Culture : Ramune, la limonade japonaise 

Ah, la limonade, une boisson parfaite pour l’été. Mais au japon, elle a quelques particularités.

Cela commence par la bouteille, en verre, avec un bouchon étrange et surtout une forme bien particulière. Il s’agit de ce qu’on appelle le « Codd Neck« , du nom de son inventeur qui réalisa ce procédé au 19ème siècle pour les boissons pétillantes. Le Japon est parmi les derniers à l’utiliser. A l’intérieur, il y a donc une bille de verre qui va faire étanchéité avec la pression du gaz à l’intérieur et un joint caoutchouc. Pour l’ouvrir, il y a un petit appendice plastique qu’il faut enfoncer d’un coup sec ce qui donne un bruit particulier.

Ramune est le nom générique pour Limonade et vient de la prononciation du nom en japonais (oui, le R est proche du L en prononciation). Il y en a de tous les aromes, mais c’est souvent avec un goût plus sucré que chez nous, un peu chimique pour notre palais. Hasard du magasinage/shopping, je suis tombé sur une bouteille dans une grosse chaine de distribution française. C’est la marque Kimura qui exporte ça et ils n’ont pas pris de risque en choisissant le goût « citron ». Enfin citron japonais, hein.

La bouteille en verre est lourde mais ne fait que 200ml. On enlève le scellé plastique et on donne un coup avec la paume de la main pour l’ouvrir. La bouteille « crie ». Et on voit la bille en haut qui bouche le tout. Il faut attraper le coup pour boire ça mais c’est sur que c’est sécurisé. Si on renverse la bouteille, ça limite la catastrophe. Au niveau du goût, c’est typiquement du soda comme on trouve en Asie, aussi bien en Chine, Vietnam ou Corée. Pourtant, passé la surprise, ce n’est pas si écoeurant qu’on pourrait le penser. Evidemment, l’import coûte cher, par rapport à une bouteille classique. Mais ce petit moment de dégustation a un coté régressif et nous fait partir à la fois au Japon et en enfance.

Certains gamins cassent la bouteille pour récupérer la bille, ce qui en fait aussi une boisson populaire. Pourtant, ces bouteilles sont recyclées dans des consignes, comme nous avions autrefois dans certains magasins. On la trouve aussi par correspondance en France à un peu plus de 2 euros.


Tagged: alimentation, geek, japon, lifestyle

Blog : Génération(s)

Au départ, j’avais prévu de parler d’Algorithmes, les nouveaux bouc-émissaires pour tous nos problèmes, d’APB* à l’IA qui va tuer des métiers, en passant par celle des … jeux. Et puis mon petit sujet de la semaine m’est venu en discutant avec un collègue revenu d’une grosse semaine à Tokyo…

J’ai trouvé mon maître en émulation (ok, c’est pas dur)…. Le gars est tellement fan de Final Fantasy qu’il a tous les épisodes du 1 au IX en émulation sur son smartphone. Je rappelle quand même que le IX, c’était sur 4cd, à l’époque, ce qui fait plus de 2Go à chaque fois. Il a beau être plus jeune que moi, il a curieusement les mêmes références coté jeux vidéo. C’est étonnant comme cela sert parfois de passerelles entre générations. Je vois ce jeunot de Genma (:p) qui s’interroge là dessus, sur ce qu’il est, sur comment communiquer. Et bien parfois ça se présente comme ça, par hasard, par une passion, un hobby. Je parlais japon puis on est passé à Square Enix, Konami… et on parle alors comme des anciens combattants de la PSX (oui, ça s’appelait comme ça, à l’époque, la playstation). On a même parlé Bayonetta et Dark Souls, c’est dire comment ça dérive.

Dans mon article sur les émulateurs sur Android, je n’avais justement pas parlé de cette console emblématique d’une génération de joueurs : La Playstation. Déjà parce que je n’avais pas trouvé d’émulateur performant et « libre » ou gratuit. Qu’à cela ne tienne, je me suis fendu de quelques euros et j’ai mis en concurrence ePSXe et FPse (je n’ai pas encore décidé lequel est le mieux…) qui nécessitent tous les deux de récupérer un fichier de bios scph1001.bin. Une simple recherche vous amènera vers le fichier qui va bien, parce que je ne me vois pas récupérer ça dans ma console qui prend la poussière…. Pas plus que numériser mes ISO correctement d’ailleurs à partir de tous les CD originaux que j’ai gardés. Et me voilà donc à démarrer Gran Turismo d’un coté et Final Fantasy VII de l’autre. Pour le premier, il faut s’accrocher pour diriger avec précision une voiture en tactile sur un téléphone, même si j’ai passé la licence B et gagné une course après plusieurs essais. Mais pour le second, aucun problème et rien que la cinématique du début m’a donné des frissons avec la musique de Uematsu.

La première séquence de jeu de FFVII….sur mon mobile!

Ce n’est pas que de la nostalgie car c’est là qu’on remarque que ce qu’on vit dans son adolescence et sa vie de jeune adulte, marque durablement. Parfois c’est le grand frère qui refile sa vieille console et qui contamine le plus jeune. Idem pour la musique, les BD, les livres… On oublie comment cette transmission entre générations peut se faire. J’ai été surpris récemment par un gamin en apprentissage qui écoutait de vieux groupes et connaissait bien ses classiques, tout en écoutant la dernière merde chiée par NRJ. Ou bien on parle de Pokemon, les premiers épisodes pas le Go, un jeu dont l’age d’or a été il y a 15 ans…. C’est là aussi qu’on voit que le jeu vidéo s’est banalisé. Si ma génération a été la génération des gamers, ensuite on a une période plus casual, et maintenant plus mobile, avec des manières de jouer différentes. Si j’entreprends de parler de vieux jeux, avec quelques parallèles sur ce qui sort sur Mobile, c’est aussi parce qu’il y a des passerelles entre générations. Pas sur qu’on parlera avec autant de passion du temps passé sur Snapchat, Facebook, Twitter…. mais ce sont aussi des passerelles entre générations.

