En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac…

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ?

Bon week-end 🙂

Chatonkademy – Billet N°0 – Présentation du projet

Dans le cadre du projet d'une école du numérique auquel je participe, l'OpenHackademy, nous (des membres d'une de mes équipes et moi-même) avons été amené à mettre en place l'infrastructure informatique qui sert aux apprenants dans le cadre de leur formation.

Au fur et à mesure, nous documentons tout ça en interne. Comme je me dis que l'expérience peut être utile à d'autres, je débute par le présent billet une une série de billets techniques relatant tout ce que nous avons pu apprendre dans la mise en place de cette infrastructure et son maintien au quotidien, son évolution...

Ce retour d'expérience se basera également sur l'expérience d'autres CHATONS avec lesquels j'ai pu échangé et discuté, venant ainsi compléter si besoin mes propos, proposer d'autres solutions logicielles que celle que j'ai pu mettre en place si il y a lieu, justifiant ainsi les choix techniques réalisés.

Présentation du projet

Pourquoi Chatonkademy ? Ce petit nom n'est autre que la contraction de CHATON et OpenHackademy. Pour l'OpenHackademy je vous renvoie vers >mon billet de blog dédié sur le sujet. Pour les CHATONS, le Collectif des Hébergeurs Alternatifs,Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires, vers le site du projet : https://chatons.org

En quelques mots, CHATONS ce sont les AMAP de l'informatique libre. Promouvant le projet au travers mon implication au sein de l'association Framasoft.

L'infrastructure

L'infrastructure repose sur un hyperviseur tournant sous Proxmox avec une IP fixe (en IPv4) et une IPv6, les différentes problématiques liées à l'usage d'une seule IP publique avec des ports particuliers (web, ssh etc.) seront abordés dans des billets dédiés.

Les machines virtuelles

Chaque étudiant a sa propre machine virtuelle pour son apprentissage. Les machines virtuelles sont gérées par les étudiants qui ont les droits administrateurs sur les machines (via un compte sudoers). Nous avons déployés ces machines sous Debian 9 et nous les avons "ansibelisées" : les playbooks etc. seront mis à disposition dans des billets dédiés. L'intervention sur plusieurs machines à distance en même temps (pour saisir la même commande), la gestion des logs centralisés pour ces différentes machines, leurs sauvegardes etc. Toutes ces problématiques donneront lieu, là encore, droit à des billets dédiés.

Yunohost

Ayant sensibilisé les apprenants au projets aux problématiques tel Le cloud, c'est l'ordinateur d'un autre et à celui de faire de la veille, (voir à ce sujet mon billet Le combo gagnant pour optimiser sa veille), j'ai mis en place une instance Yunohost multi-utilisateurs. Je suis administrateur de l'instance, chaque étudiant a son compte sur Yunohost et les applications que je lui mets à disposition.

Je ferai un ou plusieurs billets dédiés sur la gestion de Yunohost dans le cadre d'un certain nombre d'utilisateurs (40), le côté mono ou multi-utilisateur des applications (partagée publiquement ou non, cloisonnée pour chaque utilisateur ou non). Cette expérience sera également l'occasion de passer d'une instance Yunohost personnelle à une instance de plus grand niveau. Selon la sollicitation de l'instance, je serai amené à augmenter ou réduire sa capacité matérielle (ce qui se fait aisément vu qu'il s'agit d'une machine virtuelle), je ferai des retours d'expériences sur quelle type de machine pour combien d'utilisateur en même temps.

Conclusion

Pour conclure ce premier billet numéroté 0, il y a déjà pas mal de choses à rédiger et mettre en forme, à anonymisée avant de mettre à disposition sous la forme de tutoriels et billets de blogs. Ce premier billet donne, je pense, une bonne idée des billets et projets à venir (tous les chantiers ne sont pas finis et pour beaucoup la peinture n'est pas encore sèche). A suivre donc :)

Vieux Geek, épisode 120 : Rise of the Triad, la suite frappadingue de Wolfenstein 3D.

J’ai déjà eu l’occasion de parler des FPS un brin secoué du bocal avec le très spécial Redneck Rampage.

Mais ce n’était pas le coup d’essai pour 3DRealms anciennement connu sous le nom d’Apogee. En 1994, un autre FPS complètement sécoué du ciboulot était sorti, Rise of The Triad. À l’origine, ce devait être une suite de Wolfenstein 3D, au point de s’appeller Wolfenstein 3D part 2.

Mais au bout de quelques mois de développement, John Romero contacta Scott Miller que le projet sous ce nom précis était abandonné… Pour éviter de faire de l’ombre à un certain Doom ?

