Presse du Passé : Casus Belli (1980 à aujourd’hui)

Comment ? Presse du passé et pourtant ce magazine existe encore! Oui, mais non en fait puisque le Casus Belli actuel n’a rien à voir avec celui que j’ai connu jusqu’en 1999. D’ailleurs il ne fait que revenir et repartir depuis.

Après ma découverte du jeu de rôle et du wargame sur Jeux et Stratégie, je me suis retrouvé orphelin à sa disparition. Mais heureusement, il y avait Casus Belli, plus orienté JDR mais parlant pas mal d’autres jeux, d’heroic fantasy, de wargames (forcément, avec un tel nom…), etc …. Et le magazine a été créé en 1980, dans sa période fanzine par un certain François Marcela-Froideval, que les amateurs de BD connaissent pour le scénario des Chroniques de la lune noire. Comme il travaille dans la boutique parisienne Jeux Descartes, le magazine sera toujours très lié à ce distributeur éditeur. On retrouve aussi Didier Guiserix et il y a de forts liens avec J&S, au début….puisqu’en plus c’est Excelsior qui reprend le magazine avant de le fermer en 1999.

Ce magazine m’a accompagné donc entre le milieu des années 80 et le milieu des années 90. J’ai parfaitement en mémoire les magnifiques couvertures de 87 par exemple, où l’on peut voir l’une des mascottes, Kroc le bô créé par Chevalier et Ségur. On y parle de littérature sinon et j’y découvrirai le cyberpunk. On y parle jeu de figurines, et ça sera une de mes passions avec même une écriture d’une règle que j’ai du laissée dans des cartons. On y parle histoire, forcément, pour le wargame, mais aussi des tendances du moment, comme l’arrivée des Mangas. Je m’amuserai avec Car wars pour me prendre pour Madmax, avec Blood bowl pour enfin comprendre les règles du foot US, et j’en passe. Le jeu en encart y retrouvera aussi une existence et j’en ai collé des pions sur des feuilles cartonnées.

Et j’oubliais Formule Dé, un jeu de plateau que j’avais découvert dans un salon en prototype et qui sera ensuite édité et dont Casus Belli fournira un circuit. J’en avais décliné une version « Nascar » avec ma propre règle et mon propre ovale de vitesse. Mais en relisant tout cela, je m’aperçois aussi que j’ai arrêté de lire le magazine dans sa nouvelle formule de 1993. Cela tient plus aux études et à l’arrivée du jeu vidéo que d’un manque de qualité du magazine. C’est d’ailleurs ce qui va le tuer aussi car le jeu de rôle est devenu un jeu informatique, tout comme le wargame d’ailleurs. Les jeux de carte comme Magic ont tenu un peu de place mais il y avait aussi une presse spécialisée pour cela. Les jeux de plateau et le reste sont restés dans un microcosme qui subsiste encore de nos jours mais n’est plus ce qu’il était. A l’époque, on jouait dans les salles de permanence du lycée, que ça soit à Stormbringer ou à Magic.

Bref, ce magazine a été le témoin d’une époque, de ma jeunesse et ça fait vraiment bizarre de feuilleter un ancien numéro, maintenant. Nostalgie, quand tu nous tiens.

 

 


Tagged: 1980s, 1990s, geek, jeu de plateau, jeu de role, presse, wargame

Blog : De la valeur des choses

Parfois en regardant autour de soi, on s’interroge sur la valeur des choses. Et de la musique aux études en passant par l’industrie du web, il y a de quoi s’interroger sur la bonne marche de ce monde.

Musique et jeu, même combat?

Je poursuis donc le remplissage de ma base de données « discothèque » avec mes CD. Achetés entre 10 et 15 euros neufs, j’ai constaté que la plupart ne valent plus que 1 à 2 euros aujourd’hui. Et pendant ce temps là, on trouve ces mêmes albums en streaming ou bien en téléchargement légal à 9,90 ou moins. Bref, un mélomane intelligent ira acheter des tonnes de CD d’occasion pour les numériser lui même et cela en toute légalité. Il n’y a que quelques raretés qui côtent plus que le prix d’origine. Mais encore faut-il trouver le client (rou rou….)? C’est un peu la même chose dans le Rétrogaming où les jeux GBA, DS, PS2, XBOX sont aux côtes les plus basses. Par contre pour les consoles plus anciennes, il y a des prix qui remontent. Et les consoles récentes ont des jeux surcotés en occasion. Bref, c’est le royaume de la spéculation et tout cela est lié aux modes, au temps. Les plateformes dématérialisées essayent de profiter de cela en revendant des anciens titres portés/adaptés sur les nouvelles consoles. C’est plus ou moins bien fait et on peut s’interroger sur la valeur. Ainsi on a du Final Fantasy original sur Android vendu à plus de 15 Euros et quasi ininstallable sur la majorité des smartphones du marché. On a eu aussi des portages Sega sur XBOX 360 qui étaient baclés. Mais en général, les joueurs le font payer cher aux éditeurs en les boudant et on revient à un peu plus de réalisme de leur part.

