C’est compliqué de danah boyd

Présentation de l'éditeur

C'est compliqué Les vies numériques des adolescents de danah boyd

Pouvez-vous parler à ma mère ? Lui dire que je ne fais rien de mal sur internet ?

Pour répondre aux angoisses des adultes devant les médias sociaux, danah boyd est partie à la rencontre des adolescents. Loin du sensationnel médiatique, les paroles recueillies expriment le désir farouche des jeunes d'accéder à une vie sociale dans des espaces publics. En confrontant les théories sociologiques et les pratiques des adolescents, danah boyd nous offre une contribution majeure autant qu'un véritable message d'espoir et de confiance dans la jeunesse.

« C'est compliqué », statut sentimental favori des adolescents sur Facebook, sert ici de métaphore espiègle pour nous inciter à prendre en compte tous les aspects de leurs vies numériques.

danah boyd est fondatrice et présidente de l'institut de recherche Data & Society, sociologue chez Microsoft Research et professeure associée de la New York University. Son travail explore la question des inégalités en relation avec l'extension des technologies numériques dans la société. On trouvera ses articles et interventions sur son site personnel : http://danah.org

Site de l'éditeur http://cfeditions.com/boyd/

La critique de Genma

Donnant régulièrement des conférences sur l'hygiène numérique, j'ai été confronté à des questions de parents d'adolescents me demandant comment ils pouvaient gérer le rapport à l'identité numérique, aux réseaux sociaux, au harcèlement en ligne et autres sujets sur lesquels je suis incapable de me prononcer. Je suis né bien avant Internet et j'ai commencé à aller sur Internet, j'étais déjà majeur / étudiant. Les générations actuelles sont quasiment nées avec un smarpthone dans les mains. Comme je ne connais pas ces problématique (je ne suis quasiment jamais en contact avec des adolescents, même via mes activités associatives), mais souhaitant toutefois apporter des premiers éléments de réponses et pouvoir renvoyer vers des personnes plus à même de répondre et d'aider ces parents, je me suis procuré le livre C'est compliqué de danah boyd, que j'ai pris le temps de lire pendant mes congés.

Le livre a été publié dans sa version originale en 2014, traduit en 2017 pour sa version française. Trois à l'ère d'Internet, c'est long... Surtout que dana boyd a commencé son long travail bien avant, du temps de MySpace (qui se souvient encore de MySpace ?). De plus ce livre aborde la société américaine et beaucoup des éléments sont très liés à cette société. Toutefois, un certain nombre de points abordés peuvent être transposés, je pense, à la vie quotidienne des adolescents français d'aujourd'hui.

Ce livre aborde donc les thèmes suivants : identité, vie privée, addiction, danger, harcèlement, inégalités, soit tout ce que l'on est droit d'attendre d'un livre qui parle de la relation qu'ont les adolescents au numérique. C'est donc assez complet et exhaustif.

Dans les reproches que je ferai, il y a le fait que le livre a été écrit sur plusieurs années et ça se ressent. En effet, on a un certain nombres de redites et de répétition, on a l'impression que différentes interviews sont mentionnées plusieurs fois. Parfois, différentes interviews avec des adolescents différents amènent aux mêmes conclusions et on a donc des redites... C'est un peu dommage. Mais une chose qu'on ne pourra pas enlever au livre, c'est le très grand travail qui a été réalisé. Les nombreuses notes de bas de pages et les renvois vers d'autres publications de chercheurs américains sont là pour en témoigner. Ce livre n'est donc pas un guide de bonnes pratiques attention mais plus une étude sociologique de type universitaire. Et est également un témoignage historique, une trace de ce qu'est Internet durant les années 2010, pour une certaine partie de la population et pourra donc être utilisé pour une étude sur la mutation et l'évolution de ce réseau, d'une certaine façon.

Est-ce que ce je conseille ce livre, et si oui à qui ? Comme j'ai essayé de l'expliquer, ce livre n'est pas un guide. J'aurai plus tendance à aiguiller des parents vers le Guide de survie des aventuriers d'Internet édité par Le Cecil - Centre d'Études sur la Citoyenneté, l'Informatisation et les Libertés. Le livre C'est compliqué de danah boyd sera à réserver à des personnes qui font des études de type sociologique.

« SAD QUEEN » des CHEAP WINE : où comment l’attente prolongé de l’album du groupe m’a fait découvrir une pépite…

Parfois Bandcamp est une source de découvertes musicales qui changent de la merdissime production mainstream que nous offre de Kevin Bonnet, Anne Peichert, Ghandi Djunna, Kendji Maillé ou jadis des Rémi Ranguin et des Christophe Le Friant.

Si vous ne voyez pas de qui je parle, votre moteur de recherche préféré vous mettra sur la voie. Donc, comme je le disais au tout début de l’introduction, je me promenais sur Bandcamp et je regardais sur la page de Moutain Thrower si leur deuxième opus était enfin disponible en galette plastifiée.

Un peu déçu, j’ai cliqué sur les recommandations, et sur la page, au milieu, je tombe sur « Mystic Crow » des CHEAP WINE où on peut lire en légende : « Blue Cheer and Rory Gallagher had a baby… » qu’on peut traduire par « Blue Cheer et Rory Gallagher ont eu un bébé… »

Aimant bien les guitaristes des années 1970, j’ai donc suivi le lien. J’ai vu que ce groupe d’origine picarde avait sorti en mai 2016 un album, « SAD QUEEN ». Rien que la pochette très stylée années 1960-1970 donne le ton : « Heavy Soul Psychedelic Blues ».

Autant dire que j’ai eu tout de suite envie d’enclencher la lecture de l’album… Et ce fut une sacrée claque ! Pas pour la longueur, car l’album est assez court : 7 pistes pour environ 23 minutes… Côté durée, on est plus proche du EP que du LP 🙂

Dès la piste d’introduction, ce sont des orgues typiques des groupes des années qui sautent aux oreilles. « Cyclothymic » arrive et vous attrape sans prévenir.

