Vieux Geek, épisode 117 : Les Powertoys pour MS-Windows 95

Oui, on va retrouver ce révolutionnaire MS-Windows 95. Révolutionnaire, il l’était pour l’époque de sa sortie, du moins pour le monde du PC.

J’avais parlé des multiples révolutions apportées à l’époque dans l’épisode 6 de la série vieux geek en septembre 2012.

Cependant, autant révolutionnaire qu’il fut, il lui manquait des fonctionnalités qui avaient été enlevées, faute de temps pour en finir le débogage… C’est pour cela que des extensions, dénommées « powertoys » (jouets de puissance ?) ont été développés et proposés par les développeurs de Microsoft.

Parmi eux, on trouvait un outil de modification des réglages de l’interface, TweakUI. Il y avait aussi un outil pour permettre d’ouvrir automatiquement une ligne de commande dans un répertoire donné, un outil qui permettait de gérer les fenêtres à la sauce X11.

J’ai donc décidé de vous montrer les powertoys fournis pour MS-Windows 95. Vous verrez, cela modifiait complètement l’ensemble.

Les powertoys ont continué leurs carrières durant plusieurs versions de MS-Windows, l’ultime étant pour le regretté MS-Windows XP, s’enrichissant au fil des années. Donc si vous utilisez sous une distribution GNU/Linux des outils à la Mate-Tweak, vous savez quelle en est la lointaine inspiration 🙂

Vieux Geek, épisode 116 : Dark Forces, la première incursion de Lucas Arts dans le monde des FPS.

J’avais déjà évoqué dans l’épisode 16 de la série « Vieux Geek » les doom-likes qui avaient pullulé dans les années 1994 à 1996.

J’ai abordé par la suite l’immonde « Depth Dwellers » (dans l’épisode 79) ou encore le mythique ancêtre de Duke Nukem 3D, « Ken’s Labyrinth » dans l’épisode 51 de la série vieux geek.

Mais il y en a un qui m’avait marqué par son côté avancé techniquement à l’époque, c’est Dark Forces, premier volet des aventure de Kyle Katarn. Sorti en février 1995, soit près d’un an avant Duke Nukem 3D, il en reprend certains aspect : portes coulissantes, objets en 3D mouvants, la possibilité de s’accroupir et de sauter. Sans oublier des aspects de jeu de rôle qui seront repris dans Hexen en 1996 avec des objectifs à remplir.

N’ayant plus le jeu complet qui était disponible en français – dans mes souvenirs qui remontent à une grosse vingtaine d’années, je me suis repliée sur la version de démonstration. On y joue le role de Kyle Katarn qui doit dérober les plans de l’étoile de la Mort, ce qui situe le jeu juste avant l’épisode IV de la saga…

Mon allié a été DosBox pour la vidéo ci-dessous.

Le jeu est moyennement long, une quinzaine de niveaux, mais sans points de sauvegarde. Si on perd, on recommence depuis le début, avec simplement 3 vies au départ pour finir le jeu. De plus, si vous souffrez de problèmes de vertiges, passez votre chemin. Kyle Katarn n’a pas l’usage de la Force, ce qui rend le jeu un peu plus ardu par moment.

Ce qui m’a fait garder un excellent souvenir du jeu ? Les phases en dessin animé d’une grande qualité. On comprend pourquoi le jeu a eu trois suites, Jedi Knight (alias Dark Force 2), Jedi Knight 2 et Jedi Knight : Jedi Academy. Les trois derniers tournant uniquement sous MS-Windows.

Vieux Geek, épisode 96 : Paint Shop Pro 3, le photoshop du « pauvre » pour MS-Windows 3.1x…

En 1995, j’ai acheté mon premier PC, un 486DX2 à 66 Mhz, avec 4 Mo de mémoire vive. Après l’avoir gonflé à 8 puis 12 Mo, lui avoir rajouté une carte son et un lecteur de CD-Rom 2x, j’ai commencé à acheter pas mal de logiciels sur CD, spécialement ceux fournis avec les magazines.

Il y avait aussi des marques comme Sybex qui importait certains logiciels en leur rajoutant une traduction française. C’est ainsi que j’ai pu mettre la main sur l’outil de retouche d’images Paint Shop Pro. Développé par Jasc Software, c’était un peu le photoshop du « pauvre ».

