Tuto : Du bon usage du courrier électronique

Envoyer un courrier électronique / email paraît si simple que l'on en oublie la méthode, la sécurité et tant d'autres petits détails. Genma a écrit un excellent article pour cela et dont je vais reprendre quelques notions importantes dans ce qui suit. Il faut déjà rappeler que le mail n'est qu'un équivalent dématérialisé de la bonne vieille lettre. Il constitue donc "un bon moyen de traçabilité : Il permet d’avoir une date et une preuve d’une demande par exemple", même si des juristes pourront apporter des précisions dans ce domaine. Mais dans un cadre professionnel mais aussi privé, on en reçoit énormément, ce qui impose de suivre quelques règles.

Piratage : Le jour où l’on découvrit notre dépendance…

... A l'informatique et aux réseaux est arrivé Vendredi. Enfin, presque, car je ne suis pas sûr que tout le monde réalise les dangers, tant qu'il n'y a pas été confronté. Pour savoir de quoi je parle, un petit détour vers un article peut aider... en voici un. On y voit que de l'opérateur réseau, au système de santé, en passant par un constructeur automobile ou un transporteur de colis, tout y est passé. Mais au lieu d'une classique attaque par déni de service (comme il y a eu cette semaine sur un noeud du réseau de la presse française, suffisamment stupide pour avoir un fournisseur de service unique), c'est passé par un ransomware qui s'est propagé d'une manière pas encore totalement identifiée. Un ransomware, pour faire simple, c'est un virus qui va vous empêcher d'accéder à vos fichiers et vous demander une rançon en échange. Celui ci, baptisé WCry, serait apparu un peu avant début février, sans doute, et exploite une faille windows qui a été rapidement corrigée

Automobile : De la sécurité à la guerre commerciale, un Monde Cruel ?

En ce début d’année, on parle beaucoup des résultats des constructeurs automobile, en terme de ventes (attention au leurre), mais un peu moins de ce qui décidera de leur avenir.

Coté technologique et notamment de la connexion des véhicules aux réseaux, l’enjeu est de plus en plus dans la gestion de la sécurité mais aussi des données. Il y a actuellement deux camps : Ceux qui sous-traitent aux géants Apple, Google-Alphabet, voir Microsoft ou IBM, et ceux qui essaient de faire par eux même. J’avais déjà fait un panorama des problèmes des applications connectées des véhicules. Pourtant, le développement interne, plus compliqué, permet au constructeur de ne pas être pillé ou mangé par plus gros que lui (voir la capitalisation boursière des géants du high-tech par rapport à ceux de l’automobile). Toyota et Ford se détachent de Google et Apple en créant le consortium Smart-Device-Link, rejoints aussi par Mazda, PSA, Suzuki et bien sûr Fuji Heavy-Subaru.

La notion de Services liés au véhicule devient primordiale dans l’avenir, avec un conducteur qui aura de moins en moins son mot à dire. VW investit dans ce domaine, tout comme PSA, par des rachats de sociétés, qu’elles soient de paiements, de locations, de financement, etc… Tout comme les banques qui devront faire face à de nouveaux systèmes de paiements, les constructeurs automobiles veulent se prémunir de futurs services qui imposeraient leurs standards, leurs diktats. Sur le lot, certains capoteront mais qui sortira gagnant, nul ne le sait. En tout cas Uber continue de voir l’avenir sans chauffeur, notamment dans le fret routier, ce qui me conforte dans ma vision de l’avenir de certains métiers.

Question service, l’auto partage intéresse beaucoup de monde. Aux Etats-unis, des systèmes comparables à notre Autoblib parisien se mettent en place. Oui, mais le système parisien est fortement déficitaire. La faute non seulement à la conception, comme je le relevais par le passé, mais aussi à une sous-évaluation bien française du coût de la maintenance, des dégradations des utilisateurs. Et ne parlons pas de l’implantation des parkings ou de la gestion des allers et retours habituels selon les heures. Espérons juste que cela servira de retour d’expérience pour d’autres villes. Il faudra par exemple comparer à l’expérience grenobloise avec Toyota.

Mais si apparemment 60% des américains ignorent l’existence de voitures électriques, ils continuent de consommer de plus en plus de SUV et Crossover. Cela va encore à l’encontre des engagements de la COP21. Parmi ces ventes, la satisfaction du client n’est pas du coté de Nissan, qui plonge dans le classement qualité Consumer Reports 2016. Testla et Porsche dominent mais Nissan paye aussi sa dérive « cost killer » à outrance. Mais dans cette guerre commerciale du monde de l’Automobile, la Corée utilise à son tour ses armes. Alors que le groupe Hyundai voit pour la première fois ses ventes baisser, on apprend que le ministère de l’environnement coréen va banir deux modèles du groupe Nissan (dont le fameux Qashqai) pour des problèmes d’émission vus en Mai 2016. Dans ce marché hyperprotégé par des barrières douanières, cela aura peu d’influence sur les chiffres de ventes, mais c’est aussi un moyen d’affirmer sa puissance politique. Porsche et BMW serait aussi visés par cette enquète. On peut s’étonner de l’absence d’information sur ces mêmes modèles dans les enquètes lancées en Europe, sachant que les mesures ont été effectuées avec des systèmes PEMS  tout à fait identiques à ceux utilisés actuellement dans les tests français. Mais il faut dire que l’on a beaucoup pardonné à Renault sur ses mauvais résultats en émissions réelles….alors le cousin Nissan doit avoir droit au même traitement.

La guerre est loin d’être terminée et la mutation de ce secteur industriel non plus.