On fait un bond dans les années 1970. Fermez les yeux et vous verrez les vêtements ultra-amples, les couronnes de fleurs dans les cheveux et vous aurez une odeur presque écoeurante de patchouli qui viendra vous carresser les narines.

Petit plus, c’est l’utilisation du thérémine pour rajouter un côté psychédélique aux compositions.

Les pistes se succèdent et on sent que le groupe veut revenir aux fondamentaux du rock avec des compositions courtes, juste ce qu’il faut de déjanté. Ce sont des compositions qui auraient pu trouver leur place dans les classements musicaux des années 1970-1973. Pas de pistes ultra-longues, mais des créations aussi serrées que des expresso qui se concentrent sur l’essentiel.

Avec des pistes comme « Flowers », on se replonge dans cette époque où la créativité musicale était à son apogée. Ce qui me rend nostalgique de mes très jeunes années 🙂

Par chance, il y a des pistes comme « The Rambler » plus calme qui permette au groupe de s’essayer à des créations plus douces, plus rock des années 1950. Avec une utilisation assez intéressante du thérémine qui dialogue avec la guitare 🙂

Avec le titre éponyme qui commence à la guitare sèche, on arrive rapidement dans une ambiance un peu bizarre… La présence de la flute continue le côté ovniesque de la piste qui se défend très bien soit dit en passant.

La dernière piste, « Yesterday’s Dream » est aussi la plus longue. L’ambiance rock des 70’s revient à triple galop. La piste conclue en beauté l’album, et on regrette presque qu’il n’y ait pas une ou deux pistes supplémentaires pour continuer le voyage temporel dans les années 1970.

J’ai dû retenir ma main droite qui s’approchait dangereusement du lien « acheter le disque » à la première écoute… Mais à la deuxième écoute, celle qui sert de base à cette article, je n’ai rien pu faire… J’espère que je trouverai rapidement une place pour cette nouvelle galette plastifiée 🙂

Bilan de mes vacances d’été

Le mois de juillet a été assez calme sur le blog avec peu de publications et en août, ça l'a été encore plus jusqu'au présent article. Pourquoi ? Durant le mois de Juillet j'ai été très pris professionnellement en semaine et le week-end, j'avais besoin de faire autre chose, j'avais d'autres occupations et je n'avais pas le temps – ni l'envie - de me mettre devant un ordinateur pour rédiger des billets de blog.

Il y un an vs Août 2017 Il y a un an, en août 2016, mes 3 semaines de vacances se concluaient par la rédaction d'un état des lieux et un bilan sur moi-même Redéfinir mes priorités. Cette année, c'est le présent billet qui sera cet état des lieux. Car un an après, je souhaite refaire le même bilan, pour moi-même avant tout, parce que j'ai envie de le rédiger et de garder une trace de tout ça. Mais parce que c'est également l'occasion de vous donner des nouvelles, à vous lecteurs, après ce long silence.

Vacances ?

Durant les trois premières semaines d'août, j'ai eu des jours de congés, mais je ne qualifierai pas cette période de vacances à proprement dite. Tout simplement parce que je ne suis pas parti. Non pas pour des raisons financières, ma situation de privilégié fait que je peux le permettre sans soucis, tout simplement parce que Ryo-Oki n'avait pas de congés durant cette période. Comme l'année dernière, j'ai donc passé les trois semaines chez moi, seul en journée ; des journées qui ont toutefois été bien occupées. Ryo-Oki travaillant, elle se levait en semaine, donc point de grasse matinée. Levé peut de temps après elle, pour commencer mes journées dès 8h et les finir à son retour vers 19h, m'octroyant une heure de pause le midi pour déjeuner tranquillement. Et le reste du temps ? J'ai appliqué la même méthode que l'année dernière et qui avait fait ses preuves, voir à ce sujet mon billet Lifehacking et vacances.

J'avais établi une todo-liste de choses à faire, je me suis débarrassé la 1ère semaine des choses les plus longues. Et par conséquence, la première semaine n'a pas été de tout repos. Comme j'aime bien débuter les vacances en ayant fait les tâches ménagères, vu que je vais passer du temps enfermé chez moi, autant que la maison soit propre. Grand ménage à fond, des petits travaux de bricolage par ci par là, entretien du jardin, différents travaux de peintures et de rafraichissements qui étaient prévus depuis un moment, la semaine est vite passée. Un week-end passé chez un ami, à Nantes, pour couper et souffler un peu. Et j'ai alors pu débuter une seconde et une troisième semaine un peu plus productive, toujours au même rythme.

Ce blog

J'ai donc profité de la seconde et troisième semaine de vacances pour écrire pas mal de billets d'avance, sur différents sujets, ce qui devrait me permettre d'assurer un rythme de publication régulier dès la rentrée durant les premières semaines, le temps d'en réécrire d'autres. Il y aura un certain nombre de billets techniques et de tutoriaux. J'ai encore beaucoup de choses que je veux apprendre (et donc partager par la suite) et il y en aura d'autres. J'ai profité des mes deux semaines de vacances fasse à un ordinateur prou faire quelques petits projets personnels que j'avais prévu, en peaufiner d'autres... #Teaser. Je commencerai à publier ça au fur et à mesure ces prochaines semaines et il y a des beaux tutoriaux dont je suis assez content.