une bonne affaire musicale se cache dans cette photo :p (wikimedia)

Mais coté Musique, il y a toujours des choses que je ne comprends pas… Je cherche souvent à savoir ce qui est disponible sur les plateformes légales (certains y renvoient depuis la fermeture du moribond T411) , dans les albums que je possède. Et sans arrêt je trouve des trucs illogiques. Par exemple, pour FFF, le groupe de Marco Prince et Yarol Poupaud, on trouve le fameux live Vivants, les deux premiers albums, une réédition des trois premiers mais dont l’album éponyme est modifié et tronqué, mais jamais le « Vierge » qui est sorti chez un autre label. De ce fait, ce dernier album se retrouve surcoté à la Fnac ou Amazon à plus de 25 euros parfois. Je ne parle même pas des prix des vinyls qui sont l’objet de spéculations peu en rapport avec la valeur musicale du bien. Et selon les accords avec une maison de disque, un album peut être disponible un jour et disparaître le lendemain, sachant en plus que les artistes gagnent encore moins qu’avant, pire encore en streaming.  Un peu comme pour l’art, il y a un fossé entre le mélomane et le collectionneur, le premier évitant le plus souvent les grands circuits de téléchargement légal, le supermarché de la musique. On pourrait parler de fossé entre la réalité et la valeur.

L’éducation à vendre

En prenant connaissance des frais de scolarité des grandes écoles, j’ai eu aussi ce sentiment. J’ai vraiment l’impression qu’il y a deux mondes : D’un coté les grandes écoles d’ingénieurs dont les frais peuvent aller jusqu’à 9000 Euros sur 3 ans. Et de l’autre, les écoles de commerce qui vont de 20000 à 45000 euros pour 3 ans (une nièce est en plein dedans…). On peut me dire ce qu’on veut mais tant au niveau qualitatif des profs que du coté du matériel disponible, rien ne justifie un tarif multiplié par 5. C’est en réalité un gros business derrière, avec des prêts étudiants qui seront remboursés par les premiers salaires qui sont aussi détachés de la réalité. Parce qu’on valorise plus celui qui vend par rapport à celui qui crée, dans ce monde. Sans créateur, sans ingénieur, le marketeux et le commercial seront bien dans la merde… Mais aujourd’hui, on s’oriente clairement vers une sélection par l’argent, à l’américaine, où les salaires ne parviennent même plus à rembourser les prêts. Pour faire joli, on donne quelques bourses à des exceptions de quartiers défavorisés mais c’est bien une politique de fond qui détruit le marché de l’emploi, indirectement. Et puis, bien souvent, le plus dur est dans la sélection de la première année. Je connais bien des écoles de commerce dont les lauréats sont très creux lorsqu’ils se retrouvent dans le monde du travail, faute de réelle préparation. Mais allez comprendre le classement de ces écoles… La réalité est loin de cela. (voir aussi l’article d’Agnès)

Le prix de l’info

Et dans la presse, c’est aussi la même chose. Deux journalistes français et un irakien sont morts à Mossoul. Ils risquaient leur vie pour ramener des images qui sont diffusées bien plus rarement que du divertissement et du people. Leur salaire n’a strictement rien à voir avec les stars du divertissement, les animateurs d’émission putassières. Le moindre chroniqueur de TPMP gagne plus qu’un grand reporter avec ses piges. Aujourd’hui, il y a de moins en moins de grands reporters et de correspondants à l’étranger. Ce n’est pas qu’un phénomène français mais un phénomène dénoncé depuis longtemps aux USA. Dan Rather en avait fait état avant de partir à la retraite, par exemple. On préfère faire du divertissement, dépenser pour des scoops sur les stars que payer quelqu’un à parler des choses importantes qui se passent dans le monde. Les pays regardent leur nombril, ignorant leur voisin, même européen, bâtissant des murs et des barbelés. Les investisseurs derrière les titres de la presse et les chaines ne veulent pas qu’on dérange leurs business, souvent douteux (cf Bolloré en Afrique, le social chez Amazon/Jeff Bezos…).

Le prix du néant

heureusement qu’on a attendu Zenly pour ça!

