Bilan des prévisions pour 2017, dernier point d’étape.

Oui, je sais, l’article l’a joué Gaston Lagaffe, vraiment en retard.

Voici donc l’ultime point d’étape de mes prédictions pour 2017.

Revenons rapidement sur chaque point. L’une des sœurs ennemies descendante de la Mandrake Linux a fini par sortir sa version 6… Tant mieux pour elle… Bien du courage pour les développeurs et sortir la version 7 avant un an et demi 🙂

L’autre annonce la sortie d’une révision mineure 3.0.3 pour le 30 septembre 2017. Bref… Pas de quoi passer les pattes d’une troupe de canards 😀

La Trisquel GNU/Linux 8.0 prend un temps infini à sortir à cause de la petite de son équipe… Vous pouvez suivre l’avancement du projet sur cette page : https://trisquel.info/en/wiki/flidas-release-issues

Espérons que cette version de Trisquel basée sur la Ubuntu 16.04 LTS sorte avant la 18.04 LTS d’Ubuntu en avril 2018.

Les parts de marché de Mozilla Firefox ? Selon NetMarketShare, début septembre 2017, on arrive à 11,95%… Plus du double du navigateur Microsoft Edge, mais 4 à 5 fois moins que la part de marché de Google Chrome qui frôle les 59%…

En ce qui concerne la Manjaro Linux, je dirais qu’une seule chose : la gloire peut faire tourner les têtes, attention au retour de bâton…

Voila, c’est tout pour ce billet. Rendez-vous pour Noël et le bilan final de l’année 2017… Cela ne sera pas triste, je le sens 🙂

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Pas très long, j’ai d’autres choses sur le feu en ce moment :]

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

  • La ArchBang officialise l’utilisation de la Artix Linux comme base avec l’arrivée d’une première image ISO, la archbang-artix-210917.iso.

Côté culture ?

Bon week-end !

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 16 : OpenQuartz, le FreeDoom à la sauce Quake.

En 1999, id Software publia le code source de son premier jeu entièrement en 3D, Quake. Une floppée d’adaptations virent le jour, donnant naissance à des monstres comme QuakeSpasm ou DarkPlaces.

Mais en dehors du moteur, il fallait du contenu libre. Un peu ce que propose le projet FreeDoom avec le moteur de Doom, dont j’ai déjà parlé dans un billet de novembre 2015.

Il y a eu un tel projet, qui a existé jusqu’en 2004-2005, si j’en crois les informations disponibles sur le site officiel, c’était OpenQuartz.

J’ai donc récupéré la dernière version disponible près à l’emploi du contenu, datée d’août 2004. J’ai ensuite utilisé mon paquet AUR QuakeSpasm-svn pour avoir un moteur suffisamment récent. J’ai copié les données d’OpenQuartz dans le dossier où l’on doit mettre les données de Quake et j’ai lancé l’ensemble…

Vous avez pu voir que c’était du spécial… Dommage que le projet n’ai pas été plus loin, car il aurait été intéressant de voir un ensemble de niveaux, de données sonores et de graphismes pour Quake entièrement libres !

Le petit monde des distributions GNU/Linux basées sur Archlinux devient-il frappadingue ?

J’écris cet article devant une tasse d’infusion pour calmer un mal de crâne naissant face aux évolutions et annonces récentes du petit monde « ArchLinuxien » auquel j’appartiens en tant que simple utilisateur depuis le début de l’année 2009.

Je m’aperçois d’une chose : il est franchement mauvais de vouloir profiter d’une nuit de sommeil un peu prolongée, surtout si on est atteint d’une forme de saturation par rapport aux concetés qui peuvent se propager dans le monde du libre au nom des saints canons qui le régisse.

J’ai parlé avec grand plaisir le 17 août 2017 de la ArchLabs, cinquième du nom.

J’avais adoré cet hommage à la BunsenLabs et hommage au deuxième degré à la feu CrunchBang Linux.

Ma conclusion était un peu trop enjouée même si je la conserverai en état si je devais l’écrire à nouveau :

Pour conclure : c’est vrai c’est une distribution pour geeks, mais elle a aussi compris quels sont les besoins de l’utilisateur lambda : aller sur la toile, retoucher des photos, ajouter son imprimante, taper des lettres ou encore graver des galettes plastifiées.