Quoiqu’il en soit, Tom Hall qui était parti un peu auparavant d’id Software, repris le projet et développa un scénario pour conserver les éléments graphiques déjà développés, en plus d’une version améliorée du moteur de Wolfenstein 3D : sols et ciels texturés, possibilité d’avoir plusieurs niveaux, la possibilité de sauter. Bref, un moteur poussé dans ses limites.

Finalement, le jeu ne parlera plus de nazis, mais de lutter comme une secte un brin apocalyptique dans le cadre d’une équipe d’agents nommé HUNT (High-risk United Nations Task-force).

Comme pour les autres jeux de l’époque, Rise of the Triad est sorti sous la forme d’un partagiciel avec un épisode. Cependant, le jeu complet venait avec quatre épisodes complètement différents. J’ai donc lancé une session DosBox pour vous montrer le jeu dans sa « foldinguerie » 🙂

Le code source a été libéré fin 2002, avec des ports sur de nombreuses machines. La version complète peut être achetée sur GOG pour quelques euros. À vous de voir si un FPS complètement déjanté vous parlera 🙂

Communiquer en anglais

Il y a quelques mois (années), dans le cadre de ma recherche d'un nouvel emploi, j'avais essayé de traduire un article rédigé en français en anglais. L'objectif était de donner plus de visibilité à mon propos. J'avais déjà fait pas mal de traduction dans le sens anglais vers français, soit des versions (avoir appris le latin au collège en faisant une version du texte de la Guerre des Gaules de Jules César a laissé quelques traces dans mon vocabulaire), pour différents projets (EFF, Framasoft). Mais je n'avais jamais vraiment fait l'inverse, soit du thème, ou une traduction du français vers l'anglais. Les quelques retours et critiques constructives de mon texte en anglais (il faudrait te faire relire - aider) m'avait montré que j'avais encore de gros progrès à faire. En effet, le fait de partir sur une traduction d'un billet en français (une traduction qui n'était pas mot à mot mais presque) et non une œuvre originale était le soucis principal : il aurait fallu que je prenne plus soin d'être dans l'adaptation, voir que je réécrive le billet complètement de novo, plutôt que d'être dans une traduction.

Depuis quelques mois, ayant eu à interagir en anglais avec des collaborateurs, j'ai pu constater mes propres progrès dans mon aisance à m'exprimer dans cette langue. Avoir à parler dans une conversation courante en anglais régulièrement permet de se sentir plus à l'aise, de travailler son accent, son vocabulaire, sa réactivité dans les interactions. Chaque jour, ma progression passe également, de façon plus passive, par le visionnage de série en VO ST VO (merci Netflix pour ça) avant de passer à un mode visionnage sans sous-titre.

Je ne suis pas encore en mode publication d'article de blog directement en anglais. Mais je m'entraîne à faire des phrases et traits d'esprit via les réseaux sociaux. Sur Twitter, je fais donc de plus de messages en anglais. L'anglais permet permet des phrases plus longues et d'exprimer plus de choses dans le nombre de caractères impartis. On retrouve l'exercice de choisir ses mots avec soin, de jouer avec la langue, de faire de l'humour dans cette langue. Faire un compte dédié en anglais serait possible mais ce serait chronophage de gérer deux comptes, la majorité de mes abonnés sont des personnes techniques et l'anglais technique est un prérequis et est donc connu, ce qui n'est donc pas un frein à leurs compréhensions. Et pour moi, m'exprimer en anglais régulièrement me permet de m'entraîner dans ce mode d'expression tout en touchant un public plus large (international contrairement à un public francophone).

En parlant de toucher un public plus large, j'ai maintenant pour objectif de pouvoir donner une conférence en anglais à un congrès international. J'ai postulé avec un sujet de conférence lié à mon emploi / l'entreprise pour laquelle je travaille. Si ma candidature / proposition est retenue, j'aurai quelques semaines pour préparer et répéter ma conférence pour qu'elle soit fluide et rodée (ce que je ne fais jamais pour les conférences que je donne en français). Je communiquerai sur le sujet le moment venu.

Guide d’installation d’Archlinux, version d’avril 2018.

Voici la cinquante-quatrième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de mars 2018.

Si vous avez besoin d’une image ISO en 32 bits, le projet archlinux32 vous en proposera une.