Détox digitale

Chaque année, on a comme marronnier pour l'été le fait de profiter des congés d'été pour se déconnecter, pour se débrancher, s'éloigner de son smartphone... Parfois même on utilise le terme de détox. Personnellement, il est loin le temps où j'étais cyberdépendant, avec un besoin compulsif de regarder mes fils RSS dès le matin pour être sûr de ne rien rater car je voulais tout lire. J'avais pris le temps de comprendre que je ne pouvais pas tout suivre, pas tout lire, et qu'il fallait que je choisisse, que je ne pouvais pas suivre tous les projets. Là encore, je renvoie vers mon billet Redéfinir mes priorités.

J'avais constaté sur juillet une volonté et un besoin de me déconnecter le week-end, de faire autre chose. J'ai donc profité que ce soit plus calme sur l'agrégateur RSS et les réseaux sociaux (un certain nombre de personnes sont en vacances et publient donc moins) pour prendre un peu du recul. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai fait une première semaine où j'ai fait autre chose, j'avais besoin de souffler de me changer les idées. Et ça a continué les deux semaines suivantes.

Prise de recul mais pas de coupure, car comme je l'ai une fois de plus constaté, Internet fait bel et bien partie de ma vie de tous les jours. Je ne regarde quasiment pas la télévision (qui est avant tout un écran pour diffuser des choses que je choisis de voir), je n'écoute pas la radio. Je m'informe et suit l'actualité – qui m'intéresse - essentiellement via Internet. J'ai passé pas mal de temps à rattraper et dépiler mes fils RSS, surtout pour faire ma veille, suivre et apprendre quelques tutoriaux, enrichir mon wiki personnel en y prenant des notes. Pour mes comptes de réseaux sociaux et mes mails, j'ai lu et consulté tous les jours, sans répondre, par volonté de rester déconnecté, de m'éloigner un peu et d'avoir des vacances. Et ce même si cela paraît contradictoire (le fait de vouloir s'éloigner tout en étant présent). J'ai eu des sollicitations, des demandes, mais je n'ai pas répondu et quasiment pas interagi. J'avais besoin de souffler.

Le premier semestre a été un temps d'adaptation et de prise de rythme avec le changement important qu'il y a eu dans ma vie (mon nouvel emploi et ma montée en responsabilité au sein de l'entreprise). La fatigue s'est accumulée, cachée par le stress positif tout au long des premiers mois. Et arriver aux vacances, j'ai eu besoin de faire des siestes et de réduire le rythme, de prendre un peu de temps pour moi, pour lire par exemple, ou aller me balader un peu. Le tout étant bien évidemment des tâches incluses dans Lifehacking quotidien.

Mes vacances peuvent donc se résumer à de la prise de temps pour moi, pour faire des choses que je voulais faire, pour avancer des projets que j'avais. Et ça c'est une bonne chose. En parlant de projets,

Mes projets pour cette fin d'année ?

Avec la rentrée, j'ai différents projets de conférences au cours des prochains mois :
Octobre - Le Festival Numok 2017 Comme lors de deux précédentes années et pour la 3ème année, je participerai à Numok, le festival numérique des bibliothèques et médiathèques de la ville de Paris. Je serai dans de nouveaux lieux, je ferai un billet dédié le moment venu avec toutes les informe nécessaires (lieu, sujet, horaire etc.). Ça se passe la 2ème moitié d'Octobre, à Paris, en fin de journée en semaine et le samedi après-midi. Mes différents billets des années précédentes montrent que j'attache une importance particulière à ce festival qui me permet d'aller à la rencontre du grand public, non informaticien, pour partager mes connaissances sur l'hygiène numérique, parler des projets Framasoft et de la Degooglisation… Cette année, moins de conférence que les années d'avant (il y a des semaines où j'en donnais 3 pour arriver à un total de 7). Un peu moins de temps pour préparer ça, j'ai un rythme de travail différent…

Octobre - Conférence sur les mangas Également prévu sur Massy dans une médiathèque début novembre (le 10) à 19h, dans le cadre d'une animation dédiée au Japon, je referai ma conférence d'initiation et de présentation des Mangas, pour partager une passion que j'ai mise un peu de côté (je ne lis plus de publication récente depuis une dizaine d'années, mais j'aime toujours les classiques dont je parle d'ailleurs dans ma conférence). Ça change de sujet, ça me plaît et c'est ce dont j'ai envie.

Novembre - Capitole du libre J'ai soumis un sujet de conférence pour le Capitole du libre qui se tiendra les 18 & 19 novembre à ENSEEIHT de Toulouse. Le titre : "Du pseudonymat au pseudonyme..." Pendant près de 15 ans, depuis mes débuts sur Internet, j'ai toujours fait de la gestion de mon identité numérique, séparant mon identité civile, Jérôme, de mon identité numérique, Genma, sous laquelle je tiens un blog. Ce pseudonymat a été maintenu malgré une activité publique plus importante au travers de différentes participations à des événements et des conférences, même si l'étanchéité entre ces deux identités était assez poreuse... Avec mon nouvel emploi, le choix d'outer ce pseudonymat et de passer au pseudonyme a été fait ? Pourquoi ? Dans quel but ? Quelles conséquences sur ma vie professionnelle, le fait que mon employeur sache que je suis Genma ? Le tout sur fond de retour d'expérience avec des réponses à des questions tells que quels sont les pièges rencontrés et à éviter dans le cadre du pseudonymat ? Ou encore en quoi le pseudonymat est-il différent de l'anonymat et du pseudonyme ? Il faudra que je prépare ça, j'ai déjà pas mal d'idées et de notes (il faudrait presque que je fasse du mindmapping pour organiser tout ça). Je suis assez enthousiaste à l'idée de faire ces conférences.

Tipee

Mon blog a un Tipee https://www.tipeee.com/genma, le plafond qui me permet de manger mon plat japonais préféré rue St Anne à Paris a été atteint. J'aimerai aller un peu plus loin, il faudrait / faudra donc que je m'investisse un peu plus en débutant une communication régulière sur Tipee, en prévoyant des projets ou autre. Il va falloir que je prépare tout ça.