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Le 17 septembre 2017, le projet a présenté une image ISO minimale, alias ArchLabs Linux Minimo. Dans un long billet de blog, le projet explique qu’il a voulu revenir à ses racines avec une image ISO plus légère. Un billet du 1er septembre 2017 explique que l’ISO précédente avait été accueillie froidement.

Après tout, pourquoi pas. C’est un choix que l’on peut comprendre. Mais cela ne fut pas du goût d’Erik Dubois apparemment. Je ne suis pas dans le secret des dieux, et j’ignore si la séparation s’est passée à l’amiable ou si des assiettes ont volé dans tous les sens.

C’est en examinant mes courriers électroniques via mon téléphone portable, ce qui m’a donné envie de rédiger ce billet, que j’ai appris qu’Erik Dubois demandait la destruction d’une bonne partie de ses recettes sur AUR.

Et un message pour l’exemple :

J’ai donc été voir sur le site d’Erik Dubois, et je me suis aperçu qu’il avait forké le projet ArchLabs pour continuer sa vision de la ArchLabs Linux. Le nom du projet ? ArchMerge.

Il a justifié son projet avec les points suivants qu’il a rajouté aux buts de la ArchLabs Linux avec une traduction rapide en dessous :

Provide Windows users a comfortable transition to the (Arch) Linux world.

À savoir : proposer aux utilisateurs de Windows une transition confortable vers le monde (Arch) Linux.

Provide a continues stream of tutorials/knowledge on ArchMerge.

À savoir : proposer un flux continu de tutoriels et de connaissances sur ArchMerge.

Ma remarque sera simple : pourquoi pas ? Mais ce ne sera que le énième projet à proposer une migration douce du monde Windows vers le monde Linux. Je lui souhaite bonne chance.

Deuxième élement qui a motivé la rédaction de ce billet tardif, c’est l’annonce de la disparition d’Arch-Anywhere au profit d’une nouvelle distribution basée sur Archlinux, la Anarchy Linux.

Je me tairais sur le nom un peu malheureux choisi pour le projet. Désormais, on peut lire sur la page d’accueil du projet :

Anarchy Linux is a distribution aimed at bringing the Linux revolution to the world. We believe that Linux is the way of the future for desktop computing and provide you with a platform to install a custom Arch based operating system just the way you like. Anarchy Linux is intended for both novice and advanced users alike. Simply write the Anarchy Linux ISO to a CD or USB and boot from your computer or VirtualBox.
[…]
A lightweight semi-graphical version of the installer is also available. It can be used for a quick and easy install when a full live GUI is not necessary. Anarchy Linux is installed using a package base from the official Arch repository and also features a custom repository with additional packages.

Anarchy Linux is based on Arch Linux, but not supported.

Ce que l’on peut traduire par :

Anarchy Linux est une distribution visant à apporter la révolution Linux au monde. Nous croyons que Linux est la voie de l’avenir pour l’informatique de bureau et nous vous proposons une plate-forme pour installer un système d’exploitation basé sur une Arch personnalisée comme vous le souhaitez. Anarchy Linux est destiné aux utilisateurs débutants et avancés. Il suffit d’écrire l’ISO d’Anarchy Linux sur un CD ou une clé USB et démarrer avec votre ordinateur ou VirtualBox.
[…]
Une version semi-graphique légère de l’installateur est également disponible. Elle peut être utilisé pour une installation rapide et facile lorsqu’une interface utilisateur en live n’est pas nécessaire. Anarchy Linux est installée à l’aide d’une base de paquets à partir du dépôt officiel Arch et dispose également d’un dépôt personnalisé avec des packages supplémentaires.

Anarchy Linux est basée sur Arch Linux, mais n’est pas prise en charge.

Première remarque : l’installateur semble avoir pris la grosse tête. Au moment où je rédige ce billet, le 18 septembre 2017, le dépot git n’a pas bougé. Le dernier commit concerne des modifications au fichier du fichier .bashrc disponible à l’installation.