Côté environnements : Gnome 3.28.0, Plasma 5.12.x, Xfce 4.12.0 et Mate-Desktop 1.20.0 en gtk3. À noter la suppression de Gnome classique.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 4.0 à compter du mois de mai 2016.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Vieux Geek, épisode 119 : MS-Windows NT 3.1, la version Microsoftienne d’OS/2 3.0…

J’ai déjà eu l’occasion de parler des versions ancestrales de Microsoft Windows NT, mais jamais de la première de toute, la 3.1 sorti en 1993.

Dans un billet consacré à Microsoft Windows NT 3.51 (écrit en février 2016), je parlais de la parenté encore assez prononcée de cette version de l’OS de Microsoft avec le projet développé en conjoint avec IBM.

J’avais dans un autre billet évoqué l’ultime version commune proposée par Microsoft et IBM, OS/2 1.30 en mai 2017.

Grâce à mes sources habituelles, j’ai réussi à mettre la main sur la version française de Microsoft Windows NT 3.1, sortie en 1993 et qui fut remplacé par NT 3.5 en 1994. L’installation n’a pas été de tout repos. J’ai pu m’en sortir grâce à un guide assez pratique au final.

En effet, pour pouvoir émuler l’ensemble, il faut démarrer sur une disquette comme celle qui permettait de lancer l’installation d’un MS-Windows 95 sur lequel deux fichiers doivent être recopiés pour que tout se lance bien. Créer une partition en fat16, la formater.

Ensuite, récupérer le contenu du répertoire i386 d’un CD d’installation en le copiant sur le disque dur, et lancer la commande magique :

c:\i386\winnt.exe

On a droit à une installation en deux étapes. Une première en mode textuelle.

Et le superbe écran d’accueil !

J’ai pris l’installation personnalisée pour activer un affichage en 800×600 en 16 couleurs.

Ensuite, j’ai choisi la partition en lui demandant – vainement ? – de passer en ntfs.

Une fois les fichiers d’installation copiés, on se retrouve en mode graphique, avec une présentation qui rappelle MS-Windows 3.1.

Les composants à installer, très lourd, spécialement pour l’époque…

L’installation ne s’est pas trop mal déroulée, et j’ai pu ensuite rajouter le service pack 3 pour corriger au maximum cette version. J’ai aussi rajouté le support du son. Il était alors temps de vous montrer l’ensemble en action.

Comme vous avez pu le voir, les relations avec OS/2 sont encore présentes, ne serait-ce que la présence d’un répertoire os2 planqué dans les fichiers installés… C’est vrai que l’interface est celle de MS-Windows 3.1, mais il faut se souvenir que le premier MS-Windows NT à proposer une interface plus conviviale et identique à celle de l’OS pour le grand public, ce sera MS-Windows NT 4.0 en 1996…

Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 18 : le port des outils GNU sur une base BSD…

Le monde du libre à ses origines était un monde où le partage était un des mots clés principaux, loin des dérives actuelles où les communautés s’entretuent à grand coups d’anathèmes et de forks.

L’exemple de ce partage ? Le port des outils GNU via des projets comme CygWin et MinGW pour l’OS privateur pour PC qu’est MS-Windows. Sans oublier Fink pour l’OS fruité.

Mais il n’y pas que les ports pour les OS privateurs. Il y a aussi les ports pour des noyaux libre comme celui de Hurd (avec Debian GNU/Hurd) dont j’ai parlé dans l’épisode 8 de cette série de billets.

Cependant, il y a une constante qui se cassent les dents à intervalles réguliers, j’ai nommé les ports d’outils GNU sur une base BSD. Que ce soit avec UbuntuBSD (qui semble bien mal parti n’ayant plus proposé d’images ISO depuis 2016) et dont j’avais parlé en mars 2016.

Quant à PacBSD, même si une ISO est disponible depuis août 2017, son wiki est une purge telle que le wiki d’Archlinux serait une promenade de santé en comparaison.

J’ai donc décidé de me replier sur Debian GNU/kFreeBSD. La dernière image ISO disponible date de l’époque de la Wheezy, alias Debian GNU/Linux 7.x.

Cependant, une autre page concernant la Debian Jessie (alias 8.x) est disponible. Le port a été ôté des versions officiellement supportées en novembre 2014.

Ayant récupéré l’ISO minimale pour une installation de Debian GNU/kFreeBSD, j’ai décidé de montrer l’ensemble en vidéo.

