuelle en pause et enregistrer la suite des événements en vidéo.

Que dire ? Cette distribution, c’est vraiment du bonheur à l’utilisation. Peu gourmande, traduite dès le départ, avec des outils conçus pour simplifier la vie des utilisateurs ou des personnes cherchant à donner un deuxième voire un troisième souffle à des machines qui commencent à tirer la langue.

Il n’y a pas grand chose à lui reprocher, en dehors de l’imposition de Google Chrome, et peut-être un léger bug au niveau de la gestion de l’heure, mais cela se règle en quelques clics.

C’est du beau travail. Ça sent l’envie de bien faire dès le départ. La base utilisée étant solide, on est tranquille pour longtemps avec. Évidemment, le côté rétro de Trinity pourrait choquer certaines personnes, mais quand on a un environnement complet qui ne mange que 220 Mo au démarrage, on se dit qu’on est dans les poids plumes.

J’espère juste que l’équipe de Q4OS tiendra bon, car c’est une distribution que j’ai « trituré » avec plaisir, et avec un certain masochisme nostalgique… Bref, un dose de passé avec des technologies largement plus utilisables qu’à l’époque de gloire de KDE 3.5.x 🙂

Emmabuntüs Debian Edition 2 : ça donne quoi ?

La dernière fois que j’ai parlé en long, en large et en travers de la version débianisée de la Emmabuntüs, c’était en mars 2017, pour évoquer la version 1.02 du projet.

Depuis, j’ai pu donner un coup de main pour la sortie de la version 1.03 et malheureusement un peu moins que je l’aurais voulu pour la version 2.0 qui est sortie le 2 octobre 2017.

Je concluais l’article du mois de mars avec cette remarque :

S’il y a une réserve à émettre : des ordinateurs un peu trop récents pourraient mal être supportés par la distribution. J’attends donc avec impatience la prochaine version majeure qui sera basée – on peut le supposer sur la Debian GNU/Linux 9 alias Stretch et un noyau linux LTS 4.9.

Cette version est enfin arrivée, et si on apprend pas mal de choses dans les notes de publication, comme un allègement de la logithèque ou encore des ajouts d’ordre graphique et documentaire, il faut voir ce que donne cette version.

Cette fois, le fichier de téléchargement au format torrent a été mon allié.

Après avoir récupéré l’image ISO, je l’ai lancé dans VirtualBox tout en lui demandant directement d’installer l’ensemble en mode graphique.

Ici, point de surprise. Nous avons l’installateur de la Debian qui a fait ses preuves depuis des années.

J’ai donc fait effectuer une installation avec les options par défaut. Le seul changement ? J’ai demandé à ce qu’une partition /home soit créée.

Une quinzaine de minutes a été nécessaire pour la suite des opérations.

Une fois l’installation terminée, j’ai mis l’ensemble en pause, j’ai lancé Simple Screen Recorder pour montrer la post-installation en action.

Ce que l’on peut dire ? C’est que l’ensemble a été un brin allégé, mais que le but de viser le recyclage d’ordinateur d’un age moyen à avancé (entre 6 et 10 ans) est encore atteint. Évidemment, tout a été pensé aussi bien en terme de gourmandise mémoire que de présentation. La présence d’un installateur pour une session lxde montre que les développeurs de la distribution ont pensés aux ordinosaures 🙂

Dans la vidéo, j’ai demandé la présentation de la totalité des outils disponibles. Même si je n’ai pas tout lancé – cela aurait été rébarbatif et ennuyeux au possible – cela montre que le projet a essayé de penser au maximum de personnes.

L’ensemble peut apparaître comme un peu lourd, mais le côté stable de la Debian apporte un sentiment de sécurité et de tranquillité. Par chance, il n’y a pas des mises à jour constantes, et donc, même un ordinateur handicapé par une connexion un peu faiblarde ou capricieuse pourra rester utilisable.

On est loin de la distribution faite par des geeks et pour des geeks. Ça fait tellement du bien de voir de tels produits 🙂

Nitrux : le syndrome YADE frappe à nouveau ?

Ah, Distrowatch et sa liste d’attente. On y trouve le meilleur comme le pire, le classique comme l’innovant. Mais on y trouve aussi l’expression du syndrome YADE. YADE ? Yet Another Desktop Environment, que l’on peut traduire : « Encore un autre environnement de bureau ».

La liste des environnements de bureaux pour linux et les BSD libres s’allongent chaque année. Voici donc une liste non-exhaustive des environnements par ordre alphabétique. Je m’excuse pour les oublis potentiels :

Une grosse douzaine donc… Et comme si cela ne suffit pas, accueillons à bras ouvert le projet Nomad Desktop de la Nitrux.

Nomad Desktop ? Il est basé sur QT5 et KDE… On sait tout de suite que ce sera un poids plume… ou pas. En effet, sur la page d’accueil du projet, on peut lire ceci dans les prérequis : « 2 GB system memory ». Je jure solennellement que je ne me plaindrai plus du côté glouton de KDE ! 🙂

Après la récupération de l’image ISO et l’avoir vérifié avec le fichier sha256sum fourni, j’ai lancé VirtualBox pour savoir quelle était la base utilisée pour la Nitrux, le site étant étrangement muet sur ce point.

Cependant, en allant sur la page Google plus du projet, on apprend que c’est une base Ubuntu… Oh, pourquoi je sens arriver un projet qui serait un brin doublon avec Kubuntu et Neon ?

Au démarrage, on a le choix classique pour lancer l’environnement ou l’installer. J’ai décidé de lancer la session en live.

L’écran nous accueille avec des couleurs un peu vive, mais supportable. Le mot de passe de l’utilisateur nitrux ? Simplement nitrux.

Le Nomad Desktop environment nous accueille avec des icones à la mode flat, mais qui sont assez esthétiques. Ça fait plaisir 🙂

Au premier coup d’oeil, on se dit, tiens ça fait penser à MacOS-X… Il suffit de lancer une application pour voir que le menu de chaque application se met dans la barre horizontale supérieure comme MacOS-X… Tiens, donc !