Cette différence se rencontre aussi dans la cote des entreprises, leur valorisation boursière. Là, il y a deux mondes : Les entreprises du web ou dites « du numérique », et les autres. Snapchat vient de racheter la société française Zenly 300 Millions de dollars. Un certain Xavier Niel avait investi dans Zenly justement en pensant à la revente. Mais au fait, ils font quoi Zenly? Du mapping social… C’est à dire connaître où sont les gens pour les mettre en relation les uns les autres, et surtout avec des marques à proximité. Mi 2016, ils revendiquaient 350  000 utilisateurs et visaient le million, avec 80 000 utilisateurs journaliers. Ca fait cher l’utilisateur ! En réalité, Snapchat achète une technologie qui intéresserait des concurrents, fermera la boite et intégrera au mieux une partie du truc. Snapchat, c’est quand même une boite qui est moribonde pour pas mal d’investisseurs. Alors d’où viennent les 300 millions ? Pendant ce temps là, beaucoup de boites aimeraient avoir ces millions pour développer de l’économie réelle, payer des gens qui existent vraiment. Pendant ce temps là, on a démantelé quasiment tous les fondeurs et emboutisseurs en France (cf GM&S)…. La valorisation boursière de nos constructeurs automobile a été parfois divisé par 3. Allez comprendre… sinon qu’un jour cela explosera à nouveau.

La gratuité du libre, mais pas à tout prix

Et puis on parle du logiciel libre, souvent considéré comme gratuit ce qui excuserait tout. Cyrille a soulevé le problème de la garantie du logiciel libre. Comme je le présentais, la nouvelle Debian Stretch déconne un peu dans ses premières versions et comme tout O.S., il faut se hâter d’attendre pour une machine « de production ». Malheureusement, le fait de pouvoir faire des mises à jour périodiques pousse de plus en plus à bacler des tests. On a connu ça sur les jeux vidéos, il n’y a pas de raison que ça n’arrive pas dans le libre, même chez les plus vertueux. Sauf que la garantie de se faire rembourser quelque chose de gratuit n’existe pas. La garantie du libre, c’est sa communauté d’utilisateurs et à force de la tirailler entre trop de projets, elle s’étire et disparaît. Si certains préfèrent gueuler contre les mécontents, libre à eux mais ils se trompent tellement de combat qu’ils resteront tous seuls avec leur jouet en pleurant sur le gâchis. Nous sommes pourtant nombreux à dire que l’on ne peut pas courir tous les chevaux à la fois et que si GNU/Linux a décollé un temps, c’est que l’arbre avait peu de branches à ce moment. Je serai Distrowatch, j’écrirais une charte pour savoir si une distrib  a un intérêt autre que la branlette… J’irai même jusqu’à interdire le repompage de code et d’outils chez 75% des distributions, jusqu’à virer la moitié des environnements pour qu’enfin on fignole les meilleurs…. Peut-être qu’on aurait une vraie distribution fiable pour malvoyants, si vous voyez ce que je veux dire, et pas des morceaux d’outils dans tous les sens. Mais bon, je ne suis qu’un modeste utilisateur qui ne connaît rien au code et à l’administration système, hein.

Alors comme on dit, dormez braves gens…


Tagged: éducation, debian, finance, geek, grandes écoles, industrie, linux, logiciel libre, Musique, presse, Réflexion, retro gaming

Presse du Passé : Tilt

C’est sans doute le titre mythique de la presse jeu vidéo française pour les années 80. En tout cas, c’est un de ceux qui accompagna pour enfance vidéo-ludique. Je ne suis pas assez vieux pour me souvenir du n°1, même si j’étais né en 1982. Je me suis replongé dans les premiers numéros sur ce site, pour savoir où j’avais commencé à le lire. ce doit être vers le numéro 45 que j’ai commencé à le feuilleter. Souvenez-vous qu’il y avait alorsJeux et Stratégie, aussi et que je n’avais pas encore mon premier ordinateur. Mais ça ne m’empêchait pas de m’intéresser à tout cela, notamment grâce aux bibliothèques de mon coin qui m’offrait la possibilité de lire ces magazines. Ce n’est que lorsque la couverture s’est parée de blanc, que j’ai vraiment été plus assidu, en 89. Mais c’est aussi là que le magazine déclinait déjà.

Littérature : Le Monde libre d’Aude Lancelin

C’est un des livres de la fin d’année 2016, prix Renaudot. Mais moi, les prix… L’ancienne directrice-adjointe de l’Obs (ex Nouvel Observateur) y relate ce qui a amené à son éviction de l’hebdomadaire.

D’abord situons un peu l’auteure : Aude Lancelin est une journaliste, agrégée de philosophie et a fait une bonne partie de sa carrière (16 ans) au Nouvel Observateur puis à Marianne avant de revenir à ce qui est devenu l’Obs depuis son rachat par le « Monde Libre », un groupe de presse créé par Bergé-Niel-Pigasse. Elle en sera donc licencié 2 ans après, pour son positionnement « trop à gauche », apparemment… Le livre s’annonce donc comme une vengeance en plus d’un compte rendu de cette période, voire une autobiographie.

