Yunohost, Virtualbox, Interfaces réseaux

J'avais publié rapidement un billet Yunohost, Clonezilla et Virtualbox expliquant que j'avais fait un clone via Clonezilla de ma machine Yunohost et cloner celle-ci au sein d'une machine virtuelle dans VirtualBox. Dans ce billet, je voudrais aller un peu plus loin et aborder l'aspect configuration et paramétrage réseau.

Remarque :
- Par YunohostProd, je désignerai la machine / serveur sur laquelle j'ai mon Yunohost que j'utilise tous les jours ;
- Par YunohostTest, je désignerai le clone / la machine virtuelle dans VirtualBox.

Mon besoin

Mon besoin est donc d'avoir une machine de test, aussi proche que possible de ma machie de production. L'avantage de la machine virtuelle est de pouvoir jouer avec et faire des tests, revenir en arrière très facilement via les snapshots.

VirtualBox - Quelles cartes réseaux ?

Cet environement de test est testé essentiellement sur deux types de réseaux : chez moi, derrière une Freebox. Et sur un réseau d'entreprise.

Sur chacun des machines virtuelles (que j'utilise dans VirtualBox, indépendamment du fait que ce soit une instance Yunohost), je crée à minima deux cartes réseaux :
- une carte eth0 en mode NAT : l'accès Internet de la machine hôte est alors partagé, je peux faire des mises à jour etc. La machine virtuelle voit Internet mais n'est pas vu du réseau local (elle est derrière un NAT qui est géré par VirtualBox).
- une carte eth1 en mode Réseau Privé hôte sur vbonet0 : la machine est visible et voit la machine hôte et réciproquement. Cette interface réseau me sert pour me connecter en SSH depuis ma machine hôte sur la machine virtuelle.

A ces deux interfaces réseaux, j'en ajoute une troisième :
- une carte eth2 en mode Accès par pont (Bridge). Cette interface est uniquement valable dans le cas où le réseau permet à la machine virtuelle d'avoir une IP dédiée (fixe ou via le DHCP). En entreprise (par exemple), là où les IP sont souvent associées aux adresses MAC, il n'est pas possible d'avoir une IP dédiée pour les machines virtuelles de test ; je désactive donc cette interface. De chez moi, quand je suis connecté sur le réseau de la Freebox, j'active cette carte eth2, ma machine virtuelle a donc une IP dédiée sur le réseau local.
Remarque : vu que via cette interface, la machine hôte voit également la machine virtuelle étant donné qu'elles sont sur le même réseau local, je pourrais désactiver l'interface eth1 quand je peux activer eth2.

Qui voit quoi ?
- via la carte en NAT : la VM a accès à Internet pour les mises à jour derrière un NAT. Elle est invisible du réseau local et de la machine hôte, à moins de faire des redirections de port ;
- via la carte Réseau privé : accès à la machine hôte et réciproquement ; la VM est également visible des autres machines virtuelles situées dans le même réseau privé.
- via la carte Réseau Accès par Pont : comme la machine virtuelle a accès au réseau local et sa propre IP sur le réseau, elle est visible des machines du réseau local en accès direct.

Configuration réseau - DHCP par défaut Pour chacune des interfaces réseaux de ma machine virtuelle, je reste en DHCP par défaut. Je pourrais lui affecter des IP fixes, mais je peux savoir facilement (c'est indiqué au lancement de Yunohost) les différentes adresses IP associées aux différentes interfaces réseaux ; le bail DHCP étant assez long - la machine garde toujours les mêmes IP pour les différentes interfaces.

Connexions à la VM Yunohost

Les connexions Yunohost se font de deux façons :
- par un navigateur pour l'accès aux différentes applications dans Yunohost ;
- par SSH

Sur ma machine hôte (un Linux), pour me simplifier la tâche et Yunohost utilisant les noms de domaines qu'ont lui a associé plutôt que les IP, quand je lance ma machine virtuelle, je pense à modifier le fichier /etc/host

monyunohost.fr 192.168.0.100

avec :
- monyunohost.fr : mon domaine yunohost
- 192.168.0.100 : l'IP du réseau privé affecté par VirtualBox à la machine virtuelle (interface eth1).

