Pause Poésie : Brasier

L’incendie fait rage.
Le ciel s’assombrit
comme pour un orage.
Il se glisse dans un trou de souris.
Il observe ce qui se passe.
Le feu rougeoie autour,
les arbres trépassent .
Plus de vie alentours.
A t il commis un crime
pour voir tout détruit
du sol aux cimes
partout autour de lui ?
Ses yeux brillaient
pendant le brasier .
Les autres pleuraient
en perdant leur foyer
dans cette folie destructrice .
Ne s’est il pas découvert
des travers et des vices
un gouffre à jamais ouvert ?


Tagged: poème, poésie

Pause Photo : Juillet 2017

1-Quintet : Mais que peuvent bien regarder nos 5 mouettes ? Certainement pas leur propre image dans le miroir que fait l’eau salée sur le sable de cette plage normande mais plus sûrement un « prédateur » à 2 pattes.

2- La pèche à pied : C’est une des activités favorites de beaucoup de touristes d’un certain age en Normandie. Un filet à crevettes et c’est parti. On les rencontre plutôt le matin, à marée basse, dans les petits bras de mer isolés, et sur celui là, on sent le pro. Pas de quoi faire un repas, pourtant, car il n’y a plus beaucoup d’espèces commestibles dans le coin, malheureusement… pour la nature.

3- Caprice : Mais que voulait ce jeune garçon que sa grand mère entraine ailleurs? Nous ne le saurons jamais mais son regard semble irrémédiablement attiré vers autre chose. La femme pourrait le trainer sur le sable pour lui faire passer ce qu’elle considère comme un caprice. Et sur la plage, on ne manque jamais d’en faire, entre la peur de l’eau ou l’envie d’y rester, les jeux avec les copains et copines, les glaces et autres gourmandises…

4- Prisonnier : Le regard de cet âne ne cesse de m’émouvoir. Cela fait plus de 15 ans que je le côtoie périodiquement et il aurait bien envie d’aller voir autre chose que son champ. Même s’il a de la compagnie, si on est parvenue à soigner une maladie grave, il y a quelque chose dans son regard qui semble dire : Faites moi m’évader.

5- Caresse : 15 ans d’amitié, de regards complices et une caresse pour ce magnifique équidé trop souvent conspué. C’est un peu la suite de la photo précédente et à mon âge, je sais qu’il est trop tard pour espérer « avoir » un âne… mais qui peut posséder un animal aussi intelligent. ça serait plutôt l’inverse.


Tagged: photographie

Pause Poésie : L’étrangère

Une étrangère était venu
Etait-ce au printemps
Que nous l’avons vu
De sa montagne descendant
Elle parlait bizarrement
Certains la comprenaient
D’autres hurlaient aux boniments
Mais où cela l’a-t-elle menée

C’était une marginale
Au parler original
Qui attirait la convoitise
Qui semait ses friandises
Elle se fit des amis
Mais elle ne savait pas aimer
Elle se fit des ennemis
Ou elle se les inventait

Elle a dansé nue
Enlevant tous ses voiles
Pour charmer la rue
Les badauds et les étoiles
Mais elle était trop différente
Pour se faire comprendre d’eux
Elle était trop exubérante
Pour seulement rester chez eux

Alors elle a reçu les pierres
De ceux qui l’avaient aimé
Elle en était fière
Mais trop à les étouffer
Elle voulait les emprisonner
Elle voulait trop se donner
Elle en est morte
Sous le feu de cette cohorte

Quel était son tort ?
D’être fasciné par la mort ?
De ne jamais se renier ?
Ou seulement d’être entier?
Maintenant elle est partie
Avec elle ses mots et ses folies
Qui ont enchanté nos jours
Qui ont disparu pour toujours


Tagged: poème, poésie, racisme

Pause Photo : Mai 2017

1- L'Abri : La superposition des éléments est parfois hasardeuse. Cette voile de Kite surf semble protéger les personnes assises sur le banc de l'ancien poste de surveillance de la plage d'Houlgate. Un abri qui est devenu sommaire, mais bien pratique quand le vent souffle... dans le bon sens.

Pause Poésie : Des Visages

​Des Visages derrière des vitres fumées,
qui défilent bruyamment sans discontinuer.
Là, un sourire que l’on essaie de cacher.
Ici, un air figé dans son humanité.

Je marche seul sur leur route poussiéreuse
à la poursuite d’une vie amoureuse.

Voilà une conversation qui s’avance
puis disparaît dans de lointaines vacances,
remplacée par un visage sévère
qui claque sur moi comme un coup de tonnerre.

Je marche seul sur leur route pluvieuse
à la poursuite d’une fin bienheureuse.

C’est maintenant le sourire du diable
qui essaie de charmer à l’amiable
le papillon révélé par la rosée
de ses joues encore potelées déjà fardées.

Je marche seul sur leur route brumeuse
à la poursuite d’une mort vaniteuse.