Je me suis aperçu que c’était systemback qui était proposé pour l’installation. Pas mon outil préféré.

Après avoir créé sur « system install », j’ai rempli le formulaire qui est apparu.

J’ai ensuite jonglé avec l’outil pour choisir une partition, la formater, puis obtenir une copie installée « en dur ».

Au démarrage suivant, j’ai une version de la Nitrux installée en dur. Le passage en français n’a pas été des plus complexes, c’est toujours ça ! J’ai donc lancé par la suite mon ami Simple Screen Recorder pour capturer en vidéo la distribution.

Pour tout dire, autant l’idée d’avoir un KDE modifié pour ressembler à MacOS-X était sympa, autant se retrouver avec des KDE Applications en versions de développement pour gérer les fichiers et compagnie, ça le fait pas vraiment, même pour un projet qui se déclare en version release candidate.

À moins que le projet patiente jusqu’au mois d’octobre 2017 pour se baser sur la Ubuntu 17.10 et avoir des outils stabilisés ? En tout cas, c’est une distribution qu’il vaut mieux laisser vieillir avant d’y toucher.

Ubuntu Mate 17.04… Ça donne quoi ?

Je dois le dire, j’aime bien Ubuntu Mate. Cette version me fait me souvenir de la grande époque d’Ubuntu, celle des années 2004 à 2009, quand Canonical faisait les choses bien… Sans se prendre pour le sauveur du monde GNU/Linux.

Je n’ai plus parlé de cette saveur de la Ubuntu depuis près de 6 mois, c’était donc l’occasion d’en profiter.

La Ubuntu Mate 17.04 étant sortie ce 13 avril 2017, j’ai fait chauffer mon outil de tipiakage préféré pour récupérer l’image ISO.

VirtualBox, qui se planquait dans un coin pour avoir la paix, n’a pas échappé à mes mains expertes. Je lui ai fait gentiment comprendre qu’il devait se mettre au travail… C’est étrange cette peur que j’inspire à ce logiciel de virtualisation 🙂

L’écran de démarrage classique nous accueille.

Après avoir saisit la langue et patienté quelques instants, la Ubuntu Mate nous souhaite la bienvenue… C’est agréable quand une distribution nous ouvre ainsi les bras.

J’ai ensuite lancé – pas trop loin – l’installateur pour que la Ubuntu Mate soit l’OS par défaut de la machine virtuelle. On a ce bon vieux ubiquity qui se met au travail, et qui accomplit sa tache en l’espace d’un gros quart d’heure.

C’est à la fin de l’installation que j’ai coupé tout, et que j’ai mis en route mon enregistreur de vidéo.

Comme vous avez pu le voir, on sent que les développeurs ont pensés à l’utilisateur ou l’utilisatrice technophobe qui n’a pas envie de se prendre la tête. Que ce soit au niveau de l’assistant de post-installation, l’ajout de logiciels complémentaires, ou encore la personnalisation, tout a été bien pensé, léché, raffiné.

Bien entendu, il y a le point faible des traductions imparfaites dans la boutique logicielle, ou encore quelques bugs de jeunesse, mais sinon, on est en face d’un produit qui n’est pas simplement le délire d’un groupe de développeurs cherchant à se faire plaisir.

C’est suffisamment rare qu’il faut le noter. Évidemment, les bugs de jeunesse pourrait ennuyer certaines personnes, mais il ne faut pas oublier qu’on est au beau milieu d’un cycle qui mènera – ou aura mené – en avril 2018 à une nouvelle version LTS.

C’est donc du tout bon, surtout au niveau traduction de la base installée au démarrage… C’est un truc tout con, mais qu’est-ce que cela peut faire plaisir et dire à un utilisateur ou une utilisatrice : tu vois, on a pensé à toi !

Ensuite certaines personnes diront : « Mate-Desktop, ça fait vieillot ! C’est nul, y a pas d’effets de la mort qui tue ! »

Soit, mais quand vous êtes plusieurs heures derrière votre écran, les fenêtres molles, les cubes transparents et tout le reste, ça vous donne vite un mal de crâne monstrueux… Sans oublier un début d’inflammation de la rétine… Enfin, je dis ça, mais je dis rien 🙂

Emmabuntüs Debian Edition 1.02 : quoi de neuf, doc ? :)

Il y a déjà eu un certain nombre d’articles sur la emmabuntüs 8 1.02. J’avais été prévenu de sa sortie un peu en avance, ayant participé au débogage d’anciennes versions.

Ce qui m’a interpellé au premier abord, ce sont les notes de publication. Outre le fait que la distribution améliore la prise en charge des ordinateurs modernes en reconnaissant enfin l’UEFI, ou la prise en charge du moteur de recherche Lilo, on peut lire une phrase qui m’a arraché un sourire, je cite :

[…]
réduction de la fracture numérique en faisant découvrir par les novices un système d’exploitation GNU/Linux accessible, basé sur Debian en l’occurrence et très bien documenté. Les « cahiers du débutant Debian » conçus par nos amis de la 3HG Team sont inclus.
[…]

Merdre alors ! Des projets qui travaillent en synergie… Quelle grossièreté dans le monde du libre actuel… Oh, ce que je peux être ironique par moment 🙂

Et un peu plus loin :

[…]
Côté documentation, elle intègre les indispensables « cahiers du débutant Debian », conçus par nos amis de la 3HG Team animé par notre ami arpinux 😉 et maintenant disponibles en version française et anglaise. Notre collectif a d’ailleurs contribué à la version anglaise, finalisée en décembre 2016 et nous espérons dans un futur proche pouvoir participer encore au développement de ce formidable outil pédagogique ;).
[…]