Et ainsi, en allant sur https://monyunohost.fr, je peux faire ce que j'ai à faire.

Reste à faire

- Du routage avancé Tout le trafic passe par défaut - est routé via l'interface eth0, celle qui est donc Naté. Cela ne pose pas de soucis pour tout ce qui sort. Mais pour ce qui entre, il est nécessaire de passer par la carte eth1.
=> Il faut que je vois les possibilités de ce côté.

- Mise en place d'une synchronisation Prod vers Recette Je peux très facilement cloner la machine virtuelle YunohostTest pour avoir une machine pour les tests et une machine "Sauvegarde".
J'aurai donc une seconde machine virtuelle, YunoBackup, qui aura une interface eth2 avec une IP du réseau sur lequel se trouve la machine YunohostProd. Les deux machines se voient. Mon idée est de mettre en place un système (un script) qui au démarrage de la machine virtuelle de Sauvegarde (YunoBackup) va se connecter en SSH à ma machine de production, et se synchroniser (à base de Rsync) pour récupérer les principaux changements.
Autre possibilité : récupérer les sauvegardes et les restaurer au sein de cette machine YunoBackup (un bon moyen de valider la procédure de sauvegarde / restoration). Toujours via un script.
=> Je note ça dans ma todo liste de projets personnels. A suivre.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end !

Lifehacking – TinyTask

Ayant à automatiser un certain nombres de tâches faite de façon graphique (des clics divers et variés au sein de différents logiciels en environement Windows), j'ai donc cherché un logiciel qui me permettrait de faire 500 fois la même chose. Et j'ai trouvé. Ce logiciel, c'est TinyTask. Disponible ici gratuitement ici (graticiel, logiciel non libre) https://www.vtaskstudio.com/tinytask.php

Remarque : la tâche nécessitait des actions en mode graphique au sein de différents logiciels, rien qui ne pouvait être automatisé par un script quelconque.

On l'installe, c'est léger. On le lance. On clique sur enregistrer. On exécute la séquence d'action que l'on souhaitera faire de manière répétitive. Cette séquence pouvant être au sein de différentes fenêtres. Et ça enregistre une macro qu'il est possible de rejouer un certain nombre de fois.

Quelques astuces :
- Ça marche bien dans une machine virtuelle (dans laquelle on a un Windows) ce qui permet de continuer à travailler à côté de ça sur la machine hôte. Sans cette astuce, on ne peut pas utiliser sa machine le temps que la tache se déroule. Une VM à lancer sur un second ou troisième écran pour garder un œil dessus. Car...
- Le logiciel plante parfois, donc on lance les répétitions par lot de 20 en gardant un œil dessus.
- Il faut penser à revenir sur la bonne fenêtre de départ à la fin de la séquence (en remettant le focus dessus). Car il semblerait que le logiciel enregistre les clics, la position de la souris et les saisies claviers, mais si on est sur la fenêtre d'un logiciel sans que l'on est le focus dessus, le clic se fait dans le vide et ça décale alors toute la séquence de la macro enregistrée.

Ce logiciel m'ayant bien dépannée (la tâche répétée 500 fois durait une minute à chaque fois une fois la séquence bien optimisée pour être sûre qu'elle marche comme je veux).

Je suis preneur d'un logiciel équivalent et aussi simple sous GNU/Linux Ubuntu. Par aussi simple, je ne veux pas d'un logiciel pour lequel il faut créer un script dans un langage dédié. Je voudrais un logiciel qui fasse la même chose que TinyTask.

Guide d’installation d’Archlinux, version de novembre 2017.

Voici la quarante-neuvième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle d’octobre 2017.

