Vieux Geek, épisode 125 : Epic Pinball, le jeu de flipper pour PC des années 1990.

Il y a des classiques dans le monde du jeu vidéo. Outre le cultissime Tetris qui est sûrement le jeu le plus connu, il y a un genre qui a sa place : le flipper.

Même si pour nombre de personnes, 3D Space Cadet a été le plus répandu – étant donné qu’il a été proposé en standard avec MS-Windows depuis le pack Plus! pour MS-Windows 95 jusqu’à MS-Windows XP, les fanatiques de MS-DOS ne jureront que par le classique Epic Pinball.

Sorti en 1993 chez Epic Megagames, c’est un partagiciel surtout connu pour sa table avec un andoïde bleu et jaune. En l’espace de quelques mois, la version complète atteindra 12 tables différentes… Avec autant de passages vicieux, de coups de flips à donner au quart de millisecondes près… Bref, des heures d’amusements et de volonté de partir en rageant car on vient de perdre pour la 35e fois.

Après avoir fait quelques recherches, je suis tombé sur la version complète. Oui, j’aurai pu me limiter à la version partagicielle, et c’est pas bien ! Une version est disponible pour une poignée d’euros sur GOG.

Mais le mieux est de vous montrer ce classique du jeu de flipper pour MS-DOS via DosBox.

Oui, vous l’avez vu, c’est vraiment du pur jeu de réflexe et d’un niveau des plus impressionnants, surtout quand on se souvient que le titre est sorti en 1993-1994… Je vous laisse, j’y retourne !

Vieux Geek, épisode 121 : Hocus Pocus, un jeu de plateforme mignon mais très dur…

Quand je suis arrivé sur PC en 1995, c’était via un pavé grisâtre équipé d’un monstrueux Cyrix 486DX2 à 66 Mhz, 4 Mo de mémoire vive et un disque de 400 Mo… Sans carte son ni lecteur optique. J’avais gonflé l’engin en lui rajoutant un kit multimédia. Après avoir configuré tant bien que mal l’ensemble (je ne connaîtrai MS-Windows 95 que début 1996 après avoir gonflé la mémoire vive à 16 Mo), j’ai acheté des tonnes de magazines qui proposaient des CD avec des logiciels et des jeux dessus.

En dehors des classiques versions partagicielles pour Doom ou encore Heretic, j’ai pu découvrir des petits bijoux comme Hocus Pocus.

Sorti en 1994 des studios de Moonlite Software et publié par les rois du shareware Apogee, nous prenons en main la destinée de l’apprenti magicien Hocus envoyé en mission par Terexin, chef du conseil des Magiciens, pour prouver sa valeur…

Il s’en suit 4 épisodes de 9 niveaux à la complexité croissante et dont la règle est simple : trouver la sortie en récoltant toutes les sphères.

Suivant le modèle du shareware qui régnait à l’époque, seul le premier épisode est librement téléchargeable, le reste étant payant.

C’est un jeu tout mignon, les graphismes sont vraiment très bien réalisés, mais les niveaux sont rapidement d’une dureté à vous faire quitter en hurlant tout votre dictionnaire de jurons au passage.

C’est du jeu de plateforme qui suit le principe : « Recommence chaque niveau à chaque fois que ton personnage meurt ».

En effet, on ne peut faire de sauvegardes qu’à chaque fin de niveau. Pour s’en sortir, il n’y a pas d’autres choix que de mémoriser chaque piège…

J’ai installé Dosbox et j’ai décidé de montrer une partie du premier épisode en vidéo.

Comme vous avez pu le voir, le jeu semble tout mignon, limite à destination d’un jeune public, mais une fois que vous avez tenté de passer les 3 ou 4 premiers niveaux vous êtes convaincu du contraire.

Le jeu complet est disponible à l’achat sur GOG si vous voulez vous avoir l’expérience totale. Bonne partie !

Vieux Geek, épisode 120 : Rise of the Triad, la suite frappadingue de Wolfenstein 3D.