Autant le dire tout de suite, je suis mitigé concernant ce livre. Je dois dissocier le fond de la forme. En effet, en bonne agrégée de philosophie, Aude Lancelin utilise un langage plus que soutenu. Exemple :

« …qu’une inaltérable posture d’atrabilaire, présentait déjà les prodromes de ses élucubrations futures… »

Cela pose le problème de la cible de son ouvrage. Avec un tel vocabulaire, elle ne s’adresse évidemment pas au lectorat habituel de l’Obs (en dehors de sa rubrique culture peut-être), qu’elle a baptisé l’Obsolète (ce qu’il est depuis longtemps). Elle s’adresse plus au petit microcosme parisien politico-philosophique. Et ça, ça me pose un problème vis à vis du fond. Parce que le fond de l’ouvrage, c’est de dénoncer justement les copinages, les liens entre milieux financiers et presse, les liens entre la presse dite de droite et celle de gauche, qui se retrouve finalement le week-end du coté de Deauville ou dans les diners du Siècle. Les personnes les plus assidues de la chose politique, les lecteurs du Monde Diplomatique, etc… ,ne seront pas surprises de la description de ces liens.

Pourtant, il y a beaucoup de rappels pertinents, sur les BHL, les Finkielkraut, les Bruckner mais aussi les Jean Daniel, les Joffrin, Perdriel, que l’auteure a rebaptisés par des pseudos assez faciles à décoder (Rossignel à la place de Perdriel). On hallucine parfois devant les manoeuvres dignes de l’inquisition espagnole ou de la police politique stalinienne…. venant d’anti-communistes notoires. On se gausse des clivages de facade, qui ne masquent pas pourtant le manichéisme de ce milieu : Si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous. On  se désespère aussi sur le fait que comme Trump, Hollande (mais aussi avant Sarkozy…) voit le monde uniquement par cette cour médiatique. Alors forcément, Aude Lancelin se range dans l’opposition à ce milieu, qui ne manque pas aussi de vitrines, moins connues du grand public.

Si l’aspect vengeance (elle en veut plus à Xavier Niel qu’à Bernard Arnault son nouveau mentor, ou à Patrick Drahi son concurrent) reste à l’esprit dans les premières pages, on l’oublie, surtout si on prend le temps de regarder les Unes des hebdomadaires pendant cette campagne présidentielle, si on regarde les invités et éditorialistes des émissions politiques. Pas besoin de caricature, ce milieu se débrouille très bien pour ne plus avoir besoin de cacher les manipulations et propagandes. On avait effectivement connu plus de subtilités jusque dans les années 90. Aujourd’hui, le non-choix de la présidentielle semble avoir été, pour partie, orchestré par cette même presse dénoncée dans l’ouvrage, pour un candidat faussement jeune, mais aux idées qui feront plaisirs aux historiens du 19ème siècle. Passons… La deuxième partie de l’ouvrage est presque plus intéressante, dans un style plus fluide. Elle montre la déliquescence d’un journal par son management, par ses luttes de chapelles. Elle montre qu’un management qui peut fonctionner, avec de la casse sociale, dans une entreprise, ne fonctionne pas dans un journal où la production d’idée nécessite une paix de la pensée.

Dans cette seconde partie, Aude Lancelin reste plus factuelle, n’hésitant pas à rappeler qu’elle est la compagne de Frederic Lordon, penseur de gauche et « leader » de Nuit Debout. Elle ne propose en cela pas de solution de sortie de crise pour cette presse qu’elle regarde mourir. Elle insiste bien évidemment sur la nécessité d’être fidèle à une ligne éditoriale (ce que l’obs a fait dans un certain sens) mais fidèle aussi aux évolutions de société. Il faut donc regarder cette société… Le problème est que, malgré son ouverture à gauche, elle ne voit aussi qu’une partie très parisianiste du pays et des aspirations partielles. Son lectorat souhaité, celui d’une gauche intellectuelle, n’est plus suffisant pour faire vivre un hebdomadaire à l’heure d’internet. Le langage du livre est en décalage, justement par rapport aux personnes qui devraient être touchées. J’ai bien connu cela dans un webzine auquel je participais avec des personnes issues de ce milieu philosophico-littéraire. Malgré l’admiration que l’on peut avoir pour la richesse de la langue française, il faut aussi voir la réalité et être pragmatique, ce que d’autres réussissent très bien à allier.

L’ouvrage reste donc intéressant mais pas indispensable. Son prix est dû en bonne part à la volonté d’une opposition intellectuelle à monter au créneau face au rachat de 95% de la presse, internet compris. Aujourd’hui, la liberté n’est plus vraiment car des grands groupes monnaient des soutiens médiatiques contre des contrats, des accès. Le livre rappelle cela, sans dire pour autant que la presse doit-être neutre. Elle était et reste orientée, mais le spectre de choix semble se restreindre. Alors, elle va mourir, certainement, devenir d’un coté un divertissement sans âme, façon presse people, et de l’autre on verra renaître des titres plus spécialisés sur d’autres modèles que le lecteur vraiment intéressé, ou bien le visionneur de vidéo, ira chercher. La presse est morte, vive la presse? En attendant, les mêmes groupes s’attaquent à l’édition littéraire…

 

Blog : Le petit monde du libre en émoi pour si peu…

D’habitude, je ne fais qu’un billet de fin de semaine. Mais comme je vois pas mal de billets intéressants chez mes collègues dans une semaine très riche, je ne pouvais manquer d’en parler. 