Reprenant l’interface générale du logiciel phare d’Adobe, il permettait à des personnes n’ayant pas les moyens d’acheter – ou de se procurer sur un circuit parallèle, pas bien ! – la Royce Rolls d’Adobe.

Je me souviens d’avoir acheté une version 4 ou 5, c’est assez flou, chez feu WSKA Éditions, dont j’ai pu retrouver un lien vers une version de Paint Shop Pro de 2007. Mais revenons-en à Paint Shop Pro 3. Pour vous le montrer en action, j’ai créé dans VirtualBox une machine virtuelle comprenant MS-Windows 3.1 (dont l’affichage a été gonflé en 800×600 par 256 couleurs) puis j’ai fait mumuse avec Paint Shop Pro.

Comme vous avez pu le voir, l’outil était assez limité, mais il convenait largement pour la plupart des opérations de retouches d’images à l’époque. Comme je l’ai dit dans la vidéo, Corel a racheté Jasc en 2004, et la dernière version 18.0 alias X.8 est devenue une sacrée usine à gaz… En hommage à la rolls d’Adobe ? En tout cas, j’ai passé pas mal de temps avec cet outil avant de migrer vers le monde des bisounours GNU/Linux. Devoir apprendre à utiliser The Gimp a été très instructif par la suite 😀

Les projets un peu fous du logiciel libre, épisode 12 : Cdesktopenv, la continuation du Common Desktop Environment…

Dans le billet Vieux geek, épisode 48, je parlais de Xfce 3.0 et de son inspiration profonde du Common Desktop Environment. Je précisais à la fin de l’article ceci :

Si vous aimez le look de CDE, le code a été ouvert et un projet est développé pour continuer de faire vivre le vénérable ancêtre. Même si c’est très laxatif à mettre en place 🙂

CDE a été un des premiers environnements graphiques unifiés pour les Unix. Annoncé en 1993, la première version est sortie en 1995, et il a été activement développé jusqu’en 1997. Son gros défaut ? Dépendre de Motif qui était payant à l’époque.

Il a été ensuite abandonné avec l’arrivée de KDE, Gnome et compagnie. En 2012, son code a été liberé, et plusieurs versions correctives sont sorties depuis. La dernière en date, c’est la 2.2.4 sortie en juin 2016.

Cependant, comme je l’avais précisé dans l’article vieux geek, c’est une vraie plaie à mettre en route, au moins sur Linux. J’ai essayé de le faire fonctionner – en vain – sur une archlinux 32 bits (la version 64 bits du port étant cassée ?).

Après avoir fouillé, j’ai appris que l’équipe de la Sparky Linux (une distribution basée sur Debian GNU/Linux) propose des paquets précompilés pour le Common Desktop Environment.

J’ai donc suivi les instructions de la page en question, à savoir récupéré une image ISO d’installation minimale de la dernière Sparky Linux en date. Après l’installation – qui se base sur l’outil de la Linux Mint Debian Edition – et les mises à jour, j’ai via Synaptic demandé le rajout du port de CDE, qui se limitait à demander la prise en charge du paquet cdesktopenv…

Ensuite, j’ai fait rédemarrer la machine virtuelle et j’ai lancé une première fois CDE pour voir si celui-ci voulait bien montrer le bout de ses octets. Comme c’était le cas, j’ai donc réveillé mon enregistreur de vidéo…

Comme vous avez pu le voir, c’est vraiment très rustique, mais l’ergonomie était au final pas trop mal pensée, surtout pour un projet né en 1993. Il faut se souvenir qu’à l’époque, c’était soit MS-Windows 3.1x, soit le Système 7.1 / 7.1.1… Pas vraiment la joie au final 🙂

Mis à part l’intérêt historique, pourquoi continuer à faire vivre CDE ? Si vous avez la réponse, je suis preneur !

Vieux geek, épisode 81 : MS Plus! pour MS-Windows 95…

Pour cet épisode de la série « Vieux Geek », j’ai eu envie de me replonger en 1995. C’est l’année où j’ai eu mon premier compatible PC, une grosse boite gris, avec un écran cathodique de 14 pouces (et de 14 kg aussi), avec un incroyable Cyrix 486DX2 à 66 Mhz royalement équipé de 400 Mo de disque, de 4 Mo de mémoire vive et c’était tout.