J’ai déjà eu l’occasion de parler des FPS un brin secoué du bocal avec le très spécial Redneck Rampage.

Mais ce n’était pas le coup d’essai pour 3DRealms anciennement connu sous le nom d’Apogee. En 1994, un autre FPS complètement sécoué du ciboulot était sorti, Rise of The Triad. À l’origine, ce devait être une suite de Wolfenstein 3D, au point de s’appeller Wolfenstein 3D part 2.

Mais au bout de quelques mois de développement, John Romero contacta Scott Miller que le projet sous ce nom précis était abandonné… Pour éviter de faire de l’ombre à un certain Doom ?

Quoiqu’il en soit, Tom Hall qui était parti un peu auparavant d’id Software, repris le projet et développa un scénario pour conserver les éléments graphiques déjà développés, en plus d’une version améliorée du moteur de Wolfenstein 3D : sols et ciels texturés, possibilité d’avoir plusieurs niveaux, la possibilité de sauter. Bref, un moteur poussé dans ses limites.

Finalement, le jeu ne parlera plus de nazis, mais de lutter comme une secte un brin apocalyptique dans le cadre d’une équipe d’agents nommé HUNT (High-risk United Nations Task-force).

Comme pour les autres jeux de l’époque, Rise of the Triad est sorti sous la forme d’un partagiciel avec un épisode. Cependant, le jeu complet venait avec quatre épisodes complètement différents. J’ai donc lancé une session DosBox pour vous montrer le jeu dans sa « foldinguerie » 🙂

Le code source a été libéré fin 2002, avec des ports sur de nombreuses machines. La version complète peut être achetée sur GOG pour quelques euros. À vous de voir si un FPS complètement déjanté vous parlera 🙂

Vieux Geek, épisode 107 : Lotus SmartSuite, autre concurrent malheureux de MS-Office.

J’ai évoqué dans l’épisode 103 de la série « Vieux Geek » une suite bureautique qui était un brin passée dans les oubliettes de l’histoire, IBM Lotus Symphony. Cependant, ce n’était pas la première incursion de Big Blue dans le domaine plus que concurrentiel des suites bureautiques.

Si LibreOffice s’est fait sa place dans le monde libre, MS-Office règne en tyran depuis le début des années 1990 avec les premières suites Office, dont la 4.2 dont j’ai parlé dans l’épisode 72 de la série « vieux geek ».

Développée entre 1994 et 2002, suite au rachat de Lotus par IBM, la suite bureautique contenait principalement :

  1. Lotus Word Pro, le traitement de texte
  2. Lotus 1-2-3, le tableur
  3. Lotus Approach, la base de données
  4. Lotus Freelance Graphics, pour les présentations

J’avais pu fréquenter la version de démo de Lotus SmartSuite à la fin des années 1990 via des CDs de magazines. Mais via le grand nain ternet, j’ai pu mettre la main sur la version dite Millenium (alias 9.5) sortie en 1999.

Pour pouvoir la montrer en action, je me suis replié sur une machine virtuelle avec un MS-Windows NT 4.0 et son service pack 6a.

L’écran d’installation nous propose de personnaliser l’installation… Et oui, à l’époque 145 Mo pour l’installation courante, c’était énorme pour un logiciel… Bon, d’accord, cela remonte à 1999, ce qui peut paraître un peu bizarre quelques 18 ou 19 ans après 🙂

Une fois l’installation terminée, on constate la présence d’un certain Netscape 4.0 dans les bonus…

J’ai décidé de faire chauffer SimpleScreenRecorder pour montrer la suite bureautique en action.

Comme je l’ai précisé dans la vidéo, après la mise à mort de la Lotus SmartSuite, IBM se lança dans le projet IBM Lotus Symphony sans grand succès non plus. À croire que la position dominante de Microsoft dans ce domaine à du mal à être combattue !

Vieux Geek, épisode 97 : Scorched Tanks, un jeu de tanks à vous rendre dingo :)

Dans l’épisode 44 de la série « Vieux Geek », je parlais d’un des mes souvenirs vidéo-ludiques sur Amiga, avec le premier Civilization. Dans l’épisode 14 de la série « vieux geek » consacré au rogue-like, je parlais du port de Moria pour Amiga.