D’ailleurs, il y a des générations d’utilisateurs de réseaux sociaux aussi. Il y a ceux, comme moi, qui ont connu les débuts de ces trucs avant d’en voir les travers rapidement et de les fuir, au bout du compte. Il y en a d’autres qui sont arrivés alors que c’était bien installé et d’autres qui trouvent sans doute ça déjà « Has Been ». J’ai effectivement l’impression que ça se scinde beaucoup plus qu’avant, même si presque « tout le monde » a un compte de tortionnaire de caprin, histoire de…. Même les sites de rencontres se subdivisent en niches, générations, castes. Un anneau, pardon, un réseau pour les gouverner tous, disait un magicien. Je crois qu’on s’est bien planté. Alors pour réunir les générations, il vaut mieux aller voir du coté culturel et ludique.

Je lisais une interview de Matmatah qui revenait en festival cette année. Ils revoient des têtes connues dans les premiers rangs mais aussi des jeunes dont ils se demandent comment ils peuvent les connaître… La transmission est étonnante. Et blog, vidéos, podcasts sont aussi des moyens de transmissions entre générations. Si Cyrille utilise son marronnier habituel sur le sujet, je suis  moins pessimiste que lui sur l’avenir de l’écrit, comptant sur l’effet de mode. On appellera ça autrement que blog (ah les marketeux me feront toujours marrer), peut être mais ça reviendra en parallèle des autres médias, le temps de trouver la place. Je me vois mal faire une vidéo en improvisation totale comme ce billet, par exemple, ou parler à un micro avec ma voix de …. four à micro-ondes. (je vous laisse essayer l’immitation). Je vois que Frédéric, quand il n’écrit pas des sagas pour un futur feuilleton avec Ingrid Chauvin (:p), se consacre à faire découvrir des perles d’OS peu connus. Si ce n’était sa capture d’écran trop riquiqui et à mes yeux, je trouve ça parfait justement comme transmission… Surtout qu’on subit la dictature de la nouveauté dans les moteurs de recherche et … dans les normes du web.

Et il est temps de conclure, justement…Et dans transmission, il y a Trance (oui, elle est capilotractée, celle là)

*: Admission post bac, le bouc émissaire qui fait oublier qu’on n’a pas investi dans les universités pour créer des places, que les parents et les enfants sont souvent irréalistes et mal conseillés dans leur demande, allant dans des filières sans avenir ou débouchés suffisants et que les critères sont d’une hypocrisie crasse…


Tagged: émulateur, émulation, geek, jeu video, Réflexion

Mobile : De quoi se prendre la tête en vacances, avec … des jeux

OK, malgré le dernier article, vous ne pouvez définitivement vous passer de mobile en vacances. Mais j’espère au moins que ce n’est pas pour votre réseau social ou votre boulot. Donc autant se distraire et jouer…

Qui dit vacances, dit wifi hasardeux, panne de réseau. Alors il faut viser du jeu qui peut fonctionner offline. Et tant qu’à faire, en bon geek, on va se prendre un truc bien prise de tête, long… Tiens, un diablo-like, par exemple. Pour rappel, Diablo est un jeu de rôle de type Hack’n Slash où l’on parcourt des « donjons » pour massacrer du monstre à tour de bras. Et bien, il y a un clone de Diablo, fait vraisemblablement par des fans du jeu, tellement c’est ressemblant. Ca s’appelle Eternium, c’est gratuit et même sans pub. Enfin gratuit, presque car on peut acheter des bonus, armes etc dans le jeu. Sinon, il va falloir « leveler »et explorer les méandres de ces labyrinthes. Ce qui est appréciable ici, c’est l’interface. Pas de surcharge, pas de trucs trop petits (même si les menus…) et un système de commande pensé tactile avec des formes à dessiner sur l’écran pour faire des « combos », ou des assauts. Chose appréciable, après l’installation, il télécharge les données du jeu pour pouvoir jouer offline. Il faudra juste un peu de place sur la carte SD/Mémoire du téléphone. Sans être époustouflants, les graphismes restent fidèles à l’esprit de l’original. La vidéo suivante vous donne idée de ce que ça donne à haut niveau.

Ok, vous êtes plus dans la réflexion que l’action. Alors pourquoi pas un jeu de « cartes » en solo, un truc pour faire fonctionner votre vrai cerveau? Il y a Onirim pour cela. Bon, pour les règles, il y a un excellent tutoriel, sinon ça va être compliqué à détailler. Mettez du Uno, des Dominos, du Magic  et mélangez le tout…. Et là je simplifie. Par contre, le challenge est plutôt relevé pour les amateurs. Pour tout dire, il existe en jeu de carte normal, ce qui est expliqué dans la vidéo suivante :

Alors en sachant que le jeu mobile est tout à fait fidèle, et là encore sans pubs intempestives, vous serez peut-être tentés par le challenge. Effectivement, il y a du hasard, mais on peut mettre en place des stratégies pour arriver à « sortir du labyrinthe ».

Voilà, c’est tout, car avec ces deux là, ça doit suffire pour vos deux semaines réglementaires, voir trois ou quatre. Sinon, on va me dire que je pousse au vice.


Tagged: action rpg, android, geek, iOS, jeu de carte, jeu de role, mobile

Blog : Dépendance et isolement

J’ai fait un petit exercice l’autre jour, alors que j’étais dans le métro. J’ai regardé autour de moi, au lieu de rester rivé à mon écran de smartphone comme mes congénères. La moitié du wagon, au moins,  était à regarder un écran. 

Dans le métro de Pékin, c’est même pire. Pourtant, les parisiens adorent se renfermer, être désagréables et bousculer tout le monde (ok, les Pekinois, enfin les habitants pas les chiens, ne sont pas des exemples non plus). Mais il y a quelques années, ils avaient un journal, un livre, une pelote de laine, une console de jeu et un gros casque sur la tête… Aujourd’hui, il y a tout sur le même écran, cerveau compris. Je le sais, le mien est posé à coté de moi, pendant que j’écris cet article sur un autre écran.