Pour les captures d’écran, je suis parti d’une image ISO intermédiaire créée avec l’outil Archiso. Au moment où j’envoie l’article en ligne, le 1er novembre vers 10 h 00 du matin, l’ISO de novembre 2017 n’est pas encore disponible.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.26.2, Plasma 5.11.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.18.0 en gtk3.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Lifehacking – Mes astuces pour faire ma veille ciblée

Dans le présent billet, je voudrais présenter deux astuces pour faire ma veille ciblée. Un autre billet, en cours de rédaction, abordera plus en détail le cas des fils RSS et l'usage d'un agrégateur. Un précédent billet Le combo gagnant pour optimiser sa veille présentait mon cycle de veille quotidienne : lecture en direct (au sein de l'agrégateur) ou lecture plus tard (via Wallabag), conservation du lien (Shaarli). Cette veille recoupe un tous les domaines qui ont un intérêt pour moi.

Le présent billet se focalise sur une veille ciblée. Par veille ciblée j'entends le fait de faire une recherche sur une thématique donnée, pour avoir un état des lieux ou un état de l'art à un instant t. Cela m'est utile dans le cadre de la préparation de mes projets professionnels, pour me remettre à jour ou au contraire découvrir un nouveau domaine.

Rq : chacune de ces astuces est complémentaire des autres.
Rq2 : ces conseils marchent très bien pour faire une veille ciblée sur un sujet technologique ou un logiciel libre particulier, mais sont probablement efficace dans d'autres cas.

Moteurs de recherche

Je n'évoquerai que brièvement la recherche par mot clef judicieusement choisi au sein de différents moteurs de recherche, avec classement par date pour trouver les publications les plus récentes. Cela semble une évidence. C'est ainsi que font la plupart des personnes qui affirment faire de la veille (et auxquelles je pose la question suivante lors des entretiens de recrutement : "faites vous de la veille et si oui, comment ?".

Journal du Hacker

Je suis abonné via le fil RSS au Journal du Hacker (pas encore à la newsletter - Le Courrier du hacker : le point après (déjà) 5 numéros et les leçons retenues).

Là encore, je profite de la fonctionnalité de moteur de recherche incluse sur le site et je fais une recherche par mots clefs, que je trie par date. Cela me permet de retrouver des liens vers différents billets de blog au sein desquels le sujet d'intérêt a été abordé. Et je profite donc du présent billet pour remercier tous les membres de la communauté qui prennent le temps de saisir des articles d'intérêt et d'ajouter des tags pertinents.

Attention toutefois : le Journal du Hacker ne référencie (par choix éditorial, cf https://www.journalduhacker.net/about) que des articles en langue française, et exclue donc de facto toute la richesse du monde anglophone (dont on pourra profiter via les moteurs de recherche).

Rq : les articles les plus pertinents des gros blogs et sites comme Linuxfr.org sont généralement ajoutés dans le journal du Hacker, cela me fait gagner un temps certain en n'ayant pas à chercher sur ces sites (vu que si un article correspond à ma thématique d'intérêt, il ressortira dans le résultat de recherche du Journal du Hacker).

Slideshare

Slideshare est le site où l'on retrouve bon nombre de supports divers et variés de présentation, de conférences... Là encore, le site dispose d'un moteur de recherche interne, je fais une recherche par mots clefs. Et je peux ainsi retrouver des supports qui me permettent d'avoir des retour d'expériences, des états des lieux, des introductions sur différents sujets d'intérêts.

Là encore, la date est importante, ainsi que le numéro de version pour les logiciels présentés (il faut bien avoir en tête quelle est la dernière version d'un logiciel avant d'étudier 80 slides sur une API d'un logiciel qui est désormais dépréciée avec la dernière version en date...)