Pour celui qui n’est pas familier avec ce « petit monde du libre« , il faut resituer rapidement. Je vais parler de GNU Linux, le système d’exploitation alternatif dont Ubuntu (édité par Canonical) est la « version » la plus emblématique auprès du grand public (mais pas toujours la plus recommandable, c’est un autre débat). Je vais aussi parler d’autres alternatives et aussi du petit à coté qu’est la presse « informatique ». Vous allez voir que, même si vous n’êtes pas pointu sur le sujet, ça peut avoir une influence sur votre petite vie puisque le numérique (ET NON LE DIGITAL!!!) est partout.

Donc Canonical annonce l’abandon de son « interface » Unity dans le prochain Ubuntu. Je m’en réjouis car pour moi ça veut dire qu’on aura un environnement de moins à maintenir, donc moins de dispersion des forces. Je n’y voyais aucun intérêt par rapport à un Gnome 3 disponible un peu partout (si si, même sur archlinux) et qui a un objectif similaire : Avoir une interface utilisable en tablette/tactile et en PC classique. Maintenant, ça veut dire aussi que Ubuntu et Canonical se recentrent sur le coeur de cible et abandonnent le desktop grand public ( et non le desktop pour initié) . J’avais bien aimé l’excellente version Mate de la dernière ubuntu dans mon récent test. Par contre, je ne comprends pas la version Budgie ou même lubuntu et xubuntu quand on a déjà assez à faire avec la maman d’Ubuntu, la Debian et ses variantes en unstable à la sauce lxde ou xfce pour celui qui veut tirer le meilleur parti de sa machine. Oui, je sais, ça devient technique pour ceux qui n’y connaissent rien, alors je reviens à des trucs plus connus. Là où je m’inquiète, et je ne suis pas le seul, c’est sur des systèmes GNU/Linux sur des pc portable hybrides actuels. Ce n’est pas vraiment la tasse de thé des utilisateurs de ce système qui préfèrent du robuste et du classique ou carrément une tablette, dont le marché s’écroule quand même un peu. Bref, le libre en tactile portable, on peut dire que c’est mort à brève échéance, autant qu’un windows phone. Android (et iOS pour les privilégiés du système comme les Le Pen de Montretout ) va régner quelques années avant qu’on change vraiment de terminal pour tenter autre chose. Le seul espoir reste, pour le geek bricoleur, des forks d’android délestés de la surcouche google, ce qui risque d’être pas mal verrouillé par Alphabet qui veut tout savoir sur nous (on nous spolie, comme dirait Arthaud), surtout avec la diversité de téléphones. Bref, ça s’appelle lineageOS surtout, mais le nombre de smartphone supportés me fait rire….jaune. Là encore, se concentrer sur les meilleures ventes de smartphone peut être une solution, ce qui veut dire encore qu’il va falloir s’équiper en occasion (oui, on a du mal à finir les fins de mois, dans le libre). L’histoire recommence (un peu comme l’histoire de l’Europe, quoiqu’en disent Asselineau, Dupont Aignan ou Macron d’un coté ou de l’autre )et souvenons nous juste du nombre d’années de domination de Windows…

Pour se souvenir, on a eu des sites spécialisés, comme PC Impact devenu Next Impact. Next Impact a annoncé cette semaine passer en payant à … 4 Euros par mois. Personnellement, ça ne me fait pas grand chose puisque je ne lisais pas ce site, ou alors très rarement. J’ai d’autres sources plus ciblées mais cette nouvelle a justement un impact plus important qu’on ne pense. Car cela veut dire qu’il faudra bientôt choisir entre une information payante et une information gratuite tellement sponsorisée qu’il faudra se poser la question à chaque article sur l’honnêteté de l’information. Je sais, c’est déjà le cas pour 90% des blogs littéraires et musicaux….(oui, je fais mon Poutou!). Mais comme j’ai été brièvement abonné à Médiapart, je peux faire le comparatif aussi. On peut payer et ne pas trouver son compte non plus pour des raisons éditoriales. Si je ne lis pas Next impact, c’est aussi parce que je n’y trouve pas le plus qui le rendrait indispensable par rapport à ce que je trouve ailleurs. Je lis le canard enchainé parce que je ne trouve rien d’équivalent, tout en gardant un regard critique…et ça me coute pourtant 4,8 euros par mois, si on regarde bien, avec la possibilité de zapper une semaine ou deux si je veux, en l’achetant en kiosque. Là, on me force la main pour un prix que je trouve excessif du fait qu’on ne paye pas la matière papier et autres métiers spécifiques à ce type d’édition . On ne me fera pas croire que ça coute plus cher que le canard, justement, même avec un revenu universel (il y a pas pensé Hamon, à la presse). Je lis aussi d’autres sites ou périodiques en géopolitique ce qui est un domaine tout aussi pointu, si ce n’est plus que l’informatique et l’internet. Je paye ou je lis gratuitement mais peut-être vais-je devoir tout payer. A ce moment, j’irai jusqu’à me demander si la presse papier n’est pas aussi bien sur ce marché de niche (et on voit de nouveaux titres se faire une place…). Il faut dire aussi que je ne m’y retrouve pas dans la forme actuelle de la presse en ligne avec ses articles entrecoupés de pubs ou pas du tout adaptés à la lecture sur smartphone. Donc autant passer au kiosque avant de prendre son train de banlieue, par exemple.(oui, ça fait un peu oldschool, façon Lassale ou Cheminade)