Doit-on en déduire que l’ISO proposera Calamares pour une installation en mode graphique ? Ou que ce sera une image ISO live classique avec un installateur en parallèle ?

Deuxième remarque : pourquoi se lancer dans ce marché encombré ? J’avoue que je me demande si les raisons évoquées dans l’annonce postée le 16 septembre 2017 et qui évoque une potentielle violation des droits d’auteurs d’ArchLinux n’est pas au final qu’un prétexte…

Tant que l’on peut installer une Archlinux avec l’installateur que j’ai pris du plaisir à aider via des traductions et des rapports de bugs, tant mieux.

Sinon, tant pis. Dommage de voir un autre projet « prendre la grosse tête » et s’écrouler sous le poids d’ambitions un peu trop importantes 🙁

J’espère que je me trompe sur ma dernière réflexion, mais ne faisant pas partie du noyau dur de l’équipe de la feu Arch-Anywhere, j’ai conservé ma liberté d’expression et le droit de dire que si l’équipe fait des choix que je considère comme mauvais stratégiquement de le dire.

En tout cas, en ce moment, je ne sais pas ce qui se passe dans le monde des distributions basées sur Archlinux, mais c’est vraiment une sacrée tempête 🙁

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 6 : l’utilisateur « michu », quantité négligeable…

Dans l’épisode 2, j’évoquais le fait que pour une partie du monde libre, il y a un mouvement que l’on peut qualifier de conservateur ou de réactionnaire (au sens politique du terme) qui freine des quatre fers en ce qui concerne la démocratisation du logiciel libre.

Dans l’épisode 5, j’évoquais en partant d’une vidéo intéressante d’Adrien Linuxtricks le côté casse-gueule de l’OEM pour les distributions GNU/Linux. Je disais en conclusion de l’épisode 5 :

C’est sur ce point concernant le manque d’applicatifs utilisables et ergonomiques qui sera abordé dans le sixième article de la série, consacré à ce qui est réduit à quantité négligeable, l’utilisateur « Michu ».

Chose promise, chose due. Voici donc le billet que je prend un plaisir non négligeable à poser sur du papier virtuel. Simple question pour finir l’introduction : au moment où je rédige ce billet, début septembre 2017, depuis combien de mois voire d’années, des logiciels comme VLC ou The Gimp tirent la langue pour sortir une nouvelle version majeure ?

Pas que les anciennes ne fonctionnent plus, mais c’est quand même mieux d’avoir des versions qui se basent sur des bibliothèques encore maintenues activement. VLC 3 avec QT5 au lieu du 2 avec QT4, c’est mieux, au moins sur le papier, non ? 🙂

Peut-on considérer que des logiciels de PAO comme Scribus peuvent concurrencer les étalons du domaine sur le plan ergonomique ? Idem pour des logiciels de CAO, de MAO, etc.

On pourrait continuer longtemps sur le manque de GUI supportables pour des logiciels qui sont souvent au niveau de la tuyauterie tout aussi bon que les outils privateurs (pour reprendre le terme de Richard Matthew Stallman).

Je suis d’accord qu’on ne pourra jamais forcer une personne qui développe à s’interesser à tel ou tel type de logiciels. Mais y aurait-il une forme de hiérarchie officieuse pour le prestige dans les domaines de l’informatique ?

Vous ne « vendrez » jamais un logiciel libre auprès des utilisateurs normaux – traduire non technophiles – si son interface graphique est imbuvable. Ce serait comme essayer de vendre une voiture haut de gamme avec une carosserie rouge et jaune à petits pois. Très facile, non ? 🙂

C’est vrai, ce n’est pas glamour de travailler sur l’interface d’un logiciel… C’est tellement mieux pour le CV de dire qu’on a travaillé sur le moteur d’un logiciel de rendu 3D ou encore sur le code du noyau Linux 🙂

Comme je l’ai déjà dit, je ne suis ni psychanalyste, ni psychiâtre. Mais il serait tentant de dire qu’une partie des développeurs n’en ont strictement rien à carrer des utilisateurs lambdas, oubliant volontairement qu’ils ont commencé l’informatique ainsi…

Ah, les problèmes d’amnésie sélective… 🙂

Je pense tout avoir dit, et le prochain billet sera des plus… acides 🙁

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. Il sera assez court cette semaine, désolé, y a pas grand chose à se mettre sous la souris 🙁

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

  • Les anglais de Trojan Horse, groupe spécialisé dans un rock progressif des années 1970 plutôt déjànté, annonce pour le 13 octobre la sortie de leur nouveau LP, « Fukushima Surfer Boys ».
  • Si vous aimez l’alternative rock qui connait ses classiques, essayez le premier EP des Silent Elephant sorti fin 2016.