Youtube

Complémentaire de Slideshare, YouTube permet d'avoir les conférences et le discours autour du support mais aussi de trouver des tutoriels, des vidéos de démonstration et de fonctionnement des logiciels. YouTube étant le site incontournable pour la vidéo, la mode étant à ne plus faire de l'écrit mais des vidéos, YouTube peut être une bonne source pour avoir un aperçu d'un sujet (par chance les logiciels sont un sujet moins polémique et moins soumis à controverse que d'autres, mais il ne faut toutefois pas en oublier son esprit critique).

Les réseaux sociaux

Il m'arrive également de poser une question précise et ciblée, généralement en anglais pour faciliter la visibilité (les personnes susceptibles de répondre techniquement sachant l'anglais, même dans le cercle francophone). Là encore, je regarde qui me répond (est-ce une personne que je connais, de confiance ou un expert du sujet qui intervient suite à la diffusion au sein du réseau social de mon message).

Faire appel à sa mémoire

Je fais également appel à mémoire. J'essaie de me rappeler si je n'ai pas récemment lu ou passé tel ou tel sujet sur tel ou tel site que je suis (et je recherche dans mon Shaarli), si je ne connais pas une personne spécialiste de la dite technologie et avec laquelle je serai en relation via les réseaux sociaux (je lui demande alors quelques conseils et ressources pour bien démarrer sur le sujet).

Autres

Je pourrais également chercher sur des sites comme Medium ou autre, mais je pars du principe que si l'information se trouve sur ces derniers et est accessible librement, elle aura été référencée et donc trouvée via l'astuce du moteur de recherche.

Conclusion

N'hésitez pas vous aussi à partager en commentaire vos astuces pour faire votre veille sur le logiciel libre, je suis preneur d'autres astuces qui pourraient m'aider à être encore plus efficace sur le sujet, lifehacking oblige.

Archlinux, en passe de devenir la nouvelle base à « massacrer » ?

Dans un article du mois de septembre 2017, je parlais d’un début de folie furieuse du monde archlinux qui partait dans tous les sens.

Mais il y a une tendance que j’ai noté et qui date en gros du début de l’année 2017 de voir que de plus en plus de projets ont tendance à partir d’une base Archlinux pour proposer des distributions qui sont en réalité le plus souvent des respins qui se limitent à la personnalisation d’une environnement donné.

Je vous renvoie à cette vidéo de ma série Dis Tonton Fred où j’évoque la différence entre une distribution et une respin…

Il y a plusieurs exemples récents qui me viennent à l’esprit. Il y a bien des projets un peu anciens comme la SwagArch GNU/Linux, Arch-Anywhere devenu Anarchy Linux ou encore la célèbre Manjaro Linux (qui a fini par développer ses propres dépôts) ou la difficilement installable Artix Linux.

Il y a cependant deux autres projets plus récents dont je vais parler dans cet article : ArchMan et la Namib GNU/Linux.

Le premier projet est d’origine turque. On retrouve une Archlinux avec les environnements de bureaux classique : Xfce (pour la version 17.10), Budgie et Plasma (pour les 17.08), Mate et LXQt (pour les 17.06).

Si on va sur le github du projet Archman, on voit que le projet est né cette année.

Le deuxième projet est la Namib GNU/Linux dont j’ai appris l’existence via une vidéo d’Adrien Linuxtricks.

On est dans un projet très récent, qui semble dater de l’été 2017. Sur le site du projet, on constate que pour le moment le projet n’a sorti que deux images ISO.

Si on regarde sur le github du projet, on constate que ce dernier n’est pas très actif, mais cela doit être lié à la vie privée du créateur. Après tout, on ne peut pas être 100% du temps derrière son projet 🙂

Vous avez pu le voir, les deux projets – dont je me demande quelle sera leur durée de vie – proposent toutes deux un dépôt tiers, mais font l’erreur de ne pas se limiter à pré-empaqueter des recettes disponibles sur AUR.

