Vieux Geek, épisode 98 : Forté Free Agent 1.1, le client usenet des geeks windowsiens de la fin des années 1990 !

Quand internet a commencé à se populariser à partir de 1997, les outils en mode graphique dédié pour chacune de ses composantes principales ont eu tendance à se multiplier comme des petits pains.

Avant que Microsoft n’étouffe tel un boa constrictor Netscape, il y a eu une certaine forme de saine concurrence. Dans la trousse de l’internaute un peu geek, en dehors du navigateur pour aller sur la toile d’araignée mondiale alias le web, il y avait un logiciel dédié à l’accès aux forums de Usenet, que l’on pourrait surnommer l’ancêtre des forums qui pullulent sur la toile actuellement. Ouvrons une rapide parenthèse sur ce qu’est Usenet.

Ce système de forums en mode texte uniquement, même s’il existe des forums binaires où l’on peut tout récupérer – comment croyez-vous que les tipiaks récupéraient leurs consommation quotidienne à l’époque ? – permet de discuter de tout et de rien.

Les forums sont souvent rangés par langue (fr,de,es, etc.), puis par catégorie en anglais (comp = computer = informatique ,rec = recreation = loisir, soc = social, etc.) mis à part ce qu’on appelle le big 8 anglophone : comp, humanities, misc, news, sci, soc, talk.

Sans oublier l’énorme fourre-tout qu’est alt… Merdier sans nom serait plus réaliste, mais c’est un peu trop grossier comme expression. Bref, fermons cette parenthèse.

À l’époque, le logiciel préféré, c’était Forté Free Agent, une version limitée – et la plupart du temps en anglais – pour se perdre sur Usenet. Pour vous le montrer en action, j’ai pris un MS-Windows 98 SE (autant prendre l’un des MS-Windows les plus solides de l’époque pour le grand public).

Forté existe toujours de nos jours, et la plus ancienne version téléchargeable est la 3.3 sortie en 2006. J’avoue que je ne me sers plus que du client usenet de mon Mozilla Thunderbird qui est plus que largement suffisant de nos jours.

Il faut dire que les forums de Usenet ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils ont été à leur époque de gloire… Dommage !