Pause Photo : Mai 2017

1- L'Abri : La superposition des éléments est parfois hasardeuse. Cette voile de Kite surf semble protéger les personnes assises sur le banc de l'ancien poste de surveillance de la plage d'Houlgate. Un abri qui est devenu sommaire, mais bien pratique quand le vent souffle... dans le bon sens.

Pause Poésie : Des Visages

​Des Visages derrière des vitres fumées,
qui défilent bruyamment sans discontinuer.
Là, un sourire que l’on essaie de cacher.
Ici, un air figé dans son humanité.

Je marche seul sur leur route poussiéreuse
à la poursuite d’une vie amoureuse.

Voilà une conversation qui s’avance
puis disparaît dans de lointaines vacances,
remplacée par un visage sévère
qui claque sur moi comme un coup de tonnerre.

Je marche seul sur leur route pluvieuse
à la poursuite d’une fin bienheureuse.

C’est maintenant le sourire du diable
qui essaie de charmer à l’amiable
le papillon révélé par la rosée
de ses joues encore potelées déjà fardées.

Je marche seul sur leur route brumeuse
à la poursuite d’une mort vaniteuse.

Un dernier visage vient enfin me chercher,
dans la pénombre à peine dévoilée
comme un reflet de mon propre passé
que je croyais posé sur le bas côté.

Pause Poésie : Un Gamin

(une autre nouvelle rubrique qui commence par un texte d’il y a 15 ans) 

Je me souviens d’un gamin
C’était un souvenir lointain
Qui ressurgit aujourd’hui
Qu’on croyait perdu dans l’oubli

Un gamin qu’on disait différent
Un gosse comme il y en a tant
C’était celui qui n’était pas beau
Qu’on poussait dans le dos

C’était un enfant unique
Peut-être trop protégé chez lui
Mais agressé par les cyniques
Qui s’en amusaient jour et nuit

Je me souviens de tous les autres
Ceux qui martyrisaient les faibles
Ceux qui sont peut-être vôtre
Et qui seront un jour faible

Aura-t-on pour eux plus de pitié
Qu’ils n’en ont eu avec l’autre
Celui qu’ils ont oublié
Mais qui pourrait être nôtre

Les poussera-t-on aussi
Leur crachera-t-on au visage
Seront-ils ceux qu’on humilie
Comme ils l’ont fait à cet age

Je me souviens de ce gamin
Il aurait pu être moi
Il aurait pu être mien
Je ne te ferais pas ça, à toi.

Pause Photo : avril 2017

(Chose promise, j’inaugure ici cette nouvelle rubrique, sorte de respiration)

1- Beauté industrielle : Créations humaines, les sites industriels peuvent parfois se muer en curieuses forêts, en halos fantasmatiques qui les rendent un peu plus à la nature.

 

2 – Coups de pinceaux : Je ne me lasse jamais du talent de calligraphe de la nature au soir tombant. Les ombres magnifient les reliefs et ridules comme des coups de pinceau parfaitement maîtrisés.

 

3 – Ecroulement : La géométrie des capteurs photo joue des tours, laissant l’impression que des bâtiments penchent. Et en même temps, ces fiers vestiges de la belle époque penchent dangereusement vers leur fin, vendus en tranche, mal entretenus ou agrandis n’importe comment. On retrouve ces mêmes hôtels et casinos au début du siècle dernier sur de nombreuses cartes postales.

 

4 – Réinvention : Combien d’histoires a traversé ce bâtiment colonial avant de se retrouver coincé entre des buildings flambant neufs. A quoi servait-il avant de se réinventer en boutiques et logements? Je ne pourrais le dire et malgré ce chaos architectural, sa présence me manquerait.


5- Ruines : Des heures passées à construire ce promontoire et ce chateau, pour que ses « propriétaires » l’abandonnent à ce funeste destin. Mais la mer a décidé d’en faire sa propre oeuvre d’art.

 

Blog : Quelques nouvelles créations, etc…

Un petit billet éphémère pour informer d’abord de la mise en place de nouveaux fichiers en ligne, toujours en licence Creative Commons, évidemment.

Tout d’abord la nouvelle que j’avais entamé en Décembre et que j’ai mis du temps à finir faute de temps… et de décision sur la conclusion. Elle est encore brute de fonderie (malgré la relecture de Frédéric…) mais au moins, le corps du récit est terminé. Je l’ai mise en deux versions : EPUB et PDF. Une fois relue et corrigée, je mettrai une illustration un peu plus travaillée, je pense.

Ca sera vraisemblablement ma dernière incursion dans ce type d’écriture car je ne me sens pas vraiment au niveau (même s’il y a bien pire dans ce que je vois sur les « stores » comme Amazon ). C’est le problème de lire beaucoup : On fait des complexes. Donc je préfère rester sur mes habituels poèmes qui en sont au volume 4. Le volume 5 est imminent mais j’ai compilé aussi en Epub les 4 premiers volumes sans les illustrations (hein phigger :-P). Bonne lecture sur votre support préféré.

Sinon,  il y a des oeuvres dont je ne parlerai pas ici, comme l’avant-dernier Lisa Gardner, un thriller classique et efficace mais à la fin bâclée. Comme quoi c’est toujours dur de rester cohérent et de terminer. Je ne parlerai pas non plus du Disney de noël 2016, Vaiana, qui est pourtant mieux que la Reine des Neiges et très recommandable. Je ne ferais pas de commentaires sur Mageia et toutes ces distributions GNU/linux qu’on ne finit plus d’enterrer comme un amigaOS ou un BeOs. Il faut savoir passer à autre chose. Je ne parlerai pas non plus des accords et rachats du monde de l’automobile car rien n’est fait. Je ferai une mise à jour de la « galaxie des constructeurs », le moment venu. J’en ai profité pour rajouter quelques petites choses dans la page « A lire aussi« 

Messages personnels : Le garde du corps protègera sa droite. Le vegan ne mange pas de membre de sa famille. Le bonhomme de glace n’est pas un hologramme. Sept coeurs à faire battre, c’est déjà pas mal. L’imbécile marche toujours vers un mirage du passé. Les sanglots longs des violons de l’automne…