Si le projet en question disparaît et qu’une personne l’a installée, elle pourra toujours continuer à utiliser la distribution, mais une partie seulement. Ce qui restera à terme une installation qui explosera en vol. Encore une fois, la force du logiciel libre qui est de pouvoir forker à l’envie des logiciels en fait une énorme faiblesse 🙁

Le blog kanjian.fr

Dans ce billet je souhaiterai mettre en avant le blog https://www.kanjian.fr/

Alexandre J. Blog sur la sécurité informatique et la sensibilisation des TPE/PME

Sa propre présentation en dit un peu plus

Expert en sécurité web

Une casquette que j'ai toujours, car j'interviens en licence à l'université Jules Vernes qui se trouve à Saint-Quentin dans l'Aisne. J'oriente mon cours sur la sécurité des applications web, mais comme j'aime le dire sur ce qui entoure cette sécurité. "La sécurité est un tout" pour me citer. Grosse passion, mais aussi fonction indispensable au final dans nos métiers.

Découvert via le journal du Hacker, parle de différents sujets qui m'intérese et je suis donc abonné pour suivre les prochaines parutions, qui se font de façon régulière en dehors de la pause estivale de l'été. Comme tout bon site qui se respecte, celui-ci met à disposisition un fil RSS https://www.kanjian.fr/feed (Et pour les autres il y a RSS-Bridge.

A lire et pour se donner une idée du contenu du site, je vous recommande son billet Comment préparer son PC pour la Nuit du Hack.

Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 9 : il n’y a pas que des développeurs cons…

Il y a aussi des utilisateurs et utilisatrices qui en tiennent une sacrée couche. Dans l’épisode 3 de la série publiée le 7 septembre 2017, je parlais en mots choisis de la dichotomie entre la sphère des développeurs et celles des utilisateurs.

S’il y a des développeurs qui sont tellement imbus de la puissance retirée par le fait de savoir écrire des programmes en C, C++, Java, Rust, Ruby, Python ou encore en Brainfuck et qui finissent par ne plus sentir leur sphincter de l’urètre se détendre, il y a aussi des utilisateurs et des utilisatrices qui poussent le bouchon.

Il y a des utilisateurs et des utilisatrices qui ne voudront rien comprendre à l’informatique et qui verront les personnes qui s’y connaissent un peu comme des « super informaticiens » corvéables à merci.

Il y a aussi des personnes qui ayant un peu trop d’aisance ont tendance à vouloir rajouter les derniers gadgets à la mode – que ce soit via des PPAs sous les Ubuntu-like ou des paquets AUR par dizaines pour la famille des Archlinux – et qui viendront se plaindre si la mise à jour suivante se plante comme un MS-Windows Millenium sous amphétamine.

L’informatique aura toujours des impondérables, et les mises à jour, que ce soit dans le monde du libre ou le monde de Microsoft et d’Apple, présenteront un risque de plantage. Le but des développeurs et des testeurs étant de limiter la casse au maximum.

Il faudrait peut-être ouvrir la boite crânienne de certaines personnes pour leur faire comprendre que le risque zéro c’est DU FOUTAGE DE GUEULE. Il serait malhonnête de dire qu’il n’y aura jamais de plantage. C’est fondamentalement mensonger.

Je ne suis pas développeur, mais dans deux projets qui me tiennent à coeur en plus de celui de ma distribution, je joue un rôle des plus ingrats : celui de bêta-testeur.

Je peux vous dire que ce n’est pas toujours un chemin pavé de pétales de roses. Ce serait plutôt par moment un champ de mine en se demandant si le prochain pas ne me transformera pas en bouillie virtuelle. J’en ai accepté le risque, car je sais ce que je fais. Je sais qu’il y aura des bugs si je fais le con.

Il y a pour finir le fait que certaines personnes sous prétexte que le libre est peuplé de « super informaticiens » vont pouvoir avoir gratuitement l’entrée, le plat de résistance, le dessert, le digestif et au passage une petite gâterie bucco-génitale.

