En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

« Eigengrau » des Rise Of Avernus : toujours plus sombre ?

J’avais découvert les Australiens de Rise of Avernus avec leur premier LP, « L’Appel du Vide » sorti en 2014 et que j’avais chroniqué en février 2015.

Le groupe ayant connu un léger changement dans sa composition, un EP intitulé « Dramatis Personæ » était sorti fin avril 2015. On sentait que le groupe s’orientait vers quelque chose de plus sombre, de plus lourd, de plus puissant.

Après avoir précommandé le nouvel opus, j’ai eu le plaisir de le recevoir il y a quelques jours. Pour mémoire, j’écris cet article le 11 janvier 2018 et la date de sortie de l’album est fixée officiellement pour le vendredi 19 janvier 🙂

Commençons par les données purement techniques : 8 pistes pour un peu moins de 47 minutes. On frôle presque les 6 minutes par titre, ce qui est honorable. Et quelques photos pour montrer l’album avant toute chose.

La face avant :

L’intérieur :

Le dos :

Dès la première piste « Terminus », on sent que le groupe n’est pas présent pour faire de la figuration. On est dans du doom metal tout ce qu’il y a de plus canonique. Le growl masculin est lourd à souhait… Porté par des orchestrations metal symphonique du plus bel effet.

Autant dire que le groupe pose ses attributs bien en évidence… Et le premier qui rigole se prend un coup de hache à double tranchant dans la tronche 🙂

« Ad Infinitum » commence à peine plus légèrement. On sent que le groupe aiment à mélanger les influences doom et symphonique. La chanteuse du groupe nous fait un peu de growl… Et le growl féminin, c’est intéressant une fois qu’on s’y est habitué 🙂

Je dois dire que le deuxième album des Aephanemer m’y a initié

Avec des pistes comme « Gehenna », « Eigenlicht » ou encore « Tempest », on est dans du metal symphonique un peu plus classique. Guitares saturées, chant partiellement clair, duo de voix masculine et féminine. Suivi d’une montée en puissance qui explose les décibels pour le plus grand plaisir de faire un petit peu de headbang 🙂

Avec « Forged in Eidolon », premier extrait de l’album, on revient dans ce que le groupe propose de plus lourd. Autant dire que ça décalamine les cages à miel… Avec juste une lichette de douceur au passage 🙂

L’avant-dernière piste « Mimicry » est la plus courte et le groupe y a concentré tout son talent… Ne pas céder au headbang durant l’écoute du titre, c’est difficile…

La dernière piste est aussi la plus longue de l’album avec un peu plus de 8 minutes au compteur… Après une introduction assez longue de près de 2 minutes 30, on a droit à toute la puissance du groupe… Autant dire que l’on arrive dans le vif du sujet de manière abrupte… Est-ce un mal ? Pas vraiment ! Quant à la fin, elle surprend un peu, mais je vous laisse en prendre connaissance 🙂

C’est un album qui n’est pas si facile d’accès, et qui ne s’apprécie vraiment qu’à partir de la troisième voire la quatrième écoute. C’est ce que j’apprécie, car derrière le côté lourd et agressif, on trouve une deuxième couche tout en subtilité. Ce n’est pas cependant l’album que je conseillerai pour une personne voulant découvrir le groupe 🙂

En vrac’ de fin de semaine… Dernière édition de 2017 !

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. L’année 2017 se terminant enfin, voici l’ultime billet en vrac la concernant.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Pas grand chose, la fin d’année est particulièrement calme…

Deux opérations qui s’arrêtent le 31 décembre à 23h59 :

Bon week-end et en oubliant le blabla habituel hypocrite du 1er janvier 🙂

2017, une année où mon enfance et mon adolescence ont un peu moins souffert ?

Il y a un an à peu de chose près, j’écrivais un billet franchement amer sur l’année 2016 qui avait été une vraie hécatombe en ce qui concernait mon enfance et mon adolescence. À trois jours du nouvel an 2018, j’ai voulu faire un bilan pour voir quelles célébrités m’ayant touché sont parti sur les 12 derniers mois.