Arrivé à la gare, je suis allé à la librairie presse. Oh, elle était bien déserte, je trouve par rapport à la cohue ordinaire. ça doit avoir quelque chose à voir avec cette habitude d’avoir tout sur l’écran. Forcément, on achète moins son quotidien, surtout dans une gare de Banlieue où l’on a des gratuits et un voyage durant parfois moins de 30 minutes. Je cherchais moi même un trimestriel (là t’es sûr que ça traite pas d’actualité!) et évidemment, il n’y était pas. Bilan, un peu plus tard, dans mon train, je me suis rabattu…..sur mon smartphone. Déjà parce que le paysage n’est pas très reluisant sur la ligne. Mais en plus, tu n’as pas l’air louche si tu observes tes compagnons d’infortune… ce que j’ai quand même fait :  Une dame avec un smartphone dont la coque avait des oreilles scintillantes jouait en écoutant de la musique. Un autre semblait corriger des notes manuscrites en tapotant sur sa tablette, le dernier pas avant le burn out. Un autre encore s’était barricadé avec son barda en écoutant de la musique avec ses écouteurs, comme si on allait lui piquer. Une jeune fille tapotait frénétiquement sur son smartphone avec un sourire niais toutes les 10 s. Sans écran, point de salut.

Distraction, outil de saisie, outil de communication, outil d’information… Avec tout ça, on se dit que forcément c’est mieux qu’avant. Le soir, j’ai utilisé mon deuxième cerveau pour me guider dans les embouteillages…Pas de miracle, c’était 1H30, le tarif. Et puis, il faut se méfier de cette dépendance. On se retrouve vite les yeux captés par cet écran plutôt que par la route. Parfois, on a le cycliste muni d’un casque audio, ou le piéton mélomane qui traverse sans se soucier du monde qui l’entoure. Je n’ai toujours pas rajouté d’autocollant « vieille dame » sur le flanc de mon véhicule, façon Papy Boyington (référence moisie assumée). Et le chemin indiqué obéit à un algorithme très stéréotypé qui fait qu’à un moment, tu es dans le même chemin tordu que l’ennemi d’à coté. Ton GPS hésite entre 2 solutions et bascule de l’une à l’autre dans un chaos infernal. A ce moment là, tu te souviens que ton cerveau est juste derrière tes yeux….ou pas. Mais comme maintenant t’es pas foutu de retenir ton propre numéro de téléphone, ton calepin d’avant c’est ton smartphone….qui transporte presque ta vie.

Et là,  le drame, l’incident fatal. Tu le perds. Celui qui le récupère a ta vie dans ses mains, les clés de chez toi, de tes secrets intimes. T’as rien chiffré,  pas mis de mot de passe, évidemment. On se tape des pubs et émissions à longueur de journée sur les cambriolages de l’été mais rien sur les escrocs qui facturent nos cerveaux de rechange. C’est sur que si nous avions mieux utilisé le premier,  nous n’en serions pas là. Je plaide coupable aussi car je suis bien imprudent aussi. Il y a des failles car  qui aime vivre barricadé derrière une serrure qu’on ouvre avec deux ou trois clés,  où il faut ranger tout tout le temps au bon endroit. J’aimerai tant vivre portes et fenêtres ouvertes. Tout nous pousse à l’inverse, jusqu’à l’actualité où 14 juillet est synonyme de terrorisme et d’armée plutôt que de révolution et liberté.

Alors on ferme tout en plus de s’isoler et on communique avec ses proches par des onomatopées et des codes. On s’envoie des visages dessinés oubliant de regarder celui des autres. Et notre cerveau se démode, se déprécie en plus. Certains croient rester jeune en changeant tous les 6 mois, que pas cher c’est pas bien…ou très cher c’est mieux. La pression sociale pousse à utiliser la même chose que le voisin, pour se rapprocher. Tu te sens vite exclu si tu ne joue pas dans ton coin au même jeu que les collègues, si tu n’es pas dans le même réseau. Oh, ça valait déjà avant, à l’école. On a déplacé le problème.  On court à l’isolement et on partage sa vie. Curieux phénomène qui mène à une sorte de schizophrénie,  une mégalomanie où l’on redoute le « hater » inconnu plus que la remarque perfide d’un ami, où on collectionne de l’amitié comme des personnages d’un jeu vidéo.

Je n’aurai pas du prendre ce train, regarder le monde qui m’entoure. Rester entre soi et son jumeau cybernétique,  voilà la solution bien sûr ! J’ai programmé deux mois d’articles culturels et geeks, là,  histoire d’être tranquille pendant cette période de moindre fréquentation des blogs. Encore que je dois avoir de quoi terminer l’année pour un blogueur moyen… Comme je l’avais dit en début d’année, se recentrer sur soi apporte du temps pour lire, écrire,découvrir, et pourtant il reste encore des manques, des manqués,  des mantras….

Et hop, pirouette pour le titre de cette semaine après un billet venu comme ça, sans prévenir.

(dessins et photos…de moi)


Tagged: dépendance, drogue, geek, mobile, Réflexion, smartphone

Presse du Passé : Casus Belli (1980 à aujourd’hui)

Comment ? Presse du passé et pourtant ce magazine existe encore! Oui, mais non en fait puisque le Casus Belli actuel n’a rien à voir avec celui que j’ai connu jusqu’en 1999. D’ailleurs il ne fait que revenir et repartir depuis.