Tout ça pour dire qu’on va devoir s’habituer à deux types de « presse ». Et ça fait un moment qu’on le dit… D’un coté, on va avoir la presse de l’instant, de la dépêche, qu’on peut recevoir encore aujourd’hui par un flux RSS (jusqu’à quand…?) ou par applis . Et il y aura la presse de réflexion, de dossier, de tests approfondis mais qui devra aussi s’éloigner de tout ce qui exerce sur elle une pression, c’est à dire la publicité, les financements par des grands groupes. On peut dire aujourd’hui que nos hebdomadaires et quotidiens ont toutes les chances de disparaître d’ici 10 ans s’il n’y a pas un grand ménage de fait… Quand je vois ce que sont devenus Marianne, le Nouvel Obs, le Monde, Libération ou Le Point, et leurs scores de ventes, ça risque d’aller plus vite si on arrête enfin les subventions à la tête du client. Après, on a toujours une presse plus récréative qui se maintient mais elle va aussi devoir faire face à la concurrence des … réseaux sociaux qui sont à la fois sources d’informations (hum…) et récréation.

La fréquentation de Diaspora (source the fédération) 

Et justement, cette semaine, j’ai entendu beaucoup parler de Mastodon comme alternative à Twitter. Youpi, c’est libre et décentralisé, crie-t-on! Et là je réponds à la Fillon : Et alors ? Déjà il y avait GNU social… Et Mastodon est un leurre ! C’est une mode passagère comme l’ont été Ello, réd matrix, gnutella, comme l’a été Medium pour les blogs, etc…Le grand public se fiche royalement que ça soit décentralisé, il ne comprend même pas ce que c’est. J’en suis encore à expliquer twitter aux collègues…Tout le monde est trop content de foutre sa trogne dans des selfies partout, de tout façon. Donc après, c’est juste de la cosmétique en rappellant aux premiers utilisateurs de twitter l’utilisation de tweetdeck, ou en permettant de faire plus long que 140 caractères. Aucune marque, aucun média ne va sur Mastodon. Aucune star incontournable n’a abandonné twitter pour ça. Donc aucun utilisateur ne changera ses petites habitudes et continuera à faire des livetweets d’émissions de télé ou de sortir des énormités pour attraper du follower. On peut me dire comment créer une instance mastodon sur n’importe quoi, que je m’en fiche. Les gens (mode Mélenchon on), ils veulent un point d’entrée et pas 36000 instances. Il n’y a que les gens du petit monde du libre qui comprennent l’intérêt et sont prêt à exporter et importer un compte d’une instance à l’autre tous les ans parce que la première a cessé de vivre. C’est pour cette même raison que Diaspora* plafonne et que Framasphère a quand même été le point d’entrée français qui a fait décoller le truc après bien des essais. Et de toute façon, on retrouvera peu à peu les mêmes comportements sur mastodon, si d’aventure ça marche, ou bien ça restera un réseau social de niche comme ce qu’est devenu Ello maintenant. Les vraies questions sont à chercher dans le besoin d’un tel outil (pour moi, aucun) et surtout comment simplifier l’accès au décentralisé en garantissant une confiance sur l’utilisation de nos données.

Beaucoup d’émois donc pour ne retenir que peu : Oui, la liberté dans la lecture de la presse risque de se restreindre mais aussi de se réinventer. Oui, le mobile ne sera pas plus libre que ne l’a été l’ordinateur personnel, c’est à dire à pas plus de 3 ou 4% du marché, vent dans le dos. C’est regrettable mais c’est ainsi, tant que le libre ne travaille pas en avance de phase sur des terminaux naissants. Et même comme ça, il y aura toujours un petit malin, comme Google avec Android, qui récupérera des outils libres pour en faire son business. Ok, ça casse peut-être un peu le moral, mais il y a pourtant moyen d’être plus malin que ceux là…. mais ça, c’est une autre histoire qui reste à inventer en ce mettant à la hauteur de chacun.

ps : comme d’habitude, j’ai mis quelques liens vers les collègues…qui ne m’ont rien demandé. Et je ne demande rien non plus 😉

Ce billet a été rédigé en « pyjama et mal rasé« , parce que l’habit ne fait pas le blogueur… 

Blog : Le danger de l’anti-« fake news »

C’est la nouvelle lubie de l’internet : Combattre les « fakenews », ces informations mensongères qui pourissent la vie des réseaux sociaux, des campagnes électorales et pervertiraient les cerveaux.