Mais il y a un autre souvenir qui m’est revenu en mémoire, c’est Scorched Tanks. Le principe du jeu était hyper-simple : de deux à quatre tanks sur un terrain devant se détruire mutuellement. Outre le fait qu’il y a eu dans l’ultime version quelques 70 armes différentes, on pouvait régler l’intelligence artificielle et l’agressivité des tanks contrôlés par l’Amiga.

On pouvait ou pas désactiver le vent, décider du nombre de rounds (de 3 à 99)… Au final, on se retrouvait avec une sacrée floppée d’options qui nous donnait au final un jeu d’une complexité terrible… Programmé en Amos par Michael Welch pour Dark Unicorn Productions, l’ultime version est sortie en fin 1994 – début 1995. Le jeu passera du statut de partagiciel (shareware) à celui de graticiel (freeware) en 2003. Merci au site Obligement pour toutes les infos ici.

Évidemment, le jeu n’est pas aussi beau que certains titres qui ont fait la grande époque de la machine de Commodore, mais c’est un passe temps assez défouloir. C’est avec FS-UAE que j’ai pu réussir à lancer le jeu.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, même contre un ennemi bête comme ses pieds et se la jouant ligne Maginot, on peut perdre… Je dois avouer que j’ai du gagner peut-être une ou deux parties sur plusieurs dizaines jouées le soir sur mon Amiga 1200… Mais la nostalgie, ça n’a pas de prix 🙂

Vieux Geek, épisode 87 : Bad Toys, le FPS le plus bizarre de l’histoire du PC :)

En 1994, les jeux vidéo intéressants sont développés pour MS-Dos, surtout quand le besoin de vitesse se fait sentir. Microsoft veut attirer les développeurs pour aider MS-Windows à sortir de son côté outil de travail, et propose alors des technologies comme WinG dont j’avais parlé dans l’épisode 10 de la série « Vieux Geek ».

Les développeurs de Tibo Software décident de proposer un clone de Wolfenstein 3D qui se passe dans un univers un peu déjanté, celui des jouets. Après tout, pourquoi pas ? En 1994, Bad Toys sort…

On peut récupérer la première version sur archive.org. Cette première version est en noir et blanc. Faut pas pousser non plus 🙂

Avec la sortie de MS-Windows 95, l’équipe travaillera une version améliorée qui verra le jour en 1998, appelée Bad Toys 3D. Les améliorations ? Des graphismes en couleurs, plus de niveaux et une ergonomie plus complète. Les niveaux semblent être aussi différents, et on peut obtenir la carte d’un niveau en cours. Ce qui est quand même pratique.

Autant montrer les deux versions en action. Attention, ça va piquer les yeux et les oreilles 😀

Entre les sons irritants, les personnages dont on peut penser qu’ils abusent de certains substances illicites, on se dit que ce FPS est vraiment déjanté. Mais l’est-il moins que Chex Quest dont j’ai parlé dans l’épisode 64 de la série Vieux geek en juillet 2016 ?

À vous de me dire !

Vieux geek, épisode 78 : Blake Stone, le Wolf3D-like oublié.

Il y a une constante dans le jeu vidéo, qui est simple : dès qu’un format fonctionne, on le copie ad-nauseam… Pour le pire et parfois pour le meilleur 🙂

En mai 1992, une petite boite du nom d’id Software donne un grand coup de pied dans la fourmilière et sort… Wolfenstein3D. La petite boite en question s’était déjà fait la main avec Catacomb 3D (cf l’épisode 75 de cette série « Vieux Geek ») en proposant un environnement en pseudo-3D. Wolfenstein 3D rajoutera une ambiance de seconde guerre mondiale avec la possibilité de buter Adolf Hitler à la fin du 3e épisode.

Le moteur utilisé par Wolfenstein3D ayant été licencié par divers studios, dont Jam Productions publié par Apogee Software, qui propose une semaine avant la sortie officielle de Doom en décembre 1993 le jeu « Blake Stone: Aliens of Gold ».