Il faut que je me pince. Je dois rêver 😀

Mais trêve de plaisanterie, attaquons le coeur du sujet. J’ai donc fait récupérer via wget l’image ISO de la distribution pour voir ce qu’elle a dans le ventre.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://netix.dl.sourceforge.net/project/emmabuntus/Emmabuntus%20DE/Images/1.02/emmabuntus-de-amd64-jessie-1.02.iso
–2017-03-21 08:39:12– https://netix.dl.sourceforge.net/project/emmabuntus/Emmabuntus%20DE/Images/1.02/emmabuntus-de-amd64-jessie-1.02.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de netix.dl.sourceforge.net… 87.121.121.2
Connexion à netix.dl.sourceforge.net|87.121.121.2|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 3884711936 (3,6G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « emmabuntus-de-amd64-jessie-1.02.iso »

emmabuntus-de-amd64 100%[===================>] 3,62G 3,67MB/s ds 18m 40s

2017-03-21 08:57:52 (3,31 MB/s) — « emmabuntus-de-amd64-jessie-1.02.iso » sauvegardé [3884711936/3884711936]

Oui, l’image ISO est un brin lourde, mais c’est un projet destiné à du recyclage et / ou pour des pays où l’ADSL est souvent le top du top en matière de connexion réseau. Donc mieux vaut charger la mule dès le départ pour être tranquille.

J’ai donc ensuite lancé mon ami VirtualBox avec un modèle Debian GNU/Linux 64 bits et en poussant un peu le vice… J’ai activé le support de l’UEFI 🙂

Ce que j’ai apprécié, c’est que l’on a droit à un menu graphique même en UEFI pour choisir sa langue, puis le type de session à lancer. Cf les deux captures d’écran ci-après.

Et pour les options de démarrage ?

Une série de questions vous sont posées dès le départ pour configurer votre environnement en mode live. Même en mode live, l’ensemble répond rapidement. Le seul point noir, c’est que la logithèque commence à faire son âge dans certains domaines… J’ai montré ceci dans la vidéo un peu plus bas, aux alentours de la 14e minute.

Étant donné que l’on ne peut pas installer le système directement depuis l’environnement live, j’ai fait redémarrer l’ensemble puis j’ai lancé l’installateur classique en mode graphique en activant le support du français et en gardant les options par défaut à chaque étape. On n’est jamais trop prudent, surtout pour une installation en UEFI.

Une fois l’installation terminée, et le démarrage effectué, j’ai attendu l’arrivée de l’écran de connexion pour lancer l’enregistrement vidéo 🙂

Pour conclure : on est face à du travail de qualité. La collaboration même partielle avec DFLinux fait plaisir à voir et montre que certaines personnes du monde libre francophone ont compris que faire travailler des projets ensemble, ce n’est pas une grossiereté.

S’il y a une réserve à émettre : des ordinateurs un peu trop récent pourraient mal être supporté par la distribution. J’attends donc avec impatience la prochaine version majeure qui sera basée – on peut le supposer sur la Debian GNU/Linux 9 alias Stretch et un noyau linux LTS 4.9.

Manjaro Linux 17.0 bêta 3 : où en est la « ubuntu » d’Archlinux ?

Alors que la version 16.10 est sortie fin octobre 2016, la version 17.0 se fait un peu attendre en ce 13 février. Ayant appris l’existence d’une version bêta 3 de la version 17.0 de la Manjaro Linux, j’ai récupéré l’image ISO avec wget.

Et avant que toute polémique n’interviennent, je prends le terme ubuntu au sens originel du terme, celui d’une distribution qui veut simplifier et démocratiser l’utilisation de sa maison mère. Donc avant que Canonical ne commence à vouloir se la jouer cavalier seul sur certains plans.

fred@fredo-arch ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://heanet.dl.sourceforge.net/project/manjarotest/xfce/17.0-beta3/manjaro-xfce-17.0-beta3-testing-x86_64.iso
–2017-02-13 16:49:47– https://heanet.dl.sourceforge.net/project/manjarotest/xfce/17.0-beta3/manjaro-xfce-17.0-beta3-testing-x86_64.iso
Résolution de heanet.dl.sourceforge.net… 2001:770:18:aa40::c101:c142, 193.1.193.66
Connexion à heanet.dl.sourceforge.net|2001:770:18:aa40::c101:c142|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1072693248 (1023M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « manjaro-xfce-17.0-beta3-testing-x86_64.iso »

manjaro-xfce-17.0-b 100%[===================>] 1023M 3,07MB/s ds 7m 41s

2017-02-13 16:57:28 (2,22 MB/s) — « manjaro-xfce-17.0-beta3-testing-x86_64.iso » sauvegardé [1072693248/1072693248]

Pour changer un peu, j’ai décidé de faire fonctionner la Manjaro Linux non pas dans une machine virtuelle VirtualBox basée sur un circuit BIOS mais sur un UEFI. Faut bien se moderniser, non ? 🙂

Le seul hic du démarrage en mode UEFI, c’est que l’environnement s’affichera en anglais.

Seul l’installateur pourra passer en français. Bien entendu, le système installé sera en français.

J’ai donc lancé Calamares, pour installer la distribution. Une dizaine de minutes sont nécessaires pour l’installation et au démarrage suivant, la Manjaro Linux 17.0 bêta3 nous accueille en français.

J’ai cependant décidé de repartir de zéro et de vous montrer l’installation en vidéo, histoire de parler de certains points. La vidéo ci-après contient aussi la configuration post-installation.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, l’installation et la post-configuration sont du pur bonheur. Évidemment, cette version béta3 a quelques trous à boucher : pas de suite bureautique préinstallée, ni de Steam ou encore d’outils de gestion d’archives. Ce serait presque un soulagement pour les personnes qui ne sont pas des joueuses invétérées que de partir de cette version bêta au lieu de devoir virer les logiciels qui ne leur servent à rien !

Sur le plan des icônes, je ne dirai qu’une seule chose : c’est pas « ma came ». D’accord, c’est moins laid que Numix, mais sur certains points le jeu d’icones Arc (celui de Solus) est quand même bien mieux gaulé.