Le tout tournait tant bien que mal sous MS-Windows 3.1. Je le fis rapidement grimpé à 12 Mo de mémoire vive, lui rajoutant une carte son compatible Sound Blaster avec un CD-Rom 2x. Il était donc fin prêt mi-1996 pour accueillir le révolutionnaire MS-Windows 95.

Cependant, il faut le dire, pour révolutionnaire qu’il fût à l’époque, il n’était pas franchement esthétique, mais largement moins moche que les immondices icônes Numix. Faut pas pousser, non plus ! 😀

Pour améliorer l’ordinateur, Microsoft mit en vente une extension – un peu comme les DLC de nos jours – sous le nom de MS-Plus! pour MS-Windows 95.

Il y avait pas mal de bonnes choses : des thèmes pour se la jouer « pimp my ride », un jeu de flipper et surtout une énorme nouveauté : un des premiers navigateurs internet, l’ancestral MS-Internet Explorer 1.0… Internet Explorer 2.0 sortira en novembre 1995, et aussi avec la version dite OSR1 de MS-Windows 95. Ça ne rajeunit personne.

Quand on insérait le CD de MS-Plus! pour Windows 95, on avait un joli écran qui nous accueillait.

Un peu plus loin, si on demandait l’installation, on avait droit à l’internet jumpstart kit.

Il y avait aussi des outils qui seront inclus à MS-Windows 98, comme un outil pour automatiser des tâches, 12 thèmes complémentaires pour rester dans les principaux ajouts.

J’ai donc récupéré toutes les images ISO nécessaires à la réalisation d’une vidéo. Comme je l’ai précisé, pour avoir un affichage potable, j’ai du passer par Scitech Display Doctor 7, le pilote vbemp accumulant les écrans bleu de la mort 🙁

Malgré les aléas liés à un thème un brin capricieux, revoir le premier Internet Explorer en action, ça n’a pas de prix… J’avoue que le bonus de fin m’a arraché une larme ou deux… Et non, je ne précise pas ce que c’est. Mais il faut se souvenir qu’en 1995, MS-Windows 95 était le top du top côté système d’exploitation pour PC, et que le pack Plus! était la cerise sur le gâteau… 🙂

Vieux geek, épisode 74 : Microsoft Works, la « suite bureautique du pauvre ».

Avec l’arrivée de la version 95 de Microsoft en 1995, l’informatique commença vraiment à se démocratiser. Acheter un ordinateur royalement équipé d’un Pentium à 75 Mhz coutaît dans les 8 à 10 000 Francs (1200 à 1500€), il fallait parfois sortir une somme rondelette pour avoir une suite bureautique comme Microsoft Office.

J’ai parlé dans l’épisode 72 de la série de Microsoft Office 4.x. Il y avait toujours la possibilité d’avoir un(e) ami(e) qui pouvait vous fournir une version pas franchement officielle… Et parfois un brin vérolée…

Sinon, il y a la « suite bureautique du pauvre » proposé par Microsoft, Works. Ce logiciel a existé sous MS-Dos, Mac et MS-Windows, durant près de 20 ans, de 1988 à 2007. Après avoir fait quelques recherches, j’ai pu trouver la version 4.0 sortie en même temps que MS-Windows 95… Attention, l’écran d’installation pique les yeux 🙂

Une fois l’installation terminée, au premier chargement, on avait l’option d’avoir une présentation générale du logiciel. Encore une fois, ça pique les yeux !

On pouvait accéder à des modèles ou encore un module de traitement de texte, un tableur, de quoi faire quelques bases de données et même de quoi envoyer des documents par réseau téléphonique. Mais le mieux est de vous montrer le tout en action.

Même si c’était un logiciel très limité, il permettait de faire des documents basiques… Avec un meilleur rendu que MS-Office par moment 🙂

On était loin de ce que pouvait proposer Microsoft Office, mais combien de personnes pouvaient vraiment dire qu’elles tiraient vraiment avantage de la suite bureautique complète de Microsoft ?

Un tel type de logiciel manque de nos jours, mais les suites bureautiques classiques sont désormais plus abordables, donc… 🙂