L’image est sûrement excessive, mais je la rencontre de plus en plus souvent. Oui, il y a des immondes connards et des immondes connasses – ne soyons pas sexistes – dans le monde du développement informatique. Mais le monde des utilisateurs informatique n’a rien à lui envier sur ce plan.

Une vérité dure à entendre ? J’en suis désolé, mais il faut savoir mettre les pieds dans le plat.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end malgré cette conceté de changement d’heure !

Quelques trucs sympa avec SSH

Le fichier config

Pour éviter les attaques par défaut sur le port 22 pour SSH, il est courant de changer de port. Du coup, il faut lancer ssh avec l'option -p. Exemple

ssh -p 1234 moi@monserveur.org

De plus, l'utilisateur que l'on veut utiliser peut être un utilisateur différent de la session courante. On peut aussi vouloir renommer le nom du serveur pour simplifier

Pour simpifier tout ça, il y a le fichier config qui se trouve /.ssh/config

Extrait du fichie ~/.ssh/config

###################################
# PERSO #
###################################
host cloud
User moi
hostname cloud.monserveur.org
Port 1234
IdentityFile /home/genma/.ssh/SSHKey

Et du coup la commande ci-dessus

ssh -p 1234 moi@monserveur.org

deviendra

ssh moi@cloud

Avoir une bannière personnalisé à la connexion ssh

Quand je suis connecté, j'aime bien avoir une petite personnalisation du genre :

genma@PC~$ ssh genma@cloud.monserveur.org
.____________.
MM. .MM | |
"MM._______.MM" | Le cloud |
/ \ | de Genma |
/ dMMb dMMb \ | |
/ dM"""Mb dM"""Mb \ |____________|
| MMMMM"/O\"MMMMM | ||o
| "MMM"/ \"MMM" | .dMMM 8
| dMMMMMMMM
\ \ / dMMMMMMMP
AMMMMMMMMM\_____/MMMMMMMMMMMM"
Enter passphrase for key '/home/genma/.ssh/SSHKey':

Pour celà, j'ai créé (repris en l'adaptant un peu) un dessin en ASCII art. Il faut ensuite créer un fichier

/etc/banner

qui contient l'ASCII art dedans. Et aux connexions SSH suivantes, ce dessin apparaîtra.

Recevoir un SMS - Freemobile à la connexion SSH

J'avais rédigé un tutoriel SSH Notification par SMS Freemobile à la connexion expliquant d'être notifié par sms lors de toutes initialisation d'une connexion sftp ou ssh quand on est un utilisateur Freemobile. Je vous renvoie donc vers cette astuce.

Avoir un prompt coloré

Pour avoir un prompt (invite de commande) coloré et savoir de suite, visuellement, sans avoir à lire sur quel machine je suis (je met du vert, du bleu, du violet) ou si je suis en root (je met alors du rouge), j'utilise la technique du prompt coloré que j'avais décrite ici : Prompt coloré pour son shell

Vieux Geek, épisode 103 : IBM Lotus Symphony, la dérivée oubliée d’OpenOffice.org.

Dans l’épisode 102 de la série Vieux Geek, je parlais de la première version d’OpenOffice.org. Au fil des années, OpenOffice.org sera la base de StarOffice selon le calendrier suivant :

  • StarOffice 6.0 basé sur OpenOffice.org 1.0 en mai 2002
  • StarOffice 7.0 basé sur OpenOffice.org 1.1 en novembre 2003
  • StarOffice 8.0 basé sur OpenOffice.org 2.0 en septembre 2005
  • StarOffice 9.0 basé sur OpenOffice.org 3.0 en novembre 2008

Il y eu des versions intermédiaires. Cependant, avec le rachat de Sun par Oracle en janvier 2010, le projet OpenOffice connaitra une ultime version dénommé Oracle OpenOffice en décembre de la même année, numérotée 3.3. Je reviendrai sur ce point précis en fin d’article.

Mais StarOffice ne fut pas le seul projet à profiter du code source d’OpenOffice.org. IBM fit de même et proposa entre 2007 et 2012 un projet du nom de Lotus Symphony.