La présence du noyau linux 4.9 pourrait faire grincer quelques dents, mais comme c’est le nouveau noyau LTS de la génération 4.x de linux, pourquoi pas ?

J’espère simplement que l’équipe de Manjaro Linux sortira cette version 17.0 d’ici fin février ou début mars, et que surtout des mises à jour ponctuelles à un rythme mensuel seront proposées. Ne serait-ce que pour permettre aux personnes qui récupèreront la 17.0 quelques mois après sa sortie officielle ne se retrouvent pas à devoir télécharger un nombre de mise à jour dont la taille dépasserait celle de l’image ISO d’origine.

Enfin, je dis cela…

Void Linux : quel état des lieux en décembre 2016 ?

Dans le petit monde des distributions GNU/Linux n’utilisant pas le démoniaque systemd, en dehors de la Devuan GNU/Linux, de la Manjaro Linux OpenRC, de la Slackware Linux et des Funtoo/Gentoo Linux, il n’y a pas grand monde…

Si, la Void Linux qui est la seule à ma connaissance à proposer Runit. Depuis le dernier article de février 2016, j’ai voulu voir comment se portait cette distribution. Pour varier les plaisirs, j’ai décidé d’installer Mate-Desktop en lieu et place de Xfce pour cet article.

J’ai donc récupéré l’ISO d’installation minimale. Même si elle est daté d’avril 2016, elle est plus complète que celle que j’avais utilisé pour mon article de février 2016.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c https://repo.voidlinux.eu/live/current/void-live-x86_64-20160420.iso
–2016-12-08 09:12:04– https://repo.voidlinux.eu/live/current/void-live-x86_64-20160420.iso
Résolution de repo.voidlinux.eu (repo.voidlinux.eu)… 148.251.136.24
Connexion à repo.voidlinux.eu (repo.voidlinux.eu)|148.251.136.24|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 258998272 (247M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « void-live-x86_64-20160420.iso »

void-live-x86_64-20 100%[===================>] 247,00M 2,89MB/s in 83s

2016-12-08 09:13:28 (2,98 MB/s) — « void-live-x86_64-20160420.iso » sauvegardé [258998272/258998272]

J’ai donc lancé mon ami VirtualBox pour tester tout cela. L’ISO démarre sur un noyau linux 4.5.2, puis on arrive à un accueil en ligne de commande.

Il suffit de se connecteur et de rentrer « void-installer ».

L’écran d’accueil de l’installateur :

Comme vous pouvez le voir, toutes les étapes sont listées. Il suffit de suivre le guide. Et oui, désolé, c’est en anglais, la lingua franca de l’informatique. Je vous conseille fortement de faire l’installation depuis le réseau.

L’ajout des locales est assez simple, et la plupart des étapes où il est besoin de faire un choix se fait via des listes :

Ou encore pour le fuseau horaire :

Le partitionnement du disque se fait durant l’installation, via cfdisk :

Comme pour tous les installateurs, un résumé rapide nous est proposé avant de lancer l’installation :

Après l’installation de la base et  d’une centaine de paquets, on peut passer à la post-installation après avoir redémarré l’ensemble.

Ajout des outils de base :

sudo xbps-install -S zip unzip p7zip nano mc alsa-utils mtools ntfs-3g vim

Ajouter Xorg et les outils xdg-user-dirs, un simple :

sudo xbps-install -S xorg xdg-user-dirs

Une fois xorg installé, j’ai rajouté cups, system-config-printer , ntp, cronie, rsyslog pour gérer les imprimantes, l’heure en réseau, la gestion des taches répétitives et des logs. Sans oublier de rajouter mon compte utilisateur au groupe lp pour avoir accès au support des imprimantes. J’ai rajouté hplip par acquis de conscience 🙂

sudo xbps-install -S cups ntp cronie rsyslog hplip python-PyQt4 system-config-printer

L’ajout au groupe lp ?

sudo gpasswd -a nom-de-l'utilisateur lp

Activons les premiers services, merci runit pour sa simplicité 🙂

sudo ln -s /etc/sv/cupsd /var/service
sudo ln -s /etc/sv/ntpd /var/service
sudo ln -s /etc/sv/cronie /var/service
sudo ln -s /etc/sv/rsyslogd /var/service

Pour avoir le support en plein écran via les extensions VirtualBox, j’ai entré les lignes de
commande suivantes :

sudo xbps-install -Sv dbus virtualbox-ose-guest
sudo ln -s /etc/sv/dbus /var/service
sudo ln -s /etc/sv/vboxservice /var/service

J’ai ensuite configuré le son avec alsamixer et activé le service alsa.

sudo alsactl store
sudo ln -s /etc/sv/alsa /var/service

On passe au rajout de Mate-Desktop :

sudo xbps-install mate mate-extra gnome-icon-theme

Puis pour rajouter le gestionnaire de connexion graphique et le lancer. Attention, dans un premier temps le clavier est en QWERTY :

sudo xbps-install lightdm-gtk3-greeter
sudo /etc/sv/lightdm/run

Si lightdm se lance correctement, on peut l’activer :

sudo ln -s /etc/sv/lightm /var/service

Rajouter et activer NetworkManager ?

sudo xbps-install NetworkManager network-manager-applet
sudo rm -f /var/service/dhcpcd
sudo ln -s /etc/sv/NetworkManager /var/service

L’ajout de Mozilla Firefox ?

sudo xbps-install -S firefox-i18n-fr

J’ai fini par obtenir un Mate-Desktop 1.16.1 pleinement fonctionnel :

J’ai ensuite fait chauffer SimpleScreenRecorder pour montrer la distribution en action, spécialement l’ajout de logiciels qui montre que faire un gestionnaire de paquets rapide à l’exécution n’est pas impossible 🙂

La distribution est toujours aussi intéressante. Cependant, il y a quelques points qui me font tiquer :

  1. Pas d’interface graphique pour les outils pour les imprimantes HP ?
  2. La dénomination des paquets qui est parfois bizarre et l’outil xbps-query est un peu difficile d’accès.
  3. L’absence d’un outil graphique à la Pamac / Octopi pour aider à la recherche de logiciels.
  4. La relative vieillesse de l’ISO d’installation.
  5. Elle souffre de la petitesse de sa communauté 🙁

Dans les points positifs ?