Je dois dire que l’année 2017 a été à peine plus douce… Du moins, en ce qui me concerne. J’ai exprimé dans un autre billet l’indifférence que j’éprouve envers la disparition de Jean-Philippe Smet.

Sur le plan cinématographique et télévisuels ? Chronologiquement :

Janvier 2017 : Mike Connors, éternel interpètre de Mannix. Je me souviens d’avoir vu la série lors de sa rediffusion en France. Même si déjà à l’époque la série était datée, elle était toujours agréable à voir. Et révolutionnaire, Gail Fisher étant une des premières actrices afro-américaines avec un rôle régulier dans la série.

Mai 2017 emporta trois acteurs que j’aimais beaucoup. Les Français Victor Lanoux (4 mai 2017) – que j’avais découvert dans le film « La Smala » au côté de Josiane Balasko – et Jean-Marc Thibault (28 mai 2017), éternel « George ! » de la série Maguy mais que je connaissais par ailleurs.

Sans oublier le deuxième interprète de 007, Roger Moore (23 mai 2017) que j’avais largement préféré dans son rôle d’alter-ego de Tony Curtis dans « Amicalement Vôtre ».

Juillet a emporté deux acteurs que j’appréciais beaucoup : Jean-Claude Bouillon, éternel commissaire Valentin des Brigades du Tigre (31 juillet 2017) et Martin Landau (15 juillet 2017) qui avait joué dans les premières saisons de Mission Impossible à la fin des années 1960 ou encore l’inoubliable Commandant Koenig de Cosmos 1999.

Août 2017 : c’est la mort de Mireille Darc qui m’a marqué. Je me souviens de son rôle de femme fatale dans la série des « Grand Blond »… Ou encore ses rôles dans les séries de l’été quand c’était la mode d’en faire.

Octobre 2017 : l’un des plus grands acteurs français restant nous quittait. Je parle de Jean Rochefort (9 octobre 2017) et son humour froid, sans oublier son éternelle moustache. Il serait impossible de résumer sa carrière, mais un des films où je l’adore, c’est « Un éléphant, ça trompe énormément » et les quiproquos sans fins…

L’année dans ce domaine s’est mal terminée… John Hillerman (9 novembre 2017), éternel Higgins de Magnum nous quittait à son tour… Était-il ou pas Robin Masters ? Le saura-t-on jamais ?

Dans d’autre domaines, il y a des morts qui m’ont touché, comme celle de Simone Veil (le 30 juin 2017) ou Jean d’Ormesson (en décembre 2017).

Si l’année 2016 a été pour moi une année de perte musicale, 2017 a été celle des pertes sur le plan cinéma et série… Vu le carnage de l’année 2016, il ne reste plus grand monde que j’apprécie et qui soit encore en vie, du moins, dans les personnes dont la carrière a débuté dans les années 1960-1970. Pourquoi j’ai comme l’impression que 2018 va nous enlever Tony Iommi ? Ou encore France Gall qui a été hospitalisée fin 2017 ?

Bref, je pense que l’article que je ferais en décembre 2018 – si le blog est encore actif, tournera autour des pertes musicales…

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. En cette avant-veille du jour le plus gerbant côté joie obligatoire, quoi de neuf ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

    • Alors que l’on attend toujours la Trisquel GNU/Linux 8, la distribution PureOS – basée sur la Debian GNU/Linux – est adoubée comme 100% libre par la Free Software Foundation.
    • Vous aimez les distributions GNU/Linux qui offre un environnement directement prêt à l’emploi sans bidouilles dès l’installation ? Alors EndlessOS 3.3.5 sera pour vous !

Côté culture ?

Bon week-end !

« The Wait », le premier EP de Watchmaker : un concentré de bonheur auditif ?

Il m’arrive d’être contacté par des groupes ou des artistes pour me parler de leurs projets. Cela a été le cas récemment avec le compositeur et interprète Rémi Delahaye alias Watchmaker. Ses influences musicales sont le jazz, le downtempo, le trip-hop ou encore la musique minimaliste.

Il m’avait proposé de m’envoyer son EP autoproduit qui sort en cette fin d’année 2017. J’ai donc écouté le court EP (4 pistes pour une douzaine de minutes) qui est disponible au format numérique sur Bandcamp.