Même si la version de Debian GNU/kFreeBSD date un peu, on a quelque chose de fonctionnel bien que quelques bugs abiment l’expérience utilisateur au final. Mais pourquoi vouloir mélanger deux mondes qui cohabitent mis à part pour faire mumuse ? Je ne vois pas…

Lifehacking avec les alias bash

Définition des alias bash

Les alias permettent de définir des raccourcis pour vos commandes saisies dans en console. Ainsi, une commande fréquente et relativement longue sera rendue accessible en tapant un simple mot clé prédéfini par le système ou que nous aurons créé (raccourcis).
Documentation sur Debian-facile.org et sur le site Ubuntu-fr.org

Mes alias

Les alias personnels sont donc crées dans le fichier /.bash_aliases

J'ai différents alias repris de tutoriel que l'on peut trouver du type les 30 alias bash les plus utiles. Je n'ai gardé que certains qui me sont utiles.

alias rm='rm -i' # -i -> demande de confirmation
alias cp='cp -i' # -i -> demande de confirmation
alias mv='mv -i' # -i -> demande de confirmation

# Alias GREP
alias grep='grep --color=auto'
alias fgrep='fgrep --color=auto'
alias egrep='egrep --color=auto'

# Alias DU
alias du='du -h --max-depth=1'
alias du+='du -h --max-depth=1 | sort -h -r | less'
alias dusort='du -x --block-size=1048576 | sort -nr'
alias df='df -h'

Et j'ai créé les miens. Parmi ceux là, en voici quelques-uns :

J'utilise désormais Borg comme outil de sauvegarde et du coup je me suis fais des alias pour pouvoir me rendre directement dans le bon dossier, lancer ma sauvegarde de mes Documents avec Borg, faire le ménage...

# ===========================
# Alias Sauvegardes pour BORG
# ===========================

alias borgDossier='cd /media/genma/_Stockage/BorgBackup/'
alias borgDocument='borg create -v --stats ./::`date +%Y-%m-%d-%H:%m:%S` /home/genma/Documents/'
alias borgPurge='borg prune -v --list --keep-daily=7 --keep-weekly=4 --keep-monthly=-1 .'
alias borgUmount='borg umount /Backup/BorgBackup/MontageBackup'

J'utilise différentes version de Firefox et de Thunderbird pour faire de test avec

# ============================
# Alias Firefox
# ============================
alias firefoxDevelopper='~/LOGICIELS/Firefox_Developper_Edition/firefox -no-remote -p'
alias firefoxNightly='~/LOGICIELS/Firefox_Nigthly/firefox -no-remote -p'
alias firefoxESR='~/LOGICIELS/Firefox_ESR/firefox -no-remote -p'
alias thunderbirdBeta='~/LOGICIELS/thunderbirdBeta/thunderbird -no-remote -p'
alias thunderbirdAlpha='~/LOGICIELS/thunderbirdAlpha/thunderbird -no-remote -p'

En quoi est-ce du lifehacking ?

J'utilise de plus en plus le terminal avec comme outil Terminator (un terminal qui permet d'utiliser des onglets, de séparer la fenêtre courante en sous shell...). Et pour être plus efficace pour des commandes que j'ai régulièrement à utiliser, toute commande qui est régulièrement utilisée pour le lancement / redémarrage de service est définie en tant qu'alias... J'envisage de faire un playbook dédié Ansible pour déployer un fichier .bash_alias de référence sur les différentes machines et serveurs sur lesquelles je me connecte régulièrement...

L'avantage des bash_aliases est que je gagne réellement en efficacité. Et c'est en ças que c'est du Lifehacking.

L'inconvénient est que je ne connais pas / plus toutes les options de beaucoup de commandes Shell par coeur...

Vieux Geek, épisode 118 : Spear of Destiny, mon introduction aux wolf3d-like.

1992. Une petite boite peu connue du nom d’id Software révolutionne les jeux 3D avec Wolfenstein 3D. Tandis qu’elle prépare sa prochaine révolution, un certain Doom, une partie de l’équipe d’id Software se consacre à la préquelle de Wolfenstein 3D, Spear of Destiny.

En janvier 2016, dans l’épisode 5 de la série « Les projets un peu fou du logiciel libre », j’avais parlé d’EcWolf, un port du moteur de Wolfenstein 3D pour les ordinateurs modernes.

Quand je suis arrivé sur PC, en 1995, j’ai découvert les FPS avec l’épisode shareware du premier Doom. Je devrais attendre l’achat d’un CD de Micro-Application pour tomber sur la version partagicielle de Wolfenstein 3D et surtout sur la démo de Spear of Destiny.

Dans ce jeu qui avait 21 niveaux (dont 3 ou 4 secrets), on devait récupérer la Sainte Lance volée par les nazis. La démo proposait deux ou trois niveaux. Évidemment, en 1995, le jeu était daté. Doom était passé par là, mais c’est lui qui m’a fait aimé les Wolf3D-like.