  1. L’outil xbps est toujours aussi rapide à l’utilisation
  2. Distribution rapide et avec un système d’initialisation simple à appréhender. L’ajout et suppression de service se fait avec les commandes ln et rm.
  3. Des choix techniques audacieux : LibreSSL au lieu d’OpenSSL par exemple. Et pour les fans de légéreté, une ISO propose la musl libc en lieu et place de la classque glibc.

Elle reste une distribution de niche, pour les personnes qui veulent du rolling release ne proposant pas le sulfureux systemd et donc sans devoir passer Funtoo ou Gentoo Linux. J’espère pour elle qu’elle continuera son bonhomme de chemin. On verra d’ici un an ou deux, si le blog est toujours en vie 🙂

Puisque la distribution GNU/Linux OpenSuse Leap 42.2 est sortie…

…buvons le calice jusqu’à la lie 🙂

Je ne suis pas un grand fan de cette distribution. Mais ne pas en parler aurait été mal vu. La version classique de la distribution au caméléon est sortie le 16 novembre 2016. Je ne parle pas ici de sa version dite « rolling release » connue sous le nom de Tumbleweed ou virevoltant en bon français.

Outre le fait de proposer Plasma 5.8 et un noyau linux LTS 4.4, cette distribution plus ou moins historiquement lié à KDE nous propose les nouveautés habituelles : un yast amélioré, Gnome 3.20, Docker ; bref, tout ce qu’il faut aussi bien du côté client bureautique que serveur.

J’ai donc utilisé le réseau des tipiakeurs, à savoir bittorrent pour récupérer l’ISO et voir ce qu’elle donne dans une machine virtuelle VirtualBox.

Je sais que certaines personnes vont grincer des dents par rapport à l’utilisation d’un environnement virtuel. Je ne reviendrai pas sur les polémiques sur le sujet. C’est comme pour la guerre des init. Ce sont deux sujets qui resteront présente jusqu’à ce que le Soleil devienne une géante rouge et n’évapore notre planète.

L’installateur est en français. Ce qui est agréable. C’est avec Calamares l’un des meilleurs outils du domaine.

Par défaut, Plasma est l’environnement qui nous est proposé. Normal pour la OpenSuSE, non ? 🙂

Quelques questions me viennent à l’esprit : pourquoi proposer btrfs pour la partition / ? Et du xfs pour la partition /home ?

Pourquoi proposer la connexion automatique à la session utilisateur ?

Pourquoi annoncer plus de 20 minutes d’installation alors qu’on utilise une image ISO, donc en local avec une vitesse de pointe par rapport à du réseau… Conséquence de l’utilisation de btrfs ?

À la fin de l’installation, la OpenSuSE a redémarré. C’est donc l’écran de connexion, un sddm assez sobre qui nous accueille.

J’ai eu droit à l’installation de 6 mises à jour. Pas énorme. Très bon point : modulo l’icone de la corbeille qui fait penser à tout sauf à une corbeille et le fait qu’elle soit en anglais, on est en face d’un travail de traduction peaufiné. Que c’est agréable.

Yast semble moins « lourdingue » à première vue. J’ai pu rajouté simplement les greffons gstreamer-plugins-ugly et l’interface graphique de l’outil hplip.

Mon ami SimpleScreenRecorder a pris le relai pour m’aider à enregistrer la vidéo.

OpenSuSE est moins pire que dans mes souvenirs. Mais certains choix me font me poser des questions. Outre le fait de proposer une partition / en btrfs, pourquoi ne pas proposer Mozilla Firefox ESR par défaut ? Cela serait logique avec l’utilisation d’un noyau linux LTS, le 4.4.27.

Pour le mélange de paquets 32 et 64 bits, j’avoue que je me suis fait une religion sur ce plan précis. OpenSuSE fait des choix. Après, tant que cela fonctionne sans surcharger la partition racine… 😀

OpenSuSE est un peu remontée dans mon estime, mais pas au point de l’installer en dehors d’une machine virtuelle. Oui, sur certains plans, j’ai la rancune tenace. Sinon, c’est une distribution qui est largement plus utilisable que certaines productions dont j’ai l’occasion de parler sur le blog.

Après, à vous de voir. Mais je suis bien content de mon installation actuelle, avec ses qualités et ses défauts.

Devuan 1.0 béta, près de six mois après sa sortie, elle en est où ?

Fin avril 2016, le fork « idéologico-technique » de la Debian GNU/Linux Jessie proposait enfin sa première béta après plus d’un an de maturation.

J’étais un peu déçu du résultat, m’attendant à quelque chose de vraiment différent d’une Debian GNU/Linux classique avec une session XFCE. C’est un article récent de Carl Chenet sur les différents type de forks, ainsi qu’une annonce sur la liste de publication de la Devuan qui m’a donné l’envie de faire l’article que vous avez sous les yeux.

Je cite le courriel en question, l’interface web étant franchement inergonomique :

everyone is rushing to prepare a new beta version of JESSIE that will act as an Release Candidate.

Ce qu’on peut traduire par :

Tout le monde se précipite pour préparer une nouvelle version bêta de JESSIE qui agira comme une candidate à la publication.

Ce serait marrant une version basée sur la Debian GNU/Linux 8.x alors qu’en février 2017, la future Debian GNU/Linux 9 sera en gel complet. Bref 🙂

J’ai donc utilisé le fichier torrent disponible sur le site officiel de la Devuan pour récupérer deux images ISO : l’image CD en amd64 et l’image d’installation par réseau toujours en amd64.

VirtualBox a été encore appelé pour me donner un coup de main et voir ce que le projet Devuan a actuellement dans le ventre.