Conclusion

Ce blog et moi avons donc connue une longue période d'absence, mais c'est pour mieux revenir et être plus régulier ces prochaines semaines et prochains mois. L'air de rien, on a fêté les 13 ans du blog en Juin dernier, et cette longévité est liée au fait que ce blog a toujours et est toujours un plaisir personnel, et non une contrainte. Si je veux faire une pause, si je n'ai pas l'envie d'écrire ou si je n'ai rien à dire, alors il ne se passe rien. Certain d'entre vous y verront peut être un signe de la quarantaine qui approche (je fêterai mes 38 ans d'ici quelques semaines)… #Teaser ? #Teaser !

Manjaro SX : l’équipe de Manjaro Linux se prend-elle pour Apple ?

Je n’ai jamais aimé la culture du secret qui pollue le projet Manjaro Linux. Le dernier exemple en date, c’est l’histoire de Manjaro SX, alias « The Next Big Thing ». Depuis deux updates, nous avons droit à des messages plus ou moins vaporeux sur les updates sur le site de Manjaro Linux. Par exemple sur l’annonce de la mise à jour du 18 août 2017 :

« since Philip and Bernhard are currently working on a new side project I’ll help them out as release manager for a while. »

Qu’on peut traduire par :

« comme Philip et Bernard travaille sur un nouveau projet en parallèle, je m’occupe d’être la chargée de publication en attendant. »

Un lien est disponible vers une conversation à accès restreint. Bravo la transparence !

J’ai donc fait quelques recherches qui m’ont mené à réaliser cette première vidéo dont le thème graphique m’a interpellé quelque part, et pour cause… C’est à 90% celui de la Manjaro Tux’n’Vape !

Ensuite, grace à deux commentaires, j’ai réussi à comprendre ce qu’était ce mystérieux projet… Un installateur en OEM pour des machines coutant la peau du fondement !

Ce qui a donné la vidéo ci-après.

Autant dire que l’équipe de Manjaro Linux fait ici – selon moi – une énorme erreur stratégique. Au lieu de proposer un installateur sur des machines abordables comme celle de LDLC, le choix a été fait de prendre une marque qui vous facture 50£ le clavier si ce n’est pas l’anglais QWERTY.

Autant dire que ce projet est le meilleur moyen de foutre en l’air la réputation de Manjaro Linux, et de faire croire que Linux ne peut être installé que sur des machines hors de prix.

Pour un peu de gloriole sur des machines que personne ou presque n’achetera des ressources sont gaspillées.

Même si cela doit déplaire à certains fanatiques manjaristes de toutes nationalités, je le dis haut et fort : ce projet est une énorme connerie qui se payera cash… et avec les intérêts.

Comprenne qui aura envie de comprendre !

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ?

Bon week-end !

ArchLabs 5.0 : une distribution pour geeks qui a compris les besoins de l’utilisateur lambda ?

Sur la chaine youtube qui héberge les vidéos de mes articles de blog, il y a eu une demande récurrente pour que je parle d’une distribution précise : la ArchLabs. C’est en gros une distribution qui rend hommage à la BunsenLabs Linux, elle même un hommage à la feu CrunchBang Linux.

La Crunchbang Linux ? Une base Debian GNU/Linux (jusqu’à la sortie de la Debian GNU/Linux Jessie) avec un environnement basé sur OpenBox. Il y a aussi le projet Viperr qui reprend cette idée, mais en se basant sur une base Fedora.

Dire que le projet ArchLabs s’inspire de Star Wars n’est pas un vain mot. Même si le projet est né début 2017, il a sorti plusieurs versions. La 4.1 avait pour nom de code Yoda… La 6.0 prévue pour le nouvel an 2018 ? Obi-Wan-Kenobi 🙂

J’ai donc récupéré l’image ISO qui date du mois de juillet 2017, et je l’ai lancé dans une machine virtuelle VirtualBox.

Dès le lancement, Calamares nous accueille et nous propose d’installer la distribution. On peut donc se dire que l’installation sera nasodigitale.

Étant dans une machine virtuelle, j’ai lancé l’installation, et durant celle-ci j’ai appris qu’environ 259 mises à jour étaient déjà disponibles.

Au bout d’une dizaine de minutes, j’ai pu relancer l’ensemble.

Au démarrage suivant, un ArchLabs Hello (inspiré de l’outil de Manjaro Linux ?) nous accueille. Et j’en profite pour apprendre qu’il n’y a plus que 231 mises à jour à faire…

Une fois celle-ci installée et le système redémarré, j’ai installé les traductions manquantes pour LibreOffice et Mozilla Firefox. Et oui, Pamac-aur est préinstallé par défaut pour aider l’utiliser à gérer les paquets et les mises à jour…

Il ne me restait plus qu’à faire chauffer SimpleScreenRecorder pour montrer la ArchLabs 5.0 alias R2D2 en action.

Pour conclure : c’est vrai c’est une distribution pour geeks, mais elle a aussi compris quels sont les besoins de l’utilisateur lambda : aller sur la toile, retoucher des photos, ajouter son imprimante, taper des lettres ou encore graver des galettes plastifiées.

Son gros point noir, en dehors d’être un appeau à geek ? Le menu par défaut en anglais qu’il faut modifier à la main. Sinon, c’est du pur bonheur d’avoir une logithèque aussi complète sous la souris dès l’installation. Donc, bravo et merci Archlabs pour avoir compris que les geeks ont aussi parfois envie d’avoir du 100% utilisable dès l’installation 🙂

Le projet de distribution GNU/Linux VeltOS bouge-t-il encore ?

VeltOS, c’est un projet que je suis d’un oeil discret depuis plusieurs années. Sa formule est simple : base Archlinux avec une couche d’outils Gnome et un environnement graphique maison, le Graphene Desktop.