On sent les influences minimalistes et jazzy dès la première piste « The Wait », avec un rythme assez rapide, presque hypnotique.

La deuxième piste, « Freedom Riders » introduit des sonorités proche des steel drums, mais ce sont des hands drums, des instruments qui y ressemblent et qui donne une côté « sucré » et festif à la deuxième piste.

L’avant dernière piste a une introduction qui m’a fait penser à celle du titre « El condor pasa » de Simon et Garfunkel. La ressemblance s’arrête ici, et et on a droit à ce léger son qui tremblotte et qui emporte l’auditeur comme s’il était sur une vague. Un rythme qui me fait penser à une mélodie trip-hop.

L’ultime piste commence avec une introduction à la harpe (ou une émulation via un synthétiseur ?). C’est la piste la plus trip-hop de l’EP avec son rythme saccadé qui donne envie de taper du pied en rythme. Avec le piano qui s’invite vraiment au milieu de la piste, c’est une bonne conclusion à ce court EP qui est un pur bonheur auditif.

Bien que le compositeur m’ait envoyé gratuitement une version de son EP, l’ayant bien aimé, j’ai donc acheté un exemplaire numérique en attendant une future version physique, voire un LP dans les deux ans qui viennent.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac. À moins d’une dizaine de jours de la pire fête commerciale de l’année, quoi de neuf ?

Côté logiciel libre, informatique et internet.

    • Pour les fans de BSD libre, je demande TrueOS 17.12 avec entre autres choses l’environnement Lumina Desktop 1.4, OpenRC pour gérer les services et une base FreeBSD 12 encore en développement où je rédige ce rapide billet.
    • Elle a failli manquer la fin de l’année, mais l’excellente MX Linux 17 pointe le bout de son nez, basée sur la Debian GNU/Linux Stretch.
    • LinuxMint rajoute les versions 18.3 de ses saveurs Xfce et KDE. Pour les fans uniquement de la distribution centrée sur Cinnamon et Mate-Desktop 🙂
    • Pour les amateurs de virtualisation, je demande Qemu 2.11.0 publié le 13 décembre 2017. Faut bien varier les plaisirs avec VirtualBox, non ?

Côté culture ?

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

  • Pour les amoureux de projets libre complètement fous, je demande ReactOS 0.4.7, vous savez, la réécriture libre de MS-Windows…
  • Dans le domaine des distributions 100% libre, je demande la Uruk 2.0, basée sur la future Trisquel 8.0, basée sur Ubuntu 16.04 LTS…
  • Dans la catégorie, « Tiens, elle est encore en vie », je demande la Rosa Linux R10, qui est plus ou moins liée à la OpenMandriva.
  • Un nouveau venu dans le monde du blog concernant le logiciel libre et ses dérives, j’ai nommé Tommy et son blog LoboTommy.

Côté culture ?

Bon week-end !

Jean-Philippe Smet n’est plus ? Le nécro-commerce musical se frotte déjà les mains…

C’était prévisible. Le plus belge des rockeurs français du début des années 1960 est parti peu après Jean d’Ormesson.

Heureusement pour l’académicien qui – dans le cas contraire – n’aurait eu droit qu’à un entrefilet en bas de page des quotidiens nationaux. Déjà, ses ami(e)s vont venir alimenter le « bal des pleureuses médiatiques » et louer son talent.

Oui, j’emploie cette expression sexiste selon les personnes qui considèrent que l’on doit aseptiser la langue française et ne plus dire aveugle mais non-voyant, que l’on doit mettre en place l’écriture inclusive au nom de la lutte contre les discriminations sexuelles en oubliant que cela en fait une bouillie indescriptible et inaudible pour les personnes utilisant des lecteurs d’écrans à cause d’une cécité ou d’une vue défaillante.

Mais inutile de revenir sur la bêtise liée au proverbe qui veut que « la route de l’Enfer soit pavée de bons sentiments ». Il y aurait de quoi remplir des bottins.