La dernière génération fut la 3.0 sortie en octobre 2010 et qui survivra jusqu’à un ultime fixpack en novembre 2012. Le code fut ensuite donné au projet Apache OpenOffice. J’avais entendu parler de cette suite bureautique, et j’ai pu mettre la main dessus. J’ai donc pris un MS-Windows 7 – la norme en 2010 – et j’ai décidé de voir à quoi ressemble cette suite bureautique.

Comme promis au début de l’article, je reviens sur les événèments suite au rachat de Sun par Oracle. Des développeurs du projet OpenOffice.org qui sentaient qu’Oracle voulait laisser pourrir sur pied la suite bureautique avait pris une copie du code source et lancé en septembre 2010 le projet LibreOffice. Il faudra attendre janvier 2011 pour que le premier LibreOffice (une version 3.3 elle aussi) voit le jour.

En avril 2011, Oracle annonce officiellement qu’il débranche le projet OpenOffice.org et refile le bébé à la fondation Apache en juin 2011… Bien que le projet Apache OpenOffice existe toujours et qu’une version 4.1.4 soit sortie en octobre 2017, les 6 mois dont à profité LibreOffice lui a donné un avantage qui ne sera jamais rattrapé par le code historique.

Billet d’humeur – Quoi, les Kindle ne lisent pas le format Epub ?

C'est au détour de l'écoute d'une émission que j'ai prise conscience d'une chose, qui a suscité mon étonnement, mené à une recherche et conduit à la rédaction du présent article : Les liseuses Kindle ne peuvent pas lire le format Epub.

Pour rappel, l'EPUB (acronyme de « electronic publication », « publication électronique » en français, parfois typographié « ePub », « EPub » ou « epub ») est un format ouvert standardisé pour les livres numériques, proposé par l'IDPF. Il est fondé sur le XML. Les fichiers ont l'extension .epub. Le format ePub est un format de publication souvent utilisé par les livres électroniques et supporté par la plupart des liseuses, à l'exception du Kindle d'Amazon.

Ce qui est confirmé par Le Kindle lit les documents électroniques au format propriétaire d'Amazon AZW (et KF8 pour les dernières), il prend en charge le format TXT, ainsi que le format audio MP3 et le format livre-audio de la société Audible.com mais pas le format EPUB supporté par de nombreuses autres liseuses. Source

La plupart des liseuses (Kobo par la Fnac, Sony Reader et bien évidemment celles de la gamme Bookeen sont compatibles avec ce format. La plupart car les modèles de liseuse produit par Amazon, à savoir la gamme Kindle, ne lisent pas ce format. Une conversion via le logiciel Calibre (le logiciel libre de référence pour la gestion de sa collection de livres électroniques, leurs transferts sur une liseuse...) est nécessaire. Du coup, tous les possesseurs de liseuse Amazon ne peuvent lire aucun livre libre, comme ceux qui sont mis à disposition sur le site de Framabook, ou encore tous les livres élevés (non pas tombés, élevés, voir à ce sujet l'article de Stéphane Bortzemeyer) dans le domaine public et disponibles sur le site Gutemberg.org.

Que toutes les liseuses ne lisent pas des livres numériques pour cause de système de protection comme des DRM, je comprends sans soucis. Mais qu'une liseuse ne puisse pas lire un format libre et ouvert... De là à penser qu'il s'agit d'une volonté d'Amazon pour que les possesseurs de Kindle ne s'alimentent en livre qu'en achetant sur sa plateforme, il n'y a qu'un pas que je franchie sans soucis. A chacun d'en penser ce qu'il voudra. Mais je conclurai ce billet à la non-objectivité assumé, l'anecdote de la suppression à distance des livres 1984 de George Orwell des liseuses Kindle Le site a fait disparaître des livres électroniques Kindle de ses clients deux ouvrages de George Orwell pour lesquels il ne bénéficiait pas des droits de reproduction. Source Le Monde.