J’ai décidé de tenter l’installation en réseau, pour une simple et bonne raison : être certain d’avoir une version aussi fraiche et à jour au démarrage. L’image complète étant vieille de plusieurs mois, je l’ai gardé en cas de plantage avec l’autre ISO. Mais ajouter presque un semestre de mises à jour, je ne suis pas super chaud à l’idée. On se demande bien pourquoi !

Pour le miroir, j’ai choisi de prendre le « auto.mirror.devuan.org/ » pour être certain de ne pas tomber sur un serveur HS.

Pour le partitionnement, j’ai été prudent en séparant le système des données.

Pour l’environnement utilisateur, j’ai conservé Xfce qui est celui de l’image ISO complète.

Et on était parti pour récupérer près de 1200 paquets !

J’ai eu droit à un bug. L’obligation de relancer l’installation des paquets, le dernier n’étant pas récupéré du premier coup. La deuxième tentative a été cependant fonctionnelle 🙂

Après la fin de l’installation, on redémarre. Au démarrage, toujours Slim lancé avec ses couleurs si reposantes pour la rétine… Les couleurs pastels, ils ne connaissent pas chez Devuan ? Ou sont-ils sponsorisés par des ophtalmologues et autres chirurgiens spécialisés dans le domaine de la vue ?

Mais voyons donc l’état actuel – c’est-à-dire en novembre 2016 – de la Devuan Jessie

Par chance, le fond d’écran proposé par défaut avec Xfce est reposant pour la rétine. Ouf 🙂

Comme vous avez pu le voir, les dépots contrib et non-free sont désactivés par défaut comme sur la Debian « mainstream ». Les seuls grosses différences visibles ? Slim – dont le développement semble abandonné, n’ayant plus connu de mise à jour depuis 2014 – en lieu et place de LightDM, Wicd en lieu et place de NetworkManager. Et bien entendu, le démoniaque systemd remplacé par le vénérable sysVinit. C’est tout en gros.

Soit je suis particulièrement bigleux, soit il n’y a rien de vraiment visible en terme de nouveautés pour la Devuan Jessie depuis fin avril 2016. Juste de l’apport de correctif, de la « desystemd-isation » plus poussée. Je pensais – à moins que les changements soient bloqués jusqu’à l’arrivée d’une prochaine image ISO – que l’on verrait plus de différences. Surtout que le respect des rétines seraient à l’ordre du jour.

Une nouvelle fois, je concluerai l’article avec cette simple remarque : « Tout ça pour ça ? » ou une variante plus culturelle : « Beaucoup de bruit pour rien » comme l’a si bien écrit un certain William S. 😀

OBRevenge OS : une distribution entre la DGLFI et l’utilisable ?

En ce moment, la mode est aux distributions GNU/Linux non plus basées sur Ubuntu (c’est tellement « 2015 »), mais sur Archlinux et Manjaro Linux. DGLFI ? Distribution GNU/Linux Franchement Inutile.

Après la SwagArch Linux dont j’ai parlé fin octobre 2016, voici la OBRevenge OS, découverte grace à la liste d’attente de Distrowatch. Son crédo est la légèreté tout en restant fonctionnelle. Donc l’utilisation d’OpenBox. Vous imaginez une distribution qui se voudrait légère et qui dirait : « Je vais utiliser Plasma ? » 🙂

Bref, je l’ai récupéré via son site web, et j’ai fait chauffé mon ami VirtualBox. Si j’en crois le nom de l’image ISO, elle a dû être généré aux alentours du 26 octobre 2016. Il est vrai qu’avec le nom de « obrevenge-2016.10.26-x86_64.iso », les doutes sont limités 🙂

On peut surtout admirer le fond d’écran qui fait penser au dragon du projet Kali Linux.

Après le lancement, on a droit à un OpenBox avec une barre xfce-panel en haut. J’ai juste utilisé xrandr pour avoir une résolution utilisable.

Après m’être déconnecté et reconnecté, j’ai lancé Calamares pour installer la OBRevenge OS.

Les options classiques d’installation :

Un petit quart d’heure d’attente tandis que Calamares fait son boulot sans coup férir, puis on rédemarre.

Un outil d’accueil nous propose, entre autres, de mettre à jour le système, d’ajouter des logiciels, de gérer les additions VirtualBox ou les pilotes nvidia. Même s’il est en anglais, c’est agréable.

J’ai donc demandé la recherche et l’installation de mises à jour.

Je suis tombé sur le bug de la mise à jour du paquet ttf-dejavu. J’ai donc ouvert un terminal, et j’ai entré la commande magique : yaourt -Syua --force

Cela m’a permis de faire mettre à jour le thème gtk-arc-theme-git et pamac-aur qui est utilisé pour la gestion des programmes. Contrairement à la SwagArch, il n’y a pas de fork du manjaro-settings-manager, ouf !

La légèreté est vraiment le maître mot de la distribution. Le navigateur internet par défaut ? Elinks ! Il n’y a pas d’outil bureautique installé, même pas le classique duo Abiword et Gnumeric. S’il y a un truc qui m’agace, c’est la présence des répertoires utilisateurs en anglais 🙁

J’ai donc décidé de réveiller SimpleScreenRecorder pour la vidéo ci-après :

Comment conclure ? Quand j’ai vu pour la première fois le site de cette distribution, je me suis dit : « Oh, non ! Par pitié ! Pas une nouvelle DGLFI qui sera morte d’ici six mois ! »

J’ai cependant dépassé ma première impression. Modulo le fait plus que casse-bonbon qu’il faut batailler avec la ligne de commandes pour finir la traduction du système installé, ici on a un projet qui est plus proche de l’utilisable que de la bête DGLFI.

L’outil de configuration maison est sympathique et surtout fonctionnel. Après, c’est comme tout, il ne faut pas en abuser. Et pour reprendre ce que disait feu la marque Compaq dans les années 1990 : « À suivre… »

Ça donne quoi la Debian GNU/Linux Stretch, trois mois avant son gel ?