Derrière la tristesse réelle ou simulée des anonymes et des célébrités, il se cache quelque chose de plus ignoble, que l’on aime ou que l’on se contrefoute des créations de Jean-Philippe Smet : la préparation des albums hommages, des compilations (et il y a de quoi faire avec une carrière qui court sur près de 60 ans), des enregistrements inédits.

En clair, le bon vieux nécro-commerce qui nous propose depuis des années ce genre de pépites soit disant trouvées par hasard.

D’ici la mi-juin 2018, les albums « hommages » vont remplir dans les rayons. Ils se vendront comme des petits pains, les fans – peu importe leur sexe biologique apparent – se jetteront dessus. Comme des personnes affamées se jettent sur un crouton de pain.

C’est la vie après tout, non ? Ah moins que le commerce doit continuer. 30 ans après sa mort, il y a toujours des albums hommages à Iolanda Cristina Gigliotti alias Dalida. Près de 40 ans après sa mort accidentelle en mars 1978, les radios passent encore Claude François.

Bref, le nécro-commerce va fonctionner à fond. Pour le plaisir des vendeurs de galettes plastifiées.

Pour reprendre ce que disait Pierre Desproges dans un de ses spectacles :

J’ai pas peur de l’avouer, j’avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j’ai pleuré comme un môme. J’ai vraiment pas honte de le dire. Alors que – c’est curieux – mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j’ai repris deux fois des moules.

Je n’étais pas bien vieux quand Georges Brassens est mort, mais pour moi, ce fut la mort de David Bowie qui me fit cet effet. N’étant pas friant des coquillages, je les remplacerai par des nouilles. C’est plus économique soit dit en passant.

Mes condoléances aux personnes qui aimaient sincèrement les créations chantées par Jean-Philippe Smet. Et aussi aux personnes qui – comme moi – n’en ont rien à faire.

Allez, bonne journée sans télévision et radio !

« Coriallo » d’Heligoland : 4 ans après « Sainte-Anne », une attente récompensée.

Heligoland est un groupe d’origine australienne dont je suis les créations avec un grand intérêt. J’avais rapidement parlé de leur précédent EP « Sainte-Anne » sorti en janvier 2013. C’est avec « Bethmale », le troisième et dernier EP enregistré en France par le groupe et plus précisement au Sémaphore de Jaredeheu (si on en croit la notice de publication sur le site du groupe).

Comme pour les précédents opus, l’EP a été mixé par Robin Guthrie, un des membres fondateurs des Cocteau Twins.

Le groupe d’origine australienne, arrivé en France dans les années 2000, nous lance dans ses mélodies mélangeant indie pop, shoegaze et slowcore. De la douceur à l’état pur.

C’est assez simple. Si vous aimez les ambiances développées par le groupe Cocteau Twins, vous serez en terrain conquis ici. La voix de Karen Vogt, juste ce qu’il faut de fantomatique est portée magnifiquement par la guitare de Dave Olliffe et la basse de Steve Wheeler.

De la piste d’introduction « Elk » à celle de conclusion « Trust », c’est juste une longue promenade dans des mélodies cotonneuses, douces, planantes. Et c’est tellement bon…

Le groupe a déjà proposé le clip de son titre « Orion » en avant sur sa page youtube quelques jours avant la sortie officielle de l’EP.

C’est la piste la plus « rapide » de tout l’EP. Le genre de vitesse idéale pour déguster un petit café ou un petit thé avec des gâteaux tout en restant bien au chaud chez soi 🙂

La piste « Anavo » m’a pris par surprise et il m’a été difficile de retenir quelques larmes tant cette piste vous prend aux tripes. La piste « Three » qui est ironiquement la quatrième de l’EP remue un peu aussi l’auditeur, en emportant l’auditeur toujours plus loin dans les créations du groupe.

L’EP se termine avec la piste « Trust » qui nous emporte une ultime fois dans l’univers rêveur du groupe. Une excellente conclusion.

Le groupe a annoncé sur son site après la sortie de cet EP, qu’un nouvel album est en cours d’enregistrement… Je n’ai qu’une chose à dire : miam ! Plus de 7 ans après « All Your Ships Are White », je l’attendrai avec grande impatience.

« Plume » de Saâne : un premier EP prometteur ?