Bon week-end !

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 5 : ah, la fausse bonne idée de l’OEM…

Après un épisode consacré à Youtube, venons-en à la fausse bonne idée qu’est de proposer des ordinateurs pré-équipés de distributions GNU/Linux. L’épisode 5 approfondira un point survolé ici qui fait que l’OEM à base de GNU/Linux se cassera encore longtemps les dents.

Dans une bonne vidéo, mon camarade vidéaste Adrien LinuxTricks parlait du projet Manjaro SX et des limites liées à ce projet que vous trouverez ici : https://www.youtube.com/watch?v=gaCnJZk4kzs

Il aborde les problèmes liés à l’utilisation des distributions en rolling release pour de l’OEM. Ma seule remarque est qu’il y a un oubli de sa part : Manjaro Linux propose régulièrement des images ISO d’installation.

En dehors de celà, je suis entièrement d’accord, ne serait-ce que pour les mises à jour qui deviennent rapidement assez consistantes. Sans oublier l’absence d’une partition de récupération.

Cependant, je pense qu’Adrien a oublié quelque chose, c’est que cela concerne toutes les distributions GNU/Linux au final, même les LTS. J’ai décidé de prendre la LinuxMint 18.2 en édition Mate-Desktop, et je lui ai demandé de s’installer en mode OEM.

Une fois l’installation terminée, je suis dans une session pour OEM. Bien évidemment, un OEM responsable se débrouillera pour proposer une version contenant toutes les mises à jour pour que la personne qui achète l’ordinateur puisse l’utiliser dès le premier allumage sans avoir besoin de poirauter plusieurs minutes voire plusieurs heures avant de pouvoir travailler sur son équipement.

Au moment où j’ai rédigé ce billet, j’ai pu apprendre la présence de quelques 67 mises à jour. Si la moyenne mensuelle d’une trentaine de mises à jours reste constante, au bout d’un an, on arrive à 360 mise à jour à effectuer. Autant dire que la restauration au bout d’un an en cas d’ennuis, ça fera mal à la connexion réseau :/

Cela pourrait être pire en cas de changement de version – par exemple d’une 18.2 vers une 18.3… Je n’ose même pas imaginer le cas d’un saut vers une version majeure, étant donné que LinuxMint suit le rythme de publication des versions LTS de Canonical… Et comme la Ubuntu 18.04 LTS sort en avril 2018…

J’ai donc décidé de voir ce que donnerait une rolling release en OEM au bout d’un an, et comparer le résultat avec une fixed release.

Même si les estimations pour la fixed release sont extrapolées, le constat est intéressant : que ce soit une fixed ou une rolling release, le principe d’une distribution GNU/Linux en OEM, c’est pas la joie 🙁

Ce qui découle du point abordé avant la vidéo, c’est de savoir sur 100 ordinateurs vendus pré-équipés d’une distribution GNU/Linux à la place du monopolistique MS-Windows, combien finiront à terme avec l’OS de Redmond ?

Une version installée par le petit neveu ou le petit cousin qui dira : « Tu vois bien que Linux c’est de la merde ! Tu ne peux rien faire avec… »

C’est sur ce point concernant le manque d’applicatifs utilisables et ergonomiques qui sera abordé dans le cinquième article de la série, consacré à ce qui est réduit à quantité négligeable, l’utilisateur « Michu ».

Allez à la prochaine pour la suite de la série 😉

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 4 : Youtube, une fausse bonne idée ?

Après le deuxième épisode consacré au « joujou pour geeks », le quatrième va poser la question de Youtube, ce réseau de vidéo, source du pire comme du meilleur. Note : à l’origine, ce devait être l’épisode 3, mais il a été décalé pour des raisons pratiques.