J’ai d’ailleurs parlé d’autres FPS historiques comme Ken’s Labyrinth, Catacomb 3D, sans oublier Blake Stone. Mais le mieux est de montrer le jeu en action, du moins sa version de démo.

Oui, ça piquait les yeux, même en 1995. Mais c’était quand même révolutionnaire trois ans plus tôt. En 1995, Doom 2 et le frappadingue Rise of The Triad étaient déjà sorti… Mais cela sera le sujet d’un autre billet 🙂

Ah, le fléau du plagiat dans le monde du libre…

Je n’ai eu de cesse de parler des abus de l’utilisation des quatre libertés du logiciel libre. Qu’il existe des forks compulsifs et abusifs qui finissent par tuer le noble principe qu’est le fork.

Mais il y a pire. Il y a des moments où la liberté et le laisser faire sont confondus au point que l’on arrive à du plagiat pur et simple de code qui est masqué par l’utilisation abusive des fonctionnalités de remplacement automatisé de texte.

Vous voulez un exemple précis ? Très bien, je vous en donne un. En novembre 2017, j’ai sortie une vidéo sur la distribution Namib GNU/Linux, la distribution Iznogoud dans toute sa splendeur. Le calife visé ? Manjaro Linux

J’avais oublié cette vidéo quand j’ai eu vent d’un fil sur le forum international de Manjaro.

J’avais déjà des doutes sur le niveau de plagiat, mais apparamment, on est dans du grand art, surtout quand on voit que le développeur s’est contenté de passer un grand coup de rechercher / remplacer sur les fichiers du code. Un exemple ? Ceci :

La réaction de Philip Muller que je ne porte pas dans mon coeur est assez nette, surtout dans ce message qui ressemble à une exécution en place publique, je cite le morceau de choix :

I whished you did some more effort to yours and not simply hammer it with sed-magic without thinking of the end result and what might happen next.

If the proper credit to the authors is done and it is cristal clear who started the project, some stuff discussed in this thread won’t had happen, when done not so lazy as it was done on your end.

Une traduction rapide :

Je souhaitais ardemment que vous fassiez plus d’efforts pour vos [outils] et ne pas simplement marteler le code avec de la magie à la sed sans penser au résultat final et à ce qui pourrait arriver ensuite.

Si le crédit approprié aux auteurs avait été fait et qu’il était indiqué clairement qui a commencé le projet, certaines choses discutées dans ce fil n’auraient pas eu lieu, si vous n’aviez pas été aussi paresseux de votre côté.

Autant dire que vous comprenez pourquoi je conseille à longueur d’articles et de vidéo de préférer les originaux aux copies. Après, je dis cela, mais je dis rien !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac… Qui précède l’une des plus grandes crétineries jamais inventée, le changement d’heure.

Côté logiciel libre, informatique et internet.

Côté culture ? Ce sera un spécial BD cette semaine.

Bon week-end 🙂

Tout intellectualiser

Deuxième billet de la série que j'évoquais dans mon billet de début de semaine Autocensure, nouvelle réflexion sur le sujet et qui fait suite / vient en complément de mon billet de blog Le métier passion.

Le lifehacking à l'extrême

En parallèle du Métier devenu passion, j'ai, d'une certaine façon, poussé le lifehacking à l'extrême. Et je me suis retrouvé piégé. Dans ce billet, je voudrais témoigner de ça.

Nombreux sont les billets au cours des années écrit sur le Lifehacking avec mes différentes méthodologies. Et parmi toutes ces méthodologiess, il y en a une dans laquelle je me suis retrouver piégé. Comme je l'expliquais dans mon billet Lifehacking et vacances, j'avais mis en place un fichier de suivi de mes pomodoros. Avec le pomodoro, je me suis forcé à faire une chose à la fois.

Cette traçabilité m'a été bien utile quand, pour un projet que j'avais à réaliser en 10 jours et qui avait été réalisé en étant étalé sur plusieurs semaines. Le temps indiqué comme consommé dans l'outil de suivi de l'entreprise ne correspondait pas au temps réellement effectué en cumul. Il me restait une journée de réalisation et cette journée a été utile pour me permettre de finaliser le projet. L'estimation initiale de 10 jours homme s'avérait donc correct. Mais le suivi du temps planifié versus la réalisation avait rencontré une petite erreur que j'ai pu détecté via mon propre fichier de suivi.

Avec mon fichier de suivi des pomodoros, je suis devenu de plus en plus productif. Ce fichier m'a permis de constater ma productivité, mais aussi, ce qui aurait dû m'alarmer, de voir que j'arrivais plus tôt le matin et partait plus tard le soir vu que les pomodoros liés à des tâches associés à mon travail commençait avant mes heures officielles de début de journée.