Un dernier visage vient enfin me chercher,
dans la pénombre à peine dévoilée
comme un reflet de mon propre passé
que je croyais posé sur le bas côté.

Pause Poésie : Un Gamin

(une autre nouvelle rubrique qui commence par un texte d’il y a 15 ans) 

Je me souviens d’un gamin
C’était un souvenir lointain
Qui ressurgit aujourd’hui
Qu’on croyait perdu dans l’oubli

Un gamin qu’on disait différent
Un gosse comme il y en a tant
C’était celui qui n’était pas beau
Qu’on poussait dans le dos

C’était un enfant unique
Peut-être trop protégé chez lui
Mais agressé par les cyniques
Qui s’en amusaient jour et nuit

Je me souviens de tous les autres
Ceux qui martyrisaient les faibles
Ceux qui sont peut-être vôtre
Et qui seront un jour faible

Aura-t-on pour eux plus de pitié
Qu’ils n’en ont eu avec l’autre
Celui qu’ils ont oublié
Mais qui pourrait être nôtre

Les poussera-t-on aussi
Leur crachera-t-on au visage
Seront-ils ceux qu’on humilie
Comme ils l’ont fait à cet age

Je me souviens de ce gamin
Il aurait pu être moi
Il aurait pu être mien
Je ne te ferais pas ça, à toi.

Pause Photo : avril 2017

(Chose promise, j’inaugure ici cette nouvelle rubrique, sorte de respiration)

1- Beauté industrielle : Créations humaines, les sites industriels peuvent parfois se muer en curieuses forêts, en halos fantasmatiques qui les rendent un peu plus à la nature.

 

2 – Coups de pinceaux : Je ne me lasse jamais du talent de calligraphe de la nature au soir tombant. Les ombres magnifient les reliefs et ridules comme des coups de pinceau parfaitement maîtrisés.

 

3 – Ecroulement : La géométrie des capteurs photo joue des tours, laissant l’impression que des bâtiments penchent. Et en même temps, ces fiers vestiges de la belle époque penchent dangereusement vers leur fin, vendus en tranche, mal entretenus ou agrandis n’importe comment. On retrouve ces mêmes hôtels et casinos au début du siècle dernier sur de nombreuses cartes postales.

 

4 – Réinvention : Combien d’histoires a traversé ce bâtiment colonial avant de se retrouver coincé entre des buildings flambant neufs. A quoi servait-il avant de se réinventer en boutiques et logements? Je ne pourrais le dire et malgré ce chaos architectural, sa présence me manquerait.


5- Ruines : Des heures passées à construire ce promontoire et ce chateau, pour que ses « propriétaires » l’abandonnent à ce funeste destin. Mais la mer a décidé d’en faire sa propre oeuvre d’art.

 

Blog : Quelques nouvelles créations, etc…

Un petit billet éphémère pour informer d’abord de la mise en place de nouveaux fichiers en ligne, toujours en licence Creative Commons, évidemment.

Tout d’abord la nouvelle que j’avais entamé en Décembre et que j’ai mis du temps à finir faute de temps… et de décision sur la conclusion. Elle est encore brute de fonderie (malgré la relecture de Frédéric…) mais au moins, le corps du récit est terminé. Je l’ai mise en deux versions : EPUB et PDF. Une fois relue et corrigée, je mettrai une illustration un peu plus travaillée, je pense.

Ca sera vraisemblablement ma dernière incursion dans ce type d’écriture car je ne me sens pas vraiment au niveau (même s’il y a bien pire dans ce que je vois sur les « stores » comme Amazon ). C’est le problème de lire beaucoup : On fait des complexes. Donc je préfère rester sur mes habituels poèmes qui en sont au volume 4. Le volume 5 est imminent mais j’ai compilé aussi en Epub les 4 premiers volumes sans les illustrations (hein phigger :-P). Bonne lecture sur votre support préféré.

Sinon,  il y a des oeuvres dont je ne parlerai pas ici, comme l’avant-dernier Lisa Gardner, un thriller classique et efficace mais à la fin bâclée. Comme quoi c’est toujours dur de rester cohérent et de terminer. Je ne parlerai pas non plus du Disney de noël 2016, Vaiana, qui est pourtant mieux que la Reine des Neiges et très recommandable. Je ne ferais pas de commentaires sur Mageia et toutes ces distributions GNU/linux qu’on ne finit plus d’enterrer comme un amigaOS ou un BeOs. Il faut savoir passer à autre chose. Je ne parlerai pas non plus des accords et rachats du monde de l’automobile car rien n’est fait. Je ferai une mise à jour de la « galaxie des constructeurs », le moment venu. J’en ai profité pour rajouter quelques petites choses dans la page « A lire aussi« 

Messages personnels : Le garde du corps protègera sa droite. Le vegan ne mange pas de membre de sa famille. Le bonhomme de glace n’est pas un hologramme. Sept coeurs à faire battre, c’est déjà pas mal. L’imbécile marche toujours vers un mirage du passé. Les sanglots longs des violons de l’automne…