Le pire ? Ce sont les chaines pour enfants. Le meilleur, la vulgarisation scientifique ou culturelle.

Au milieu, on trouve une poignée de vidéastes spécialisés dans l’informatique qui proposent leurs conseils dans différents domaines. Ici, nulle considération sur la qualité des vidéos, les comportements entre les personnes ou encore les fanboys et fangirls qui s’amusent à pourrir les commentaires ou descendre en flamme la vidéo en lui donnant un score le plus bas possible.

J’ai commencé à déposer des vidéos sur Youtube pour une simple et bonne raison dès 2008/2009 : pouvoir me simplifier la tâche quand j’avais besoin d’un hébergement.

Ensuite, ma chaine a pris de l’importance et j’ai fait quelques séries vulgarisatrices.

Mais le ver était dans le fruit. Des personnes ont commencé à se dire que c’était un bon filon pour se faire connaître et vendre « leur came informatique ».

Mais je me suis aperçu rapidement que cela est un leurre. Outre le fait que se faire du pognon est un brin illusoire – en dehors des placements de produits – cela n’aide pas réellement Linux à percer dans le grand public.

Je sais qu’il y a quelques passionné(e)s qui apprécient le support vidéo pour mieux appréhender certains concepts, mais la plupart du temps, YouTube est devenu une nouvelle télé. La déconnexion de cerveau assurée. Autant dire qu’il est illusoire de croire que la percée potentielle du monde linux dans le grand public avance vraiment.

Le noeud du problème ? En dehors de gestionnaire de suivi de bugs, des forums, les développeurs n’en ont rien à faire de Youtube pour le codage. Est-ce un tort ? Sûrement pas.

Youtube est devenu au fil des années un Twitter bis, un réseau à clash. C’est ainsi qu’il est identifié, et cela ne risque pas de changer de si tôt.

Je ne dis pas qu’ignorer Youtube est la meilleure des choses, mais dans l’état actuel, Youtube ne sert presque à rien pour faire avancer la cause du libre. C’est dommage. Un tel média aurait pu être utile… Mais son évolution le rend… inutile 🙁

Il y a un problème chronique en ce qui concerne la communication et le monde du libre. Youtube ne sera malheureusement pas une des solutions viables… Du moins, par pour le moment !

Entre les vidéastes qui ne peuvent plus produire leurs vidéos que via des financements participatifs et récurrents, les placements de produits plus ou moins déguisés, et la course aux propos en dessous de la ceinture qui devienne la norme, Youtube va-t-il s’en sortir vivant ?

Allez à la prochaine pour la suite de la série 😉

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 3 : la déconnexion du monde des développeurs et de celui des utilisateurs…

À l’origine, l’épisode 3 devait avoir un sujet tout autre, mais c’est suite à une engueulade avec des personnes qui ont pour métier de rédiger des applications que cet article impromptu m’est venu sur le clavier. Il faut dire aussi que j’étais réveillé depuis 4 h 30 du matin, et que le manque de sommeil m’avait rendu chatouilleux 🙁

Car j’ai constaté la déconnexion croissante entre le monde des développeurs et celui des utilisateurs. Comme deux clans qui fourbiraient leur armes pour se taper dessus à la moindre occasion au lieu de collaborer en toute intelligence.

À l’origine, cet épisode devait être le cinquième et qui va sûrement devenir le sixième, mais j’ai décidé de l’avancer. J’en reprends une partie pour cet article, même si l’épisode cinq approfondira un autre aspect. Le monde du libre a fait d’énormes progrès depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000. Installer une imprimante ne nécessite plus de sacrifier un poulet en psalmodiant des vers dans une langue obscure.

C’est du « plug’n’play » au sens entendu dès le milieu des années 1990 : « branche et ça fonctionne »… Du moins en théorie 😀

Ce qui a été oublié par la partie développeur du monde du libre, c’est que l’augmentation du nombre d’utilisateurs entraîne automatiquement l’arrivée d’une nouvelle génération : celle qui n’a pas forcément le réflexe de se plonger dans une documentation plus ou moins touffue, plus ou moins illustrée, plus ou moins absconse.