Après ma découverte du jeu de rôle et du wargame sur Jeux et Stratégie, je me suis retrouvé orphelin à sa disparition. Mais heureusement, il y avait Casus Belli, plus orienté JDR mais parlant pas mal d’autres jeux, d’heroic fantasy, de wargames (forcément, avec un tel nom…), etc …. Et le magazine a été créé en 1980, dans sa période fanzine par un certain François Marcela-Froideval, que les amateurs de BD connaissent pour le scénario des Chroniques de la lune noire. Comme il travaille dans la boutique parisienne Jeux Descartes, le magazine sera toujours très lié à ce distributeur éditeur. On retrouve aussi Didier Guiserix et il y a de forts liens avec J&S, au début….puisqu’en plus c’est Excelsior qui reprend le magazine avant de le fermer en 1999.

Ce magazine m’a accompagné donc entre le milieu des années 80 et le milieu des années 90. J’ai parfaitement en mémoire les magnifiques couvertures de 87 par exemple, où l’on peut voir l’une des mascottes, Kroc le bô créé par Chevalier et Ségur. On y parle de littérature sinon et j’y découvrirai le cyberpunk. On y parle jeu de figurines, et ça sera une de mes passions avec même une écriture d’une règle que j’ai du laissée dans des cartons. On y parle histoire, forcément, pour le wargame, mais aussi des tendances du moment, comme l’arrivée des Mangas. Je m’amuserai avec Car wars pour me prendre pour Madmax, avec Blood bowl pour enfin comprendre les règles du foot US, et j’en passe. Le jeu en encart y retrouvera aussi une existence et j’en ai collé des pions sur des feuilles cartonnées.

Et j’oubliais Formule Dé, un jeu de plateau que j’avais découvert dans un salon en prototype et qui sera ensuite édité et dont Casus Belli fournira un circuit. J’en avais décliné une version « Nascar » avec ma propre règle et mon propre ovale de vitesse. Mais en relisant tout cela, je m’aperçois aussi que j’ai arrêté de lire le magazine dans sa nouvelle formule de 1993. Cela tient plus aux études et à l’arrivée du jeu vidéo que d’un manque de qualité du magazine. C’est d’ailleurs ce qui va le tuer aussi car le jeu de rôle est devenu un jeu informatique, tout comme le wargame d’ailleurs. Les jeux de carte comme Magic ont tenu un peu de place mais il y avait aussi une presse spécialisée pour cela. Les jeux de plateau et le reste sont restés dans un microcosme qui subsiste encore de nos jours mais n’est plus ce qu’il était. A l’époque, on jouait dans les salles de permanence du lycée, que ça soit à Stormbringer ou à Magic.

Bref, ce magazine a été le témoin d’une époque, de ma jeunesse et ça fait vraiment bizarre de feuilleter un ancien numéro, maintenant. Nostalgie, quand tu nous tiens.

 

 


Tagged: 1980s, 1990s, geek, jeu de plateau, jeu de role, presse, wargame

Vieux Geek, épisode 90 : l’arche du Captain Blood, le jeu d’aventure sans fin ou presque ?

Je sais ce que vous allez me dire : p’tain, il va nous la jouer laxatif avec un jeu d’aventure sorti il y a une grosse trentaine d’années… C’est en partie vrai, et en partie faux.

Si on parle de jeu d’aventure mythique, avec Zork, c’est un de ceux qui font partie des plus cités. Il a été publié par Ere Informatique qui deviendra Exxos puis Cryo par la suite.

Petite parenthèse : j’avais déjà parlé des jeux d’aventures d’Ere Informatique dans l’épisode 38 de la série vieux geek. Fermons la parenthèse.

Sorti en 1988 d’abord sur Atari ST, il a été porté sur Amiga, Amstrad CPC, Commodore 64, PC, Thomson et même Spectrum… Autant dire que ce fut un jeu multi-plateforme.

Le joueur incarne Bob Morlock, surnommé Blood, un programmeur qui vit dans la misère. Il décide de développer un jeu où l’on doit combattre des extra-terrestres. Suite à une fausse manipulation, il se retrouve enfermé dans son jeu. Devant prendre la fuite, un accident arrive, et le pauvre Bob est démultiplié en une trentaine d’exemplaires de lui-même. Il parcourt l’univers qu’il a créé pour retrouver ses clones et les réabsorber.

Au bout de 8 siècles de recherches, il n’en manque plus que les 5 derniers numéros à récupérer.

Le jeu a une surface de jeu assez grande pour l’époque : plus de 32 000 planètes sont visitables, mais une cinquantaine seulement est habitée par des êtres plus ou moins sympathique, plus ou moins diplomates.

Après avoir envoyé un Oorxx en éclaireur, il faut parfois se frayer des chemins sur des planètes minées. Ensuite, il faut papoter avec une interface à base d’icones pour se faire comprendre par les personnages que l’on peut rencontrer. Sans oublier que le temps est compté et quand la récupération d’un des numéros, le bras de Blood se met à souffrir de la maladie de Parkinson 🙁

J’ai uniquement connu le jeu sur Amstrad CPC, et c’est donc la version que je présente rapidement dans la vidéo ci-après.

Entre le sample d’Ethnicolor de Jean-Michel Jarre, les effets spéciaux portés sur Amstrad CPC, c’est un jeu qui est resté dans ma mémoire même si je n’en ai jamais vu la fin et que des outils aient été mis en place pour espionner les coordonnées intéressantes…

J’ai rajouté en fin de vidéo la version d’origine que j’ai réussi à faire fonctionner quelques heures après avoir enregistré la première partie.

Oui, c’est un peu une madeleine de Proust ici, mais est-ce mal d’avoir de la nostalgie d’un jeu qui était vraiment incroyable pour l’époque ? 🙂

Blog : j’étais à la FFBE Fan Festa Paris 2017

FFBE signifie Final Fantasy Brave Exvius (j’avais parlé de ce jeu mobile ici) et la fan festa est un événement destiné aux fans du jeu, enfin surtout à 360 désignés par tirage au sort après inscription. J’en étais avec Madame cette année, puisque nous jouons depuis plus d’un an. 