J'ai compléter ce fichier en y ajoutant une ligne décrivant aussi mon état d'humeur de la journée, pour avoir un suivi de mon humeur (et indirectement de mon état de fatigue au cours du temps). Mais aussi tout un tas de tableau que j'ai qualifié de monitoring, sur le suivi de mes sauvegardes, de mon poids, de la date de dernière tonte du jardin, de l'évolution de la consommation électrique...

Ma volonté de toujours être plus efficace, toujours plus précis, toujours tracer est devenu obsessionnel d'une certaine façon. Je peux dire à quelle saison de quelle série je suis, quel livre j'ai prévu de lire et ceux que j'ai déjà lu, quel film je prévois de voir... J'ai des todo-listes pour tout...

Tout intellectualiser

Comme je le disais dans le titre de ce billet de blog, je me suis mis à tout intellectualiser. Dans ma volonté d'avoir le contrôle sur ma propre vie pour la gérer de façon plus efficace, pour ne pas perdre de temps et que chaque instant soit utile, productif, j'ai commencé à réfléchir à tout. Cette réflexion est passée par le fait de tout prévoir et de tout planifier, de prévoir tous les cas possibles et possibilités, les éventualités, de ne rien laisser au hasard. Associé à une volonté de perfectionnisme, de contrôle, je me suis mis à réfléchir à tout. Et plus rien n'est devenu naturel.

Mais au delà de l'impact que cela a pu avoir sur moi, au delà du contrôle sur ma propre vie il y a eu la volonté de contrôle sur la vie des autres indirectement. Car cela a déteint. Dans la volonté de contrôle permanente des choses, j'en suis arrivé à vouloir que les autres personnes soient impliquées, productives, ne comptent pas leurs heures... Qu'elle se comportent et agissent comme je le fais. Et le fait qu'elles ne le fassent pas m'a fait sentir dépendant d'éléments sur lesquels je ne pouvais pas avoir le contrôle... J'ai commencé à vouloir mener les conversations la je le voulais, pour qu'elles me soient utiles, m'apportent quelque chose. Je suis alors entré dans une forme de manipulation des personnes... d'une certaine façon. Dire ce que la personne a besoin d'entendre, savoir ce que l'on dit. Peu à peu, il n'y a plus de place pour le naturel, pour l'humain. On en devient presque une machine. J'ai repensé à mon billet sur Réflexions cyberpunk. Ce billet débute sur la notion de testament numérique et continue sur, je me cite Plus j'y pense, et plus je me dis que cette volonté de tracer, de documenter numériquement ce que je fais, de classer ma vie (vu que je fais du lifehacking avec des todo-listes numériques, je m'organise avec un agenda en ligne pour avoir des journées remplies, où je sais ce que je fais et me permettre d'avancer mes différents projets), c'est quelque part une volonté de reprendre le contrôle sur ce corps qui est limité. Mon esprit va vite, va loin, a des limites qui sont imposées par le côté analogique de mon corps, là où le numérique m'offre des perspectives quasi infini...

Deux ans après, ces réflexions ont été poussées à l'extrême. Je suis allé dans la continuité de ce que j'avais écris. Le tout avec un un métier passion, cela n'a pas fait bon ménage...

S'en sortir ?

J'avais commencé un long processus de réflexions sur moi-même sur ce sujet en particulier, alors quand j'ai été mis face à l'évidence, cf Le métier passion, la réflexion était déjà bien entamée et débutée.

Pour m'en sortir, je dois réapprendre à être humain. A vivre à l'instinct. À vivre sans réfléchir et tout prévoir. À improviser. J'ai commencé. J'ai eu ces dernières semaines, des moments très humain et le contraste est d'autant plus grand avec les moments où j'étais à fond dans mon métier au quotidien.

Pour en revenir au lifehacking, son usage doit être en équilibre entre la maîtrise et le contrôle et l'improvisation. Parfois il faut savoir faire l'action dans le moment plutôt que de la planifier, il va parfois plus vite de faire une action et que de la planifier. On retrouve alors un des préceptes de Getting Things Done : faire de suite pour être débarrassé ou repousser et alors on planifie. Mais dans le fait de tracer chaque pomodoro il y a une volonté de maîtrise du temps qui passe. Et là c'est aller trop loin.

Vieux Geek, épisode 117 : Les Powertoys pour MS-Windows 95

Oui, on va retrouver ce révolutionnaire MS-Windows 95. Révolutionnaire, il l’était pour l’époque de sa sortie, du moins pour le monde du PC.