Ce qui a poussé à ça est connu : L’élection de Donald Trump et la manière qu’il a de tourner des évènements à son profit. Je ne vais pas sortir ma carte « Point Godwin » mais ce n’est pas le premier dans l’histoire et il ne sera pas le dernier. Pourtant, un point échappe à l’analyse : La presse et les politiques sont pointés sans arrêt du doigt pour leurs « mensonges », leurs oublis, et pas que par de sombres sites conspirationnistes. Des candidats à la présidentielle utilisent même ces arguments pour dire que la presse serait « aux ordres d’officines ». Alors si on suit cette logique, tout le monde donne donc des « fake news », des fausses informations?

Pour contrer cela, les journaux « dits sérieux » ont dégainé des services dédiés à démasquer ces horribles manipulateurs. Petit souci, ce sont justement des journaux qui sont aux ordres de grands groupes financiers, et le prix Renaudot 2016 (que je chroniquerai prochainement) parle des conséquences de cela. Des articles ont montré les grosses failles de leur système, notamment dans l’affaire Wikipedia. Les Decodex amusent un peu plus la galerie qu’autre chose. Aucune personne adepte des sites « alternatifs » ne mettra les pieds sur ces outils. Le lectorat de cette presse fond au soleil (zut, l’été revient) et beaucoup préfèrent s’amuser à regarder une vidéo youtube dénonciatrice que lire un dossier du Monde. A coté de ça, on a des sites comme Acrimed, plus indépendants mais avec aussi des orientations politiques, qui décodent les erreurs et manipulations des médias, ou bien des périodiques d’information vraiment indépendants économiquement ( Mediapart, Canard enchaîné, monde diplomatique…) mais mis en cause par les accusés comme opposés à eux (ça change comme la majorité).

Car un média, télévisuel, écrit ou autre, donne une interprétation de la réalité, via un angle d’attaque. Prenez une même nouvelle, quelque chose que vous avez vécu par exemple, et regardez la retranscription de plusieurs médias et vous trouverez des manques. Regardez comment en parlent d’autres personne et ce seront d’autres manques. Regardez ensuite comment les gens reçoivent cette information et ça sera encore différent. C’est tout le problème de la communication humaine et qui se retrouve dans les Internet. Donc il y a un choix, un consensus trouvé pour une interprétation et faire le tri en amont revient à restreindre ce choix.

Le problème vient des organismes qui vont faire ce choix. Facebook et Google font déjà ce choix et le renforcent, donnant une interprétation très américaine et puritaine. Le Monde aura aussi sa version parfois très sociale libérale tandis qu’on aura une autre variante chez Le Figaro (pas toujours différente) , fakir ou que sais-je encore. Sputnik ou Russia Today en ont une autre, très criticable, qui parfois aussi à ses parts de vérité mais seront censurés par ces filtres. Et nous, dans cette nouvelle guerre froide de l’information, nous retrouvons à être guidés par un camp auto-proclamé du bien. Tout ça rappelle presque la sombre époque du MacCarthisme. En effet, sans y prendre garde, on entre dans un nouvel organe de censure qui, en voulant nous protéger de fausses informations, nous met entre les mains de multinationales et de puissances financières qui suivent leur propres intérêts. On a déjà vu par le passé Google ne pas mettre en avant une messagerie chiffrée concurrente de gmail dans les résultats de recherche et cela se remarque de plus en plus. On constate déjà les choix éditoriaux de google news. Et bien ce sera pire. L’autre alternative proposée étant de passer par les gouvernements, je vous laisse deviner le résultat.

Il faut quand même regarder comment est « consommer » l’information. Autour de moi, je vois des applications de smartphone de médias assez simplistes (Le Parisien, 20 minutes…) ou bien du Facebook où le flux mélange tout et n’importe quoi, entre les partages des amis et les flux des sites d’info. Et puis sinon, il y a donc google news mais pas mon flux RSS préféré, sauf évidemment dans ma famille, tyran que je suis. Bref, tout ça donne quelque chose de très sujet à ces filtres et ces choix éditoriaux. Et comme en plus la profusion d’information crée un reflex de replis dans sa bulle, on a tendance à n’aller voir que ce qui nous conforte dans notre opinion déjà préfabriquée.