Dans un premier billet assez moqueur, en date du 2 octobre 2015, je parlais de la première préversion du projet. Un an plus tard, je me demandais si la messe était dite pour le projet.

M’ennuyant ferme ce 16 août 2017, j’ai décidé de voir où en est ce projet hautement innovateur. Après avoir récupérer et analyser le script d’installation qu’on peut trouver sur le site, je suis tombé sur un fichier au nom étonnant dans un répertoire dédié : veltos-0.3.-1-x86_64.iso

Tiens donc… Une nouvelle préversion pour le projet serait-elle en cours de finition ? Même si le lien vers le github proposé n’est plus correct, on peut trouver le bon en moins d’une minute et demie.

Sur un des sous-projets sur github, on peut trouver un intitulé « vosiso » qui indique que la version 0.3 du projet date des alentours du 10 août 2017

J’ai donc récupéré l’image ISO en question. J’ai eu envie de voir où en était ce projet aussi innovant 🙂

L’interface live se lance. Cependant, quand je démarre l’installateur, celui se bloque sur la détection d’une partition prête à l’utilisation 🙁

Bug rapporté à l’adresse suivante : https://github.com/VeltOS/vos-installer/issues/1

Résultat des courses ? J’ai décidé de suivre la page d’installation et de partir d’une base minimale archlinux installée via Arch-Anywhere. Les seuls rajouts ? Pacaur et zsh 🙂

J’ai ensuite récupéré le script d’installation, et je l’ai lancé.

Quelques captures d’écran de l’installation :

Le tout début de l’installation…

Et une fois l’installation terminée, la question fatidique 🙂

Une fois le tout terminé, j’ai décidé de faire chauffer mon ami SimpleScreenRecorder pour vous montrer cette version de développement en action.

Pour conclure, on peut se dire que c’est un projet qui souffre des défauts classiques de nombreuses distributions GNU/Linux : trop peu de personnes pour s’occuper du code, et peut-être le plus dangereux ici, vouloir créer une interface graphique depuis la page blanche. N’est pas Ikey Doherty qui veut.

Évidemment, j’ai été obligé d’installer les traductions à la main. Ainsi que d’autres outils bien pratiques, mais c’est le lot de toute version de développement.

Cependant, vu le rythme de sortie des versions qui est impacté par le manque de main d’oeuvre derrière le projet, je ne parierai pas sur la survie de la distribution au delà d’un ou deux ans. C’est peut-être pessimiste, mais je préfère rester prudent.

C’est un brin dommage, car l’ergonomie de l’ensemble est intéressante, changeant des copies à foison de l’interface de MacOS. J’ai reproduit en vidéo ce qui est proposé par défaut avec l’image ISO du projet. Espérons que ma prévision soit foireuse…

Solus 3, un grand cru en vue pour cette distribution GNU/Linux en rolling release ?

S’il y a une distribution GNU/Linux en rolling release que j’apprécie, c’est le projet mené d’un main de fer dans un gant de velours par Ikey Doherty. Oui, je parle du projet Solus, du moins sa deuxième génération.

J’ai commencé à m’y intéresser à l’époque de la naissance du Budgie Desktop, en mars 2014. Oui, en gros, 3 ans et demi en ce mois d’août 2017.

La Solus 3 – où est passée la 2 ? – est sortie en cette mi-août 2017. Sur les notes de publications, qui sont assez copieuses, on apprend entre autres choses :

  • Le support de la technologie AppArmor et des Snaps d’Ubuntu
  • Un support complet de l’impression dès la version live : la totale pour les pilotes ou presque !
  • Budgie 10.4 change une nouvelle fois de présentation générale, et me fait étrangement penser à celle de l’époque de la bêta 2 dont je parlais en mai 2015.
  • Le menu déroulant de Budgie s’inspire du très bon brisk qui est fourni avec la saveur Mate de la Solus.
  • Le thème Arc a été sacrifié et remplacé par le thème papirus. On a heureusement échappé aux horreurs numixiennes 🙂

J’ai donc fait chauffer mon client bittorrent pour récupérer l’image ISO de la saveur Budgie Desktop.

Une fois l’image ISO bien au chaud sur mon disque dur, j’ai demandé à VirtualBox de me donner un coup de main.

Une fois l’ensemble lancé, on a l’environnement Budgie 10.4 qui nous accueille. Ici, il y a un point noir de la distribution : il est uniquement en anglais 🙁

J’ai donc lancé l’installateur – lui aussi dans la langue de la Perfide Albion – mais cela reste de l’anglais technique, donc encore abordable.

Dès le départ, on peut choisir la langue utilisée pour l’OS installé. Ensuite, les étapes classiques : clavier, fuseau horaire (qui peut être auto-détecté), installation en mono ou dual-boot, type de partitionnement, le nom de la machine en réseau, la création d’un compte utilisateur, et l’habituel récapitulatif.

Cf les captures d’écran ci-après.

Le choix du clavier.

Le choix de l’emplacement d’installation.

Le nom en réseau.

L’ajout d’un compte utilisateur.

Le récapitulatif final. L’installation terminée en un gros quart d’heure, l’installateur nous demande de redémarrer.

J’ai cependant décidé de faire à nouveau une installation en vidéo, ne serait-ce que pour montrer un des points forts de la Solus : son haut niveau de traduction dès le premier démarrage sur disque dur…

Pour conclure ? Il y a deux énormes points noirs pour la Solus :

  1. La version live uniquement en anglais.
  2. La logithèque qui est petite, mais cela est dû à la petitesse de l’équipe et la relative jeunesse du projet.

Un point un peu plus gris, c’est que les outils en mode graphique sont encore partiellement en anglais, mais cela est dû à la petitesse de l’équipe et l’absence de personnes voulant se dévouer à la tâche ingrate de traduire les logiciels.