Enfin, l'un des 2 de GAFAM, c'est Amazon. Et non pas parce qu'Amazon vend des livres, et tout ce que l'on peut imaginer en e-commerce... Mais parce qu'il est un des fournisseurs de service de cloud les plus avancés actuellement... Mais c'est là un tout autre sujet qui sort du contexte de ce billet d'humeur...

Vieux Geek, épisode 102 : OpenOffice.org 1.0, l’honorable ancêtre bureautique libre…

Lisant le Journal du Hacker, je suis tombé sur cet article qui parlait de la sortie de la version 4.1.4 d’Apache OpenOffice, continuation moins connue d’OpenOffice.org.

Même si je considère que la descendante utilisable d’OpenOffice.org est LibreOffice, j’ai eu envie de parler de la première version du code liberé de StarOffice 5.x. Cela nous fait repartir en mai 2012… 15 ans et des bananes 🙂

Dans l’épisode 63 de la série Vieux Geek, je parlais de StarOffice. Début 2000, Sun Microsystems décida d’ouvrir le code et il faut un an et demi pour que la première version stable soit disponible.

Après de longues recherches, j’ai réussi à retrouver une archive d’Openoffice.org 1.0. J’ai donc décidé de me faire une machine virtuelle avec un bon vieux MS-Windows XP (qui était sorti en octobre 2001).

J’ai donc montré en vidéo l’installation de cette version mythique de la suite bureautique libre.

Comme vous avez pu le voir, l’interface sent vraiment bon les années 1999-2000… L’époque des modems en 33,6 Kbits/s… Les easter eggs étaient marrant et on voit que les auteurs savaient s’amuser.

Dommage que les auteurs du projet Apache OpenOffice travaille désormais un peu pour la gloire, vu que LibreOffice a gagné la partie ici.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet, en dehors de la floppée des saveurs officielles d’Ubuntu 17.10 dont tout le monde a déjà parlé ?

Côté culture ?

Bon week-end !

Isotop 0.2, le retour réussi d’OpenBSD en mode bureautique ?

J’ai toujours aimé OpenBSD, et j’ai toujours eu envie de le détourner de sa fonction de base pour en faire une station bureautique, ma dernière tentative en date datant d’avril 2017 avec OpenBSD 6.1.

Le groupe 3hg a décidé de pousser l’idée un peu plus loin et a lancé le projet isotop.

C’est en gros ce que je faisais de manière artisanale mais avec une intégration plus poussée.

J’avais fait une vidéo de la version 0.1 du projet posté sur ma chaîne youtube le 30 juin 2017. Via mon compte mastodon, Thuban m’a contacté et m’a fait parvenir en avant premier l’ensemble des fichiers torrent pour l’image ISO de la version 0.2 du projet, aussi bien en version 32 que 64 bits.

Je me suis dit après avoir téléchargé l’ISO complète en AMD64 que j’avais envie de lui donner sa chance… C’est donc ce que j’ai fait. Je me suis dit autant faire une vidéo complète de l’installation – en coupant les moments de grande solitude. Vous la trouverez ci-dessous 🙂

Il y a toujours quelques limites liées à OpenBSD qui complique la vie de l’utilisateur comme l’obligation de devoir toucher au noyau pour supporter certaines imprimantes en USB, le script de montage automatique des clés USB. J’ai eu droit à quelques bugs liés à l’émulation, comme le son qui partait en cacahuètes ou encore des daemons qui ont décidé de m’abandonner au démarrage.

Mis à part cela, on voit les énormes progrès accomplis depuis des années par OpenBSD dans le domaine de la bureautique et le projet isotop, bien qu’un peu « fou » est quand même assez utilisable, surtout pour de la navigation sur internet.

Malgré les quelques limites que j’ai rencontré, c’est vraiment un projet qui avance bien. Vivement la 0.3 basé sur OpenBSD 6.3 dans quelques mois 🙂