La seule alternative possible, mais qui aujourd’hui est totalement absente, reste d’éduquer à la « lecture » des médias, des informations. l’apprentissage par mimétisme avec les parents, ça ne marche pas, puisque c’est justement notre génération et celle passée qui tombe déjà dans ce piège, et pas seulement les jeunes des générations Y, Z, …Comment montrer de manière neutre et où le faire ? Cela me paraît le rôle de l’école et notamment de matières comme l’histoire-géographie qui sont friandes de données et de recherche. Je pense que mes excellentes profs de lycée auraient fait le job comme certains le font aujourd’hui. Par exemple, nous avions fait un travail approfondi sur le traité de Maastricht (ça vous donne mon age, ah, ah), sans que l’opinion politique de la prof ne transparaisse puisque nous avions le document brut et non des opinions. Aujourd’hui, il est paradoxalement difficile de lire un document de ce genre in-extenso dans la masse des résultats de recherche. C’est aussi une forme d’apprentissage du langage, comme on peut le faire dans les classes primaires surtout quand des parents trouvent intelligent de se débarrasser des gamins en leur filant tablette et télévision. Mais comme on pense plus à façonner de bons petits soldats que des personnes aptes à développer une réflexion par elles mêmes, on en arrive à passer totalement sous silence tout cela. C’est bien dommage et la fiction des auteurs de SF et anticipation se trouve presque dépassée aujourd’hui.

A nous d’être nos propres héros….

 

Presse du passé : Jeux et Stratégie

J’inaugure avec ce magazine une rubrique sur les disparus de la presse papier. Avec Jeux et Stratégie, on avait un magazine qui a aidé à populariser à la fois le jeu de rôle (JDR), le wargame, mais aussi les jeux de plateaux, comme les classiques, allant jusqu’aux mathématiques ludiques et le jeu vidéo.

Je n’ai évidemment pas connu le premier numéro de ce magazine créé alors en 1980 par l’éditeur de Science et Vie, Excelsior Publications. Pour la petite histoire, l’éditeur est aussi lié à l’époque aux boutiques Jeux Descartes, dont il y aura souvent mention dans les colonnes du magazine. Il faut dire qu’il n’y avait pas tant de boutiques consacrées aux jeux à cette époque, à part le jouet pour enfant. Le cousin du magazine, Casus Belli, fut aussi créé à cette époque, se spécialisant encore plus dans le JDR et le Wargame. Si j’ai cassé très tôt ma tirelire pour J&S, c’est justement par son coté généraliste….et aussi parce que je le trouvais à ma bibliothèque municipale parfois.

alicianeAutant dire que ce ne sont pas les problèmes d’Echec qui m’ont attiré, mais plutôt d’autres jeux, du Backgammon à la découvertes de toutes les sorties jeux de plateau de l’époque. Mais si le jeu de rôle était fascinant, prolongeant les Livres dont on est le héros, la mode de l’époque pour les ados, j’ai très vite jeté mon dévolu sur les Wargames. Je pense que c’est avec le Siège d’Aliciane en 1984, que ça a commencé. C’était un encart créé par un certain Antoine Joël où l’on avait et les pions et le plateau de jeu. L’initiation était parfaite pour faire le siège d’un chateau fort. Je ne dois pas être le seul à avoir craqué sur ce numéro, si j’en crois un site du même nom consacré aux wargames. Mais le magazine, en plus de fournir des scénars pour maîtres de jeu, des reportages sur les créateurs de jeux et des jeux de plateaux, fera aussi paraître des jeux de rôle d’initiation, comme Mega entre 84 et 86.

jets13Tout cela m’a permis d’acquérir un peu de culture ludique mais aussi de découvrir des jeux de stratégie aussi éloignés de notre culture que le Go ou le Xiang Qi (échecs chinois). J’ai un peu perdu la main, aujourd’hui c’est sur, malgré la disponibilité de logiciels sur ce type de jeux. Des dossiers et des sujets proches du jeux furent traités, comme de la BD, des polars… Le magazine traitait aussi de jeux vidéos, même si les périodiques spécialisés étaient plus pertinents. Je parlerai bientôt d’un des jeux qui passionna la rédaction par la stratégie qu’il fallait employer.  Le magazine disparut malheureusement en 1989, justement à cause de la spécialisation nécessaire dans une presse ludique et vidéoludique. Casus Belli et Tilt prirent le relais mais j’en parlerai plus tard…Accessoirement, quelques dessinateurs de renom firent des illustrations pour ce magazine. Je pense à Claude Lacroix et Didier Guiserix, autre père fondateur de Casus Belli, justement.

On en trouve des exemplaires ici.  Nul doute que certains doivent rechercher activement les jeux en encart. Je me souviens du numéro 8, emprunté à l’époque où le Rubik’s cube était un jeu à la mode. Revoir les unes permet aussi un retour dans le passé des jeux, dont aujourd’hui on a même un musée/conservatoire, le CNJ….avec des anciens de ce magazine, d’ailleurs.