Que des RTFM, des « tu as lu tel man » ou « tu as lu telle page de wiki », ça ne passe plus trop. Il restera toujours des personnes curieuses. Mais il ne faut pas oublier que l’humain est un animal paresseux.

Qu’optimiser ses efforts pour en avoir le plus possible avec le minimum d’actions est son moteur.

Cela ne me gène pas de me plonger durant de longues minutes dans des dizaines de pages de documentation pour aider des personnes qu’elles soient sur LinuxMint, Archlinux, Manjaro, Solus voire Mageia (et oui, il faut savoir faire preuve de sacrifice).

Mais autant j’apprécie de mettre sous ma souris des distributions pour barbus dont l’attribut pileux descend jusqu’aux chevilles, autant j’apprécie des produits largement plus abordables.

Abordables sur le plan ergonomique ou sur le plan purement pratique. Je n’oublie pas que j’ai été un débutant. Que j’avais la trouille de faire une connerie à la moindre commande entrée sur mon clavier. C’est ce que semble oublier une partie des développeurs… Une amnésie étrangement bienvenue ?

C’est bien beau de vouloir gagner 15 millisecondes dans un moteur de jeu afficher un modèle 3D. Mais si personne n’utilise le moteur de jeu, ça sert à quoi ? C’est la même chose pour les distributions GNU/Linux.

Je reviendrai dans un épisode ultérieur sur un point faible du monde libre, les applicatifs. Mais pour en revenir au sujet de cet article, une partie des développeurs semble se couper du monde des utilisateurs.

Les dépots tiers sont des sources d’emmerdes potentielles. Que ce soit les PPA, AUR ou les dépots tiers d’autres distributions, il y aura toujours un moyen de foutre la merde.

Oui, l’offre centralisée proposée avec des interfaces à la « Logiciels » de Gnome, « Discover » de Plasma, la « Boutique » d’Ubuntu Mate ou encore Pamac pour Manjaro (pour citer les premiers exemples qui me viennent à l’esprit) partent de bonnes intentions.

Une personne qui a un tant soit peu de bouteille aura appris à son corps défendant qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec. Mais une personne qui débute risque peut-être de mal faire sans le vouloir. Le retour de bâton sera violent.

Pour un technophile qui a fait des sauvegardes – allez donc expliquer cela à un utilisateur qui n’a pas envie d’apprendre à utiliser un ordinateur – s’en sortira. Mais un « lambda » ou un « michu », ce sera pour lui l’occasion de dire : « C’est quoi cette merde ? Réinstalle-moi Windows. Au moins, ça fonctionne ! »

Je ne blâmerai pas cette personne. Je l’envierai même par moment. Je dois dire qu’au moment où je rédige ce billet, l’envie de bazarder mon installation d’Archlinux pour installer MS-Windows 10 et ne plus avoir à entendre parler des guerres intestines du libre me tente un peu.

Cependant, devoir me taper l’installation de l’antivirus, de l’anti-espiogiciel, d’un outil à la CCleaner, de devoir récupérer la totalité de ma logithèque en version MS-Windows me fait reculer.

Donc, pour conclure cet article : messieurs et mesdames qui êtes toute la journée en train de développer du code, n’oubliez pas que l’utilisateur final qui sera peut-être votre cible un jour ou l’autre n’en a rien à faire de la beauté du code.

Tout ce que cette personne veut, c’est une informatique presse-bouton pour aller voir les dernières concetés de la starlette de la TV Réalité à la mode.

La suite ? Au prochain épisode 🙂

Guide d’installation d’Archlinux, version de septembre 2017.

Voici la quarante-septième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’août 2017.

Désolé pour la publication un brin tardive !

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.24.2, Plasma 5.10.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

En vrac’ de fin de semaine.

Avant la publication prévue le dimanche 3 septembre 2017 dans l’après-midi de la mise à jour du tutoriel d’installation pour Archlinux, voici quelques liens rassemblés pour finir cette semaine.

Dans l’informatique qu’elle soit libre ou pas 😉

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 2 : Linux, un joujou pour geeks ?