J’ai été sinon des plus agréablement surpris par la qualité de l’ensemble. Je ne peux que tirer mon chapeau à Ikey Doherty et les développeurs derrière le projet. Quand on a des projets aussi sérieux à se mettre sous la souris, ça fait plaisir à voir. Il n’y a pas 15 trillions d’environnements de bureaux et de gestionnaires de fenêtres supportés, mais il y a quelque chose d’indéniable : ça fonctionne et bien en plus de cela.

Un projet qui a tout pour tenir la dragée haute aux grands noms du domaine si la tendance se poursuit ainsi.

Vieux Geek, épisode 97 : Scorched Tanks, un jeu de tanks à vous rendre dingo :)

Dans l’épisode 44 de la série « Vieux Geek », je parlais d’un des mes souvenirs vidéo-ludiques sur Amiga, avec le premier Civilization. Dans l’épisode 14 de la série « vieux geek » consacré au rogue-like, je parlais du port de Moria pour Amiga.

Mais il y a un autre souvenir qui m’est revenu en mémoire, c’est Scorched Tanks. Le principe du jeu était hyper-simple : de deux à quatre tanks sur un terrain devant se détruire mutuellement. Outre le fait qu’il y a eu dans l’ultime version quelques 70 armes différentes, on pouvait régler l’intelligence artificielle et l’agressivité des tanks contrôlés par l’Amiga.

On pouvait ou pas désactiver le vent, décider du nombre de rounds (de 3 à 99)… Au final, on se retrouvait avec une sacrée floppée d’options qui nous donnait au final un jeu d’une complexité terrible… Programmé en Amos par Michael Welch pour Dark Unicorn Productions, l’ultime version est sortie en fin 1994 – début 1995. Le jeu passera du statut de partagiciel (shareware) à celui de graticiel (freeware) en 2003. Merci au site Obligement pour toutes les infos ici.

Évidemment, le jeu n’est pas aussi beau que certains titres qui ont fait la grande époque de la machine de Commodore, mais c’est un passe temps assez défouloir. C’est avec FS-UAE que j’ai pu réussir à lancer le jeu.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, même contre un ennemi bête comme ses pieds et se la jouant ligne Maginot, on peut perdre… Je dois avouer que j’ai du gagner peut-être une ou deux parties sur plusieurs dizaines jouées le soir sur mon Amiga 1200… Mais la nostalgie, ça n’a pas de prix 🙂

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ? Rien, étant donné que l’actualité linuxienne est aussi fine en ce moment que le scénario d’un film pour adultes tourné dans une chambre d’hôtel de pays d’Europe de l’Est. Oui, je sais être poétique en ce moment 🙂

Côté culture ?

Bon week-end !

La démocratisation réelle des distributions GNU/Linux sur le bureau de l’utilisateur personnel, un doux fantasme ?

Cela fait des années que je me bats avec mes humbles moyens pour faire progresser la cause du libre sur le bureau de « monsieur et madame tout-le-monde ». J’ai déjà dû consacrer de nombreux articles sur le sujet, mais ce sont deux commentaires de Berillions – et oui, je cite mes sources ! – sur deux vidéos mise en ligne début août 2017 qui m’ont permis de pointer le principal (ou l’un des principaux ?) problème à cette démocratisation qui serait la bienvenue.

Le premier commentaire est sur une vidéo où j’explique avec des mots simples la constitution et l’utilisation d’un PKGBUILD sous Archlinux et apparentés :

Le deuxième étant sous une vidéo consacrée à la migration plus que casse-bonbon d’une Manjaro Linux OpenRC vers l’Artix :

J’ai préféré faire des captures d’écran pour deux raisons. La première étant d’avoir une archive en cas de suppression, la deuxième étant pour montrer le texte d’origine avec ma réponse 🙂

Comme vous avez pu le constater, sur les deux commentaires, on en revient toujours au même point : la documentation via le wiki… Ah, la documentation et la lecture…

Il ne faut pas se voiler la face. Dans son livre de 2003, Eric S. Raymond déclare : « Unix is user-friendly — it’s just choosy about who its friends are. »

On peut traduire cette citation ainsi : « Unix est convivial (user friendly) – il est juste tatillon pour choisir ses utilisateurs. »

Même si les distributions GNU/Linux ne sont pas des unix à 100%, elles s’en inspirent largement. Débuter sur un unix, ce n’est pas facile. Même si MacOS-X depuis sa première version en 2001 est basé sur un unix, son interface graphique en cache toute la sublime et esthétique complexité.

Je pense que nous sommes face à un tournant en terme d’informatique personnelle.

Nombre de personnes qui ont commencé l’informatique à la maison dans les années 1980 et 1990 savaient qu’il fallait souvent potasser des documentations aussi complètes qu’aride pour faire la moindre chose. Je vous renvoie à cette vidéo du vidéaste américain Lazy Game Reviews qui montre la complexité d’ajouter une barrette de mémoire vive sur un IBM PC de la fin des années 1980… Bon appétit 🙂

Oui, je sais c’est en anglais avec un accent américain à couper au couteau, mais c’est vraiment très instructif.

Nous sommes ici sur le principal problème comme je l’avais annoncé plus haut. Qui irait se plonger dans un manuel de plusieurs dizaines de pages pour simplement installer une barrette de mémoire vive ? Qui aurait envie de fouiller dans un manuel aussi épais qu’un annuaire pour apprendre à appliquer quelques effets dans son logiciel de retouche d’images préféré ?

Plus grand monde de nos jours. Nous sommes dans une époque de l’instantanéité où l’on perd facilement patience au bout de cinq minutes. Que des personnes n’aient pas envie de se taper 15 opérations pour avoir un environnement graphique parle leur langue, je le comprend aisément. Même moi, ça me gonfle largement.