J’avais parlé des multiples révolutions apportées à l’époque dans l’épisode 6 de la série vieux geek en septembre 2012.

Cependant, autant révolutionnaire qu’il fut, il lui manquait des fonctionnalités qui avaient été enlevées, faute de temps pour en finir le débogage… C’est pour cela que des extensions, dénommées « powertoys » (jouets de puissance ?) ont été développés et proposés par les développeurs de Microsoft.

Parmi eux, on trouvait un outil de modification des réglages de l’interface, TweakUI. Il y avait aussi un outil pour permettre d’ouvrir automatiquement une ligne de commande dans un répertoire donné, un outil qui permettait de gérer les fenêtres à la sauce X11.

J’ai donc décidé de vous montrer les powertoys fournis pour MS-Windows 95. Vous verrez, cela modifiait complètement l’ensemble.

Les powertoys ont continué leurs carrières durant plusieurs versions de MS-Windows, l’ultime étant pour le regretté MS-Windows XP, s’enrichissant au fil des années. Donc si vous utilisez sous une distribution GNU/Linux des outils à la Mate-Tweak, vous savez quelle en est la lointaine inspiration 🙂

Le métier passion

Cela fait un petit moment que je n'ai pas écrit de billet sur mon emploi actuel. Les précédents billets, à savoir Mars 2017 : Je suis chef d'équipe ; tu nous rejoins ?, Mai 2017 : Où sont les passionné.e.s ? ou encore Septembre 2017 : Il y a un an - Ma lettre de motivation sont toujours aussi vrais. J'ai même fait une conférence sur le sujet de mon évolution personnel ( Du pseudonymat au pseudonyme) et de la relation particulière que j'ai avec ma hiérarchie du fait que mon pseudonyme soit connu.

Comme je le disais dans mon billet sur l'autocensure, le partage de son expérience et de ses erreurs est important pour éviter à d'autres de faire les mêmes, du moins de pouvoir apprendre de notre propre expérience. Voici donc un billet sur le métier passion et à quel point cela peut devenir problématique...

En un an, d'architecte à directeur d'équipe

Depuis que j'ai découvert Linux et le logiciel libre il y a plus de 15 ans, j'ai rêvé secrètement d'être payé pour ma passion. J'ai toujours été intéressé par le sujet mais je n'avais jamais eu l'occasion de travailler dans le domaine du logiciel libre. En août 2016, j'ai redéfini mes priorités et j'ai passé mes vacances d'été, soit 3 semaines au rythme à 8h par jour à apprendre à être administrateur système, à monter en compétence sur le sujet, à consolider des connaissances et une expérience de plusieurs années. En Octobre 2016, je posais ma démission. Et je commençais en janvier 2017 avec une mission en tant qu'architecte. J'ai débuté ma nouvelle carrière avec déjà une reconnaissance de mes compétences (le fait de passer de consultant confirmé à architecte). Et en étant déjà dans une phase où j'avais passé des vacances non pas à me reposer mais, d'une certaine façon, à travailler, du moins à faire fonctionner mon intellect des jours durant sans le moindre repos.

A la fin de mes vacances d'été 2017, je rédigeais Bilan de mes vacances d'été. J'y abordais le fait que durant les six premiers mois de mon nouvel emploi, j'avais cherché à trouver un rythme sans vraiment de succès, que la seconde partie de l'année, j'avais des projets plus personnels, qu'il y avait le fait que j'allais me déconnecter un peu le week-end.

Le constat est que cela a été le contraire... En semaine, je suis allé au-delà de ce que l'on attendait de moi. Je me suis impliqué dans différents projets parce que je le voulais, parce que cela me plaisait. On en m'a rien demandé, on ne m'a pas forcé. J'ai choisi. Cette implication au quotidien a donné lieu à de la véritable reconnaissance de la part de ma hiérarchie, en me donnant en début d'année 2018, plus de responsabilités que je voulais (Mon profil Linkedin parle pour moi et montre ma progression dans ma carrière et j'en tire un certain plaisir et satisfaction).

Le métier passion

Pourtant, j'ai du me rendre à l'évidence. Mon métier est devenu une passion dévorante. J'aime ce que je fais. Vraiment. Chaque jour je me lève content d'aller sur mon lieu de travail. Et le soucis et ce que je n'ai pas vu venir, c'est que ma conscience professionnelle va très probablement au delà de ce qu'elle devrait être, du fait de plusieurs choses.