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le préciser, il m’arrive d’être contacté par des artistes ou des groupes pour me présenter leurs créations. Je réponds toujours avec le maximum de cordialité possible, promettant au minimum une écoute de leurs créations.

Cela a été le cas avec le duo d’indie-folk français Saâne, constitué par les soeurs Blandine et Marguerite Beaussant. Depuis pas mal d’années, elles composent des mélodies indie-folk aussi bien en anglais qu’en français et ont sorti récemment leur premier EP, « Plume ». Un deuxième EP serait en préparation.

N’ayant pas pu trouver d’espace Bandcamp, ce qui est dommage, j’ai pu trouver un lien vers leur espace soundclound. 5 pistes et un peu moins de 17 minutes au compteur. Autant dire que c’est un EP stricto sensu 🙂

Dès la piste d’introduction, on est plongé dans un monde de douceur, cotonneux, avec des effets de voix étouffées qui donne envie à la personne qui écoute de se pelotonner dans une couette, avec un thé et quelques gateaux.

L’ambiance intime entretenue par le mélange voix et guitare acoustique ne fait que se confirmer avec la deuxième piste « It’s Okay ». C’est une piste qui aurait pu s’intégrer sans trop de mal dans le premier LP du super groupe « This Mortal Coil ».

Avec la troisième piste, éponyme de l’EP, on a droit au seul texte en français. Je dois dire que j’ai du mal avec l’indie-folk qui s’exprime dans la langue de Molière.

La quatrième piste reprend les éléments de la deuxième piste. Le mélange de voix naturelles et volontairement en sourdine donne un mélange un peu fantomatique. La présence des percussions en fait un des titres les plus rythmés de l’EP.

L’ultime piste « Whim » commence avec des sons de xylophone (ou quelque chose qui y ressemble) et on se laisse transporter par la mélodie.

Ce que je peux dire de cet EP ? Gastronomiquement, ce serait un amuse-gueule pour un plat de résistance que l’on attend avec impatience.

Donc, c’est un très bon départ pour ce duo au niveau des publications. Reste à voir si ce que l’on peut entendre dans ce premier EP sera confirmé dans le deuxième. Il faut juste l’espérer et rester optimiste 🙂

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet. On va commencer par une floppée de DGLFI… Cela a été cette semaine une vraie fête du slip sur la liste d’attente de Distrowatch…

  • DGFLI n°1 : prenez ce qui deviendra la Ubuntu 18.04, rajoutez-lui le GnoMenu et vous obtiendrez la Guntu
  • DGFLI n°2 : prenez ce qui deviendra la Ubuntu 18.04, rajoutez-lui dessus Unity 7.x qui a été abandonné pour la Ubuntu 17.10 et vous obtiendrez la Unity7sl
  • DGFLI n°3 : prenez une Ubuntu Budgie basée sur le code de la future Ubuntu 18.04, rajoutez-lui Wine, une couche de compatibilité pour Android et vous obtiendrez la Gobuntu
  • Continuons avec des produits un brin plus sérieux, comme la deuxième sœur ennemie issue du projet Mandriva, j’ai nommé l’OpenMandriva 3.0.3. J’ignorais qu’elle était encore en vie… 🙂

Côté culture ?

Bon week-end !

« MAr0kAït » d’Anti RubBer brAiN fAct0rY : le retour en fanfare de Yoram Rosilio et de son orchestre.

J’avais déjà parlé fin avril 2017 des créations de Yoram Rosilio et son orchestre Anti RubBer brAiN fAct0rY.

Le contrebassiste Yoram Rosilio revient travailler les musiques traditionnelles marocaines dans un nouvel album, enregistré fin septembre 2016, « MAr0kAït », et paru le 31 octobre 2017.

Comme pour le précédent article, j’ai été contacté par le label « Le Fondeur de Son » qui m’a permis d’écouter la totalité de l’album en question. J’ai pu ensuite recevoir à titre gracieux un exemplaire physique.

