Installer Trinity Desktop Environment sur Archlinux ? Pas franchement une partie de plaisir…

Mais un bon stimulant intellectuel… et cela entretient le péristaltisme 🙂

Prévoyez une cafetière complète, une machine virtuelle et une bonne demi-douzaine d’heures 🙂

Les pré-requis sont une machine virtuelle Archlinux 32 ou 64 bits avec Xorg préinstallé. Si vous voulez faire recompiler le code, je vous déconseille d’activer le multi-processus à la compilation, ça peut provoquer des problèmes 🙁

Je suis parti de la page du wiki d’Archlinux sur le Trinity Desktop Environment. Je pensais partir d’un dépôt de paquets prêts à l’emploi, mais Murphy étant passé par là, j’ai été obligé de tout faire recompiler… Voici donc l’ordre d’installation et / ou de compilation des paquets.

Pour la compilation, j’ai cloné le dépôt git du mainteneur :

git clone --depth https://github.com/michael-manley/Trinity_ArchLinux_PKGBUILD.git

Commençons par la mise en place de la base, que ce soit en compilant ou en installant les paquets, quand le dépôt sera de nouveau fonctionnel :

  1. tde-tqt3
  2. tde-tqtinterface
  3. tde-arts
  4. tde-dbus-tqt
  5. tde-dbus-1-tqt
  6. tde-tqca-tls
  7. tde-libart-lgpl
  8. tde-avahi-tqt
  9. tde-tdelibs
  10. htdig depuis AUR via https://aur.archlinux.org/packages/htdig/
  11. tde-tdebase
  12. tde-tdebindings
  13. tde-tdeaccessibility
  14. tde-tdeutils

On continue avec les éléments complémentaires :

  1. tde-libcaldav
  2. tde-libcarddav
  3. tde-libkdcraw
  4. tde-libkexiv2
  5. tde-tdeadmin
  6. tde-tdeedu
  7. tde-tdenetwork
  8. tde-tdepim
  9. tde-tdemultimedia
  10. tde-tdegames
  11. tde-tdetoys
  12. tde-tdeaddons
  13. tde-tdegraphics
  14. tde-tdewebdev
  15. tde-tdevelop ; nécessite les dépendances apr et subversion, pour la compilation
  16. tde-artwork
  17. tde-tdesdk

Et enfin avec quelques accessoires proposés :

  1. gtk-qt-engine
  2. tde-kmplayer
  3. tde-krusader
  4. tde-ksplash-engine-moodin
  5. tde-style-qtcurve
  6. tde-tdenetworkmanager
  7. tde-tdepowersave
  8. tde-tdesudo
  9. tde-tdmtheme
  10. tde-twin-style-crystal

Impossible à faire recompiler :

  1. gtk3-tqt-engine
  2. tde-amarok avec une gueulante concernant ltagmp4-static 🙁
  3. tde-systemsettings : besoin de kde4-config

Le seul gros point noir, c’est qu’il n’y a pas de traduction. J’ai donc utilisé le modèle proposé, et j’ai récupérer le paquet tde-i18n pour ne conserver que la traduction française.

Oui, je sais que le PKGBUILD qui suit est franchement dégueulasse, mais au bout de 6 heures de travail sur le projet, je n’ai pas eu le courage de faire quelque chose de plus propre. Mea culpa !

# Maintainer: Michael Manley
# Contributor: David C. Rankin

pkgname=tde-i18n
pkgver=14.0.4
pkgrel=1
pkgdesc= »Trinity Desktop Enviroment $_cat$_mod »
arch=(‘i686’ ‘x86_64’)
url= »http://scm.trinitydesktop.org/scm/git/tde-i18n »
license=(‘GPL’)
provides=(« tde-i18n »)
groups=(‘tde-complete’)
depends=( »)
makedepends=(‘autoconf’ ‘cmake’ ‘pkgconfig’)
optdepends=()
options=(‘staticlibs’ ‘libtool’ ‘!strip’)
install=

source=(« http://mirror.ppa.trinitydesktop.org/trinity/releases/R$pkgver/tde-i18n-R$pkgver.tar.bz2 »)

build() {
cd « ${srcdir}/tde-i18n »

msg « Setting PATH, CMAKE and Trinity Environment variables »
# Source the QT and TDE profile
[ « $QTDIR » = «  » ] && . /usr/share/trinity/srcldr/tqt3.sh
[ « $TDEDIR » = «  » ] && . /usr/share/trinity/srcldr/trinity.sh

msg « Creating out-of-source build directory: ${srcdir}/build »
mkdir -p « $srcdir/build »
cd « $srcdir/build »

msg « Starting cmake… »

cmake ${srcdir}/tde-i18n/tde-i18n-fr \
-DCMAKE_INSTALL_PREFIX=${TDEDIR} \
-DSYSCONF_INSTALL_DIR=${TDEDIR}/etc \
-DBUILD_ALL=ON \
-DWITH_GCC_VISIBILITY=ON

make $NUMJOBS
}

package() {
msg « Packaging – $pkgname-$pkgver »
cd « $srcdir/build »
make -j1 DESTDIR= »$pkgdir » install
}
md5sums=(‘bf4c716468ee6962a969328ee1a4a591’)

Néanmoins, on obtient enfin le fichier de traduction. J’ai donc décidé de montrer en vidéo la mise en place du bousin…

Oui, c’est assez chiant à mettre en œuvre, surtout à cause de l’absence du dépôt pré-compilé qui m’aurait fait gagné plusieurs heures pour la mise en place de l’ensemble. Néanmoins, on peut constater l’énorme gourmandise de cet environnement…

Dommage qu’Amarok pointe aux abonnés absents, ou que certains logiciels se plantent comme un MS-Windows Millenium sous amphétamines.

C’est déjà pas si mal que cela pour un port pas franchement officiel d’un environnement qui est vraiment pour les nostalgiques après tout 🙂