J'ai vécu une première carrière au sein de la même grande entreprise informatique, dans laquelle je me suis investi et où je n'ai aucune reconnaissance. Manque d'expérience, manque de contact avec ma hiérarchie, manque d'implication. J'ai cherché à faire reconnaître mes connaissances acquises à titre personnel (veille, connaissances et applications dans le domaine du logiciel libre, blog...) sans succès (cf mes billets sur le sujet comme Outer mon hacktivisme ? et Du pseudonymat au pseudonyme), ce qui avait conduit à ma démission et à l'entrée dans ma nouvelle entreprise. Et là, c'est tout le contraire : je fais ce que j'aime, travaille avec des technologies que j'aime sur des sujets que j'aime...

Avant, dans mon ancienne carrière, je pensais savoir ce que je valais et je n'avais jamais eu l'occasion de montrer mes véritables compétences. Avec ma nouvelle carrière, je fais de mon mieux et encore plus je m'implique et la reconnaissance des autres et de ma hiérarchie est là. Et surtout je vois que j'ai regagné en confiance en moi, que mes compétences personnelles étaient bien réelles.

Je connais mes capacités, mais mal mes limites. Et je n'ai cessé de vouloir aller plus loin. J'ai commencé à arriver plus tôt. A partir plus tard. A avancer des sujets le week-end. Parce que j'en avais envie. Parce que ça me plaisait. Parce que le chantier de refonte et de consolidation du système d'information est un chantier de grande ampleur, technique, qui prend plusieurs mois et que j'ai envie d'avancer. Ça me plaît, ça m'intéresse....

Mais quand on commence à se réveiller la nuit et à prendre des notes pour se dire "Je dois faire ça, et si, et ça" et qu'on ajoute des éléments à sa todo-liste de sa journée, cela doit être un signe. Quand on commence à moins dormir, à avoir des insomnies... Non pas à cause de cauchemars, de mal-être ou autre. Mais tout simplement parce que le cerveau ne s'arrête pas. Il réfléchit, avance, se nourrit de la passion. Le déclic aurait dû être quand je, réveillé à 5h du matin, je me suis "de toute façon je ne dors plus, alors autant me lever, partir plus tôt et arriver plus tôt, ou commencer ma journée et partir à la même heure". La fatigue s'est accumulée insidieusement... Mais la stimulation des journées, les cafés, l'excitation et le plaisir de travailler. J'ai compté les heures faites en semaine.... Juste pour voir. Et j'ai tiré plaisir de ce chiffre élevé qui ferait bondir n'importe quel syndicaliste. A côté de ça, je me suis mis une pression personnelle, ai fixé mes propres objectifs et un niveau d'attente et d'exigence tel que je me suis retrouvé à me trouver déborder alors que je suis tellement organisé avec mon lifehacking, ce n'est pas possible... J'ai commencé à tout intellectualiser (le prochain billet sera plus particulièrement sur ce sujet).

A la fin de ma précédente carrière, j'étais en bore-out, sur une mission placard, avec peu d'activité et la déprime, le manque de confiance en moi, l'absence de reconnaissance... Avec mon métier actuel, j'ai donné sans compté, par choix, par plaisir, j'ai parfois fait des sacrifices volontaires sur mon temps personnel, mais comme j'avais et j'ai une réelle reconnaissance, j'ai frôlé le burn-out. Burn-out. Le mot est dit. Je suis passé d'un bore-out il y a un an et demi à un signe annonciateur de burn-out.

Avec des éléments personnels à côté compliqué dont je ne veux pas parler (cf mon billet Autocensure, nouvelle réflexion sur le sujet, j'ai dû prendre du recul. Ce que je fais via la rédaction de ce billet (et d'autres, écrire pour le blog me détend), en prenant du temps pour moi, à regarder des séries et des documentaires sur Netflix, en me changeant les idées et en pensant à autre chose... Je pense que ça ira mieux une fois que j'aurai repris un de ma fatigue cumulé et que j'aurai assimilé le fait que je suis avant tout un humain et non une machine.

En conclusion

Je le redis, j'aime mon métier. Vraiment. Ce n'est pas tous les jours faciles. Mais ça me plaît. Je fais enfin ce que j'aime et ce que, quelque part, j'ai toujours cherché à faire. J'ai enfin trouvé ma voie. Mais je vais travailler sur ma volonté de toujours en faire plus. Je peux en faire un peu plus, mais pas beaucoup plus. Je dois apprendre à compter mes heures, à savoir m'arrêter, à savoir remettre au lendemain ou à déléguer. Ainsi, je continuerai de m'épanouir, mais de façon positive.