Nous sommes dans une informatique où les utilisateurs veulent rendre leur ordinateur payé plusieurs centaines d’euros / dollars / livre sterling / etc. aussi simple d’emploi qu’une cafetière électrique. Appuyer sur un bouton pour faire démarrer l’ensemble et basta !

Bien entendu, il y aura toujours des personnes qui auront envie de s’aventurer en coulisses pour savoir comment ça marche. Mais je pense que ce marché est déjà quasiment conquis pour le monde libre, que ce soit pour les distributions GNU/Linux ou les BSD libres.

Ensuite, il y a la grosse majorité des utilisateurs qui pourraient être conquis, mais qui sont effrayés par la complexité d’un unix-like. Qui ne cherchent qu’une informatique presse bouton. Qui n’auront jamais envie de s’aventurer en ligne de commande. Qui recherchent des outils à la Apple Store / Google Play Store pour rajouter au besoin des logiciels.

Cela Microsoft et Apple l’ont parfaitement compris et l’applique depuis des décennies. Le monde du libre refuse-t-il de voir cette vérité ? Ou considère-t-il que ce n’est pas la peine de faire des outils qui facilite la vie de l’utilisateur « monsieur tout-le-monde » ?

Ou est-ce le fait d’une minorité gueularde qui refuse de voir son jouet préféré devenir abordable ?

Je ne suis ni psychologue, ni psychiâtre, mais je me pose la question. J’ai eu l’impression que l’on est face à une guerre des générations, une génération ayant connu la distribution GNU/Linux qu’il fallait installer à la force du poignet en compulsant des centaines de pages de manuels – et dont j’ai fait partie – et une autre qui ne cherche qu’à utiliser les distributions.

Bien que faisant partie des anciens du monde GNU/Linux, je ne vois pas en quoi il est inutile de faire des vidéos pour rendre des pages de wiki plus abordables, et plus compréhensible par la suite. Mais ce doit être une forme d’altruisme incompris…

Comme je l’ai répondu, si on virait toutes les vidéos concernant une manière d’aborder plus ludiquement les pages de wiki qui sont aussi bien remplie qu’aride à lire, 95% des vidéos sur le monde GNU/Linux disparaîtraient.

De la même manière, doit-on réserver les plateformes vidéos pour y voir des défis à la con ? Doit-on enlever les chaines de vulgarisation scientifique ? De vulgarisation historique ou musicale ? Si oui, youtube ressemblerait à terme à une forme dégénérée des productions de Cyril Hanouna qui peut tout se permettre – et surtout le plus ignoble – car il est friqué à mort et couvert par une direction qui ne cherche que l’audimat à tout prix.

Désolé pour la digression de cette fin d’article. Mais tant que l’on voudra ne pas admettre que les générations d’utilisateurs passent et qu’il n’y aura toujours qu’une minorité de technophiles pour faire avancer la cause du bureau personnel libre, dans 30 ans, la situation sera la même qu’en 2017.

Vieux Geek, épisode 96 : Paint Shop Pro 3, le photoshop du « pauvre » pour MS-Windows 3.1x…

En 1995, j’ai acheté mon premier PC, un 486DX2 à 66 Mhz, avec 4 Mo de mémoire vive. Après l’avoir gonflé à 8 puis 12 Mo, lui avoir rajouté une carte son et un lecteur de CD-Rom 2x, j’ai commencé à acheter pas mal de logiciels sur CD, spécialement ceux fournis avec les magazines.

Il y avait aussi des marques comme Sybex qui importait certains logiciels en leur rajoutant une traduction française. C’est ainsi que j’ai pu mettre la main sur l’outil de retouche d’images Paint Shop Pro. Développé par Jasc Software, c’était un peu le photoshop du « pauvre ».

Reprenant l’interface générale du logiciel phare d’Adobe, il permettait à des personnes n’ayant pas les moyens d’acheter – ou de se procurer sur un circuit parallèle, pas bien ! – la Royce Rolls d’Adobe.

Je me souviens d’avoir acheté une version 4 ou 5, c’est assez flou, chez feu WSKA Éditions, dont j’ai pu retrouver un lien vers une version de Paint Shop Pro de 2007. Mais revenons-en à Paint Shop Pro 3. Pour vous le montrer en action, j’ai créé dans VirtualBox une machine virtuelle comprenant MS-Windows 3.1 (dont l’affichage a été gonflé en 800×600 par 256 couleurs) puis j’ai fait mumuse avec Paint Shop Pro.

Comme vous avez pu le voir, l’outil était assez limité, mais il convenait largement pour la plupart des opérations de retouches d’images à l’époque. Comme je l’ai dit dans la vidéo, Corel a racheté Jasc en 2004, et la dernière version 18.0 alias X.8 est devenue une sacrée usine à gaz… En hommage à la rolls d’Adobe ? En tout cas, j’ai passé pas mal de temps avec cet outil avant de migrer vers le monde des bisounours GNU/Linux. Devoir apprendre à utiliser The Gimp a été très instructif par la suite 😀

Y a-t-il un problème de compréhension de l’anglais technique dans le monde francophone libre ?

Note préliminaire : il y a trois vidéos qui illustrent cet article. Désolé, mais c’était nécessaire pour la cohérence du billet.

Je n’ai jamais été un grand cador dans le domaine de la compréhension et l’écriture de la langue anglaise. il faut dire que mon anglais était des plus limités quand je suis sorti du circuit scolaire après un cursus d’anglais en tant que première langue vivante entre la sixième et la terminale.

Quand je suis arrivé sur internet en 1997, il a fallu que je me sorte les doigts du fondement pour trouver les informations dont j’avais parfois besoin. Il faut dire qu’en 1997, les pages en français étaient plutôt rares, surtout quand Altavista était le moteur de recherche qui régnait sur la toile naissante.