Ça fait un moment que je n’avais pas fait de salon de jeu vidéo ou d’évènements geeks…. presque 10 ans. Et dans la file d’attente, ça se voyait un peu avec une majorité de personnes de 25-35 ans et où nous étions sans doute dans les doyens avec la quarantaine bien tassée. Ce n’est pas grave, l’age c’est dans la tête…euh, un peu dans les jambes pour un évènement prévu pour durer 4 heures au Yoyo, une salle de concert située dans le palais de Tokyo. Le quartier est chic, en face de la tour Eiffel, non loin des Champs Elysées. Les producteurs japonais du jeu vont apprécier…pas qu’eux puisqu’il y avait des fans européens aussi, jusqu’au Danemark.

D’ailleurs, c’est bien les producteurs que l’on voit un peu avant l’ouverture des portes, saluer les membres du personnel Square Enix venus nous guider. Avec leurs t-shirts rouges, ils sont bien repérables et vont parfaitement encadrer cette organisation à la japonaise : ça commence à l’heure dite, ça donne des renseignements avant qu’on les demande, c’est aimable et professionnel. Le fan apprécie. Le contrôle de sécurité passé, nous présentons un « badge » envoyé par mail, qui est validé pour nous remettre le bracelet orange de la soirée, une carte spéciale et une bouteille d’eau. On annonce 450 personnes dans la salle, ce qui comprend le staff, les invités et les participants, j’imagine. C’est gérable et comme c’est la canicule, le fait d’avoir choisi une salle un peu enterrée est une très bonne idée. En effet, il ne fera pas trop chaud à l’intérieur alors que la température va vite monter par l’ambiance bon enfant qui y règne. Ben et Tiphanie, les animateurs, font rapidement le point sur ce qui va se passer, avant que l’évènement ne commence une heure après. Mais en attendant, on doit choisir le design d’un personnage, dessiné par des joueurs, on peut voir des artworks du jeu dans une galerie, acheter un artbook, ou bien… se faire photographier par le staff avec une grand poster de l’évènement ou bien carrément avec les producteurs du jeu : Hiroki Fujimoto  et sa mythique veste arc en ciel et Kei Hirono, l’un étant producteur du jeu « occidental » et l’autre pour les deux versions.

 

Je conserve pour moi leur carte de visite, une tradition très japonaise. Ils étaient sympathiques et disponibles avec les fans, signant les artbooks jusqu’à deux minutes avant le début du show…. Et quel show puisqu’ils ont fait venir un groupe de musicien, spécialement, pour interpréter les musiques du jeu. La violoniste est en Iromuji, tandis que les autres musiciens arborent le tshirt de la soirée. C’est la musique des combats qui ouvre et ça envoie…. Les producteurs du jeu entrent ensuite et nous présente quelques spécificités de la soirée. Nous recevons un personnage exclusif : Lid artisan. Là encore, c’est sympa car le personnage a de bonnes caractéristiques et est fourni directement au max. Ceux qui affronteront les participants, vont adorer la « Limite » de ce personnage arborant le béret , la marinière et une palette de peinture.

Après cette introduction et la présentation du jeu, on aura droit à des classiques : Le mot du président de Square Enix, par exemple, austère mais sympa quand même. Et puis ce sont les questions réponses…. Ils ne sont pas déçus car ce sont de vraies questions de fans, particulièrement pointues puisqu’elles parlent des équivalences entre les jeux japonais et mondiaux. Les personnages de Dragon quest, en tout cas, ne sont pas prêts de rejoindre le jeu, apparemment. Un peu plus de chance d’avoir Sephiroth, de FFVII. Malgré les 4 traducteurs présents, il faudra le renfort d’une participante pour traduire en japonais des choses très spécifiques à l’univers du jeu.

Vient aussi le moment des annonces. Avec un public assez agé, quand même, l’annonce d’une deuxième Ariana Grande tombe à plat. Par contre, l’annonce de personnages de Nier Automata le nouveau Action RPG de Square Enix, va faire un tabac. Il y aura aussi le boss ultime de la version jap, le truc imbatable habituel….jusqu’au prochain.

Question message, on aura également le créateur du jeu, le grand Hironobu Sakaguchi qui donnera une note d’humour en taquinant M. Hirono (le grand idiot…) et qui se réjouit que « son jeu » soit encore apprécié 30 ans après. Oui, Square fête aussi les 30 ans du jeu et j’étais donc un peu en avance en en parlant l’année dernière. Enfin, nous aurons droit à un message du créateur des musiques du jeu,Noriyasu Agematsu qui s’est évidemment inspiré parfois de Nobuo Uematsu, mais a donné un coup de jeune, et a préparé les arrangements du groupe présent ce soir.

Mais le truc dans ces soirées, c’est de faire participer les fans. Alors après les questions réponses, il devait y avoir un combat dans un raid spécifique. Malheureusement, entre le wifi et le réseau 3G récalcitrant, plus un serveur vite à genou, ça ne fonctionnera pas. Alors pour s’excuser, les producteurs nous feront cadeau des récompenses prévues et ne cesseront de s’excuser au long de la soirée pour ce désagrément. Ca fonctionnera un peu mieux pour le jeu du ballon qui amènera 2 joueurs sur scène défier « Balloon master », le surnom de Hiroki Fujimoto. Le principe était de faire exploser un ballon en le gonflant pendant que l’autre producteur du jeu réalise un donjon et avant qu’il ne le termine. Le quizz, par contre, sera très vite réglé avec des questions particulièrement difficiles… mais tordantes. Les gagnants iront recevoir leurs lots sur scène.

La tombola foirera un peu aussi mais grâce au support des tshirts rouges, nous trouveront les 5 gagnants du soir qui ont aussi reçu la fameuse veste arc en ciel. Les petits incidents n’entameront pas la bonne humeur des participants. Et le bouquet final sera le retour du groupe, la violoniste ayant repris une tenue plus classique. Nous aurons aussi la visite de Mogg, lui même. Si si… il y a même une participante qui rêvait de se le faire…. pardon, de le prendre dans les bras. Avec sa fortune, je doute que ça ne soit pas interessé.