La Debian GNU/Linux Stretch alias 9.x doit entrer dans sa phase de gel le 5 février 2017, dixit sa page officielle sur le wiki officiel de Debian. J’ai voulu avoir un premier aperçu trois mois de la future Debian GNU/Linux 9.x. Elle devrait sortir en septembre 2017, en prenant le délai moyen de 6 à 8 mois concernant le gel des paquets, toujours dixit le wiki de Debian GNU/Linux :

Elle passe par un cycle de gel de 7 +/- 1 mois avant d’être publiée.

Bref, je suis allé sur la page de téléchargement des dernières images ISO de test. J’ai téléchargé l’image ISO d’installation par réseau. Mon ami wget a été mis alors à contribution.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
–2016-11-04 07:41:58– http://cdimage.debian.org/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
Résolution de cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)… 2001:6b0:e:2018::165, 2001:6b0:e:2018::173, 130.239.18.173, …
Connexion à cdimage.debian.org (cdimage.debian.org)|2001:6b0:e:2018::165|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 302 Found
Emplacement : http://gensho.acc.umu.se/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso [suivant]
–2016-11-04 07:41:58– http://gensho.acc.umu.se/cdimage/weekly-builds/amd64/iso-cd/debian-testing-amd64-netinst.iso
Résolution de gensho.acc.umu.se (gensho.acc.umu.se)… 2001:6b0:e:2018::176, 130.239.18.176
Connexion à gensho.acc.umu.se (gensho.acc.umu.se)|2001:6b0:e:2018::176|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 300941312 (287M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « debian-testing-amd64-netinst.iso »

debian-testing-amd6 100%[===================>] 287,00M 1,09MB/s in 4m 41s

2016-11-04 07:46:40 (1,02 MB/s) — « debian-testing-amd64-netinst.iso » sauvegardé [300941312/300941312]

J’ai pris l’installation en mode graphique pour éviter de m’arracher la rétine de bon matin sur une interface en ncurses 😀

J’ai gardé les options par défaut, mais au lieu de prendre Gnome comme interface graphique, j’ai décidé de prendre Mate-Desktop. Oui, j’en ai ma claque de l’environnement de tablette pour ordinateur 🙂

Le seul point où j’ai changé d’avis sur les options, c’est le partitionnement. J’aime avoir ma partition /home séparée. Oui. C’est con, mais c’est comme cela avec les habitudes…

Pour le dépôt de paquet, j’ai choisi un autre que le ftp.fr.debian.org, histoire de ne pas avoir à surchager le dépôt principal.

Une fois l’environnement sélectionné, il m’a fallu attendre que les 1051 paquets soient récupérés.

Et la longue récupération se fit !

L’installation terminée, j’ai fait redemarré l’ensemble. J’ai été agréablement surpris de constater que Mate-Desktop 1.16.1 était disponible. Pour avoir la gestion du réseau complète, j’ai dû rajouter network-manager. Pour l’applet dans la zone de notification ? Ce n’est pas évident, mais c’est le paquet network-manager-gnome…

J’ai donc lancé mon enregistreur de vidéo pour voir ce que donnait la Debian GNU/Linux Stretch a une dizaine de mois de sa sortie officielle.

Pour le moment, le noyau est le 4.7.quelquechose. Avec la numérotation des paquets pour le noyau appliqué par Debian, on ne sait jamais vraiment quelle est la révision utilisée. Il faut juste espérer que cette version a réglé son compte au bug « dirty COW ».

Normalement, d’ici la sortie de la Debian Stretch, ce sera le prochain noyau LTS, soit le 4.9 ou le 4.8 au pire (?!). Dixit Greg Kroah-Hartman qui s’occupe des versions LTS du noyau.

Pour le moment, sur le plan du thème employé, celui de la version de la Debian GNU/Linux Strech n’est pas encore rajouté. C’est pour cela que c’est celui de la Debian GNU/Linux Jessie. La logithèque est assez fraiche, ce qui est normal pour une version de développement. Elle est aussi un peu légère par endroit. Mais au moins, elle est entièrement traduite. On est sur de la distribution sérieuse, ici 🙂

Je ne reviendrai pas sur le difficile équilibre à trouver entre fraicheur logicielle et stabilité. Autant essayer de résoudre la quadrature du cercle. Il faut juste espérer que la période de gel ne dépassera pas les 6 à 7 mois. Sinon, on aura encore une fois de l’ultra-solide au prix d’une partie de la logithèque qui sent un brin la naphtaline 🙁

La MX-Linux 16 parviendra-t-elle à faire oublier la caricaturale Devuan GNU/Linux ?

Ce matin, j’ai récupéré l’ISO de la MX-16 en version béta 1. J’aurai bien voulu faire l’article plus tôt, mais j’ai dû m’imposer la lecture d’un texte qui décrédibilise toute volonté de l’auto-édition d’apparaître comme sérieuse. Parfois, je dois tomber dans le masochisme par obligation 🙁

Bref, je me suis dit autant essayer de passer un peu plus de bon temps avec une distribution GNU/Linux qui sera un produit de meilleur qualité, toute proportion et comparaison gardée. Dans le « en vrac' » du 2 novembre 20165, j’abordais justement l’arrivée de la version béta de la MX-16.