Le moteur a été amélioré : le sol et le plafond sont texturés, on peut naviguer entre les divers niveaux (alors qu’il faudra attendre Hexen en 1995 avec le moteur de Doom amélioré), tous les personnages qu’on rencontre ne sont pas forcément mauvais.

Comme pour Wolfenstein3D, seul le premier épisode est librement téléchargeable sous la forme d’un shareware (ou partagiciel en bon français technique), les cinq autres étant payants. D’ailleurs si vous êtes intéressés, on peut encore acheter le jeu complet sur GOG.com ou encore sur Steam.

L’histoire ? Nous sommes Blake Stone, un agent secret britannique au 22e siècle qui doit combattre le docteur Pyrus Goldfire qui veut conquérir la terre avec ses mutants génétiquement modifié. Oui, l’histoire tient un peu sur un ticket de métro, mais quoi ? C’est un FPS, après tout !

Après avoir récupéré la version shareware sur le site de 3D Realms, j’ai fait chauffer à la fois DosBox et mon enregistreur de vidéo pour vous montrer le jeu en action.

Même c’est un Wolf3D-like amélioré et qu’une suite Blake Stone : Planet Strike sort un an plus tard, il est techniquement obsolète dès que Doom pointe le bout de ses octets. Mais il permet aux joueurs pour qui Doom est trop gourmand de casser du monstre après une longue journée.

Vieux geek, épisode 72 : Microsoft Office 4.x, l’une des premières suites bureautique.

J’ai parlé dans l’épisode 62 en juin 2016 des assistants animés de la suite MS-Office 97, qui comme son nom l’indique était sortie en 1996 🙂

Cependant, ce n’était pas la première suite MS-Office que j’avais utilisé. Ma première suite MS-Office ? Je l’ai croisé en 1996, quand j’ai effectué et perdu mon temps durant mon service militaire. Le service auquel j’étais affecté travaillait encore avec MS-Windows 3.11, et nous étions royalement équipé de 486DX2, avec 4 Mo de mémoire vive de la suite MS-Office 4.2 (ou 4.3 ?).

Déjà à l’époque, je m’occupais sous la férule bienveillante de notre responsable informatique de remettre en route les PCs qui avaient tendance à rendre l’âme.

Je dois dire qu’avec le responsable informatique, je redoutais une chose : devoir me taper une heure et demi de jonglage avec les 29 disquettes (oui, j’ai bien dit 29 !) de la suite MS-Office 4.2 (ou 4.3). Je n’ai jamais été un grand croyant, mais j’aurais bien été à l’église du coin brûler un cierge pour ne pas me retrouver avec une disquette défectueuse au milieu du tas.

L’équipement logiciel était somptueux : MS-Word 6.0, MS-Excel 5, MS-PowerPoint 4.0 et MS-Access 2.0. Sur nos vieux tromblons sans carte son et dont la résolution maximale était de 640×480 en 256 couleurs (le VGA) ou pour les plus chanceux du SVGA (800×600 toujours en 256 couleurs), il fallait être patient. Nous avions presque le temps de double cliquer sur l’icone de MS-Word, de prendre un café et de revenir et le logiciel était enfin lancé… Quelle grande époque 🙂

Ce qui était révolutionnaire pour nous, ce que l’on devait s’habituer à utiliser le bouton droit de la souris. Il faut se souvenir que sous MS-Windows 3, seul le bouton gauche était utilisé.

Avec les logiciels de la suite MS-Office, on pouvait cliquer droit et avoir des options contextuelles. De nos jours, c’est tellement rentrée dans l’utilisation… Je voudrais bien voir certains « digital natives » utiliser MS-Windows 3.1, tiens… Comment cela, sadique ? Comment cela, enfoiré ?

Pour finir, une petite vidéo pour vous montrer ce à quoi ressembler MS-Office il y a une grosse vingtaine d’années… Y a pas à dire, ça calme 🙂