Un peu avant 21h, c’était terminé après un excellent showcase du groupe qui nous gratifiera d’un rappel après Amigo de Chocobo ! Ils nous donnent rendez-vous à Taiwan le 9 septembre pour un autre Fan Festa. Hum, ça fait un peu loin quand même, car c’était la seule date européenne de cette belle initiative. Il me reste donc à continuer le jeu qui veut durer autant que tant d’autres jeux en ligne sur mobile. J’avais fait une petite pause en fin d’année dernière, mais je crois que je suis reparti de plus belle. En tout cas, Madame et moi étions ravis.

ps : le personnage gagnant du concours est Circe…une mage particulièrement réussie. Et en sortant, nous avons eu un petit sac siglé avec quelques sympathiques goodies. Non, je vais être sympa, je ne vous dis pas ce que l’on a reçu en plus dans le jeu, gnark gnark… Et si vous êtes malins, vous verrez ma gueule dans les vidéos officielles.


La galerie complète est ici


Tagged: android, fan festa, ffbe, final fantasy, final fantasy brave exvius, geek, jeu video, paris

Blog : Montgallet est mort, une époque aussi

Cela faisait presque 10 ans que je n’étais pas retourné dans ce haut lieu de l’informatique à Paris. Je passais autour mais jamais à travers, comme si je voulais éviter tout retour nostalgique. Et puis j’en ai eu l’occasion… Mais entre temps, la population et le marché de l’informatique ont changé.

J’avais promis à un certain prof de math de raconter de ce qu’était devenu ce quartier, dont je parlais dans un historique. Il faut se souvenir de l’age d’or de ce quartier dans les années 90. Après le transfert de Surcouf rue Daumesnil, tout le monde venait là pour s’approvisionner en pièces informatiques au meilleur prix. C’est dommage, je n’ai pas de photos de l’époque, mais dès le matin, on voyait les livreurs qui approvisionnaient les magasins et les clients qui faisaient déjà le tour pour regarder les prix affichés partout pour la mémoire RAM, les disques durs, les dernières cartes mères ou cartes graphiques. Chaque magasin avait sa technique, entre les grosses feuilles A4 de couleur, les listes de prix façon cours de la bourse, les noms des marques phares en vitrine, etc… Il suffisait parfois de regarder où se trouvaient les files d’attente pour comprendre où était la bonne affaire. J’aimais justement bien cette ambiance du matin, du samedi matin même, où ça sentait le passionné de bricolage informatique à plein nez, et où tu repérais vite le néophyte. On croisait alors autant du jeune cadre dynamique que du retraité et de l’ouvrier autodidacte.

Il y a donc bien longtemps que je n’ai plus mes entrées chez le moindre vendeur. Je me souviens des 4U Computer, des aAC, des 3F, LCDI, car en plus de la Rue Montgallet, il y avait une bonne partie de la rue de Charenton. Une sorte de triangle d’or de l’informatique, en somme avec l’avenue Daumesnil. Cette vidéo allemande restranscrit bien l’ambiance :

Mais aujourd’hui alors, c’est comment ? 

Un peu comme Akihabara à Tokyo qui n’est plus comme avant à cause du jeu vidéo qui a changé, ce quartier a évolué. Aujourd’hui, plus personne n’achète des pièces en boutique pour monter sa « tour » sur mesure. Les grandes marques de carte mère vendent du PC portable, de la tablette et le passionné va se fournir au moins cher sur internet ou près de chez lui. Donc les boutiques ont changé d’activité. Je pense que près de 50% des boutiques ont disparu mais le quartier reste encore marqué par cette activité. Sauf qu’il n’y a plus aucune ambiance. C’est aussi mort que ce que peuvent l’être aujourd’hui Pigalle ou Barbes pour ceux qui ont connus ces quartiers dans les années 80. C’est bien simple, aux moments où je suis passé, je n’ai vu aucune file d’attente, aucune livraison, rien. Les affiches d’aujourd’hui sont des prix de PC portables, parfois d’occasion. Il y a encore quelques tours dans l’entrée mais elles prennent la poussière.

Et puis l’autre activité concerne aujourd’hui la réparation des ordinateurs. Je n’ai pas vu beaucoup de clients avec leurs joujous sous le bras mais quelques petites boutiques de Daumesnil ont l’air de se résumer à cela. J’ai eu un petit problème avec mon smartphone et je n’ai donc pas fait de photos mais un petit tour sur le streetview de google rend l’ambiance : Glauque, morte, sinistre… ça m’a rendu triste de voir ce quartier autrefois vivant et bordélique, totalement éteint aujourd’hui.

Bref, ça ressemble au Montgallet du passé, mais ça n’en a plus aucune saveur. Mais les fautifs sont les clients, et certainement aussi un peu les habitants du coin qui ne devaient pas trop aimer l’afflux de camionnettes et les klaxons qui vont avec. On ne consomme plus l’informatique pareil et j’en suis le premier exemple. Ma tour a fini à la benne et je n’ai pas démarré l’Optiplex qui prend la poussière au sous sol depuis 2 ans. Même à mon boulot, les centrales d’acquisition ne ressemblent plus à des PC durcis mais à des racks branchables sur des zordiportables. Je m’attendais même à voir des revendeurs de tablettes chinoises ou de smartphones. Il y en a mais très peu. La dernière fois que j’ai retrouvé l’ambiance du passé, c’était dans le quartier informatique …. d’Hanoi au Vietnam. Forcément, on leur refourgue nos Optiplex et autres Thinkstation.