Étant actuellement en déplacement, je n’ai pas l’occasion de proposer la mise à jour du tutoriel pour installer Archlinux sans prise de tête, je continue ma série de billets sur la tendance du monde du libre actuel à partir en gonade mal épilée.

Note : pour le tutoriel, ce sera pour le 3 septembre 2017 dans l’après-midi.

Après un premier épisode où je parlais de la culture du secret qui est à l’opposé des fondements du libre, parlons d’une tendance qui freine des quatre fers la démocratisation du logiciel libre sur le bureau.

On pourrait dire pour simplifier et résumer c’est : « On ne veut pas perdre notre joujou pour geeks ! »

J’ai connu Linux en 1996. À l’époque, c’était la merde noire et bien collante pour installer le moindre matériel, sans oublier que la configuration d’un écran tenait plus de la magie noire qu’autre chose. À moins que ce ne soit du Vaudou avec un sacrifice de poulet ? 😀

Heureusement, il y a eu des personnes qui ont eu envie d’aller un peu plus loin. Dans un premier temps dans un but « égoïste », mais ensuite, des outils simplificateurs sont apparus. Au fil des années, les évolutions sont apparus, et des distributions qui voulaient s’adresser à autre chose que des crétins boutonneux avec des lunettes avec des verres aussi épais que des culs de bouteilles.

Oui, l’image est un brin caricaturale, mais était-elle complètement fausse ?

Le mouvement s’est accéléré en 2004 avec l’arrivée de Canonical. Mais comme le précise la troisième loi de Newton : « L’action est toujours égale à la réaction ; c’est-à-dire que les actions de deux corps l’un sur l’autre sont toujours égales et de sens contraires. »

En clair, dès qu’un mouvement pour faire avancer les choses pour démocratiser les distributions GNU/Linux, un mouvement opposé et de même puissance s’est mis en route.

Des distributions pour les « puristes », volontairement complexes et absconses ont vu le jour. Dès qu’une simplification apparaissait et se répandait, des développeurs se battaient pour tout recomplexifier.

De nos jours, cela a donné des distributions GNU/Linux comme Artix (anciennement Manjaro OpenRC), la Crux ou encore des distributions où il faut tout recompiler tout en restant nichesque comme la Lunar Linux ou l’Exherbo par exemple. Liste non exhaustive bien entendu !

Résultat des courses ? Cela fait plus de 20 ans que je suis libriste dans le sens utilisateur de logiciel libre. Autant d’années que je vois les mêmes recettes être appliquées en vain et la même volonté de réserver les distributions GNU/Linux à une pseudo-élite qui sait taper trois lignes de commandes dans un terminal…

Je ne suis ni psychanalyste, ni psychiâtre, mais je me demande si cette volonté de ne pas voir les distributions GNU/Linux plus répandues n’est pas liée à la peur de perdre un sentiment de supériorité technique.

Quoiqu’il en soit, pour finir, je vous renvoie à cette vidéo en duo enregistrée avec Baba où nous avons partagé nos souvenirs d’anciens linuxiens.

La suite ? Au prochain épisode 😀

Et si on faisait un bilan au de bout de 5 ans des distributions GNU/Linux ? Quatrième partie.

Après le mois d’août 2012, attaquons-nous à l’actualité du libre en septembre 2012… Oui, je sais, je publie l’article le 31 août 2017 dans l’après-midi. Pour quelques heures, on ne va pas chipoter, non plus ?

Un mois plutôt chargé…

6 septembre : un article sur OpenSuSE 12.2 et son amour particulier pour Gnome

10 septembre : un article sur la défunte (??) PureOS, une Debian modifiée de mémoire.

15 septembre : un article sur la Sabayon Linux 10 et son côté indigeste.

19 septembre : un article sur la version alpha de la Fedora 18… Nom de code Spherical Cow… Jamais plus je ne me moquerai des noms de code de Canonical 😉

19 septembre : un article sur la elementaryOS, la 0.1 à l’époque, basée sur Ubuntu 10.10.

24 septembre : un article sur la linutop 5.0. une base Ubuntu adapté pour des bornes internet.

29 septembre : un article sur la défunte (??) Solid’r Net 3.0. Une distribution développée dans les Deux-Sèvres.

30 septembre : un article sur la Slackware Linux 14.0.