Dans les notes de publication, on apprend que la MX-16 est basée sur la Debian GNU/linux Jessie et qu’elle propose de rester avec sysVinit pour le démarrage et la gestion des services. Comme la Devuan donc 🙂

On apprend aussi que LibreOffice 5.2 est de la partie. Miam. Autant dire que j’ai fait chauffer mon wget pour récupérér l’image ISO en 64 bits pour la tester dans une machine virtuelle VirtualBox.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://heanet.dl.sourceforge.net/project/antix-linux/Testing/MX-16/MX-16-public-beta1_x64.iso
–2016-11-03 08:11:56– http://heanet.dl.sourceforge.net/project/antix-linux/Testing/MX-16/MX-16-public-beta1_x64.iso
Résolution de heanet.dl.sourceforge.net (heanet.dl.sourceforge.net)… 2001:770:18:aa40::c101:c142, 193.1.193.66
Connexion à heanet.dl.sourceforge.net (heanet.dl.sourceforge.net)|2001:770:18:aa40::c101:c142|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 1174405120 (1,1G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « MX-16-public-beta1_x64.iso »

MX-16-public-beta1_ 100%[===================>] 1,09G 791KB/s in 29m 54s

2016-11-03 08:41:50 (639 KB/s) — « MX-16-public-beta1_x64.iso » sauvegardé [1174405120/1174405120]

Oui, la récupération a été un brin longue 🙁

J’ai donc lancé mon ami VirtualBox avec les réglages habituels : 2 Go de mémoire dédiée, 128 Go de disque, et 2 CPU virtuels, histoire d’offrir à la MX-16 un cocon bien douillet.

Après le démarrage de l’image ISO construite le 31 octobre, on est accueilli avec un Xfce revampé comme la MX-15. J’ai lancé directement l’installation.

C’est le même outil que pour la version précédente dont j’ai parlé en décembre 2015. Pour me simplifier la vie, j’ai gardé les options proposées par défaut.

L’installation de Grub est un vrai plaisir, même s’il prend un peu son temps, le bougre !

Une dizaine de minutes d’installation, et on peut passer aux choses sérieuses.

Au démarrage suivant, 17 mises à jour sont annoncées comme disponible. Je les ai fait s’installer.

Pour montrer la MX-16 béta en action, j’ai décidé de montrer sa post-installation au complet en vidéo.

Je dois dire qu’on est devant une distribution qui a été pensée du début jusqu’à la fin pour être utilisable. On est loin des distributions uniquement pensée sur le plan technique ou pour faire bien sur le CV. J’ai oublié de montrer l’outil de gestion des rétroportages (ou backports), mais il est construit avec le même sérieux que le reste ! Ça fait du bien 🙂

C’est le genre de distributions qui redorent le blason du monde libre qui en a sérieusement besoin par moment !

Chapeau Linux : une Fedora Linux « mintisée » et fonctionnelle ?

Interpellé sur twitter – et oui, parfois le réseau social à l’oiseau bleu est utile – on m’a demandé mon avis éclairé sur la Chapeau Linux.

La Chapeau Linux est pour schématiser, la LinuxMint de Fedora. Sa version 24 est sortie fin septembre 2016.

D’ailleurs on peut lire sur la page « about » de la distribution qu’elle propose les dépots RPM Fusion préinstallés, les codecs pour l’audio et la vidéo, l’intégration de Dropbox. Bref, elle rend complètement utilisable pour l’utilisateur lambda la Fedora qui est obligée de respecter une hérésie juridique, les brevets logiciels.

Pour éviter les ennuis de récupération, je suis passé par le fichier bittorrent – vous savez l’outil des pirates selon les rentiers vivants de la vente de galettes plastifiées – pour avoir une image ISO fonctionnelle et correcte dès le départ.

Mon ami VirtualBox a été mis à contribution.

Après le démarrage, on se retrouve devant un Gnome utilisant des polices très fines, et un thème qui n’a rien à envier au vert de la LinuxMint.

J’ai donc lancé Anaconda. Comme pour une Fedora Linux classique avec Gnome, je n’ai pas créé de compte utilisateur dès le départ.

Une quinzaine de minutes a été nécessaire pour que la Chapeau prenne place sur le disque dur virtuel.

Au premier démarrage de la Chapeau Linux, j’ai été accueilli par l’assistant de configuration. Après avoir défini la langue, le clavier, le fuseau horaire, j’ai créé un compte utilisateur. Bref, que du grand classique.

Je suis passé par la ligne de commande pour m’occuper de l’installation des mises à jour. J’aurai pu utiliser Gnome Logiciels ou la version adaptée de Yum Extender, mais j’ai préféré jouer la carte de la prudence.

Il est vrai que presque 600 Mo de mise à jour avec environ 300 paquets touchés, ça donne envie d’utiliser l’outil le plus simple mais aussi le plus austère.

La logithèque est très fournie, mais elle souffre d’un problème latent avec les distributions basées sur Fedora : les traductions parfois manquantes… Comme c’est le cas pour LibreOffice 🙁

C’est bien de fournir Steam, PlayOnLinux ou encore Darktable. Mais combien pèse le fichier de traduction de LibreOffice ? Dommage qu’il ne soit pas installé par défaut. Il faut donc passer par le rajout du paquet libreoffice-langpack-fr, ce qui n’est pas des plus intuitif et pourrait rebuter un utilisateur qui aurait envie de découvrir une distribution basée sur Fedora et fonctionnelle dès son premier démarrage.

J’ai donc utilisé le port de Yum Extender pour DNF et j’ai corrigé le problème en quelques secondes :

Cela demande juste 10 Mo… Sur une ISO qui pèse 3 Go à récupérer, c’est pas grand chose.

Comme d’habitude, j’ai lancé la vidéo pour vous montrer l’ensemble en action.

Modulo le fait que LibreOffice ne soit pas directement traduit en dehors de la langue anglaise et qu’Adobe Flash soit préinstallé, on est en face d’une distribution qui est d’une bonne qualité. Évidemment, certains choix sont criticables, mais je dois dire qu’on sent que c’est une distribution qui a été conçue pour être utilisable, ne serait-ce qu’avec l’apport de PlayOnLinux, de Wine ou encore de Steam.

Une distribution qui pourrait être intéressante pour les personnes attirées par une Fedora Linux mais qui n’ont pas envie de se prendre la tête à rajouter un certain nombre de dépots pour pouvoir lire les formats non-libres couramment répandu, comme le mp3 par exemple.

Cela fait plaisir et je dois dire que je m’attendais à vraiment pire. À vous de voir maintenant.