Je n’aurais pas du revenir sur ce passé qui me renvoie à moi même et ma propre évolution. Je vais faire mon vieux con mais c’est un peu comme acheter sa musique en dématérialisé : Il n’y a plus le plaisir de rompre le cellophane, de regarder le livret, lire les crédits. Acheter de l’informatique aujourd’hui m’ennuie profondément, autant que regarder les designs des smartphones et leurs caractéristiques. C’est toute une époque finalement éphémère, qui a disparu et ne sera même pas dans les livres d’histoire de Paris. Au moins avec le faubourg poissonnière ou Les Halles, on sait ce qui s’y était passé. Aujourd’hui, il n’y a d’ailleurs quasiment plus de quartiers ou de rues par métiers alors que j’en ai trouvé à New York, par exemple….Une époque qui meurt et la gentrification qui continue.


Tagged: geek, histoire, informatique, paris

Blog : De la valeur des choses

Parfois en regardant autour de soi, on s’interroge sur la valeur des choses. Et de la musique aux études en passant par l’industrie du web, il y a de quoi s’interroger sur la bonne marche de ce monde.

Musique et jeu, même combat?

Je poursuis donc le remplissage de ma base de données « discothèque » avec mes CD. Achetés entre 10 et 15 euros neufs, j’ai constaté que la plupart ne valent plus que 1 à 2 euros aujourd’hui. Et pendant ce temps là, on trouve ces mêmes albums en streaming ou bien en téléchargement légal à 9,90 ou moins. Bref, un mélomane intelligent ira acheter des tonnes de CD d’occasion pour les numériser lui même et cela en toute légalité. Il n’y a que quelques raretés qui côtent plus que le prix d’origine. Mais encore faut-il trouver le client (rou rou….)? C’est un peu la même chose dans le Rétrogaming où les jeux GBA, DS, PS2, XBOX sont aux côtes les plus basses. Par contre pour les consoles plus anciennes, il y a des prix qui remontent. Et les consoles récentes ont des jeux surcotés en occasion. Bref, c’est le royaume de la spéculation et tout cela est lié aux modes, au temps. Les plateformes dématérialisées essayent de profiter de cela en revendant des anciens titres portés/adaptés sur les nouvelles consoles. C’est plus ou moins bien fait et on peut s’interroger sur la valeur. Ainsi on a du Final Fantasy original sur Android vendu à plus de 15 Euros et quasi ininstallable sur la majorité des smartphones du marché. On a eu aussi des portages Sega sur XBOX 360 qui étaient baclés. Mais en général, les joueurs le font payer cher aux éditeurs en les boudant et on revient à un peu plus de réalisme de leur part.

une bonne affaire musicale se cache dans cette photo :p (wikimedia)

Mais coté Musique, il y a toujours des choses que je ne comprends pas… Je cherche souvent à savoir ce qui est disponible sur les plateformes légales (certains y renvoient depuis la fermeture du moribond T411) , dans les albums que je possède. Et sans arrêt je trouve des trucs illogiques. Par exemple, pour FFF, le groupe de Marco Prince et Yarol Poupaud, on trouve le fameux live Vivants, les deux premiers albums, une réédition des trois premiers mais dont l’album éponyme est modifié et tronqué, mais jamais le « Vierge » qui est sorti chez un autre label. De ce fait, ce dernier album se retrouve surcoté à la Fnac ou Amazon à plus de 25 euros parfois. Je ne parle même pas des prix des vinyls qui sont l’objet de spéculations peu en rapport avec la valeur musicale du bien. Et selon les accords avec une maison de disque, un album peut être disponible un jour et disparaître le lendemain, sachant en plus que les artistes gagnent encore moins qu’avant, pire encore en streaming.  Un peu comme pour l’art, il y a un fossé entre le mélomane et le collectionneur, le premier évitant le plus souvent les grands circuits de téléchargement légal, le supermarché de la musique. On pourrait parler de fossé entre la réalité et la valeur.

L’éducation à vendre

En prenant connaissance des frais de scolarité des grandes écoles, j’ai eu aussi ce sentiment. J’ai vraiment l’impression qu’il y a deux mondes : D’un coté les grandes écoles d’ingénieurs dont les frais peuvent aller jusqu’à 9000 Euros sur 3 ans. Et de l’autre, les écoles de commerce qui vont de 20000 à 45000 euros pour 3 ans (une nièce est en plein dedans…). On peut me dire ce qu’on veut mais tant au niveau qualitatif des profs que du coté du matériel disponible, rien ne justifie un tarif multiplié par 5. C’est en réalité un gros business derrière, avec des prêts étudiants qui seront remboursés par les premiers salaires qui sont aussi détachés de la réalité. Parce qu’on valorise plus celui qui vend par rapport à celui qui crée, dans ce monde. Sans créateur, sans ingénieur, le marketeux et le commercial seront bien dans la merde… Mais aujourd’hui, on s’oriente clairement vers une sélection par l’argent, à l’américaine, où les salaires ne parviennent même plus à rembourser les prêts. Pour faire joli, on donne quelques bourses à des exceptions de quartiers défavorisés mais c’est bien une politique de fond qui détruit le marché de l’emploi, indirectement. Et puis, bien souvent, le plus dur est dans la sélection de la première année. Je connais bien des écoles de commerce dont les lauréats sont très creux lorsqu’ils se retrouvent dans le monde du travail, faute de réelle préparation. Mais allez comprendre le classement de ces écoles… La réalité est loin de cela. (voir aussi l’article d’Agnès)

Le prix de l’info

Et dans la presse, c’est aussi la même chose. Deux journalistes français et un irakien sont morts à Mossoul. Ils risquaient leur vie pour ramener des images qui sont diffusées bien plus rarement que du divertissement et du people. Leur salaire n’a strictement rien à voir avec les stars du divertissement, les animateurs d’émission putassières. Le moindre chroniqueur de TPMP gagne plus qu’un grand reporter avec ses piges. Aujourd’hui, il y a de moins en moins de grands reporters et de correspondants à l’étranger. Ce n’est pas qu’un phénomène français mais un phénomène dénoncé depuis longtemps aux USA. Dan Rather en avait fait état avant de partir à la retraite, par exemple. On préfère faire du divertissement, dépenser pour des scoops sur les stars que payer quelqu’un à parler des choses importantes qui se passent dans le monde. Les pays regardent leur nombril, ignorant leur voisin, même européen, bâtissant des murs et des barbelés. Les investisseurs derrière les titres de la presse et les chaines ne veulent pas qu’on dérange leurs business, souvent douteux (cf Bolloré en Afrique, le social chez Amazon/Jeff Bezos…).