Donc au moins deux ou trois distributions qui nous ont quitté depuis. Je ne me souvenais plus de certaines d’entre elles avant de me replonger dans mes archives… Y a pas à dire, le darwinisme dans le monde des distributions GNU/Linux, il fonctionne à plein régime.

Rendez-vous fin septembre début octobre pour la suite.

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 1 : le culte du secret.

Le monde du libre de 2017 n’a plus rien à voir avec celui que j’ai connu à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Il y a des dérives qu’il faut dénoncer, la première étant la récupération du culte du secret qui est une caractéristique du monde « privatif » pour reprendre les termes de Richard Matthew Stallman.

Quand au début des années 1980, Richard Matthew Stallman lance le mouvement du logiciel libre, c’est à cause d’une saleté d’imprimante qui connaissait un peu trop souvent des bourrages papier.

Au lieu d’avoir accès au code du pilote pour résoudre le problème, on lui oppose une fin de non-recevoir. Le code devait rester secret. Ce qui est contraire à l’éthique de l’informatique jusqu’au début des années 1980. Il y a bien la célèbre gueulante de Bill Gates contre les personnes qui ont recopié illicitement le Basic pour Altair, mais c’est tout.

Les années 1980 ont été les années fric. C’est mon enfance et je me souviens du culte du pognon, du fric, du flouze, de l’argent qui sévissait. Ne serait-ce qu’avec l’émission télévisée de Bernard Tapie, « Ambitions ». Pour se faire du pognon, il faut pouvoir travailler derrière des murs, en secret, pour préparer un coup de poignard dans le dos des adversaires.

Microsoft en a été le spécialiste. Il suffit de se souvenir du destin tragique de Lotus 1-2-3 ou encore du projet OS/2 développé conjointement avec IBM.

Bref, tous les coups sont permis, spécialement les plus tordus. L’opposé du monde du libre de l’époque qui se débat durant les années 1980 pour proposer les outils nécessaires et proposer du logiciel utilisable tout en restant éthique.

Au début des années 1990, il ne manque plus qu’un noyau pour compléter l’OS libre rêvé par la Free Software Foundation. C’est Linus Torvalds qui ajoute cette pièce. Vous connaissez la suite de l’histoire.

Bref, quand je suis arrivé dans le monde du libre en 1996, il aurait été inconcevable de voir des distributions GNU/Linux travailler derrière des murs pour mettre au point des outils ayant pour but de trucider la concurrence.

L’ouverture est au centre du monde du libre. La coopération aussi, et si on se tapait dessus, ce n’était jamais au point de vouloir sortir la Tsar Bomba.

Depuis quelques années, on assiste au contraire à un cloisonnement du libre dans des chapelles qui font de plus en plus penser à des guerres de religion comme celle de l’époque de la Saint Barthélémy.

Travailler ensemble est devenu une grossièreté. Coopérer ? Une condamnation à mort. La mode est à l’opacité. Aux coup de buzz, comme avec le projet Manjaro SX qui se résume à produire une version adaptée (ou castrée en termes plus réalistes) de la Manjaro Linux pour une boite qui est née en juin 2017 et dont le capital de départ est inconnu 🙂

Voici ce qui se passe si on essaye de se renseigner sur certaines distributions. Il peut très bien arriver que la documentation soit insuffisante et que les forums apportent la solution que l’on cherche depuis un certain temps.

Il faut vraiment espérer que ce soit un bug. Dans le cas de la NuTyX, si vous n’êtes pas membre, c’est un superbe doigt d’honneur tendu en pleine face.

Alors que j’ai pu aller sur le forum de la mal communicante Mageia ou encore sur celle de l’OpenSuSE et consulter les archives sans entraves. Je croise les doigts pour que ce soit un bug. Mais avec l’affaire de la Manjaro Linux SX qui jouait partiellement le culte du secret ici aussi, on peut se dire que l’on a envie de rester dans son petit monde.

On pourrait presque parler de tendance sectaire, mais il ne faut pas pousser Tux dans les icebergs non plus !

Les Inconnus avaient décidément bien raison… Pourrait-on remplacer Skippy par la licorne de NuTyX ?