Sur la page bandcamp de l’album, il n’y que deux des six pistes de l’album, avec quand même 24 minutes au compteur. Il suffit de voir la pochette pour se dire que l’inventivité du free jazz et les musiques traditionnelles marocaines, ça peut donner un cocktail inventif 🙂

L’album complet affiche environ 69 minutes au compteur…

Au travers de ses six pistes, on voyage dans les régions du Maroc. Cet album est à la fois un voyage musical et un itinéraire touristique.

Outre la troisième piste « Mul Anuba » qui est un nouvel hommage à la confrérie soufie des Hmadcha après l’album « Serious Works and lots of Madness » dont j’ai parlé dans l’article d’avril 2017, on trouve différents répertoires abordés.

Avec la première piste « Kassi Frid », on se promène dans la région de Casablanca. On commence par une longue introduction à la contrebasse, on a droit à une piste qui dégage une certaine mélancolie, avec des rythmes hypnotiques.

Avec la deuxième piste « 3Abidat ‘Rma », on arrive dans la région d’Essaouira. La piste est plus jazzy dès son départ. La rythmique y est plus rapide que dans la première piste. En fermant les yeux, on pourrait s’imaginer en train de courir. Un piste assez rapide, presque essoufflante, en contraste complet avec celle qui l’a précédé.

Avec « Mul Anuba », on a droit à la plus longue piste de l’album avec un peu plus de 15 minutes au compteur. Après une longue introduction toute en instruments à vent, les percussions s’invitent pour offrir un rythme de nouveau hypnotique, emprunt de spiritualité. Une piste qui invite l’auditeur à se poser dans un fauteuil, avec une tasse de café ou de thé pour se reposer.

La quatrième piste « Leïlaa Lill » nous envoie dans le sud du Maroc. Comme pour la deuxième piste, on est accueilli par une orchestration typique du jazz. C’est sûrement la piste la plus classique de tout l’album dans son orchestration.

L’avant-dernière piste, « Dance in the Cave of Bon Jeloud » est la plus courte, mais aussi la plus rapide et sûrement la piste la moins abordable de tout l’album, du moins à la première écoute. C’est celle que j’aime le moins, je dois l’avouer.

L’ultime piste « Dbiha » qui se traduit par la chanson du sacrifice est dans la veine des première et troisième piste, un rythme hynoptique avec des percussions qui se marie rapidement à des cuivres, qui donne un côté festif à la piste.

Cet album montre une nouvelle fois que l’on peut mélanger les rythmes jazz avec les musiques un peu plus traditionnelles. Je tiens à remercier le Fondeur de Son de m’avoir fait parvenir cet album.

Si vous êtes un passionné de rythmes typique de l’Afrique du Nord et que vous aimez aussi le jazz, cet album pourrait vous parler. À vous de laisser trainer une oreille, donc 😉

SUN, le nouvel EP d’entertainment for the braindead : un rayon de soleil ? :)

Derrière ce jeu de mots plus que pourri – oui, je plaide coupable ici – se cache la dernière production en date de Julia Kotowski alias entertainment for the braindead.

Plus de 4 ans sont passés depuis son précédent EP, et « SUN » fait 8 pistes pour environ 43 minutes… Côté durée, on est plutôt dans le LP, mais ne chipotons pas pour si peu 🙂

Autant dire que j’attendais cet album avec impatience, ayant toujours aimé le travail de Julia Kotowski, et ce depuis que je l’ai découverte vers 2010 avec ses premiers albums « Hydrophobia » et « Seven+1 ».

On retrouve ici l’univers intime de l’artiste, avec son éternelle guitare sèche et sa voix si spéciale.

Des pistes douces, planantes. Il y a parfois des éléments un peu « rock et puissant », comme dans la première piste « The Sound ».

Julia Kotowski ne s’interdit pas des rythmiques parfois rapides comme pour « Your Knife », « Sugar », « Bicycle Bell ».

Dans les pistes aussi douces que du coton, je demande « Hands », « Gamble » ou encore le titre éponyme de l’album. L’ultime piste « Window Sills » s’inscrit aussi dans cette ambiance si typique de Julia Kotowski.

Inutile de préciser que j’ai sauté sur l’occasion d’avoir une version physique de l’album et que je l’ai commandé. Il faut juste espérer que je le reçoive assez rapidement !