Le prix du néant

heureusement qu’on a attendu Zenly pour ça!

Cette différence se rencontre aussi dans la cote des entreprises, leur valorisation boursière. Là, il y a deux mondes : Les entreprises du web ou dites « du numérique », et les autres. Snapchat vient de racheter la société française Zenly 300 Millions de dollars. Un certain Xavier Niel avait investi dans Zenly justement en pensant à la revente. Mais au fait, ils font quoi Zenly? Du mapping social… C’est à dire connaître où sont les gens pour les mettre en relation les uns les autres, et surtout avec des marques à proximité. Mi 2016, ils revendiquaient 350  000 utilisateurs et visaient le million, avec 80 000 utilisateurs journaliers. Ca fait cher l’utilisateur ! En réalité, Snapchat achète une technologie qui intéresserait des concurrents, fermera la boite et intégrera au mieux une partie du truc. Snapchat, c’est quand même une boite qui est moribonde pour pas mal d’investisseurs. Alors d’où viennent les 300 millions ? Pendant ce temps là, beaucoup de boites aimeraient avoir ces millions pour développer de l’économie réelle, payer des gens qui existent vraiment. Pendant ce temps là, on a démantelé quasiment tous les fondeurs et emboutisseurs en France (cf GM&S)…. La valorisation boursière de nos constructeurs automobile a été parfois divisé par 3. Allez comprendre… sinon qu’un jour cela explosera à nouveau.

La gratuité du libre, mais pas à tout prix

Et puis on parle du logiciel libre, souvent considéré comme gratuit ce qui excuserait tout. Cyrille a soulevé le problème de la garantie du logiciel libre. Comme je le présentais, la nouvelle Debian Stretch déconne un peu dans ses premières versions et comme tout O.S., il faut se hâter d’attendre pour une machine « de production ». Malheureusement, le fait de pouvoir faire des mises à jour périodiques pousse de plus en plus à bacler des tests. On a connu ça sur les jeux vidéos, il n’y a pas de raison que ça n’arrive pas dans le libre, même chez les plus vertueux. Sauf que la garantie de se faire rembourser quelque chose de gratuit n’existe pas. La garantie du libre, c’est sa communauté d’utilisateurs et à force de la tirailler entre trop de projets, elle s’étire et disparaît. Si certains préfèrent gueuler contre les mécontents, libre à eux mais ils se trompent tellement de combat qu’ils resteront tous seuls avec leur jouet en pleurant sur le gâchis. Nous sommes pourtant nombreux à dire que l’on ne peut pas courir tous les chevaux à la fois et que si GNU/Linux a décollé un temps, c’est que l’arbre avait peu de branches à ce moment. Je serai Distrowatch, j’écrirais une charte pour savoir si une distrib  a un intérêt autre que la branlette… J’irai même jusqu’à interdire le repompage de code et d’outils chez 75% des distributions, jusqu’à virer la moitié des environnements pour qu’enfin on fignole les meilleurs…. Peut-être qu’on aurait une vraie distribution fiable pour malvoyants, si vous voyez ce que je veux dire, et pas des morceaux d’outils dans tous les sens. Mais bon, je ne suis qu’un modeste utilisateur qui ne connaît rien au code et à l’administration système, hein.

Alors comme on dit, dormez braves gens…


Tagged: éducation, debian, finance, geek, grandes écoles, industrie, linux, logiciel libre, Musique, presse, Réflexion, retro gaming

Souvenir de Gamer : Dr Mario et Mr Yoshi (1990-1991)

Dans la longue série des Puzzle Games, deux compères se sont rencontrés. D'un coté, Mario qui devient docteur, et de l'autre coté son ami Yoshi qui ....trafiqua de drôles de choses. Tout le monde connaît Mario mais beaucoup oublient Yoshi. Notre sympathique dragon vert et blanc apparaît dans Super Mario World. Mais le premier jeu à son nom est bien Yoshi su NES puis Gameboy en 1991, appelé aussi Mario et Yoshi qui n'est pas un jeu de plateforme mais un puzzle game assez étonnant. Pendant ce temps, Mario avait endossé la blouse et le stéthoscope en 1990 sur cette même NES pour un Dr Mario.

Informatique, des années 80 à nos jours : 1998 – 2000

Dans le dernier article, nous en étions restés à l'arrivée de l'overclocking, des cartes 3D et l'age d'or de la bidouille PC.. Ma carte mère de Pentium étant en bout de course, je lorgne vers le nouvel arrivant : AMD et son tout nouveau K6. La promesse est d'en avoir plus pour le même prix et avec mes maigres moyens, je vais m'offrir le K6-300. A l'époque, le 300 voulait encore dire 300MHz avant que le marketing n'annonce des chiffres farfelus. Mais les 300MHz n'étaient pas vraiment des chevaux de course, mais des poney de compet qui, bien dressés, pouvaient envoyer du paté dans certaines circonstances

Blog : Doit-on vraiment héberger son site wordpress ?

Derrière cette question, il y a la propriété de ses écrits. Est-ce que tout ce que vous trouverez ici est ma propriété ou celle de la société propriétaire de Wordpress.com ? Le Creative Commons n'aurait pas une grande force si demain on s'emparait de cela... C'est un peu pour cela que j'ai remis en place un blog Wordpress à son emplacement initial et qui me sert de "backup". Cela m'a permis de peser le pour et le contre des deux solutions, selon le temps que l'on veut passer à tout cela