Heureusement, 20 ans plus tard, les sources d’informations francophones se sont multipliées. Cependant, il ne faut pas oublier que l’anglais reste la langue maternelle de l’informatique libre ou privatrice.

En duo avec Baba Orhum, j’ai enregistré un vidéo parlant d’un point de vue général sur le monde du libre en tant que vieux libriste.

Un des points abordés était la guerre sainte des systèmes d’initialisation, vous savez le genre de guerre que se font les technophiles souvent avec une vie sociale réduite à sa portion congrue.

Le dernier avatar de cette guerre étant la naissance du projet Artix, consécutif de la mise à mort de la Manjaro OpenRC. Le titre de la page est important, j’y reviens en fin d’article : « Artix Linux is a fork of Archlinux to use different init systems ». Besoin de traduire ? 🙂

J’en avais parlé dans cette vidéo du 29 juillet 2017.

C’est ici qu’intervient le problème de lecture de l’anglais technique que j’évoque en début d’article. En effet, sur le fil annonçant la fin du projet Manjaro OpenRC, Phil Müller alias Philm qui n’est autre que le papa de la Manjaro déclare :

From Manjaro side we will support OpenRC till this fall and remove all packages with i686 architecture all together from our repos. People using OpenRC will have a migration plan to move to the new project. All using i686 architecture however have to move to another distro as we won’t continue i686.

Ce qu’on peut traduire ainsi, ce n’est pas non plus de l’anglais de la haute société :

Du côté de la Manjaro, nous supporterons OpenRC jusqu’à cet automne et nous enleverons tous les paquets ainsi que ceux de l’architecture i686. Les personnes utilisant OpenRC auront un plan de migration pour aller vers le nouveau projet. Toutes les personnes utilisant l’architecture i686 devront aller sur une autre distribution car nous n’allons pas continuer le i686.

Donc, installer en ce début août 2017 une Manjaro OpenRC, que ce soit en dur ou en virtuel, c’est se condamner à se retrouver avec un projet qui ne pourra plus être mis à jour à compter de la fin septembre ou de début octobre. Un sacré cul-de-sac, non ?

De son côté, Artoo a annoncé la publication de l’ultime image ISO du projet Manjaro OpenRC :

C’est le post-scriptum qui est le plus intéressant :

If intending to migrate to Artix, I found doing a clean install and adapting it as per taste to be simpler / easier than migrating an existing install.

Ce que l’on peut traduire ainsi :

Si vous avez l’intention de migrer vers Artix, j’ai trouvé que faire une installation propre et l’adapter à vos goûts est plus simple / plus facile que de migrer une installation existante.

Il suffit de jeter un oeil sur la page de migration de Manjaro OpenRC vers Artix, qui est encore une version de travail au moment où je rédige cet article le 8 août 2017, et c’est encore assez sensible.

On y arrive – ma curiosité ayant pris le dessus – mais il faut faire gaffe à chaque étape. J’ai enregistré la dite migration, et j’ignore si elle sera publiée un jour sur ma chaîne.

Si vous avez envie d’installer une Manjaro OpenRC en ce mois d’août 2017, n’oubliez pas une chose : c’est une condamnée à mort. Elle a la tête sur le billot et la hache du bourreau va tomber sur sa nuque.

Quant à la Artix, je ne la vois pas vivre longtemps. Pourquoi ? Pour les raisons suivantes :

  1. Si je veux un duo OpenRC et paquets précompilés, je me tournerai vers une Calculate linux.
  2. Si je veux un duo RunIt et paquets précompilés, je me tournerai vers une Void linux.
  3. Si je veux un duo S6 et paquets précompilés, je me tournerai vers une Obarun S6.

Donc, le projet Artix s’attaque à des distributions qui existent depuis plusieurs années et qui sont bien installées auprès de leurs publics respectifs. Je ne demande cependant qu’à être démenti.

Pour conclure, je me demande ce qu’il y avait de compliqué en anglais dans les messages postés sur le projet Artix. À croire que l’anglais est encore et toujours l’ennemi du Français cherchant à combattre la perfide Albion 🙂

Et si on faisait un bilan au de bout de 5 ans des distributions GNU/Linux ? Troisième partie.

Troisième partie qui prend la suite du billet du mois de juillet 2017. Attaquons nous au mois d’août 2012, et voyons ce que donne le bilan des distributions dont j’avais parlé à cette époque reculée 🙂

9 août : je parlais de la Bedrock Linux, une distribution un peu bizarre qui prend le meilleur de chaque distribution tierce… 5 ans plus tard, la distribution survit dans l’attente d’une troisième béta pour sa première version finale… Ouais… 🙂

12 août : je parlais d’une certaine CinnArch… Vous ne connaissez pas l’Antergos ?

20 août : tiens, je parlais de la Frugalware Linux 1.7 à l’époque 🙂

21 août 2012 : je parlais d’une distribution naissante… La Manjaro Linux 0.8.0 ! Quelques 5 ans plus tard, on peut dire qu’elle a réussi à son pari, non ? 🙂

23 août 2012 : tiens, PC-BSD 9.1rc1 et sa légèreté légendaire ? 🙂

27 août 2012 : ah, la Chakra Linux 2012.08. Et oui, elle existait déjà en 2012 🙂

Un bilan pas trop mauvais pour ce mois d’août 2012, que des distributions encore vivantes de nos jours. On verra en septembre pour la suite de ce bilan de l’année 2012.

En vrac’ de fin de semaine…

Comme chaque fin de semaine, l’habituel en vrac.

Côté logiciel libre, informatique et internet ?

Côté culture ? Pas grand chose cette semaine, mais du lourd…

Bon week-end !